TROIS HEURES D’ATTENTE POUR MANGER CHEZ MCDONALD’S
Un internaute a publié sur Twitter une séquence dans laquelle on aperçoit un bouchon interminable de voitures attendant de passer au drive de McDonald’s de Moissy-Cramayel en Seine-et-Marne. La chaîne de fast-food a en effet décidé de rouvrir au compte-gouttes plusieurs de ses restaurants, après avoir fermé pendant des semaines ses quelque 1500 sites. Les consommateurs ont parfois attendu trois heures avant d’être servis. Et la France n’est pas le seul pays concerné par cette affluence. Au Luxembourg, les mêmes scènes d’embouteillages devant des McDonald’s ont été relatées.
Coronavirus : Macron s’est converti à un déconfinement par territoires
Par Cédric Pietralunga, Olivier Faye
Face aux demandes des élus locaux, le président de la République a abandonné le principe d’une sortie centralisée et veut s’adapter aux réalités locales.
Le 13 avril, à l’issue de son allocution télévisée annonçant la poursuite du confinement jusqu’au 11 mai, Emmanuel Macron s’était montré clair : pas question d’envisager un déconfinement régionalisé du pays, avait-il confié en petit comité. La France n’est pas l’Allemagne, arguait-il, pays décentralisé avec ses Länder bénéficiant de larges pouvoirs. « Nous ne sommes pas un Etat fédéral, nous n’allons pas mettre des douaniers » entre les différentes régions, justifiait alors un proche du président de la République.
Dix jours plus tard, « la doctrine est en train de bouger », révèle un habitué de l’Elysée. Selon nos informations, l’équipe dirigée par Jean Castex, le « Monsieur déconfinement » du gouvernement, a bien sur sa table l’hypothèse – parmi d’autres – d’un déconfinement régionalisé. Le chef de l’Etat souhaite désormais, quel que soit le plan retenu, laisser une large place à l’appréciation locale. « Nous sommes partis d’une logique très concentrée. Le président veut maintenant avancer sur une logique différenciée par territoires », souligne un proche, qui évoque « une déconcentration du déconfinement ».
L’exécutif consulte
Cette évolution s’est concrétisée à la faveur d’entretiens qu’Emmanuel Macron a eus, mardi 21 avril, avec le président (Les Républicains) du Sénat, Gérard Larcher, et celui de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (La République en marche).
Le locataire de l’Elysée devait par ailleurs s’entretenir, jeudi matin, avec les associations d’élus, à commencer par le président de celle des maires de France (AMF), François Baroin, ignoré depuis le début de la crise du coronavirus. Plusieurs édiles de grandes villes devaient également participer à cette rencontre, comme Jean-Luc Moudenc (Toulouse), Gérard Collomb (Lyon), Jean-Claude Gaudin (Marseille), François Bayrou (Pau), David Lisnard (Cannes) ou encore Olivier Klein (Clichy-sous-Bois).
Le premier ministre Edouard Philippe devait, quant à lui, échanger dans le même temps avec les présidents de région. Certains d’entre eux – comme Hervé Morin, en Normandie, ou Renaud Muselier, en Provence-Alpes-Côte d’Azur – réclament un déconfinement régionalisé.
L’heure semble donc au cousu main. « Il y aura peut-être certains sujets, des étapes [de déconfinement] qui pourront se passer plus vite dans les endroits où le virus ne s’est pas propagé », a reconnu M. Macron, mercredi 22 avril, lors d’un déplacement dans le Finistère. « La manœuvre sera réussie si elle est concertée avec les acteurs locaux, notamment les maires, argumente-t-on à l’Elysée. On ne peut pas décider de la reprise des transports dans un département rural comme à Paris. Tout comme on ne peut pas régler les réouvertures des écoles sans parler aux élus locaux via le préfet. »
Importance du « couple maire-préfet »
Cette nouvelle stratégie rejoint celle défendue depuis la semaine dernière par Edouard Philippe. Lors d’un échange avec les associations d’élus, le 16 avril, le chef du gouvernement soulignait en effet l’importance du « couple maire-préfet » dans la réussite du déconfinement. « C’est localement que les solutions seront trouvées, a-t-il estimé, dimanche 19 avril. Peut-être que l’ensemble des territoires mettra en œuvre le déconfinement de façon différenciée. » Car ces derniers n’ont pas tous été touchés de la même manière par l’épidémie. « Il y a une ligne entre Brest et Lyon grosso modo, ce n’est pas pareil dans les zones d’un côté ou de l’autre », souligne un proche du premier ministre.
