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Jours tranquilles à Paris

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15 novembre 2018

Actuellement au Théâtre Hébertot

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15 novembre 2018

N'importe quoi !

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15 novembre 2018

VANNES - le marché Place des Lices

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15 novembre 2018

La Tour St Jacques - hier soir en attendant mon bus 70...

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15 novembre 2018

Le « black cab » débarque à Paris

Par Jean-Michel Normand - Le Monde

Moteur électrique, banquette confortable, habitacle spacieux... Tout le confort des taxis londoniens bientôt offert aux Parisiens.

Le Brexit, ce n’est pas sa tasse de thé. Le taxi londonien, qui a déjà mis une roue dans plusieurs grandes villes européennes, est prêt à proposer ses services aux Parisiens. Ce n’est pas la première fois que l’ex-London Taxi Company (LTC), rachetée il y a cinq ans par le chinois Geely, tente de se glisser dans le paysage de la capitale.

Une première proposition, en 2016, n’avait pas reçu d’écho mais cette fois, LTC devenu London Electric Vehicle Company (LEVC), mise comme son nom l’indique sur son caractère de taxi « propre » autant que sur son exotisme. La société a annoncé mi-octobre avoir obtenu des autorités compétentes l’homologation de son nouveau TX e-City, produit à Birmingham, comme taxi parisien. Déjà diffusé à plus de 500 unités à Londres et adopté par quelques flottes en Allemagne (Berlin et Hambourg, où ils sont une cinquantaine), en Norvège (Oslo) et aux Pays-Bas, à Amsterdam, cet imposant véhicule qui culmine à presque 1,90 m de hauteur, compte surfer sur les futures restrictions de circulation imposées aux taxis conventionnels.

Le chauffeur derrière une vitre

Dessiné comme un classic cab aux lignes modernisées mais légèrement ramollies, le TX e-City peut embarquer six personnes dans un compartiment séparé du chauffeur par un vitrage. Les bagages sont, comme il se doit, placés à l’avant, côté droit, et les clients s’installent of course en vis-à-vis sur une banquette et des strapontins, d’ailleurs confortables. Une prise 230 V est prévue pour recharger un ordinateur portable et deux prises USB sont à disposition pour faire de même avec des smartphones.

L’insonorisation de la nouvelle génération de taxi londonien est plutôt bonne, et la disposition du très vaste habitacle n’a rien à voir avec celle d’un taxi classique. On peut y accéder sans contorsions, allonger les jambes plus aisément et le fait d’être installé en hauteur n’a rien de désagréable. Conformément à la tradition, les roues avant offrent un angle d’ouverture très important (63 degrés contre moins de 40 degrés pour le commun des voitures) qui limite le diamètre de braquage à 8,5 mètres entre deux trottoirs.

Une autonomie de 600 km

L’autre originalité, c’est la motorisation du TX e-City. Plutôt que de miser sur un véhicule 100 % électrique, ses concepteurs ont opté pour une formule intermédiaire, une hybridation d’un genre particulier. Sa batterie de 31 kWh, qui alimente un moteur électrique développant 110 kW (150 ch), lui assure une fois rechargée la capacité de parcourir 129 km mais cette distance peut dépasser les 600 km en sollicitant le « prolongateur d’autonomie », un moteur essence d’origine Volvo de 1,5 litre qui agit comme une sorte de groupe électrogène. Cette configuration qui vise à desserrer les contraintes de recharge, permet selon le constructeur d’abaisser à 1,3 litre aux 100 km le cycle moyen de consommation (7,6 litres aux 100 km lorsque le moteur d’appoint est sollicité).

Revers de la médaille : en embarquant simultanément une lourde batterie électrique et un moteur classique, le taxi anglais atteint les 2,2 tonnes sur la balance ce qui dégrade notablement son rendement énergétique. Le coût du taxi londonien, qui devrait dépasser les 60 000 euros, constitue un autre obstacle. En attendant que, comme cela risque d’être le cas dans nombre de grandes agglomérations, l’accès au centre-ville soit réservé aux seuls véhicules électrifiés.

