Fermée aux touristes depuis deux mois, la basilique Saint-Pierre rouvrira ses portes à partir du 18 mai.
La célèbre place Saint-Pierre, qui donne accès à la basilique, plus vaste sanctuaire catholique du monde, sera de fait elle aussi rouverte au public.
La basilique Saint-Pierre de Rome, fermée aux touristes depuis deux mois en raison du confinement lié au coronavirus, rouvrira lundi 18 mai ses portes aux visiteurs, tout comme la place Saint-Pierre, a annoncé ce vendredi 15 mai la salle de presse du Vatican.
200 personnes maximum à l'intérieur
Depuis le début de la pandémie, l'Etat du Vatican, enclave au milieu de Rome, a décidé d'appliquer les mêmes règles sanitaires que l'Italie.
La basilique Saint-Pierre, ainsi que trois autres basiliques pontificales dépendant du pape devraient donc suivre une recommandation du ministère italien de l'Intérieur limitant à 200 personnes maximum l'assistance à une célébration religieuse dans un lieu de culte fermé.
Vendredi matin, une équipe de nettoyage a investi l'immense basilique de 23 000 m2 pour la désinfecter.
Ce lieu saint, également temple du tourisme de masse, avait été fermé aux touristes le 10 mars, jour du début du confinement de toute l'Italie, foyer majeur de propagation du coronavirus qui a fait plus de 31 000 morts dans la péninsule.
Cannes 2020 annulé : Thierry Frémaux expose ses solutions pour faire vivre le Festival
Le directeur délégué du Festival de Cannes Thierry Frémaux en 2018.Le directeur délégué du Festival de Cannes Thierry Frémaux en 2018. (SYSPEO/SIPA)
Jacky Bornet - Rédaction Culture - France Télévisions
Alors que le 73e Festival de Cannes aurait dû commencer mardi 12 mai, pour être ensuite repoussé à juin-juillet, et enfin annulé sous sa forme habituelle en raison de la pandémie de coronavirus, le délégué général du Festival Thierry Frémaux a annoncé plusieurs mesures. Leur but : maintenir la vitrine que représente le plus grand festival de cinéma du monde pour les films.
Spike Lee reviendra comme président du jury en 2021
L’annulation sine die du Festival est un crève-cœur pour Thierry Frémaux, pour Pierre Lescure, président du Festival de Cannes, et pour tous les professionnels du cinéma, sans parler des cinéphiles. Mais le délégué général a exposé des solutions pour le faire vivre dans une longue interview au magazine professionnel britannique Screen International et à L’Obs.
Ainsi, l’événement que constituait la présence du réalisateur Spike Lee (BlacKkKlansman, Grand prix 2018), comme premier président du jury afro-américain, est reporté à 2021. Il devait apporter dans ses valises cette année son nouveau film Da 5 Blood, réalisé pour Netflix, film qui devait être présenté hors compétition.
La sélection du nouveau film de Paul Verhoeven (Elle), Benedetta, avec Virginie Efira en nonne du XVe siècle faisant des miracles, fera également partie de la sélection officielle 2021.
Marché virtuel et label
Si le Marché du film est, lui, maintenu online du 22 au 26 juin pour les distributeurs et producteurs, pas question de donner accès aux films de la 73e édition sur une plateforme de streaming, ne serait-ce qu’aux critiques.
Mais les enjeux sont tellement importants pour ces œuvres, qu’il n’est pas question de les laisser sur le bord du chemin. De ce point de vue Thierry Frémaux, a affirmé à plusieurs reprises que les "vendeurs" du marché (les producteurs venus vendre leurs productions aux distributeurs), sont demandeurs du Label Cannes2020 initié par le Festival pour valoriser leurs films.
La sélection 2020
La sélection officielle complète du festival sera annoncée début juin, a précisé le délégué général à Screen, en ajoutant que le comité y travaillera jusqu’à cette date. Elle comportera toujours les trois sections : compétition, hors compétition et Un certain regard, mais avec moins de films. Il n'y aura toutefois pas de jury donc pas de palmarès. En revanche la sortie des films sera programmée comme d’habitude entre juin et le printemps suivant. Mais le plus important est de "prévoir des événements avec les cinémas", précise Thierry Frémaux. C’est aux films prévus pour le grand écran que le Festival donnera la priorité, au détriment de ceux qui seront directement disponibles en VOD.
