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Jours tranquilles à Paris

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3 mai 2018

La pollution de l’air tue 7 millions de personnes par an dans le monde, alerte l’OMS

Par Stéphane Mandard - Le Monde

Selon le dernier bilan publié mercredi 2 mai par l’Organisation mondiale de la santé, neuf habitants sur dix respirent quotidiennement un air trop chargé en particules fines.

La pollution de l’air ne fait pas seulement tousser. Elle tue. En masse. Chaque année, sept millions de personnes meurent dans le monde parce qu’elles respirent un air trop chargé en particules fines. Tel est le dernier bilan macabre publié mercredi 2 mai par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui sonne l’alerte. C’est davantage que les morts cumulés du sida (1,1 million), de la tuberculose (1,4 million), du diabète (1,6 million) et des accidents de la route (1,3 million).

Aussi, l’OMS reconnaît désormais la pollution de l’air comme un « facteur de risque majeur » des maladies non transmissibles considérées comme étant à l’origine de 70 % des décès dans le monde. Selon les estimations de l’institution onusienne, ce risque serait, chez les adultes, en cause dans 29 % des morts par cancer du poumon, 25 % par accident vasculaire cérébral (AVC), 24 % par infarctus et 43 % des maladies pulmonaires chroniques obstructives (bronchopneumopathies, asthme…).

Et ce risque s’accroît. L’estimation globale de 7 millions de morts est en légère hausse. Le dernier bilan, de 2016, faisait état de 6,5 millions de décès. Cette augmentation s’explique par une explosion de la mortalité due à la pollution de l’air extérieur (4,2 millions contre 3 millions en 2016). Les décès imputables à la pollution de l’air intérieur, eux, régressent de 4,3 millions à 3,8 millions.

LES RÉGIONS LES PLUS AFFECTÉES SONT L’ASIE DU SUD-EST (DONT L’INDE) ET LE PACIFIQUE OCCIDENTAL (INCLUANT LA CHINE) AVEC PLUS DE DEUX MILLIONS DE DÉCÈS CHACUNE

Un autre chiffre, tout aussi impressionnant, donne la mesure du péril. Selon les dernières données compilées par l’OMS, neuf personnes sur dix (91 % de la population mondiale) sont exposées quotidiennement à un air contenant de « hauts niveaux de polluants ». L’organisation recommande la limite annuelle de 10 µg/m³ en particules fines PM2,5 (de diamètre inférieur à 2,5 micromètres).

« A l’instar de New Delhi, Pékin, Shanghai, Lima ou Mexico, de nombreuses mégalopoles du monde entier dépassent plus de cinq fois ce seuil, alerte Maria Neira, la directrice du département de santé publique de l’OMS. Cela représente un risque majeur pour la santé des populations. »

Ce risque est inégalement réparti. Les régions les plus affectées sont l’Asie du Sud-Est (dont l’Inde) et le Pacifique occidental (incluant la Chine), avec plus de deux millions de décès chacune. L’Afrique totalise près d’un million de victimes. Les pays de l’arc méditerranéen oriental concentrent autant de morts que l’ensemble du continent européen : environ 500 000. Les Amériques s’en sortent le moins mal, avec tout de même plus de 300 000 morts par an.

Dans ce panorama aussi alarmant que détaillé, l’OMS note que les premières victimes sont sans surprise les enfants. La pneumonie est la principale cause de mortalité chez les moins de 5 ans. L’institution insiste aussi sur la vulnérabilité des femmes qui, dans les pays en développement, cuisinent encore avec des équipements d’un autre âge, comme des fours à charbon.