De ce constat découle l’opportunité, par exemple, selon le premier ministre, de rouvrir les écoles à telle ou telle date. « Nous avons une doctrine générale qui peut s’adapter, résume-t-on à Matignon. C’est le couple maire-préfet qui adaptera en fonction de la réalité locale. » A l’image du choix qui a été fait de laisser à l’appréciation des préfets la possibilité de laisser certains marchés ouverts ou non pendant le confinement.
Concrètement, c’est Jean Castex, haut fonctionnaire reconnu et en même temps élu local – il est maire de Prades (Pyrénées-Orientales) –, qui a été chargé de mener le pas de deux entre le gouvernement et les collectivités locales. « Son rôle est d’orchestrer une stratégie nationale avec des volets territoriaux », explique-t-on à l’Elysée. Pour cela, cet ancien conseiller élyséen de Nicolas Sarkozy s’est entouré d’une équipe de dix personnes, installée avenue de Ségur, non loin de Matignon. Parmi eux, deux anciens directeurs généraux de la santé – dont Didier Houssin, en poste au moment de l’épidémie de H1N1 –, ou encore un ancien préfet de région.
De son côté, Emmanuel Macron a multiplié ces dernières semaines les échanges avec les élus locaux : Christian Estrosi (Nice), Anne Hidalgo (Paris), Alain Claeys (Poitiers), Jean Rottner (Mulhouse)… Mais aussi avec des maires et des parlementaires de départements d’outre mer, auxquels son entourage le dit très attentif. « Dans l’esprit du président, c’est l’Etat qui cale la stratégie, mais ce sont les territoires qui appuient, déclinent, ajustent. Ce n’est pas l’Etat contre les territoires mais l’Etat avec les territoires », explique un de ceux qui échangent quotidiennement avec le chef de l’Etat. « Le président croit en l’intelligence des territoires, y compris en temps de crise », résume un soutien.
« La déconcentration n’est pas la décentralisation »
A entendre ses partisans, Emmanuel Macron ne serait d’ailleurs pas aussi jacobin qu’on le pense. « Dès son arrivée à l’Elysée, il a porté le droit à la différenciation, qui permet de faire varier l’application des lois et les organisations en fonction des contextes locaux », rappelle un proche. Promesse de campagne, le « droit à la différenciation » n’a pas encore été légalement adopté – car dépendant d’une révision de la Constitution – mais il connaît déjà de premières ébauches, notamment en Bretagne et en Alsace. « Le président est pour une République contractuelle adossée au triptyque président de la République-préfets-maires », assure un membre du premier cercle.
Pour autant, pas question de faire accroire que ce sont les collectivités locales et non l’Etat qui détermineraient la stratégie de déconfinement.
« La déconcentration n’est pas la décentralisation, explique un conseiller du chef de l’Etat. On ne confie pas le déconfinement aux élus locaux : on discute, on ajuste, on prend en compte la réalité locale. Il est de bon aloi que la stratégie soit décidée au niveau central et ensuite déclinée au niveau local. »
L’Elysée assure que les préfets resteront les « pivots opérationnels » de la stratégie de déconfinement, qui sera seulement adaptée aux réalités du terrain. « Le 11 mai, c’est le plan de la nation qui sera mis en place, pas celui des régions », conclut un proche de M. Macron. Peut-être un peu moins jacobin, mais pas encore girondin.
