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Jours tranquilles à Paris

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8 mai 2018

AURAY - Exposition : The Mosaic Experience 2018

Cette biennale internationale de mosaïque contemporaine, organisée par Martine Blanchard, artiste mosaïste et le centre culturel Athéna, se déroule à la chapelle du Saint-Esprit, du 21 avril au 20 mai.

1. Pour découvrir cet art majeur

La mosaïque contemporaine est en pleine effervescence et en même temps méconnue. « Chaque artiste travaille dans un style et développe un univers personnel. C’est un art majeur au même titre que la peinture, la sculpture », souligne Martine Blanchard, mosaïste contemporaine et commissaire de l’exposition. L’artiste mosaïste n’est plus un exécutant. Il s’affranchit de la tutelle des peintres. Les artistes utilisent les matériaux qu’ils veulent, en toute liberté, tout en taillant avec des outils ancestraux (la marteline et le tranchet). Si la mosaïque existe depuis plus de 4 000 ans, la mosaïque contemporaine n’a pas plus de 50 ans.

2. Pour découvrir des artistes du monde entier

Cette première biennale internationale de mosaïque contemporaine à Auray rassemble onze pays : Albanie, Australie, Canada, États-Unis, Italie, Israël, Mozambique, Russie, Ukraine et France. Quarante artistes (dont Martine Blanchard) exposent chacun une œuvre. Certaines ont été créées spécialement pour l’événement. « Chacun a des choses à dire et, selon sa singularité, met en œuvre des techniques et des matériaux innovants, explique Martine Blanchard. Des artistes qui sont dans la recherche et qui ouvrent des portes dans ce domaine artistique », précise-t-elle. Vingt-deux d’entre eux seront présents lors du vernissage.

3. Pour la scénographie

La chapelle du Saint-Esprit fait le noir pour mettre cet art majeur en lumière. Pour Martine Blanchard, la mise au noir était une condition. C’est un élément important permettant de mettre en valeur les matériaux. « Il y a des choses qui brillent dans la pierre. » Occulter les ouvertures de la chapelle est une première. Pour Jean Dumoulin, maire d’Auray, « l’éclairage va prendre toute son importance. Le noir permet de le travailler ».

4. Parce qu’elle s’adresse à tous

Une exposition s’adressant au plus grand nombre, aux petits comme aux grands, aux initiés ou non initiés. Un moment à prendre pour venir voir des œuvres inédites, originales « invitant à l’émerveillement ».

5. Pour toute la dynamique et le travail autour

L’initiative de Martine Blanchard bénéficie du soutien et de la confiance de la ville d’Auray. Des sponsors privés (Veolia, le centre Leclerc d’Auray, Le Doré, Loxam, Feu Vert et Proludic) ont permis d’aller au bout du projet. La collaboration avec le centre culturel d’Athéna génère un catalogue de grande qualité, comprenant deux pages par artiste (en anglais et en français). Deux agents des services techniques ont pu, à l’aide d’une nacelle, répondre aux besoins de l’installation. Avant l’accrochage des œuvres, tout a été maquetté à dimension réelle sur fond peint en noir pour visualiser le meilleur rendu.

Jusqu’au 20 mai, chapelle du Saint-Esprit, entrée libre, du lundi au samedi, de 10 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h et le dimanche, de 14 h à 18 h. Fermé le mardi.

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8 mai 2018

Romain Gary - né le 8 mai 1914

8 mai 2018

Exposition Gilles Caron sur MAI 68 à l'Hôtel de Ville de Paris - actuellement

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8 mai 2018

Extrait d'un shooting - duo nu

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8 mai 2018

Le Festival de Cannes s’ouvre sur une sélection audacieuse et engagée

Festival de Cannes - Par Guillaume Fraissard - Le Monde

L’édition 2018, qui débute mardi, sera moins glamour et moins fréquentée par les grandes stars américaines que d’autres. Mais peut-être aussi plus proche de son époque.

Alice Rohrwacher et Vincent Lindon sont à l’image de ce que veut être la 71e édition du Festival de Cannes, qui s’ouvre, mardi 8 mai, sur le film Everybody knows de l’Iranien Asghar Farhadi : audacieuse et engagée.

