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Jours tranquilles à Paris

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13 avril 2020

Le fauteuil Emmanuelle, sulfureux objet du désir

fauteuil emmanuelle

Un trône polynésien en guise d’acte de naissance. C’est l’étonnante et noble origine de ce fauteuil tressé en rotin naturel ou en osier que les années 1970 vont rebaptiser et revêtir ensuite d’une tout autre image. A l’origine donc, ce siège hérite du nom de la dernière dynastie royale polynésienne, car il naît sous Pomare V, qui règne sur Tahiti à la fin du XIXe siècle.

Tressage en dentelle de rotin, volumes enveloppants et motifs de plumes de paon ajourés (d’où son nom anglais de « fauteuil Paon »), le modèle d’origine s’apparente bien à un trône majestueux. Le fauteuil Pomare apparaît au cinéma dès les années 1930, mais c’est en 1974, avec le succès du film érotique Emmanuelle réalisé par Just Jaeckin, qu’il va devenir célèbre. La pose lascive de l’actrice Sylvia Kristel seins nus sur le fauteuil le transforme en sulfureux objet de désir.

Devenu célèbre, le siège agrémente de nombreux intérieurs français dans les années 1980. Mais la mode passe, beaucoup de propriétaires s’en débarrassent pour une bouchée de pain en brocante. Pourtant, en design, il ne faut jamais dire jamais. Avec le grand retour du rotin et des bois exotiques naturels, voilà le vintage fauteuil Emmanuelle remis au goût du jour. Si de nombreuses marques en proposent une version plutôt authentique (autour de 400 euros neuf), certains designers ont voulu le redessiner, comme le studio londonien Doshi Levien. En 2016, ceux-ci ont imaginé Cala, une version plus stylisée et contemporaine du fauteuil Emmanuelle destinée à l’extérieur et tissée de cordes tricotées et colorées (édition Kettal).

De grands noms de la photographie ont aussi mis en scène ce fauteuil cinématographique dans leur travail. En 2019, la galerie parisienne du réalisateur Just Jaeckin a rassemblé des clichés des années 1950-1960 à nos jours réalisés par Francis Giacobetti, Ellen von Unwerth ou Ghislain Dussart autour de ce fauteuil iconique.

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13 avril 2020

Pauline Moulettes

pauline moulettes

13 avril 2020

Coronavirus : le confinement ne suffit pas

Editorial. Si cette stratégie a permis un ralentissement de l’épidémie de Codi-19, elle ne semble pas suffisante. Face à l’immense défi du déconfinement des Français, d’autres mesures sont nécessaires.

Editorial. Depuis maintenant quatre semaines, les Français vivent à l’heure du confinement général, dans le cadre des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Cette durée offre un recul suffisant pour évaluer l’impact de cette opération sans précédent : la progression de l’épidémie accuse un ralentissement, avec en particulier la baisse du nombre d’admissions en réanimation au cours des derniers jours, mais la transmission n’est pas enrayée et le système de santé est sérieusement mis à l’épreuve.

Cette mesure est-elle suffisante en soi ? Doit-elle être accompagnée d’autres dispositifs qui n’ont pas été tentés jusqu’à présent ? Comment envisager un indispensable déconfinement alors que la diffusion du virus à travers le monde, y compris en France, se poursuit ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles les Français attendent des réponses du président de la République dans son intervention télévisée ce lundi soir.

Plusieurs experts reconnus de santé publique ont avancé d’autres mesures souhaitables, notamment dans nos colonnes. Ils posent des questions légitimes, qui méritent des réponses. Ancien directeur général de la santé (2003-2005), le professeur William Dab met l’accent sur la prévention, un domaine dans lequel, observe-t-il, « nous ne sommes pas à la hauteur de l’épidémie ». Il attribue cette faille à une raison « très grave », déjà soulignée par le conseil scientifique qui épaule le président Macron, par le professeur Harvey Fineberg, un spécialiste de santé publique de renommée mondiale, dans le New England Journal of Medicine, et par des experts de l’Organisation mondiale de la santé : en laissant retourner chez elles des personnes contagieuses au terme de leur hospitalisation, on s’expose à de nouvelles chaînes de contamination, surtout si elles sont confinées en famille dans de petits logements. La dynamique de l’épidémie est ainsi entretenue.