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15 novembre 2018

Ça s’est passé un 14 novembre : Procès des grands criminels de guerre à Nuremberg

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15 novembre 2018

Street Art

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14 novembre 2018

Emmanuel Macron : « Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants »

Emmanuel Macron : « Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants »

Dans un entretien diffusé sur TF1 depuis le porte-avions « Charles-de-Gaulle », mercredi, le chef de l’Etat a réaffirmé son ambition d’une défense européenne et a dit « entendre la colère » du mouvement des « gilets jaunes ».

Presque dix-huit mois après son élection, le président de la République a accordé, mercredi 14 novembre, un entretien à la chaîne TF1 lors du journal de 20 heures, présenté par Gilles Bouleau. L’échange, filmé depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, a donné l’occasion à Emmanuel Macron de revenir sur son ambition d’une coordination de la défense entre les Etats européens, et de répondre aux « gilets jaunes », à l’initiative d’un mouvement de blocage des axes de transports, le 17 novembre.

L’ambition intacte d’une défense européenne

Dans une première partie de l’entretien consacré à la stratégie de défense française, Emmanuel Macron a rappelé les décisions déjà prises sur le futur porte-avions à propulsion nucléaire : les études sont lancées avec 40 millions d’euros pour en dessiner les principaux contours. Il prendra la suite du Charles-de-Gaulle sans que les deux ne se côtoient plus que quelques années, nécessaires à une bonne transition.

Les décisions à prendre, en 2020, porteront sur le type de propulsion (nucléaire ou autre), la technologie des aéronefs embarqués qui comprendront des drones, et les systèmes permettant d’agir avec des alliés. Il s’agit d’un investissement de 5 milliards à 7 milliards d’euros pour un armement qui sera utilisé jusqu’en 2080.

Le président français a ensuite expliqué de nouveau son projet d’armée européenne en disant qu’en matière de défense l’Europe restait trop dépendante des Etats-Unis. « C’est l’allié avec lequel on prend tous les risques, avec lequel on mène les opérations les plus compliquées mais être allié, ça n’est pas être le vassal et donc pour ne pas être le vassal, on ne doit pas dépendre d’eux », a-t-il développé. « Et donc y compris par rapport aux Américains, nous devons dépenser davantage, nous devons faire davantage nous-mêmes, en tant que Français et en tant qu’Européens », a insisté M. Macron.

Critiques de Trump : « entre alliés, on se doit le respect »

M. Macron a aussi réagi, mercredi, aux tweets de son homologue américain Donald Trump. Il a estimé qu’« entre alliés, on se doit le respect ». « A chaque grand moment de notre histoire, nous avons été des alliés et entre alliés on se doit le respect », a-t-il déclaré depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle.

A peine rentré de Paris, où il avait commémoré la fin de la Grande Guerre avec les autres dirigeants du monde, M. Trump s’est vivement attaqué, dans une série de messages sur Twitter, à la proposition de M. Macron de créer une armée européenne.

Sans qualifier lui-même ces tweets, M. Macron a approuvé les termes de son intervieweur, qui lui demandait s’ils étaient « déplaisants, inélégants » : « Vous avez tout dit », a-t-il résumé. « Je pense que Donald Trump fait de la politique américaine et je lui laisse faire de la politique américaine », a-t-il dit. Le chef de l’Etat a voulu mettre un terme à la polémique en soulignant qu’au-delà des mots, « je ne vais pas me mettre à faire un débat avec le président des Etats-Unis d’Amérique (…) par voie de tweets », a-t-il dit.

