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Jours tranquilles à Paris
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24 septembre 2019

Les parquets multiplient les initiatives pour améliorer la lutte contre les violences conjugales

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Par Julie Bienvenu, Jérémie Lamothe, Luc Leroux, Marseille, correspondant, Richard Schittly, Lyon, correspondant, Faustine Vincent

Le tribunal de grande instance de Créteil doit présenter lundi sa « filière d’urgence », qui doit servir de modèle à l’échelle nationale.

La mesure figure en tête du « plan d’action » du ministère de la justice établi en septembre pour lutter contre les violences conjugales. La mise en œuvre d’une « filière d’urgence », visant à accélérer le traitement de ces dossiers judiciaires à l’échelle nationale, doit être officiellement initiée lundi 23 septembre à l’occasion d’une conférence de presse au tribunal de grande instance (TGI) de Créteil, désigné par le gouvernement comme site pilote.

« L’idée est de mettre en place une procédure idéale, dès la comparution immédiate, pour traiter l’urgence et la spécificité des violences conjugales », détaille Isabelle Rome, haute fonctionnaire à l’égalité femmes-hommes au ministère de la justice. Le premier ministre, Edouard Philippe, l’avait reconnu lui-même lors de l’ouverture du Grenelle le 3 septembre : « Les délais de traitement des cas de violences conjugales sont souvent insupportables ».

Cette « filière d’urgence » prendra pour modèle ce que fait déjà le TGI de Créteil depuis quelques années. La juridiction fait figure de bon élève grâce à une coopération étroite entre le parquet, les magistrats du siège et le réseau associatif, notamment pour améliorer l’accompagnement des plaignantes. Résultat, les demandes d’ordonnance de protection sont traitées en seulement trois semaines, contre 31,5 jours en moyenne, selon les chiffres de la chancellerie, et l’aide juridictionnelle en moins de 48 heures.

Prise en charge accélérée

Après sa présentation lundi, cette prise en charge accélérée devra être modélisée afin d’être reproductible dans les 172 tribunaux de France. « Une façon de valoriser ce que l’on fait déjà, et d’améliorer ce qui peut l’être », explique Stéphane Noël, président du tribunal de Créteil.

Edouard Philippe veut notamment que les dossiers soient traités encore plus rapidement, « en quinze jours ». Un objectif ambitieux, mais qui pourrait aussi se révéler « contre-productif », avertit Isabelle Rome. « Il ne faut pas aller trop vite, souligne-t-elle. Il faut un temps incompressible pour ramasser les preuves d’un dossier et transmettre les pièces à la partie adverse, sinon l’affaire risque d’être renvoyée à une date ultérieure. »

Pressé par les associations féministes d’agir vite face au nombre de féminicides – plus de 100 depuis le début de l’année – le gouvernement assure aujourd’hui être « pleinement mobilisé ».

Dans une circulaire publiée le 9 mai, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, réaffirme ainsi « le caractère prioritaire de la lutte contre les violences conjugales » et appelle tous les procureurs à « poursuivre les efforts » pour « une réponse ferme et réactive ». Un volontarisme affiché qui tranche, selon les associations, avec un manque de moyens financiers supplémentaires.

Agent de suivi

Au sein des juridictions, l’effervescence est palpable ces derniers mois, avec la multiplication d’initiatives un peu partout en France. A Saintes (Charente-Maritime), le procureur, Nicolas Septe, a ainsi lancé, le 16 septembre, une « expérimentation inédite » d’une durée d’un an pour assurer un « suivi renforcé » des auteurs de violences conjugales sur la base du volontariat lorsqu’ils sont sous contrôle judiciaire, en attente de leur procès.

Un agent de prévention, spécialement recruté pour cette mission, procédera à des contrôles inopinés réguliers. Il vérifiera par exemple que l’auteur respecte son interdiction d’entrer en contact avec la plaignante, ne possède pas d’arme ou ne consomme pas d’alcool, puis « fera un rapport qui sera remis au tribunal pour le procès », explique M. Septe. La victime aura également un droit d’accès direct à l’agent chargé du suivi par téléphone portable. Dans la juridiction de M. Septe, les violences conjugales représentent un fait de violences sur deux. « J’ai 400 affaires par an, sans compter toutes celles qui ne nous sont pas signalées… »

A Lyon aussi, les magistrats se mobilisent. Depuis le début de l’année, le parquet exige des services de police et de gendarmerie l’ouverture systématique d’une procédure pénale pour chaque cas de violences conjugales présumées. Finies, donc, les simples mains courantes.

Les consignes du procureur Nicolas Jacquet se traduisent par une hausse de 30 % de déferrements au parquet par rapport à 2018. Depuis le début de l’année, 248 auteurs de violences sur conjoint ont ainsi été présentés au palais de justice de Lyon, contre 288 pour toute l’année 2018. Le parquet déploie aussi une politique d’aide aux victimes. Vingt-huit téléphones portables « grave danger », qui permettent à une victime d’alerter les forces de l’ordre en cas de menace, ont été distribués cette année, contre huit l’an passé.

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« J’ai peur qu’il revienne »

Malgré ces consignes, l’expérience de Marie, 32 ans, montre que beaucoup reste à faire. Victime de coups de la part de son conjoint, le 6 septembre à Brignais, au sud de Lyon, la jeune femme a attendu six jours avant d’avoir un rendez-vous de médecine légale, avec six jours d’incapacité totale de travail (ITT) à la clé.

Et encore, il a fallu relancer la gendarmerie. « J’ai eu l’impression que je dérangeais la brigade. Je n’ai senti aucun soutien, aucun conseil d’orientation. J’étais victime des coups de mon mari et en plus il fallait me battre pour faire respecter mes droits ! », s’indigne-t-elle. Le conjoint violent a eu, lui, une simple convocation en maison de justice. « Vais-je pouvoir vivre dans ma maison, maintenant ? J’ai peur qu’il revienne, aucune mesure de protection n’est prise », s’inquiète la jeune femme.

D’autres initiatives germent ailleurs, dans les parquets de Nantes, Brest ou encore Pontoise. « Le fait que le sujet soit maintenant au cœur des préoccupations des Français permet de lever les réticences de certains interlocuteurs. C’est une prise de conscience collective. Cela donne un coup de projecteur et d’accélérateur aux actions menées », estime Isabelle Rome, en charge de l’égalité femmes-hommes à la chancellerie.

« Les gendarmes tendaient des draps dans l’escalier »

Des procureurs soulignent toutefois qu’ils n’ont pas attendu le Grenelle pour mettre en place des dispositifs locaux. Edwige Roux-Morizot, en poste à Mulhouse, rappelle avoir mis en place des stages pour les auteurs de violences conjugales à Dijon dès 2005.

« C’était il y a quatorze ans ! Ce n’est donc pas une problématique sur laquelle on ne fait rien. Même si certains la portent moins que d’autres ». Les procureurs fixent en effet eux-mêmes leur priorité. « Ils ne peuvent pas tout faire donc ils sont obligés de faire des choix, poursuit Mme Roux-Morizot. Une thématique peut devenir prioritaire pour des raisons personnelles de la part du magistrat du parquet. »

Cela tient parfois à un souvenir plus marquant que d’autres. Isabelle Fort était jeune magistrate à Saint-Omer (Pas-de-Calais) lorsqu’elle avait dû se rendre sur une scène de crime, un homicide conjugal. « Je me souviens que les gendarmes tendaient des draps dans l’escalier pour que les enfants puissent descendre du premier étage sans apercevoir leur mère dans une flaque de sang, entortillée dans le fil du téléphone. Elle composait le 17 au moment ou son conjoint l’a tuée. »

Aujourd’hui substitut général à la cour d’appel d’Aix-en-Provence, Isabelle Fort pilote la lutte contre violences conjugales et boucle actuellement une étude sur les vingt-neuf cas d’homicides ou de tentatives commis depuis le 1er janvier 2018 dans le ressort de la cour d’appel. Son but : débusquer les dysfonctionnements et les erreurs pour y remédier.

Dysfonctionnement

C’est aussi le souvenir d’un féminicide qui a sensibilisé André Ribes, procureur de la République adjoint à Marseille, à cette thématique. Ce magistrat aguerri était encore en formation à Avignon lorsqu’il s’était rendu sur une scène de crime, un soir d’hiver. En ouvrant la porte de la maison, il avait découvert le corps ensanglanté d’une mère de famille, éclairé par les scintillements du sapin de Noël.

Des années plus tard, il s’affaire à reprendre l’ensemble de la chaîne du traitement de ce type de dossiers après avoir constaté un dysfonctionnement au sein du palais de justice de Marseille : une femme avait été vitriolée à l’acide en juin 2018 par son ex-conjoint, dont les magistrats avaient raté plusieurs occasions de révoquer le contrôle judiciaire, qu’il bafouait allègrement. L’une des mesures qu’il a prises consiste à faire travailler ensemble les agents en charge du contrôle judiciaire de l’auteur et ceux qui accompagnent la victime.

Le ministère de la justice tente désormais d’avoir une vue d’ensemble sur les actions menées dans tous les tribunaux. Rien de tel n’existe à l’heure actuelle, les violences conjugales n’étant abordées qu’à la marge dans le rapport annuel du ministère public. Signe que les priorités ont changé, les parquets ont eu la consigne de faire un retour détaillé sur le sujet en vue du prochain rapport.

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30 mars 2017

Vernissage ce soir de l'exposition GAINSBOURG à la Galerie Art and Sound

"L'exposition GAINSBOURG a, pendant un an, fêté les 25 ans de la disparition de l'homme à la tête de choux. Nous vous attendons pour le vernissage de cette exposition qui clôturera cette belle année. Vous y découvriez les photos d'Odile Montserrat prises entre 1968 et 1978 et les oeuvres numériques réalisées en collaboration avec sa fille, l'artiste cinétique Valeria Attinelli."

