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Jours tranquilles à Paris
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17 mai 2019

« Grand fraudeur fiscal », « cynique », « menteur » : le réquisitoire sévère du parquet contre Patrick Balkany

Par Henri Seckel - Le Monde

Quatre ans ferme ont été requis jeudi, au dernier jour du procès pour « fraude fiscale ». Celui pour « corruption » et « blanchiment », dans lequel le maire de Levallois et sa femme encourent dix ans de prison, débutera lundi.

Le procureur Arnaud de Laguiche a commencé par rappeler cette phrase qu’avait prononcée Patrick Balkany, un jour de 2013, sur un plateau de télévision : « Je suis l’homme le plus honnête du monde. » Il a conclu, une heure plus tard, en estimant que « ce personnage que Balzac n’aurait pas renié » avait surtout fait sienne « la leçon de vie scandaleuse de Vautrin à Rastignac, dans Le Père Goriot : “L’honnêteté ne sert à rien.” »

Entre les deux, le représentant du Parquet national financier (PNF) a requis, jeudi 16 mai, quatre ans de prison ferme avec mandat de dépôt contre le maire (Les Républicains) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Si le tribunal suit ses réquisitions, Patrick Balkany sera incarcéré dès le jugement rendu. Contre Isabelle Balkany, hospitalisée depuis le 1er mai et absente à l’audience, le procureur a requis quatre ans de prison dont deux avec sursis – une peine aménageable. Dix ans d’inéligibilité ont aussi été demandés contre les deux époux âgés de 70 et 71 ans.

Le premier procès Balkany, celui pour fraude fiscale, est terminé. Tout au long du second, qui débute lundi 20 mai et dans lequel le couple encourt dix ans de prison pour des faits de corruption et de blanchiment, résonneront les mots sévères mais jamais outranciers d’Arnaud de Laguiche : « Vous êtes un grand fraudeur fiscal, monsieur. Vous avez fait dire par votre avocat que vous n’étiez ni au-dessus, ni en dessous des lois. Mais ce procès est la preuve que vous mentez. » Incandescent à la barre la veille, Patrick Balkany semblait cette fois éteint sur son strapontin, d’où il a encaissé le réquisitoire en disant parfois non de la tête.

Flots d’argent liquide

De 2009 à 2014, alors qu’ils menaient grand train, lui et sa femme n’ont pas versé un euro au fisc. Au contraire, c’est le fisc qui leur en a versé 7 130, souligne le procureur : le total des impôts sur le revenu qu’ils payaient était inférieur à celui des crédits d’impôt dont ils bénéficiaient sur les salaires versés à leurs employés de maison. « C’est de l’argent que le contribuable français a remis dans la poche de Patrick et Isabelle Balkany. »

Par ailleurs, dans ces mêmes années, le duo « n’a pas versé un centime au titre de l’impôt de solidarité sur la fortune, alors que ses actifs oscillaient entre 16 et 18 millions d’euros ». Le seuil pour payer l’ISF était de 1,3 million d’euros. Montant total de l’impôt (sur le revenu et sur la fortune) éludé selon le fisc : 4,3 millions d’euros. « Et ce n’est qu’une toute petite partie de l’œuvre fiscale des Balkany qui vous est soumise », prescription oblige.

Le procureur énumère alors les désormais célèbres objets du délit, dissimulés ou sous-évalués, y compris ceux que les Balkany contestent avoir possédés ou reçus : le moulin de Giverny, dans l’Eure, la villa Pamplemousse, aux Antilles, la villa Dar Gyucy, au Maroc, et les flots d’argent liquide. Puis il clarifie les choses : peu importe d’où viennent les millions, « ce n’est pas l’origine des fonds qui est jugée ici, c’est la fraude ».

Les explications fournies la veille par Patrick Balkany – notamment les lingots d’or paternels, une nouveauté – ne l’ont manifestement pas convaincu, mais c’est secondaire : « Je ne dis pas qu’il vous ment. Je dis que je ne sais pas. Et je dis que ça doit être taxé. » De même, « il n’est pas interdit d’avoir de l’argent à l’étranger, mais il faut le déclarer ».

La fraude de Cahuzac, « infiniment moindre »

Arnaud de Laguiche prend soin de ne pas trop en faire, mais ne ménage pas pour autant le prévenu. « De tels comportements, notamment de la part d’un élu, ne sont pas tolérables », gronde-t-il, convoquant le souvenir de l’ancien ministre Jérôme Cahuzac, condamné à deux ans ferme en 2018 pour fraude fiscale et blanchiment, coupable d’une fraude « infiniment moindre », et coopératif après ses aveux. Avec les Balkany, « on a rarement vu des élus de la République batailler avec autant de vigueur contre l’administration fiscale de leur pays ».

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« C’est pas un chien, Balkany », avait dit son avocat Me Eric Dupond-Moretti, à l’ouverture du procès. « Vous n’êtes pas un chien, mais vous êtes un cynique », a lancé Arnaud de Laguiche, rappelant un épisode dévastateur pour l’image du prévenu : le 11 juin 2013 à l’Assemblée nationale, le député Balkany interrogeait le gouvernement (socialiste) sur ses intentions en matière de fraude fiscale. Quelques semaines plus tard, il créait Unicorn Business, une société-écran aux Seychelles, pour y dissimuler des fonds.

Face à tout cela, dans ce qui ressemble à une défense impossible, les avocats font ce qu’ils peuvent. Me Pierre-Olivier Sur, conseil d’Isabelle Balkany, tente de démontrer que les biens du couple sont surévalués par le fisc – qui oublie la crise des subprimes, la tempête Irma qui a détruit la villa de Saint-Martin, ou bien ce parking géant à côté de la résidence de Giverny qui la rend « invendable ».

Me Dupond-Moretti, lui, ne cherche même pas à contester les estimations « qui ne sont pas définitives », et n’a plus l’énergie pour batailler sur le strict plan de la procédure – ces « deux procès en un » où l’accusation va piocher dans le dossier de blanchiment des éléments pour nourrir celui de la fraude. Lui qui fut l’avocat de Georges Tron ou de Jérôme Cahuzac concentre ses coups contre « les nouveaux moralisateurs », le « poujadisme judiciaire », « l’époque de la transparence absolue », et des « procès symboles ».

« J’ai fait des fautes »

Il cite une étude démontrant que la fraude fiscale serait une passion française dans toutes les professions : « Chez les déménageurs, il y a 30 % de fraudeurs, 30 % qui n’aiment pas le fisc plus que lui ! Chez les dentistes, 20 %. Les chirurgiens, 50 %. Les boulangers, 25 %. Les taxis, 50 %, etc. Un Français sur cinq se dit prêt à pratiquer la fraude fiscale, et Patrick Balkany serait l’exemple ? Celui qu’il faudrait envoyer en prison pour que le peuple se régale ? La justice de classe, c’est scandaleux. La justice de classe à rebours, aussi », conclut-il, dénonçant « l’humiliation » du mandat de dépôt.

Les derniers mots reviennent à Patrick Balkany qui, pour la première fois, concède : « J’ai fait des fautes. » Puis, se tournant vers le procureur : « Je l’ai trouvé excessif. J’espère que le tribunal en tiendra compte. » Le jugement sera rendu le 13 septembre.