La réalisatrice italienne, 36 ans, Grand Prix en 2014 pour son second film, Les Merveilles, est de retour avec Heureux comme Lazzaro (en compétition officielle), l’histoire d’un jeune paysan vivant à l’écart du monde, privé de la modernité par la folie d’une vieille marquise. L’acteur français, 58 ans, retrouve, lui, le réalisateur Stéphane Brizé, dont le précédent film, La Loi du marché, lui valut le prix d’interprétation masculine en 2015. Dans En guerre, également en compétition officielle, il incarne un syndicaliste mobilisé contre la fermeture de son usine. Deux cinémas, donc, pour une même conviction viscérale. Celle qu’un autre monde doit, envers et contre tout, être possible.

Dans l’entretien qu’il a accordé au Monde, Vincent Lindon revendique que « tout est politique ». Une vision de la vie, du cinéma et de son rôle social partagée, endossée, incarnée par nombre de réalisatrices et de réalisateurs sélectionnés cette année dans toutes les sections. Qu’il s’agisse de Wang Bing et de son infatigable autant que précieux travail sur la mémoire des camps maoïstes chinois ; de Spike Lee dont le BlacKkKlansman – l’un des deux seuls films américains en lice pour la Palme d’or – devrait prendre une dimension particulière à l’heure où les suprémacistes blancs du Klu Klux Klan retrouvent tribune aux Etats-Unis ; ou encore de la réalisatrice Kényane Wanuri Kahiu et son premier long-métrage, Rafiki, censuré dans un pays où l’homosexualité, thème central du film, reste punie par la loi.

Politique aussi, la décision du Festival de sélectionner L’Eté, du cinéaste et metteur en scène russe Kirill Serebrennikov, assigné à résidence à Moscou pour des faits de détournements de fonds qu’il nie farouchement. Politique, enfin, le choix de ne prendre aucun film produit par Netflix au moment où toute l’industrie du cinéma voit son modèle économique tanguer.

Grand mouvement de libération de la parole

Il y a cinquante ans, Cannes bouillonnait à l’unisson d’un printemps de contestations et de revendications. Autre temps que ce mai 2018. Et pourtant. Moins glamour que certaines éditions passées, a priori moins fréquentée par les grandes stars américaines, la manifestation cannoise n’en sera a priori que plus proche de son époque. Plus de six mois après le début de l’affaire Weinstein, les répliques de ce scandale mondial continuent de se faire ressentir. Cate Blanchett, la présidente de ce 71e jury, vient ainsi de raconter comment elle a aussi eu à subir les agissements de l’ex-magnat hollywoodien, autrefois omniprésent autour du Palais des festivals.

Parité, égalité salariale entre hommes et femmes du septième art seront aussi des thèmes débattus sur la Croisette, à l’initiative, entre autres, du collectif 5050 pour 2020, lancé au moment des Césars. Dans ce grand mouvement de libération de la parole et de mobilisation, un autre tapis rouge fera à n’en pas douter parler de lui. Celui sur lequel devraient se retrouver, le 16 mai, plusieurs actrices dont les témoignages nourrissent le livre collectif Noire n’est pas mon métier (Seuil, 128 pages, 17 euros) sur les discriminations, les brimades et autres comportements racistes vécus sur les tournages.

En parlant d’En guerre, Vincent Lindon estime que Cannes « est la plus belle plate-forme planétaire que l’on puisse [lui] offrir ». Un avis qui semble très partagé, à quelques heures de la cérémonie d’ouverture.

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8 mai 2018

En grande surface...

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8 mai 2018

En Russie, le duo Poutine-Medvedev est reconduit

Par Isabelle Mandraud, Moscou, correspondante - Le Monde

Investi officiellement pour un quatrième mandat à la présidence russe, Vladimir Poutine a aussitôt renommé son fidèle second au poste de premier ministre, malgré son impopularité.

Il travaille dur. C’est donc avec l’image d’un Vladimir Poutine en bras de chemise, se levant dans son bureau du Kremlin pour enfiler une veste, que la cérémonie de l’investiture du chef de l’Etat russe, en route pour un quatrième mandat, après dix-huit ans passés au pouvoir, a débuté, lundi 7 mai.

Suivi par les caméras, M. Poutine a ensuite longé d’interminables couloirs, puis il a parcouru quelques mètres à bord de sa nouvelle limousine « Sénat » de fabrication russe, étrennée pour la première fois à la place des Mercedes étrangères, suscitant des « oooh » et des « aaah » parmi l’assistance qui suivait sur écran son arrivée dans la grande salle d’apparat Andreïevski.

La mise en scène fut soignée pour une prestation devenue familière depuis la première élection de M. Poutine, en 2000. Main droite posée sur la Constitution, le chef du Kremlin a employé cinq fois le mot « percée » en promettant une vie meilleure à ses compatriotes « dans tous les domaines de la vie ».