Les efforts de la Chine

« La pollution de l’air menace chacun d’entre nous mais ce sont les plus pauvres et les plus marginalisés qui paient le plus lourd tribut, déclare le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il est inacceptable que plus de 3 milliards de personnes – la plupart sont des femmes et des enfants – continuent à respirer des fumées mortelles tous les jours en utilisant des poêles et des combustibles polluants dans leurs maisons. » Pour le patron de l’organisation, « si nous ne prenons pas des mesures urgentes contre la pollution de l’air, nous ne parviendrons jamais à atteindre le développement durable 

Les données compilées par l’OMS sont les plus complètes jamais publiées par l’institution sur la qualité de l’air. Elles se fondent sur les résultats des mesures effectuées dans plus de 4 300 villes de 108 pays, soit 1 000 villes de plus que lors du dernier bilan de 2016. Avec un « sérieux manque de données » pour le continent africain, où seuls 8 des 47 pays surveillent les niveaux de particules fines.

Malgré ce vaste tableau catastrophique, le directeur de l’OMS se félicite que « des leaders politiques, à tous les niveaux, et notamment des maires, commencent à prendre le sujet au sérieux et à agir ». L’organisation salue les efforts de la Chine – le gouvernement a décrété cet hiver la fin du chauffage au charbon – ou d’une ville comme Mexico qui, sur le modèle de Paris, a annoncé l’interdiction des véhicules diesel dans ses rues d’ici à 2025.

En Europe, après dix ans d’avertissements sans frais, la Commission semble enfin décidée à mettre la pression sur les Etats qui ne respectent pas sa directive de 2008 sur la qualité de l’air et qui dépassent régulièrement les valeurs limites en PM10 (de diamètre inférieur à 10 µm) et dioxyde d’azote (NO2).

Prendre la mesure de l’urgence

Pour la première fois, le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella, avait convoqué fin janvier les ministres de l’écologie de neuf pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Hongrie, Roumanie, République tchèque et Slovénie) pour les hâter de prendre rapidement des mesures capables de mieux protéger leurs citoyens. Faute de réponses adéquates, Bruxelles devrait bientôt mettre sa menace à exécution en renvoyant certains de ses Etats cancres devant la Cour de justice de l’Union européenne. Maintes fois reportée, la sanction est attendue avant la fin mai.

Mais d’autres régions du monde n’ont pas encore pris la mesure de l’urgence. A commencer par l’Inde. Alors que New Delhi a encore connu en novembre 2017 des pics de pollution culminant à 1000 µg/m³, le ministre de l’environnement continuait à nier la réalité de leurs effets sanitaires (plus d’un million de morts par an à l’échelle du pays) et se contentait de réclamer des masques à l’OMS plutôt que de s’attaquer aux sources du problème, comme l’incinération des résidus agricoles.

Pour convaincre un maximum de pays de déclarer la guerre à ce « tueur invisible », l’OMS organisera à Genève, du 30 octobre au 1er novembre, la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé.

Pollution de l’air : des familles de la vallée de l’Arve attaquent l’Etat pour « carence fautive ». Depuis septembre 2017, 540 plaintes contre X pour mise en danger d’autrui ont été déposées auprès des gendarmeries de Haute-Savoie conduisant le parquet de Bonneville à ouvrir une enquête préliminaire. Et quatorze familles de plaignants s’apprêtent à ouvrir un deuxième front judiciaire en lançant, mercredi 2 mai, une vague de recours pour « carence fautive » de l’Etat devant le tribunal administratif de Grenoble. Parmi ces plaignants figurent les représentants légaux de quatre enfants. Ils demandent jusqu’à 100 000 euros d’indemnisation pour les préjudices subis. Les recours s’appuient sur des dossiers médicaux épais. « Ces enfants souffrent de pathologies que nous estimons liées à la pollution : asthme, otites, pneumopathies… », a expliqué au Monde François Lafforgue, l’avocat spécialiste des affaires d’environnement et santé, qui défend les familles.