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16 mars 2014

Save the date : VOGUE Paris du mois d'avril en vente le 26 mars

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"Les beaux jours arrivent. Cet avant-goût de l'été dans l'air colore et dope les pages de Vogue ce mois-ci. La mode a ainsi embarqué pour South Beach Miami. Hâlés par les U.V sous un soleil précoce, les tops photographiés par Mario Testino dans la série "Miami Heat" ont la peau couleur caramel et l'allurée libérée, conquérante", écrit Emmanuelle Alt, rédactrice en chef de Vogue Paris, dans l'édito du numéro d'avril 2014. En couverture, le top Cameron Russell continue son engagement pris au TED en 2012 et s'affranchit de la simple image pour faire entendre sa voix. Une rencontre organisée à New York au début de la Fashion Week automne-hiver 2014-2015 et qui s'est poursuivie sous les feux de la Floride. Des clichés vibrants photographiés par Mario Testino et capturant cette Jungle Fever sous les traits de Cameron ou de Malaika Firth. L'énergie magnétique de cette série innerve aussi la beauté, avec Karlie Kloss en trainer de haute volée, la musique avec le dernier disque d'Emmanuelle Seigner en écoute, ou encore les robes pleines d'audace de Riccardo Tisci, posant ici avec ses amis de toujours. Les filles en vogue s'évadent déjà vers le grand bleu avec la série Miss Vogue ou les grandes étendues nomades, quand les jolies têtes blondes du Vogue Enfants attendent les beaux jours dans leurs belles robes blanches romantiques. Un doux parfum de printemps, en kiosque le 26 mars. Texte de Anne-Sophie Mallard

21 mai 2014

GOTLIB au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

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BD - Idole de plusieurs générations de lecteurs, celui qui se présente comme «un dinosaure de la bande dessinée» voit son œuvre présentée au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, à Paris…

Marcel Mordekhaï Gotlieb, dit Gotlib, fêtera ses 80 ans le… 14 juillet! Mais pourquoi attendre pour offrir à ce génie des bulles le feu d’artifice que sa carrière mérite? Adulé par ses pairs, véritable source d’inspiration pour de nombreux humoristes (Alain Chabat le tient pour «un Dieu vivant»), le créateur de Gai-Luron, Pervers Pépère, La Rubrique-à-brac et, avec René Goscinny, des Dingodossiers, demeure, près de 20 ans après avoir rangé ses pinceaux, une des figures les plus emblématiques de l’humour hexagonal. Rien de plus normal, donc, à ce que le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme lui consacre enfin une rétrospective d’envergure.

Une carrière bien remplie

L’ensemble de la carrière de Gotlib y est présenté chronologiquement. Enfin, à l’exception notable -mais compréhensible- de ses travaux les plus crus (Rhââ lovely, Rhââ gnagna, Hamster Jovial et Pervers pépère, publiés dans l’Echo des Savanes et Fluide Glacial dans les années 1970). L’exposition s'ouvre sur ses débuts au journal Vaillant, futur Pif, où il anima la série Nanar, Jujube et Piette (et au sein de laquelle naquit, d’abord en guest, Gai-Luron), se poursuit avec son explosion –grâce aux Dingodossiers et à la Rubrique-à-brac- dans les pages du magazine Pilote, alors dirigé par Goscinny.

«Les mondes de Gotlib» s’achève autour de son travail dans les mensuels L’écho des Savanes, que le maître co-crée en 1972 avec Claire Brétecher et Mandryka, et Fluide Glacial, «magazine d'Umour et Bandessinées», qu’il lance en 1975 avec Jacques Diament. En tout, plus de 150 planches et dessins originaux sont présentés pour la première fois au public. Il sont accompagnés d’archives photographiques, écrites et audiovisuelles.

Des origines fondatrices

On ne saurait honorer une œuvre sans éclairer l’artiste qui en est responsable. De ce point de vue, le fait que l’exposition soit organisée par le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme ne doit rien au hasard. Bien qu’athée, le Grand Prix d’Angoulême 1991 est né d’une famille d’immigrés juifs hongrois. Son père est mort à Buchenwald et Gotlib a lui-même échappé de peu, en 1943, à la déportation. Si l’auteur ne s’est quasiment jamais exprimé sur cet épisode de sa vie (excepté dans son autobiographie «J’existe, je me suis rencontré», publié par Flammarion en 1993), on réalise ici –grâce à des panneaux qui dévoilent ses origines et son enfance- combien il a aussi été fondateur. Et comme l'auto-dérision a du lui permettre d'exorciser ses démons.

Une démarche personnelle

Gai-LuronC’est d’ailleurs «Gotlib lui-même qui a émis le souhait d’être exposé chez nous, précise Virginie Michel, assistante de la commisaire d’expo Anne-Hélène Hoog, après avoir contribué à l’exposition «De Superman au Chat du rabbin» (2007) où il présentait un récit dans lequel il racontait ses traumatisants souvenirs de jeunesse pendant la guerre». Mais quel qu’en soit le contexte, cette rétrospective rend avant tout hommage à une des personnalités les plus unanimement marquantes de la BD mondiale. Et elle a le bon goût de le faire de son vivant !

«Les mondes de Gotlib», du 12 mars au 27 juillet 2014 au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme - Hôtel de Saint-Aignan - 71, rue du Temple - 75003 Paris

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12 juillet 2014

Alfred Dreyfus

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La statue de Dreyfus dans la cour centrale du Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme

Alfred Dreyfus, né le 9 octobre 1859 à Mulhouse, mort le 12 juillet 1935 à Paris, est un officier français d'ascendance alsacienne et de confession juive, victime en 1894 d'une erreur judiciaire qui est à l'origine d'une crise politique majeure des débuts de la IIIe République, l'affaire Dreyfus (1894–1906), au cours de laquelle l'opinion française s'est divisée en deux clans ennemis : les dreyfusards et les antidreyfusards

Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Dreyfus

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Dreyfus

https://www.google.fr/search?q=dreyfus&client=firefox-a&hs=NOM&rls=org.mozilla:fr:official&channel=sb&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=4F0hU9DRAoeX1AWv1YD4DA&ved=0CEYQsAQ&biw=1280&bih=880

12 mai 2014

Le bazar de Gotlib

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L'exposition "Les mondes de Gotlib" met à l'honneur une figure essentielle du 9e art : le dessinateur français Marcel Gotlieb, dit Gotlib, lequel fête cette année ses 80 ans. Près de 200 planches originales, ainsi que des archives photos, écrites et audiovisuelles, sont présentées dans une scénographie chronologique et thématique autour de l'artiste, du juif athée et de l'anticonformiste. Au Musée d'art et d'histoire du judaïsme, à Paris, jusqu'au 20 juillet.

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9 mars 2014

Découvrir BANKSY - Street Art

L’art urbain (ou street art) est une forme d’art contemporain qui regroupe différentes disciplines appliquées dans la rue. L’artiste anglais Banksy est une des personnalités emblématiques de ce mouvement : ses œuvres réalisées avec des pochoirs oscillent entre humour, politique et poésie.

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22 avril 2019

« Gilets jaunes » : Reporters sans frontières et le SNJ dénoncent des atteintes à la liberté d’informer

Deux reporters indépendants ont été placés en garde à vue samedi, notamment pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations ».

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) et Reporters sans frontières (RSF) ont dénoncé, dimanche 21 avril, des atteintes à la liberté d’informer après des incidents entre forces de l’ordre et journalistes survenus la veille, à Paris notamment, lors de l’acte XXIII de la mobilisation des « gilets jaunes ».

« Il y a eu plusieurs interpellations de journalistes et d’autres incidents », a déclaré Vincent Lanier, premier secrétaire national du SNJ, en référence notamment à l’interpellation de deux reporters indépendants à Paris, Gaspard Glanz et Alexis Kraland. MM. Glanz et Kraland ont été placés en garde à vue, samedi, notamment pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations », selon le parquet de Paris.

« On commence à se poser des questions : est-ce qu’il n’y a pas une volonté déterminée d’intimider notamment les photographes sur le terrain ? On a l’impression que certains sont ciblés », a dénoncé Vincent Lanier du SNJ. « Il y a des tensions, c’est vrai, sur le terrain entre des policiers et des photographes, mais de là à interpeller, il y a un gros problème. On est sur une pente très dangereuse par rapport à la liberté d’informer, c’est la liberté de la presse qui est menacée », a-t-il insisté.

