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Jours tranquilles à Paris

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13 août 2020

Plouharnel - Plongée dans l’histoire du Mur de l’Atlantique au Bégo

Avec l’office de tourisme, chaque jeudi, il est possible de faire une plongée dans l’Histoire à Plouharnel. Tour de tir et multiples bunkers du site du Bégo n’auront plus de secrets pour les visiteurs.

L’office de tourisme intercommunal propose des visites du Mur de l’Atlantique à Plouharnel, chaque jeudi. Le 6 août, des visiteurs français et des Allemands ont pu découvrir ce lieu chargé d’histoire. Les francophones ont suivi Madeleine Juberay, et les germanophones Anne Hagemann-Morissonnaud.

Le Bégo, point géographique stratégique

Après un rappel historique des événements antérieurs qui se sont également passés en ce lieu lors de la contre-révolution, les deux guides concentrent leurs explications sur le lourd dispositif d’artillerie mise en place lors de la Seconde Guerre mondiale. « Il fallait défendre Lorient et interdire l’approche de l’ennemi par la mer », explique Madeleine Juberay.

« Le Bégo apparaît rapidement comme un point géographique stratégique, pouvant accueillir une batterie de longue portée. Quatre immenses cuves destinées à recevoir des canons sont creusées. Un grand chantier à ciel ouvert démarre ».

Grâce à ces visites, la tour de tir, les multiples bunkers sont expliqués, commentés et remis dans le contexte historique.

Pratique

À 14 h 30. Tous les jeudis. 6 €, gratuit - de 12 ans. Tél. 02 97 52 32 93.

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13 août 2020

Pierre et Gilles

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13 août 2020

Autrefois / Maintenant

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13 août 2020

Bill Gates

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12 août 2020

Fanny Müller

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12 août 2020

Elections américaines - Qui est Kamala Harris, la colistière de Joe Biden ?

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COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

Procureure au bilan contesté puis sénatrice charismatique, la Californienne est la première femme noire à apparaître sur un ticket présidentiel. Joe Biden avait annoncé depuis des semaines qu’il voulait une femme pour l’accompagner face à Donald Trump.

L’Amérique commençait à s’impatienter. A moins de trois mois de l’élection présidentielle, Joe Biden n’avait toujours pas annoncé l’identité de sa partenaire dans la course à la Maison Blanche. C’est fait. Le candidat démocrate a choisi mardi 11 août la sénatrice de Californie Kamala Harris. “J’ai besoin à mes côtés de quelqu’un d’intelligent, de fort et prêt à diriger. Kamala est cette personne”, a-t-il expliqué dans un email adressé à ses sympathisants. Elle-même s’est dite “honorée” sur Twitter de s’associer à un homme qui peut “rassembler les Américains parce qu’il a passé sa vie à se battre pour nous”.

NPR et d’autres médias du pays s’accordent sur la dimension “historique” de l’alliance : Kamala Harris est la première femme noire sur un ticket présidentiel, démocrate ou républicain. En cas de victoire dans les urnes le 3 novembre prochain, elle deviendrait la première femme tout court à occuper le poste de vice-présidente. Mais “Harris a beaucoup à offrir à la campagne et au ticket au-delà du symbole”, insiste le Los Angeles Times dans un éditorial enthousiaste.

Le quotidien de la ville où réside la démocrate de 55 ans salue une personne “hautement qualifiée” et “ambitieuse”. Fille d’un immigré jamaïcain et d’une mère indienne, elle a grandi dans le nord de la Californie où elle a fait ses armes comme procureure jusqu’au poste d’”attorney general”, sorte de ministre de la justice du Golden State. Etat dont elle est devenue sénatrice en 2016. Seule femme noire de la chambre haute, sa fermeté lors d’audiences au Congrès, souvent télévisées, lui a donné une visibilité nationale. 

Choisir une telle personnalité montre que “contrairement à l’homme occupant actuellement le poste qu’il convoite”, Joe Biden “n’a pas peur des femmes fortes”, commente le LA Times.

“Elle apporte à la campagne un style plus vigoureux que celui de M. Biden”, estime le New York Times. Le quotidien lui trouve un “don” pour rendre les débats électriques auquel s’ajoute “une identité personnelle et une histoire familiale que beaucoup trouvent inspirante”.