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La photographe Odile Montserrat et sa fille Valeria Attinelli - Exposition "Gainsbourg Intime" à l'occasion de la sortie en avant-première du livre "Gainsbourg" à la galerie du Lucernaire à Paris le 10 octobre 2016. © Veeren/Bestimage

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Dans les années 60, les femmes photographes de presse sont rares. Odile Montserrat fut l’une d’entre elles.

Sa passion naît lorsque ses parents lui offrent la fameuse boîte « Brownie Flash Kodak » pour ses dix ans. A l’époque, elle vit au Maroc, les sujets ne manquent donc pas…

Engagée en France aux « informations UNESCO », elle fait la rencontre de Lucio Attinelli qui écrivait pour « Le Ore », un magazine romain aujourd’hui disparu. Elle l’accompagne sur des reportages pour le magazine et rencontre Serge Gainsbourg en 1967. Entre eux naît une amitié sincère pendant laquelle elle fige des instants intimes. A cette époque, le photographe n’est pas un ennemi, mais au contraire un confident à qui l’on dévoile son intimité.

C’est ce qu’Odile Montserrat a vécu auprès de Serge, Jane Birkin et leurs enfants. Elle a conservé ces photos sans jamais les exposer au grand public.

Odile Montserrat a photographié toutes les plus grandes stars mondiales avant d’occuper le poste de chef de l’editing international du matériel « people » au sein de l’agence SYGMA.

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Ci-dessus photos de Gainbourg prises par  Odile Montserrat et exposées actuellement à la Galerie Art and Sound

Voir la video : https://vimeo.com/210862798

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 Ci-dessus : oeuvres de Valeria Attinelli

Reportage photographique : Jacques Snap

Mes précédents billets sur Serge Gainsbourg

 

17 décembre 2010

Carine Roitfeld quitte VOGUE Paris

C’est un véritable tsunami qui s’abat sur la fashion sphère… Carine Roitfeld, l’équivalente française d’Anna Wintour, quitte le poste de rédactrice en chef qu’elle occupait depuis dix ans au sein du magazine Vogue Paris. La nouvelle vient d’être officialisée sur le site internet du magazine : « Après 10 années passées à la rédaction en chef de Vogue Paris, Carine Roitfeld décide de quitter le magazine. Son départ sera effectif dans quelques semaines. Carine Roitfeld souhaite se consacrer à des projets personnels qui lui tiennent à cœur », peut-on lire.

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Carine Roitfeld au cours de l'exposition "VOGUE covers" sur les Champs Elysées le 1er octobre 2009


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envoyé par Snap. - Futurs lauréats du Sundance.
23 septembre 2019

Paris-Transports : Appel à la grève illimitée à la RATP à partir du 5 décembre

C’était dans l’air depuis le vendredi 13 sans transports en commun à Paris, c’est maintenant dans les tuyaux : 5 syndicats de la RATP (Unsa-RATP, la CFE CGC RATP, Sud RATP, Solidaires RATP et FO RATP) appellent à un mouvement illimité à partir du 5 décembre pour protester contre la réforme des retraites.

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24 mars 2017

Emmanuelle Béart

#gettingready #stage #erichvonstroheim #tnb #rennescity #play @christophe_pellet Have a great week-end 🙏🏻❤

Une publication partagée par Emmanuelle Béart (@emmanuellebeart) le 24 Mars 2017 à 10h02 PDT

Christophe Pellet est auteur, scénariste, réalisateur et performeur. Sa pièce Erich von Stroheim, publiée en 2006, met en scène un trio. L'Un, acteur de films pornographiques, couche avec Elle et l'Autre. Elle, femme d'affaires toujours entre deux rendez-vous, couche avec l'Un et L'Autre. Ce dernier, qui n’a pas de travail, aimerait pouvoir « truquer la société ». Après avoir créé La Conférence au Théâtre du Rond-Point en 2011, Stanislas Nordey retrouve l’écriture poétique et cinématographique de Christophe Pellet qui, partant des questions les plus intimes − qu’est-ce que l’amour ? le couple ? la sexualité ? − interroge la possibilité de s’émanciper des images et des normes pour construire une relation à soi, à l’autre et au monde.

Depuis 2010, Emmanuelle Béart, actrice à la filmographie importante, a choisi de revenir au théâtre après douze ans hors de la scène pour accompagner le travail de Stanislas Nordey. Il l’a mise en scène dans Les Justes d’Albert Camus (2010), Se trouver de Luigi Pirandello (2012), Par les villages de Peter Handke (2014). Ensemble, ils ont joué dans Répétition de et mis en scène par Pascal Rambert, présenté en novembre 2015 au TNS.


TNS "Erich von Stroheim"

Bientôt au Théâtre du Rond Point

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23 septembre 2019

Thierry Ehrmann Président de société, Sculpteur-plasticien

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Thierry Ehrmann Président de société, Sculpteur-plasticien

ARTPRICE.COM, GROUPE SERVEUR,

Identité

Ehrmann, Thierry, Marie, Nicolas, Pierre, Joseph, Président de société, Sculpteur-plasticien. Né le 13 mars 1962 en Avignon (Vaucluse). Fils de Marcel Ehrmann, Ingénieur polytechnicien, et de Mme, née Monique Prayal, Administrateur de sociétés. Père de 2 enfants : Sydney, Kurt.

Etudes et diplômes

Etudes : Précepteur dominicain, Lycées Fénelon, des Maristes et Pascal, Faculté de théologie de Lyon.

Carrière

Créateur de l’audiphone la Voix du parano (1983), d’une bourse de fret électronique (1985), Fondateur et Président du Groupe Serveur (depuis 1987), Créateur du Serveur judiciaire (1993), Président-fondateur d’Artprice.com (cotée sur Eurolist, marché réglementé de Paris) (depuis 1997), Président d’Artprice Inc.(Etats-Unis) (depuis 1999) et de Artmarket.com Inc. (Etats-Unis), Fondateur de la Place de marché normalisée aux enchères et à prix fixe d’Artprice (en 2008), Cofondateur de Tracing Serveur (2000), Fondateur et Conservateur du Musée d’art contemporain L’Organe (depuis 1999), Président de Sound ViewPress (Etats-Unis) (depuis 2001).

Œuvres et travaux : Vie et conditions d’un incapable majeur sous le régime des tutelles au XXe siècle et Rédemption (en coll.) (1999), Catalogue raisonné de la demeure du chaos (en coll., 1999-2006), Le Code des ventes volontaires et judiciaires (Analyses et synthèses, loi du 10 juillet 2000 et décrets 2001-650, 2001-651, 2001-652 du 19 juillet 2001), Histoire secrète du marché de l’Art (2013), De la Noosphère à internet (essai, 2015), Du musée imaginaire à l’industrie muséale (2016), Les Loups de Wall Street sont aux portes du Marché de l’art (2018); Co-auteur de la sculpture monumentale le Bunker de la demeure du chaos (exposition triennale la Force de l’art au Grand Palais à Paris), Auteur des sculptures monumentales Overground I, II et III, Entre le tigre et l’euphrate, Ground Zero, Headquarter, Peak Oil, Fiat Lux, Underground (120 tonnes), les Cages de l’enfer, les Porteurs de cendres, l’Oiseau de feu, Finis Gloriae Mundi, Deepwater 9/11, Le Livre d’Osiris, L’Egregore, L’Heure initiatique, Trilogie des 9 vanités monumentales de la Demeure du Chaos : Nutrisco et Extinguo, Vanitas et Rattus, Hoc Signo Vinces, Il est minuit plein, A Mundo Condito, Vanitas Vanitatum, Omnia Vanitas, Rex Regis, Finis Gloria Mundis; Auteur et Fondateur de la Borderline Biennale 2007, 2009, 2011, 2013; Installation géante de 99 Sentinelles alchimiques, Medium sculptures acier de 180 tonnes; Installation monumentale de 36 sculptures dénommées Vanitas Company Ltd; Rétrospective 1982-2012 avec l’installation monumentale de 702 sculptures en acier brut produites à la Demeure du Chaos (2012), installation monumentale de 18 sculptures en acier brut Via Crucis (2012), installation de la sculpture monumentale en acier brut de 11  mètres de haut The Nail (2012), installation monumentale de 27 containers dénommés Les TAZ du Chaos (2007-15), d’une sculpture monumentale en acier brut de 9 mètres de haut La Noosphère (2016); Performance Le Sang des vanités (avec Lukas Zpira, Commissaire d’exposition de la Borderline Biennale, 2011); ouvrages d’art : l’Esprit de la Salamandre (1999), la Demeure du chaos (1999, 2e éd. 2007), 2052 (2012), Opus IX, La Demeure du Chaos 1999-2013 (2013), Opus XXX, Le Regard photographique de Thierry Ehrmann, auteur de la Demeure du Chaos, Urbex, les nouvelles TAZ des mégapoles (2017); Administrateur et Auteur du rapport annuel Le Marché de l’art, Co-édition du rapport annuel sur le marché de l’art chinois (avec le groupe étatique chinois Artron/AMMA); Auteur du scénario Abode of Chaos Spirit (2007) et de No Legend (série de 113 courts-métrages, 2013-14), auteur des scénarios de la série de moyens métrages Drones attack, du scénario et long métrage Les Sources occultes (2011-17); performance vidéo : le 7e sceau brisé, du corps profane au corps glorieux (2009); Commissaire de l’exposition Changement de paradigme (2016).

Centres d’intérêt

S’intéresse à la théologie, à la psychiatrie, au droit de la propriété industrielle.

Collections d’œuvres d’art contemporain et de mobiliers médiévaux.

Membre de la Grande loge nationale française (depuis 1985), Fondateur de la Net Nobility (1991).

Coordonnées

Adresse(s) professionnelle(s) : Artprice.com Domaine de la Source, BP 69, 69270 Saint-Romain-auMont-d’Or.

Email(s) : tehrmann@servergroup.com. @artpricedotcom.

Assistant(e)

Assistant(e) : Sandra Béchiche 04 78 22 00 00, ceo@serveur.com.

Biographie mise à jour le 19/10/2018

Etat civil complet, vérifié auprès des bureaux d’état civil.