Interrogé par l’Agence France-presse (AFP), le ministère de l’intérieur Christophe Castaner assure que « les forces de l’ordre sont mobilisées chaque samedi pour empêcher les violences, assurer la sécurité des manifestants, mais aussi celle des journalistes, régulièrement – et ce samedi encore – pris à partie ». « Si des journalistes sont interpellés – ce qui peut arriver – ils ne le sont évidemment pas ès qualités mais en raison des infractions relevées », promet Beauvau.

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Plusieurs journalistes blessés samedi

« Le nombre d’incidents depuis le début du mouvement des “gilets jaunes” qui visent autant des journalistes professionnels et non professionnels clairement identifiés “Presse” au moment où ils sont en train de filmer ou de photographier entrave le travail de la presse et limite de facto la captation d’images de ces événements qui sont par nature d’un intérêt crucial pour le public », a, de son côté, regretté Catherine Monnet, rédactrice en chef adjointe à RSF.

« Cela va à l’encontre du droit et de la liberté fondamentale d’informer. Les journalistes doivent pouvoir couvrir librement ces manifestations afin de pouvoir rapporter leur déroulement et les agissements des manifestants comme celui des forces de l’ordre », a-t-elle déclaré.

Plusieurs journalistes ont été blessés samedi lors des manifestations. A Toulouse, deux ont été touchés par une « grenade de désencerclement », selon leur témoignage ou celui de leur employeur. Dans la capitale, un photographe de l’AFP « a reçu une grenade lacrymogène dans les jambes » et a « pris un coup, hors action », de la part d’un policier, selon son rédacteur en chef, Olivier Morin. Une vidéaste de l’AFP a de son côté fait savoir que sa chaussure avait pris feu après le tir d’une grenade de désencerclement ; elle a dû être prise en charge par des « street medics ».

21 avril 2019

Thierry Mugler Couturissime

Le Musée des beaux-arts de Montréal présente la première exposition consacrée au créateur français Thierry Mugler. Elle permet de découvrir les nombreux talents de cet artiste hors pair, à la fois couturier visionnaire, metteur en scène, photographe et parfumeur.

OUVERTURE

10 à 17h sauf le mercredi jusqu'à 21h et fermé le lundi

TARIFS

Tarif plein : 24 €

PLUS D'INFOS

Tél : (514) 285-2000

Web : https://www.mbam.qc.ca/expositions/a-laf

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20 avril 2019

Portraits de Johnny Hallyday en majesté: une nouvelle exposition réussie à Paris

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Johnny Star est la quatrième exposition de photos dédiée à Johnny Hallyday depuis sa disparition en décembre 2017. La plus chic aussi. À voir pour ses grands formats signés André Rau, Jim Arndt, Stephen Kyndt, Jeff Manzetti, Shelby Duncan, Ralph Wenig et Sylvie Lancrenon.

Pour les fans de Johnny Hallyday, c’est l’exposition de photos à ne pas manquer. Jusqu’au 12 mai, une quarantaine de portraits de l’idole sont accrochés aux murs blancs de la galerie Mandarine, près de la Bibliothèque Mazarine, rive gauche à Paris. Douze ans de sa vie immortalisés de 1998 à 2012 entre Paris, New York, Los Angeles et sur la poussiéreuse mythique route 66 avec ses amis bikers.

Certains grand format valent vraiment le détour. Comme ce noir et blanc pris en décembre 1998 dans Manhattan par André Rau qui est un clin d’œil à une photo similaire prise avec James Dean en 1955. Même décor, même regard, même manteau sombre. C’est l’une des préférées de Laura Smet, la fille aînée du rocker venue visiter l’exposition incognito, la semaine dernière. Il y a aussi celle drôle et poétique au bord d’une falaise près de Los Angeles en 2011 signée Shelby Duncan, où Johnny Hallyday marche une guitare à la main près d’une décapotable vintage bleue. En se rapprochant, on découvre que la photographe américaine et ses équipes se reflètent dans les pare-chocs. «Parfait pour décorer une cuisine américaine à la campagne», plaisante le galeriste Guillaume Valabrègue. Celle où Johnny Hallyday pose avec un air dur dans une ruelle sombre semble avoir été prise en Italie ou en Espagne mais c’est bien Montmartre qu’on aperçoit au loin. Selon le format, elles sont vendues entre 700 et 3500 euros, signées mais pas numérotées.

Dans cette galerie blanche toute en longueur, on entendrait une mouche voler. Les fans passent de photo en photo. «La veille, l’un d’eux est resté presque trois heures en recueillement total, raconte Guillaume Valabrègue. Une autre s’est effondrée en larmes en achetant le livre-catalogue.» (76 pages, vendu 30 €, ndlr). Pour les fans comme pour Laura Smet, cette exposition rappelle les jours heureux. Sur ces séries produites par l’agence H&K entre 1998 et 2012, Johnny Hallyday est musclé, bronzé. Un conquérant au sommet de sa puissance. On est loin de l’image du monsieur malade décrit lors des procès de la guerre de succession entre sa dernière épouse Laeticia Hallyday et ses deux aînés Laura Smet et David Hallyday.

Après Marseille, la mairie de Levallois-Perret et la galerie Joseph dans le Marais, Johnny la Star est la quatrième exposition dédiée à Johnny Hallyday depuis son décès en décembre 2017. Ici, pas de tenue de scène ou d’objets personnels. Uniquement des photos et Johnny Hallyday toujours seul. «J’ai évidemment d’innombrables photos de lui en famille mais j’ai voulu me concentrer sur l’artiste au travail ou en vacances chez lui sur l’île de Saint-Barthélémy», explique Monique Kouznetzoff qui a organisé cette exposition avec Guillaume Valabrègue.

Cofondatrice de Sygma, à la tête de l’agence H&K depuis 1998, Monique Kouznetzoff est une figure de la photo. Sa spécialité depuis toujours, ce sont les photos de stars prises par de grands photographes de Helmut Newton à Bettina Rheims. Vanessa Paradis, Monica Bellucci, Catherine Deneuve ou encore Isabelle Huppert lui font confiance. «J’ai fait plus de 1000 séances avec Johnny dans ma vie. Il n’aimait pas vraiment poser, se souvient-elle. Il était assez timide. Mais il aimait rencontrer les photographes et leurs univers si loin du sien. Face à leur objectif, il était docile. S’il trouvait le photographe sympa, il prenait du plaisir. De Salut les Copains à 2012, nous avons travaillé quarante ans ensemble. Quand on se voyait, on était content de se retrouver, c’était sympathique», raconte celle qui a cosigné avec l’attaché de presse du Tout-Paris Gil Paquet, un très beau livre sur Johnny Hallyday à l’occasion de ses 50 ans au Parc des Princes.

«En trois semaines, nous avions vendu 50.000 exemplaires, un énorme succès», se rappelle-t-elle. Et puis un jour, Sébastien Farran le nouveau manager de Johnny Hallyday est arrivé. La communication du chanteur a changé pour se porter vers d’autres équipes de photographes, davantage de réseaux sociaux et H&K a arrêté de travailler avec le rocker. Discrète, Monique Kouznetzoff est trop élégante pour se plaindre. C’est sûrement en souvenirs de son amitié depuis toujours avec le rocker et de sa proximité avec la famille qu’elle a pu monter cette exposition. Sébastien Farran qui a pu se montrer intimidant avec plusieurs personnes organisant des évènements liés à Johnny Hallyday, ne s’est pas manifesté ici. «J’expose les productions H&K qui sont très chics. Du travail propre, net et officiel», souligne Monique Kouznetzoff. Et d’ajouter: «je fais vivre nos archives comme je l’avais fait avec les photos de Kate Berry cet automne avec l’aide de Jane Birkin.»

