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Jours tranquilles à Paris

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18 juillet 2020

'INDACO IN RED' UNE NOUVELLE HISTOIRE VISUELLE PAR 'BRUNO ANGELO PORCELLANA' {NSFW / EDITORIAL EXCLUSIF}

Le photographe  Bruno Angelo Porcellana  et le mannequin  Indaco Suicide Girl se sont  associés pour l' éditorial exclusif de NAKID intitulé `` Indaco In Red '' . Bruno est un photographe amateur passionné de mode et de glamour. Vivant en Italie, son approche de la photographie de femme est de trouver leur lien émotionnel avec l'appareil photo. Les photographies de cet éditorial ont été prises en studio avec une gelée rouge et une esthétique aléatoire tirée par la vision de Bruno.

Si vous aimez cette histoire visuelle, montrez-leur un peu d'amour, ce n'est qu'un aperçu des choses incroyables qu'ils ont créées - rendez-vous sur leur Instagram ci-dessous pour en savoir plus sur cet artiste génial et soutenir leur créativité et votre inspiration quotidienne en les suivant !

Découvrez plus de Bruno Angelo Porcellana et leur travail 

https://www.instagram.com/brunoangeloporcellana/

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18 juillet 2020

« Eté 85 » : une histoire d’amour lumineuse et tragique

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Eté 85 est une transposition du roman de l’écrivain anglais Aidan Chambers La Danse du coucou (Dance on my Grave), paru en France en 1983. Livre que François Ozon confie avoir lu à l’âge de 17 ans, et « adoré » au point d’envisager d’en faire l’adaptation pour son premier long-métrage, si d’aventure il se lançait dans le cinéma. L’aventure eut lieu, mais débuta autrement. Il a fallu à François Ozon beaucoup de temps et de films pour enfin oser filmer cette histoire d’amour qui, durant quelques semaines de l’été 1985, unit deux adolescents, dans une station balnéaire ouvrière.

L’histoire d’amour finit mal. François Ozon n’en fait pas mystère, qui ouvre le film sur son issue, montrant Alexis (Félix Lefebvre), claquemuré dans le chagrin, hanté par le souvenir de celui qu’il a chéri, qui désormais repose dans une tombe, David (Benjamin Voisin), à qui il a fait une promesse folle. Un pacte consenti dont il s’est acquitté et pour lequel il risque une incarcération dans un centre d’éducation surveillée. Eté 85 fait alors défiler ce qu’il est advenu, en prenant cependant soin de ménager le suspense sur la révélation finale : la nature de la promesse faite à David.

Avant cela, le récit du film progresse dans la fraîche allégresse d’une rencontre amoureuse et des étreintes qu’elle promet. Eté 85 additionne, de manière assumée, les codes du « teen movie ». Territoire auquel le réalisateur adjoint une nostalgie sans pondération. Si bien que la chronique adolescente prend souvent des airs de bluette, qui amoindrissent les aspérités souterraines du récit, sournoisement tapies dans la part de mystère, les peurs, les fêlures par lesquelles se définissent les personnages. Et les font agir face à l’expérience ultime de la mort. Véronique Cauhapé

« Eté 85 », film français de François Ozon. Avec Félix Lefebvre, Benjamin Voisin, Philippine Velge (1 h 40).

17 juillet 2020

Monica Bellucci

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17 juillet 2020

Tribune - Jean-Loup Amselle

Tribune - Jean-Loup Amselle : « Il ne suffit pas de déboulonner les statues des colonisateurs pour se débarrasser de leur empreinte intellectuelle »

Par Jean-Loup Amselle, Anthropologue et africaniste

Une décolonisation achevée passe par un processus d’anamnèse mettant au jour ce qui a été refoulé dans notre conscience et refait périodiquement surface lors de conflits de tous ordres, analyse dans une tribune au « Monde » l’anthropologue et africaniste Jean-Loup Amselle.