Cédric Pietralunga et Olivier Faye
Le déficit de la Sécu plonge à 41 milliards d’euros, « du jamais-vu ». Le coronavirus va faire exploser le déficit de la Sécurité sociale à plus de 41 milliards d’euros, « du jamais-vu » même au plus fort de la crise financière, a prévenu mercredi le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin. Le record de 2010 (28 milliards) est effacé et ce montant « qui peut donner le tournis » reste de surcroît « une hypothèse favorable », a déclaré M. Darmanin lors d’une audition par la commission des Affaires sociales du Sénat. Très loin des 1,9 milliard de déficit atteints fin 2019, la Sécu se retrouve avec 8 milliards de dépenses nouvelles (achats de masques, primes aux soignants, arrêts pour gardes d’enfants...), mais surtout avec 31 milliards de recettes en moins (cotisations, CSG, TVA...). Or, les prévisions partent du « principe que l’ensemble des cotisations reportées seront payées d’ici décembre, ce qui ne sera probablement pas le cas », a indiqué le ministre. Non seulement les entreprises bénéficieront d’un « étalement » de leurs paiements, mais « le gouvernement travaille à des annulations » qui concerneront « certains secteurs », à commencer par la restauration.
'SARAH'S COAT' UNE NOUVELLE HISTOIRE VISUELLE PAR 'FRED PL' {NSFW / EDITORIAL EXCLUSIF}
Le photographe professionnel de 37 ans Fred PL est originaire de Québec, Canada. Lui et le mannequin Sarah se sont associés pour l' éditorial exclusif de NAKID intitulé « Sarah's Coat ». Fred se spécialise dans la photographie de nu artistique, mais aime aussi le portrait et la photographie de rue. Il a commencé la photographie à l'âge de 16 ans en Allemagne lors d'un échange d'étudiants avec son école. Un de ses amis lui a demandé s'il voulait apprendre la photographie argentique et c'est ainsi que tout a commencé. Après presque dix ans d'études en photographie, il a évolué vers d'autres voies créatives pendant un certain temps pour étudier la musique, en particulier la batterie et devenir professeur de musique. Mais il y a 3 ans, il est retourné à la photographie et ne voit pas de retour en arrière!
Pour ce projet, il a demandé au mannequin Sarah d'apporter ce manteau. Il a vu des photos de Sarah avec le manteau sur sa page IG et Fred a pensé: « Nous avons besoin de ce manteau pour le tournage, c'est vraiment génial! «La couleur mais surtout la texture étaient incroyables, cela lui va parfaitement et reflète son style et sa personnalité.
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Whitney Houston
Hollywood prépare un biopic sur Whitney Houston. Le légendaire producteur musical Clive Davis et les héritiers de Whitney Houston, décédée à Beverly Hills en 2012 à l’âge de 48 ans, préparent un biopic de la chanteuse, révèle The Hollywood Reporter. Intitulé I Wanna Dance with Somebody, le film sera réalisé par Stella Meghie (Everything, Everything, The Photograph…) et écrit par Anthony McCarten, la plume de Bohemian Rhapsody et des Deux Papes. On ignore encore qui incarnera la chanteuse. Le feu vert des héritiers de Whitney Houston – morte noyée dans sa baignoire alors qu’elle était sous l’effet de stupéfiants – permettra de puiser librement dans le catalogue de la chanteuse, qui a vendu plus de 200 millions de disques dans le monde.
Coronavirus - Pérou
Covid-19 : le Pérou va amnistier 3 000 prisonniers. Le Pérou va amnistier environ 3 000 détenus “vulnérables au coronavirus” dans les 68 prisons du pays, selon la radio RPP. Parmi les détenus qui bénéficieront de l’amnistie figurent notamment les femmes enceintes, les détenues ayant des enfants de moins de 3 ans, les détenus condamnés à des peines d’une durée inférieure à quatre ans, les personnes âgées de plus de 70 ans, pour peu qu’ils n’aient pas commis de délits graves. Seront également concernés les détenus auxquels il ne reste que six mois à purger et ceux qui présentent des pathologies à risque. Mercredi soir, le Pérou comptait 19 250 cas de contamination et 530 décès.
