Souplesse et ouverture

Faute de masques en quantités suffisantes, le seul moyen d’éviter ces contaminations secondaires est de tester ces personnes et leurs contacts, et de les isoler dans des hôtels − aujourd’hui vides − ou d’autres centres d’hébergement. L’Espagne, par exemple, a commencé à le faire et souhaite étendre ce dispositif. Une telle mesure permettrait de prendre en compte un constat accablant : le Covid-19 est − aussi − un puissant révélateur des inégalités sociales en France.

Le directeur médical de crise de l’AP-HP, Bruno Riou, regrettait dans Le Monde du 9 avril qu’une telle stratégie, « essentielle » à ses yeux, n’ait pas été mise en œuvre, tout en soulignant que cela ne relevait pas de la mission de l’hôpital. Epidémiologiste de terrain, Renaud Piarroux, chef du service de parasitologie à la Pitié-Salpêtrière, recommande pour sa part (Le Monde du 9 avril) d’identifier et d’isoler les malades et les porteurs du virus à l’aide d’équipes mobiles sur le terrain, de courbes épidémiques et de l’outil cartographique : « Nous devons recréer ce savoir-faire », dit-il.

Déconfiner sera sans doute l’opération la plus délicate qu’un gouvernement ait eue à réaliser depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Pour la réussir, Emmanuel Macron et le gouvernement doivent s’inspirer des expériences qui ont produit des résultats dans d’autres pays, sans craindre de modifier la ligne qu’ils ont jusqu’ici arrêtée : souplesse et ouverture s’imposent, face à un virus dont la science savait si peu et à une pandémie dont on apprend tous les jours. Ils doivent aussi répondre dans la plus grande transparence aux questions que posent les responsables médicaux et les Français. Seul un discours de vérité permettra de rétablir la confiance, indispensable dans le combat commun contre le coronavirus. Le Monde

13 avril 2020

Milo Moiré - photos : Peter Palm

milo streap (9)

milo streap (10)

13 avril 2020

Coronavirus : Emmanuel Macron en première ligne face à l’opinion

Par Olivier Faye

Ce lundi, le président s’adressera une nouvelle fois aux Français et pourrait annoncer une prolongation du confinement d’« un mois minimum », selon un conseiller de l’exécutif.

Depuis le début de la crise du coronavirus, un rituel est en passe de s’installer dans le quotidien des Français : s’asseoir devant sa télévision pour écouter parler Emmanuel Macron. Le soir de sa première allocution consacrée à l’épidémie, le 12 mars, 25 millions de téléspectateurs étaient massés devant leur poste. Pour la deuxième, quatre jours plus tard, 35 millions de personnes − près d’un Français sur deux − étaient cette fois à l’écoute. Un record d’audience absolu. De quoi réjouir un homme qui ne conçoit l’exercice de sa fonction que dans une dimension verticale, « jupitérienne », selon son expression, utilisée pour critiquer et se différencier de François Hollande. Un rôle assumé de « père de la nation », dixit un proche. « Emmanuel Macron considère que la fonction de président est une fonction paternante, qu’il faut accepter comme telle, quand bien même on a toujours envie de tuer le père », assure un autre.

Depuis le début de la crise, M. Macron n’a de cesse que de vanter le concept de « France unie », comme François Mitterrand lors de sa campagne présidentielle de 1988 ; le socialiste avait alors été réélu triomphalement. Le rendez-vous donné aux Français, lundi 13 avril, pour une nouvelle allocution, représente une occasion de plus d’essayer de se couler dans le moule.

Selon son entourage, le président de la République doit profiter de cette adresse pour fixer « un cap et un horizon : mettre en perspective, nous projeter, mais sans démobiliser sur le confinement, au moment où il commence à produire ses effets ». Samedi 11 avril au soir, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a annoncé que le nombre de patients en réanimation a diminué pour le troisième jour d’affilée. De quoi permettre, en théorie, de desserrer − un peu − l’étau. Néanmoins, Emmanuel Macron compte annoncer une prolongation du confinement au-delà du 15 avril, et pourrait dessiner une perspective de fin. « Ce serait dans l’ordre des choses que le chef de l’Etat soit plus précis sur la durée du confinement », assure un proche. Selon un conseiller de l’exécutif, il est « assez probable » que la durée de cette prolongation soit d’« un mois minimum ».