Diplômes vérifiés auprès des grandes écoles.

Les adresses privées et électroniques figurent uniquement dans notre édition papier.

PDF généré automatiquement le 19/10/2018

https://imgpublic.artprice.com/img/wp/sites/11/2018/10/bio-2019-whos-who-thierry-ehrmann.pdf?fbclid=IwAR3xFYtoJmLWuV8Yq38WeqD0A1qML0GpfhwW3eczJfKPp1V8Dhg1q0nS0uI

© WHO’S WHO IN FRANCE

Catégories : $PRC, Marché de l'Art, Non classé

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27 mars 2017

«Avec Fillon, on assiste à l’exhibition d’un orgueil» Chrisine Angot

Trois jours après son passage mouvementé dans «l’Emission politique», sur France 2, où elle faisait face au candidat LR, Christine Angot a accepté de recevoir «Libération» chez elle pour refaire le match.

«Avec Fillon, on assiste à l’exhibition d’un orgueil»

Par Alexandra Schwartzbrod — 26 mars 2017 à 19:06

Trois jours après son passage mouvementé dans «l’Emission politique», sur France 2, où elle faisait face au candidat LR, Christine Angot a accepté de recevoir «Libération» chez elle pour refaire le match.

 «Avec Fillon, on assiste à l’exhibition d’un orgueil»

Au lendemain du face-à-face houleux sur France 2 entre François Fillon et la romancière Christine Angot, nous avons sollicité celle qui est aussi chroniqueuse à Libération. Elle nous a rappelée samedi puis reçue chez elle dimanche matin, dans un appartement du Nord parisien baigné de soleil. Vêtue de noir, son fameux bracelet au poignet (lire ci-contre), elle semblait sûre d’elle, considérant comme «dingue» l’accusation portée contre elle par beaucoup d’avoir involontairement renforcé le candidat LR. Est-ce un hasard si, non loin du canapé où nous prenons place, traîne un exemplaire de la Nausée de Jean-Paul Sartre ?

Avez-vous proposé à France 2 d’intervenir ?

Non, jamais je n’aurais proposé un truc pareil. France 2 a téléphoné à un ami, une semaine avant l’émission. Ma première réaction a été de dire non. Ça me paraissait trop dur, mais en même temps j’avais envie d’accepter car je savais que je serais à la fois seule et pas seule. Un écrivain, c’est toujours une expression par lui-même, et en même temps on sait qu’on n’est pas seul. Je ne réfléchis jamais sur le moment. Je réfléchis après. Sinon je ne le fais pas. Mon texte était écrit à la virgule près. Les trois premières phrases me sont venues au dernier moment.

Vous aviez déjà croisé François Fillon ?

Non, jamais.

Vous ne regrettez pas d’y être allée ?

Non. Dans ce que j’ai dit, je n’ai rien inventé. C’est ce que les gens ressentent, je le sais. Je voulais mettre des mots sur un état d’esprit. En revanche, je n’ai aucun sens de la repartie. Et j’avais face à moi un professionnel du débat. Le débat, c’est une prise de pouvoir, par la rhétorique, de l’un sur l’autre, une partie de tennis où tout ce qui compte, c’est de marquer des points. Quand il a dit «je constate que vous n’avez pas rendu le bracelet», j’aurais dû répondre «oui, mais je n’ai pas rendu le service» qu’on attendait de moi en échange.

L’équipe de France 2 avait-elle lu le texte ?

Non, personne. Je l’avais juste fait lire à mon compagnon et à un ami.

Vous n’aviez pas envisagé que Fillon ait envie de réagir ?

Si on commence à se concentrer sur ce que va faire l’autre, on ne fait plus ce qu’on a à faire. Dans la première version de mon texte, je rapportais des propos entendus dans le métro qui étaient très drôles mais pas tendres pour Fillon. Je les ai enlevés parce que justement ç’aurait été ironique et blessant. J’aurais eu les rieurs de mon côté, je ne voulais pas ça.

On vous a reproché d’être agressive…

Moi, agressive ? Ce qui était violent était la situation que je décrivais ! Pas moi. Allez voir les gens quand ils sont devant leur télé ! Ecoutez-les ! J’ai juste fait en sorte que ce qu’on prend pour du silence ne soit pas du vide. Alors que lui, Fillon, quand il est poussé vers son vide, il ne dit rien, il renverse la situation. Quand il est accusé, il accuse Hollande. Il rend les costumes, et hop c’est effacé. Alors beaucoup de gens ont l’impression d’être pris pour des imbéciles. Marine Le Pen s’appuie sur ce sentiment.

Vous avez évoqué le symbole de la Revue des deux mondes…

Cette revue porte bien son nom. Il y a bien deux mondes, oui, et une grande fracture au milieu en ce moment, comme en Espagne au moment de Franco ou en Allemagne juste avant le plébiscite de Hitler. Pas une fracture gauche-droite, bobos-pas bobos, capital culturel ou pas. Bien sûr qu’un groupe déteste l’autre et réciproquement. On n’arrive plus à parler ensemble. Mais le problème, c’est que l’un de ces mondes refuse le réel, au nom d’un passé rêvé, et souhaite dominer et abolir ce réel en abolissant la parole de l’autre et ce qu’il vit. Il y a quelques années, ces deux mondes pouvaient se parler. Aujourd’hui, c’est fini.

La réaction du public vous a déstabilisée ?

Quand j’ai entendu quelqu’un crier «c’est une honte !», j’ai pensé «ils sont gonflés, elle est de mon côté, la honte ?» Fillon dit «vous me condamnez», je ne le condamne pas, je dis ce qu’on est des millions à ressentir, c’est tout. Combien de messages j’ai reçus qui me disent «vous avez parlé pour nous», et qui ne viennent pas seulement d’artistes, loin de là.

Vous vous êtes quand même énervée à la fin…

Non, je ne me suis pas énervée. Bien sûr que Fillon a le droit à la présomption d’innocence. Mais les journalistes ont le droit d’enquêter et les gens ont le droit de penser. Même si ça le dérange. Ceux qui prétendent que la justice est manipulée, ou que les journalistes sont malhonnêtes, très bien, mais ils ne peuvent pas entrer dans nos têtes. Vu la violence que j’ai reçue ce soir-là sur le plateau, non, je ne me suis pas énervée. Je n’ai pas dit qu’il était malhonnête, j’ai dit que sa parole l’était. On voit, on entend quand ça sonne faux.

Cet argument ne tient pas au plan juridique…

Non, bien sûr. Mais le plan juridique n’empêche pas les gens d’être sensibles à ce qu’ils voient, ils ont cinq sens. Je ne reproche rien à personne, j’ai juste une sensibilité. Avec Fillon, on assiste à l’exhibition d’un orgueil, c’est ça qu’on voit. Il parle d’un homme qui s’est suicidé en vrai, Bérégovoy, pour se protéger lui. Bien sûr que c’est légal de dire ça, mais c’est indécent. C’est pourquoi on ne peut pas parler avec quelqu’un comme ça. Il dit «je suis blessé», c’est nous qui sommes blessés !

Cela fait un moment que vous vous frottez au politique…

En 2012, Télérama m’avait proposé de faire le portrait de Marine Le Pen, j’avais un trac dingue. Puis je l’ai fait. Ce qui m’intéresse, c’est d’essayer de montrer la personne. Ensuite, le Point m’a appelée pour refaire un portrait d’elle, je n’ai pas voulu. Ils m’ont proposé de suivre Hollande. C’était au moment du Bourget. Je n’ai pas les compétences des journalistes politiques qui suivent ces gens-là depuis des années. L’an dernier, j’ai fait un portrait de Sarkozy pour Libé, puis de Bruno Le Maire pour l’Obs. Et j’aime bien, avant, être en contact avec le journaliste qui suit le politique en question. J’aime énormément, car c’est la rencontre de deux manières de faire. Ces journalistes ont été très généreux avec moi, ils ont la passion de ce qu’ils voient, du fait. Alors que ma passion, ce n’est pas exactement ça. Moi, ma passion, c’est «comment dire ce qui est». Et «ce qui est», ça ne s’arrête pas aux faits. C’est ce que l’on perçoit d’une personne dans l’ensemble, son affectivité par exemple, mais sans explication psychologique, sans surplomb, le lien que la personne politique crée avec nous, comment on peut décrire ce lien. Les politiques, ça les intéresse le lien. Ils ne s’en foutent pas de nous. Quand Hollande dit «j’aime les gens», je suis sûre que c’est vrai. Sarkozy aussi. Marine Le Pen, elle aime les gens mais pas tous. Elle aime ceux du Front national, vraiment. Les autres non. Elle les drague, c’est pas pareil.

Vous ne regrettez pas non plus votre dernière phrase concernant France 2 ?

Les journalistes sont très polis, attentifs à ménager les uns et les autres pour préserver l’objectivité, ou son apparence. Pujadas a posé des questions claires ce soir-là. Mais quand les réponses indécentes arrivent, un journaliste ne peut pas dire «c’est dégoûtant». Contrairement à ce que disent les politiques, les journalistes ne disent pas ce qu’ils ressentent, voilà ce que j’ai voulu dire. Moi, dans cette affaire, j’avais quoi à gagner à part des coups ? J’ai refusé qu’on affiche la couverture de mon dernier livre comme France 2 le proposait, car le sujet n’était pas là, je croyais à ce que je faisais, c’est tout. C’est mon travail de traduire un sentiment collectif, et je crois que ça a soulagé des gens. Si tu sens que ce que tu dis est légitime, il n’y a pas besoin de courage.

Alexandra Schwartzbrod - Libération

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Christine Angot

25 mars 2017

Un Rodin disparu depuis 130 ans aux enchères

Alors que l'on célèbre le centenaire de la mort d'Auguste Rodin par une série d'expositions, la maison Artcurial annonce la vente, le 30 mai, d'un marbre inédit redécouvert plus d'un siècle après sa création.

