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Jours tranquilles à Paris
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16 septembre 2016

Sainte-Anne se souvient de la venue de Jean Paul II

Le 20 septembre 1996, ils étaient près de 150 000 fidèles réunis pour accueillir le Saint-Père, marquant la première visite d’un pape en Bretagne. Cinq jours de célébrations sont prévus.

« Cet événement a marqué SainteAnne et le marque encore » , lance le père André Guillevic, recteur du Sanctuaire de Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan). Le 20 septembre 1996, Jean Paul II était à Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan) pour rencontrer les familles.« C’était la première fois qu’un pape venait en Bretagne et le pèlerin le plus célèbre depuis 1625 » , continue le père. Pour l’occasion, près de 150 000 fidèles avaient fait le déplacement. Vingt ans plus tard, le sanctuaire de Sainte-Anne propose plusieurs journées de réflexion et de célébrations pour marquer cet événement.

La ferveur du public

Chantal et Patrick Andrier, 63 et 69 ans, se souviennent encore de cette journée. À l’époque, le couple s’investit dans l’organisation de la réunion des familles, prévue pour la venue de Jean Paul II.« C’est un souvenir extraordinaire » , assure Chantal Andrier. Elle se rappelle notamment la ferveur du public venu en nombre, de la sécurité impressionnante déployée pour l’occasion ou encore de la météo radieuse de cette journée alors même qu’il avait plu toute la semaine précédent l’arrivée du pape.« À toi Sainte-Anne, un grand merci pour le soleil. Amen ! » avait d’ailleurs dit le Saint-Père à la fin de l’Eucharistie.« Nous avons tous été marqués par cette journée. Même nous qui n’étions pourtant pas croyants » , confie de son côté Nathalie, habitante de Plumergat.« Nous étions dans le périmètre de sécurité. À l’époque, on se disait qu’on ne pouvait pas ne pas participer à cet événement. Nous avons coupé à travers champs et sommes tombés sur la papamobile. C’était incroyable. » Mais la venue de Jean Paul II a également contribué à faire rayonner le sanctuaire bien au-delà des frontières régionales.« Il suffit de voir le nombre de personnes lors des messes. Depuis la venue du pape, il y a beaucoup plus de monde » ,confirme Patrick Andrier. Un avis que partage Catherine De Beauregard, impliquée dans la vie du Sanctuaire depuis près de vingt ans :« La dimension familiale du sanctuaire date de sa venue. Il y a un accueil des familles plus ouvert aussi. On peut aussi citer le foyer vocationnel Jean Paul II, l’Académie de Musique et d’Arts Sacrés ou encore le mouvement des grands-parents… Tout cela s’est développé après son passage. » Article de Stéphanie HANCQ.

20e anniversaire de la venue de Jean Paul II à Sainte-Anne-d’Auray, dès ce vendredi à 18 h avec les vêpres, suivi d’une procession aux flambeaux.

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2 novembre 2013

Message de FEMEN France

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Depuis plus d'un mois, 3O activistes de Greenpeace sont actuellement emprisonnés en Russie pour avoir exprimé des convictions politiques de façon pacifique. 30 activistes ont eu le courage de mettre leur vie en péril pour protéger nos droits, pour protéger nos vies. Les activistes ne sont ni des pirates, ni des hooligans.

Aujourd'hui, tout le monde sait que la Russie est un État dictatorial, un état où la répression est maitre et ou règne le non droit. Tous les pays démocratiques identifient Poutine comme un dictateur. Tout le monde identifie la Russie comme le pays qui emprisonne et fait disparaitre ses artistes, ses intellectuels, et ses dissidents politiques. Tout le monde identifie la Russie comme le pays où les Pussy Riot croupissent en prison depuis plus d'un an pour blasphème. La Russie, c'est aussi le pays qui emprisonne et passe à tabac ses militants gays. C'est maintenant au tour des militants de Greenpeace d'être enfermés sans raisons valables.

FEMEN demande aux citoyens du monde entier de soutenir Greenpeace, de soutenir la liberté d'expression et le droit de protester qui sont des libertés fondamentales. FEMEN demande aux pays qui se disent démocratiques de sortir de leur silence et de s'opposer franchement à la politique répressive et liberticide de Poutine.

L'ACTIVISME N'EST PAS DU HOOLIGANISME!

2 juin 2013

FEMEN : Amina, toujours détenue + trois autres Femen

Le ministre des Affaires Étrangères, Laurent Fabius, s'est exprimé au sujet des FEMEN prisonnières en Tunisie

"La justice (tunisienne) est indépendante mais enfin je souhaite qu'elle fasse preuve de clémence», a déclaré Laurent Fabius au "Grand Rendez-Vous" Europe 1/i-télé/Le Parisien, estimant que ce qu'avaient fait les trois femmes n'était «pas quelque chose qui mérite une peine dure».

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18 mai 2013

La « Maison Barbie » fait polémique à Berlin - Les FEMEN interviennent...

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Des militantes de l'association féministe ont manifesté jeudi à Berlin lors de l'inauguration d'une maison de Barbie baptisée "Dreamhouse Experience".

Haro sur la poupée. Des militantes de l'association Femen ont manifesté jeudi à Berlin lors de l'inauguration d'une maison de Barbie baptisée "Dreamhouse Experience", affirmant que la célèbre poupée entretenait le cliché de la femme objet. Moyennant finances, les clients de la maison se voient offrir la possibilité d'enfiler des vêtements de Barbie, de jouer dans sa cuisine ou de tapoter sur son piano rose. Une exposition est prévue le 25 août. Plusieurs militantes des Femen ont manifesté devant les locaux tout roses construits dans un quartier gris du centre de Berlin, certaines portant écrit sur la poitrine le slogan "La vie en plastique n'est pas fantastique".

"Nous protestons parce que Barbie ne pourrait pas survivre avec une telle physionomie. Elle est devenue un modèle pour de nombreuses fillettes et cela n'est pas sain", a dit l'une des manifestantes.     "On insiste trop sur le fait d'être toujours plus belle et cela met une pression affreuse sur les filles. Du coup, elles gâchent les capacités dont elles disposent pour être heureuses ou pour réussir à l'école", a-t-elle ajouté.  Une autre a procédé à un autodafé miniature, brûlant une poupée accrochée à un petit crucifix.

Dans l'après-midi, une autre manifestation, organisée par un collectif baptisé "Occupy Barbie-Dreamhouse", en référence au mouvement populaire new-yorkais "Occupy Wall Street", a réuni plusieurs dizaines de personnes. Le défilé, surveillé par la police, s'est déroulé sans incident.

4 juillet 2016

Auray. Tire-Bouchon : retraités embauchés, les cheminots protestent

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Une vingtaine de cheminots sont venus protester au départ du Tire-Bouchon ce matin contre la réembauche de conducteurs retraités au détriment des jeunes. Une vingtaine de cheminots sont venus protester au départ du Tire-Bouchon ce matin contre la réembauche de conducteurs retraités au détriment des jeunes. | Katel Andreani

Sur les quais de la gare d'Auray, ce matin, les cheminots ont dénoncé la réembauche de conducteurs retraités sur la ligne Auray-Quiberon, au détriment des jeunes.

« Inadmissible ». La réaction des cheminots au départ du Tire-Bouchon, ce lundi matin, est unanime. La direction de la SNCF a décidé pour la saison 2016 de réembaucher trois conducteurs de train retraités afin d’assurer les allers-retours entre Auray et Quiberon. Pour la CGT, c’est avant tout un problème d’anticipation : « La direction s’est retrouvée à court d’effectif et a choisi la solution de facilité, explique Pascal Blivet, secrétaire régional CGT cheminots Bretagne. Nous ne pouvons que condamner. Il y a près de 5,7 millions de chômeurs en France, il faut embaucher des jeunes. »

Une situation « ubuesque »

Le train, très touristique, transporte environs 140 000 voyageurs chaque été, et circule de 8 h à 22 h 30. Les cheminots regrettent que malgré ces chiffres, la ligne soit « négligée » par la direction : « Les formations de conducteurs de train durent presque un an. Nous avions déjà obtenu une augmentation du nombre des effectifs. Le problème, c’est que cela n’a pas été fait à temps. Ce sont les grandes lignes qui sont privilégiées, au détriment des lignes secondaires. » La direction de la SNCF s’est déjà engagée à ne pas renouveler ce type de CDD, mais la CGT a souhaité manifester pour informer les usagers de la ligne et s’assurer que cette situation « ubuesque » ne se reproduise pas l’an prochain.

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11 octobre 2013

Cris de poule à l'Assemblée. Philippe Le Ray absent des écrans radar

Téléphone portable dans l'incapacité de prendre de nouveaux messages car saturé. Permanence exceptionnellement fermée. Hier, le député d'Auray Philippe Le Ray était aux abonnés absents.

« Ma crainte est de dire ou de faire quelque chose qui m'échappe. Et ce que j'ai dit ou fait de travers soit ensuite repris en boucle par les médias ». Cette confidence, signée Philippe Le Ray, remonte à quelques années. Celui qui n'était pas encore devenu le seul député de droite du Morbihan venait d'être élu conseiller général du canton d'Auray. En accédant ainsi au rang d'homme politique, il prenait conscience qu'il s'exposait aux critiques. Et que rien ou presque ne lui serait pardonné. Depuis mercredi, Philippe Le Ray sait que ses inquiétudes étaient fondées. En caquetant, au beau milieu de la nuit pour mieux se moquer d'une collègue députée, il a cessé d'être l'homme tranquille qu'il incarnait jusqu'à présent. Face au déferlement de critiques, Philippe Le Ray a choisi de se retirer momentanément de la vie publique, en ne décrochant plus son téléphone et en fermant sa permanence, place des Quatre-Vents. Source : Le Télégramme.