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3 mai 2018

The amazing Elizabeth Streb dance company

 

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5,043 Likes, 119 Comments - cindy sherman (@cindysherman) on Instagram: "The amazing #ElizabethStreb dance company"

 

3 mai 2018

Les anneaux de Buren à Nantes

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3 mai 2018

L'exposition AZZARO photographiée avec ma GOPRO.... Musée des Arts Décoratifs

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Photos : Jacques Snap

3 mai 2018

Le plus grand collectionneur de sacs à vomi de compagnies aériennes vend sa collection exceptionnelle

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Munich – Si vous fréquentez assidûment les sites de ventes en ligne comme Ebay ou Le Bon Coin, vous n’aurez pas été sans remarquer cette vente exceptionnelle qui fait bruisser l’internet alors que le plus grand collectionneur au monde, excusez du peu, vend plus de 15.000 sacs à vomi de compagnies aériennes.

L’occasion est unique puisque cette vente représente le lot le plus important de sacs à vomi existant au monde et détenus par une seule et même personne. Certains sacs ont plus de 40 ans et n’ont été produits qu’à quelques rares exemplaires, d’autres, signés par tout un équipage sont en soi, des modèles uniques qui n’ont été exploités que sur un seul vol ou une seule destination. Le collectionneur a demandé à rester anonyme et espère en tirer plusieurs milliers d’euros dont une partie sera reversé à une organisation de charité dont le nom n’a pas été encore rendu public. L’état de conservation de ces sacs est absolument remarquable, seuls certains ont déjà servis et le vomi contenu à l’intérieur a été gardé tel que collecté. Sur le site web qui les présente tous, on peut très nettement apercevoir quelques cacahuètes à moitié digérées ou des petits gâteaux à peine entamés par les sucs gastriques. Quelques autres, plus rares ont été le réceptacle de produits d’hygiène que leur possesseur dans l’avion n’a pas voulu jeter dans les toilettes et s’est donc alors débarrassés dans le sac mis à disposition. Un des enchérisseurs qui espèrent bien faire main basse sur le lot de 15.000 reconnait que c’est un pan de l’histoire de l’aviation qui est contenu dans ces sacs et que leur préservation est à considérer comme une oeuvre humanitaire.

Le seul regret du collectionneur qui se sépare de tous ces objets est de n’avoir pu récupérer la bouteille remplie de l’urine de Gérard Depardieu lorsque le comédien, sur un vol CityJet à destination de Dublin, n’avait pu se retenir avant le départ de l’avion. Il semblerait que ce soit un des membres d’équipage de cet avion qui ait conservé la bouteille et ait tenté de la revendre, une fortune, sur un site d’enchères bien connu, sans toutefois y parvenir.

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3 mai 2018

Extrait d'un shooting - gif animé

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3 mai 2018

Macron est en "Pépé le Putois" sur cette Une australienne et ce n'est pas vraiment un compliment

pépéle putois

Ce cartoon des Looney Tunes n'a pas été choisi au hasard.

Par Jade Toussay

POLITIQUE - Emmanuel Macron, séducteur invétéré? Pour la version australienne de The Daily Telegraph, la réponse est "oui". Et comme une image vaut mieux que mille mots, le quotidien a choisi dans son édition du 3 mai de représenter le président de la République par Pépé, un personnage de cartoons au fort accent français, connu pour sa drague désespérée et sa mauvaise odeur.

A lui seul, Pépé le Putois (ou la Moufette Rayée) réunit tous les clichés sur les Français: anglophone médiocre incapable de se débarrasser de son accent, dragueur infatigable qui n'hésite pas à poursuivre la gente féminine et auréolé d'une odeur détestable. De quoi dresser un portrait peu flatteur du président de la République, dont la visite en Australie s'achève ce mercredi.

Pour justifier sa comparaison, le Daily Tegraph dépeint le président français comme un homme qui "murmurait aux oreilles des premières dames du monde entier", "flirte avec Gladys Berejiklian" (une femme politique australienne, ndlr) et "éblouit de son sourire quiconque croise son chemin". Le quotidien s'appuie également sur la déclaration d'Emmanuel Macron qui a qualifié ce mercredi 2 mai Lucy Turnbull, épouse du premier ministre de "délicieuse".

