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Jours tranquilles à Paris

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19 avril 2019

Ren Hang, photographe : le tabou du nu en Chine

Ren Hang est un photographe chinois qui s'est suicidé à 29 ans. Avec ses clichés, il interroge le tabou culturel de la nudité en Chine. Jean-Luc Soret, commissaire de l'exposition "Love, Ren Hang" à la Maison européenne de la photographie explique en quoi ce photographe a marqué son époque.

La nudité explicite est-elle forcément pornographique ? C’est toute la question de l’œuvre du photographe chinois Ren Hang.

Ren Hang est né en 1987, il est mort en 2017. Il s’est suicidé à l’âge de 29 ans et a laissé derrière lui une œuvre prolifique, quelques milliers d’images, pour une durée assez courte, puisqu’il a photographié pendant une petite dizaine d’années.

Jean-Luc Soret : "On pensait avoir fait le tour du nu, en Occident, et d’un seul coup, surgit cet artiste dans un pays qui, en plus, n’a pas du tout traité ce sujet. Même si Ren Hang a été censuré pour suspicion de sexe, la sexualité et même l’érotisme sont vraiment en arrière-plan. C’est la force graphique qui s’impose, ce sont les motifs, c’est le jeu avec les couleurs."

Alors qu’il suit des études de marketing à Pékin sans grand enthousiasme, Ren Hang commence à photographier ses amis dans des mises en scène spontanées.

Jean-Luc Soret : "Même si les clichés sont extrêmement bien construits, très composés, les mises en scène obéissaient plus à un ordre performatique qu’à une construction vraiment faite en amont. Il avait juste son Minolta analogique avec pellicule qui se rembobinait automatiquement, avec flash intégré, il n’avait pas d’équipe lumières. C’étaient les modèles elles-mêmes qui se maquillaient. Il était seul aux commandes.

Terry Richardson, Ren Hang le citait comme un des artistes qu’il appréciait. Le côté frontal de ses images, l’utilisation d’un flash avec des fonds blancs qu’on retrouve dans certaines des images de Ren Hang, mais sinon il ne se réclamait d’aucune influence."

Ren Hang recrute les modèles volontaires sur son site et les photographie dans son minuscule appartement.

Jean-Luc Soret : "Il exploitait un registre chromatique et formel, composé par les corps, la blancheur des peaux, le noir de jais des cheveux, le carmin du rouge à lèvres, du vernis à ongles. Il y avait aussi tout ce registre animalier, ce registre des fleurs qu’il utilisait. Ce n’étaient pas des accessoires, c’était vraiment traité à égal des corps qui étaient superposés, arrangés, de façon à créer des motifs."

Ce qu’apporte Ren Hang au nu, c’est notamment de traiter le masculin et le féminin à égalité.

Ren Hang est rapidement confronté à la censure des autorités à cause du tabou culturel que représente le nu en Chine. 

Jean-Luc Soret : "Historiquement, c’est vraiment quelque chose qui a échappé à la Chine, contrairement à l’Occident où nous, on a l’héritage grec avec l’intérêt pour l’anatomie. Ren Hang ne voulait pas choquer la censure pour la choquer. Cette liberté-là, il la revendiquait comme un étendard, sans pour autant se dire engagé politiquement contre la censure ou pour la liberté d’expression."

Après un jeu du chat et de la souris avec la police, Ren Hang bascule dans une forme de clandestinité artistique.

Jean-Luc Soret : "La liberté de ton qu’il avait de traiter l’homosexualité de façon aussi ouverte, c’était une deuxième raison pour avoir des problèmes avec la censure. Il s’en amusait, on lui a fait fermer ses expositions, on lui a fermé son site web donc il le rouvrait ensuite. Ils escaladaient avec ses modèles les grilles des parcs, la nuit, se déshabillaient en deux temps trois mouvements, ils prenaient les clichés et déguerpissaient avant que la police n’ait le temps de mettre la main sur eux."

Souffrant de dépression depuis l’adolescence Ren Hang met fin à ses jours alors qu’il commence à être mondialement connu.

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18 avril 2019

Notre-Dame : Les photos inédites de l'intérieur de la cathédrale

18 avril 2019

VOGUE

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18 avril 2019

Toutankhamon à Paris : dernière chance pour voir les trésors du pharaon avant leur retour définitif en Egypte

Par Harry Bellet - Le Monde

Avec 150 000 billets vendus, avant même l’ouverture, le 23 mars à La Vilette, « Toutankhamon » battra-t-il son record de 1967 et ses 1,24 million de visiteurs ? Plus de 150 objets sont à découvrir dans cette exposition riche et didactique autour du roitelet mort à 18 ans.

