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Jours tranquilles à Paris

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15 avril 2020

Exposition Christian Louboutin (réouverture après le confinement...) - Palais de la Porte Dorée

louboutin

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15 avril 2020

Rosemary's Baby

rosemary

Rosemary's Baby, ou Le Bébé de Rosemary au Québec, est un thriller fantastique horreur dramatique américain réalisé par Roman Polanski, sorti en 1968. C'est une adaptation cinématographique du roman Un bébé pour Rosemary d'Ira Levin, paru en 1967.

La chaîne ABC a diffusé une suite sous forme de téléfilm en 1971, Qu'est-il arrivé au bébé de Rosemary ?, réalisée par Sam O'Steen. Patty Duke Astin y reprend le rôle de Rosemary et Ruth Gordon celui de Minnie Castevet.

Le film est inscrit en 2014 au National Film Registry pour être conservé à la bibliothèque du Congrès.

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Synopsis

Un jeune couple, Rosemary Woodhouse et Guy Woodhouse, s'installe pour un loyer modique dans un spacieux appartement de la célèbre maison Bramford, un vieux bâtiment de Manhattan assez inquiétant du fait de la réputation sinistre de certains résidents d'autrefois.

Rosemary est une femme heureuse, qui se consacre totalement à sa maison et à son mari dont elle souhaiterait avoir un bébé. Guy, de son côté, voudrait devenir un acteur reconnu mais sa carrière peine à démarrer. À la suite de circonstances bizarres, les Woodhouse deviennent amis avec Roman et Minnie Castevet, un couple d'âge avancé, qui vit au même étage qu'eux et qui se transforme en « parents » de substitution à l'égard de Rosemary et Guy.

Une nuit, Rosemary a des hallucinations et fait un cauchemar. Elle rêve qu'elle est violée par le diable en personne devant Guy, les Castevets, et d'autres locataires de Bramford. Quand elle se réveille, elle trouve des égratignures sur son corps. Guy lui dit qu'il a eu des relations sexuelles non consenties avec elle alors qu'elle était endormie et inconsciente car il ne voulait pas laisser passer l'occasion pour elle de concevoir. Elle découvre peu après qu'elle est enceinte avec un terme au 28 juin 1966.

Alors que sa grossesse se développe, Rosemary sent naître certaines craintes. Elle a de graves malaises au début de sa grossesse, malaises que le docteur Sapirstein, médecin réputé que les Castevet lui ont recommandé, minimise. Rosemary commence aussi à trouver oppressantes les attentions que les Castevet et leurs amis lui portent. Dans le même temps, la carrière de Guy a fait un bond en avant puisqu'il a repris le rôle d'un comédien, frappé d'une soudaine cécité.

Les indices se succédant, Rosemary est persuadée que ses voisins avec la complicité de Guy et du docteur Sapirstein, veulent du mal à son bébé. Ensuite, un vieil ami de Rosemary, Edward Hutchins, rencontre Roman Castevet lors d'une visite à Rosemary. Edward est défavorablement impressionné par cette rencontre et indique à Rosemary qu'il la recontactera bientôt. En fait, Edward tombe dans le coma peu après et meurt. Grace, une vieille amie d'Edward qui l'a veillé jusqu'à sa mort, remet à Rosemary, selon le souhait de ''Hutch'', un livre intitulé Tous des sorciers. Alors qu'elle est proche d'accoucher, les doutes de Rosemary sont à leur paroxysme mais ses doutes ne sont-ils pas le fruit de son imagination ? Est-elle folle ? Ou s'agirait-il d'une inquiétante conspiration ?

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Titre original et français : Rosemary's Baby

Titre québécois : Le Bébé de Rosemary

Réalisation : Roman Polanski

Scénario : Roman Polanski, d'après le roman Un bébé pour Rosemary d'Ira Levin

Photographie : William A. Fraker

Décors : Richard Sylbert

Costumes : Anthea Sylbert

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Mia Farrow (VF : Nicole Favart) : Rosemary Woodhouse

