Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
19 juillet 2020

TREATS Magazine

treats33

Publicité
19 juillet 2020

Pour développer son bateau roulant, Tringaboat recrute

bateau roulant

Dans les rues de Perros-Guirec, le bateau roulant ne passe pas inaperçu. Photo Tringaboat

Article de Claire Charpy

Tout roule pour Tringaboat. L’entreprise basée à Lannion annonce la première livraison de son bateau routier de série, le Tringa T650. Les commandes se multiplient et la société embauche.

C’est un plaisancier calvadosien qui aura l’honneur d’être le premier usager de ce bateau hybride, entièrement fabriqué à la main à l’espace de Broglie, de Lannion (22). Créée en 2011 par Guirec Daniel, la société Tringaboat a d’abord dû faire face à un défi de taille : l’homologation de son bateau sur route. Un défi relevé et le bateau peut désormais rouler, sans autorisation, dans un périmètre de 10 km autour de son lieu de remisage et faire le plein dans une station-service classique.

Déjà dix commandes fermes

Ce concept original et osé d’un bateau routier a déjà séduit une quinzaine de clients. « Nous sommes presque surpris du succès. Nous ne pensions pas que le Tringaboat pouvait répondre à autant d’attentes », concède Christophe Le Bitoux, directeur commercial de la société. Dix commandes sont d’ores et déjà confirmées et six sont en cours : « Nous avons des demandes très diversifiées, de plaisanciers des côtes bretonnes, normandes, du bassin d’Arcachon etc, mais aussi de riverains du lac d’Annecy ou de professionnels pour des opérations d’entretien maritime et fluvial ».

Mesurant près de 6,5 m, le bateau est équipé de trois roues motrices qui rentrent entièrement dans la coque lorsqu’il navigue. Il se conduit et se pilote grâce à un écran tactile très intuitif et peut accueillir jusqu’à quatre personnes sur route et six sur l’eau. Les déplacements sont aisés à son bord et le design très soigné. Dans sa version classique (Tringa T650 Armorik) avec un moteur in-bord de 25 CV et un moteur hors bord de 150 CV, il est commercialisé au prix de 124 900 € TTC. Pour l’utiliser, il faut être titulaire à la fois du permis B et du permis mer côtier ou hauturier.

Trois embauches en cours

L’équipe de l’entreprise lannionnaise, qui est actuellement composée de huit personnes, va s’étoffer prochainement. « Nous sommes en train de recruter un soudeur, un chaudronnier et un mécanicien naval », indique Christophe Le Bitoux. L’atelier de 1 000 m² qui accueille quatre chaînes de montage, est amené, lui aussi, à s’agrandir.

19 juillet 2020

Milo Moiré - photos : Peter Palm

milo bondage

milo bondage1

19 juillet 2020

Les marchés du Pays d’Auray remettent le masque

Auray

L’obligation de porter un masque sur les marchés se généralise dans le pays d’Auray, comme ici sur le marché de Carnac.

Certains n’attendent pas lundi pour imposer le port du masque dans les commerces. C’est le cas à Belle-Ile. D’autres s’y préparent et invitent à la prudence, notamment sur les nombreux marchés du pays d’Auray qui se masquent progressivement.

Auray, le plus grand marché du département, sera masqué

L’afflux important de population en cette période estivale rend de plus en plus difficile le respect des distanciations. De façon à garantir un haut niveau de sécurité sanitaire, un arrêté municipal est tombé vendredi, afin de renforcer les mesures de protection sur les marchés de plein air d’Auray et dans les halles. Des mesures qui doivent être appliquées à compter du marché du lundi 20 juillet et qui imposent le port du masque, par tous, commerçants et clients. Des bornes de gel hydroalcoolique seront installées sur le périmètre des marchés et une signalétique mise en place. Les distances entre les étals, imposées depuis la réouverture des marchés, sont maintenues.

Carnac va sévir

Anticipant l’obligation nationale du 1er août, le maire de Carnac a décidé d’imposer, de nouveau, le port du masque sur les marchés gérés par la commune (mercredi et dimanche matin, parking Saint-Fiacre). « Il s’agit d’une part de protéger la santé des Carnacois et des touristes et d’assurer l’harmonisation de la réglementation, en matière sanitaire des marchés communaux de la baie de Quiberon », indique Pascal Le Jean, premier adjoint. « Nous comptons beaucoup sur le rôle pédagogique des commerçants pour expliquer à leur client le bien-fondé de cette mesure ». Les chiens, même tenus en laisse, seront interdits ainsi que les vélos. Le non-respect de cette réglementation est passible d’une amende de 38 € (arrêté communal) qui pourrait atteindre 135 € à compter du 1er  août », prévient l’adjoint.

