Festival de Cannes - le jury
Le jury, présidé par Cate Blanchett, arrive sur le tapis rouge. 🎬⭐📺 Vivez #Cannes2018 sur @canalplus 👉 https://t.co/Mpovrrs0az pic.twitter.com/NSF6jUwPIS
— cinemacanalplus (@cinemacanalplus) 8 mai 2018
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Par Gilles Paris, Washington, correspondant - Le Monde
Le président américain a annoncé sa décision mardi et promis le « plus haut niveau de sanctions économiques » contre Téhéran. Le choix diplomatique le plus conséquent depuis le début de son mandat.
Donald Trump a spectaculairement renoncé à un accord forgé par son propre pays, mardi 8 mai, en retirant les Etats-Unis de l’accord nucléaire iranien conclu en 2015.
Le président américain n’a pris personne par surprise. Contempteur infatigable du « pire » accord selon lui jamais conclu par Washington, il n’avait cessé d’agiter la menace d’un départ. Faute d’obtenir une improbable réécriture en profondeur du texte exclue par les autres signataires, l’Allemagne, la Chine, la France, la Russie et le Royaume-Uni, comme par l’Iran, Donald Trump n’avait d’autre choix que le retrait, conforme à l’une de ses promesses électorales. « La décision d’aujourd’hui envoie un message crucial. Les Etats-Unis ne font plus de menaces vides de sens. Quand je fais des promesses, je les tiens », a assuré le président.
Parce qu’elle concerne une région déjà couturée de crises et de guerres, cette décision unilatérale est la plus conséquente prise jusqu’à présent par le président des Etats-Unis, même si elle se situe dans la droite ligne du retrait du projet de libre-échange avec des pays riverains du Pacifique, le 23 janvier 2017, ou de celui de l’accord de Paris, le 1er juin de la même année.
Comme les précédentes, elle place en porte-à-faux les Etats-Unis avec leurs principaux alliés à l’exception des ennemis régionaux de Téhéran, Israël et l’Arabie saoudite. Elle constitue pour la relation transatlantique une nouvelle épreuve, sur fond de tensions pour l’instant sans réponses sur le commerce.
« Un accord horrible »
Comme il en a l’habitude, Donald Trump a mis mardi en cause la compétence des négociateurs américains d’alors, incapables selon lui de tirer profit du rapport de forces favorable créé à l’époque par l’imposition d’un régime de sanctions particulièrement dures pour l’économie iranienne. « Un accord constructif aurait facilement pu être conclu à ce moment-là, mais cela n’a pas été le cas », a-t-il déploré, balayant d’un revers de mains deux ans de négociations ardues.
En octobre 2017 et encore en janvier, lors de ses premières prises de distance vis-à-vis de l’accord obtenu par son prédécesseur démocrate, Barack Obama, que le retrait de mardi parachève, M. Trump avait déjà multiplié les attaques frontales.
Il a récidivé en dénonçant « un accord horrible » qui « n’a pas apporté le calme », ni « la paix » et qui « ne le fera jamais ». Il a dressé un état des lieux accablant mais partial, lorsqu’il a par exemple dénoncé la poursuite de l’enrichissement de l’uranium, sans préciser qu’il s’agit d’un taux incompatible avec un projet militaire, ou critiqué les failles supposées du régime de contrôle le plus sévère de l’histoire de la lutte contre la prolifération. Les services de renseignement américain considèrent d’ailleurs que l’accord est respecté.
De même, le président des Etats-Unis a repris sans la moindre nuance la théorie d’un mensonge d’Etat iranien exposé une semaine auparavant par le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, un adversaire déterminé de l’accord, à l’occasion de la présentation d’un programme militaire secret cependant antérieur à l’accord de 2015.
« Régime meurtrier »
Donald Trump a également mis en cause l’accord pour des questions auxquelles il n’était pas censé répondre comme les activités balistiques de l’Iran ou son influence régionale. « Il est clair pour moi que nous ne pouvons pas empêcher une bombe nucléaire iranienne en restant dans la structure délabrée et pourrie de l’accord actuel. [Il] est fondamentalement défectueux. Si nous ne faisons rien, nous savons exactement ce qui va se passer. Dans un court laps de temps, le principal soutien de la terreur dans le monde sera sur le point d’acquérir les armes les plus dangereuses », a-t-il assuré avant d’opposer un « régime meurtrier » à la « fière nation » iranienne que ce dernier prend en « otage » selon lui.
