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Jours tranquilles à Paris

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14 avril 2020

IMPLIED Magazine

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14 avril 2020

Macron-Audience: Près de 37 millions de téléspectateurs avec les chaînes d’info (Médiamétrie)

Avec les chaînes d’info, ce sont 36,7 millions de téléspectateurs de plus de 16 ans qui ont suivi l’allocution solennelle du chef de l’Etat. Record absolu, annonce Médiamétrie qui précise que la part d’audience globale était de 94,4%.

Il faut bien sûr rajouter les radios et Internet pour avoir une idée de l’audience réelle.

14 avril 2020

Après le déconfinement...

apres

14 avril 2020

PEROU : un cas avéré de coronavirus à Mancora....

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14 avril 2020

Quand le New York Times encense la crêpe bretonne

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La crêpe complète a été à l’honneur du New York Times, il y a quelques jours. Photo Claude Prigent

Paul Bohec

Dans un article rédigé sur le New York Times, la chef américaine Gabrielle Hamilton raconte comment son expérience en Bretagne a changé sa façon de voir les crêpes.

C’est un article tiré du New York Times qui va certainement faire sourire les plus chauvins d’entre nous. La chef américaine Gabrielle Hamilton y raconte son expérience dans une crêperie en Bretagne et comment elle a été conquise par la simple mais non moins efficace crêpe complète. « Les crêpes n’ont pas besoin d’être fantaisistes pour être délicieuses ».

« D’une certaine façon, quand je pensais aux crêpes, j’avais l’image d’un cuisinier en smoking qui enflamme une poêle en cuivre. Gants blancs, ustensiles en argent, nappe lourde et amidonnée… Je me souviens même de mon père qui ne les cuisinait, lui, pas en smoking mais avec une cravate », raconte-t-elle.

Mais comment sa perception des crêpes a-t-elle changé ? Nous avons remonté sa trace jusque dans les années 80 et à Montauban-de-Bretagne (35). À l’époque, l’établissement où Gabrielle Hamilton s’était rendue, La crêperie des sports, était tenu par Marie-Noëlle Pelois. « Une vieille amie de ma mère », écrit l’Américaine. Le commerce, qui a été repris depuis une trentaine d’années, n’accueille plus de clients pour sa crêperie mais continue toujours de faire office de bar-tabac, rue du Général-de-Gaulle, l’artère principale de la ville.

« J’y ai travaillé lors d’un hiver gris et humide en France, en Bretagne, reprend la chef de 54 ans. Ici, j’ai appris à connaître la crêpe d’une manière entièrement différente. »

La complète, sa préférée

« Le cuisinier, dont le prénom était Michel, ne portait qu’un t-shirt, une salopette ample et un tablier souvent sale. Quand il arrivait le matin, il battait les œufs et la farine, sans même mesurer, dans de grands bols en plastique, en utilisant suffisamment de liquide pour rendre la pâte fine et coulante ».« Mais comment la crêpe robuste et totalement accessible en est-elle venue à être considérée comme un repas de type haut de gamme ? s’interroge Gabrielle Hamilton. Et comment en sommes-nous venus à penser que c’était quelque chose d’intimidant à faire ? Ce n’est qu’une crêpe, après tout ». La chef américaine précise que sa favorite était la toute simple complète.

Le cidre de la discorde

Elle livre d’ailleurs quelques petits conseils pour réussir au mieux le tournage de sa crêpe. « Vous en raterez forcément quelques-unes au début, jetez-les. Si la pâte s’épaissit, ajoutez un peu d’eau, un filet de bière… Une fois que vous avez atteint votre rythme et que la galette commence à prendre, vous cassez immédiatement votre œuf, déposez le jambon puis ajoutez le gruyère râpé. Au moment de la cuisson de l’œuf, le fromage aura fondu, le jambon se sera réchauffé et la crêpe elle-même aura un extérieur croustillant, au goût de noisette, comme le sarrasin grillé dans la poêle ».

Malheureusement, Gabrielle Hamilton, après son ode à la crêpe bretonne, a l’outrecuidance de conclure son article en préconisant d’accompagner sa crêpe complète avec du cidre… normand.

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14 avril 2020

Robert Mapplethorpe : XYZ Portfolios

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Les portfolios X, Y et Z de Robert Mapplethorpe sont présentés pour la première fois ensemble à Berlin à la Galerie Thomas Schulte. C’est la deuxième fois que les séries complètes sont présentées ensemble en Allemagne depuis 1997. Créés entre 1978 et 1981, les trois portfolios contiennent chacun 13 photographies: X présente des images de la scène homosexuelle S&M de New York; Y des natures mortes florales; et Z des portraits nus d’hommes noirs.

La galerie présente également un grand groupe de tirages de Mapplethorpe sélectionnés par un autre artiste de la galerie, le metteur en scène et créateur d’avant-garde Robert Wilson.

La galerie est ouverte sur rendez-vous uniquement aux visiteurs individuels.

Robert Mapplethorpe : XYZ Portfolios

Robert Mapplethorpe selected by Robert Wilson

Jusqu’au 9 mai

Galerie Thomas Schulte

Charlottenstraße 24

10117 Berlin

www.galeriethomasschulte.de

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14 avril 2020

Annie Leibovitz (née en 1949)

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La photographe. Portraitiste des célébrités, Annie Leibovitz documente la vie publique des vedettes depuis plus de quarante ans. Sa relation passionnelle et intellectuelle avec la militante féministe et essayiste américaine Susan Sontag marque un tournant dans sa démarche. Influencée par les écrits de son amante, Annie Leibovitz introduit un discours critique dans son approche de la photographie et une dimension plus artistique dans ses images.