Après Laura Smet, David Hallyday a promis de passer à la galerie Mandarine. Tout comme Nathalie Baye que Monique Kouznetzoff connaît depuis le début des années 1970 avec La nuit américaine de François Truffaut. «J’ai travaillé avec tous. Si Laeticia Hallyday venait à Paris, elle serait bien évidemment la bienvenue.»

Galerie Mandarine, 15 rue de Seine (VIè) Paris. Ouvert du mercredi au samedi de 14h30 à 18h30. Jusqu’au 12 mai.

25 avril 2019

Le nyotaimori (女体盛り?) (littéralement « présentation sur le corps d'une femme »)

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Le nyotaimori (女体盛り?) (littéralement « présentation sur le corps d'une femme »), plus connu sous le nom de « corps sushi », consiste à manger des sashimis ou des sushis présentés sur le corps d'une femme nue.

Ce sous-genre des jeux avec de la nourriture est souvent considéré comme étant une pratique typiquement japonaise attirant l'attention de nombre de médias internationaux. Le fait d'être présentés sur un corps humain conférerait aux sushis, sashimis et maki une température voisine de celui-ci. Mais l'origine du nyotaimori reste floue, aucun restaurant au Japon ne proposant ce type de service. Cette pratique est plutôt considérée au Japon comme jeu sexuel et non comme une tradition culinaire, bien qu'elle soit présentée ainsi dans les autres pays du monde.

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Photos : Petter Hegre

27 février 2014

RANKIN : L'EXPO PHOTO À PARIS (save the date)

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Rosie Huntington-Whiteley par Rankin

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Star des années 90

Enfant terrible de la photo britannique, Rankin a créé, avec Nick Knight ou Miles Aldridge, l'imagerie des années 90. Alliant sa virtuosité technique à l'avènement des logiciels de retouche d’image : "Je n’ai jamais été un grand fan de Photoshop. Mais, disons que plus jeune je n’étais pas très patient." Né en 1966 à Glasgow en Ecosse, John Rankin Waddell de son vrai nom, a fondé en 1991 le magazine de mode Dazed & Confused avec le journaliste Jefferson Hack, père de la fille de leur mannequin vedette : Kate Moss.

Photographe punk

A l’époque, il photographiait des nus agressivement sexy et créait ses sulfureux "Dead Models" (mannequins assassinés retrouvés dans une poubelle ou une ruelle). "J’étais très hédoniste, beaucoup de musique, de sexe, de drogue. Bien souvent je ne me souviens plus des shootings et les clichés sont la seule preuve que j’y étais. Aujourd’hui on me demande souvent de refaire ce que j’ai fait dans les années 90. Mais je veux rester connecté à mon époque. Ne pas recréer la même chose, jamais."

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Désormais, Rankin tire le portrait de la Reine Elisabeth en une image clin d’œil au punk, shoote les Rolling Stones, participe à la métamorphose de Miley Cyrus, et réalise des pub pour Dior, Chanel ou la nouvelle Ford Mustang. "Aujourd’hui, je suis moins agressif, moins dans la confrontation avec ceux que je photographie. Je prends le temps de capter le regard, la réalité intérieure des gens." Ce qui ne l’empêche pas  d’accoucher encore d’images séduisantes et punchy. "J’ai toujours été un photographe pop, dans le sens de populaire, pas très versé dans l’introspection. Mes images recherchent un impact émotionnel immédiat."

PHOTO >>> Rankin, exposition « Eat Me Naked » à la A Galerie, Paris.

Rankin exposition du 05/03/2010 au 17/04/2010.

Co-fondateur du magazine Dazed and Confused et photographe Rankin, expose actuellement ses «Mange-moi, à poil» à la  A Galerie à Paris. Son objectif est passé de Kate Moss à la reine d’Angleterre, Rankin est un photographe éclectique ayant un large spectre de sujets, tout en mettant l’accent sur le nu pour notre plus grand bonheur, évidemment.

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A. galerie Rue Léonce Reynaud, 4 - 75116 Paris - Rankin exposition du 05/03/2010 au 17/04/2010.

13 avril 2019

Paradis Latin - Iris Mittenaere, la nouvelle meneuse de revue du Paradis Latin

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Iris Mittenaere, la nouvelle meneuse de revue du Paradis Latin

La talentueuse Iris Mittenaere est officiellement la meneuse de revue de “l’Oiseau Paradis”, le nouveau spectacle du Paradis Latin chorégraphié, mis en scène par Kamel Ouali et produit par Walter Butler à partir du 2 mai 2019.

Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Quel sera son rôle ? On vous en dit plus ici (et sur nos réseaux sociaux en exclusivité !).

Iris Mittenaere : une Miss aux multiples talents

Le Paradis Latin présente tous les soirs sa revue « Paradis à la Folie ». Mais cette année, le Cabaret évolue et avance aujourd’hui main dans la main avec Kamel Ouali, célèbre chorégraphe et metteur en scène français, sur le nouveau spectacle du Paradis Latin : « L’Oiseau Paradis ».

Déterminé à offrir le plus merveilleux des spectacles aux spectateurs français et du monde entier, Kamel Ouali à mis la barre très haute pour ses auditions. C’est donc sans surprise qu’une troupe de danseurs/euses et chanteurs/euses incroyablement talentueux ont été recrutés.

Le chorégraphe n’a pas cessé de nous surprendre ! En effet, l’ex Miss France, Miss Univers, et finaliste de Danse avec les Stars, Iris Mittenaere, a été choisie pour revêtir le rôle principal et essentiel au Cabaret : Meneuse de Revue.

Ses répétitions ont d’ores et déjà commencé, et nous avons hâte de pouvoir vous en dire plus prochainement !

L’histoire d’Iris Mittenaere

Iris Mittenaere est fille de professeurs et est originaire de la région Nord-Pas-de-Calais. Plus tard, elle pratiquera plusieurs activités telle que la gymnastique, le théâtre, l’équitation et bien entendu sa passion de toujours : la danse.

Lors de sa dernière année de chirurgie dentaire, elle participera au concours de beauté de Flandre, qu’elle remportera le 2 mai 2015. Dans la même année, elle sera aussi la grande gagnante de l’élection Miss Nord-Pas-de-Calais.

Le rêve se poursuit pour Iris Mittenaere car celle-ci sera couronnée Miss France 2016, puis Miss Univers le mois qui a suivi. En définitive, Iris Mittenaere aura été couronnée 4 fois Reine de Beauté en moins d’un an.

Succès après succès, on peut dire que le destin fait bien les choses car aujourd’hui, 4 ans jour pour jour après son tout premier couronnement, Iris Mittenaere réalise son tout premier rêve : danser pour son idole d’enfant Kamel Ouali.

Iris Mittenaere sera à partir du 2 mai 2019, la Meneuse de Revue du Paradis Latin pour le nouveau spectacle de Kamel Ouali : « L’Oiseau Paradis ».

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13 avril 2019

Loïc Prigent lance sa chaîne YouTube

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Voilà quelque temps maintenant que les célébrités se lancent dans le monde impitoyable de YouTube. Sous l'impulsion de Derek Blasberg, Victoria Beckham et Naomi Campbell avaient investi la plateforme vidéo. Désormais, c’est au tour de Loïc Prigent. Le documentariste, qui comptabilise déjà 3 000 abonnés sur sa chaîne, rajoute ainsi une corde à son arc : il est en effet déjà aux manettes de (entre autres) 5 minutes de mode (partiellement diffusé sur Instagram), 52 minutes de mode, et plusieurs documentaires.

Pour sa première vidéo, Loïc Prigent s’est invité dans les coulisses du défilé Jacquemus automne-hiver 2019-2020, qui a eu lieu en février 2019. Un épisode de 24 minutes à voir et à revoir sans modération.