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Source : Ouest France

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5 février 2019

Analyse - Pourquoi les Européens emboîtent le pas de Donald Trump au Venezuela

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Par Marc Semo

La France et dix-huit autres pays européens ont reconnu lundi Juan Guaido comme chef de l’Etat par intérim.

Le mot gêne toujours. Interrogé sur France Inter lundi 4 février au matin à propos de « l’ingérence » que représenterait la reconnaissance par la France et d’autres pays européens – ils étaient dix-neuf au total, mardi matin – de l’opposant vénézuélien et président du Parlement Juan Guaido comme chef de l’Etat par intérim chargé d’organiser des élections présidentielles anticipées, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a éludé, préférant parler d’« appel » et « de demande à l’aide » d’un pays en pleine crise. La tragédie vénézuélienne est en train de remettre sur le devant de la scène le « devoir d’ingérence » au nom de l’humanitaire.

« L’indifférence serait encore pire que l’ingérence », souligne un diplomate. Emmanuel Macron s’est personnellement engagé sur la crise vénézuélienne, et il a par deux fois rencontré personnellement des personnalités de l’opposition, dont l’ancien président du Parlement Julio Borges, qui a dû se réfugier en Colombie.

Les Européens ne pouvaient rester sans rien faire. Les capitales les plus impliquées, dont Paris, paraissent pourtant agir dans le sillage de Washington. Le mouvement est en effet parti de Donald Trump qui, dès le 23 janvier, reconnaissait comme chef d’Etat par intérim et seul président légitime Juan Guaido. Il fut aussitôt suivi par le Canada et la plupart des pays d’Amérique latine, à commencer par ceux, désormais majoritaires, ayant à leur tête, comme la Colombie et le Brésil, des présidents de droite ou d’extrême droite.

Confus, imprévisible, accusé à raison d’« isolationnisme », le président américain ouvrait ainsi un processus politique à même de mettre fin à la longue agonie d’un régime autoritaire à bout de souffle et à l’inexorable descente aux enfers d’une population plongée dans la misère, alors même que ce pays pétrolier de 32 millions d’habitants dispose des plus importantes réserves au monde. Pour le moment, il garde la main, même si les menaces d’une intervention militaires inquiètent aussi bien l’opposition vénézuélienne que les Européens.

« Gorbatchev ou Al-Assad »

Dans un tel contexte, face à une Union européenne incapable d’exprimer au nom des Vingt-Huit une position qui ne soit pas un lénifiant plus petit dénominateur commun, six capitales européennes – Paris, Madrid, Berlin, Londres, Amsterdam et Lisbonne – ont lancé le 27 janvier un ultimatum donnant huit jours au président en titre, Nicolas Maduro, pour organiser une élection présidentielle, sans quoi ils reconnaîtraient, eux aussi, le chef du parlement Juan Guaido comme président par intérim afin qu’il organise un tel scrutin. Ce délai de huit jours visait, selon le mot d’un diplomate français, « à laisser un peu de temps à Nicolas Maduro pour décider s’il veut être Gorbatchev ou Bachar Al-Assad ». L’autocrate de Caracas a rejeté ces exigences. Nombre de capitales européennes dans le sillage de Madrid et de Paris ont donc à leur tour franchi le pas de la reconnaissance de Juan Guaido.

L’implication des Européens dans ce qui peut sembler être une crise interne à un pays sud-américain – mais ce qu’elle n’est pas – pourrait paraître étonnante. Les positions de Paris et des autres capitales européennes les plus en pointe, sont parfaitement cohérentes. Le Parlement, dont Juan Guaido était le président avant de se proclamer chef d’Etat par intérim au nom de la Constitution, reste aujourd’hui la seule instance vénézuélienne élue dans un scrutin pleinement légitime et accepté par tous, même s’il date de 2015.

L’élection présidentielle de mai 2018 de Nicolas Maduro pour un second mandat avait été, en revanche, marquée par des fraudes massives dénoncées par les observateurs internationaux. Les Européens, à commencer par la France, avaient considéré ce scrutin comme « illégitime ». Les ambassadeurs des Vingt-Huit ont refusé d’assister à la prestation de serment, le 10 janvier, de Nicolas Maduro.

Impossible de rester absent

Le blocage de la Grèce, de la Hongrie du très autoritaire Viktor Orban ou de l’Italie, dont la coalition gouvernementale est divisée, a empêché la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini d’exprimer une position forte au nom des Vingt-Huit. Pour Paris, comme Madrid, Londres ou Berlin, il était néanmoins impossible de rester absent. C‘est la crédibilité même de la politique étrangère et de sécurité commune de l’Europe qui en cause, même si le Venezuela peut sembler un théâtre lointain.

Car la crise vénézuélienne n’est pas seulement une crise interne. Le Conseil de sécurité l’a reconnu en acceptant la demande américaine d’une réunion d’urgence, le 26 janvier, malgré l’opposition de Moscou et de Pékin.

Près de trois millions de Vénézuéliens ont fui vers les pays voisins, et il s’agit aujourd’hui de la plus grave crise de réfugiés dans le monde, du propre aveu du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. La stabilité des pays voisins – la Colombie, le Brésil, l’Equateur – est en jeu, avec des implications directes pour la France, car la Guyane est proche du Venezuela.

Clivages géopolitiques

Les Européens se devaient d’autant plus d’agir que cette crise a d’évidentes implications politiques régionales dans une Amérique latine soumise à de nouvelles divisions idéologiques, entre des présidents de droite populiste dure, comme le Brésilien Jair Bolsonaro ou le Colombien Ivan Duque, et ceux des derniers bastions de la gauche, renforcés par l’élection, au Mexique, d’Andres Manuel Lopez Obrador.

L’affrontement Maduro-Guaido est aussi le révélateur de clivages géopolitiques majeurs. Présente militairement au Venezuela tout comme Cuba, la Russie a pris fait et cause pour le président en titre dénonçant les « ingérences de Washington ». Moscou y voit une occasion de rappeler qu’il a retrouvé son rang de grande puissance globale, à même de défier les Etats-unis dans leur arrière-cour, et de faire échec à la tentative de Donald Trump de « renversement du régime ».

Le geste de Paris et de ses partenaires ne va pas changer grand-chose dans l’immédiat. « L’isolement du régime sur la scène internationale est déjà bien réel, y compris avec la mise en œuvre de sanctions financières, mais cette décision est un symbole fort qui permet aussi à Juan Guaido de ne pas dépendre seulement de Donald Trump », souligne Paula Vasquez, chercheuse au CNRS et spécialiste du Venezuela.

La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a mis sur pied avec plusieurs pays d’Amérique latine, dont le Mexique et l’Uruguay, un groupe de contact pour tenter de trouver une issue politique à la crise sous 90 jours. Une démarche de fait complémentaire à celle des capitales les plus engagées, qui font monter la pression. L’objectif est de permettre un départ du pouvoir négocié de Nicolas Maduro. Nul ne se fait trop d’illusion, à commencer par Federica Mogherini elle-même, qui reconnaissait que « compte tenu des expériences passées et de la situation dans le pays, les chances d’arriver à un résultat positif sont faibles ».

24 août 2013

ALLURE’S BODY BEAUTIFUL BY PATRICK DEMARCHELIER

Edita Vilkeviciute, Maryna Linchuk, Gracie Carvalho, and Lindsay Ellingson go bare for Patrick Demarchelier‘s camera in “Body Beautiful” for the May issue of Allure.  Enjoy a behind the scenes video of the models discussing being shot nude amongst a sea of people and embracing their beautiful bodies….

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Voir mes nombreux billets sur Patrick Demarchelier

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Patrick Demarchelier

Extrait vidéo de Jacques Snap du 1er octobre 2009

20 avril 2016

Attentats. Cazeneuve met les unités d'élite en ordre de bataille

Le ministre de l'Intérieur a annoncé que les traditionnelles frontières géographiques entre police et gendarmerie seront suspendues en cas d'attentats de masse. Sept nouvelles antennes pour les unités d'élite, des effectifs renforcés, la fin des frontières entre police et gendarmerie : le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dévoilé, hier, le « schéma d'intervention » censé mettre les unités d'élite en ordre de bataille en cas d'attentat de masse. « L'heure n'est pas à la concurrence des forces, mais à l'unité », a martelé le « premier flic de France », devant un parterre de troupes issues du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), de l'unité Recherche, assistance, intervention et dissuasion (Raid) de la police nationale et de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), « l'antigang » de la préfecture de police de Paris. Il a rappelé les principes : l'intervention « élémentaire » sur un attentat de masse ou une crise grave relève des premiers policiers et gendarmes sur les lieux. Pour cela, un plan a déjà été engagé, permettant désormais à 750 brigades anticriminalité (Bac) de la police et pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (Psig) de « quadriller le territoire », dotés d'armes lourdes. « En cas de tuerie de masse, c'est durant les premières minutes que les terroristes font le plus grand nombre de victimes », a souligné Bernard Cazeneuve. L'intervention « spécialisée », consistant, par exemple, à interpeller les assaillants ou libérer des otages, est le pré carré des unités d'élite. Le GIGN et le Raid doivent donc pouvoir « intervenir sans délai », a-t-il ajouté, en faisant abstraction de l'habituel partage du territoire entre policiers et gendarmes, les premiers en ville, les seconds en milieu rural et périurbain. Le ministre a déclaré que ces « frontières » seront suspendues, le temps de la crise. Moyens renforcés Bernard Cazeneuve a aussi annoncé un renforcement des moyens. Quatre nouvelles antennes régionales du GIGN verront le jour à Nantes, Tours, Reims et Mayotte, s'ajoutant à celles qui existent à Dijon, Orange et Toulouse. Ainsi que trois nouvelles antennes du Raid, à Montpellier, Nancy et Toulouse (en plus du GIGN), qui s'ajoutent à celles de Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg. La BRI, composée actuellement de plus de cent hommes, verra, pour sa part, ses effectifs doubler. 