Dans sa stature de marbre blanc, la belle Andromède trône endormie dans l'écrin de boiseries de la maison Artcurial. Le vendredi 17 mars, Bruno Jaubert directeur du département impressionniste et moderne était là, en compagnie de Stéphane Aubert, directeur associé, et toute l'équipe de la maison du Rond-Point des Champs-Élysées, pour expliquer l'apparition sur le marché de cette pièce majeure de Rodin, 130 ans après sa création. Un événement qui tombe en pleine ouverture de l'exposition Rodin qui s'ouvre au Grand-Palais, pour célébrer le centenaire de la mort du sculpteur.

«Andromède nous attendait, expliquait Bruno Jaubert. C'est l'impression émouvante et rare que nous avons eue en redécouvrant cette œuvre majeure de Rodin conservée précieusement dans la même famille de génération en génération. Dans les années 1930, Georges Grappe, premier conservateur du musée Rodin émettait l'hypothèse qu'Andromède serait sans doute encore dans les mains de la famille Morla mais sans certitudes. Depuis on en avait perdu la trace...».

Un des plus beaux exemples de l'interprétation de ce mythe antique dans l'œuvre du sculpteur.

L'œuvre a tout pour séduire. Son sujet - «une femme nue assise sur un rocher, presque pliée en deux» selon la description du critique Gustave Geoffroy qui a vu un exemplaire de cette pièce à la galerie Georges Petit en 1886 - est caractéristique du style de Rodin dans les années 1880. Sa matière dénote par son modelé doux et sensible, sa surface lisse et luisante contrastant avec le socle encore à l'état brut, comme si Andromède semblait sortir de terre.

«Tout l'art de Rodin tient dans cet effet entre le motif fini et le «non finito du bloc dont il est issu et auquel il reste relié» souligne Serge Lemoine, ancien directeur du musée d'Orsay aujourd'hui conseiller d'Artcurial. Et son histoire lui donne une provenance rêvée irréprochable.

En 1888, en poste à Paris, le diplomate chilien, Carlos Lynch de Morla demande à son ami Rodin de réaliser le portrait de sa jeune épouse, Luisa. Le sculpteur immortalise sa beauté dans le marbre. Ce buste est alors exposé la même année au Salon national des Beaux-Arts. Celui-ci connaît un tel succès que l'État français souhaite l'acquérir pour le faire entrer dans les collections du musée du Luxembourg. Longtemps connu sous le nom de «Madame Vicunha» ou «la charmeuse», Il est aujourd'hui conservé au musée d'Orsay.

En ami des arts et de la France, le Chilien accepte. En échange, Rodin lui offre le marbre d'Andromède, un des plus beaux exemples de l'interprétation de ce mythe antique dans l'œuvre du sculpteur. On connaît trois des cinq autres exemplaires dans des institutions publiques. Le premier, propriété de Roger Marx est au musée de Philadelphie. Le deuxième commandé par Maurice Fenaille est au musée Rodin. Le troisième provenant de l'ancienne collection Jacques Zoubaloff est au musée national de Buenos-Aires. Le quatrième fait partie de la collection Gabriel Hanotaux. Il a été vendu aux enchères en 2006, à New York, pour 3 millions de dollars.

Le marbre vendu par Artcurial le 30 mai prochain affiche une estimation de 800.000 à 1,2 million d'euros. Compte tenu de l'engouement pour l'œuvre de Rodin, sous les feux des projecteurs avec les expositions le célébrant, les enchères pourraient flamber...

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12 décembre 2010

Quand Gainsbourg inspire Mario Testino (photographe)

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Daria Werbowy and the Italian contemporary artist Francesco Vezzoli re-interpretation, Fashion Icon Jane Birkin and Serge Gainsbourg in 1974 for the French magazine “Lui” shooting work. (Vogue mai 2010)

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nota bene : je crois me souvenir que les photos de mode de Serge Gainsbourg et Jane Birkin parues dans "LUI" étaient de Francis Giacobetti. (à confirmer ?)

25 mars 2017

Exposition Newton à Nice - Musée de la Photographie Charles Nègre , place Pierre Gautier.

De père juif allemand et de mère américaine, le jeune Helmut suit ses études au lycée Werner von Trotschke de Berlin, puis à l'École américaine de Berlin. Il s'intéresse très tôt à la photographie et, dès 1936, devient l'élève de la photographe allemande Else Simon, dite « Yva », à qui il doit son style de photographie. Il quitte l'Allemagne nazie en 1938. Après avoir travaillé pendant un temps à Singapour, il émigre en Australie. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il rejoint l'armée australienne où il est affecté à la logistique.

En 1948, il épouse l'actrice australienne June Brunell. Après la guerre, il travaille comme photographe en indépendant, en réalisant des photos de mode ainsi que des travaux pour le magazine Playboy. À la fin des années 1950, il se concentre davantage sur les clichés de mode. Il s'installe à Paris en 1961 et devient un photographe de mode très productif. Ses travaux apparaissent dans de nombreux magazines, en particulier dans Vogue. Son style, parfois d'une subjectivité sensuelle, est marqué par l'érotisme, par des scènes stylisées et, souvent, par une violence sous-jacente. À partir de 1970, sa femme June se lance aussi dans la photographie, sous le nom d'Alice Springs.

Cette exposition, conçue spécialement pour le Musée de la Photographie, a été réalisée en collaboration avec la Fondation Helmut Newton à Berlin. La Ville de Nice tient à remercier son Directeur, Monsieur Mathias Harder, qui a permis de montrer pour la première fois à Nice cet ensemble d’images devenues iconiques, ainsi que Madame June Newton, pour le soutien et l’aide apportés durant ces derniers mois.

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25 mars 2017

Les Pompiers de Paris s'exposent à l'Hôtel de Ville

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Cette porte de l'Hôtel de Ville débouche directement sur l'histoire de la brigade des Pompiers de Paris. Il suffit de la pousser pour tout découvrir de ce corps d'élite d'exception. Venez (c'est gratuit) !

Du 4 mars au 29 avril 2017, l'Hôtel de Ville rend hommage aux Pompiers de Paris dans une exposition, "Notre mission : Sauver". Découvrez les missions et les histoires des pompiers dans les salles de la mairie.

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28 septembre 2019

Au théâtre ce soir : "PALACE"

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Palace sur scène adaptation Jean Michel Ribes et Jean-Marie Gourio

« Ni souvenirs, ni nostalgie, simplement l’envie de laisser s’échapper sur scène la folie, le rire et l’émotion de ce Palace qui ne m’a jamais quitté, tout comme ceux avec qui je l’ai inventé. » Jean-Michel Ribes

Une véritable percée de non-sens à l’audace joyeuse !

Théâtre de Paris

DescriptionLe théâtre de Paris est une salle de spectacles parisienne située 15, rue Blanche, dans le 9ᵉ arrondissement. Il abrite une deuxième salle plus petite, la salle Réjane, anciennement appelée le Petit Théâtre de Paris. Wikipédia

Adresse : 15 Rue Blanche, 75009 Paris

Direction artistique : Stéphane Hillel

Nombre de places : 1 100

Téléphone : 01 48 74 25 37

Lieu : Paris, France

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24 mars 2017

Patrick Le Hec’h, Women’s light - jusqu'au 25 avril

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Parmi les systèmes artistiques qui déplacent les frontières invisibles de la pensée, en voici un où l’on trouvera l’une des sources de sens les plus révolutionnaires et les plus profondes de notre temps. Cet art méta réaliste, au croisement entre la photographie, l’informatique et la peinture, livre à notre sixième sens une nouvelle expérience du réel, bouleversante, où l’Univers entier, né dans l’ombre claire de la main d’une femme, entame sous nos yeux son expansion irréversible.

Un thème domine l’imaginaire de Patrick Le Hec’h : celui de la création. Création de la première étincelle de réalité. Création du monde. L’histoire merveilleuse à laquelle nous invite cet artiste bienveillant, donneur d’amour et de savoir, se passe donc avant la naissance de l’Univers physique. Avant le Big Bang. A cette époque inimaginable, où l’énergie n’existait pas encore, régnait en silence l’Information primordiale, rayonnement du sens cristallisé dans la topologie sphérique. C’est en cheminant sur le fil lumineux de son intuition que Patrick Le Hec’h nous donne à contempler la fabuleuse conjecture formulée par le mathématicien Poincaré il y a plus de cent ans : la forme fondamentale dans l’espace à trois dimensions à la rondeur simple et close de la sphère. Dotée de sa charge topologique invariante, elle concentre au-dessus de l’imago féminin le secret de l’Etre. La force créatrice et transcendante, celle qui a mis le feu aux équations, a donc la silhouette Platonicienne d’une femme.

Des milliards d’années plus tard, nous voici donc face à un nouveau courant de pensée, miroir de l’aube des temps. En fixant les œuvres de Patrick Le Hec’h, on y contemple des traversées d’éclairs radieux et des soleils d’ombres méditatives. Nous apparaît alors un art radicalement autre, porté très haut par la métaphysique et la poésie. L’image informatisée – informée – y devient centre de narration et symbole de la singularité initiale. Origine du secret de la vie. Dans le sillage technomancien du métaréalisme, le mouvement e-magiste est né. Patrick Le Hec’h, premier créateur d’e-mages, en écrit le manifeste en lettres de lumière.

Igor et Grichka Bogdanoff

Igor et Grichka Bogdanoff sont des animateurs et producteurs de télévision et essayistes français, adeptes de la vulgarisation scientifique et de la science-fiction.

Patrick Le Hec’h, Women’s light

Jusqu'au 25 avril 2017

Concorde Art Gallery

179 Boulevard Lefebvre

75015 Paris

France

http://www.concorde-art-gallery.com/expositions.html

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22 septembre 2019

Francis Bacon comme vous ne l'avez jamais lu

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Francis Bacon, "Portrait de Michel Leiris", 1976, Collection Centre Pompidou, Paris (c) MNAM-CCI / B. Prevost / Distr. RMN-GP (c) The Estate of Francis Bacon All Rights Reserved, ADAPP Paris et DACS, Londres

A l'instar d'autres grands noms de l'histoire de l'art - Marcel Duchamp, René Magritte ou Henri Matisse -, consacrer une rétrospective à Francis Bacon relève du tour de force. Comment faire voir - et le faire autrement - ces artistes entrés dans l'imaginaire collectif, sans décevoir les attentes de chefs-d’œuvre connus ? Et ce, tout en évidant la redondance par rapport aux multiples expositions, forcément blockbuster, qui auront déjà consacré en amont l'artiste ?