Se poserait alors la question de la réouverture des écoles, ou bien des frontières, à plus ou moins long terme. Pas question pour autant de provoquer un relâchement des Français, alors que l’exécutif dit craindre une deuxième vague de l’épidémie. « Le président est concentré sur la crise. Le cœur de son discours, c’est la stratégie, les résultats. Pourquoi on est confinés et pourquoi il faut continuer », explique un conseiller, quand un dirigeant de la majorité estime que « son rôle, c’est de dessiner un horizon, de faire monter les consciences de la dureté de la période ». « Il n’y aura pas le jour d’après. Il y aura des jours après », prévient un macroniste influent.

Il bouge partout et parle souvent

Au cours de ses précédentes interventions, le chef de l’Etat s’est emparé de cette crise pour amorcer un virage dans son quinquennat, directement inspiré du slogan des partisans du Brexit au Royaume-Uni : « Reprendre le contrôle. » « De son point de vue, il est clair aujourd’hui − c’est ce que disaient les “gilets jaunes” − que les Français sont dépossédés de leur pays et d’une part de maîtrise de leur destin, estime un habitué de l’Elysée. L’enjeu, c’est de renouer avec une France souveraine dans une Europe souveraine. De redéfinir les formes d’un nouvel Etat-providence, qui soit protecteur, sur quatre points : ordre, justice, écologie et santé. »

« IL Y A UNE HÉSITATION, CHEZ MACRON, QUI PORTE UN DOUBLE REGISTRE DE DISRUPTION ET DE PROTECTION », NOTE UN DÉPUTÉ DE LA MAJORITÉ

Cette posture vient brouiller l’identité politique de l’ancien ministre de l’économie, chantre de l’émancipation individuelle, de la « société ouverte » et promoteur de l’échelon européen comme remède aux problèmes nationaux. « Vous ne changez pas tout d’un coup d’image. Après trois ans de pouvoir, elle est structurée, figée, rappelle Bernard Sananès, président de l’institut de sondages Elabe. Cette figure du président protecteur, ce n’est pas ce qu’il incarnait en premier. Les adjectifs positifs qui lui sont accolés sont “dynamique” et “courageux”. Il incarne la conquête plus que la protection. » L’intéressé, néanmoins, n’a jamais voulu choisir entre ces deux items. « Votre façon de faire la guerre est déterminée par ce que vous défendez. En l’occurrence, il y a une hésitation très profonde chez Macron, qui porte un double registre de disruption et de protection, note un député de la majorité. Il passe de la disruption absolue, en janvier, sur la réforme des retraites, à la protection absolue aujourd’hui. Ça crée un petit choc. »

Depuis le début de la crise, Emmanuel Macron n’est pas figé en son palais. Il bouge partout, et parle souvent. Un jour dans le Maine-et-Loire pour visiter une usine de production de masques. Un autre à Marseille pour rencontrer le microbiologiste Didier Raoult. « Emmanuel Macron sait parler comme un père de la nation s’il le veut : il connaît l’histoire, les lettres… Mais il a tendance à vouloir tout faire lui-même, regrette un “marcheur” de la première heure. Il faudrait qu’il arrête de nous expliquer comment mettre des masques, ce n’est pas de son niveau. » « Le président est élu au suffrage universel direct, il y a une relation particulière entre ses concitoyens et lui. Il est normal qu’il soit à leurs côtés dans les semaines que nous vivons », juge au contraire la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

Pas d’union nationale

Dans cette séquence, Emmanuel Macron entend utiliser toutes les cartes qui lui sont offertes pour camper ce rôle. Selon son entourage, le chef de l’Etat doit diffuser un message vidéo de remerciements, mercredi 15 avril, aux personnes impliquées dans la reconstruction de Notre-Dame de Paris, un an jour pour jour après l’incendie de la cathédrale. Il avait envisagé, dans un premier temps, de les recevoir à l’Elysée. Quoi de mieux que l’évocation d’un édifice quasi millénaire pour tenter de faire corps avec le pays ? « Les mots nation, drapeau, patrie, ne sont pas des gros mots », défend un proche.