Sa série à connaître. Dans Alice in Wonderland (2003), Annie Leibovitz photographie la top russe Natalia Vodianova, qui incarne Alice, avec des couturiers et créateurs célèbres dans des décors merveilleux inspirés du roman de Lewis Carroll, le tout mis en scène par Grace Coddington, alors directrice artistique de l'édition américaine de Vogue.

14 avril 2020

Les annonces d'Emmanuel Macron

14 avril 2020

LIBERATION - Pour le Président, des avis à tout-va puis des décisions en solo

libé 14 avril

Depuis le début de la crise, Macron s’est entouré de trois conseils, plus ou moins discrets, qu’il consulte sans les intégrer au processus de décision. Certains pointent la confusion ambiante sur la politique de santé publique.

Qui décide dans cette crise sanitaire inédite ? Emmanuel Macron, nul n’en doute. Mais comment ? Par quel processus ? Sur quelles structures ou sur quelles personnalités s’appuie-t-il pour trancher ? Y a-t-il des conseillers de l’ombre en matière de santé publique ? «C’est un vrai mystère, on a du mal à comprendre les circuits», lâche un haut fonctionnaire qui ajoute, pointant l’apparition de nouveaux conseils : «Les institutions [notamment les administrations en charge de ce secteur clé, ndlr] sont au départ sollicitées, mais elles sont laissées ensuite de côté.» Un ancien directeur de cabinet ministériel poursuit : «Aujourd’hui, la situation est confuse. Alors que nous sommes en plein dans la crise, la politique de santé publique part dans tous les sens. D’anciens directeurs généraux de la santé mettent en cause brutalement la politique suivie. C’est sidérant (1).»

Comment décortiquer ce brouillard ambiant ? «Pour un président de la République, l’équilibre est fragile», décortique un proche de Macron. «Il est en haut de la machine d’Etat, et en même temps il la subit. Ce qui est sûr, c’est qu’il consulte, beaucoup. Mais il ne fait pas valider. On ne compte plus le nombre de conseillers qui ont cru l’avoir convaincu… ironise-t-il. Il peut mettre devant le fait accompli pour bousculer. Et cela ne le dérange pas que les ministres découvrent devant la télé les annonces présidentielles.»

Instrumentalisé

Dans cette boîte noire que constituent les préparatifs des décisions présidentielles, tentons de dessiner quelques repères. Depuis le début de la crise, sur volonté du chef de l’Etat, court-circuitant de fait les structures habituelles, trois conseils sont sortis de terre. D’abord, le Conseil scientifique présidé par Jean-François Delfraissy. «Notre rôle n’est pas de prendre des décisions, mais de donner des avis», indique-t-il à Libération. Tous les jours, de 12 heures à 14 heures, les membres de ce conseil se réunissent par audioconférence, et traitent des questions dont ils ont été ou se sont saisis. Les avis sont adoptés à l’unanimité. «Nous ne sommes jamais au courant de ce que va annoncer le Président, et c’est bien ainsi», souligne Delfraissy. Ses rapports avec l’Elysée ? «J’ai insisté pour que nos avis soient écrits. Nous avons dû, depuis notre création, avoir trois rencontres directes avec le Président ou le Premier ministre.»

Il ne nous le confirme pas, mais juste après sa création - début mars -, le conseil a peu apprécié que le Président s’appuie ouvertement sur lui pour justifier ses décisions - notamment le maintien du premier tour des élections municipales -, se sentant par là même un rien instrumentalisé. Depuis, la séparation semble plus claire. Mais lorsque l’on demande, en insistant, à Jean-François Delfraissy s’il comprend les processus de prise de décision, la réponse fuse : «Je n’en sais rien et cela n’est pas du ressort du Conseil scientifique.» A-t-il trouvé que c’était une bonne idée que Macron aille voir le professeur Didier Raoult à Marseille ? «Je n’étais pas d’un enthousiasme fou», rétorque-t-il sans hésiter.

Discrétion

A côté de ce conseil au rôle clé, deux autres structures ont vu le jour. Le Comité analyse, recherche et expertise (Care), que préside la Prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi. Composé d’une dizaine de scientifiques, le Care s’occupe des protocoles cliniques et doit réfléchir à l’organisation à venir de la recherche. Jusqu’à présent, il n’a eu aucune manifestation publique. Enfin - et encore plus silencieux -, a surgi un groupe mis en place autour de Jean Castex, ancien secrétaire général de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy et ex-directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la Santé. Ledit groupe travaille sur le thème le plus sensible, à savoir le déconfinement. Jean Castex, maire de Prades (Pyrénées-Orientales) et personnalité respectée dans le monde de la santé, est d’une discrétion absolue. Comment travaille-t-il ? Pas de réponse. On découvre qu’il a intégré dans son équipe deux anciens directeurs généraux de la santé, Didier Houssin et Benoit Vallet. Bizarrement, il n’a pas fait appel au Pr William Dab, qui lui avait pourtant proposé ses services.

Manifestement, face à une crise exceptionnelle, Macron a voulu se doter d’outils parallèles. Pour ensuite trancher. «Pour ma part, ajoute le Pr Delfraissy, je milite pour un autre conseil, celui-là venant totalement de la société civile, et non pas d’experts. Nous avons besoin d’un lien fort avec les gens.» D’autant que le critère essentiel pour qu’une mesure de santé publique soit suivie reste… son acceptation par la population.

(1) Dans un entretien au Monde dimanche, William Dab dénonce la «médiocrité» d’une partie des mesures prises.

14 avril 2020

Fanny Müller

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