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Face au terrorisme, des forces de l’ordre « unies » ?

Unités d’élite renforcées, spécialisations mises en commun, commandement unique en cas d’attaque ou de crise grave : le ministre de l’Intérieur espère mettre fin à « la guerre des polices ».

Cazeneuve veut faire travailler ensemble les « grands fauves ». Entre policiers et gendarmes, et dans cette baronnie que constitue la Préfecture de Paris, les chefs, davantage que la base, se livrent une guerre – très testostéronée – depuis des lustres. Le principe : se garder des infos pour espérer ensuite récolter les lauriers. En mars 2015, la Cour des comptes constatait des dégâts : « Le partage des informations reste rare et alimente les rivalités. Les effectifs ne tiennent pas suffisamment compte de l’importance de la délinquance locale. » Un mois plus tard, Alliance, syndicat des gardiens de la paix, marqué à droite, déplorait que la communication soit « extrêmement tendue et difficile ». Ces antagonismes se sont manifestés la nuit des attentats en novembre à Paris (les gendarmes du GIGN sont restés « en réserve »), puis lors de l’assaut (surdimensionné ?) mené par les policiers du Raid dans l’appartement à Saint-Denis.

Le GIGN à Nantes

En période de menaces terroristes, le ministre de l’Intérieur veut calmer ce désordre. « L’heure n’est pas à la concurrence des forces, mais à l’unité », a-t-il déclaré hier. Bernard Cazeneuve exige « une action rapide, efficace et coordonnée ». Sur le papier, cela semble simple. En cas « d’urgence absolue », doivent intervenir les premiers arrivés sur les lieux, qu’ils soient policiers ou gendarmes. Puis, aussi vite que possible et sans tenir compte du partage traditionnel ville-campagne, les unités d’élite formées à l’arrestation d’assaillants et à la libération d’otages. Ces troupes de choc vont être renforcées et implantées au plus près des populations. Le Raid compte près de 400 policiers et sept antennes, dont Rennes ; le GIGN, 400 gendarmes dans trois sites en métropole, et la BRI (Brigade de recherche et d’Intervention, « l’antigang » de la Préfecture de Paris), plus de cent personnes. Le plan prévoit la création de trois antennes du Raid à Toulouse, Montpellier et Nancy ; et de quatre antennes du GIGN à Nantes, Reims, Tours et Mayotte. L’effectif de la BRI sera doublé. Autre nouveauté : le savoir-faire d’une unité – en explosifs, en informatique, en parachutisme… – sera exploité si la situation le requiert. Les forces d’élite ont recensé « 130 capacités » qui seront évaluées, puis mises à disposition. Le ministre veut vraiment innover en instaurant « un commandement unique pour gérer la crise ». Cela paraît évident. Cela déclenchera parfois des batailles d’ego, d’expériences revendiquées et de territoire à défendre…

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Plan Vigipirate. Photo prise au Louvre

4 juillet 2013

Rejet des comptes de campagne 2012 de Nicolas Sarkozy => l'UMP devra renflouer

Jean-François Copé vient de s'exprimer après le rejet des comptes de campagne 2012 de Nicolas Sarkozy, par le Conseil constitutionnel. Le président de l'UMP appelle ses partisans, mais aussi les Français, à se "mobiliser", notamment financièrement, pour permettre au premier parti de la droite française de survivre au non-remboursement des frais de campagne de Nicolas Sarkozy.

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Le siège de l'UMP, rue de Vaugirard - Paris 15ème

10 septembre 2013

Dans "LUI" Léa Seydoux pose pour Mario Sorrenti

«Lui», le magazine masculin érotique des années 70 est ressorti en kiosque jeudi dernier avec Léa Seydoux en couverture, après neuf ans d'absence. La star de la rentrée s'affiche sur 14 pages, dans le plus simple appareil, devant l'objectif de Mario Sorrenti. Il est assez étrange d'observer qu'une actrice aussi charnelle, mais réputée pour son caractère introverti, s'expose autant. Au mois de juillet, elle s'était déjà essayée à l'exercice en posant nue pour le magazine Marie-Claire, photographiée par le grand Paolo Roversi. La journaliste Marianne Mairesse, subjuguée par sa beauté étrange, qualifiait son corps de «moelleux», «blanc», «hot». Frédéric Begbeder, nouveau rédacteur en chef de LUI, préfère parler d'une «beauté préraphaëlite», mystérieuse comme le scintillement de la mer, plus on s'en approche, plus il s'éloigne». Des mots d'écrivain pour habiller des images très vendeuses. Source : La Parisienne.

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Modèle : Léa Seydoux

Photographe : Mario Sorrenti

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14 février 2014

"Diplomatie" un film de Volker Schöndorff

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La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d'Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d'une longue lignée de militaires prussiens, le général n'a jamais eu d'hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C'est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu'il gravit l'escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l'hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel ... - sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l'ordre de destruction.

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Pourquoi les Allemands ont toujours le mauvais rôle

Les Allemands sont-ils cantonnés aux rôles de méchants, au cinéma? Trois films présentés à la Berlinale, qui bat actuellement son plein, évoquent la Seconde Guerre mondiale. Il y a d’abord le flamboyant The Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson, qui se joue sur fond d’invasion allemande de l’Europe de l’Est. Son compatriote américain George Clooney est venu présenter Monuments Men au festival. L’aventure d’une unité spéciale mise en place par le Président américain à la fin de la guerre pour sauver les œuvres d’art des mains des Allemands et des Russes. L’Allemand Volker Schlöndorff, aborde, lui, dans Diplomatie, le projet de destruction de Paris par les Allemands en 1944. Magistralement interprété par André Dussollier et Niels Arestrup, son film a davantage convaincu le public berlinois, déçu par le peu de subtilité du film de Clooney, reprenant toutes les grosses ficelles du cinéma d’action américain.

Manque de confiance

« Les Allemands ont souvent très peu confiance dans l’image qu’ils pourraient donner d’eux au cinéma, explique le réalisateur Denis Dercourt (La tourneuse de pages , Pour ton anniversaire ) qui vit et travaille en Allemagne.Donc, ils laissent les autres leur donner cette image ». Or, dans les grandes productions, cette image est pour le moins négative. Même hors contexte de guerre, les Allemands jouent souvent les méchants. Taxi, Demain ne meurt jamais, Piège de cristal, voire OSS 117, les exemples sont nombreux. Ils véhiculent« des clichés, issus de l’image des Nazis, analyse le producteurallemandMathiasLösel.Mais avant la Deuxième Guerre mondiale par exemple, on avait plutôt en tête l’image du soldat allemand et son casque à pointe. Personnellement, ces clichés ne me gênent pas. J’ai vu La Grande Vadrouille lors de mon premier échange scolaire en France et j’ai trouvé ça très drôle. »

L’Allemagne préfère les comédies

Les films allemands qui s’exportent véhiculent eux-mêmes une obsession des années sombres du pays. Ceux qui ont réussi à franchir la frontière ces dernières années ( La Chute, Good-bye Lenin, La vie des autres) traitent largement de la Seconde Guerre mondiale ou de la RDA.« Je visionne cette année à la Berlinale des films d’excellentes qualités de jeunes réalisateurs allemands, note Denis Dercourt. Il n’est pas question de Seconde Guerre mondiale mais le public allemand se résigne au fait que ces films ne pourront pas marcher à l’étranger ». Même constat pour Mathias Lösel :« Les véritables succès en Allemagne sont plutôt des comédies, comme actuellement Fack ju Göhte (l’histoire d’un faux prof qui tire sur élèves au paint-ball)a attiré près de 7 millions de spectateurs. Mais ces films s’exportent difficilement. Peutêtre parce que l’humour n’est pas forcément la première chose qu’on associe avec les Allemands ». Article de Sébastien VANNIER.

Diplomatie , de Volker Schlöndorff, et Monuments Men , de George Clooney, sortent respectivement en France les 5 et 12 mars.

9 février 2016

Exposition Kate Barry

L’expo photo hommage à Kate Barry à la Galerie Cinéma

Partie beaucoup trop tôt en 2013, la talentueuse photographe Kate Barry, fille de la chanteuse et comédienne Jane Birkin et du compositeur de musique de film John Barry, laisse derrière elle une œuvre délicate et intimiste, dont une partie encore inconnue du public sera mise à l’honneur lors d’une exposition sobrement intitulée Photographies, à la Galerie du Cinéma qui a choisi de lui rendre hommage du 5 février au 12 mars 2016.

Au programme, portés par son fils Roman de Kermadec qui continue à mettre en lumière son travail : une sélection inédite tirée de la série poétique Wild Grass, des clichés de natures mortes et quelques portraits mettant en scène Les gueules de Rungis.

On pourra également retrouver sa série Actrices, des portraits de comédiennes célèbres, déjà mise à l’honneur par la galerie lors de son ouverture en 2013, inaugurée par Kate elle-même .

Enfin, dans la salle de projection au fond de la Galerie, sera diffusée la vidéo intitulée Tears, une création originale de Kate Barry où l’artiste capture des moments de vie constituant son univers visuel.

Autant d’images à la mise en scène poétique démontrant la diversité et l’audace de cette grande artiste… A redécouvrir sans excuses.

Photographies, une exposition de Kate Barry

Du 5 février au 12 mars 2016

Entrée libre

Galerie Cinéma Anne-Dominique Toussaint, 26 rue Saint-Claude, 75003 Paris

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Ouvert du mardi au samedi de 11:00 à 19:00

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24 juillet 2016

Éoliennes flottantes : Ségolène Royal retient l'Île de Groix

Le projet de Groix pour le développement des premières fermes d’éoliennes flottantes a été retenu par la ministre de l’Écologie.