John Cassavetes (VF : Jacques Thébault) : Guy Woodhouse

Ruth Gordon (VF : Madeleine Barbulée) : Minnie Castevet

Sidney Blackmer (VF : Jean Ozenne) : Roman Castevet

Maurice Evans (VF : William Sabatier) : Hutch

Ralph Bellamy (VF : Henri Nassiet) : le Dr Sapirstein

Angela Dorian (VF : Martine Sarcey) : Terry

Patsy Kelly (VF : Lita Recio) : Laura-Louise

Elisha Cook Jr. (VF : Roger Rudel) : M. Nicklas

Emmaline Henry : Elise Dunstan

Charles Grodin (VF : Bernard Woringer) : le Dr Hill

Hanna Landy : Grace Cardiff

Philip Leeds : le Dr Shand

D'Urville Martin : Diego

Hope Summers : Mme Gilmore

Marianne Gordon (en) et Wende Wagner : des amies de Rosemary

15 avril 2020

Milo Moiré - photos : Peter Palm

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milo streap (5)

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milo streap (7)

15 avril 2020

Daily News

daily news

15 avril 2020

Fauteuil de réalisateur

réalisateur siege

Qui n’a pas rêvé un jour d’avoir son propre fauteuil de réalisateur, avec son nom imprimé à l’arrière du dossier, comme ceux qui peuplèrent autrefois les plateaux de cinéma ? Ce mythique siège qui a envahi les intérieurs a connu un destin aussi riche en rebondissements qu’un blockbuster américain.

C’est évidemment du côté des Etats-Unis qu’il faut chercher la genèse de l’objet. En 1892, lors de l’Exposition universelle de Chicago, la petite entreprise familiale de meubles Gold Medal est récompensée pour l’excellence du design de ce qui deviendra la future chaise de réalisateur. Depuis le Tennessee, l’entreprise continue d’ailleurs de fabriquer le modèle (à partir de 76 euros). Mais si le siège trouve rapidement sa place sur les plateaux, l’appellation « fauteuil de réalisateur » ne se généralise pas avant les années 1950.

En Europe, l’objet apparaît dans les catalogues de l’enseigne Habitat dès les années 1970, d’abord référencé sous l’appellation « Fauteuil pliant danois ». Sa structure est alors en hêtre, la toile de son assise et son dossier en coton naturel très résistant. Ses dimensions sont généreuses, pour un confort d’assise optimal. Mais en 1975, le siège prend le nom de « Fauteuil régisseur » (vendu 69 euros aujourd’hui) ! En 1987, lors de la célébration des 40 ans du Festival de Cannes, c’est la consécration pour Habitat. Son fauteuil pliable envahit toutes les terrasses et les studios de la grand-messe du cinéma. Sous le charme lui aussi, le réalisateur espagnol Pedro Almodovar parcourt les boutiques de Barcelone pour en équiper ses studios de tournage et prend la pose sur ses photos officielles installé dans l’iconique fauteuil. Depuis, de nombreuses marques produisent elles aussi ce siège devenu un classique qui donne aussitôt à la décoration aussi bien intérieure qu’extérieure des airs de cinéma.

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15 avril 2020

David Bellemere - photographe

bellemere31

14 avril 2020

La lettre politique de Laurent Joffrin - «Moi le premier…»

Plutôt bien venue, cette allocution présidentielle articulée autour du diptyque «compassion-précision». Le ton est plus humble, la date du 11 mai donne une perspective, les mesures annoncées sont de bon sens, la prolongation du confinement était inévitable face à une pandémie qui marque le pas mais reste dangereuse.

Quatre mots retiennent l’attention, qui semblent annoncer une subite conversion : «Et moi le premier.» Ils concluent la réflexion suivante, placée en fin de discours : «Ne cherchons pas tout de suite à trouver [dans la crise sanitaire] la confirmation de ce en quoi nous avons toujours cru. Non. Sachons sortir des sentiers battus, des idéologies, nous réinventer – et moi le premier.»

La première phrase est juste. Chacun, en effet, voit le virus à sa porte et trouve dans la crise la preuve de sa prescience. Les nationalistes réclament plus de nation, les socialistes plus de social, les écologistes plus d’écologie, les centristes chantent le juste milieu et les extrêmes la radicalité. On dit que tout doit changer, mais on répète la même chose. «Rien ne sera plus comme avant», clame-t-on. Sauf les discours.