Environ 150 000 billets prévendus avant même l’ouverture : l’exposition Toutankhamon à la Grande Halle de La Villette, à Paris, 150 objets dont le tiers n’est jamais sorti d’Egypte, promet déjà d’être un succès public. C’est la dernière occasion avant qu’ils ne gagnent le Grand Musée égyptien, dont l’ouverture est prévue au Caire entre 2020 et 2022.

Le retour de la momie ? Paris avait déjà consacré Toutankhamon au Grand Palais en 1967. Mais, comme à l’époque, le corps du pharaon, mort à 18 ans disent les uns, à 19 ou 20 pensent les autres, est resté chez lui, dans son tombeau de la Vallée des rois, près de Louxor.

Tout comme la majeure partie de son trésor, 5 398 pièces en tout conservées au Musée du Caire, dont son fameux masque qui, jurent les autorités, ne quittera jamais le pays. On le comprend : aurait-on l’idée de prêter La Joconde…

L’UN DES DÉCOUVREURS DE SA TOMBE, LORD CARNARVON, EST MORT JUSTE APRÈS, D’UNE SEPTICÉMIE

La « malédiction du pharaon », alors ? Elle est évoquée dans l’exposition, par ailleurs remarquablement didactique, et merveilleuse introduction à l’égyptologie pour les jeunes.

Ici, la légende est cataloguée parmi les « fake news ». Pourtant, l’un des découvreurs de sa tombe, Lord Carnarvon, est mort juste après, d’une septicémie. Elle serait due tant à une piqûre de moustique qu’à un rasage trop vigoureux. Imagine-t-on les dieux d’Egypte recourir à des moyens si triviaux ? Enfin, le directeur du Musée du Caire qui avait signé les autorisations permettant la première exposition à Paris n’y a pas survécu (une hémorragie cérébrale). Mais 1,24 million de visiteurs ont vu l’exposition de 1967 à Paris (record toujours à battre, et il n’y avait que 45 objets !) et ne s’en sont pas portés plus mal. S’il y a malédiction, ce sera devant les files d’attente prévisibles à La Villette.

Première tombe inviolée

Il est des archéologues pour dire que la vraie malédiction, c’est la manière dont la tombe a été fouillée. C’est rétrospectivement assez injuste, surtout compte tenu de la pression médiatique, déjà, à laquelle ses découvreurs, Lord Carnarvon et surtout Howard Carter, étaient soumis. Excellent dessinateur – ce fut son premier métier –, Carter s’était de surcroît adjoint les services, entre autres, d’un photographe (Harry Burton), d’un chimiste (Alfred Lucas) et même d’un botaniste (Percy Newberry) : au début des années 1920, bien peu d’équipes archéologiques étaient aussi pluridisciplinaires…

IL FAUT ATTENDRE 1928 POUR QUE LE CHANTIER, DÛMENT RÉPERTORIÉ ET CARTOGRAPHIÉ, SOIT ACCESSIBLE AU PUBLIC

Certes, il y eut un moment de folie : l’exposition consacre une salle à la « Tut-Mania », délire qui s’empara alors du monde occidental. On en fit même des chansons.

Par ailleurs, Carter pensa parfois devoir renoncer. Et fut souvent contraint de se battre, tant face à des autorités égyptiennes changeantes que face à des touristes de luxe qui se croyaient tout permis. Mais personne ne peut imaginer ce qui lui passa par la tête lorsque, le 4 novembre 1922, il perça le mur de ce qui est la première tombe inviolée de l’histoire de l’égyptologie moderne. A la lueur d’une bougie, il vit « émerger de la pénombre d’étranges animaux, des statues et de l’or. Partout resplendissait le scintillement de l’or… » Les fouilles sont prudentes, les fouilles sont longues. La tombe n’est réellement ouverte qu’en 1923, les sarcophages en 1924, et il faut attendre 1928 pour que le chantier, dûment répertorié et cartographié, soit accessible au public.

