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Jours tranquilles à Paris
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9 août 2014

La Kevrenn Alré à Carnac - vu hier

La Kevrenn Alré, bagad d’Auray de première catégorie, vient de gagner la 2e manche du concours national des bagadoù au festival inter-celtique de Lorient. Elle était à Carnac hier vendredi, invitée pour les cent ans du Foyer laïque de Carnac.

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MAJ ce 10 août 2014 : on en parle dans la presse...

La Kevrenn Alré vient souffler la 100e

Vendredi soir, la Kevrenn Alré est venue fêter les 100 ans du Foyer laïque de Carnac.« La date était retenue depuis le début de l’année et nous sommes particulièrement fiers et heureux de venir fêter ce bel anniversaire chez nos voisins » , a précisé Marie Le Cam, présidente de la formation alréenne. Le bagad suivi du cercle a tout d’abord quitté le parking Saint-Fiacre pour se rendre jusqu’au stade du Ménec. Tout au long du défilé, les nombreux vacanciers étaient postés de par et d’autre des avenues et ont suivi le cortège. Arrivés au stade, les musiciens ont ensuite présenté un spectacle en deux parties. La première, réservée aux musiciens du bagad qui ont sonné plusieurs suites d’airs, invitant ainsi les connaisseurs à quelques pas de danses. Après un petit entracte, les musiciens ont repris place sur la scène avant d’être rejoint par les danseurs pour un spectacle parfaitement rodé, pour la plus grande joie des spectateurs.« La formation est celle qui se déplace habituellement. Nous repartons à Lorient pour la fin du Festival et nous serons le 15 août prochain à La Trinitaine, à 15 h » , a souligné Marie Le Cam.

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9 août 2014

Saint-Goustan, une légende et des histoires

Aujourd’hui écrin de charme et place dynamique de la ville, Saint-Goustan est chargé d’histoire. De Madame de Sévigné à Benjamin Franklin, de nombreuses personnalités ont forgé son caractère.

L’histoire de saint Goustan

Avant de parler des origines historiques avérées du petit port, un détour par la légende. Le quartier tient son nom d’un moine de la presqu’île de Rhuys, né en 974 et mort en 1040. Pirate dans sa jeunesse, Goustan a été blessé au cours d’un abordage. Il fut délaissé par ses camarades et abandonné, seul, sur une île. Probablement celle d’Houat. Là, il se nourrit d’un marsouin. Chaque jour il le consommait avec une grande parcimonie, veillant à économiser le plus possible le poisson. Celui-ci se régénérait miraculeusement chaque jour. C’est d’ailleurs pour cela que saint Goustan est toujours représenté avec un poisson. Enfin, c’est saint Félix, abbé de la presqu’île de Rhuys, qui est venu secourir le jeune homme et lui a fait une place dans son abbaye.

Au XXIe , pas de vue sur mer

Au XXIe siècle, Saint-Goustan était déjà un petit bourg, faiblement peuplé par des laboureurs et quelques pêcheurs.« Mais à l’époque, aucune maison ne donnait sur la rivière comme maintenant » , explique Pierre Robino, de la Société d’histoire d’Auray. Ce n’est qu’en 1615 que le premier quai, puis la première cale, ont été construits.« Auparavant, pour accéder à Saint-Goustan, les bateaux devaient s’y échouer au gré des marées » , explique l’historien. A la fin du XVIIe siècle, la place Saint-Sauveur était aménagée.

La rue Neuve, route nationale

Jusqu’en 1749, la « grande route » de Saint-Goustan était la rue Neuve. Sur la place Saint-Sauveur, cette rue est cernée par les murs de French Galette et du bar La Licorne… «Je m’allongerai bien pour la mesurer. Mais c’est sûr qu’elle fait moins de deux mètres de large ! » , commente Pierre Robino. Sur les pierres des murs d’époque qui bordent cette ruelle, on peut encore observer des traces d’usure laissées par des carrioles trop larges. En 1749, c’est le Quai Neuf, fraîchement construit, qui devient l’axe principal de Saint-Goustan.

Personnalités de passage

Benjamin Franklin est sans conteste la star de Saint-Goustan. Une plaque commémorative indique qu’il y a débarqué le 4 décembre 1776 pour demander de l’aide à la France afin obtenir l’indépendance des États-Unis. Ce fut, en fait, le 3 décembre qu’il posa le pied sur le quai qui porte désormais son nom. Madame de Sévigné a également séjourné Saint-Goustan.« Elle y a fait étape le 30 juillet et le 13 août 1689, accompagnant le duc de Chaulnes pour un voyage » , raconte Pierre Robino. Ils ont passé la nuit à la Ville-auBlanc, la grande bâtisse de pierre, un peu à l’écart, sur la rive gauche du Loch. Il faisait déjà visiblement chaud à Auray puisque dans une de ses nombreuses lettres elle mentionne :« Nous suons tous les jours. Nous croyons que c’est admirable pour la santé. » Le 12 juillet 1686, c’est une délégation du royaume de Siam qui est de passage. Elle est en route vers Paris pour rendre visite à Louis XIV. Ils y repassèrent lors de leur retour, le 31 janvier 1687. La délégation comptait une trentaine de personnes dont trois ambassadeurs. Eux aussi ont pu se reposer et se ravitailler à la Ville-au-Blanc. Article de Anaëlle BERRE.

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7 août 2014

Calendrier PIRELLI 2015

Les coulisses du calendrier Pirelli 2015

Les premières photos du calendrier Pirelli 2015 viennent d'être dévoilées. Candice Huffine, Adriana Lima ou Joan Smalls posent devant l'objectif de Steven Meisel.