En 2015, l’Ademe (Agence de l’ environnement et de la maîtrise de l’énergie) a lancé un appel à projets pour le développement des premières fermes pilotes d’éoliennes flottantes. Quatre zones avaient été retenues en France : Faraman (Provence-AlpesCôte-d’ Azur), Leucate et Gruissan (Languedoc-Roussillon) et l’île de Groix. Trois mois après le dépôt de sa candidature, le projet groisillon est l’un des deux lauréats, avec Gruissan, de cet appel d’offres. Un choix dont se félicite Jean-Yves Le Drian :« La Bretagne vient de franchir une nouvelle étape majeure, salue le président du conseil régional.Cette décision la conforte dans sa volonté d’être pionnière en matière de transition énergétique et de développement des énergies marines renouvelables. » Le projet, porté par DCNS (groupe militaire naval) avec Eolfi Offshore France et Vinci, prévoit d’installer plusieurs éoliennes (jusqu’à six) sur des flotteurs, au large, afin d’aller chercher des vents plus forts et plus constants. Après accord avec les pêcheurs, une zone de 17 km2 , située à environ 15 km au sud de l’île, a été délimitée.

Un projet à plus de 200 millions d’euros

Dominique Yvon, le maire de Groix, se réjouit :« C’est une très bonne nouvelle. En Bretagne, on est un peu court au niveau énergétique. Alors, ce projet expérimental, mais qui pourrait bien se pérenniser, est positif. Ces éoliennes devraient être construites à DCNS Brest, elles vont créer de l’emploi. Sur l’île également, poursuit l’élu.Le projet va demander de la maintenance et nécessiter le passage par Groix des équipes de construction, des ingénieurs .On peut imaginer la mise en place d’un bateau de servitude affrété vers le parc éolien pour les techniciens. » Baptisée Haliade, et déjà utilisée dans l’ éolien offshore posé, la turbine sera fournie par General Electric.« Nous avons prévu l’installation de six machines qui devraient fournir une puissance totale de 36 MW », indiquait dans nos colonnes Nicolas Paul-Dauphin, le directeur général d’ Eolfi. Soit la consommation de la ville de Lorient. Coût total de l’ opération : 200 millions d’ euros. Article de Clément PELTIER.

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23 décembre 2013

Russie : une deuxième membre des Pussy Riot remise en liberté

Agée de 25 ans, Maria Aliokhina avait été emprisonnée en 2012. Elle purgeait une peine de deux ans de camp, notamment pour "hooliganisme".

Une des membres des Pussy Riot, Maria Aliokhina, a été remise en liberté lundi 23 décembre après avoir été amnistiée, selon l'administration pénitentiaire et la mère de l'intéressée, contactée par France 2. "Elle a été remise en liberté aujourd'hui vers 9 heures du matin, a déclaré une porte-parole du service d'application des peines de la région de Nijni-Novgorod (Volga, Russie). Je ne sais pas quels sont ses projets pour la suite."

Une des avocates de la jeune femme a indiqué que Maria Aliokhina avait été emmenée directement dans une voiture de l'administration du camp à la gare, en l'absence de son avocat, "sans doute pour éviter l'agitation médiatique".

Condamnée pour "hooliganisme"

Agée de 25 ans, Maria Aliokhina purgeait une peine de deux ans de camp notamment pour "hooliganisme", après avoir chanté en février 2012 une "prière punk" contre le président Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ Sauveur, à Moscou. Trois membres du collectif avaient été condamnées, en 2012. L'une d'entre elles, Ekaterina Samoutsevitch, avait été remise en liberté dès le mois d'octobre 2012.

Alors que leur peine devait prendre fin en mars 2014, les deux jeunes femmes, toutes deux mères d'un enfant en bas-âge, ont été amnistiées la semaine dernière. Nadejda Tolokonnikova, 24 ans, dernière membre du groupe détenue à Krasnoïarsk (Sibérie orientale), devrait aussi être libérée de façon imminente.

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De gauche à droite : Ekaterina Samoutsevitch, Maria Aliokhina et Nadejda Tolokonnikova

28 août 2018

Carnac. Ils dénoncent la qualité exécrable des réseaux téléphoniques

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Ils ont choisi de faire cause commune. Olivier Lepick et Jean-François Guézet, maires de Carnac et La Trinité-sur-Mer, partent en guerre contre les opérateurs de téléphonie mobile.

« C’est tout simplement scandaleux. Nous recevons tous les jours des plaintes de nos administrés ou des vacanciers, qui ne peuvent pas utiliser leur smartphone, faute de réseau », résument les maires, excédés par les réponses des opérateurs.

Le mécontentement des administrés

Réunis dans le bureau du maire de Carnac, les deux élus font part du mécontentement de leurs administrés. Depuis quelques années, la couverture du réseau téléphonique dans les stations balnéaires de Carnac et La Trinité-sur-Mer se dégrade.

« Pendant la période estivale, Carnac passe de 4 500 à 50 000 habitants, et La Trinité-sur-Mer de 1 500 à 20 000. Il est évident que les infrastructures d’hiver ne peuvent absorber l’accroissement de la demande pendant la saison. Il ne faut pas être agrégé en mathématiques pour le comprendre », résument-ils.

Ça ne rentre pas dans une stratégie d’investissement

Malgré les rencontres dans chacune des mairies avec les opérateurs, rien ne change. « Il nous est dit que ces dispositifs, nécessaires à une meilleure couverture, ne rentraient pas dans la stratégie d’investissement des différents opérateurs. Mais les utilisateurs ont le droit de pouvoir utiliser normalement les appareils, pour lesquels ils payent un abonnement », fustigent les élus.

Les opérateurs convoqués

Et puisque les courriers et rencontres ne suffisent plus, les deux élus ont décidé de « convoquer les trois opérateurs, prochainement, pour un rendez-vous commun. Et s’il n’y a pas de proposition concrète, nous n’hésiterons pas à saisir l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). C’est le seul levier dont nous disposons pour faire plier les opérateurs, les maires étant dépourvus de tout autre moyen », expliquent les deux maires.

Inacceptable

Chaque jour, les élus reçoivent des plaintes relatives à la médiocrité de la couverture réseau sur ces communes touristiques. « On ne peut pas accepter que des communes qui sont connues dans le monde entier ne soient pas en mesure d’offrir, simplement, à leurs visiteurs, des services basiques que l’on trouve partout dans l’Hexagone », renchérit Olivier Lepick.

Les élus attendent la fin du mois et le retour de congés des responsables des trois opérateurs, pour les convoquer à une première réunion.

14 décembre 2018

Calendrier Pirelli

Quatre questions à Albert Watson :

Le regard concentré mais serein, protégé par ses lunettes rondes, le photographe écossais à partagé avec The Good Life ses impressions sur la réalisation de « Dreaming ».

The Good Life : Comment vous avez imaginé « Dreaming », la 46é edition du calendrier Pirelli ?

Albert Watson : Avoir la liberté – et les moyens – de concevoir un projet d’une telle envergure n’arrive pas tous les jours. Je voulais inventer quelque chose de nouveau : 4 courts-métrages à partir desquels j’aurai capturé les images du calendrier. Je voulais mettre en scène des femmes qui réfléchissent à leurs relations, leurs professions,  leurs ambitions de devenir photographe, artiste ou danseuse, qui rêvaient de leur propre futur. D’un point de vue de la réalisation, je trouve cela essentiel de préparer mon travail au maximum. Comme je l’ai toujours fait dans ma carrière, notamment avec Steve Jobs, l’un des mes portraits les plus célèbres. On m’a souvent demandé comment j’ai pu saisir cette expression. C’est simple, quand Steve m’a demandé ce qu’il devait faire, j’avais préparé quelque chose pour lui. Je lui a conseillé d’imaginer d’être à une table ronde, entouré par des hommes d’affaires en désaccord avec lui lorsqu’il était convaincu que ses idées étaient les meilleures. Il a souri, c’était l’histoire de sa vie.

TGL : Quelles difficultés avez-vous rencontré en travaillant sur un tel projet ?

A.W. : Dans ce cas, les portraits étaient plus importants que la mode. Nous avons crée plusieurs personnages, chacun avec ses rêves et ses ambitions. Gigi Hadid par exemple joue le rôle d’une femme riche et célèbre et nous avons travaillé très dur ensemble car je ne voulais pas qu’elle pose trop. Puis, travailler sur un format 16 : 9, c’est complexe. Aussi, il a fallu changer d’endroit plusieurs fois dans la journée et réaliser 12 images par jour n’est pas évident, surtout quand on se déplace d’un bâtiment à l’autre avec la lumière qui change aussi. Tout a été très rapide. C’était ambitieux mais, en fin des comptes, je l’ai choisi, je ne peux pas me plaindre auprès de Pirelli !

TGL : Les femmes que vous représentez sont pensives et rêvent d’un futur meilleur. Est-ce que l’image d’une femme « sérieuse » a été votre inspiration pour le calendrier?

AW : Absolument pas. Au début je me suis posé la question de photographier des femmes souriantes se promenant dans la rue. Mais cela ne correspondait pas à la réalité. Disons que nous devons passer 7 jours ensemble, vous et moi. A un moment, vous commencerez certainement à penser à votre futur. Je ne saurai pas nécessairement si vous êtes contente de partager ce temps avec moi. Il se trouve tout simplement que vous allez réfléchir à vous tâches quotidiennes, sans que vous ayez forcement envie de rire. Dans ce sens, le mot anglais « pensive » a été une vraie force tractant pour ce projet. Mes modèles doivent penser. Quand je feuillette les reportages de mode dans les magazines je passe d’une page à l’autre et – au moins qu’on tombe sur un photographe réputé par son énergie et ses images solaires – j’aperçois que la majorité des mannequins ont la même expression. Les portraits sont une grosse partie de mon travail et j’ai à cœur de transcrire l’expressivité et cette dimension émotive. Dans les années 80 j’ai décidé de changer de style photographique, les autres photographes de mode ont trouvé ce que je faisais trop fort et lourd. Alors à l’époque j’ai eu pas mal de problèmes avec les magazines, mais aujourd’hui ces images se vendent très chers dans les galeries et s’exposent dans les musées. Je crois que j’ai fait le bon choix.