Lequel découvre Toutankhamon, alors oublié. Un roitelet, couronné à 9 ans. Il succède vers 1336 avant notre ère – plus ou moins directement, les avis sont partagés – à Akhenaton, pharaon schismatique, qui a brisé une religion millénaire pour tenter un des premiers grands monothéismes, celui du dieu Aton. Il a aussi laminé le pouvoir des prêtres d’Amon, et transféré le siège de la capitale du premier pays centralisé du monde de Thèbes à Amarna.

L’art lui-même, intangible ou presque dans l’Egypte antique, change radicalement. Les égyptologues nomment cela le style « amarnien », plus réaliste, parfois à la limite du grotesque, mais ne savent pas vraiment par quel bout l’attraper. Toujours est-il que sur les représentations de son descendant Toutankhamon, des réminiscences persistent : le pharaon, tout jeune qu’il soit, a un petit bedon…

Richesse du mobilier funéraire

Vu l’âge auquel il accède aux responsabilités, il est probable que les prêtres thébains aient vite repris leur influence perdue. On en veut pour preuve un changement de nom : né Toutankhaton, « image vivante d’Aton », il devient celle d’Amon, dans une tentative – réussie – de restaurer l’ordre divin.

Ce qui, pour les Egyptiens de l’époque, n’est pas rien : il ne s’agit rien de moins que d’aider le soleil à se lever et aux saisons – essentiellement la crue annuelle du Nil, qui fait vivre tout le pays – de se succéder. Ainsi, si la statue qui le représente dans l’exposition en gardien de son propre tombeau a la peau noire, ce n’est pas à cause de sa propre pigmentation, mais c’est un symbole du limon que le fleuve déposait chaque année sur les champs de la bande fertile de l’Egypte. Laquelle ne s’appelait pas Egypte, mais « Kemet », Terre noire. Puis le jeune pharaon meurt (Ramsès II, lui, serait mort à 92 ans !), et est vite oublié.

LES AUTRES GRANDS TOMBEAUX ONT TOUS ÉTÉ PILLÉS, LA PLUPART PEU DE TEMPS APRÈS LES FUNÉRAILLES

Pour un règne si court, la richesse du mobilier funéraire est étonnante. Il est surtout presque complet, et c’est ce qui fait de la découverte de sa tombe par Carter un événement de l’histoire de l’art et de l’archéologie : à part la sienne, la seule sépulture intacte exhumée dans cette période fut celle de Psousennès, découverte par le Français Pierre Montet à Tanis en 1940. Elle est moins populaire : cette année-là, la presse mondiale avait d’autres sujets de préoccupation.

Les autres grands tombeaux ont tous été pillés, la plupart peu de temps après les funérailles. De Khéops (2553-2530 avant notre ère), pour qui on a construit la plus grande pyramide connue (plus haute que Saint-Pierre de Rome !), il ne reste pour ainsi dire rien. Trop visible, elle était une cible. La tombe de Toutankhamon, c’est un petit quatre-pièces, niché au fond de la Vallée des rois, oublié des hommes – on avait même construit un village ouvrier dessus – avec des trésors entassés dedans. Il y a connu son éternité solitaire pendant 3 300 ans : pour gésir heureux, gisons cachés.

« Toutankhamon. Le Trésor du pharaon », Grande Halle de La Villette, 211, avenue Jean-Jaurès, Paris 19e. Tél. : 08-92-39-01-00. Tous les jours de 10 heures à 20 heures, du 23 mars au 15 septembre. 22 € en semaine, 24 € le week-end. expo-toutankhamon.fr

18 avril 2019

Penthouse

penthouse

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18 avril 2019

ETAM - Laetitia Casta

casta

18 avril 2019

Ren Hang

Quand en 2008 il commence à photographier, Ren Hang ne se demande pas ce qu’il pourrait mettre dans le champ de son objectif. À vingt et un ans, l’autodidacte passionné depuis l’adolescence par le corps de ses amis en a fait son territoire et ses obsessions. Préférant ouvertement les garçons, il tire parti des modèles des deux sexes avec autant de bonheur et d’invention, mêlant comme personne le trivial et la sensualité, l’humour et l’esthétisme, usant des corps, des accessoires, du paysage et d’oiseaux réputés beaux, opérant avec le même talent dans le secteur de la mode et le marché du fine art.

ren77

ren78Actuellement exposition à la MEP

18 avril 2019

Milo Moiré

17 avril 2019

Extrait d'un shooting

shoot 55 (1)

shoot 55 (2)

17 avril 2019

Perdu ?

perdu

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