11 avril 2019

Brexit : les Européens optent pour un report flexible jusqu’au 31 octobre

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Par Cécile Ducourtieux, Bruxelles, bureau européen, Cédric Pietralunga, Jean-Pierre Stroobants, Bruxelles, bureau européen

Emmanuel Macron, qui souhaitait une extension courte au 30 juin, a été contraint au compromis. Londres pourra toutefois quitter l’Union européenne avant cette date, dès que son Parlement aura ratifié un accord.

Le Brexit, qui a déjà livré un lot conséquent d’expressions, en a offert une nouvelle aux journalistes, mercredi 10 avril : « Halloween Brexit ». Après avoir été annoncé pour le 29 mars, puis pour le 12 avril, le « prochain » Brexit devrait avoir lieu le 31 octobre, pour la fête anglo-saxonne des citrouilles et des sorcières.

C’est cette date qu’ont fini par arrêter les vingt-huit dirigeants de l’Union européenne (UE), Theresa May compris, même si elle n’a pas vraiment eu son mot à dire, après quatre heures de discussion serrée lors d’un Conseil européen extraordinaire, à Bruxelles.

Les chefs d’Etat et de gouvernement sont sortis de la négociation avec un compromis typiquement européen : ils ont coupé la citrouille en deux.

La première ministre britannique réclamait un délai jusqu’au 30 juin pour éviter un « no deal » catastrophique le 12 avril, les élus de la Chambre des communes ayant voté trois fois contre l’accord de divorce négocié avec Bruxelles. Et son offre de négociation à Jeremy Corbyn, le chef de file des travaillistes, n’a jusqu’ici produit aucun résultat. « Des désaccords profonds demeurent sur la nature de notre relation future avec l’Europe », indiquait, mercredi, un responsable du Labour.

Le Brexit au congélateur

Si, par extraordinaire, le gouvernement britannique parvenait à faire ratifier le traité du divorce dans les semaines ou les mois qui viennent, et avant la fin octobre, le Brexit serait effectif « le premier jour du mois suivant » cette ratification, précisent les conclusions du Conseil. Si, en revanche, le pays était toujours membre de l’UE au moment des élections européennes, du 23 au 26 mai, mais n’y participait pas (alors que c’est une obligation légale), il sortirait, dans le cadre d’un « no deal », le 1er juin.

Avant la discussion, la grande majorité des Etats membres avait l’intention d’accorder une extension « longue » de l’article 50 (la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’UE), « d’un an au maximum », selon Donald Tusk, le président du Conseil et principal promoteur de cette solution, avec la chancelière Angela Merkel.

Le but était de mettre littéralement le Brexit au congélateur, face à l’incapacité des Britanniques à décider eux-mêmes de leur sort. Le temps de gérer une séquence politique aussi délicate que cruciale pour l’UE : les élections européennes, avec le renouvellement de l’hémicycle de Strasbourg, puis la nomination de la nouvelle présidence de la Commission, du Parlement et du Conseil européens.

Emmanuel Macron, très isolé – car soutenu seulement par l’Espagne, la Belgique, le Luxembourg et Malte –, prônait, lui, une extension au 30 juin maximum, afin de maintenir une pression intense sur les Britanniques et les amener à ratifier finalement l’accord de retrait. Ou à dégager un consensus entre travaillistes et conservateurs sur un divorce avec maintien dans l’union douanière. La France, indiquait le président, estime qu’« on ne peut pas rester éternellement si on n’a pas de perspective pour sortir ». « Pour nous la situation de “no deal” est une vraie option », poursuivait-il, refusant que l’UE soit « engluée dans l’incertitude du Brexit ».

Macron « seul contre tous »

A son arrivée, M. Macron s’était d’ailleurs voulu martial. « Pour moi, rien n’est acquis, rien, et en particulier quand j’entends les rumeurs, aucune extension longue », avait-il lancé. « Nous avons négocié pendant deux ans un accord de retrait, beaucoup de temps a été donné, il faut maintenant en venir aux décisions », avait-il ajouté, donnant le sentiment de vouloir précipiter les choses, malgré les réticences allemandes. Certains ont même cru que le président français irait jusqu’à mettre son veto à une nouvelle extension, provoquant un « no deal » le 12 avril – la première date limite, fixée lors du Conseil européen des 21 et 22 mars.

La posture se voulait gaullienne – « seul contre tous ». « Tout n’est pas préférable au “no deal” », avait expliqué un conseiller de l’Elysée, alors que la discussion battait son plein dans le bâtiment Europa, qui accueille les réunions des Vingt-Huit.

Le président français était sur la même ligne que Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, lui aussi désireux de maintenir la pression sur Londres, de peur que le divorce tourne au mauvais remake du film Un jour sans fin. Et afin d’éviter cette habitude si européenne de procrastiner, de renvoyer les difficultés au lendemain, de « kick the can down the road » comme disent les Britanniques, que l’on peut traduire par « repousser la poussière sous le tapis ».

Avec une extension de plus de six mois, M. Macron a toutefois cédé du terrain. Il a certes obtenu que le Brexit soit à l’agenda du Conseil des 20 et 21 juin, mais de toute façon, le sujet, étant donné son importance, aurait forcément été sur la table. La France n’a par ailleurs arraché qu’un engagement symbolique de Londres de ne pas bloquer la machine européenne (« Le Royaume-Uni doit s’abstenir de prendre en otage » les décisions de l’UE à Vingt-Sept, précisent les conclusions), alors qu’elle insistait pour que le pays soit privé de son droit de veto sur certaines décisions de l’UE.

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Couac franco-allemand

Angela Merkel et les adeptes de l’extension longue – Donald Tusk, le président de la Commission Jean-Claude Juncker, et une bonne quinzaine de pays membres –, ont accepté de revenir sur leur projet d’un report au 31 décembre 2019, voire au 31 mars 2020.

« La butée du 31 octobre nous protège » car c’est « une date clé, avant l’installation d’une nouvelle Commission » européenne, a expliqué M. Macron. Théoriquement, celle-ci ne prendra en effet ses fonctions que le 1er novembre, avec son collège de commissaires au complet. Théoriquement seulement : beaucoup, à Bruxelles, redoutent déjà qu’elle ait du retard à l’allumage, anticipant que certains commissaires, envoyés par des gouvernements populistes, rateront leurs auditions devant le Parlement.

Mercredi soir, les Vingt-Sept ont évité de peu la désunion, eux qui étaient, jusqu’à présent, restés soudés sur ce dossier. La soirée avait mal commencé avec un Emmanuel Macron fatigué et tendu et une Angela Merkel arborant une mine sévère. Une rencontre bilatérale entre les deux responsables n’avait duré qu’un quart d’heure. La chancelière aurait, auparavant, confié aux autres dirigeants du Parti populaire européen qu’elle ne comprenait pas « la rationalité de Macron ». Ce couac prouve, s’il en était besoin, que le moteur franco-allemand est vraiment en panne.

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La question est, désormais, de savoir si le Brexit aura effectivement lieu un jour. « Malgré le report, le Royaume-Uni peut encore quitter l’UE le 22 mai, cela évitera au pays de tenir des élections européennes », affirmait Theresa May, toujours vaillante, à presque 3 heures du matin, jeudi 11 avril. M. Tusk, lui, évoque « une extension aussi flexible que je l’attendais, mais plus courte que je l’attendais ». Susceptible, toutefois, d’assurer le maintien du Royaume-Uni dans l’UE, suggère-t-il à demi-mot…

La vérité est, en fait, que les Européens à Vingt-Sept semblent autant dans l’impasse que les Britanniques, dès lors qu’ils ont majoritairement exclu l’hypothèse du « no deal ». Si, de leur côté, les Britanniques persistent dans leur refus de ce « divorce ordonné » tout en continuant à se déchirer sur la forme du Brexit qu’ils souhaitent, leurs (ex- ?) partenaires se retrouveront à nouveau au bord de la falaise. Pour Halloween.