TGL : Comment vous avez choisi les personnalités pour interpréter les personnages de « Dreming » ?

AW : C’était un mix entre mes choix personnels et les suggestions de Pirelli. Comme Misty Cooper., que j’avais vue à l’œuvre, je savais qu’elle était une danseuse superbe, bien qu’elle ne soit pas une top model. Ceci-dit, j’ai fini par travailler aussi avec une vraie super model aussi, Gigi Hadid ! Monica Bellucci devait participer au calendrier, jusqu’à ce qu’elle n’annule à la dernière minute le jour avant notre shooting. Aucun étonnement donc si j’étais un peu nerveux quand Gigi Hadid est arrivée sur le set. Elle travaille en tant que mannequin et je ne voulais pas shooter des images de mode. Mais à la fin elle était superbe dans son rôle de jeune fille riche et célèbre à la « Paris Hilton » ou « Kim Kardashan », c’est ma femme qui a eu l’idée de l’accompagner d’un confident, le créateur Alexander Wang. Quant à Giulia Garner, elle est une jeune actrice extraordinaire, beaucoup plus célèbre aux Etats-Unis qu’en Europe, c’était mon idée de la photographier.

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17 septembre 2011

Concorde Art Gallery - Vernissage du 15 septembre 2011

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C'est avec grand plaisir que je me suis rendu au vernissage de la nouvelle exposition à la galerie Concorde Art Gallery jeudi soir (15 septembre 2011). J'y allais essentiellement pour voir les photos de Cheyco Leidmann mais j'ai fait la connaissance d'un artiste peintre talentueux, Jean-Pierre de Crignis dont vous trouverez ci-dessous quelques oeuvres photographiées au cours de ce vernissage. J'y ai également rencontré le grand photographe fétichiste et érotique Christophe Mourthé. À noter les peintures particulièrement érotiques de Patrick Guicheteau. Bref, une soirée très agréable dans un foisonnement d'œuvres érotiques, une exposition à ne pas manquer...  

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Au cours du vernissage

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Cheyco Leidmann (créateur d'images)

A propos de Cheyco Leidmann voir mes précédents billets des 4 juillet 2007, 6 septembre 2008, 10 septembre 2008, 27 septembre 2008, 10 décembre 2008, 9 octobre 2009, 3 juillet 2010, 23 février 2011, 17 avril 2011 et 11 août 2011.

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Christophe Mourthé (photographe) et Jean Pierre de Crignis (peintre hyperréaliste)

A propos de Christophe Mourthé (bien que ce soit hors sujet puisqu'il n'exposait pas à la Art Gallery) lire ou relire mes précédents billets des 10 décembre 2006, 4 janvier 2009, 23 juin 2009, 10 juillet 2010, 16 octobre 2010, 12 janvier 2011, 13 avril 2011, 18 avril 2011 et 28 juin 2011.

Ci-dessous quelques oeuvres de Cheyco Leidmann

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Ci-dessous quelques oeuvres de Jean Pierre de Crignis

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Ci-dessous quelques oeuvres de Patrick Guicheteau

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Toutes les photos de ce billet ont été prises avec mon téléphone mobile Nokia N8

24 juin 2018

Dans le Marais... en attendant la Gay Pride de samedi prochain (30 juin)

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La Gay Pride de Paris est le rendez-vous gay de France. Un incontournable depuis plusieurs années. Plusieurs français passent un long week-end sur Paris pour fêter librement cette diversité Depuis la fin des années 80, plusieurs militants des droits des gay et lesbiennes rêvent d’une gay pride à Paris. Un comité est formé en 1989 pour tenter de donner plus de droits aux homosexuels de France. Initialement, les premières manifestations pacifiques à Paris ne s’appelaient pas « Gay Pride » comme on peut l’appeler aujourd’hui. Ces événements avaient comme objectif de réunir des gens afin de militer pour les droits des homosexuels. Si aujourd’hui, Paris et plusieurs autres villes de France fêtent la Gay Pride librement, c’est grâce à des hommes et des femmes qui ont courageusement prouvé que les homosexuels avaient les mêmes droits que les hétérosexuelles. Malgré le fait que la Gay Pride n’a plus les mêmes objectifs initiaux, plusieurs combats sont toujours à venir sur les préjugés que font face les gays et lesbiennes. Cet événement a pour but de lutter contre l’homophobie. Paris propose une gay pride d’envergure internationale. Si cette Gay Pride est si importante, c’est bien entendu pour faire évoluer positivement la cause des droits des homosexuels. Fêtons tous ensemble lors de la prochaine Gay Pride de Paris!

L’essentiel de la Gay Pride de Paris

Dates : 30 juin 2018

Marche de la fierté : 30 juin 2018

Lieu des principaux activités : Centre-ville de Paris (Quartier du Marais)

Gay Pride de Paris 2018

Date de la Gay Pride de Paris

La semaine de la Gay Pride de Paris se tiendra le 30 juin 2018. C’est LE rendez-vous gay de l’année en France. Touriste, locaux et nationaux se donnent rendez-vous à Paris pour une marche coloré. Plus de 500 000 homosexuels et hétérofriendly sont présents pour fêté et s’amuser. Un rendez-vous incontournable pour la communauté gay de Paris. Durant cette journée, de nombreuses activités se tiendront partout à Paris. Le Marais est le quartier gay de Paris où se tient le plus d’activités aux couleurs de l’arc-en-ciel. Il faut dire que plusieurs activités non officiel ont lieux durant cette journée. Les événements sont autant dans les rues du Marais que dans les bars et discothèques gay de Paris. Il y a aussi bons nombres d’activités qui se tiennent dans les saunas gay de Paris. Comme l’événement se tient un samedi, beaucoup d’homosexuels arrivent le jeudi ou le vendredi pour bien débuter leur long week-end sur Paris. C’est également durant ce week-end de festivités qu’aura lieu la célèbre marche au coeur du centre-ville de Paris. My Gay Prides vous conseil fortement de réserver un hôtel parisien proche de la Gay Pride quelques semaines avant l’événement.

Marche de la fierté gay de Paris 2018

La marche de la fierté gay de Paris est l’événement gay numéro un de Paris, mais aussi de la France. C’est également l’une des principales gay pride en importance au monde. Plus de 500 000 homosexuels participent à la gay pride chaque été. Un événement touristique de classe mondiale.

Date de la marche de a fierté gay de Paris

La parade de la fierté gay de Paris a toujours lieu les samedis. Le défilé, une activité gratuite, aura lieu le 30 juin 2018. Paris à l’« exclusivité » de cette date en France. Toutefois, c’est la première fois depuis longtemps, qu’une autre marche se tient le même jour que celle de Paris. Ainsi, le 30 juin prochain, les gays et lesbiennes et leurs amis pourront aussi marcher à Biarritz le même jour que la Gay Pride de Paris.

Parcours de la Gay Pride de Paris

Le parcours de la Gay Pride de Paris 2018 se fera dès 14 h au métro du Luxembourg (place Edmond Rostand). Le défilé de la fierté gay de Paris passera par plusieurs rues parisienne : boulevard Saint-Michel, boulevard Saint-Germain, pont de Sully, Bastille et terminera à République.

Programmation et agenda de la Gay Pride de Paris

Pour connaître l’ensemble de la programmation et l’agenda de la Gay Pride de Paris, nous vous invitons à visiter le site web de Inter LGBT.

8 mai 2020

Cécile Rol-Tanguy, figure de la Résistance et de la Libération de Paris, est morte à l'âge de 101 ans

"Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944", rappelle sa famille dans un communiqué.

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La résistante Cécile Rol-Tanguy lors d\'une cérémonie pour le 65e anniversaire de la Libération de Paris, le 25 août 2009.La résistante Cécile Rol-Tanguy lors d'une cérémonie pour le 65e anniversaire de la Libération de Paris, le 25 août 2009. (BERTRAND GUAY / AFP)

La résistante Cécile Rol-Tanguy est morte à l'âge de 101 ans, vendredi 8 mai, le jour du 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, a indiqué sa famille dans un communiqué transmis à l'AFP. Elle s'est éteinte à la mi-journée "à son domicile de Monteaux (Loir-et-Cher)". "Avec elle disparaît une des dernières figures de la Résistance intérieure française et plus précisément de la Libération de Paris en août 1944", poursuit le texte. Elle était la veuve du colonel Henri Rol-Tanguy, l'un des principaux acteurs de la Libération de Paris, mort en 2002.

Cécile Rol-Tanguy est née le 10 avril 1919, fille unique d'un ouvrier électricien, militant communiste et résistant mort à Auschwitz en 1943, et d'une femme au foyer également résistante. Juste avant le début de la guerre en 1939, elle avait épousé Henri Rol-Tanguy, rencontré au syndicat des Métaux CGT de Paris où elle était employée. Couple emblématique de la Résistance, ils ont eu quatre enfants.

Communiste "jusqu'à son dernier souffle"

Après quatre ans dans la clandestinité, c'est elle qui tapa l'ordre de l'insurrection parisienne dicté par son mari, devenu le chef militaire des Forces Françaises de l'Intérieur d'Ile-de-France, le 18 août 1944. Cette insurrection avait abouti, huit jours plus tard, à la Libération de la capitale.

"Porteuse des plus hautes distinctions de la République (Grand Officier de la Légion d'honneur, Grand Croix dans l'Ordre national du Mérite, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant Volontaire de la Résistance), elle était emblématique de la place de femmes dans le combat contre Vichy et l'occupant nazi, salue sa famille. Jusqu'à son dernier souffle, Cécile Rol-Tanguy témoignera de sa fidélité à l'utopie généreuse du communisme, à ses engagements de jeunesse pour la justice sociale et l'émancipation des femmes."