Des invités choyés

« La Russie est un acteur fort et influent sur la scène internationale (…), mais maintenant, nous devons utiliser toutes les occasions qui s’offrent à nous pour résoudre, en premier lieu, les tâches les plus urgentes de développement intérieur », a-t-il déclaré, ajoutant sur un ton solennel : « Les objectifs auxquels nous sommes confrontés et la décision que nous serons appelés à prendre sont, sans exagération, historiques. Ils détermineront l’avenir de notre patrie pour les décennies à venir. »

Curieusement, debout au premier rang des quelque six mille personnalités invitées figurait l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, dont la nomination en septembre 2017 à la présidence du conseil d’administration du géant pétrolier russe Rosneft avait été critiquée par Angela Merkel. C’est à peine s’il ne devançait pas le premier ministre, Dmitri Medvedev… A deux pas, devant le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, se tenait également le Français Jean-Claude Killy, ancien champion de ski très impliqué dans les Jeux olympiques de Sotchi, et décoré à ce titre par M. Poutine. Un peu plus loin encore, l’acteur Américain Steven Seagal dominait la foule de sa haute stature. Des invités choyés, s’il en est.

La cérémonie achevée, M. Poutine a aussitôt reconduit dans ses fonctions son premier ministre, Dmitri Medvedev. Dix ans après avoir troqué leurs postes – en 2008, M. Medvedev avait pris la place de M. Poutine à la présidence afin de lui permettre de surmonter l’obstacle de deux mandats présidentiels consécutifs fixés par la Constitution – le duo au pouvoir est ainsi maintenu. La loyauté sans faille dont a fait preuve le premier ministre, issu du cercle de Saint-Pétersbourg, la ville natale de M. Poutine, a primé sur tout le reste.

Objectifs très ambitieux

Marginalisé dans un second rôle sans véritable marge de manœuvre, M. Medvedev, 52 ans, a pourtant vu sa cote de popularité chuter sérieusement, lestée par une petite phrase : « Pas d’argent, tenez bon », prononcée en mai 2016 devant une retraitée en Crimée et restée depuis lors dans les mémoires. La diffusion, l’année suivante, d’une vidéo réalisée par l’opposant Alexeï Navalny sur son train de vie, visionnée sur YouTube 27 millions de fois, a entaché un peu plus son crédit.

Rien d’insurmontable aux yeux de M. Poutine, qui peut se prévaloir d’avoir été réélu, à la fin du mois de mars avec son meilleur score, 76,7 % des voix, depuis son arrivée au pouvoir. Dans une série d’oukases rendus publics lundi après-midi, il a cependant fixé des objectifs très ambitieux au gouvernement : hisser la Russie « dans les cinq premières économies mondiales » d’ici à la fin de son nouveau mandat, en 2024 ; diviser par deux le niveau de pauvreté ou bien encore relever le niveau des revenus réels des Russes, qui n’a cessé de dégringoler lors de son dernier mandat (de 11 % en cumulé, depuis 2014).

M. Medvedev doit désormais composer son gouvernement, qui ne devrait pas lui-même beaucoup changer non plus s’agissant des postes-clés, après la validation, mardi, de sa nomination par la Douma, la chambre basse du Parlement russe. Une simple formalité. Le chef du Kremlin a donné le cap : la continuité.

8 mai 2018

Bretagne - Fleurs du jardin

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8 mai 2018

Ellen von Unwerth

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8 mai 2018

ARLES - FESTIVAL EUROPÉEN DE LA PHOTO DE NU

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Du 08 au 13 mai 2018. Chaque année depuis 2001 a lieu à Arles le festival de la Photo de nu, qui propose une exposition de photographes européens et chaque fois la présence d’un artiste arlésien. Initié à Arles en 2001 par Bruno Rédarès et Bernard Minier, le Festival Européen de la Photo de Nu se présente comme la seule grande manifestation photographique, en France mais également en Europe, sur le thème du Nu et plus généralement sur le corps. L'idée de créer ce Festival est née de la rencontre des deux protagonistes qui organisaient, chacun de leur coté et depuis près d’une dizaine d’années, des stages photo sur le Nu. Arlésien de naissance et de cœur, c’est naturellement à Arles « la Mecque photographique », que Bruno Rédarès décide de lancer le Festival. Photographe professionnel installé en région parisienne, Bernard Minier, se charge d‟établir les liens nécessaires avec le monde de l’image. Le Festival a progressivement gagné en popularité tant auprès du public

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