Bref, résume CNN, le choix avait “du sens” et “personne d’autre sur la shortlist de Biden ne cochait autant de cases”. Même la rivale Fox News, moins disposée à l’indulgence avec les démocrates, approuve la décision “intelligente” de l’ancien vice-président. Parfois critiquée à gauche pour avoir été une procureure trop “dure”, son bilan pourrait, selon la chaîne, “aider Biden à solidifier sa position vis-à-vis des électeurs centristes, voire des républicains modérés”.

Surnommée “la fausse” par Donald Trump

Il est vrai que son profil de “pragmatique modérée”, telle que la décrit le New York Times, ne plaît pas forcément à l’aile gauche du parti démocrate. Le Los Angeles Times critique également son “aversion à adopter une position ferme sur des sujets controversés”, citant une réforme locale de la justice en 2014.

Le Washington Post note d’ailleurs qu’après avoir démarré en trombe avec un meeting rassemblant 22 000 personnes, sa campagne pour les primaires démocrates n’a jamais décollé. En particulier parce qu’elle a “peiné à se définir devant les électeurs, passant d’un message à l’autre”. La communauté noire ne l’a pas soutenue, remarque le Wall Street Journal, en partie à cause de son bilan en tant que procureur. En décembre 2019, elle a abandonné la course, à court de financement.

L’un des temps forts de sa campagne a impliqué Joe Biden. Lors d’un débat, elle lui a reproché sa proximité avec des sénateurs ségrégationnistes. Le moment a fait le tour des télévisions et choqué la famille du sénateur du Delaware, qu’elle connaît bien.

Toutefois, souligne Forbes, Kamala Harris le soutient publiquement depuis le mois de mars et leur relation “s’est vite améliorée”. Elle a participé à de nombreuses levées de fonds et son nom est apparu parmi les favoris au milieu de ceux de Susan Rice, l’ancienne conseillère à la sécurité nationale de Barack Obama, de la sénatrice Elizabeth Warren ou de la gouverneure du Michigan Gretchen Whitmer.

Pour le Chicago Tribune, Joe Biden a ainsi montré qu’il n’était pas du genre à “nourrir des rancunes”. Son choix révèle aussi “son sens de l’histoire”, considère le quotidien alors qu’il a déjà travaillé pendant huit ans aux côtés du premier président américain noir de l’histoire.

Justement, Barack Obama fait partie des nombreux démocrates à valider le choix de Kamala Harris. “C’est une bonne journée pour notre pays”, a-t-il déclaré sur Twitter. “Elle est plus que prête pour le poste”, a affirmé le 44ème président américain.

Son successeur a déjà un surnom pour son adversaire. “Phony Kamala”, la fausse Kamala. Après l’annonce de Joe Biden, Donald Trump a rapidement publié sur son compte Twitter une vidéo de campagne “brutale”, juge le New York Post. Le spot présente la sénatrice comme une membre de la gauche radicale. Face à la presse, signale Fox News, le président américain a fait part de sa surprise sachant que la sénatrice avait, d’après lui, “manqué de respect” à son colistier lors de la primaire.

NPR voit dans ce ticket Biden/Harris un “miroir” de celui de 2008 : “un homme blanc âgé, habitué de Washington et avec une profonde expérience en politique étrangère est associé à un partenaire noir plus jeune avec des racines d’immigrés, élu au Sénat depuis quatre ans seulement”.

Surtout, la radio publique indique que Joe Biden, 77 ans, s’est présenté comme un candidat “de transition”. Il ouvre ainsi la voie à Kamala Harris, “probable future leader du parti démocrate”, conclut NPR.

12 août 2020

Un été au HAVRE

le havre été

12 août 2020

Erdeven - Fête des oignons : uniquement le marché aux légumes

Cœur historique de la fête des oignons, le marché aux légumes pourra être maintenu, dans un cadre sanitaire strict, mais le reste de la fête est annulé. Archives

Les cultivateurs et maraîchers locaux ont donné leur accord à la proposition du comité des fêtes d’Erdeven de maintenir le marché aux oignons et légumes le week-end de la fête des oignons, les 12 et 13 septembre. La fête, elle, doit être annulée car, avec son défilé et les concentrations inévitables de population autour des différents événements, elle s’avère impossible à organiser en respectant les protocoles sanitaires indispensables. Samedi 8 août, plusieurs cultivateurs et maraîchers ont répondu à l’invitation du comité, et il a été acté de tenir ce marché le samedi et le dimanche toute la journée. Ils seront rejoints par un petit nombre de producteurs locaux, d’Erdeven et proximité (miel, crêpes, etc.).