15 avril 2020

L’ambassadeur de Chine à Paris convoqué pour ses propos sur le coronavirus

Depuis plusieurs semaines, l’Ambassade communique de façon provocatrice sur Internet. Un texte, publié il y a deux jours fustige d’ailleurs l’attitude des Occidentaux vis-à-vis de l’épidémie.

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 Le ministre des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de Chine pour lui faire part de sa « désapprobation » au sujet de « certains propos récents ».

Par Le Parisien avec AFP

Des prises de position publiques qui ne passent pas. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a convoqué mardi l'ambassadeur de Chine en France pour lui signifier sa « désapprobation » vis-à-vis de « certains propos récents » liés au nouveau coronavirus, a-t-il annoncé dans un communiqué.

« J'ai fait connaître clairement ma désapprobation de certains propos récents à l'ambassadeur de la République populaire de Chine en France, lors de sa convocation au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, ce mardi 14 avril au matin », souligne le chef de la diplomatie française.

« Certaines prises de position publiques récentes de représentants de l'ambassade de Chine en France ne sont pas conformes à la qualité de la relation bilatérale entre nos deux pays », déplore le ministre, en référence à la campagne décomplexée menée par cette ambassade pour vanter la « victoire » du gouvernement chinois dans sa bataille contre le coronavirus et critiquer la gestion occidentale de cette épidémie.

Des critiques envers le personnel des Ehpad

Dimanche, l'ambassade de Chine en France a publié sur son site un long texte intitulé « Rétablir des faits distordus - Observations d'un diplomate chinois en poste à Paris ».

Les Occidentaux y sont notamment accusés de dénigrer injustement la Chine après avoir qualifié la maladie Covid-19 de « grippette » au début de l'épidémie et les Américains sont critiqués pour avoir limogé le commandant d'un porte-avions dont l'équipage est contaminé.

Le texte accuse aussi - sans fournir de preuves - les membres du personnel soignant français des établissements pour personnes âgées (Ehpad) d'avoir « abandonné leurs postes du jour au lendemain […] laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie ».

« Le Covid-19 est une pandémie qui touche tous les continents et toutes les sociétés. Face au virus et à ses conséquences sur nos économies, les polémiques n'ont pas leur place et la France œuvre résolument en faveur de l'unité, de la solidarité et de la plus grande coopération internationale », rétorque mardi le ministre français des Affaires étrangères dans son communiqué.

Les pays asiatiques, dont la Chine, ont été particulièrement performants dans leur lutte contre le Covid-19 parce qu’ils ont ce sens de la collectivité et du civisme qui fait défaut aux démocraties occidentales. 8/15

—    Ambassade de Chine en France (@AmbassadeChine) March 27, 2020

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Coronavirus : Paris exprime son mécontentement auprès de l’ambassadeur de Chine

Par Frédéric Lemaître, Pékin, correspondant, Piotr Smolar (Le Monde)

L’ambassade chinoise a publié sur son site plusieurs textes jugés déplacés par Jean-Yves Le Drian, qui a convoqué Lu Shaye pour lui exprimer sa « désapprobation ».

Le communiqué du ministère des affaires étrangères, par sa construction, dit tout de l’affaire. Publié mardi 14 avril dans la soirée, il révèle seulement à sa dernière ligne l’information principale. L’ambassadeur de Chine en France, Lu Shaye, a été convoqué dans la matinée. Jean-Yves Le Drian tenait ainsi à lui exprimer sa « désapprobation ». La cause, non évoquée dans le communiqué : la publication d’une série de tribunes anonymes jugées très déplacées sur le site de la représentation chinoise à Paris. « Certaines prises de position publiques récentes de représentants de l’ambassade de Chine en France ne sont pas conformes à la qualité de la relation bilatérale entre nos deux pays », précise le communiqué du ministre. Une façon de stigmatiser un comportement individuel, sans froisser Pékin.

Dans la dernière publication, datée du 12 avril, un diplomate chinois anonyme fustigeait en termes très rudes les Américains et les Européens pour leurs critiques à l’égard de son pays, au sujet de la gestion de l’épidémie. Renvoyant les voix critiques à leurs responsabilités, l’auteur écrivait notamment : « On a fait signer aux pensionnaires des maisons de retraite des attestations de “Renonciation aux soins d’urgence” ; les personnels soignants des Ehpad ont abandonné leurs postes du jour au lendemain, ont déserté collectivement, laissant mourir leurs pensionnaires de faim et de maladie. »

L’utilisation même de l’acronyme Ehpad ne laissait pas de doute sur le pays visé, la France. Or, après vérification, il apparaît que la source de l’ambassade est un article de Ouest-France évoquant… l’Espagne.

Plus loin l’auteur du texte écrit : « L’OMS [l’Organisation mondiale de la santé] a fait l’objet d’un véritable siège de la part des pays occidentaux, certains lançant même des attaques ad hominem contre son directeur général, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Les autorités taïwanaises, soutenues par plus de 80 parlementaires français dans une déclaration cosignée, ont même utilisé le mot “nègre” pour s’en prendre à lui. Je ne comprends toujours pas ce qui a pu passer par la tête de tous ces élus français. »

Problème : cet appel, publié par L’Obs le 31 mars qui plaide pour l’admission de Taïwan à l’OMS, ne fait ni référence ni même allusion au directeur général. On y chercherait en vain le mot « nègre ».

« Observations d’un diplomate chinois »

Arrivé en France à l’été 2019, Lu Shaye s’était déjà taillé une réputation de « faucon » dans son précédent poste au Canada. La France lui avait déjà indiqué que certaines de ses déclarations au sujet de Huawei étaient déplacées. Depuis, note-t-on au Quai d’Orsay, il publie ses commentaires sous le titre d’« observations d’un diplomate chinois en poste à Paris ».

Le Quai d’Orsay se trouvait face à un dilemme. Mettre en scène l’irritation des autorités françaises à l’égard du représentant chinois risquait de compromettre la seule entreprise qui compte : l’acheminement des masques produits en Chine, dont la France a si cruellement besoin. Le rôle de Pékin pourrait être aussi décisif sur une autre question majeure pour Paris : soulager les pays africains – au moins en partie – du poids de leur dette extérieure.

Dès lors, les écrits publiés sur le site de l’ambassade chinoise sont vus comme un parasitage. Ils ont été discutés à plusieurs reprises en réunion de cabinet, autour de Jean-Yves Le Drian. Mais ces publications ne traduisent-elles pas aussi une posture plus agressive, plus toxique, faisant fi de toute vérité des faits, adoptée par la diplomatie chinoise pour fuir ses responsabilités ? Lu Shaye est loin d’être le seul diplomate chinois à avoir adopté cette politique de communication voire de désinformation.

De son côté, Jean-Yves Le Drian a noué une relation personnelle de qualité avec son homologue chinois Wang Yi. Fin octobre 2019, en marge d’une visite officielle, ce dernier avait effectué une visite privée en Bretagne, à l’invitation du ministre français. Wang Yi avait souhaité, en effet, découvrir l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Depuis, Jean-Yves Le Drian considère que son interlocuteur fait preuve de bonne volonté dans les moments de tension nécessitant une intervention politique.

5 avril 2020

Pandémie - Coronavirus : New York appelle à l’aide en se préparant au pire

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COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

L’État de New York, épicentre de la pandémie de Covid-19 aux États-Unis, a appelé à l’aide les personnels de santé de tout le pays, pour affronter le pic de contamination à venir, auquel les autorités admettent ne pas être préparées.

“Samedi a apporté son lot de chiffres alarmants pour (l’État de) New York, qui a enregistré 630 morts dus au Covid-19 depuis vendredi”, rapporte NPR. C’est le bilan quotidien le plus lourd jamais enregistré par l’État, qui déplore à ce jour 3 565 décès, pour plus de 113 000 cas. À l’échelle du pays, les seuils de 300 000 cas et 8 000 morts ont également été largement franchis samedi.

“New York continue à supplanter les autres États”, même si le New Jersey voisin “fait état d’une éruption de cas alarmante”, précise la radio publique.

Lors d’une conférence de presse, Andrew Cuomo, gouverneur de l’État de New York, a averti qu’il faudrait encore “plusieurs jours avant d’atteindre le pic de contaminations”, et que son État “n’était pas prêt” à y faire face, selon le New York Times.

Comme de nombreux autres États américains, New York manque de matériel et de personnel médical pour gérer l’afflux de malades, et pointe du doigt l’incurie du gouvernement fédéral et du président Donald Trump dans la gestion et la répartition des ressources.

Mais d’autres pays et États tendent la main à la mégapole de la côte est. Politico précise ainsi que “le gouvernement chinois va envoyer à New York 1 000 respirateurs artificiels, et que (l’État de) l’Oregon allait en acheminer 140 autres”.

“Ce n’est pas rien et cela va faire une grande différence pour nous”, a assuré M. Cuomo. “Nous menons tous la même bataille et cette bataille, c’est d’arrêter la propagation du virus”. Le gouvernement fédéral a pour l’instant fourni environ 4 000 respirateurs.

New York reste cependant loin du compte, souligne Politico : les services du gouverneur “estiment qu’au pic de la pandémie, 37 000 respirateurs artificiels seront nécessaires” pour traiter les malades.

“Plusieurs mini-Katrina”

Côté personnel médical, les besoins sont encore plus grands, selon Bill de Blasio, le maire de New York. “Mon problème, à l’instant présent, c’est que je n’ai pas assez de docteurs et d’infirmières”, a-t-il déclaré sur la chaîne MSNBC. “J’ai besoin de 45 000 professionnels de santé opérationnels pour surmonter avril et mai”.