En 2019, déjà, le chef de l’Etat vantait dans certains discours « l’art d’être français ». « Il est dans le rôle que sa fonction le conduit à endosser, mais cela pose, quoi qu’il en dise, la question de son rapport à la nation, estime l’historien Olivier Dard. Emmanuel Macron ne s’est pas construit sur une logique nationale. Il essaye d’y revenir parce qu’il y a une demande d’Etat, de nation, et on ne voit d’ailleurs pas ça qu’en France. Mais comment articuler la défense de la nation et un discours consistant à dire qu’il faut encore plus d’Europe ? » « La souveraineté européenne qu’il promeut est un concept radical, qui suppose un Etat fédéral si les mots ont un sens », soupire un élu.

« JE NE CONNAIS PAS DE CRISE DONT LES GOUVERNANTS SORTENT INDEMNES », DIT UN VISITEUR DU SOIR DE MACRON

Moment d’ordinaire fédérateur, la crise n’a pas permis, pour l’heure, à Emmanuel Macron de réaliser l’union nationale. Comme celle de François Hollande après les attentats, sa cote de popularité remonte dans de nombreux sondages, mais les Français doutent aussi. Selon Elabe, 59 % des sondés lui faisaient confiance, le 13 mars, pour lutter contre l’épidémie ; ils ne sont plus que 43 % aujourd’hui. « La confiance avant la crise était altérée de manière forte et durable, au point de devenir une hostilité chez certains. Cette hostilité ne peut pas se transformer, souligne Bernard Sananès. Il n’y a pas de déplacement des frontières politiques dans la confiance au président de la République, qui reste dans ses zones de force électorales. Tout est clivé. »

Une situation dont la Macronie se montre consciente. « Je ne connais pas de crise dont les gouvernants sortent indemnes », souffle un visiteur du soir d’Emmanuel Macron. Le mal est mondial, néanmoins, répète-t-on au sein de l’exécutif, comme pour diluer les reproches. « Je serais très intéressé de connaître les pays qui avaient été très bien préparés à cette pandémie », grince un intime du chef de l’Etat. Ce qui n’empêchera pas le président de devoir affronter les critiques à plus ou moins brève échéance. A cette occasion, lui et ses proches espèrent ne surtout pas voir se confirmer les intuitions de Jean de La Fontaine. Dans la fable Les Animaux malades de la peste, le lion prévient que toute épidémie a son bouc émissaire. « Que le plus coupable de nous/Se sacrifie aux traits du céleste courroux/Peut-être il obtiendra la guérison commune. »

Laurent Berger réagit aux incitations à travailler plus après le confinement. Le numéro un de la CFDT a jugé « indignes » et « indécents » dimanche les appels formulés par le Medef et au sein du gouvernement à travailler plus pour compenser les effets néfastes du confinement sur l’économie. « C’est totalement indécent. Aujourd’hui, les travailleurs, comme tout le monde, sont en train de payer le coût de cette crise. Ce n’est pas à eux de payer ensuite », a-t-il déclaré sur France 2, évoquant des « slogans qui sont lancés aujourd’hui, des vieilles lunes qui reviennent : “Il faudra travailler plus”, “il faudra de la sueur et des larmes”, etc. ».

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13 avril 2020

Iris Apfel

iris55

13 avril 2020

Gaspar Marquez

gaspar marquez

13 avril 2020

Énergie - Accord historique des exportateurs de pétrole sur une baisse de la production

petrole diminution production

COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

Après des semaines de tensions et une plongée vertigineuse des prix du brut, les pays exportateurs de pétrole ont conclu dimanche un accord historique visant à réduire drastiquement la production, sur fond d’économies mondiales dévastées par la pandémie de coronavirus.

“L’accord pétrolier le plus important de l’histoire a été bouclé après trois jours d’intenses négociations, deux réunions virtuelles par vidéoconférence et une rencontre exceptionnelle des ministres de l’énergie des pays du G20”, écrit Arab News.

L’Opep et ses partenaires n’avaient d’autre choix que de s’entendre, s’ils voulaient éviter un nouvel effondrement des prix lundi matin. Ils semblent y être parvenus, au moins pour l’instant : les prix ont bondi à l’ouverture des bourses asiatiques.