« Respect et considération » pour les « gilets jaunes »

Emmanuel Macron a assuré « entendre la colère » de ceux qui veulent manifester, samedi 17 novembre, contre l’augmentation du prix des carburants, baptisés « gilets jaunes ». « Respect et considération », a résumé le chef de l’Etat, qui a dit vouloir « comprendre » tout en réaffirmant l’intransigeance des forces de l’ordre en cas de blocages illégaux.

« Ensuite, je dis méfiance : parce qu’il y a beaucoup de gens qui veulent récupérer ce mouvement », a-t-il fait valoir. En citant notamment La France insoumise (LFI) et « une partie des socialistes », M. Macron a dénoncé ceux « qui sont en train de s’opposer à des choses qu’ils avaient eux-mêmes voté : bonjour tristesse et salut la cohérence ».

« [Méfiance] quand vous avez ensemble des gens qui veulent plus d’emplois publics et des gens qui veulent moins d’impôts », en visant cette fois-ci, dans la deuxième proposition, les responsables de droite. « Je dis juste aux Français, on est en train de vous mentir et de vous manipuler », a-t-il ajouté.

Réconcilier le peuple français avec ses dirigeants

Le président de la République a par ailleurs admis ne pas avoir « réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants », ajoutant que le pouvoir ne leur a « sans doute » pas assez apporté de « considération ».

« Nos concitoyens aujourd’hui veulent trois choses : qu’on les considère, qu’on les protège, qu’on leur apporte des solutions. Pas des déclarations. Des solutions. La considération, on ne l’a sans doute pas assez apportée », a dit M. Macron.

Le chef de l’Etat a dit vouloir « entendre les Français », « aller au plus près du terrain, peut-être décider d’une manière différente. Pas tout à Paris. En s’exposant davantage. En demandant à nos directions d’administrations centrales, aux ministres, à ceux qui les conseillent, d’aller se confronter au terrain beaucoup plus ». « Considérer c’est entendre quand les gens se plaignent, pour les amener dans cette transformation. Mais les respecter », a ajouté Emmanuel Macron.

14 novembre 2018

Emmanuel Macron

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14 novembre 2018

Angela Merkel se prononce en faveur d’une « véritable armée européenne »

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Par Cécile Ducourtieux, Bruxelles, bureau européen

Pour son premier discours depuis onze ans devant le Parlement européen, la chancelière allemande a estimé que cette armée « compléterait l’OTAN », une idée évoquée par Macron.

A sa manière, un discours bref – vingt minutes, sobre et sans pathos –, Angela a fait du Merkel au Parlement européen, mardi 13 novembre, à Strasbourg. Peut-être son dernier discours « dans le plus grand hémicycle démocratique du monde », la chancelière ayant annoncé renoncer à la présidence de son parti, la CDU, en décembre, et ne pas vouloir briguer de cinquième mandat en 2021. La dirigeante en a profité pour établir ses priorités pour la fin de son « règne ».

Venant à l’aide du président français, Emmanuel Macron, brutalement critiqué par son homologue américain, Donald Trump, sur Twitter, la chancelière allemande a appelé à la constitution d’une « véritable armée européenne, une armée qui compléterait l’OTAN sans la remettre en cause ». « L’époque, où nous pouvions sans problème compter sur d’autres, est terminée », a ajouté Mme Merkel dans une allusion transparente à l’attitude de défi de M. Trump à l’égard de la construction européenne. Dans cette même logique, Angela Merkel a également réitéré sa proposition d’un « conseil de sécurité européen » doté d’une « présidence tournante » et a réclamé « une politique d’exportation commune des armements ».

Sur Twitter, l’eurodéputé Arnaud Danjean, pourtant membre des Républicains, donc de la famille PPE, largement dominée par la CDU, a émis des doutes. « C’est sympathique ces références répétées à une “armée européenne”, décidément très à la mode. Mais j’attends toujours quelques précisions : quelle chaîne de commandement ? Quel responsable politique ? Quelles règles d’engagement ? Sans doute, des détails de spécialistes sourcilleux », souligne cet expert des questions de défense.