Pour éviter l’Iran nucléaire qu’il redoute, Donald Trump veut désormais négocier « en position de force » selon la formule de son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, un « faucon » présent aux côtés du président depuis un mois et qui avait rédigé pour le New York Times, en mars 2015, une tribune intitulée « Pour stopper la bombe iranienne, bombardons l’Iran ». Le président des Etats-Unis escompte obtenir cet avantage en rétablissant les sanctions suspendues depuis 2015.
Il n’est pas question d’un simple retour en arrière. « Nous allons imposer le plus haut niveau de sanctions économiques », a assuré M. Trump qui s’est montré également menaçant en assurant que « toute nation qui aide l’Iran dans sa quête d’armes nucléaires pourrait également être durement sanctionnée par les Etats-Unis ».
Pour le locataire de la Maison Blanche, qui y a fait explicitement référence, l’heure est venue des « pressions maximales » qui ont contraint le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, selon Washington, à se tourner vers la négociation.
« Mettre autant de pression que possible sur l’Iran »
« Alors que nous sortons de l’accord, nous allons travailler avec nos alliés pour trouver une solution réelle, globale et durable à la menace nucléaire iranienne. Cela inclura des efforts pour éliminer la menace du programme de missiles balistiques [de Téhéran], pour arrêter ses activités terroristes dans le monde entier et pour bloquer son activité menaçante à travers le Moyen-Orient », a assuré Donald Trump.
Cet optimisme s’est immédiatement heurté à la réaction unanime des autres signataires de l’accord qui ont tous déploré la décision unilatérale américaine, à commencer par ceux qui en sont historiquement à l’origine : l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni.
Tous ont indiqué qu’ils entendaient continuer à respecter l’accord, au risque de s’exposer à des sanctions américaines presque aussitôt agitées par le nouvel ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, Richard Grenell. « Les entreprises allemandes faisant des affaires en Iran devraient cesser leurs opérations immédiatement », a-t-il assuré sur son compte Twitter.
Le sujet est d’autant plus critique que le tour de vis américain a précisément pour but de priver de ressources le régime iranien comme l’a revendiqué John Bolton au cours d’un briefing tenu juste après la déclaration de Donald Trump. « C’est quelque chose que nous devrions poursuivre vigoureusement, parce que nous voulons mettre autant de pression économique sur l’Iran que possible », a-t-il dit, sans préciser à quelle échéance les entreprises présentes sur le marché iranien seront susceptibles d’être pénalisées.
Obama déplore « une grave erreur »
La décision de Donald Trump n’a pas véritablement soulevé l’enthousiasme de son propre parti. De nombreux élus républicains qui s’étaient pourtant opposés à l’accord lorsqu’il avait été conclu, en 2015, avaient exprimé leurs plus grandes réserves à la veille de cette annonce, redoutant à la fois un saut dans l’inconnu et le coût à payer pour la crédibilité des Etats-Unis.
Le président iranien, Hassan Rohani a d’ailleurs réagi mardi en estimant qu’elle montre que « les Etats-Unis ne respectent jamais leurs engagements ». « Si (…) nous arrivons à la conclusion qu’avec la coopération de ces cinq pays [restants], les intérêts du peuple iranien sont assurés (…) l’accord nucléaire restera en vigueur », a-t-il indiqué. Il n’a pas exclu cependant une reprise des activités d’enrichissement d’uranium « sans limite », synonyme de fin de l’accord, si ce dernier s’avère « un papier sans garanties ».
L’artisan américain du compromis, Barack Obama, est sorti de la réserve à laquelle il s’astreint généralement depuis son départ de la Maison Blanche pour déplorer « une grave erreur ». « Les Etats-Unis pourraient se retrouver avec un choix perdant perdant, entre un Iran doté de l’arme nucléaire ou une autre guerre au Moyen-Orient », a estimé, pessimiste, l’ancien président.
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La galerie Danysz, à Paris, consacre une exposition à ce photographe néerlandais et le second chapitre d’une trilogie, initiée en 2012 et produite au cœur des villes, loin de son studio et de ses habitudes. Un voyage entre fantasmes et émotions qui rappelle à Erwin Olaf une forme d’adolescence.
La série Shanghai est le second volet d’un triptyque initié avec Berlin, à la suite de mes voyages et de mon travail dans différentes villes à travers le monde. En tant qu’artiste photographe, cette trilogie est la première et seule fois où je n’ai pas recréé un univers en studio. A la place j’ai utilisé des endroits dans des villes qui m’intriguent. J’essaie ainsi de créer des associations cinématographiques, des fantasmes et des émotions qui incarnent ces endroits spéciaux, que ce soit dans les bâtiments, les maisons privées ou les espaces publics.