Ces stars de l'art, le Centre Pompidou leur a tous déjà dédié une rétrospective pensée comme une relecture. Francis Bacon est le dernier en date, avec une approche placée sous le signe de la littérature, après avoir, à Paris, fait l'objet d'importantes rétrospectives au Grand Palais en 1971 et au Centre Pompidou en 1996.

Tout en se concentrant sur les deux dernières décennies de sa production, de 1971 à 1992, années de la simplification formelle, le conservateur Didier Ottinger superpose à ce cadre chronologique une seconde lecture : l'influence des images venues des lettres sur l'œuvre de Francis Bacon. A la manière d'un dépliage de sa bibliothèque, on entend, lus à haute voix dans des salles attenantes, les livres dont il a tiré, plus que des images, des fulgurances : d'Eschyle à Nietzsche en passant par Joseph Conrad ou George Bataille.

• Bacon en toutes lettres, du 11 septembre au 20 janvier au Centre Pompidou à Paris

4 décembre 2010

Jean Claude Sauer (photographe) - Exposition à la Galerie Photo 12 - Valérie- Anne Giscard d'Estaing

Né en 1935, photographe à Paris-Match pendant 40 ans, Jean-Claude Sauer est avant tout un photojournaliste. Il a couvert tous les conflits, de l’Algérie à l’Afghanistan, du Biafra à l’Irak, sans oublier le Viêtnam où il a passé plusieurs mois en 1965 et 1966. Beaucoup de ses photographies sont parues dans Life. La souffrance, la mort, le désespoir ont été son quotidien.

Entre deux conflits, il assistait aux défilés Saint-Laurent ou photographiait Brigitte Bardot nue sous sa douche. C’est un amoureux de la vie, la mode et les gens étaient son repos du guerrier. Son honnêteté dans les relations humaines, sa sincérité, son humour transparaissent dans ses portraits. La plupart des célébrités qu’il a rencontrées, le roi d’Espagne, Pompidou, Giscard, Chirac, Reagan, Ingrid Bergman, Romy Schneider, César, Ungaro… sont restées ses amis.

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Le site de la Galerie Photo 12

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22 octobre 2019

Le dos, face cachée de la mode

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Par Elvire von Bardeleben

Symbole de vanité avec la traîne ou d’érotisme lorsqu’il est décolleté, l’arrière du vêtement est aujourd’hui délaissé par la couture. Il est célébré jusqu’au 17 novembre au Musée Bourdelle, à Paris.

Les expos de mode ont souvent l’inconvénient de s’adresser à un public averti, assez curieux de l’histoire du vêtement pour s’intéresser aux créations de feue Madame Grès ou de Cristobal Balenciaga. « Back Side Dos à la mode », installée jusqu’au 17 novembre au Musée Bourdelle, à Paris, n’est pas de celles-là : c’est une exposition qui parle à tout le monde, parce qu’elle sort la mode de son pré carré et en propose une lecture sociale, presque politique.

Le palais Galliera étant fermé jusqu’à 2020 pour travaux, c’est donc dans un autre musée de la capitale que les expositions de mode prennent vie – en l’occurrence, au milieu des statues d’Antoine Bourdelle, sculpteur proche de Rodin. Cette escapade hors les murs a permis au commissaire d’exposition Alexandre Samson de prendre quelques libertés : certaines salles sont éclairées à la lumière du jour et non plongées dans la pénombre habituelle que nécessite la conservation des vêtements. « Peut-être que ça les abîmera », concède-t-il, pas trop inquiet. En attendant, le cadre les transforme, leur donne une véritable consistance.

Dès la première salle, cinq silhouettes présentées de dos posent les bases de la réflexion. Dans le vaste hall des plâtres où sont réunies les œuvres monumentales de Bourdelle, une statue de style antique fait face à une très belle tunique The Row fermée par un nœud lacé sur l’épaule, compliqué à dénouer. Cette première robe représente l’entrave. Un peu plus loin, près d’une statue d’archer, une robe Chloé période Karl Lagerfeld, simplement noire devant, brodée de centaines de strass derrière, montre comme le dos peut être synonyme d’ornement. Trois autres silhouettes complètent les autres fonctionnalités du dos dans la couture : la surprise, la nudité, l’humour.

Disparition du dos

Après avoir observé des vêtements dans des pièces baignées de lumière, il n’est guère plaisant de rentrer dans la partie moderne du musée par un couloir sombre et oppressant. Mais c’est l’effet recherché par Alexandre Samson, qui a tapissé les murs du corridor avec 3 607 photos. Ce sont les silhouettes des 80 défilés présentés lors de la Fashion Week de Paris en septembre 2018. « L’idée de traiter le dos m’est venue parce que notre époque ne s’intéresse qu’à la face des vêtements », explique Alexandre Samson. Il prend pour exemple les défilés de mode : l’immense majorité des images qui les documentent sont des silhouettes en pied, de face uniquement, diffusées sur des sites gratuits comme Vogue Runway. « C’est une vision tronquée du vêtement, qui n’existe plus ni de profil ni de dos. »

La disparition du dos se constate aussi dans la presse : dans le Vogue Paris des années 1920 et 1930, on comptait environ 30 % de pages avec des dos ; aujourd’hui, ils ne concernent que 2 ou 3 % du magazine. « Cela a engendré une génération de créateurs qui disent que ça ne sert plus à rien de travailler le dos », déplore Alexandre Samson. Sur un mur, il a aussi rassemblé toutes les expressions qui, en français, anglais, italien et néerlandais se rapportent au dos : qu’il s’agisse du coup de poignard ou du sucre que l’on casse, la connotation est toujours péjorative, évoque la trahison, la fatigue, la souffrance ou la vulnérabilité.

Une fois cette information intégrée – le dos, mal aimé, est en voie de disparition dans la mode –, le visiteur peut admirer tout le travail qui a été fait sur l’arrière des vêtements au cours des siècles et ainsi mesurer l’importance de sa perte.

Le dos, c’est d’abord la traîne : apparue au XIIIe siècle pour permettre aux plus nantis de se distinguer de la plèbe, elle est un symbole de vanité condamné par l’Eglise. « La traîne, c’est à la fois un point focal qui attire l’attention et un espace interdit aux autres », observe Alexandre Samson, qui le démontre à travers des pièces du XIXe siècle (une incroyable traîne de cour en soie bleue brodée de 3,09 mètres de long) et d’autres plus modernes, à l’instar de cet étonnant trench-coat sanglé signé Jean Paul Gaultier au début des années 2010 : son dos nu s’achève sur une traîne trifide beige dont la forme évoque des pétales de crocus.

Le dos, c’est aussi un travail sur la nudité, surtout à partir des années 1920, où le corps féminin se libère, les ourlets raccourcissent, le corset et les manches commencent à disparaître. La robe du soir courte signée Yves Saint Laurent portée par Betty Catroux dans les années 1970 prend par surprise ; très austère devant, boutonnée très haut, elle révèle un dos impudiquement voilé d’une dentelle de soie de la nuque à la naissance des reins.

Inégalités entre les genres

« Il n’existe pas de décolleté dans le dos pour les hommes, car ceux-ci sont censés séduire par leur position sociale, et non pas par leur corps », note Alexandre Samson. Les rares exceptions à la règle sont empreintes d’homoérotisme : en 1984, Jean Paul Gaultier est le premier à dévoiler le dos masculin ; plus récemment, en 2017, le designer anglais Craig Green a imaginé une combinaison couvrante de face mais escamotée à l’arrière, abandonnant sa fonction protectrice. Côté masculin, on croise aussi des gilets en soie richement ornés devant, mais avec un dos dans une matière pauvre, telle que le lin ou le coton : puisque l’homme n’est pas censé enlever sa veste, inutile de faire des frais sur des parties invisibles du vêtement.

En soulignant les différences entre les vestiaires masculin et féminin, l’exposition témoigne habilement des inégalités entre les genres. L’acmé de cette démonstration est atteint dans la section intitulée « L’entrave », où l’on retrouve évidemment les corsets, mais aussi les robes qui se ferment dans le dos. « Ce type de fermeture apparut à la fin du XVe siècle en Occident crée une dépendance à autrui et un asservissement au vêtement », analyse Alexandre Samson. Entre un fourreau de John Galliano fermé par 51 boutons et une robe du soir Alaïa en cuir, métal et cordon de coton, le seul vêtement masculin présenté dans cette section, c’est une camisole de force.

La dernière étape de l’exposition s’écarte des problématiques de genres mais n’en est pas moins politique. Elle montre que le dos, délaissé par la couture, est devenu une surface idéale pour délivrer un message. On peut déclarer son amour d’une marque via un logo, comme les quatre discrets points de couture dans le haut du dos qui signent un vêtement Maison Margiela ou avec le flamboyant string Gucci, dont le double G se loge dans le creux des reins.

Mais il y a aussi un blouson noir dont le dos délivre un message à la gloire du Black Panther Party, une capote de soldat allemand incrustée d’un grand losange marron, code pour signifier son statut de prisonnier en Angleterre et le lieu où il est enfermé. Et enfin, l’inoubliable parka Zara portée par Melania Trump lors d’une visite à un camp d’enfants réfugiés à la frontière mexicaine en juin 2018, sur laquelle est écrit en anglais : « Je m’en moque complètement, pas vous ? » Elle avait répondu aux critiques sur Twitter : « Il n’y a pas de message caché. C’est une veste. » Qui a bon dos.

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1 décembre 2010

Mousse...