Détruire les symboles de l’esclavage et de la colonisation, disent-ils. Mais suffit-il de déboulonner les statues des esclavagistes, des conquérants et des colonisateurs pour venir à bout de l’idée esclavagiste et coloniale qui perdure inconsciemment et consciemment tant dans l’esprit des descendants de colonisés que dans celui des descendants de colonisateurs ? Peut-on se contenter de jeter à bas les statues de Bugeaud, de Faidherbe, de Gallieni ou de Binger pour échapper à la prégnance de leurs principes de gestion des populations conquises.

On ne se débarrassera pas d’un revers de main de schèmes de pensée qui continuent d’imprimer, qu’on le veuille ou non, les structures mentales des Africains et des Occidentaux. En ce sens, il est indéniable que nous vivons tous dans un monde postcolonial qui fait qu’une décolonisation achevée passe par un processus d’anamnèse mettant au jour ce qui a été refoulé dans notre conscience et refait périodiquement surface lors des conflits de tous ordres qui affectent aussi bien les anciennes métropoles que les anciennes colonies.

Ce n’est donc que par une vaste psychanalyse collective que pourra être éliminée cette sorte de « malaise dans la civilisation », qui aliène gravement la conscience des uns et des autres et les maintient tous dans un état de sidération raciste.

Le racisme moderne est le fils du XIXe siècle et de son attirail d’anthropologie physique mis en œuvre sur le banc d’essai africain.

Une matrice commune

La mesure des os et des crânes a permis de ranger avec certitude les différents groupes humains dans des cases « jaune », « noire », « blanche » ou « rouge » et de différencier les races « autochtones » des races « conquérantes ». Un seul racisme donc pour un seul monde, ce qui incite à voir dans les conflits ethniques africains actuels le retour d’un refoulé colonial.

La victoire de la modernité, si l’on peut dire, c’est que l’Afrique s’est réappropriée les procédures d’exclusion mises au point par des Européens à destination tant des Africains que de certaines fractions de populations qui, bien que se considérant comme européennes, n’étaient pas perçues comme telles par ceux qui mettaient en œuvre ces procédures d’élimination.

Racisme européen et racisme africain ont donc une matrice commune, ce qui implique d’évaluer la responsabilité de l’Europe dans les conflits ethniques et les génocides africains.

Ainsi le savoir colonial produit par des explorateurs, des conquérants et des colonisateurs comme Faidherbe, Gallieni ou Binger, et notamment la « politique des races », a permis à la France d’assujettir les populations d’Afrique, de Madagascar et de l’ex-Indochine en les ethnicisant, en dressant les unes contre les autres les « races conquérantes » et les « races conquises ».

Des catégories coloniales inventées

Dans bien des cas, en outre, il a fait que ces catégories coloniales ont été elles-mêmes réappropriées ultérieurement par les acteurs sociaux locaux.

Un seul exemple choisi au Mali permettra de s’en assurer. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest soumis depuis plusieurs années à des insurrections djihadistes et à des conflits qualifiés d’« intercommunautaires », ces antagonismes sont censés mettre aux prises des ethnies immémoriales comme les Touareg, les Peuls, les Dogon et les Mandingues.

Or, un travail historique élémentaire permet de montrer que ces catégories présentées comme éternelles et ancrées dans des cultures et des langues irréductibles les unes aux autres sont en réalité des catégories coloniales inventées par les trois personnages mentionnés plus hauts. Non que ces catégories n’aient pas existé avant la colonisation française et qu’elles aient été purement et simplement imposées d’une façon arbitraire aux populations de ces régions.

Ces catégories ethniques existaient bel et bien auparavant, quoique dans une polysémie large. Mais le propre du savoir colonial a été de les réduire à une acception unique. Le terme « Malinké », dont Gallieni remarque d’ailleurs qu’il désigne la classe des guerriers dans l’empire du Mali, est devenu ainsi, par la magie coloniale, une catégorie ethnique désignant une population à cheval sur le Mali, la Guinée et la Côte d’Ivoire.