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10 avril 2019

Claude Lalanne est décédée

Dans la nuit du 9 avril, l’artiste Claude Lalanne, l’épouse de François-Xavier Lalanne avec lequel elle a signé de nombreuses sculptures, est décédée à Fontainebleau.

C’est son galeriste parisien, Jean-Gabriel Mitterand, qui nous a appris la nouvelle. C’est hier soir qu’est morte Claude Lalanne, la célèbre créatrice de sculptures, fauteuils, bars, bustiers, ceintures et colliers, née en 1925 à Ury. Son parcours la conduit des Arts déco à la galerie Alexandre Iolas, des collections des Noailles et Rothschild au jardin des Halles (malheureusement détruit lors du récent réaménagement). Ses créations sont toujours empreintes d’humour et de fantaisie. Fini « son regard gris-vert, ironique et paisible », dont parlait son ami et commanditaire Yves Saint Laurent dans Vogue en 1994. Pour moi, elle a créé des bijoux et des sculptures que j’enroulais autour de mes mannequins. Dans mes maisons, il y a toujours des œuvres de Claude. À Paris, un salon de miroirs, écho de Nymphenburg. À Deauville, des sièges de larges feuilles bleu pâle, une conversation pour un salon de thé en plein air, des candélabres pleins de force où s’enroulent des volutes de branches. À Marrakech, des couverts venus tout droit d’un herbier ». Cette collaboration avec Yves Saint Laurent a commencé en 1969 pour sa collection automne-hiver, quelque temps après son mariage avec François-Xavier. Tout le monde connaît les célèbres Moutons-sièges de François-Xavier ou le Géant Choupatte de Claude. Ils ont ensuite produit des œuvres à quatre mains avec le versant intime et baroque de Claude et celui plus drôle et monumental de François-Xavier. De nombreuses expositions ont marqué leur carrière, du château de Chenonceau en 1991 à la rétrospective du musée des Arts décoratifs à Paris en 2010, mise en scène par leur autre grand collectionneur Peter Marino. À 93 ans, elle rejoint donc son époux parti en 2008 et regagne ce pays des hommes à la tête de chou, des hippopotame-baignoire et des pommes-bouche. Un pays que n’aurait pas renié le surréaliste André Breton ou le peintre René Magritte.

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Il y a vingt-cinq ans disparaissait Serge Gainsbourg. En 1976, l’artiste sort un album, "L’homme à la tête de chou", directement inspiré d’une sculpture réalisée par Claude Lalanne, la femme de l’artiste agenais François-Xavier Lalanne

Je suis l’homme à tête de chou / Moitie légume et moitié mec / Pour les beaux yeux de Marilou / Je suis aller porter au clou ma Remington / Et puis mon break / J’étais a fond de cale à bout de nerfs / J’avais plus un kopek". Sorti en novembre 1976, cet album-concept de Serge Gainsbourg arrive après une période difficile pour l’artiste. Il arrive, en effet, après "Histoire de Melody Nelson" en 1971, qui ne remporte pas tout de suite le succès mérité, "Vu de l’extérieur" (1973) et "Rock Around the Bunker" (1975), qui sont accueillis dans une quasi-indifférence.

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Le couple Lalanne

9 avril 2019

Champion de la provoc, l'artiste John Hamon se projette en licorne sur la tour Eiffel

STREET ART L’artiste au visage le plus célèbre de la capitale s’est associé avec la marque de cosmétiques Merci Handy pour faire une projection sauvage sur la tour Eiffel dans la nuit de jeudi à vendredi.

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Le visage de l'artiste John Hamon en licorne sur la Tour Eiffel dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 avril 2019 — Merci Handy

L’artiste John Hamon placarde sa tête partout dans Paris depuis 2001. Sa dernière performance, projeter son visage en licorne sur la tour Eiffel.

Une performance pour laquelle il s’est associé avec la marque de cosmétique Merci Handy. Une collaboration qui pourrait faire penser à une pub, mais dont l’artiste se défend.

Ultime « pied de nez ». Dans la nuit de jeudi 4 au vendredi 5 avril, l’image d’une licorne a été projetée sur la tour Eiffel, entre 1h30 et 3h du matin. A la fin de cette performance artistique sauvage, la tête de John Hamon, l’artiste qui placarde son visage partout dans Paris depuis 2001, est apparue grimée en licorne sur la dame de fer.

La signature d’un projet réalisé en collaboration avec la marque de cosmétique Merci Handy, qui réalise par exemple les gels nettoyants pour mains à paillettes. Une opération en prévision de la journée mondiale de la licorne le 9 avril.

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Le visage de l'artiste John Hamon en licorne sur la Tour Eiffel dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 avril 2019 - Merci Handy

« Une façon de faire un pied de nez aux institutions culturelles »

C’est la première fois que l’artiste collabore avec une marque. Une démarche pas toujours bien vue dans le monde de l’art où on pourrait l’associer à de la publicité et qui pose la question de la liberté d’expression de l’artiste. Mais de son côté, John Hamon la présente comme une ultime provocation. « C’est une façon de faire un pied de nez aux institutions culturelles, explique-t-il à 20 Minutes. Aujourd’hui, ce sont elles qui permettent aux artistes d’avoir une légitimité et de la valeur, mais elles en représentent très peu. On est obligé de trouver d’autres solutions pour exister et être financé. »

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John Hamon de John Hamon - John Hamon

L’artiste assure également que cette collaboration et projection s’inscrit dans la continuité de son œuvre. En effet, se faire connaître par le simple fait de placarder la même photo de son visage pendant dix-huit ans est une manière d’interpeller sur la notion de promotion dans le milieu de l’art. Son mantra : « C’est la promotion qui fait l’artiste ou le degré zéro de l’art ». « Mes actions ont un sens promotionnel. Là je le pousse à son paroxysme », décrypte-t-il.

« Les artistes sont friands de trouver d’autres moyens de s’exprimer »

De son côté, l’entreprise Merci Handy qui a l’habitude d’organiser des OP de communication innovante mettant en avant la licorne, symbole de la marque, nous assure avoir uniquement financé l’artiste à hauteur du matériel investi et des heures passées pour réaliser l’œuvre. « Les artistes sont friands de trouver d’autres moyens de s’exprimer. Lorsque c’est pertinent entre l’artiste et la marque, nous ne voyons pas où est le problème. »

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La projection d'une licorne sur la Tour Eiffel par l'artiste John Hamon dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 avril 2019 - Merci Handy

Merci Handy promet n’avoir absolument rien imposé à John Hamon quant au dessin projeté. De son côté, l’artiste nous explique qu’il souhaitait travailler autour de la licorne depuis un certain temps. « La figure de l’artiste étant parfois comparable à cet animal à la fois magique mystérieux et unique, j’ai souhaité apparaître sous cette forme le temps d’une projection pour apporter un moment de magie et ouvrir la porte du réel qui semble parfois sans issue vers l’imagination ou tout est possible », expose-t-il.

13 février 2014

TREATS Magazine : Davide Bellemere (photographe)

Le Treats est un magazine trimestrielle en édition limitée regroupant ce qui ce fait de mieux dans le monde du luxe et de l’exclusif à travers artistes, models, stylists, écrivains ou photographes renommés. Pour ce 6ème numéro, ils ont fait appel au photographe David Bellemere pour shooter Emilie en mode 70′s…Superbe !

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TREATS! MAGAZINE ISSUE 6 PREVIEW from TREATS! MAGAZINE on Vimeo.

10 janvier 2014

Exposition Zeng Fanzhi au MAM (vu hier soir)

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Zeng Fanzhi (chinois : 曾梵志 ; pinyin : zēng fànzhì), né en 1964 à Wuhan, province de Hubei, Chine est un artiste chinois basé à Pékin.