La presqu’île a devancé l’appel

Saint-Pierre-Quiberon, durement touchée au début de l’épidémie, n’a pas attendu pour imposer le masque, il y a déjà plus d’une semaine, sur les marchés du lundi à Penthièvre, du mardi à Kerhostin, du jeudi (le plus important) dans le bourg et de Portivy le dimanche. Plouharnel, le voisin, devrait imposer le masque vendredi prochain. À Quiberon, c’est déjà fait. La décision a été prise il y a plusieurs jours pour le marché du mercredi à Port-Haliguen.

Belle-Ile se protège

Le maire de Palais, Thibault Grollemund, a pris jeudi un arrêté sur le port du masque obligatoire dans les endroits clos et devant les établissements recevant du public. Ce vendredi, ce sont les communes de Sauzon et Bangor et leurs maires Ronan Juhel et Annaïck Huchet qui ont pris à leur tour un arrêté pour interdire l’accès aux marchés aux personnes non masquées. Ils entrent en application ce week-end.

Ailleurs, ça commence à bouger

À Locmariaquer, le port du masque n’était plus obligatoire pour les marchés (le mardi et samedi au centre-ville). Il le redevient, dès samedi. À Saint-Philibert, il sera sans doute imposé la semaine prochaine, comme dans toutes les communes. À Crac’h, un arrêté devrait être pris dès le prochain marché de jeudi sur la place de l’Église. Au Bono, le nouveau maire s’en tient pour l’immédiat à la notion d’espace clos/non clos et ne devrait pas imposer pour le moment le port du masque sur le marché. À Belz, le petit marché du dimanche matin ne sera pas masqué. « Sa configuration, avec beaucoup d’espace et un petit nombre de commerçants ne nécessite pas d’obligation, d’autant que le policier municipal veille aux distanciations. Simplement, demande a été faite à tous les commerçants de porter le masque (ce qu’ils faisaient déjà) ». En revanche, Guy Hercend, maire d’Etel, va demander le port du masque pour le grand marché du mardi matin et les petits marchés le dimanche matin et le vendredi soir.

19 juillet 2020

Vu sur internet

jaime94

Publicité
19 juillet 2020

Martin Parr expose ses 40 années de carrière au Frac Bretagne

Jusqu’au 24 janvier 2021, le Frac Bretagne basé à Rennes dédie une rétrospective au photographe britannique Martin Parr. Intitulée “Parrathon : une rétrospective de Martin Parr”, l’exposition revient sur les quarante années de carrière du photographe à travers près de 500 clichés et des séries emblématiques de son travail entre dérision, ironie et fresque sociale.

Par Emma Naroumbo Armaing

Paysages anglais, situations grotesques et personnages ordinaires, humour et dérision… la touche de Martin Parr est reconnaissable entre mille. Le Fond régional pour l’art contemporain Bretagne à Rennes retrace les quarante années de travail du photographe britannique à travers l’exposition Parrathon : une rétrospective de Martin Parr. Organisée en partenariat avec Magnum Photos, dont Martin Parr est membre depuis 1994, la Fondation Martin Parr – qui promeut des photographes ayant travaillé sur l’archipel britannique – et l’agence de production Fovearts, l'exposition présente près de 500 images à travers 14 séries emblématiques, dont la très kitsch Self-Portraits (1991-2016) ou l’identitaire Think of England (1995-2003), faisant d'elle une rétrospective française considérable étendue sur plus de sept mois.

En bon narrateur omniscient, Martin Parr fait de ses photographies une fresque sociale. Tantôt bienveillant, tantôt acerbe, le photographe de 68 ans originaire de la banlieue sud de Londres fait de son objectif un miroir de la société et capture l’évolution des modes de consommation, des classes sociales et des aléas politiques, du milieu des années 1970 à aujourd’hui. Alors que les classes moyennes aisées servies par les années Thatcher sont mises à l’honneur dans la série The Cost of Living (1986-1989), le laborieux quotidien des classes ouvrières du Yorkshire est dépeint dans The Non-Conformists (1975), à la manière d’un documentaire. Avec la série The Last Resort, réalisée entre 1983 et 1985, le photographe évoque cette fois-ci davantage sa nostalgie des années 1960 et de ce qu’elles représentent pour la classe ouvrière : la fin du monde ouvrier et de ses valeurs ainsi que l’avènement d’une conception consumériste de la vie. À cet effet, ses clichés dressent le portrait de familles modestes en vacances à New Brighton, près de Liverpool, et montrent l’envers du décor de cette station balnéaire en déclin prenant des airs de zone industrielle.