Un premier schéma d’implantation autour de la salle du Grand-Large a été envisagé. Il doit être ajusté et soumis aux élus ; une rencontre doit avoir lieu ce mercredi 12 août avec le maire pour décider de la solution la plus adéquate. L’objectif est de faire respecter de manière naturelle les distances, en assurant un sens de circulation, etc. « Le port du masque sera exigé », annonce déjà Gérard Borie, président.

12 août 2020

Vu sur internet

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12 août 2020

A Hongkong, « la mort de la liberté de la presse »

Article de Florence De Changy

En réaction à l’arrestation de Jimmy Lai, fondateur du « Apple Daily », les citoyens ont acheté en masse le journal

HONGKONG - correspondance

Lundi 10 août restera sans doute une « journée noire » dans les annales de la liberté d’expression à Hongkong. A 7 heures du matin, la police s’est présentée avec des mandats d’arrêt et de perquisition au portail de la grande villa du magnat de la presse de Hongkong, Jimmy Lai, 71 ans, bailleur de fonds du mouvement démocratique de Hongkong et fondateur du Apple Daily, quotidien d’opposition très populaire. Jimmy Lai a été emmené, poignets menottés dans le dos, au siège de son groupe de presse NextDigital, pendant que sa résidence était fouillée.

A la nuit tombée, ce fut au tour de l’étudiante en sciences politiques et militante prodémocratie Agnes Chow, 23 ans, d’être arrêtée chez elle. Agnes Chow a cofondé avec Nathan Law, 27 ans (élu député en 2016, puis « disqualifié » et, à présent, en exil à Londres), et Joshua Wong, 23 ans, le parti Demosisto, à présent dissous. Ils l’avaient lancé en 2016, à la suite du « mouvement des parapluies » de 2014, au cours duquel des centaines de milliers d’étudiants, de lycéens et même de collégiens s’étaient mobilisés pour réclamer, en vain, une « vraie démocratie ». Selon les informations postées sur son compte Facebook, Agnes Chow aurait été arrêtée pour « incitation à la sécession en vertu de la loi sur la sécurité nationale ».

Entre ces deux arrestations hautement symboliques, qui frappent au cœur du mouvement prodémocratie, la police a arrêté huit autres personnes, parmi lesquels deux jeunes militants ainsi que les deux premiers fils de Jimmy Lai, Timothy et Ian, ainsi que plusieurs membres de la direction du journal Apple Daily, dont les logements ont également été perquisitionnés.

En fin de soirée, la police a indiqué avoir arrêté neuf hommes et une femme, de 23 à 72 ans, soupçonnés de « collusion avec des forces étrangères », un crime couvert par la nouvelle loi de sécurité nationale, ainsi que de « complot en vue de fraude ». La loi de sécurité nationale, mise au point par Pékin et promulguée à Hongkong le 30 juin, punit les crimes de subversion, de sécession, de terrorisme, et de collusion avec des forces étrangères. Les peines de prison peuvent aller jusqu’à la perpétuité dans les cas très vaguement qualifiés de « graves » par le texte.

Du « jamais-vu »

La loi a pour but officiel de restaurer l’ordre dans l’ancienne colonie britannique où la contestation antigouvernementale enfle depuis l’été 2019, ayant pris à plusieurs reprises la forme de manifestations ou d’actions violentes. Mais l’opposition prodémocratie estime que cette loi vise essentiellement à faire taire toute forme de contestation ou de critiques tant du gouvernement local que des autorités centrales à Pékin, alors que la liberté d’expression est explicitement garantie par la Basic Law, la mini-Constitution de Hongkong, mise en place avant la rétrocession de l’ancienne colonie britannique à la Chine en 1997.

