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17 août 2019

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17 août 2019

Laetitia Casta

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17 août 2019

Sodomie: Mode d'emploi et conseils pour prendre du plaisir à deux

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La sodomie est pour beaucoup encore une pratique plutôt obscure que bon nombre ont envie d'essayer. La rédaction de Gentside s'est entourée du docteur Gérard Leleu, sexologue le plus connu de France, et de Nephaël, modèle de charme et spécialiste du plaisir, pour répondre à toutes vos questions et vous aider dans vos démarches vers le plaisir à deux. Comment s'y prendre ? Est-ce que ça fait mal ? Quels sont les risques ? Quels gestes faut-il faire ? Tout, tout, tout vous saurez tout sur la sodomie.

Un brin d'histoire

Avant de se lancer comme un chien fou dans cette pratique osée, sachez que la sodomie tire son nom de la ville de Sodome. Cité biblique citée dans la Genèse et détruite par Dieu pour réprimer les agissements de certains hommes avec les anges. D'autres rumeurs évoquent plutôt la maltraitance des étrangers et des pauvres sur cette terre (règles de l'hospitalité et de charité). De nos jours, cette ville se situerait au Nord de la mer Morte en Israël. 

Sachez aussi que la sodomie a été dépénalisée en France en… 1791. Une mesure révolutionnaire qui n'est pas vraie partout puisqu'en Inde ou encore en Arabie Saoudite on peut être condamné pour cette pratique dite déviante. 

Première sodomie: comment aborder le sujet avec votre partenaire ?

Ce n'est jamais simple de mettre le sujet de la sodomie sur la table. Il ne faut néanmoins pas hésiter à en parler. "Pour cela, on peut amener le sujet de manière plus ou moins discrète. Il y a toujours la possibilité de regarder un film porno ensemble et d'orienter plus ou moins discrètement vers ce genre de pratique", analyse Nephaël. Elle conseille également de "tâter le terrain délicatement pendant le rapport en mettant un doigt pour voir la réaction". Une sorte de teasing. Mais le dialogue est primordial. 

Pourquoi la sodomie fait-elle fantasmer les hommes et fait-elle peur aux femmes ?

Si elle est aussi tabou, c'est parce que cette pratique brave un interdit ancré dans l'inconscient collectif depuis bien longtemps. "Ca fait fantasmer les hommes parce qu'il y a un petit côté Saint-Graal, les femmes ne laissent pas faire ça avec n'importe qui. Ce côté interdit plait", nous raconte Nephaël. La sodomie n'a rien de "reproductif", son exécution est donc purement charnelle avec pour seule et unique finalité la jouissance. De quoi en faire un sujet hautement sensible. 

Le plaisir lié à la sodomie est d'ordre double. D'une part physique et d'autre part psychologique. Physique, tout simplement parce que l'orifice anal est bien plus petit et étroit que le vagin. Dès lors, le plaisir est plus intense pour l'homme et cela l'amène plus facilement à la jouissance. Pour la femme, ce sont les mêmes effets. Des zones de contacts plus fortes dans une zone qui est bien plus sensible et innervé que le vagin. Du coup, la puissance de l'orgasme peut-être très grande. "J’atteste ici à toutes les femmes voluptueuses que le plaisir qu’elles éprouveront à foutre en cul, surpassera toujours de beaucoup celui qu’elles éprouveront à le faire en con", écrivait le Marquis de Sade dans sa Philosophie dans le boudoir, comme pour confirmer tout cela.

Psychologique aussi car il existe une situation de dominant et de dominée qui peut faire tourner quelques têtes et accroitre le sentiment de plaisir. Car dans le sexe, l'excitation se fait autant par le corps que dans l'esprit, ayez toujours ça en tête. 

Une sodomie sans douleur ou l'importance des préliminaires ?

La clé d'une sodomie réussie réside dans la patience et l'écoute entre les deux partenaires. Gérard Leleu, sexologue, explique qu'il faut "amener la femme à un seuil de désir important" afin qu'elle produise des endorphines et d'autres hormones qui "agiront comme anesthésiants" face aux petites douleurs initiales que peut engendrer la sodomie. 