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Il a battu le record du prix d'une œuvre asiatique avec « Mask Series 1996 No. 6 », vendu 7,5 millions de dollars euros à Hong Kong, lors de l'inauguration de Christies de Hong Kong en 2008, puis, la même année, un nouveau record avec 317,384 millions de dollars de Hong Kong (31,7 millions d'euros) pour « La Cène » au Hong Kong Convention and Exhibition Centre.

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Parmi ses œuvres, on peut citer la collection de masques, représentant différents personnages, parfois célèbres (comme Andy Warhol à ses côtés), portant l'écharpe rouge donnée aux écoliers méritant en Chine. N'étant pas un très grand travailleur à l'école, il n'avait pas obtenu cette écharpe au début de sa scolarité.

Se souvenant de voyages qu'il avait fait en se nourrissant uniquement de pastèques, il en peint sur plusieurs de ses tableaux, comme dans son œuvre, « la Cène », reprenant l'œuvre de Léonard de Vinci, où il se représente au milieu de la table, à la place de Jésus Christ et où la table est couverte de pastèques.

Plus récemment, il s'est inspiré d'œuvres de grands artistes, comme la célèbre aquarelle « Le Lièvre » d'Albrecht Dürer, en la transposant dans son propre univers pictural fait de traits entremêlés et dans un grand format.

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http://www.parismatch.com/Culture/Art/Zeng-Fanzhi-au-sommet-542514

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http://www.mam.paris.fr/en/expositions/zeng-fanzhi

ZENG FANZHI

Le Musée d'Art moderne de ta Ville de Paris présente la première rétrospective française du peintre chinois Zeng Fanzhi, artiste largement reconnu aujourd'hui par les collectionneurs et le milieu institutionnel. Zeng Fanzhi utilise depuis les années 1990 à travers son œuvre un langage original: si on remarque d'abord dans son travail l'héritage issu de la tradition du paysage dans la peinture chinoise, on peut aussi y déceler de nombreuses influences occidentales, comme notamment Warhol, Bacon, Balthus ou Pollock.

On peut cependant difficilement réduire son œuvre à la simple assimilation des modèles orientaux et occidentaux, traditionnels et modernistes. En ayant multiplié les styles et les thématiques, l'artiste fait preuve d'une volonté de recherche, tant picturale qu'intellectuelle, et d'une technique contrôlée. Si certaines œuvres rappellent des souvenirs de jeunesse, des images du passé politique chinois mais aussi des reminiscences du Pop Art, les récents portraits et paysages s'approchent d'une abstraction plus sombre Ces polyptyques

gigantesques, barrés de ronces d'où fourmillent animaux et corps humains, sont d'un expressionnisme contenu qui se réfère parfois à la peinture allemande et en particulier à celle de Dürer. La confrontation à ces toiles laisse le spectatew seul face à une infinité, comme une étreinte dans le monde intérieur de l'artiste.

Cette exposition, réalisée en étroite collaboration avec Zeng Fanzhi, est l’occasion de découvrir l'ensemble de sa carrière à travers un accrochage à rebours d'une quarantaine de toiles et de sculptures de 2013 à 1990.

Zeng Fanzhi est né en 1964 à Wuhan, dans la provnce du Hubei. Formé à l'Écote des Beaux- Arts de sa ville natale, il découvre durant ces années d’enseignement l’art contemporain, chinois et occidental. Nourri par ces influences et soucieux de connaître un contexte plus effervescent, il part s'instalter en 1993 à Pékin où il vit et travaille depuis.

Toutes les photos de ce reportage photographique ont été prises avec ma GOPRO.

10 janvier 2014

Galerie Templon : Gérard Garouste

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Gérard Garouste est interne au Collège du Montcel puis fait ses études à l'École des beaux-arts de Paris de 1965 à 1972, dans l'atelier « abstrait » de Gustave Singier2. Il découvre alors Marcel Duchamp et l'art conceptuel. À cette époque, il pratique essentiellement du dessin d'humour et crée de nombreuses scénographies pour son ami l'auteur et metteur en scène Jean-Michel Ribes (notamment sur les spectacles Il faut que le Sycomore coule, Jacky parady etc.). En 1977, il présente au Palace Le Classique et l'Indien, un spectacle dont il est l'auteur, le metteur en scène et le décorateur. Depuis 1979, il vit et travaille dans l'Eure. Il intervient au Palace jusqu'en 1982, comme scénographe et comme peintre. C'est une exposition de Jean Dubuffet et des œuvres d'art Brut qui le décident à s'orienter dans la voie de la peinture figurative à la fin des années 19702.

En 1980, il expose pour la première fois à la galerie Durand-Dessert, avec une peinture figurative, mythologique et allégorique. Sa première exposition internationale a lieu à New York en 1982 à la Holly Solomon Gallery. D'autres suivront, notamment chez Leo Castelli et Sperone. Il est le seul artiste français invité à l'exposition Zeitgeist à Berlin. La reconnaissance institutionnelle arrive en 1987, au CAPC de Bordeaux, où il présente conjointement huiles sur toiles et acryliques sur indienne, puis à la Fondation Cartier.

Il a réalisé des œuvres ou des décors pour le palais de l'Élysée, des sculptures de la cathédrale d'Évry, le plafond du théâtre de Namur, une fresque pour la salle des mariages du bel hôtel de ville gothique de Mons ou encore les vitraux de l'église Notre-Dame de Talant. En 1989, Garouste réalise le rideau de scène du théâtre du Châtelet.

Une étape importante de son action est la création en 1991 de l'association La Source, à La Guéroulde dans l'Eure, qui aide des enfants et des jeunes issus de milieux défavorisés, voire en situation d'exclusion, à s'épanouir en participant à des ateliers animés par des artistes professionnels.

Il reçoit commande, en 1996, d'une œuvre monumentale pour la Bibliothèque nationale de France, mêlant peinture et fer forgé. Sculpture et gravure l'attirent de plus en plus, ainsi que l'illustration de textes universels, de Don Quichotte à la Haggadah. En 2001, il présente, à la Fondation Cartier, Ellipse, ensemble de toiles montées sur une architecture qu'il a lui-même dessinée. En 2008, sur commande d'État, il crée la maquette d'une tapisserie d'Aubusson monumentale de 24 m2, le Murex et l'Araignée, installée dans l'escalier d'honneur de l'hôtel de ville d'Aubusson. Depuis 2001, il est représenté par la galerie Daniel Templon.

Ses peintures, figuratives, font souvent référence à la Bible qu'il étudie intensément parallèlement à l'apprentissage de l'hébreu entamé à la fin des années 90.

Gérard Garouste est le mari de la designer Elizabeth Garouste. Par ailleurs, il explique librement avoir régulièrement vécu des crises et des moments de délires psychiatriques, décrits dans son livre L'Intranquille, pour lesquels il a été traité notamment dans sa jeunesse à l'hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif3 et plus récemment à l'hôpital Sainte-Anne. Source Wikipedia

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Gérard Garouste
Contes ineffables
January 11 > February 26, 2014
Paris - 30 rue Beaubourg

7 janvier 2014

La Fête du Graphisme, du 8 janvier au 18 février à Paris

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Du 8 janvier au 18 février, c'est la première édition de la Fête du graphisme, une plateforme d'échanges, de visibilité et d'expositions dans tout Paris. Cette fête réunit 200 designers graphiques, 45 pays, 500 affiches du monde entier.

Le programme :

8 janvier - 18 février 2014
Exposition "Célébrer Paris", dans Paris (8 janvier - 18 février 2014) et sur les Champs-Élysées (22 janvier - 5 février 2014) : une commande d'affiches originales à 40 graphistes français et étrangers.