Pour le premier chapitre de la trilogie j’ai donc voyagé à Berlin. Depuis le début du siècle, nous, Européens, avons assisté, peut-être même sans le savoir, à la naissance de la première capitale de notre continent. La dynamique de cette ville renaissante m’a toujours bouleversée, et pour cette première série j’ai tiré de l’histoire riche mais sombre de Berlin, mettant en scène l’œuvre de l’entre-deux-guerres du XXe siècle, l’espoir fanant de l’entre-deux-guerres et les nuages noirs qui apparurent alors en l’Allemagne. La série Berlin témoigne du changement de pouvoir chez les jeunes du monde occidental – comment, au cours d’un siècle, les enfants sont devenus plus dominants, non seulement à la maison, mais aussi en tant que consommateurs d’un nombre croissant de produits commerciaux.
Shanghai, à sa manière, me rappelle une forme d’adolescence, pleine de confiance et d’énergie, convaincue de sa propre puissance, et faisant tout ce qu’il faut pour atteindre son potentiel. Ce pouvoir est affirmé par l’horizon colossal et les banlieues qui poussent, grandissent et changent presque tous les mois. Il peut être effrayant de voir à quelle vitesse la puberté a transformé cette ville en un jeune adulte morbide, obèse ; son cœur battant de plus en plus vite dans une atmosphère étouffante de réaménagement impitoyable. Pour moi, Shanghai incarne le pouvoir explosif de l’expansionnisme dans lequel le continent asiatique s’est engouffré tête baissée ces dernières décennies, avec 24 millions d’habitants dans cette ville portuaire chinoise, travaillant, achetant et bougeant continuellement, entourés de publicités aux couleurs vives, d’images animées et électroniques, de sons, etc.
Shanghai est également considérée par beaucoup comme une oasis de liberté relative et d’émancipation dans un pays avec un système de parti unique. En conséquence, la position de nombreuses jeunes femmes ici est également exceptionnelle – elles sont considérées comme très indépendantes et autoritaires, avec des positions sociales élevées impossibles à obtenir dans les zones plus traditionnelles et conservatrices. J’ai travaillé et appris avec certaines d’entre elles, à travers nos nombreuses conversations. Elles m’ont fait comprendre que la distance entre elles et la plupart des hommes reste grande, et c’est dans ce gouffre que se cachent souvent la solitude et l’aliénation. La distance et le chagrin silencieux deviennent donc un thème de la série, exprimé notamment dans six courtes séquences vidéo.
On nous fournit souvent une image d’un monde parfaite, connu seulement de l’univers du commerce et de la publicité, mais cela nie les émotions réelles, bien qu’internalisées, des protagonistes que j’ai rencontrés. C’est le début, la fin, ou peut-être le milieu d’une histoire que personne ne connaît, comme des scènes de films inexistants. Comme la série Berlin, centrée sur le pouvoir des jeunes, Shanghai se concentre sur le jeune adulte qui doit survivre dans une métropole dominante. Le troisième et dernier chapitre de ce projet explorera les faibles et les personnes âgées et sera développé aux États-Unis.
Erwin Olaf
Erwin Olaf Springveld, né le 2 juin 1959 à Hilversum, est un photographe néerlandais. Il vit et travaille à Amsterdam depuis les années 1980.
Erwin Olaf, Shanghai
Jusqu'au 07 juin 2018
Galerie Danysz
78 Rue Amelot
75011 Paris
France
Catalogue de vente PIN-UP - Maison Cornette de Saint Cyr. 🔥N°441. Pierre SAGE - Hors d'Oeuvre (*) Un semaine d'exposition avec en point d'orgue la vente aux enchères du samedi 26 mai. J'y serais. Je compte sur vous. Rien ne va plus : ) 6 Avenue Hoche 75008 Paris #photooftheday #picoftheday #follow #followme #nofilter #workout #love #artexhibition #exposition #exhibition #art #gallery #photo #photos #pinup #glamour #venteauxencheres #frenchartist #photography #photographer #photographie #instagood #instapic #pierre_sage_photographer #pierresage #photographer

En 2018, pour sa 71e édition, le Festival de Cannes aura lieu du mardi 8 au samedi 19 mai. Il commencera un jour plus tôt mais aura une durée identique aux années précédentes. L’ouverture aura donc lieu le mardi 8 mai en soirée et la remise des prix le samedi 19 mai. « Après l’édition-anniversaire de 2018, le Festival ouvre une nouvelle période de son histoire, déclare Pierre Lescure, son Président. Nous entendons renouveler le plus possible nos principes d’organisation, tout en continuant à interroger le cinéma de notre époque et à accompagner ses bouleversements. »
L’artiste belge a été retrouvée sans vie à son domicile dans la périphérie de Bruxelles lundi soir. Elle avait participé à un concert dimanche.