S’en prenant directement à la gestion de Donald Trump, il a déploré qu’il “n’y ait pas de mobilisation nationale” malgré “une situation de guerre”, observant que de nombreux personnels soignants d’États moins touchés pourraient venir soutenir leurs collègues à New York.

Faisant référence à l’ouragan qui avait dévasté la Nouvelle Orléans en 2005, il a averti que la situation allait s’apparenter à “plusieurs mini-Katrina, avec de multiples villes faisant face à la crise en même temps”.

M. Cuomo a précisé qu’il allait puiser dans le vivier des étudiants pour soulager les hôpitaux, explique le HuffPost. Le gouverneur “va permettre aux étudiants en médecine de l’État, qui devaient obtenir leur diplôme au printemps, de pouvoir exercer dès maintenant”, selon le site.

Quant à Donald Trump, qui a qualifié les critiques de M. Cuomo à son encontre de “peu élégantes”, il a promis qu’“un millier de personnels médicaux militaires seraient déployés à New York, pour prêter main-forte là où les besoins seront les plus importants”, selon The Hill. Pour le président, la ville est “le plus chaud de tous les points chauds”.

Lors de son point presse quotidien, M. Trump a promis une semaine difficile aux Américains, rapporte le Washington Post. “Ce sera probablement la plus difficile, entre l’actuelle et la suivante”, a-t-il dit. “Et malheureusement, il y aura beaucoup de morts”.

20 janvier 2020

Municipales à Paris : Dati remplace Griveaux comme rival numéro un d’Hidalgo

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Anne Hidalgo et Rachida Dati

Par Denis Cosnard - Le Monde

Un sondage IFOP place la maire sortante en tête pour le scrutin de mars, suivie par l’ex-garde des sceaux. Le candidat officiel de La République en marche est à la peine.

Dehors, sur le boulevard Sébastopol, les touristes passent emmitouflés. A l’intérieur du petit local de campagne, c’est l’étuve. Ce samedi 18 janvier, les têtes de listes et de nombreux militants se sont amassés pour s’approcher de leur vedette, Rachida Dati.

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Rachida Dati

« Qui parle, là ? », demande une vieille dame chic, coincée au milieu de la foule. « C’est Rachida », l’instruit sa voisine. Avant d’entamer la galette, la candidate à la Mairie de Paris motive ses troupes. Certes, « il y a eu quelques états d’âme », reconnaît-elle. Mais les différends sont réglés, et « Paris, c’est vraiment à notre portée, vu l’équipe actuelle à la mairie », assure-t-elle. Soudain, un homme entonne une Marseillaise, reprise par tous. Une choriste de l’opéra rend le chant encore plus vibrant. Salve d’applaudissements.

Près de vingt ans après avoir perdu la Mairie de Paris, la droite peut-elle en retrouver les clés en mars, avec Rachida Dati ? Peu y croient vraiment. Le parti part de si loin…

Mais la galette est à peine finie que les chiffres du sondage IFOP à paraître le lendemain dans le Journal du dimanche (JDD) commencent à circuler, et à raviver l’espoir. Pour la première fois, la candidate investie par Les Républicains (LR) s’y retrouve à la deuxième place, avec 19 % des intentions de vote au premier tour. Certes toujours derrière la socialiste Anne Hidalgo (25 %), elle distance désormais le candidat de La République en marche (LRM) Benjamin Griveaux (15 %), l’écologiste David Belliard (14 %) et le macroniste dissident Cédric Villani (13 %).

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 Benjamin Griveaux

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Cédric Villani

« La peau de chagrin de la droite à Paris est finie »

Après la claque essuyée par LR aux européennes, certains considéraient les municipales parisiennes comme un combat perdu d’avance pour la droite classique, surtout avec pour figure de proue la tranchante Rachida Dati. La voici désormais concurrente numéro un de la maire sortante. Au moins, « la peau de chagrin de la droite à Paris est finie », juge le député Claude Goasguen.

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy est d’autant plus satisfaite qu’après de multiples passes d’armes, elle dispose désormais de têtes de listes dans presque tous les arrondissements. Même le cas du 16e, « une affaire de famille très compliquée », dit-on à droite, a été résolu. La liste sera finalement conduite par Francis Szpiner, un avocat vedette.

Reste à trouver une solution dans le 15e, le plus grand arrondissement de Paris. Jugeant qu’elle a peu de chances de gagner seule, le maire LR sortant Philippe Goujon refuse de s’engager à voter pour Rachida Dati lors de l’élection du maire de Paris. Il veut pouvoir soutenir Benjamin Griveaux ou Cédric Villani si l’un d’eux est mieux placé pour battre Anne Hidalgo. Résultat : il risque fort de se voir opposer une liste « 100 % Dati » dans son arrondissement.

Sur le même boulevard Sébastopol, une autre équipe se réjouit. Celle d’Anne Hidalgo, qui a installé son siège de campagne à 200 mètres de celui de Rachida Dati. Le sondage du JDD fournit à la maire sortante trois motifs de satisfaction.

Une confrontation droite-gauche classique

D’abord, elle fait de plus en plus la course en tête. Son entrée en campagne tardive mais puissante a été bien perçue, grâce notamment à des promesses fortes : doublement du budget consacré à la propreté, 20 milliards d’euros d’investissement pour loger les classes moyennes, etc. Ensuite, elle creuse l’écart avec ses alliés écologistes. Après leur bon score aux européennes, ils rêvaient d’inverser le rapport de force avec elle. Cela s’annonce difficile.

Enfin, elle ne peut que voir d’un bon œil un duel avec Rachida Dati, une sarkozyste qu’elle respecte mais qui ne lui prend guère de voix ; cela permet de revenir à une confrontation droite-gauche classique. La grande crainte de son équipe était d’assister à une déferlante macroniste. La capitale n’a-t-elle pas voté à près de 33 % en faveur de la liste LRM aux européennes ? Cette fois-ci, les représentants d’Emmanuel Macron sont à la peine. En particulier Benjamin Griveaux.

Avec son patient travail de terrain, le renfort de plusieurs figures de la majorité, et le ralliement du député Pierre-Yves Bournazel, le candidat officiel de LRM pouvait espérer voir sa cote monter. C’est l’inverse.

Pour Benjamin Griveaux, la conclusion est claire : il faut d’urgence que Cédric Villani se retire de la course, pour éviter une dispersion des voix macronistes qui aboutirait à la réélection d’Anne Hidalgo. « Cédric Villani n’est plus dans le carré de tête, et ne peut plus prétendre l’emporter, commente l’entourage de M. Griveaux. Il doit prendre ses responsabilités. »

L’ex-mathématicien n’entend pas renoncer pour autant. « Griveaux plonge inéluctablement, juge un proche de M. Villani. Il n’a jamais été la solution, mais le problème dans cette élection. Le seul qui soit aujourd’hui encore capable de faire le pont entre les écologistes et les progressistes pour gagner, c’est Cédric. » Des tensions ravivées dont Anne Hidalgo et Rachida Dati ne peuvent que se délecter.

12 janvier 2020

Retraites : le gouvernement prêt à renoncer à l’idée d’un âge pivot de 64 ans en 2027

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

Dans une lettre aux partenaires sociaux, Edouard Philippe propose de retirer cette mesure controversée du projet de loi. Syndicats et patronat ont jusqu’à fin avril pour identifier une solution alternative afin d’équilibrer les comptes d’ici à 2027.

Le gouvernement fait un geste envers les syndicats dits réformistes. Dans un courrier adressé, samedi 11 janvier, aux partenaires sociaux, le premier ministre, Edouard Philippe, se dit « disposé à retirer » l’âge pivot fixé à 64 ans en 2027 du projet de loi sur la réforme des retraites. L’objectif d’une telle mesure est de faire travailler les actifs plus longtemps afin de remettre les comptes dans le vert. Le texte envoyé au Conseil d’Etat permet de régler ce paramètre pour qu’il entre en vigueur dès 2022 à 62 ans et quatre mois et atteigne progressivement 64 ans en 2027. Une disposition rejetée par l’ensemble des syndicats et dont la CFDT a fait sa ligne rouge.

L’ex-maire du Havre propose désormais que soit mise en place une « conférence sur l’équilibre et le financement du système de retraite », à laquelle les partenaires sociaux sont invités à participer. Elle aura pour mission d’arrêter les « mesures permettant d’atteindre l’équilibre financier en 2027, en s’inscrivant dans le cadre des projections du Conseil d’orientations des retraites ». En novembre 2019, cette instance avait évalué que le déficit du système se situerait entre 7,9 et 17,2 milliards d’euros en 2025.

Un « âge d’équilibre » sera bien créé dans le futur système

La conférence, précise M. Philippe dans sa lettre, devra remettre « ses conclusions d’ici la fin du mois d’avril 2020 », c’est-à-dire « avant le vote du projet de loi en seconde lecture ». Si les participants à cette conférence parviennent à s’entendre d’ici là, comme l’« espère » le premier ministre, « le Parlement pourra en tenir compte lors de la seconde lecture et le gouvernement prendra une ordonnance transcrivant cet accord dans la loi ». Dans l’hypothèse où ce ne serait pas le cas, l’exécutif, « éclairé par les travaux de la conférence », « prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre en 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social ». « Je veux être parfaitement clair sur ce point : je prendrai mes responsabilités », insiste M. Philippe.

Ce dernier trace également la feuille de route qu’il donne à la conférence. « Les mesures destinées à rétablir l’équilibre ne devront entraîner ni baisse des pensions pour préserver le pouvoir d’achat des retraités ni hausse du coût du travail pour garantir la compétitivité de notre économie », insiste-t-il. Si la conférence rassemble « un nombre suffisant de partenaires sociaux », M. Philippe procédera « dès mardi à une saisine rectificative du projet de loi actuellement soumis au Conseil d’Etat » et recommandera qu’elle se réunisse d’ici « la fin du mois de janvier ».