Déconstruire les procédures intellectuelles

Il y a donc du meilleur et du pire dans le savoir colonial, de la déconstruction et de la fétichisation des catégories, même si c’est ce dernier aspect qui l’a emporté et si c’est celui-là qu’il convient de combattre.

En effet, ces catégories, qui possédaient une certaine labilité durant la période précoloniale, n’ont pas seulement servi à « diviser pour régner » sur les populations de l’ex-empire colonial français, elles ont été également rapatriées au sein de la métropole où elles ont repris du service dans le cadre des « recensements ethniques ».

Il en va ainsi de la catégorie « Mandé » (équivalent de Malinké), qui a été utilisée par exemple de façon non critique dans le cadre de l’enquête de l’Ined et de l’Insee « Mobilité géographique et insertion sociale » (1992-1993) portant sur les immigrés d’un certain nombre de pays d’Europe, d’Asie, du Maghreb et d’Afrique subsaharienne, enquête confusionniste qui mêle de façon inconsidérée des pays, des « ethnies » et des langues selon l’« origine » des personnes concernées.

Dès lors, comment défendre la légitimité des statistiques ethniques si l’on oublie que les enquêtes qui les produisent supposent toutes l’utilisation de catégories mises au point dans le laboratoire colonial de l’ex-empire français ?

Il ne suffit donc pas de déboulonner les statues des colonisateurs pour se débarrasser de leur empreinte intellectuelle, même si en soi cet iconoclasme est louable. De fait, ce déboulonnage a plutôt pour effet d’obscurcir voire d’empêcher une prise de conscience de l’impact que peuvent avoir ces schèmes de pensée coloniaux à la fois sur les Africains et sur les Français. Il ne suffit donc pas de détruire ces monuments, il faut aussi déconstruire les procédures intellectuelles qui ont présidé à leur érection.

17 juillet 2020

Résident à la Fondation de Rotschild

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17 juillet 2020

Exposition « Harper’s Bazaar. Premier magazine de mode »

L’histoire de la mode s’est écrite dans les colonnes du Harper’s Bazaar. Depuis 153 ans, ce magazine américain, pionner du genre, chronique l’actualité de la mode tout en étant acteur de la révolution esthétique du secteur. L’histoire et le rôle de ce magazine culte sont à découvrir dans l’exposition « Harper’s Bazaar. Premier magazine de mode » présentée au Musée des Arts Décoratifs du 28 février au 14 juillet 2020.

Entre mode, art et littérature : Harper’s Bazaar

Man Ray, Andy Warhol, Picasso, Salvador Dalí… Peu de magazines peuvent se targuer d’avoir accueilli dans leurs pages autant d’artistes que le Harper’s Bazaar. Lancée en 1867 comme la déclinaison mode du mensuel Harper’s Magazine, la revue s’est imposée en quelques décennies comme une référence de la presse mode. Imprimée en grand format, la revue fit les belles heures de l’illustration Art déco et de la chronique de mode.

Dans les années 1930, sous l’impulsion de la rédactrice en chef Carmel Snow, la publication trouve un équilibre entre art, mode et littérature, avec pour credo « well-dressed women with well-dressed minds » (« des femmes bien habillées, à l’esprit bien fait »). Les différentes rubriques accueilleront également de grands noms de la littérature (comme Truman Capote, Virginia Woolf, Patricia Highsmith ou Jean Cocteau) et d’immenses photographes (du pionnier Richard Avedon, jusqu’à Peter Lindbergh en passant par Hiro et bien d’autres).

« Harper’s Bazaar. Premier magazine de mode » : hommage à une esthétique singulière

L’exposition recontextualise également la ligne éditoriale et graphique du magazine avec des créations de couture issues des collections du musée, complétées par des prêts prestigieux. Des pièces iconiques, dont une robe haute couture de 1955 signée Balenciaga, sont présentées en regard des pages de la publication américaine qui leur sont consacrées. L’occasion d’apprécier la vivacité visuelle d’Harper’s Bazaar et de constater la clairvoyance de ses chroniqueurs, qui ont su détecter les plus grands talents de leur époque. Croquis et patrons viennent renforcer cette scénographie qui retrace l’histoire de la mode et celle de la presse spécialisée.