La quantité de films soumis au comité de sélection dépasse comme chaque année les 1 500. Parmi les titres de la sélection figure le nouveau Wes Anderson, The French Dispatch, tourné en France avec un casting dix étoiles : Bill Murray, Tilda Swinton, Timothée Chalamet, Owen Wilson, Frances McDormand, Adrien Brody, Benicio Del Toro, Mathieu Amalric, Léa Seydoux et Willem Dafoe. Un film monté comme un recueil de nouvelles, dont la sortie est prévue le 14 octobre. Inattendu : c’est un film Disney.
Nanni Moretti a été retenu avec Trois histoires qui recoupe en trois chapitres les déboires de familles bourgeoises vivant dans le même immeuble. Bruno Dumont est sélectionné avec Par un demi-clair matin, interprété par Léa Seydoux en journaliste de terrain vedette, mise sur la sellette. A ses côtés : Blanche Gardin et Benjamin Biolay.
Léa Seydoux dans \"Par un demi-clair matin\" de Bruno Dumont.Léa Seydoux dans "Par un demi-clair matin" de Bruno Dumont. (Copyright 3B Productions)
C’est également le retour de Léos Carax avec Annette, où sont réunis Adam Driver, Marion Cotillard, Simon Helberg et la chanteuse Angèle qui fait ses premiers pas au cinéma. L'histoire d'un couple hollywoodien et de leur fille Annette, une enfant mystérieuse au destin exceptionnel. Enfin, Pixar fait une fois de plus partie de la sélection avec Soul, où un homme sur le point de réaliser son rêve s’interroge sur la signification d’avoir une âme…
We Are One : A Global Film Festival
Dernier temps fort de ce 73e Festival, l’accord conclu entre une vingtaine de festivals pour faire face à la situation exceptionnelle et inédite de la pandémie. "Avec le label Cannes2020 et le Marché du film online nous sommes en train de concevoir un Cannes hors les murs, qui constitue le troisième étage de la fusée prévu pour l’automne. Nous irons à Toronto, Deauville, Angoulême, San Sebastian, New York, Busan en Corée et même au Festival Lumière de Lyon (…). Nous voulons même aller plus loin avec Venise en présentant des films en commun", s’enthousiasme Thierry Frémaux. "Mais on en saura plus en juin" précise-t-il.
Cette initiative collective a été rejointe par le festival de Tribeca, basé à New York et initié entre-autres par Robert De Niro. Elle s'est enrichie d'un festival online, We Are One :A Global Festival qui proposera du 29 mai au 7 juin des longs-métrages, des courts-métrages, des documentaires, de la musique et des tables rondes virtuelles. L’accès sera gratuit sur YouTube, le but étant de solliciter des dons qui reviendront à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre la pandémie.
L’arrivée d’un groupe de macronistes frondeurs à l’Assemblée secoue la majorité
Par Cédric Pietralunga, Olivier Faye, Alexandre Lemarié - Le Monde
Ce groupe, qui devrait réunir une vingtaine de députés, entend peser sur les enjeux sociaux et environnementaux. « Ni dans la majorité ni dans l’opposition », il veut s’imposer comme un groupe pivot en concurrence avec le MoDem.
Les contours de l’opération se précisent. Le projet visant à créer un neuvième groupe à l’Assemblée nationale, avec des « marcheurs » dissidents, est bel et bien sur les rails. Son lancement officiel est prévu mardi 19 mai, selon une information de LCP, confirmée au Monde. « Les choses semblent assez actées et imminentes », observe le patron de La République en marche (LRM), Stanislas Guerini. Depuis la publication d’extraits d’une profession de foi provisoire dans Les Echos, le 8 mai, la Macronie a intégré le scénario qu’elle redoutait : le poison de la division a bel et bien envahi une partie des troupes. Des députés LRM s’apprêtent à quitter le groupe majoritaire pour donner naissance à un collectif axé sur les thèmes de l’écologie et du social.
Mais pas dans les proportions attendues. Alors qu’un potentiel de 58 députés était annoncé, ce nouveau groupe, dénommé « Ecologie démocratie solidarité », ne devrait finalement compter qu’une vingtaine de membres. Autonome de LRM, il sera composé de « marcheurs » de l’aile gauche, comme Aurélien Taché, Guillaume Chiche, Emilie Cariou ou Cédric Villani ; d’ex- « marcheurs » déçus, tels Paula Forteza et Matthieu Orphelin (proche de Nicolas Hulot) ; et des élus attachés à l’écologie, comme l’ex-ministre Delphine Batho. Selon nos informations, des postes à responsabilité ont déjà été répartis : la co-présidence du groupe revient à M. Orphelin et à Mme Forteza, tandis que M. Taché et Mme Cariou seront délégués généraux. Lui en charge des relations extérieures, elle des politiques publiques.