La « tolérance », « âme de l’Europe »

La chancelière, affaiblie politiquement en Allemagne pour sa politique d’ouverture aux migrants de 2015, a aussi beaucoup insisté sur la « tolérance », qui constitue « l’âme de l’Europe » et la « solidarité européenne sans laquelle l’Europe ne peut pas être un succès ». Et réclamé qu’enfin, les Européens parviennent à « des solutions communes », eux qui n’arrivent toujours pas à s’entendre sur le partage de l’accueil des réfugiés, la réforme des règles de Dublin étant complètement bloquée par les capitales de l’Est.

SANS LES NOMMER, MME MERKEL A FUSTIGÉ LES DÉRIVES DES GOUVERNEMENTS HONGROIS ET POLONAIS PAR RAPPORT À L’ETAT DE DROIT.

Sans les nommer, Mme Merkel a aussi fustigé les dérives des gouvernements hongrois et polonais par rapport à l’Etat de droit. « Ceux qui remettent en cause la légalité dans leur pays, la liberté de la presse, remettent aussi en cause l’Etat de droit dans l’ensemble de l’Union. Cette dernière ne peut fonctionner en tant que communauté de droit que si le même droit est respecté partout. » « Le nationalisme et l’égoïsme ne doivent plus jamais avoir de prise en Europe », a conclu la chancelière retrouvant les accents du président Macron lors de son discours lors des commémorations du 11-Novembre.

Sur le front économique, la chancelière a endossé la timide ouverture de son ministre des finances social-démocrate, Olaf Schulz, à propos de la taxe GAFA (projet de taxation des géants du numérique), chère à Emmanuel Macron, estimant qu’en cas d’absence d’accord au niveau de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en 2020, « il faudra agir au plan européen et l’Allemagne sera prête à le faire ».

En revanche, aucun mot au sujet du budget de la zone euro réclamé par le président français. Ni aucun rappel de l’accord franco-allemand de Meseberg de juin dernier, dans lequel la chancelière s’était pourtant engagée à une feuille de route ambitieuse pour renforcer l’intégration de la zone euro.

Les élus n’ont pas épargné la chancelière

Serait-elle désormais devenue trop faible, au sein d’une coalition CDU-SPD fragilisée, pour avancer sur ces sujets de solidarité financière controversés en Allemagne ? Malgré une standing ovation, les élus n’ont pas épargné la chancelière, à qui beaucoup d’Européens reprochent un manque de vision et de volontarisme sur l’Europe, et d’avoir notamment fait passer les intérêts allemands avant ceux de l’Union durant la crise de la dette, imposant des recettes d’austérité très dures aux pays du Sud.

« Angela Merkel a toujours choisi la voie européenne, mais elle ne s’est pas pour autant battue pour l’Union. Elle a refusé une solution européenne pendant la crise grecque, ce qui a abouti à la création de la “troïka” [le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne], avec une absence de contrôle parlementaire, un vrai gouvernement de bureaucrates », fustigeait Udo Bullmann, président des sociaux-démocrates au Parlement de Strasbourg, peu avant le discours de la chancelière.

« Pourquoi le gouvernement allemand reste-t-il muet sur l’eurozone ? », a également regretté l’Allemande Ska Keller, co-cheffe de file du groupe des Verts à Strasbourg, qui a aussi déploré « le manque d’ambition de l’Allemagne sur les questions environnementales ». « Arrêtez d’appuyer sur le frein, sans cela, vous ne serez pas à la hauteur de vos discours. »

« Quand vous et vos collègues du Conseil européen [les Etats membres] allez-vous mettre fin à ce comportement scandaleux et ces attaques contre les valeurs européennes ? », a demandé Guy Verhofstadt, le leader des Libéraux à Strasbourg, déplorant que la prestigieuse Université d’Europe centrale soit bientôt contrainte de déménager de Budapest à Vienne, à cause de la politique du premier ministre hongrois, Viktor Orban.

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