Point d'ancrage du travail de Martin Parr, l’identité britannique est régulièrement dans ses prises de vue passée au crible. Nombre de ses séries, dont Think of England réalisée entre 1995 et 2003, témoignent de cette approche presque anthropologique à travers des clichés aussi bien cocasses que satiriques où, derrière les stéréotypes, pourrait bien parfois se cacher un regard moralisateur. Des stations balnéaires, aux ventes de charités en passant par les sandwiches au concombre, les fish’n’chips et les tasses de thé, tous les clichés sont au rendez-vous et relancent le débat sur ce que signifie “être anglais”. Spécifiquement pour cette série, Martin Parr se saisit d’un flash annulaire – originellement utilisé pour la photographie médicale – et réalise des clichés lumineux, colorés, d’une précision chirurgicale. Une esthétique contemporaine qui s’applique aussi bien à son travail documentaire et artistique, que dans ses collaborations avec le milieu de la mode. Martin Parr a en effet notamment immortalisé des séries mode pour Gucci et pour Numéro Homme.

Parrathon : une rétrospective de Martin Parr, jusqu’au 24 janvier 2021 au Frac Bretagne, Rennes.

19 juillet 2020

JACQUEMUS

Jacquemus AMOUR (2)

Jacquemus AMOUR (3)

Jacquemus AMOUR (4)

Jacquemus AMOUR (5)

Jacquemus AMOUR (6)

Jacquemus AMOUR (7)

Jacquemus AMOUR (8)

Jacquemus AMOUR (9)

Jacquemus AMOUR (10)

Jacquemus AMOUR (11)

Jacquemus AMOUR (12)

Jacquemus AMOUR (13)

Jacquemus AMOUR (14)

Jacquemus AMOUR (15)

Jacquemus AMOUR (16)

Jacquemus AMOUR (18)

Jacquemus AMOUR (1)

Jacquemus AMOUR (17)

19 juillet 2020

La nouvelle verrière de l’Hôtel de la Marine, à Paris.

Le monument historique vaste et prestigieux qui occupe un site central à Paris – place de la Concorde – doit ouvrir au public en juillet après des travaux colossaux. En attendant, on a déjà pu découvrir la verrière contemporaine qui orne désormais la cour d’entrée de ce majestueux bâtiment du XVIIIe siècle.

A l’origine garde-meuble de la Couronne, édifié par Louis XV, l’édifice a surtout accueilli le ministère de la marine et l’état-major des forces navales.

L’hôtel de la Marine restauré se veut un « lieu de vie » pour les visiteurs : il ouvrira au public ses salons d’apparat du XIXe ainsi que d’une partie du XVIIIe, les appartements de l’intendant qui doivent retrouver leur décor d’origine, sans oublier une terrasse avec une vue exceptionnelle sur la place de la Concorde. Une autre partie (400 mètres carrés) a été louée pour vingt ans au prince qatarien Al-Thani qui doit y exposer sa collection. Enfin, le site offrira une librairie-boutique de la Réunion des musées nationaux, un restaurant, un salon de thé et une épicerie fine. Claire Guillot

Hôtel de la Marine, place de la Concorde, Paris 8e. Réouverture en juillet.

19 juillet 2020

Vu sur internet

jaime382

19 juillet 2020

Une base de la Luftwaffe ressort de terre près de Caen

lufwaffe

Par Pierre Barthélémy, envoyé spécial à Bretteville-sur-Odon, Calvados

Un vaste site fortifié allemand vient d’être fouillé par des chercheurs, soulignant l’émergence et l’intérêt d’une archéologie de la deuxième guerre mondiale.

Le mot « archéologie » évoque l’exploration des civilisations disparues, une plongée dans un passé lointain. On voit s’élever le Parthénon, les pyramides égyptiennes ou mayas, les temples d’Angkor, les mégalithes de Carnac… On s’imagine volontiers chez les Gallo-Romains, au temps des chevaliers et des cathédrales, mais plus le jadis se rapproche et se fait histoire écrite, moins l’archéologie semble y avoir sa place, comme si le vestige d’hier avait moins d’intérêt et de valeur que celui d’avant-hier, comme si un site devait sa respectabilité scientifique à son grand âge.

Pourtant, la machine à remonter le temps des chercheurs fait désormais des sauts dans un passé de plus en plus proche. Cela a commencé avec les fouilles sur les champs de bataille de la première guerre mondiale, cela s’accentue avec des incursions sur ceux de la seconde, comme le montre la fouille qui s’est achevée vendredi 10 juillet dans la plaine de Caen, à Bretteville-sur-Odon (Calvados).

Au milieu des champs de blé qui attendent la moisson doivent bientôt s’installer entreprises et lotissements, non loin de l’aéroport de Carpiquet. Or, celui-ci, il y a quatre-vingts ans, tombait dans l’escarcelle des troupes allemandes qui allaient, dès 1941, en faire une base de la Luftwaffe, défendue par plusieurs installations antiaériennes, dont celle de Bretteville.