Une exposition et une réouverture

Cette exposition est un double événement puisqu’elle inaugure les nouvelles galeries de la mode, entièrement rénovées grâce au mécénat de Stephen et Christine Schwarzman. La scénographie, tout comme la rénovation et l’aménagement des galeries, a été confiée à l’architecte et designer Adrien Gardère.

17 juillet 2020

Girls! Girls! Girls!

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Tamara Beckwith Veroni, co-fondatrice de The Little Black Gallery, choisit certaines de ses images préférées dans leur nouveau livre GIRLS! GIRLS! GIRLS !, édité par son co-fondateur Ghislain Pascal, publié par teNeues | MENDO, et avec toutes les profits versés à son œuvre de bienfaisance la Lady Garden Foundation – lutte contre le cancer gynécologique.

Le nouveau livre célèbre la forme féminine dans une nouvelle collection de photographies contemporaines. Il présente des légendes photographiques, des noms contemporains et des photographes montantes.

Pour acheter le livre et une sélection d’œuvres d’art du livre, visitez thelittleblackgallery.com

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17 juillet 2020

Métro de Londres : un Bansky effacé comme un simple graffiti

Les rats, animaux fétiches de l’artiste, dessinés dans le métro londonien invitaient les usagers à porter un masque. Mais les équipes de nettoyage de Transport for London n’en ont eu cure.

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Banksy dessine souvent des rats. En voilà un ici dans un extrait d’un document publié par le Centre Pompidou le 4 septembre 2019.  AFP/Centre Pompidou.

Par M.-L.W. avec AFP

Pour encourager le port du masque face au nouveau coronavirus, Banksy a récemment peint des rats dans le métro de Londres. Mais des équipes de nettoyage les ont effacés sans savoir qu'il s'agissait d'une œuvre du célèbre artiste britannique, a indiqué mercredi la BBC.

Banksy a posté mardi sur son compte Instagram une vidéo dans laquelle on voit un homme vêtu d'une combinaison blanche, qui pourrait être l'artiste lui-même, dessiner des rats - son animal fétiche - dans un métro, le visage caché par un masque, une casquette et des lunettes de protection.

L'œuvre de l'artiste, dont l'identité n'est pas connue, est intitulée « Si tu ne portes pas de masque, t'as rien compris ». Elle met notamment en scène un rat éternuant ou un autre ayant le museau recouvert d'un masque.

Selon la BBC, quand l'œuvre a été dévoilée sur Instagram, elle avait déjà été effacée par les équipes de nettoyage de Transport for London (TfL), l'opérateur des transports en commun de la capitale britannique, qui « ignoraient » qu'elle était de Banksy.

Transport for London propose « un lieu approprié »

« Elle a été traitée comme n'importe quel autre graffiti sur le réseau », a indiqué une source au sein de TfL citée par le groupe audiovisuel public. « Le travail des équipes de nettoyage est de faire en sorte que le réseau soit propre, particulièrement dans le climat actuel ».

Interrogé par l'AFP, TfL a indiqué que « l'œuvre a été retirée il y a quelques jours en raison de notre politique stricte anti-graffiti ». « Nous aimerions offrir à Banksy l'occasion de réaliser une nouvelle version de son message pour nos clients dans un lieu approprié », a ajouté un porte-parole.

Par ailleurs, l' Italie a restitué officiellement le 14 juillet à la France une œuvre attribuée à Banksy. Il s'agit d'un hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, volée en 2019 et récemment retrouvée dans une ferme près de Rome.

Le Bataclan avait déploré le vol de « l'œuvre de Banksy, symbole de recueillement et appartenant à tous, riverains, Parisiens, citoyens du monde ».