C’est un fait que le Président échappe à la règle. Les mesures qu’il a annoncées sont à l’exact opposé de celles qu’il défendait auparavant. Il fustigeait «le pognon de dingue» mis dans le social, il dépense désormais sans compter pour limiter la casse sociale ; il chantait l’ouverture, il prône la souveraineté économique ; il moquait «les Gaulois réfractaires», il découvre que les Français sont tout de civisme discipliné ; il voulait réformer quitte à diviser, il écarte les réformes et prêche l’unité ; il louait «les premiers de cordée», il fait l’éloge des derniers, si précieux face à la pandémie, etc.

Les circonstances ont changé, plaidera-t-il, «je m’adapte». Mieux, je me «réinvente». A moins qu’il ne se soit trompé jusque-là… La nouvelle politique est-elle si nouvelle ? Retour de l’Etat, attention aux plus faibles, relance keynésienne, stratégie collective pour garder la maîtrise des secteurs les plus sensibles, appel à la solidarité plus qu’à la concurrence, éloge des travailleurs les plus humbles : on croirait entendre un de ces leaders sociaux-démocrates qu’on déclarait obsolètes il y a deux mois. Le Président parle comme un homme de gauche, lui qui avait prononcé la mort de la distinction droite-gauche. Pragmatisme ? Acceptons-en l’augure. Mais au cœur de cette crise inattendue et très «nouveau monde», il apparaît que les valeurs et les méthodes de l’ancien reprennent une nouvelle vie.

LAURENT JOFFRIN

14 avril 2020

Déconfinement

deconfinement

14 avril 2020

Politique - Sanders soutient Biden contre Trump, “président le plus dangereux de l’histoire moderne”

sanders biden

COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

Le sénateur du Vermont, qui avait retiré sa candidature aux primaires démocrates la semaine dernière, a apporté officiellement son soutien à Joe Biden, qu’il souhaite voir accéder “à la Maison-Blanche”.

Bernie Sanders a annoncé lundi 13 avril qu’il apportait son soutien à la candidature du démocrate Joe Biden à la présidentielle américaine.

Selon le Wall Street Journal, le sénateur du Vermont, qui avait suspendu sa campagne le 8 avril dernier, a rejoint l’ancien vice-président de Barack Obama lors d’un événement diffusé en direct sur Internet, et exhorté les Américains à s’unir derrière son ancien rival démocrate.

Bernie Sanders s’est adressé à Joe Biden et à tous les Américains pour avant tout “souligner la nécessité de vaincre Donald Trump le 3 novembre prochain”, rapporte le quotidien économique :

Aujourd’hui […], je demande à tous les démocrates, à tous les indépendants, à beaucoup de républicains de s’unir dans cette campagne pour soutenir votre candidature, que j’approuve, pour être sûr que nous vainquions quelqu’un qui, je crois, et je parle juste pour moi maintenant, est le président le plus dangereux de l’histoire moderne de ce pays.”

Pour le New York Times, Bernie Sanders et Joe Biden ont fait ainsi “un grand pas vers l’unité du parti démocrate” pour renverser le président Trump en novembre :

En soutenant son ancien rival, Sanders envoie un signal sans équivoque à ses partisans - qui sont connus pour leur grande loyauté - pour qu’ils fassent de même, à un moment où Biden est encore confronté au scepticisme profond de nombreux jeunes progressistes.”

Les deux hommes ont échangé “en direct sur des écrans partagés”, précise le quotidien new-yorkais. “Nous avons besoin de vous à la Maison Blanche”, a dit Sanders à Biden. “Et je ferai tout ce que je peux pour que cela arrive.” “Je vais avoir besoin de vous”, a répondu Biden. “Pas seulement pour gagner la campagne, mais pour gouverner.”

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14 avril 2020

Coronavirus : Emmanuel Macron fait le pari d’un déconfinement progressif et sélectif

Par Paul Benkimoun, Chloé Hecketsweiler

En envisageant, à partir du 11 mai, la réouverture des écoles et des crèches mais aussi le redémarrage d’une partie de l’activité économique, le chef de l’Etat fait un choix politique qui n’est pas sans risques.