Ainsi, un massage intégrale de sa partenaire, accompagné de caresses et de baisers détendront tous les muscles. Cela facilitera la relaxation entre autres de l'anus et donc de la pénétration imminente. Avant d'entrer en votre compagne, n'hésitez pas à préparer le terrain avec vos doigts. Un massage de la fleur anale, suivi d'une pénétration progressive sont donc forcément conseillés.

De même, pensez à bien lubrifier en utilisant un produit à base d'eau. N'y allez pas de main morte, ça en rendra la pénétration que plus aisée. Soyez surtout à l'écoute de votre partenaire qui vous guidera centimètre par centimètre pour que vous preniez tous les deux un maximum de plaisir. 

Au-delà de l'aspect technique, il faut savoir convaincre sa partenaire. Ainsi, un peu d'ouverture d'esprit et d'empathie de la part de l'homme peut parfois débloquer bien des situations. N'hésitez pas messieurs à essayer, ne serait-ce que le temps d'un doigt, la pénétration anale pour prouver à votre femme que le plaisir peut-être partagé et qu'elle n'est pas la seule à tenter l'expérience.

Quelles positions pour une sodomie réussie ?

On ne va pas se le cacher, il y a des positions qui facilitent l'entrée. La levrette notamment permet une précision de la pénétration et une ouverture de l'anus plus grande. Mais la position préférentielle reste tout de même quand votre partenaire est allongée sur le ventre. 

Vous pouvez aussi opter pour la position de la cuillère (sur le côté, l'un derrière l'autre). De cette façon, les caresses sont plus faciles et la communication plus discrète et rapprochée. L'élément essentiel d'une sodomie réussie.  

La sodomie, une fois de temps en temps

Sachez déjà que la sodomie est une pratique sexuelle dite "exceptionnelle". Si elle n'est pas franchement dangereuse pour la santé, elle peut le devenir si elle est répétée sans cesse. 

Gérard Leleu, sexologue et auteur du "Nouveau traité des caresses" explique que "l'anus n'est pas un organe destiné à recevoir, mais bien à expulser". Du coup, il vaut mieux prendre ce plaisir comme un moment d'exception. D'ailleurs, historiquement, la sodomie était pratiquée comme un moyen de contraception. 

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Les risques de la sodomie

Contrairement au rapport vaginal, le rapport anal n'est pas "naturel". Le corps de la femme n'est pas préparé, ni conçu pour être pénétré. Quand le vagin possède des "muqueuses très résistantes aux frottements et faites pour être sollicitées" (pensons notamment à l'accouchement), les muqueuses rectales sont elles plus poreuses et donc plus propices à la transmission de virus (VIH) et de bactéries.

Ainsi, vous avez entre 5 et 10 fois plus de risque de transmettre le virus du VIH au cours d'un rapport anal que lors d'un rapport vaginal. C'est pourquoi vous devez utiliser un préservatif. 

Est-ce que la sodomie est douloureuse et est-ce que c'est sale ?

Comme l'a expliqué le sexologue Gérard Leleu, il faut se souvenir que l'anus n'est pas un orifice fait pour recevoir. Donc l'insertion d'objet (sex toy) ou d'un pénis n'est pas naturelle. Le corps a donc besoin d'être préparé (pour cela nous vous renvoyons au chapitre sur les préliminaires). 

25 personnes qui ne connaissent vraiment rien à la mode

De même, Gérard Leleu souhaite tordre le cou à l'expression "Un trou est un trou". Des sodomies trop répétées et mal préparées peuvent entraîner des complications anales, comme une certaine forme d'incontinence fécale. Du coup, il vaut mieux être en paix avec sa digestion (comprenez, ne pas être constipé) avant d'entamer une sodomie. Sinon, il y a toujours la possibilité de faire un lavement avec "la  bonne vieille poire de mamie", s'amuse à raconter Nephaël. Moins glam, mais efficace. 

Conclusion

Vous aurez compris que la sodomie est une pratique plutôt complexe qui nécessite beaucoup de préparation et de communication. Elle peut cependant être source d'un très grand plaisir du moment que les deux partenaires sont en parfait accord. 

Les 3 commandements de la sodomie:

- De communiquer avec ta/ton partenaire, tu n'oublieras pas

- Des préliminaires, tu abuseras

- Un préservatif, tu porteras 

"Lorsqu’on se fixe un but en matière de sexualité, on risque fort de passer à côté du plaisir", Gérard Leleu.