La question du positionnement de cette nouvelle entité a également été tranchée. Ses membres ont prévu de s’inscrire en « groupe minoritaire » à l’Assemblée, afin de rester fidèles à leur volonté de ne « se situer ni dans la majorité ni dans l’opposition », comme le précise leur manifeste. Une position intermédiaire, qui leur permet de prendre des distances avec la majorité, sans basculer pour autant dans l’opposition. « Le ni-ni, cela va être le cas de manière concrète dans nos votes, résume un membre du nouveau groupe. On se prononcera pour quand on estimera que cela va dans le bon sens et dans le cas contraire, on sera également libres de dire non. »
« Nous avons des partenaires »
L’arrivée de ce nouveau-né est en passe d’entraîner un mouvement de recomposition des forces en présence au sein de la majorité. Avec plusieurs effets en cascade. Le plus symbolique : il risque d’abord de faire perdre la majorité absolue au groupe LRM à l’Assemblée. Après des départs en série, les députés macronistes et apparentés comptent 295 membres – contre 314 au début de la législature – à seulement six unités de la majorité absolue. Or, un nombre supérieur de députés LRM devraient mettre les voiles. En compensation, les responsables macronistes comptent s’appuyer sur l’allié du MoDem et ses 46 députés – voire sur la dizaine d’élus Agir – pour faire adopter les textes du gouvernement. « Nous avons des partenaires », souligne le chef de file des députés LRM, Gilles Le Gendre.
Cette nouvelle configuration « ne va faire qu’officialiser une situation où nous assurons la majorité, en cas de coup dur », estime un cadre du MoDem. « Le MoDem et Agir vont se retrouver en position de peser davantage », analyse un cadre LRM, qui estime que la création du nouveau groupe « social-écolo » pourrait, in fine, avoir « un effet contre-productif », en renforçant la position du centre droit dans l’architecture de la majorité. « Les agitateurs du neuvième groupe vont y perdre », parie un proche du président du MoDem, François Bayrou.
Conscients de cet écueil, les fondateurs d’« Ecologie démocratie solidarité » contestent par avance cette position stratégique au parti centriste. En se présentant comme une force « indépendante », ils se donnent pour objectif de s’imposer comme le « groupe pivot » du Palais-Bourbon. Celui sur lequel le gouvernement devra s’appuyer pour faire adopter le budget et les lois, espèrent-ils, en prenant en compte leurs revendications. « Macron a dit qu’il voulait un virage écolo, il faut le faire à l’Assemblée », estime l’un d’eux. La position de pivot que ces frondeurs entendent occuper a le don d’agacer au sein du groupe LRM. « Ni majorité ni opposition, ça veut dire opposition. On est dans la majorité ou on n’y est pas », rouspète un cadre.
Volée de critiques
En attendant le lancement, ses promoteurs s’activent en coulisses pour finaliser le projet. Des réflexions sont en cours pour être en mesure de présenter « une vraie offre politique ». Ils tentent également d’embarquer le maximum d’élus dans l’aventure. Non sans difficultés. Depuis une semaine, les multiples mises en garde de l’exécutif et des responsables de la majorité ont dissuadé certains de sauter le pas. Des élus pressentis, comme Claire Pitollat ou Cécile Rilhac, ont par ailleurs jugé « pas opportun » un lancement en pleine crise sanitaire. La socialiste Cécile Untermaier, donnée comme future membre, a elle aussi démenti.
L’annonce de la création de ce groupe a fortement secoué la majorité, et suscite en retour une volée de critiques tout aussi importante. « Ego », « dimensions personnelles et affectives »… Les promoteurs de l’aventure sont pour la plupart accusés de jouer une carte individuelle. « C’est un groupe de bric et de broc de gens qui essaient d’exister, des apparatchiks pour qui la France unie n’est pas le sujet », fustige un proche d’Emmanuel Macron.
Le sujet est pris au sérieux au sommet de l’Etat. Mercredi, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a déploré que « le ferment de la division soit à l’œuvre », fustigeant « un contresens politique ». « C’est à contretemps politiquement car au sein de la majorité, nous sommes justement en train de définir la ligne politique pour l’après, avec une prédominance des sujets sociaux et écologiques », appuie M. Guerini. Des critiques destinées à décourager ceux qui voudraient en faire partie. « Ils devraient renoncer et attendre de voir comment la pièce va tomber », juge un cadre du groupe LRM, estimant qu’« à l’extérieur du groupe, ils n’auront strictement aucune influence ». Pas sûr que cela suffise à tuer dans l’œuf un projet déjà bien engagé.