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Meurtre à l'extincteur

Paroles et Musique: Serge Gainsbourg 1976 "L'homme A Tête De Chou


Pour éteindre le feu au cul de Marilou

Un soir n'en pouvant plus de jalousie

J'ai couru au couloir de l'hôtel décrocher de son clou

L'extincteur d'incendie

Brandissant le cylindre

D'acier je frappe paf et Marilou se met à geindre

De son crâne fendu s'échappe un sang vermeil

Identique au rouge sanglant de l'appareil

Elle a sur le lino

Un dernier soubresaut

Une ultime secousse

J'appuie sur la manette

Le corps de Marilou disparaît sous la mousse.

17 septembre 2019

Simon Porte Jacquemus : « Il faut trouver l’équilibre pour être unique et portable »

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A 19 ans, il lançait sa marque. Dix ans plus tard, sa maison, indépendante, connaît une ascension peu commune. Retour sur un succès bâti sur la vente en ligne et les réseaux sociaux.

Propos recueillis par Elvire von Bardeleben  Publié hier à 11h50, mis à jour à 07h33

Certains créateurs de mode ont l’art de devenir emblématiques d’une époque. De même qu’Yves Saint Laurent incarne les années 1970 ou Thierry Mugler les années 1980, Simon Porte Jacquemus représente le monde d’aujourd’hui, la fin des années 2010 où sa marque de mode simple et solaire a crû en flèche, participant au rayonnement de la mode française.

Jacquemus a fondé sa marque à 19 ans seul, sans investisseur, en 2009. Dix ans plus tard, elle est toujours indépendante, emploie 60 personnes, connaît une croissance renversante ; son chiffre d’affaires, qui avait atteint 11,5 millions d’euros en 2018, est estimé entre 23 et 25 millions d’euros pour 2019. Pour fêter sa première décennie d’existence, le Provençal a organisé en juin un défilé mixte au milieu d’un champ de lavande près d’Aix-en-Provence. Un événement en petit comité, mais au potentiel photogénique qui en a fait un des moments mode marquants de l’année.

Simon Porte Jacquemus s’est aussi offert des nouveaux locaux et a déménagé son entreprise dans le très chic 8e arrondissement de Paris. Lui reste fidèle à son allure décontractée. A 29 ans, il est toujours ce jeune homme avenant, barbu et bronzé, habillé simplement – un tee-shirt rouge « Portofino’s pizza & pasta », un short noir, des baskets et une grosse gourmette au poignet. Seules ses mains, toujours occupées à manipuler une gourde d’eau en aluminium, semblent témoigner d’une légère anxiété.

Votre marque a 10 ans. Où en êtes-vous ?

En dix ans, toute l’équipe a grandi ensemble, la plupart des collaborateurs sont restés, comme Alice, ma stagiaire qui est devenue mon bras droit. On s’est professionnalisé. Quand j’ai débuté, j’avais 19 ans, je n’avais aucune règle, je faisais les choses à l’instinct. Même si ma mode continue d’être spontanée, j’ai appris à suivre un plan de collection, à respecter un équilibre entre mes envies et les besoins des boutiques, et je suis dans les chiffres tous les matins. Depuis le début, je suis à la fois directeur artistique et patron.

Cette double casquette est-elle tenable à terme ?

Elle est indispensable car elle me permet de comprendre ce que la clientèle veut et de créer des vêtements qui se vendent. Peut-être que j’aurai besoin d’être encore plus épaulé à l’avenir, mais je pense que je dois garder cette position.

Pourquoi s’installer ici dans le 8e ?

C’est avant tout un coup de cœur pour l’immeuble, ses grandes terrasses, son jardin, le côté sud de la France. J’ai visité pas mal d’adresses dans des quartiers différents, le 7e ou le 19e arrondissement. Finalement, ça tombe bien qu’on soit dans le 8e arrondissement, car c’est le quartier des grandes maisons de mode.

Avez-vous déjà misé sur des produits auxquels personne ne croyait ?

Oui, les chapeaux de paille géants ou les mini-sacs « Chiquito » qui sont devenus des best-sellers. J’ai du flair, je suis même capable de surprendre mon équipe en devinant à l’avance le chiffre d’affaires !

Comment fonctionner sans investisseur ?

La difficulté dans la mode, c’est qu’avec le délai des livraisons et des paiements, on vit sur les revenus qu’on a gagnés un an auparavant, donc on peut être facilement déconnecté de la réalité. Ce qui m’a sauvé, c’est qu’ayant très peu d’argent à la base, j’avais besoin que mes affaires soient saines. J’avais peu de charges grâce à ma petite équipe très réduite où chacun était multitâche. Comme j’ai vendu des vêtements, les banques m’ont fait confiance. Et j’ai avancé pas à pas : si je vendais dix robes une saison, j’en faisais deux de plus pour la collection suivante.

Avez-vous eu des propositions de rachat ?

J’en ai décliné plein. Ça n’est pas l’argent qui m’importe, mais la liberté et le fait d’être heureux dans mon métier.

Qu’est-ce qui vous plaît dans votre travail ?

Raconter des histoires. Je trouve incroyable de faire un défilé dans un champ de lavande, d’imaginer un tableau de quinze minutes pour marquer les esprits. J’aime aussi la communication, le marketing, le pouvoir de l’image qui peut engendrer des centaines de milliers d’euros de vente en une journée.

Comment travaillez-vous l’image, justement ?

Seul. C’est ma passion, depuis que je suis enfant, j’en consomme beaucoup, dans des films, des magazines. Je suis très curieux, et j’ai en moi un stock d’images que j’essaie de retranscrire, des vieux films classiques à des publicités des années 1990.

Quel est le meilleur outil de communication ?

J’adore les défilés. Mais les réseaux sociaux ont été déterminants pour mon ascension. J’ai posté mes premières collections sur Tumblr, et certains clichés ont été partagés des centaines de milliers de fois. A l’époque, je n’avais ni le pouvoir ni la maturité pour faire des vêtements aussi précis que ce que j’avais en tête, mais je savais déjà produire une image. Je me suis construit autour de ça. A mon dernier défilé, le seul élément de mise en scène était un tapis rose dans un champ de lavande. Et il a eu autant d’écho qu’un show d’une grande marque avec 100 ou 200 fois plus de budget.

Vous aviez tout de même investi pour ce défilé !

Oui, bien sûr, mais ce n’était rien par rapport à d’autres shows qui coûtent 20 ou 30 millions d’euros.

Malgré leurs moyens, ces grandes griffes peinent à alimenter leur compte Instagram.

C’est compliqué de délivrer un message personnel quand on est une grande maison. Que peuvent-elles raconter ? Mon Instagram fonctionne bien parce que le public sent que c’est moi qui suis derrière. Ma génération et la suivante veulent de la sincérité, de l’authenticité. Elle est prête à consommer, mais se pose des questions sur le produit, la marque.

Travaillez-vous avec des influenceurs ?

On offre quelques vêtements à une dizaine de personnes, dont la plupart sont aussi des ami(e)s. Je ne fais quasiment pas de cadeaux aux stars. Beyoncé, elle achète ! Et ça c’est cool, parce qu’elle est très généreuse ! A Noël dernier, elle a commandé une trentaine de sacs « Chiquito ».

Pourquoi lancer une ligne masculine ?

C’était, en 2018, une décision très instinctive et pas assez réfléchie. Je me suis dit : « Je vais faire de l’homme », et sans prévenir personne en interne, je l’ai annoncé à la presse. Quand je suis arrivé au bureau, mon équipe m’a demandé : « C’est une blague ? » A vrai dire, on n’était pas prêt, pas assez nombreux, ça a fait beaucoup de travail en plus. Et il y a eu des critiques peu favorables sur ma première collection, pour laquelle j’avais fait un vestiaire assez simple qui ressemblait à ce que j’aimais. Je ne voulais pas mentir et prendre un designer pour dessiner une collection homme magnifique.

Comment avez-vous rebondi ?

J’ai fait profil bas sur la collection suivante, sans défilé. Et pour les 10 ans de la marque, j’ai eu envie de me relancer, de mettre chez l’homme autant de poésie que chez la femme. Cela a pris un an, mais j’ai l’impression de m’être enfin trouvé.

De plus en plus de marques de mode deviennent globales et proposent de la vaisselle, du mobilier, de l’équipement sportif… Est-ce aussi dans vos projets ?

Oui. J’ai déjà commencé à poser quelques fondations avec le café Citron aux Galeries Lafayette des Champs-Elysées [qu’il a conçu avec Ramon Mac-Crohon, directeur général de Caviar Kaspia], ou dans notre showroom que j’ai conçu moi-même. J’ai des idées, mais c’est dur pour une petite marque de les retranscrire tout de suite en produits.

Pourquoi ne pas ouvrir de boutique en propre ?

Déjà, parce que notre site de e-commerce marche très bien, mieux que tous les emplacements dont on dispose dans les grands magasins. Le site peut réaliser en une journée le chiffre d’affaires mensuel du stand aux Galeries Lafayette Haussmann pourtant idéalement situé entre Celine et Saint Laurent. Ensuite, quand je demande à ma petite sœur et mon petit-cousin de 14 et 18 ans, si pour eux, c’est important une boutique, ils me répondent : « Si on la voit en photo sur Instagram, c’est cool », mais l’idée de se déplacer ne les emballe pas plus que ça. Je me dis que si j’ouvre un jour une boutique, il faut que ce soit une vraie expérience, pas juste un énième lieu dans le Marais. J’ai un projet en tête, mais pour l’instant, il est trop lourd à financer.

Le milieu de la mode s’interroge sur le rythme des collections, trop soutenu. Qu’en pensez-vous ?

A chaque entreprise de trouver le bon modèle pour que ses équipes soient heureuses. Depuis que je fais défiler l’homme et la femme ensemble, j’ai trouvé un équilibre, je fais deux collections par an, hiver et été, c’est tout. On arrête de se perdre avec les précollections. Le public a été habitué à avoir de la nouveauté tous les quinze jours, mais ça ne peut plus durer.

Faut-il du temps pour créer le désir ?