Selon les termes de l’accord, la production sera réduite de près de 10 millions de barils par jour à dater du 1er mai, avant de remonter progressivement jusqu’en avril 2022. Jamais les pays exportateurs de pétrole n’avaient pris des mesures d’une telle ampleur, sur une période aussi longue.

Avant la crise du coronavirus, “100 millions de barils de pétrole alimentaient quotidiennement l’économie mondiale. Mais depuis, la demande a plongé de 35 %, entraînant un effondrement des prix”, observe le New York Times. Alors qu’il tournait autour de 60 dollars il y a encore quelques mois, le prix moyen du baril selon le panier de l’Opep dépassait à peine les 20 dollars ce week-end.

Mais pour ambitieux qu’il soit, l’accord pourrait ne pas avoir les effets escomptés à long terme, tempère le Wall Street Journal : “Les investisseurs craignent que les coupes ne soient pas suffisantes pour faire remonter les prix dans les prochaines semaines, alors que le confinement mondial réduit fortement la demande d’essence, de diesel et de kérosène”.

La baisse de la production annoncée “atténuera certains déséquilibres du marché, mais plusieurs analystes estiment que les mesures sont trop timides et ont été prises trop tard”, ajoute le quotidien économique. Selon les estimations des experts, il aurait fallu réduire la production de 30 millions de barils par jour pour être en phase avec la demande actuelle.

“Trêve temporaire”

Quels que soient ses effets, l’accord conclu dimanche est le fruit d’une entente inhabituelle entre la Russie, l’Arabie Saoudite et les États-Unis. L’agence Tass rapporte que “le président russe Vladimir Poutine s’est entretenu au téléphone avec le président américain Donald Trump et le roi saoudien Salmane” et que les trois dirigeants “ont apporté leur soutien à l’accord”.

Selon plusieurs participants, Donald Trump aurait même été décisif dans la dernière ligne droite des négociations, en convainquant notamment les Saoudiens d’accepter l’exemption demandée par le Mexique, qui ne baissera sa production que de 100 000 barils par jour, contre les 400 000 demandés par l’Opep.

C’est “une volte-face surprenante pour M. Trump, détracteur fréquent de l’Opep par le passé”, remarque le Financial Times.

Le président américain s’est immédiatement félicité sur Twitter d’un accord “qui sauvera des centaines de milliers d’emplois du secteur énergétique aux États-Unis”, précise le quotidien britannique.

“Je voudrais aussi remercier et féliciter le président russe Poutine et le roi saoudien Salmane. Je viens juste de parler avec eux depuis le Bureau Ovale. Excellent accord pour tout le monde !”, a trompeté le président américain.

Mais Bloomberg reste sceptique face à cette nouvelle entente cordiale. “Ne soyez pas surpris si la guerre pour les parts de marché entre Saoudiens, Russes et Américains reprend, dès que le confinement se relâchera et que la demande de pétrole repartira”, avertit l’agence économique. “C’est plus une Trêve temporaire qu’une paix à long terme entre les trois plus gros producteurs”.

13 avril 2020

13 avril 1944 : visite de Rommel sur le site du Bégo – Plouharnel

rommel plouharnel

rommel asperges

Asperges de Rommel visibles après une grosse tempête sur la plage de Kerhilio à Erdeven (morbihan)

13 avril 2020

Coronavirus - Equateur

cimetiere equateur

Équateur : 700 cadavres recueillis dans des logements à Guayaquil. Une force spéciale, formée de policiers et de militaires, a évacué plus de 700 cadavres qui reposaient dans des habitations de Guayaquil, l’épicentre de l’épidémie de coronavirus en Équateur. Le responsable de cette équipe, créée par le gouvernement pour venir en aide aux services hospitaliers et funéraires, n’a pas spécifié les causes de ces décès, survenus pendant l’urgence sanitaire décrétée à Guayaquil à cause de la pandémie, rapporte El Universo. Selon le dernier bilan national officiel, l’Équateur compte quelque 7 500 cas de contamination dont 333 décès. Mais les experts médicaux du pays estiment que le Covid-19 pourrait faire jusqu’à 3 500 morts, rien que dans la région de Guayaquil. Au niveau mondial, la pandémie avait fait dimanche soir plus de 112 500 morts, dont plus de 22 000 aux États-Unis, le pays le plus touché par le virus.

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