17 août 2019

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17 août 2019

Entretien Quentin Tarantino : « Hollywood a toujours été un monde clos »

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Par Mathieu Macheret

Le réalisateur explique s’être attaché, dans son film « Once upon a time… in Hollywood », à 1969, une année de basculement pour le cinéma.

Pour son dixième long-métrage, Once Upon a Time… in Hollywood, Quentin Tarantino, cinéphile turbulent et grand recycleur de formes, dessine une promenade rêveuse et mélancolique dans le Los Angeles bouillonnant de 1969 et poursuit son histoire déviante du cinéma, en se penchant cette fois sur la décadence du vieil Hollywood.

Intarissable sur cette période charnière, la parole du cinéaste est un brassage ahurissant de références à la « pop culture », qui bondit allégrement de la télévision à la musique, en passant par la rubrique faits divers et les tréfonds du cinéma d’exploitation italien.

Pourquoi être revenu à l’Hollywood de l’année 1969 ?

Ce qui m’intéressait, c’était ce moment où Hollywood – qui, avec l’industrie du divertissement, constituait la majeure partie de Los Angeles – a été bousculé de fond en comble par la révolution contre-culturelle venue de l’université. Celle-ci a balayé d’un coup le paradigme des années 1950 et modifié en profondeur tout le paysage culturel.

Cet avènement d’un Hollywood « hippie » me semblait passionnant à raconter, mais du point de vue de quelqu’un de totalement extérieur au mouvement. Trois ans auparavant, un individu comme Rick Dalton, le héros du film, acteur de films d’action à l’ancienne joué par Leonardo DiCaprio, ne pouvait pas se douter qu’un tel changement arriverait. Et là, tout ce qu’il a appris, sa façon d’incarner l’archétype du héros hollywoodien, devient d’un coup obsolète. Il se retrouve hors-jeu.

D’où vous est venue l’idée de former un duo entre Rick, acteur ringard, et son cascadeur personnel, Cliff Booth, joué par Brad Pitt ?

L’idée a germé il y a quelques années. Je tournais un film avec un vieil acteur qui avait son propre cascadeur pour le doubler. Comme ils avaient collaboré pendant dix-sept ans, on se doutait qu’ils avaient dû, à un moment, se ressembler trait pour trait. Mais là, le temps avait passé, ils ne se ressemblaient plus tant que ça : le cascadeur avait pris un peu de poids, et l’on devinait que c’était sans doute la dernière fois qu’ils travailleraient ensemble.

Ce qui m’a frappé, c’est que si cette doublure m’était inutile sur le plateau, elle ne l’était certainement pas pour l’acteur. C’était un type très sympathique, mais il se fichait complètement de moi ou de mon film, il était là avant tout pour soutenir son copain. Ça m’a semblé un bon point de départ pour un film sur Hollywood.

Rick est un acteur de western, un genre que vous avez vous-même plusieurs fois abordé. Aviez-vous envie de raconter la fin de son âge d’or ?

Dans les années 1960 le western était encore très populaire, surtout à la télévision. Mais en 1969, l’intérêt pour l’Ouest a commencé à décliner sérieusement. Dans les années 1970, les cow-boys ont progressivement cédé la place aux séries policières.

Ainsi, on a vu beaucoup de gloires des années 1950 opérer leur transition vers le petit écran et, quand ça n’a plus marché, aller tourner des westerns-spaghettis en Italie, où le genre perdurait sous une forme dégradée. C’est un peu ce qu’il s’est passé pour les musiciens rockabilly ou rhythm and blues des années 1960 : Eddie Cochran, Gene Vincent, Chuck Berry… Ils étaient rois, jusqu’à l’invasion de la pop « british », qui les a d’un seul coup ringardisés. Ils sont alors partis pour l’Angleterre ou l’Allemagne, où ils étaient toujours populaires. Mais on ne les passait plus sur les ondes américaines.

Charles Manson et sa secte représentent la part maudite de l’Hollywood de l’époque. Lui et certains de ses disciples avaient même essayé de percer dans le show-business. Etait-ce important de souligner cet aspect des choses ?

Dans le film, on voit Charles Manson solliciter Terry Melcher et Dennis Wilson, ses contacts de l’industrie musicale, tous deux liés aux Beach Boys.