Quand on voit un beau défilé, on a envie des vêtements tout de suite, moi le premier. Mais on n’est pas la fast fashion, on ne peut pas mettre en vente une chemise quinze jours après l’avoir montrée. Il y a des usines italiennes qui travaillent le tissu, il faut du temps pour broder, imprimer, envoyer les rouleaux dans une autre usine en Europe qui va couper et assembler le vêtement, puis l’envoyer dans notre entrepôt pour le dispatcher dans les boutiques qui doivent ensuite le mettre en rayon… on ne peut pas faire plus court.

Le see-now buy-now qui permettait d’acheter immédiatement la collection d’un défilé semble avoir fait son temps.

Evidemment ! Ça tue toute créativité parce que ça veut dire préparer la collection six mois à l’avance. Quand tu crées un vêtement, tu as besoin de l’adrénaline du défilé qui approche, et surtout, d’avoir la réaction du public pour savoir si tu vas le produire, et en quelles quantités.

Quelle place accordez-vous à la protection de l’environnement ?

C’est très important. On fait ce qui est en notre pouvoir, comme mettre en place le tri des déchets au bureau par une entreprise professionnelle ou augmenter la part des tissus écoresponsables. J’aimerais qu’on soit à plus de 50 % pour l’hiver. Beaucoup de fournisseurs ne sont pas prêts ou pas convaincus par ces matières, mais on progresse.

Au-delà de ça, c’est notre manière de consommer qui doit changer. Mais c’est compliqué dans ma position de dire « achetez moins » alors que je vends des vêtements. C’est pour ça que je ne revendique rien quant à mes engagements écolos.

Qu’est-ce que vous faites de vos invendus ?

Je garde tout dans un entrepôt dans le sud de la France, et d’ailleurs, c’est un souci ! J’ai toutes mes archives presse, chaque collection en double. Je prépare déjà mes grands musées ! J’ai honte de le dire (rires).

Avez-vous le sentiment qu’en mode, tout a déjà été fait et qu’il est difficile d’avoir une idée neuve ?

On vit dans un monde qui aime le fashion drama. Evidemment, il y a des copies, mais parfois, les accusations vont trop loin. Quand on m’a reproché d’avoir copié mes grands chapeaux de paille, ça n’était fondé sur rien, c’était nul. Il existe toujours un risque de plagiat pour un créateur qui, sans s’en rendre compte, va faire écho à une image qu’il a vue dans la rue ou un magazine. Son rôle, c’est d’avoir suffisamment de créativité pour transformer ce souvenir en quelque chose de neuf.

Vous sentez-vous parfois paralysé par le risque d’accusation ?

Non, quand on met son âme dans le travail, le résultat est unique. Si j’ai envie de présenter 80 tee-shirts blancs pour une collection, et bien ce sera mon message. Peut-être que tout le monde dira « il se fout de nous », mais ce qui importe, c’est la sincérité de ma démarche. Certains disent que je fais des chemises qu’on peut trouver partout. Mais en faisant une chemise classique avec juste un imprimé ou une broderie, je réponds aussi à une demande. Je sais que les hommes n’achètent pas de chemise avec une troisième manche dans le dos. Il faut trouver l’équilibre pour être unique et portable.

Est-il important de se renouveler à chaque défilé ?

Ça dépend. Pour la collection de cet hiver, j’avais envie de montrer que je n’étais pas juste un créateur qui fait des robes sensuelles et qui parle du sud de la France, donc la collection est très poussée dans les détails, il y a beaucoup de costumes et de vestes. Après, on se répète toujours, qu’on le veuille ou non. Mais avoir un fil conducteur, ce n’est pas forcément négatif.

Que pensez-vous des autres propositions mode actuelles ?

Je ne sais pas. Quand j’ai commencé ce métier, beaucoup de marques me faisaient rêver, aujourd’hui, je ne les trouve plus sincères. Mais il y a des créateurs que j’admire toujours, comme Craig Green à Londres.

La reconnaissance de vos pairs est-elle importante ?

Depuis quelques années, je me sens davantage pris au sérieux et c’est agréable. Mais c’est le public qui m’importe. Je veux parler au plus grand nombre, que la boulangère m’arrête pour me dire qu’elle adore ma collection, que ma gardienne ait des frissons en voyant mon défilé, que les gens sur Instagram soient touchés. Mes collections doivent être compréhensibles pour que chacun puisse se les approprier.

Comment vous voyez-vous dans dix ans ?

Pour que la maison continue de se développer, il faut que je me sente bien. J’ai envie d’une vie saine, de construire une famille, d’être heureux tous les jours de faire ce que je fais. C’est pour ça que je refuse des gros contrats, des collaborations, des directions artistiques. La mode, c’est beaucoup de pression, même quand les nouvelles sont positives comme l’augmentation du chiffre d’affaires ou les demandes des stars qui veulent porter la marque. Il y a beaucoup de créateurs que j’admire mais dont je n’envie pas la vie.

18 septembre 2019

Edward Snowden « aimerait beaucoup » qu’Emmanuel Macron lui accorde l’asile

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Le lanceur d’alerte, qui réside en Russie, a réitéré lundi matin son souhait d’être accueilli par la France. Il assure avoir demandé en vain l’asile à Paris dès 2013, sous la présidence de François Hollande.

Edward Snowden s’exprime par liaison vidéo depuis la Russie lors d’une table ronde sur le thème « Améliorer la protection des lanceurs d’alerte », le 15 mars 2019 au Conseil de l’Europe, à Strasbourg. FREDERICK FLORIN / AFP
Le lanceur d’alerte Edward Snowden, réfugié en Russie après avoir dénoncé le système de surveillance massive des services secrets américains en 2013, « aimerait beaucoup » que le président français, Emmanuel Macron, lui accorde le droit d’asile, a-t-il déclaré dans une interview à France Inter enregistrée vendredi 13 septembre et diffusée lundi matin.

« On ne veut pas que la France devienne comme ces pays que vous n’aimez pas. Le plus triste dans toute cette histoire, c’est que le seul endroit où un lanceur d’alerte américain a la possibilité de parler, ce n’est pas en Europe, mais c’est ici [en Russie] », déclare l’ancien espion américain.

Lire le portrait : Edward Snowden, informaticien surdoué et patriote américain déçu
Dans cet entretien, Edward Snowden rappelle avoir demandé en vain l’asile en France dès 2013, sous la présidence de François Hollande. « Evidemment, j’aimerais beaucoup que monsieur Macron m’accorde le droit d’asile », ajoute-t-il, tout en précisant :

« Ce n’est pas seulement la France qui est en question, c’est le monde occidental, c’est le système dans lequel on vit. Protéger les lanceurs d’alerte, ça n’a rien d’hostile. Accueillir quelqu’un comme moi, ce n’est pas attaquer les Etats-Unis. »
M. Snowden a demandé leur protection à plus de vingt pays, dont la France et l’Allemagne, qui ont tous refusé pour une raison ou une autre.

« C’est quelqu’un qui a rendu service à l’humanité »

Dimanche, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a affirmé être « pour » que la France accorde l’asile politique au lanceur d’alerte sur le plateau du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI. De son côté, l’Elysée a fait savoir à RTL qu’il s’agissait d’une prise de position personnelle.

L’eurodéputée La République en marche Nathalie Loiseau s’est également dite favorable à l’accueil par la France de M. Snowden : « C’est quelqu’un qui a rendu service à l’humanité, quelqu’un qui nous a montré, preuves à l’appui, qu’il y avait un système de surveillance extraordinairement vaste, travaillant avec des entreprises qui acceptaient de donner leurs données dans le dos [des] utilisateurs », a-t-elle déclaré sur France Inter lundi, avant de lancer : « Merci Edward Snowden ! »

« Je serais très heureuse qu’il soit en Europe », a-t-elle ajouté, tout en soulignant qu’aujourd’hui, « aucun pays européen n’a donné l’asile à Snowden. On est en décalage complet par rapport aux valeurs qu’on porte ».

« Notre pays doit honorer ceux qui combattent pour lui », a réagi dans un communiqué le député européen Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), qui avait demandé dès 2013 que l’asile soit accordé à Edward Snowden et a assuré le lanceur d’alerte de son « soutien » dans cette démarche.

Employé de l’agence américaine de renseignement NSA devenu lanceur d’alerte, Edward Snowden avait révélé en 2013 l’existence d’un système de surveillance mondiale des communications et d’internet. Il s’est réfugié en 2013 en Russie et a vu son permis de séjour renouvelé jusqu’en 2020. Les Etats-Unis l’ont inculpé pour espionnage et vols de secrets d’Etat. Il sortira le 17 septembre ses mémoires, publiées simultanément dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Brésil ou encore Taïwan.

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17 mars 2017

STUDIO BLUMENFELD, NEW YORK 1941-1960, À LA CITÉ DE LA MODE ET DU DESIGN

Dévoilant près de deux cents oeuvres, dont une trentaine sont inédites, cette exposition réalisée par la Cité de la Mode et du Design nous fait découvrir l’oeuvre et le style unique du célèbre photographe new-yorkais Erwin Blumenfeld. Cette rétrospective inédite rassemble des photographies en couleurs issues des archives personnelles de l’artiste et propose une immersion dans l’univers de son studio, chambre d’expérimentation de ce virtuose de la photographie tout au long des années 1940 et 1950. Informations pratiques :

Les Docks, Cité de la Mode et du Design – 34 Quai d’Austerlitz, 75013

Métro : Quais de la Gare (ligne 6), Gare d’Austerlitz ( lignes 5, 10 et RER C)

Plein tarif : 5 €

Jusqu’au 4 juin 2017, tous les jours, sauf le mardi, de 11h à 19h

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17 mars 2017

L’artiste Jeff Koons et le Centre Pompidou condamnés pour « contrefaçon »

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Le tribunal a estimé que l’œuvre « Naked » était une copie d’un cliché réalisé par Jean-François Bauret et diffusé en 1975.