30 janvier - 2 février 2014
Les Expositions aux Docks - Cité de la Mode et du Design
- Paris invite le monde. 350 affiches de 45 pays des 5 continents
- Un tour de France des jeunes designers graphiques
- Gig Posters. 150 affiches underground américaines contemporaines
- Galerie Anatome. 50 expositions – le film
- La saga graphique de France Télévisions

30 janvier 2014
Rencontres professionnelles à la Bibliothèque nationale de France
Investir la commande, avec la participation de professionnels de la chaîne graphique et de graphistes français et étrangers.

La Nuit du générique au MK2 Bibliothèque
Avec la participation de créateurs français et étrangers.

31 janvier 2014
Rencontres professionnelles à l'Institut français de la mode
Sur l'enseignement du design graphique, devenir graphiste. De la commande fictive à la commande réelle, avec la participation d'enseignants et de graphistes français et étrangers.

1er février 2014
Projections à la Gaîté lyrique
- Un tour de France des jeunes designers graphiques
Projection exceptionnelle de clips musicaux, publicitaires, de génériques de films
et de films expérimentaux.
- Happening graphique

Plus d'informations sur le site officiel de la Fête du Graphisme.

2 janvier 2014

Exposition à la MEP : David Lynch

Exposition : David Lynch

Small Stories

Du 15.01.14 au 16.03.14

Cinéaste de renom, David Lynch est aussi artiste plasticien, designer et musicien. Pour la Maison Européenne de la Photographie, qui lui a donné carte blanche, il a imaginé « Small Stories ». De petites histoires, autour d’une quarantaine de ses photographies en noir et blanc, créées spécialement pour l’exposition. Des images oniriques, troublantes, habitées… dans lesquelles le visiteur retrouvera les motifs récurrents de l’univers de David Lynch.

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31 décembre 2013

Voeux du Président de la République

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Le chef de l'Etat a assuré ce soir lors des vœux aux Français vouloir réduire la dépense publique et «assumera la responsabilité» du programme d'économies.

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François Hollande a proposé ce soir un «pacte de responsabilité», avec «moins de contraintes» pour les entreprises, afin de «gagner» la «bataille» de l’emploi, lors de ses voeux à l’Elysée. «Nous aurons besoin de la mobilisation de tous pour gagner cette bataille» et «c’est pourquoi je propose un pacte de responsabilité aux entreprises. Il est fondé sur un principe simple: moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en même temps, une contrepartie: plus d’embauches et plus de dialogue social», a-t-il déclaré.

«Je vous le redis ce soir: je n’ai qu’une priorité, qu’un objectif, qu’un engagement, c’est l’emploi», a-t-il affirmé. Selon lui, «en 2013, le chômage est resté à un niveau encore élevé, même si la tendance de ces derniers mois s’améliore». «Les résultats sont forcément longs à apparaître, mais ils sont là. Et j’ai confiance dans les choix que j’ai faits pour le pays», a dit Hollande. «Chaque emploi créé, c’est un peu de force reconquise. Chaque chômeur qui reprend un travail, c’est une famille qui respire, c’est de l’espoir qui revient, c’est du pouvoir d’achat qui est regagné, de la justice sociale qui est retrouvée», a-t-il souligné.

Alors que le président s’était engagé à inverser la courbe du chômage fin 2013, celui-ci est reparti à la hausse en novembre avec 17.800  demandeurs d’emploi sans activité supplémentaires. Fin novembre, 3,29 millions de demandeurs d’emploi sans activité pointaient à Pôle Emploi.

François Hollande a aussi estimé que la crise s’était «révélée plus longue, plus profonde que nous l’avions nous-mêmes prévu». «Et nous en avons payé le prix avec une croissance faible et une succession de plans sociaux»: «L’état même du pays a justifié que je vous demande des efforts», a-t-il souligné. «Et je sais ce qu’ils représentent. Les impôts sont devenus lourds, trop lourds, à force de s’accumuler depuis de nombreuses années», a-t-il dit.

Par ailleurs, le chef de l'Etat s'est à nouveau posé en rassembleur. «Je serai intransigeant face à tout manquement, face au racisme, face à l’antisémitisme, face aux discriminations. La République, elle n’est pas négociable», a déclaré le chef de l’Etat dans une allocution radiotélévisée.

31 décembre 2013

"Mugler Follies" - vu hier soir

16 février 2019

Laetitia Casta, femme rock'n'roll et accomplie pour IKKS

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par Helena Ergisi

C'est officiel, Laetitia Casta est le nouveau visage d'IKKS. Pour célébrer son vingtième anniversaire, la marque française est bien décidée à marquer les esprits avec cette égérie au parcours unique et hors norme.

Pour sa campagne Printemps/Eté 2019, IKKS met tout le monde d'accord en choisissant une égérie de taille qu'on ne présente plus : Laetitia Casta. Actrice, muse, comédienne et mannequin, elle incarne aujourd'hui la femme française dans toute sa splendeur. A 40 ans, elle est libre, affirmée et rayonnante. Trois adjectifs qui collent parfaitement à la marque française, qui célèbre cette année son vingtième anniversaire. Des podiums aux planches, des paillettes au 7ème art, sur écrans ou derrière la caméra, Laetitia Casta ne s'essouffle jamais et elle est bien décidée à maintenir son statut d'icône de mode. Plus rock'n'roll et assumée que jamais pour IKKS, la Française ne cesse de nous surprendre.

Spontanément passionnée et naturellement engagée, les valeurs de Laetitia Casta résonnent parfaitement avec l'ADN d'IKKS. Sous l'oeil du photographe australien Chris Colls, l'actrice française s'adonne à un exercice qu'elle maîtrise sur le bout des doigts et le résultat est à la hauteur de nos attentes : moderne et envoûtant. Véritable mix & match des iconiques de la marque, les huit looks dévoilés collent aussi à la personnalité de cette femme belle et rebelle à la fois. Smoking, perfecto en cuir noir, mini-short en jean... Stylistiquement parlant, la femme française selon IKKS n'a peur de rien et s'assume complètement. Une vision de la mode qui fait du bien et qu'on approuve totalement.

16 janvier 2017

Exposition Mexique au Grand Palais, derniers jours

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Plus que quelques jours pour découvrir Mexique de 1900 à 1950, l'exposition au Grand Palais. À travers un panorama complet de la création artistique (peinture, sculpture, architecture, musique...), l'exposition offre une immersion unique dans un pays d'une créativité sans borne. À voir jusqu'au 23 janvier 2017.

Situé dans le sud de l'Amérique du Nord, le Mexique possède une histoire extrêmement riche, marquée par une succession de cultures passionnantes, telles que celles des Mayas et des Aztèques, et par une période de colonisation violente, où le Mexique fût appelé la Nouvelle-Espagne. C'est à cette époque que les principales villes du Mexique sont créées, les villages rasés et la religion catholique imposée. Enfin, en 1821, l'indépendance est acquise et le Mexique entre dans son histoire moderne, jalonnée de périodes d'avant-garde précieuses et de bouleversements politiques.

60 ans après la dernière exposition consacrée au Mexique, le Grand Palais remet le couvert et propose un très bel aperçu de la culture mexicaine de la première moitié du XXème siècle. On y croise les très célèbres Diego Rivera, Frida Kahlo et Rufino Tamayo, ainsi que toute une génération d'artistes inventifs et un peu fous. Aussi, l'urbanisme est au centre de la modernité pragmatique mexicaine, tandis que la littérature, dont la tendance principale est le réalisme magique, invite le surnaturel à la table de la poésie.

La musique est, bien sûr, également présente, et c'est quasiment en dansant que l'on visite cette rétrospective ultra-réjouissante du Grand Palais. On y découvre un pays à la culture hybride, entre traditions ancestrales et innovations géniales.

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Informations pratiques :

Mexique 1900-1950

Au Grand Palais

Du 5 octobre 2016 au 23 janvier 2017

Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 20h

En nocturne jusqu’à 22h le mercredi

Tarif normal : 13 €

Réduit : 9 €

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