C’est une décision politique assortie d’un pari sanitaire qu’a annoncée Emmanuel Macron lundi 13 avril en fixant au 11 mai la « nouvelle étape » de la crise dans laquelle la pandémie de Covid-19 a plongé la France. A partir de cette date, le confinement serait progressivement levé sans que le chef de l’Etat ne s’avance sur un calendrier précis. Il a en revanche détaillé les principales mesures à commencer par la réouverture étalée des crèches, des écoles primaires, des collèges et des lycées d’ici à quatre semaines.

Dans leurs projections, de nombreux épidémiologistes prenaient pour hypothèse que ces établissements scolaires resteraient fermés lors d’une première étape de déconfinement. En l’état actuel des connaissances, il s’agit essentiellement d’une « précaution » car l’impact réel de cette mesure sur la circulation du SARS-CoV-2 n’a pas été mesuré. L’effet pour un virus comme celui de la grippe est certes bien documenté – la fermeture des écoles fait partie des armes « classiques » pour freiner une épidémie – mais il n’existe aucune donnée pour le nouveau coronavirus.

Si les enfants sont porteurs, à quel point transmettent-ils le virus ? « On verra au bout de quinze jours de réouverture si l’impact est négatif », indique Pascal Crépey, épidémiologiste à l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP). « Dans la mesure où il ne restera plus qu’un mois et demi avant les grandes vacances, les deux options – rouvrir ou maintenir la fermeture jusqu’à la rentrée – tenaient la route », estime le chercheur.

Le président de la République a justifié sa décision en expliquant que la fermeture des écoles était un facteur d’aggravation des inégalités sociales. « Trop d’enfants, notamment dans les quartiers populaires et dans nos campagnes, sont privés d’école sans avoir accès au numérique et ne peuvent être aidés de la même manière par les parents », a-t-il insisté.

Mesures de dépistage

Dans son discours, cette mesure est aussi liée à la reprise de l’activité économique. « Le 11 mai, il s’agira aussi de permettre au plus grand nombre de retourner travailler, redémarrer notre industrie, nos commerces et nos services », a explicité Emmanuel Macron.

Cette priorité paraît en effet difficilement conciliable avec le fait de garder encore plusieurs mois les enfants à la maison. Avec le risque qu’in fine leurs parents les confient aux grands-parents… Or, comme attendu, les personnes les plus fragiles et notamment les personnes âgées sont invitées à rester confinées.

Ce déconfinement sélectif s’accompagnera de mesures de dépistage. A partir du 11 mai, le chef de l’Etat a indiqué que « nous serons en capacité de tester toute personne présentant des symptômes », tout en précisant que « cela n’aurait aucun sens » de tester toute la population. Ces examens auront pour objectif d’identifier les malades à mettre en quarantaine. Il s’agira aussi de repérer au plus vite toutes les personnes ayant été en contact avec eux. Le président n’a pas précisé si ces « cas contacts » pourraient aussi bénéficier de tests – y compris en l’absence de symptômes – ni s’ils devraient eux aussi être isolés.

Cette stratégie de dépistage systématique et de « contact tracing » a été appliquée aux premiers temps de l’épidémie dans les « clusters ». Mais à l’échelle de la population, les méthodes classiques d’épidémiologie – qui reposent sur des enquêtes téléphoniques au cas par cas – ne suffiront pas.

Donner une perspective d’espoir aux Français

Pour permettre à un individu de savoir s’il a été en contact avec une personne contaminée, le gouvernement mise sur le développement d’une application numérique. « Il s’agit d’un outil d’aide à la décision. A partir du moment où les données sont anonymes, c’est aux utilisateurs de prendre la décision de s’isoler », commente Pascal Crépey, en soulignant que ce système « d’autocertification » s’inscrit dans la même démarche que les « attestations » de déplacement.