« Une architecture inconnue »

Il y avait donc là une batterie de canons de 200 millimètres et une garnison de 120 hommes, base arrière du célèbre Mur de l’Atlantique. On est loin cependant des casemates lourdement défendues, des patibulaires bunkers en béton armé. « Ceux-ci ne sont que la partie émergée d’un système plus vaste, qui ne se limite pas au trait de côte ni aux structures de béton, explique Benoît Labbey, l’archéologue de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) qui a mené la fouille de Bretteville. Contrairement aux blockhaus qui sont standardisés, nous avons ici une structure non réglementaire, avec une architecture inconnue. Cela nuance notre connaissance du Mur de l’Atlantique. »

Hermann Goering ayant ordonné la destruction des archives de la Luftwaffe, rien pour ainsi dire ne décrit l’organisation du site. Les fouilles révèlent qu’il était divisé en deux parties. Au sud, la zone défensive où les canons antiaériens étaient installés. A l’écart se trouve une tranchée rectiligne d’une cinquantaine de mètres de long, desservant cinq pièces carrées de 3,50 mètres de côté où devaient être stockées les munitions. Pour construire les murs de ces chambres enterrées, les Allemands ont utilisé le matériau local, le calcaire de Caen, ce d’autant plus facilement qu’une ancienne carrière se trouvait à proximité immédiate.

Le nord du site était réservé au cantonnement de la garnison. Ici, pas de construction en dur. Les soldats ont creusé une dizaine de profondes et larges fosses dans le loess tendre pour y installer des chalets en bois où ils vivaient. Ainsi enfouies, ces grandes cabanes étaient à l’abri : en cas d’attaque et d’explosions alentour, elles n’auraient pas été soufflées. « Ces structures sommaires sont inédites, assure Benoît Labbey. Elles n’étaient pas documentées dans les sources officielles. »

Une discipline récente

Le quotidien de la troupe allemande se dessine par petites touches. Des sommiers en fer rouillés ont été retrouvés dont certains, différents du modèle principal, avaient probablement été réquisitionnés dans les maisons environnantes. Comme pour les fouilles archéologiques classiques, ce sont les dépotoirs qui en apprennent le plus. Des cendres qui évoquent l’alimentation des poêles à bois ou à charbon, du verre à vitre, du grillage, des os d’animaux qui diront ce qu’il y avait au menu, des brosses à dents, des fioles de parfum… Ont aussi été mis au jour des encriers, une boîte de dentifrice Gibbs, une bouteille de Perrier, une autre venant de la brasserie Saingt à Caen, principalement de la vaisselle française mais aussi des assiettes pour officier de la Luftwaffe, marquées de l’aigle allemand et de la croix gammée.

Cette archéologie de la seconde guerre mondiale est une discipline récente, souligne l’archéologue Cyril Marcigny, directeur adjoint scientifique et technique de l’Inrap en Normandie : « Le déclencheur principal, qui lui donne son envol, c’est la disparition des témoins directs. » Le chercheur rappelle également qu’en 2013, Aurélie Filippetti, alors ministre de la culture avait déclaré que les vestiges des conflits armés du XXe siècle devaient « bénéficier d’une prise en compte et d’une protection identiques à celles des autres éléments du patrimoine archéologique ».

Les problématiques de cette archéologie nouvelle « sont en train de se construire, explique Cyril Marcigny. Ici on voit une autre réalité du Mur de l’Atlantique, un site atypique où les Allemands se sont adaptés en utilisant des matériaux locaux. Nous avons aussi fouillé un camp de prisonniers, dont les installations et les conditions de vie étaient mal connues. Nous nous intéressons au traitement des corps sur la zone de combat, à la manière dont on enterre les belligérants. » Un dernier point concerne le sort des civils pendant les bombardements intensifs qui ont eu lieu dans la région lors du Débarquement de juin 1944.

Témoignage émouvant d’un passé violent

Le site de Bretteville a livré à cet égard des enseignements étonnants. Les grandes excavations laissées par les Allemands ont en effet été remblayées après la guerre par des gravats provenant de Caen, ville qui avait été en bonne partie détruite. Des centaines d’objets sont ressortis de ces décharges inattendues, en un témoignage émouvant d’un passé violent. Une enseigne publicitaire métallique perforée par un éclat d’obus ; plusieurs « moutons », ce terme désignant des assiettes soudées les unes aux autres dans l’incendie des habitations ; une horloge au cadran déformé, les aiguilles figées sur 8 h 07, au moment où le bombardement l’a fracassée. Alors que les dernières personnes à en avoir le souvenir s’éteignent l’une après l’autre, c’est d’un dépotoir que le passé ressurgit. L’archéologie de demain commence dans votre poubelle…

Publicité