En milieu de matinée lundi, ce sont deux cents policiers qui ont débarqué sur le site de NextDigital, à Tseung Kwan Ho, où le Apple Daily est réalisé et imprimé. Alors que l’enquête semble chercher à établir des fautes de gestion de l’entreprise (notamment le non-respect d’une clause du bail), des dizaines de policiers ont également parcouru l’immense salle de rédaction. Quelques altercations verbales, filmées en direct, ont eu lieu entre journalistes et forces de l’ordre. Les témoins sur place ont constaté que la plupart des policiers déployés sur place tournaient en rond, sans autre mission que de faire acte de présence.

Chris Yeung, le président du syndicat de la presse locale, HKJA (la Hong Kong Journalists Association), a déclaré au Monde qu’une intervention de cette ampleur avait un effet « terrifiant pour les journalistes », affirmant que c’était du « jamais-vu » à Hongkong. « La police qui arrête le fondateur et les dirigeants d’un journal, et qui fait une descente dans une salle de rédaction, je pense que l’on peut considérer cette date comme le jour officiel de la mort de la liberté de la presse à Hongkong », a déclaré Keith Richburg, ancien chef de bureau du Washington Post à Paris, qui dirige aujourd’hui le département de journalisme à l’université de Hongkong.

Selon l’Oriental Daily News, principal concurrent du Apple Daily, un mandat d’arrêt a aussi été émis à l’encontre du plus proche collaborateur de Jimmy Lai, Mark Simon, citoyen américain. Joint par messagerie lundi, Mark Simon nous a indiqué se trouver aux Etats-Unis et ne pas être au courant du mandat d’arrêt le visant.

« Un prêté pour un rendu »

Par solidarité, tant avec le groupe de presse qu’avec son dirigeant, dont la témérité face à Pékin impressionne, les Hongkongais se sont précipités pour acheter en masse le journal. Et le Apple Daily de mardi s’est arraché comme jamais. Sa « une », tristement historique, montre l’arrestation de son opiniâtre fondateur barrée des caractères chinois « Apple Daily poursuivra le combat ». Des queues se sont formées dès 2 heures du matin devant certains kiosques. « C’est juste pour montrer au Parti communiste chinois que s’ils s’en prennent à nos libertés, nous allons nous défendre de plus belle », a déclaré à RTHK, la radio publique de Hongkong, un citoyen qui n’avait plus acheté de journal depuis dix ans. Dans son éditorial, le journal a déclaré son intention de continuer à se battre estimant que « tant qu’il y aura des lecteurs [du journal], il y aura des journalistes ».

Apple Daily a indiqué avoir imprimé 350 000 exemplaires dans la nuit de lundi, contre 70 000 habituellement. Et, à 8 heures du matin, le journal en a imprimé 200 000 de plus pour répondre à la demande exceptionnelle. Le soutien au groupe NextDigital s’est également manifesté à la Bourse, où après avoir perdu jusqu’à 18 % lundi matin, l’action a rebondi mardi de plus de 788 % à la suite d’un large mouvement d’achat de solidarité.

Lors d’une interview accordée au Monde mi-juillet, Jimmy Lai avait considéré que l’adoption de la nouvelle loi de sécurité nationale « signait la fin des libertés et de l’état de droit à Hongkong ». Sur la base du fort retentissement de l’annonce de la loi, il semblait néanmoins espérer que Pékin s’en tiendrait à ce virulent coup de semonce, sans nécessairement aller plus loin si rapidement.

Mais plusieurs observateurs estiment que cette nouvelle opération est en fait, de nouveau, « un prêté pour un rendu » dans l’escalade de tensions entre les Etats-Unis et la Chine, dont Hongkong fait les frais, notamment après l’annonce, le 7 août, par Washington, de l’imposition de sanctions contre onze personnalités politiques de Chine continentale et de Hongkong, dont la chef de l’exécutif, Carrie Lam.

Alors que les organes chinois ont salué avec enthousiasme l’arrestation de Jimmy Lai, l’opération a été dénoncée, notamment par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne, qui a déclaré qu‘elle visait à « étouffer la liberté d’expression » à Hongkong. Comme toutes les voix internationales qui se sont élevées pour condamner ces arrestations, elle a été remise à sa place par la Chine.

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