Caméras, agents « sentinelles », traçage Wi-Fi… Comment la SNCF contrôle à distance le déconfinement
Par Eric Béziat - Le Monde
Le PC voyageurs est la « tour de contrôle » de la complexe mise en place des règles de distanciation physique dans les gares et les trains de la SNCF.
16 h 34, l’heure où les travailleurs commencent à rentrer chez eux. Nous sommes jeudi 14 mai, quatrième jour du déconfinement. Serge Wolf, directeur exploitation et sécurité de la SNCF, bombardé directeur du tout nouveau PC voyageurs, fait le point sur la situation. Ils sont quatre dans la petite salle du bel immeuble qui abrite, près de la gare de l’Est, à Paris, le Centre national des opérations ferroviaires. L’œil rivé sur les écrans géants accrochés au mur, M. Wolf zoome sur les données des quais de la gare Saint-Lazare : « Côté Rome, 0,4 voyageur au mètre carré ; quai côté Amsterdam, on est à 0,3. La situation est sous contrôle. »
Ici, dans ce poste central, monté en quelques semaines à l’occasion de l’épidémie de Covid-19, convergent les informations remontant de tout le réseau français. La SNCF y scrute les 265 principales gares du pays, les 6 500 trains du quotidien et les 300 liaisons grandes lignes opérées chaque jour en France en ce moment (60 % des trains de la banlieue parisienne, les Transilien, 55 % des TER, 35 % des TGV et 25 % des Intercités).
Respect des règles
La mission essentielle de la trentaine d’agents du PC voyageurs qui se relaient de 6 heures à 20 heures est de veiller au respect des règles du déconfinement, autrement dit de prévenir les entorses à la distanciation physique : affluence, effets de foule ou trains bondés. Et, au besoin, alerter agents en gare, police ferroviaire ou forces de l’ordre afin de filtrer les accès. Le tout sous la houlette de Serge Wolf, un cadre SNCF aux épaules solides ; c’est lui qui avait été envoyé gare Monparnasse au moment des grandes pannes de 2017 et 2018 pour reprendre en main l’établissement.
Depuis cette véritable « tour de contrôle du déconfinement », pour reprendre la formule de Christophe Fanichet, le PDG de SNCF Voyageurs (la filiale de la SNCF qui fait rouler l’ensemble des trains transportant des passagers), l’entreprise ferroviaire nationale a multiplié les outils de surveillance. Les opérateurs ont un accès direct aux 9 300 caméras disposées dans 400 gares d’Ile-de-France.
« CE SYSTÈME NOUS A PERMIS DE REPÉRER TRÈS VITE QUE NOUS AVIONS UN TROU DE DESSERTE SUR LA LIGNE B DU RER ET DE REMETTRE DE LA FRÉQUENCE À CE MOMENT-LÀ » SERGE WOLF, DIRECTEUR DU PC VOYAGEURS
Sur le réseau Transilien, quelques trains récents sont équipés de cellules photoélectriques au niveau des portes, permettant un comptage automatique des voyageurs entrant. Pour le reste du matériel roulant, environ 200 agents « sentinelles » (des cheminots et des prestataires extérieurs) disposés sur les quais de 41 gares-clés assurent un comptage des voyageurs par train, par horaire et par voiture. Les sentinelles font remonter, via une l’application Google Form, les données en temps réel à la cellule « affluence » de Transilien puis au PC voyageurs.
A ce dispositif s’ajoute une technologie de traçage Wi-Fi anonyme, par le biais des smartphones des usagers, laquelle permet de calculer la densité au mètre carré sur les quais des gares parisiennes les plus fréquentées. Ce procédé, déjà en usage dans les centres commerciaux, a été développé avec une start-up parisienne, Sapa. Il a fait l’objet d’une déclaration à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). « L’ensemble du système de surveillance a déjà donné des résultats, assure M. Wolf. Il nous a permis de repérer très vite que nous avions un trou de desserte sur la ligne B du RER à l’ouverture du réseau et de remettre de la fréquence à ce moment-là. »
Dans les réseaux régionaux des TER, la surveillance porte particulièrement sur 160 trains repérés comme comportant un risque de « suraffluence Covid ». Les contrôleurs à bord font eux aussi remonter les niveaux d’affluence vers le PC sécurité. Ils sont secondés par 350 autres agents sentinelles déployés dans 141 gares qui opèrent de la même façon qu’en banlieue parisienne. Côté TGV ou Intercités, autrement dit les trains à réservation obligatoire, la limitation des ventes à 50 % des places disponibles permet une surveillance nettement plus aisée de l’affluence.