La chanteuse belge Maurane est décédée à l’âge de 57 ans, a annoncé la chaîne de télévision publique belge RTBF, qui précise qu’elle a été retrouvée sans vie à son domicile de Schaerbeek, en périphérie de Bruxelles, lundi 7 mai dans la soirée.
« Le parquet de Bruxelles peut confirmer le décès lundi 7 mai dans le courant de la soirée de la chanteuse Maurane à son domicile à Schaerbeek. Une information judiciaire a été ouverte », a déclaré le magistrat du parquet cité par Belga. A ce stade de l’enquête, « il s’agit d’une mort qui n’est pas considérée comme suspecte par l’intervention d’un tiers », a-t-il ajouté, précisant qu’une autopsie devait être pratiquée pour éclaircir les causes du décès.
Concert la veille
Maurane, qui avait interrompu sa carrière en 2016 à cause de problèmes aux cordes vocales, était connue en France depuis les années 1980 grâce à sa participation à la comédie musicale Starmania coproduite par Michel Berger. Maurane avait sorti son premier disque, Danser, en 1986. Elle a publié une douzaine d’albums au fil de sa carrière, le dernier, Ouvre, datant de 2014. Ses chansons les plus populaires étaient Sur un prélude de Bach, Tu es mon autre ou encore Tout faux.
La chanteuse avait également fait partie du jury de l’émission de télé-crochet « Nouvelle Star », sur D8, durant deux saisons, en 2012 et 2013.
Elle avait encore chanté sur scène ce week-end dans la capitale belge, dans un concert en hommage à Jacques Brel, laissant augurer une reprise de sa carrière. Elle avait elle-même annoncé ce retour ces derniers jours sur les réseaux sociaux. « Aujourd’hui, je remets officiellement les pieds sur une scène après plus de 2 ans d’absence. Je ne vous dirai pas dans quel état je suis... Vous devez vous en douter », écrivait-elle jeudi dernier sur sa page Facebook.
Maurane préparait une tournée programmée pour le printemps 2019, dans la foulée d’un album consacré à Jacques Brel qui devait sortir à l’automne à l’occasion du quarantième anniversaire de la mort. « Côté album, les choses avancent bien puisque 14 maquettes sont enregistrées (...) Un premier single devrait sortir dans le courant de cet été », ajoutait-elle sur Facebook.
Voix gravée dans la mémoire
Dans la nuit après l’annonce du décès, Lara Fabian et Christophe Willem ont été parmi les premiers à rendre hommage à Maurane sur les réseaux sociaux.
« Quelle tristesse d’apprendre la disparition de Maurane, une des plus grandes voix (...) le choc est brutal, tant j’ai son visage et le son de sa voix gravés dans ma mémoire, mélange de douceur éternelle et de désillusion sur la vie », a réagi Christophe Willem sur son compte Instagram à côté d’une photo en noir et blanc de Maurane.
Depuis le Canada, la chanteuse Lara Fabian a salué une artiste « rare », « plus grande que la musique ». « Je suis assise ici dans mon petit bureau tout blanc à Montréal, je ne veux pas réaliser que tu n’es plus, je ne peux pas. Je me dis que tu vas appeler et m’engueuler, parce qu’on ne se voit pas assez », a-t-elle publié sur sa page Facebook.
Maurane était réputée pour son franc parler et ses coups de colère.
Concours de chant
Née le 12 novembre 1960 à Ixelles d’une mère pianiste et d’un père directeur d’une académie de musique, Claudine Luypaerts, la future Maurane, avait grandi à Scharbeek, autre commune de Bruxelles, selon son site officiel actuellement en reconstruction.
Elle avait participé dès l’adolescence à des concours de chant et tenu en 1979 un rôle dans un spectacle musical déjà en hommage à Jacques Brel. Elle avait enregistré son premier disque J’me roule en boule en 1980.
Maurane était notamment une grande admiratrice de Claude Nougaro à qui elle avait consacré un disque de reprises dans les années 2000.
Au cinéma, elle avait donné la réplique à François Cluzet dans Le Collier rouge le dernier film du réalisateur Jean Becker sorti en début d’année.