"Avec ses mots, l'offensive de charme du président Emmanuel Macron a fait un fiasco en Australie, où la description par le jeune et charmant président de la femme de Malcolm Turnbull tenait plus de Pépé le Putois que des déclarations enjôleuses d'un chef d'état", tacle le quotidien.

3 mai 2018

Extrait d'un shooting - portrait

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Photos : Jacques Snap

3 mai 2018

La digue de la barre d'Étel va être réhabilitée

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Depuis les tempêtes répétées de 2014, la digue qui protège l’entrée de la ria est endommagée, et laisse rentrer du sable. Des travaux sont prévus prochainement. Le maire envisage l'extraction et la récupération du sable.

« Il faut intervenir au plus vite pour sécuriser l’état de l’ouvrage, insiste Adrien Le Formal, maire de Plouhinec. Il y a une accumulation de sable au niveau de la barre qui est préoccupante. Si le sable continue de rentrer, la barre pourrait finir par se fermer. »

La commune voisine d’Étel est directement touchée par la dégradation de la digue, car elle a été construite, en 1962, sur son domaine maritime. D’après le maire, l’écosystème serait menacé, ainsi que des professionnels comme les ostréiculteurs, « car le sable remonte jusqu’au fond de la ria ».

Des travaux à l’horizon 2019

Un discours assez alarmant, mais un brin apaisé depuis que les travaux ont été pris en considération par les services de l’État.

Mi-avril, une réunion s’est tenue entre la Région, le Département, les communes avoisinantes, les usagers et la Compagnie des ports. « Une réhabilitation de la digue est programmée. Il y a eu consensus général sur la nécessité de rendre son utilité à cet ouvrage », explique Marina Le Corguillé, directrice du port.

Les études préalables sont lancées, mais aucun délai n’est annoncé pour le début des travaux. « Étant donné qu’on intervient sur un site fragile et protégé, les autorisations vont être longues à obtenir. Rien ne sera fait avant 2019 », indique Adrien Le Formal.

Le budget des travaux, sans les études, est estimé à 600 000 €, dont la moitié serait prise en charge par l’état, 30 % par le conseil départemental et 20 % par les communautés de communes.

Un obstacle naturel

Entre-temps, la barre reste l’obstacle naturel qu’elle a toujours été. « Il n’y a pas plus de difficulté à sortir ou entrer depuis que l’épi est apparu (morceau de la digue qui s’en est en partie détaché). Le nombre de jours fermés et ouverts ne varie pas. Des grands bateaux comme « La Louise » ou « La Reine des flots » ont pu passer sans problème », tient à préciser la directrice.

La directrice rappelle que le port assure un accompagnement à l’entrée de la ria. Il suffit aux plaisanciers d’appeler sur le canal 13. « On assiste les bateaux 3 h avant et 2 h après la pleine mer. »

Pour la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), rien n’a changé mais il faut rester vigilant. « Le banc est de plus en plus important, la passe est de plus en plus réduite, mais pour l’instant, on sort normalement. Il faut sonder la barre plus souvent, car c’est sûr, ça n’améliore pas la situation », relate Yannick Delval, président de la station d’Étel.

Récuperer le sable

Pour Guy Hercend, maire, « la barre sans passe est un scénario improbable. Il y a toujours eu des bateaux à rentrer et sortir, même quand la digue n’existait pas. » Mais il ne nie pas « que l’épi laisse passer un peu de sable, et qu’il est bon d’intervenir ».

Dans ce dossier, le maire souhaite que la commune bénéficie d’une autorisation particulière, celle de récupérer le sable qui sera extrait.

« À l’occasion de ces travaux, on pourrait peut-être, avec les services de l’État, envisager une prise de sable au niveau de la barre, pour les besoins des professionnels et des communes de la ria. Ce serait du sable de la ria pour la ria. »Un sable dont le maire aimerait pouvoir disposer de manière pérenne.

3 mai 2018

Extrait d'un shooting - titiller les tétons ?

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