Une montée modeste du trafic
Au bout de quatre jours de déconfinement, la SNCF a bien repéré une montée modeste et régulière du trafic voyageurs, mais les niveaux restent particulièrement bas, avec 2 millions de voyageurs en quatre jours sur le réseau Transilien contre 13,6 millions habituellement.
Et ce n’est pas un hasard si Christope Fanichet a, lors de la présentation à la presse du PC voyageurs, commencé par remercier les usagers qui ont joué le jeu du télétravail et des consignes d’utilisation raisonnée des transports collectifs. Il a aussi souligné l’efficacité des coupons d’accès aux TER mis en place dans cinq régions (Occitanie, Hauts-de-France, Normandie, Centre - Val-de-Loire, Bourgogne-Franche-Comté) et de l’attestation employeurs obligatoire en Ile-de-France aux heures de pointe.
« L’augmentation progressive de notre offre est plus rapide que la hausse de la fréquentation, souligne Mathieu Chabanel, numéro 2 de SNCF Réseau et dirigeant d’astreinte au PC voyageurs ce 14 mai. Ce qui fait que pour le moment on “désature”. » La SNCF compte pouvoir faire circuler 100 % de ses trains du quotidien la première quinzaine du mois de juin.
Pandémie - Bolsonaro pousse à la démission son deuxième ministre de la Santé en un mois
FOLHA DE SÃO PAULO (SÃO PAULO)
Nelson Teich a annoncé qu’il quittait son ministère ce vendredi 15 mai. Comme son prédécesseur, Luiz Henrique Mandetta, il était en désaccord avec le président brésilien sur les réponses à apporter à la pandémie de Covid-19.
Il n’aura pas tenu un mois. Le ministre brésilien de la Santé Nelson Teich “a annoncé sa démission” ce vendredi 15 mai, rapporte Folha de S. Paulo. Il devait tenir une conférence de presse à ce sujet dans l’après-midi.
Depuis son entrée en fonction, Teich a vu son pouvoir de ministre être constamment “minimisé par le président Jair Bolsonaro”, souligne le quotidien brésilien. Le lundi 11 mai, l’oncologue avait notamment appris par la presse la décision du président brésilien d’inclure dans la liste des activités et commerces essentiels “les salons de beauté, les salles de sport et les salons de coiffure”.
Alors qu’au 15 mai plus de 14 000 morts ont été officiellement recensés au Brésil en raison de l’épidémie liée au nouveau coronavirus, Nelson Teich est “le deuxième ministre à abandonner le portefeuille de la santé en pleine pandémie de Covid-19”, rappelle Folha de S. Paulo.
Le 16 avril dernier, le ministre Luiz Henrique Mandetta avait lui aussi démissionné en raison de désaccords avec Jair Bolsonaro sur les mesures de distanciation physique ainsi que sur l’administration de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine aux patients atteints de Covid-19.
Nelson Teich quitte ses fonctions pour les mêmes raisons. Il avait pourtant été choisi par Jair Bolsonaro “dans l’espoir d’équilibrer les actions du ministère afin d’éviter les décès dus au nouveau coronavirus mais aussi de minimiser l’impact économique des mesures de confinement”, souligne le quotidien.
Un militaire prochain ministre ?
Fin avril, le ministre avait confié ses doutes sur la chloroquine, dont l’efficacité contre le Covid-19 est selon lui “aujourd’hui encore une incertitude”, mais cela n’a pas empêché le président brésilien de déclarer le jeudi 14 mai que le protocole d’administration de la chloroquine “peut et va changer” au Brésil :
J’ai été élu pour prendre les décisions et cette question de la chloroquine passe par moi. Le ministre de la santé [Nelson Teich] est d’accord, sans aucun problème, je crois en son travail. Mais cette question de la chloroquine, nous allons la résoudre.”
Après l’annonce de la démission du ministre, des concerts de casseroles “ont été entendus à São Paulo et Rio de Janeiro”, indique Folha de S. Paulo. D’après le quotidien, le gouvernement étudie la possibilité de confier le ministère de la Santé à un militaire, le général Eduardo Pazuello. Il était jusqu’à présent le bras droit de Nelson Teich, et il a vraisemblablement l’habitude de se mettre au garde-à-vous.
Source - Folha de São Paulo
SÃO PAULO http://www.folha.com.br