Pour se protéger au quotidien, chaque Français pourra disposer d’un « masque grand public ». Son port pourrait devenir systématique « pour les professions les plus exposées et pour certaines situations, comme dans les transports en commun. » Le président n’a pas détaillé davantage, indiquant que « le gouvernement présentera d’ici à quinze jours le plan de l’après 11-mai et les détails d’organisation de notre vie quotidienne ». Des « points de rendez-vous réguliers », sont prévus pour « adapter les mesures prises »

Si le choix d’annoncer la sortie progressive du confinement vise à donner une perspective d’espoir aux Français, le chef de l’Etat a insisté sur l’importance de ne pas se relâcher d’ici-là. « Le confinement le plus strict doit encore se poursuivre jusqu’au lundi 11 mai. C’est durant cette période, le seul moyen d’agir efficacement. C’est la condition pour ralentir encore davantage la propagation du virus, réussir à retrouver des places disponibles en réanimation et permettre à nos soignants de reconstituer leurs forces. »

Depuis quelques jours, les hôpitaux enregistrent plus de sorties que d’entrées, et même si ce plateau devrait se prolonger deux à trois semaines – c’est le temps d’hospitalisation moyen des cas graves de Covid19 – les médecins réfléchissent déjà à l’après. « Il s’agit d’un équilibre fragile, mais espérons pouvoir rouvrir très vite des lits pour les patients non-Covid », indique Alexandre Demoule, chef de service réanimation à la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

Deux voies

Les semaines post-déconfinement seront déterminantes pour les hôpitaux, qui ont été très éprouvés par les semaines passées. « On est tous fatigués, et on sait qu’on va le rester encore longtemps. On n’a pas le choix », avance M. Demoule, qui n’imagine pas un « mieux » avant l’été. « Il y a encore beaucoup d’incertitudes mais le fait de ne pas avoir été débordés est un véritable soulagement ».

Lundi soir, le chef de l’Etat a esquissé une perspective de sortie de l’épidémie en pointant deux voies. La première d’entre elles est la mise au point d’un vaccin contre le Covid-19. « Notre pays investira encore plus massivement dans la recherche et je porterai dans les prochains jours une initiative avec nombre de nos partenaires en votre nom pour accélérer les travaux en cours », a-t-il affirmé.

La seconde est celle des traitements. Rappelant que la France est le pays « qui a engagé le plus d’essais cliniques en Europe », il a évoqué sans citer de nom, la controverse sur l’utilisation de protocoles à base d’hydroxychloroquine en indiquant : « Il ne s’agit pas de donner un traitement si on n’est pas sûr mais de procéder à tous les essais cliniques pour que toutes les pistes soient poursuivies. »

Paul Benkimoun et Chloé Hecketsweiler

Les principales réactions politiques à l’allocution de M. Macron. le président des Républicains, Christian Jacob, a prévenu : « il va falloir maintenant que l’intendance et la logistique suivent. » Interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), il a expliqué : « Tout cela va dépendre de la capacité [de M. Macron] à sonner la mobilisation générale. Les mots ne suffiront plus. On voit le retard que l’on a pris sur les masques, les équipements, les tests... Il faut maintenant anticiper le redémarrage de l’économie, secteur d’activité par secteur d’activité. » Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s’est demandé si les conditions logistiques étaient réunies. « Sur le 11 mai, il faut des garanties de faisabilité, c’est un objectif ambitieux, qu’il faut partager, il faut mettre tous nos efforts conjoints pour y parvenir », a-t-il déclaré sur TF1. Le vice-président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a jugé « extrêmement dangereux » le déconfinement progressif des écoles. « On sait que 50 % des individus qui sont contaminés sont asymptomatiques, et parmi ceux-là, il y a beaucoup d’enfants, donc commencer le déconfinement par les classes d’école, c’est une mauvaise décision », a-t-il fustigé sur BFM-TV. Le patron d’EELV, Julien Bayou, a dénoncé « une folie ». « Pourquoi prendre seul une décision si lourde, pourquoi l’Assemblée n’a-t-elle pas son mot à dire ? », a-t-il écrit sur Twitter. Le chef de file des « insoumis », Jean-Luc Mélenchon, a estimé « extrêmement dangereux » le plan de M. Macron. « C’est un déconfinement sans planifier les conditions du déconfinement. Ma première réaction c’est de dire aux gens : surtout restez confinés », a-t-il lancé sur sur TF1. Les « marcheurs » ont eux exprimé leur satisfecit. « Le président a prononcé le discours que l’on attendait, parce qu’il a répondu aux questions qui préoccupent les Français. Il a tenu un discours de vérité sans rien masquer des difficultés que nous avions eues et en disant ce que nous savons à ce stade et ce que nous ignorons encore », a salué Stanislas Guerini, numéro un de La République en marche, dans un communiqué.

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