Le premier ministre réaffirme par ailleurs que le futur système comportera un « âge d’équilibre ». Ce dispositif « constituera un des leviers de pilotage collectif du système dans la durée ». Concrètement, les départs avant l’âge pivot donneront droit à une pension frappée d’un malus, et ceux après cette borne donneront à l’inverse droit à une retraite majorée.

La CFDT et l’UNSA saluent l’annonce

La CFDT a « salué » dans un communiqué « le retrait de l’âge pivot du projet de loi sur les retraites » qu’elle dit avoir « obtenu ». La centrale de Laurent Berger, favorable à la retraite par points mais fermement opposée à un âge pivot à 64 ans assorti de bonus-malus, salue un « retrait qui marque la volonté de compromis ». « Le gouvernement a fait un geste, et nul ne peut le contester », a réagi Laurent Berger dans les colonnes du Journal du dimanche. « Mais ce retrait n’est pas un chèque en blanc. Pour la CFDT, le retrait de l’âge pivot est une victoire, mais c’est aussi une part de risque. Maintenant, le travail commence et il va falloir poursuivre notre action pour faire valoir nos propositions et revendications. On a perdu un temps précieux depuis un mois », regrette-t-il.

L’UNSA approuve également cette « avancée majeure » et assure que « les échanges peuvent enfin démarrer ». Le syndicat assure qu’il « apportera ses solutions » pour obtenir « l’équilibre financier, dès 2027 et à long terme, de notre régime de retraites ».

La CGT constate pour sa part « le maintien du projet de loi en l’état » et se dit « plus que jamais déterminée à obtenir le retrait de ce texte et à améliorer le système actuel », soulignant les « propositions concrètes faites depuis plusieurs mois ».

Enfin, le Medef a de son côté rappelé que l’impératif d’équilibre financier d’ici à 2027, défendu par M. Philippe, est un point que le syndicat patronal « a appelé de ses vœux », et s’est satisfait de la méthode employée par le premier ministre dans laquelle l’organisation dit vouloir « s’engager pleinement ».

Philippe défend un « compromis solide »

Dans un courrier adressé aux parlementaires de la majorité, Edouard Philippe a estimé qu’« il s’agit d’un vrai compromis, transparent et solide », et a précisé que « les partenaires sociaux acceptent que le futur système comporte un âge d’équilibre ».

M. Philippe, critiqué depuis le début du quinquennat pour sa rigidité, a justifié la suppression d’un âge pivot fixé à 64 ans en 2027 pour « donner toute sa chance au dialogue social » et « démontrer sa confiance dans les partenaires sociaux ». Le premier ministre a conclu en appelant les parlementaires à construire avec lui « sur la base de ce compromis (…) une belle réforme au Parlement », finissant sa lettre par « Haut les cœurs ! ».

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Réforme des retraites en France - Abandon de l’âge pivot : “reculade majeure” ou “ruse” d’Édouard Philippe ?

COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

Au 38e jour de grève contre le projet de réforme des retraites, Édouard Philippe a annoncé samedi le retrait de sa proposition visant à instaurer un âge pivot à 64 ans. Pour une partie de la presse internationale, c’est une “reculade majeure” de l’exécutif. Pour d’autres, ce pourrait être une “ruse” pour diviser et affaiblir les syndicats.

“Le gouvernement français a opéré une reculade majeure dans sa bataille contre les syndicats sur la réforme du complexe système de retraites du pays, qui a entraîné des grèves nationales et le chaos dans les transports depuis plus d’un mois”, écrit The Guardian.

Plus modéré, Le Soir qualifie la lettre d’Édouard Philippe aux syndicats, dans laquelle il se déclare “disposé à retirer” l’âge pivot, de simple “geste” envers ses opposants, soulignant que “le gouvernement ne renoncera pas pour autant au principe d’un âge d’équilibre pour le futur système universel”.

C’est sur ce point qu’insiste également le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Car si le Premier ministre français est prêt à renoncer provisoirement au fameux âge pivot, il demande en échange aux syndicats de s’asseoir à la table du gouvernement pour trouver avant avril la manière “d’ajuster le déficit du système de retraites d’ici 2027” – espérant les convaincre que le principe de l’âge d’équilibre est bel et bien la seule solution.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, premier syndicat de France, avait fait du retrait de l’âge pivot le préalable à toute négociation et la lettre d’Édouard Philippe “lui offre l’opportunité de crier victoire et de cesser de soutenir les grèves du secteur public”, observe le Financial Times. Mais elle “force le syndicat à faire le choix difficile d’une augmentation des cotisations pour les travailleurs et les entreprises, s’il ne souscrit pas à la nécessité d’augmenter l’âge de la retraite”.

“Main tendue”

El País s’interroge sur les conséquences de la volte-face du Premier ministre. “En reculant, M. Philippe pourrait renforcer l’aile dure des grévistes et des manifestants”, estime le quotidien. Mais son annonce “accentue également la division des syndicats à un moment où les grèves et les manifestations montrent des signes d’essoufflement. Elle pourrait aussi servir à persuader l’opinion publique, où les grévistes bénéficient de nombreux soutiens, de la bonne volonté du gouvernement”.

Le Corriere della Sera penche pour cette dernière hypothèse, assurant que “la main tendue” d’Édouard Philippe “a été saluée par la plupart comme une ruse du Premier ministre pour se montrer disposé à dialoguer”.

Pour le titre transalpin, la division des syndicats est désormais inévitable. “Laurent Berger, le chef du syndicat majoritaire et modéré de la CFDT, est le seul à exulter”, écrit le quotidien. “Et c’est pour cela qu’il est traité de traître par les autres (syndicats), les vrais architectes de la contestation”.

De l’autre côté de l’Atlantique, le New York Times estime “peu probable que les concessions du gouvernement mettent fin à la grève et aux manifestations” et semble considérer que la réforme est déjà un échec.

“Confronté à des semaines de grèves et de manifestations massives qui ont saigné l’économie, le gouvernement de M. Macron a été obligé d’offrir une série de concessions à plusieurs professions ces derniers jours – la police, les danseurs de l’Opéra de Paris, les infirmières, les hôtesses de l’air et les pilotes –, revenant précisément aux mêmes retraites sur mesure auxquelles la réforme voulait mettre fin”, observe le quotidien.

1 mai 2015

Des résistants enterrés en secret à Pontivy ?

Les corps de plusieurs personnes fusillées par les Nazis pourraient avoir été ensevelis devant un collège, utilisé par la Gestapo pendant la guerre. Parmi eux, peut-être, Édouard Paysant, figure de la Résistance.

L’histoire

Y a-t-il des résistants, fusillés par l’armée nazie, enterrés devant le collège Charles Langlais, à Pontivy (Morbihan) ? Cet établissement, alors école primaire supérieure de jeunes filles, a été utilisé par la Gestapo pendant la seconde guerre mondiale.« Plusieurs personnes enfermées dans les geôles ont déclaré qu’à la libération de Pontivy, fin juillet ou début août 1944, elles ont entendu des coups de feu et des bruits de pioche, alors que des prisonniers étaient emmenés à l’extérieur , raconte Christophe Beller, adjoint en charge du devoir de mémoire.Ces personnes n’ont jamais été retrouvées. Et il est fortement probable que les corps aient été enterrés devant l’établissement. Deux emplacements ont été identifiés comme lieux de possibles fosses. »

Un soldat autrichien enterré ?

D’autres voix pontivyennes racontent que cet événement s’est produit lors d’un incendie dans l’école,« un feu peut-être dû à des tirs d’artillerie ou aux nazis eux-mêmes fuyant la ville, poursuit Christophe Beller.Un officier autrichien de la Wehrmacht aurait alors tenté de libérer les résistants. Mais tous, y compris le soldat, auraient été fusillés. » Parmi eux, peut-être Édouard Paysant, nommé chef du bureau des opérations aériennes (BOA) du bloc Bretagne. À l’ approche du Débarquement, cette grande figure de la résistance avait rejoint, sous le pseudo de « Trouvère », le maquis FFI de Saint-Marcel (Morbihan). Le 19 juin, au lendemain d’une attaque par les Allemands, il a été arrêté sur une route de Plumelec. Conduit à Pontivy, il a alors été remis à la Gestapo et a subi plusieurs interrogatoires. Après ? Il a été porté disparu. On n’ a jamais retrouvé son corps.« Selon les témoignages que j’ai recueillis, deux autres résistants de Saint-Marcel, deux frères, pourraient aussi être enterrés devant le collège », poursuit Christophe Beller.

Prospection par radars

Pour en avoir le cœur net,« la ville tente depuis plusieurs années d’obtenir l’autorisation de faire des fouilles sur les lieux » . Le conseil général, propriétaire du site, et la préfecture, ont donné leur accord. La Direction régionale des affaires culturelles (Drac) a été saisie pour mener ces fouilles archéologiques« contemporaines » .« Une démarche unique en France, les fouilles s’arrêtant généralement à la Grande Guerre, souligne Christophe Beller.Si on découvre des dépouilles, les corps seront en état de conservation et non pas à l’état de squelettes. On devrait trouver des morceaux de tissus et peut-être aussi des morceaux de chair. On devra alors faire appel aux laboratoires de la gendarmerie pour mener des identifications ADN et rechercher les familles. » En septembre, Karine Vincent, une archéologue du service départemental d’archéologie du Morbihan, est venue reconnaître les lieux. La suite ? Avant l’été, une prospection pourrait être menée à l’aide d’un radar, pour essayer de déceler les cavités.« En ayant une idée de la profondeur des fosses, on pourra connaître le nombre de personnes enterrées, insiste Christophe Beller.Des témoignages parlent de trente personnes, d’autres de sept. » Charge ensuite au préfet d’autoriser les fouilles… pour – qui sait ? – révéler, soixante-dix ans après, un secret enfoui à Pontivy ? Article de Yann-Armel HUET.

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