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17 juillet 2020

Laurent Joffrin s’apprête à quitter ses fonctions à « Libération » pour se lancer en politique

Par Sandrine Cassini, Aude Dassonville - Le Monde

Il annonce un livre – « Anti-Macron » – et un appel à la recomposition de la gauche. Il souhaite également continuer à écrire des chroniques pour le quotidien.

Troisième coup de théâtre en trois mois à Libération. Après l’annonce surprise de la sortie du quotidien du groupe Altice pour être transféré dans une fondation, à la mi-mai, puis celle de l’arrivée de Denis Olivennes à sa direction générale, le 11 juin, les salariés du titre ont appris, jeudi 16 juillet, le départ imminent de son directeur de la publication, Laurent Joffrin.

Cette perspective avait été esquissée en mai, en même temps que la fondation, mais aucune date n’avait été officiellement arrêtée. A 68 ans, le journaliste se lance en politique, un projet qu’il mûrit « depuis le début de l’année », assure-t-il au Monde.

Le titre de son prochain livre, à paraître aux Editions Stock, laisse peu de doute sur l’objet de sa motivation : Anti-Macron, compilation des lettres politiques que l’éditorialiste a publiées quotidiennement sur Libé.fr entre 2017 et 2020, est attendu en librairie le 23 septembre. « Si rien ne change aujourd’hui à gauche, on risque de se retrouver de nouveau avec un Macron-Le Pen au deuxième tour de la prochaine élection présidentielle [en 2022], et c’est une perspective qui ne me réjouit pas », poursuit-il.

Lundi 20 juillet à 11 heures, au cours d’une conférence de presse organisée dans le 11e arrondissement de Paris, il lèvera le voile sur les noms de la centaine d’« intellectuels, d’experts, de militants associatifs... » qui s’associent à son appel, « pour que la gauche se reprenne ». Aucun responsable de parti ni aucun élu ne figurent au nombre des signataires du texte fondateur qu’il présentera ce jour-là.

« On savait que l’ère Joffrin était terminée »

Sitôt la nouvelle connue, jeudi, les journalistes se sont réunis en assemblée générale afin de débattre de la compatibilité de la nouvelle carrière de Laurent Joffrin avec le maintien de certaines de ses responsabilités. En vue d’apaiser l’émotion qu’il a lui-même soulevée, le directeur de la publication a prévu de démissionner officiellement dans les prochaines heures des trois fonctions qu’il occupait jusqu’ici (cogérant, directeur de la publication et directeur de la rédaction).

Il souhaite toutefois continuer d’être chroniqueur pour le journal, et sera l’un des trois administrateurs du fonds de dotation que doit créer Altice à la rentrée. « Mise devant le fait accompli, la rédaction constate que ce nouvel engagement personnel est incompatible avec la poursuite de toute activité éditoriale au sein de Libération », lui ont répondu les journalistes du quotidien.

L’histoire de Laurent Joffrin avec Libération, étroitement liés depuis près de quarante ans, devait se terminer depuis qu’Altice avait décidé de sortir du journal. « Avec la nomination de Denis Olivennes à la direction générale du groupe, et l’arrivée de Dov Alfon, on savait que l’ère Joffrin était terminée, même s’il était question qu’il reste jusqu’à la fin de l’année », témoigne-t-on au niveau interne.

Pour la rédaction, c’est Dov Alfon, qui fut rédacteur en chef du quotidien de gauche israélien Haaretz entre 2008 et 2011 avant d’en être son correspondant à Paris à partir de 2016, qui pourrait être nommé à la tête du journal. Par ailleurs auteur d’Unité 8200 (Editions Liana Levi, avril 2019), un roman d’espionnage fondé sur ce service de renseignements technologiques, le journaliste a été chargé par Denis Olivennes d’une sorte d’audit dont les conclusions sont attendues à la rentrée. « Il observe. On a l’impression que son projet va reposer sur l’abonnement numérique et l’investigation », témoigne un salarié. Et cette fois, ce n’est pas Laurent Joffrin qui en décidera.

17 juillet 2020

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jaime37

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