J’ai discuté avec une foule de personnes qui, à l’époque, ont pu croiser « Charlie » ou l’une de ses adeptes. Mon mixeur l’a un jour pris en auto-stop et fait un bout de chemin avec lui. D’autre part, l’acteur Kurt Russell m’a raconté que, à 19 ans, Tex Watson, un membre de la « famille » Manson, avait même essayé de le tuer !

Les meurtres, notamment celui de Sharon Tate, ont frappé l’opinion et marqué un tournant. Est-ce de ce tournant que parle le film ?

Cela a bel et bien mis fin à l’ère du « flower power » et aux promesses de paix prônées par cette génération. Hollywood a toujours été un monde assez clos, mais au sein duquel on disposait malgré tout d’une certaine liberté : les stars fumaient des joints, Cary Grant a raconté avoir pris du LSD… Il n’était pas rare que des acteurs ramènent des auto-stoppeurs chez eux, passent le week-end avec des inconnus. On pouvait se dire : « Tiens, Roger Moore n’est pas chez lui, allons dans son jardin et faisons la fête ! »  La société conservait une certaine porosité.

Et puis les meurtres ont eu lieu. Tout le monde s’est alors mis à avoir peur, on n’a plus pris d’auto-stoppeurs, on a acheté des armes, installé des portes blindées, les grillages ont poussé partout et Hollywood n’a pas changé depuis.

Le film est à la fois méticuleux dans sa reconstitution et ouvertement irréaliste. Le considérez-vous comme une uchronie ?

L’une des raisons pour lesquelles il s’intitule Il était une fois…, c’est qu’à la fin vous n’aurez pas la vraie histoire, mais un conte inspiré de celle-ci. Il y a même quelque chose dans le titre qui suggère une sorte de conte de fées. Une chose est sûre : je ne commencerais pas mon autobiographie par « Once upon a time… » !

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17 août 2019

Bellissima

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16 août 2019

J'aime beaucoup cette photo...

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Zahia

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16 août 2019

La belle et le cheval

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16 août 2019

FÉTICHISME Par Didier Péron - Libération

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Dans une scène déjà culte de Once Upon a Time… in Hollywood, l’acteur de série télé interprété par le génial DiCaprio traverse une période de gros doute face à un monde du spectacle qui change à toute vitesse sous ses yeux embués par l’alcool. Il essuie une larme en avouant se sentir «légèrement inutile» , confidence faite à une gamine-comédienne qu’il a surprise en pleine lecture vorace d’une biographie de Walt Disney. Nous sommes en 1969, année charnière et crépuscule avéré de l’ancien système des studios chahuté par l’escouade ébouriffante de ce qui va devenir pour l’histoire le «Nouvel Hollywood» (les Scorsese, Coppola, Friedkin, Polanski, Bogdanovich…). En 1977, pourtant, George Lucas sonne froidement la fin de la récré et l’ère de la coke pour tous avec la Guerre des étoiles, matrice de tous les blockbusters et plans quinquennaux de production à venir. Fin des utopies, fin de la mise en scène, début de la mise en chaîne. Aujourd’hui, tout se tient : Star Wars appartient à Disney (un nouvel épisode est attendu pour décembre) qui poursuit une invraisemblable course à l’hégémonie pop-culturelle, réalisant une année record et alignant les mégasuccès planétaires (Avengers : Endgame, Captain Marvel, Toy Story 4, le Roi Lion et Aladdin). L’industrie ne veut plus prendre de risques. Elle exploite les filons lucratifs dont elle détient les droits ou remake ses propres catalogues d’anciens succès. Dans cet univers, Tarantino, 56 ans, pour qui un film c’est quand même un prototype stylisé qu’on paraphe de son nom, fait figure de dernier des Mohicans. Son neuvième opus est d’ores et déjà la seule œuvre originale à franchir le cap des 100 millions de recettes dans un box-office américain estival dopé aux spin-off et suites. Héros d’un cinéma indépendant qui a coulé à pic bien avant la chute libre de son mentor Weinstein, il se retrouve quasi seul, un peu «inutile» à son tour dans sa petite boutique du fétichisme chromé, coincé entre plusieurs entrepôts Marvel à la tonne et plateformes sérielles à perte de vue. L’heure de mettre la clé sous la porte va bientôt sonner. Didier Péron

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