La sculpture Naked du célèbre plasticien américain Jeff Koons est bien la « contrefaçon » d’un cliché du photographe français Jean-François Bauret, a conclu, jeudi 9 mars, le tribunal correctionnel de Paris.

Dès lors, le tribunal de grande instance a condamné la société Jeff Koons LLC, dont l’artiste est le gérant, et le Centre Pompidou à verser 20 000 euros aux ayants droit du photographe en réparation du préjudice subi, auxquels s’ajoutent 20 000 euros pour leurs frais de justice. Jeff Koons LLC devra également payer 4 000 euros supplémentaires à la famille pour avoir reproduit l’œuvre litigieuse sur son site Internet.

Naked, réalisée en 1988 par Jeff Koons, est une sculpture en porcelaine, haute d’un peu plus d’un mètre. Elle représente deux enfants nus : un petit garçon offrant à une petite fille un bouquet de fleurs. Un exemplaire de l’œuvre a été vendu 8 millions de dollars en 2008.

Pour le tribunal, cette sculpture est bien une « contrefaçon » du cliché Enfants réalisé par Jean-François Bauret et diffusé en 1975 sous forme de carte postale, représentant deux enfants nus, dans une pose identique.

Le pionner du portrait nu

Pour les juges, les variations apportées par Jeff Koons « n’empêchent pas de reconnaître et d’identifier les modèles et la pose », qui sont « des éléments essentiels protégés » du cliché de Jean-François Bauret, mort en janvier 2014 et considéré comme un pionnier du portrait nu en France.

Le tribunal a précisé que l’artiste, l’un des plus cotés du monde, n’était pas condamné à titre personnel, mais comme représentant de la société qu’il gère. Il a également rappelé que l’œuvre litigieuse n’avait finalement pas été exposée au Centre Pompidou, à Paris, pendant une spectaculaire rétrospective consacrée à l’artiste, de novembre 2014 à la fin d’avril 2015, officiellement parce qu’elle avait été endommagée pendant le transport.

Sauf que la sculpture « était déjà reproduite sur les supports de l’exposition en vente au public » et a été montrée dans divers reportages, ont relevé les juges.

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20 novembre 2010

Bondage is not a crime - voici la danseuse Dasniya Sommer


Dasniya Sommer - Idiosyncrasy (shibari dance)
envoyé par lionac. - Films courts et animations.

 

Dasniya Sommer est danseuse et fondatrice de Schwelle7 , un lieu expérimental berlinois. Ses recherches la conduisent à s’interroger sur différentes techniques de travail corporel comme le Ballet, la danse contemporaine, le bondage japonais, le yoga « Iyengar », le jeu de rôle. On retrouve ces questionnements dans son travail chorégraphique et performatif ainsi que dans ses cours. Dasniya Sommer explore les limites de l’émotionnel et du corporel. Elle analyse les modèles sociaux de comportements qui en découlent et la façon dont ils sont liés au processus de la pensée. Depuis son enfance, Dasniya Sommer étudie le yoga et la méditation selon différents courants d’enseignement. Elle a été fortement influencée par Amnuay Baddhanasiri, Ajarn Poh (Thaïlande) et Stefan Dreher. Elle a étudié la danse classique et contemporaine à Berlin et à New York, et a dansé avec la Compagnie Felix Ruckert et le Ballet National de Berlin.

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14 mars 2017

Nouveau kiosque à journaux

Ce matin, place d'Alesia (14e), le premier prototype de kiosque à journaux nouvelle génération a été mis en place pour une période de test de trois mois. Paris compte aujourd'hui 409 kiosques à journaux. D'ici à juin 2019, 360 d'entre eux seront remplacés par de nouvelles structures tandis que 49 autres feront l'objet d'une simple rénovation, afin de conserver leur qualité esthétique et patrimoniale. Depuis 2014, une importante concertation a été mise en œuvre par la ville afin de revoir le design et les fonctionnalités des kiosques, construits à partir du modèle 1857 de l'architecte Gabriel Daivoud. C'est Matali Crasset qui a été choisie pour concevoir la version modernisée. Toiture bombée et façades de verres, le design extérieur est inspiré des ateliers et des toits parisiens. L'espace publicitaire est diminué de 20% et  un système d'éclairage permet de signaler si le kiosque est ouvert ou non. Mais c'est à l'intérieur que l’on dénote la majorité des changements. L'espace est mieux aménagé pour faciliter le travail des kiosquiers, optimiser l’accessibilité et permettre la diversification des produits à la vente.

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18 septembre 2019

L'homme à tête de chou”, une pièce dansante et sensuelle actuellement au Théâtre du Rond-Point

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l s'agit d'un véritable hommage à Serge Gainsbourg. Une représentation hypnotique et légère chorégraphiée par Jean-Claude Gallotta pour le bonheur des fans du chanteur et d'amateurs de danse.

Par Véronique Borel

Ils sont douze danseurs en jean, en chemise parfois en soutien-gorge ou torse nu. Douze danseurs qui démontrent par leur danse une belle sensualité sur un fond sonore de Serge Gainsbourg. Jean-Claude Gallotta et ses danseurs ont toujours l'art d'être joyeux et légers malgré le désarroi. Ils font en sorte que le corps en mouvement apporte une joie d'être et de vivre. L'homme à la tête de chou permet au spectateur de se remémorer l'univers de Serge Gainsbourg grâce à notamment à son album du même nom sorti en 1976. Ma lou Marilou est un des titres phares de l'album; ce titre qui est réinterprété pour le spectacle par Alain Bashung et son timbre de voix chaud.

L'homme à tête de chou, une histoire de rencontres

"J'ai croisé l'Homme à tête de chou à la vitrine d'une galerie d'art contemporain. Sous hypnose, j'ai poussé la porte, payé cash, et l'ai fait livrer à mon domicile." disait Serge Gainsbourg. Ce premier contact est la base inspirante de l'album-concept. "Journaliste à scandales tombé amoureux d'une petite shampouineuse assez chou pour le tromper avec des rockers. il la tue à coups d'extincteur, sombre peu à peu dans la folie et perd la tête qui devient chou " poursuivit l'illustre chanteur français.

L'Homme à tête de chou est comme son nom l'indique un être mi-homme, mi-légume qui revit l'histoire tragique et fatale de son amour pour Marilou. Un sentiment qui le pousse à la folie et au crime.

C'est aussi l'histoire d'une rencontre de deux artistes, Jean-Claude Gallotta et Alain Bashung. En 2006, ils se rencontrent au concert donné par le chanteur à Grenoble. Alain veut que Jean-Claude chorégraphie pendant son concert; ce qui n'avait pas pu se faire. Dans la même période, le producteur Jean-Marc Ghanassia propose le projet de l'Homme à tête de chou à Jean-Claude Gallotta. Ce dernier propose à Bashung qui accepte et travaillent ensemble sur toute la mise en place de ce beau spectacle. Une aventure humaine qui s'arrête lorsque Alain Bashung décède en 2009 mais une aventure artistique qui se poursuit avec un succès rencontré la même année et qui reprend cette année au Rond-Point.

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Jean-Claude Gallotta, un chorégraphe passionné

Il est à l'origine de l'un des premiers centres chorégraphiques nationaux et a oeuvré pour de nombreuses pièces dansantes. Jean-Claude Gallotta, chorégraphe et metteur en scène zélé pour son métier débute à New-York où il part travailler avec Merce Cunningham. A son retour en France, plus précisement à Grenoble, sa ville natale, il fonde le Groupe Emile Dubois en 1979. En 1981, son premier ballet Ulysse le met sur la voie de la reconnaissance internationale, jusqu'au Japon où il dirige pendant deux ans entre 1997 et 1999, une compagnie japonaise. Son répertoire de chorégraphies s'enrichit avec Daphnis é Chloé, Hommage à Yves P., ou encore Trois Générations et se croise avec le cinéma et la musique. Gallotta est un auteur associé au Théâtre du Rond-Point où il y a présenté plusieurs chorégraphies depuis quinze ans, dont l'Homme à tête de chou en 2009.

"L'homme à tête de chou", une pièce dansante et sensuelle actuellement au Théâtre du Rond-Point

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19 novembre 2010

William Klein (photographe) à la Galerie Polka

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Vu ce soir. C'était la première fois que j'allais à la galerie Polka située en plein marais avec surtout un local dans une impasse privée d'un charme fou. On ne se croirait pas en plein cœur de Paris !

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La Galerie Polka côté rue

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Les bureaux et la suite de la Galerie Polka côté cour.

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L'impasse privée avec à gauche la Galerie Polka.
Photos prises ce soir avec mon téléphone Nokia N95
Site sur William Klein

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La célèbre photo de Serge Gainsbourg par William Klein pour son tour de chant au Casino de Paris.

Biographie de William Klein

Fils d'immigrés juifs, il suit des études de sociologie puis il effectue son service militaire. Débarquant pour la première fois à Paris, en 1948, en tant que GI, il ne revient aux Etats-Unis que sept ans plus tard, après avoir épousé Paris - où il vit toujours - l'atelier de peinture de Fernand Léger et une Française - Jeanne Florin. Il entame une carrière de photographe, ne se fiant qu'à son instinct. Au début des années 1950, Klein expose des peintures géométriques abstraites. A côté de cela, il tient un journal photographique qui sera édité sous le nom de 'New York'. Suivront d'autres albums sur Rome, Tokyo, Moscou. Puis il commence à réaliser des courts métrages et travaille avec Louis Malle sur 'Zazie dans le métro'. Sa carrière de cinéaste est marquée par l'engagement, notamment auprès des Noirs dont il soutient les luttes, au travers de personnages comme Mohamed Ali, Little Richard ou Eldridge Cleaver. Revenu à la photographie au début des années 1980, Klein est aujourd'hui enfin reconnu à sa juste mesure outre-Atlantique. Après l'International Center of Photography de New York en 1994, le musée d'Art moderne de San Francisco lui rend un grand hommage, refermant ainsi quarante ans de purgatoire dans son pays. A Paris, le centre Pompidou consacre une grande rétrospective à cet Américain qui a longtemps dérouté le monde de l'art.

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