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For Pirelli’s 50th anniversary calendar, the famed tire brand enlisted a dream team. From January to December, expect to see Steven Meisel’s photographs of all of our favorite calendar girls styled by our own editor in chief: Adriana Lima, Isabeli Fontana, Candice Huffine, Joan Smalls, Gigi Hadid, Carolyn Murphy, Karen Elson, Raquel Zimmerman, Natalia Vodianova, Cameron Russell, Sasha Luss, and Anna Ewers. While the calendar will not be available until after it’s November debut in Milan, here’s a first look at what went on behind the scenes.

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7 août 2014

Kevrenn Alré

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Samedi dernier le bagad de la Kevrenn Alré s'est imposé en seconde manche du championnat national de bagadoù, au stade du Moustoir à Lorient.

Le bagad finit troisième au classement général

"Gagner à Lorient ne nous était plus arrivé depuis 2009, alors ça fait du bien ! Ça remonte vraiment le moral des troupes", commente Marie Le Cam, présidente de la Kevrenn Alré.

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Trois questions à… Marie Le Cam, présidente de la Kevrenn Alré. ,

La première place à Lorient et une troisième place au classement générale, qu’est-ce que ça fait ?

Gagner à Lorient ne nous était plus arrivé depuis 2009, alors ça fait du bien ! Ça remonte vraiment le moral des troupes. Nous y allions en voulant faire un podium, mais on ne s’attendait pas forcément à gagner la manche. De plus, c’était une première pour Loïc Le Cotillec qui a entièrement écrit la suite que nous avons jouée. On peut dire que c’est un coup de maître et très prometteur pour la suite !

Comment vous étiez-vous préparés ?

Loïc Le Cotillec a commencé à écrire la suite en début d’année, et nous avons vraiment commencé à répéter au mois de juin. Puis, nous avons répété toute la semaine qui a précédé le concours, tous les jours à SaintGuérin à Brec’h. Au final, la suite a été très agréable à jouer pour nous et nous avons reçu de très bons échos du public.

Et maintenant, qu’est-ce qui attend la Kevrenn Alré ?

Pour l’instant on savoure et nous avons un mois d’août chargé. Vendredi, nous serons à Carnac pour les 50 ans du foyer laïc. Samedi, ce sera la dernière représentation de notre spectacle Breizh Kabar, avec les Réunionnais, au Festival interceltique de Lorient. Nous accompagnerons aussi les danseurs du cercle à Guingamp pour la Saint-Lou, et enfin, nous clôturerons les Jeudis du port à Auray le dernier jeudi d’août. Nous ferons un bilan au mois de septembre pour repartir sur notre bonne lancée, et nous nous remettrons à courir après le titre qui nous échappe depuis 2006… Source Ouest France (site)

Voir mes précédents billets sur la Kevrenn Alre : 01/08/2014, 31/08/2013, 24/02/2013.

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html

La Kevrenn Alre en répétition à Brech

3 août 2014

Les Joutes du Loch - Auray (vu ce matin)

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8ème édition des joutes nautiques de Kiwanis 2014 - Auray

Faire tomber le jouteur

Les joutes du Loch se déroulent à la façon des joutes parisiennes. Deux jouteurs sont montés sur des barques propulsées par six rameurs et dirigées par un barreur. Le principe est d’envoyer l’adversaire à l’eau. Les barques se croisent à droite. L’équipement du jouteur est constitué d’un plastron et d’une lance. Le plastron est destiné à protéger le jouteur. La lance est en bois. Elle mesure environ 4 m de long.

Tournoi toute la journée

Les joutes se déroulent toute la journée.« Ça fonctionne un peu comme la coupe du Monde : il y a d’abord des manches de poules et ensuite on passe aux huitièmes de finale avec des éliminations directes », explique Jean-Michel Serazin, chargé de l’organisation de ces joutes. Pour égayer le tout, les équipages seront déguisés.

Des joutes caritatives

Les Joutes du Loch sont organisées par le club Kiwanis, qui vient en aide aux enfants défavorisés. Les gagnants de l’épreuve verseront l’intégralité de leurs gains au centre communal d’action sociale ou à une association de leur commune qui œuvre pour les enfants.

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2 août 2014

Le saviez-vous ? La comtesse de Ségur repose au cimetière de Pluneret...

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Sophie Rostopchine comtesse de Ségur(selon l'onomastique russe Sofia Fiodorovna Rostoptchina, cyrillique : Софья Фёдоровна Ростопчина), née le 1er août 1799 (le 19 juillet du calendrier julien alors en vigueur en Russie) à Saint-Pétersbourg, morte le 9 février 1874 à Paris, est une femme de lettres française d'origine russe.

En 1866, elle devient tertiaire franciscaine, sous le nom de sœur Marie-Françoise, mais continue à écrire. Son veuvage et l'effondrement consécutif des ventes de ses livres l’obligent à vendre Les Nouettes en 1872 et à se retirer à Paris, au 27, rue Casimir-Perier, à partir de 1873.

Elle meurt à cette adresse à soixante-quinze ans, entourée de ses enfants et petits-enfants. Elle est inhumée à Pluneret (Morbihan), près de son avant-dernière fille Henriette, épouse du sénateur Fresneau habitant le château de Kermadio. Au chevet de sa tombe, une croix en granit, où est inscrit : « Dieu et mes enfants ». Son cœur, embaumé, est déposé dans l'avant-chœur du couvent de la Visitation où était morte sa fille Sabine de Ségur, elle aussi entrée en religion.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Comtesse_de_S%C3%A9gur

2 août 2014

Festival Photo de La Gacilly

✵ SOUTENEZ LE FESTIVAL PHOTO ✵

À l'image d'autres acteurs du monde de la culture, le Festival a besoin de votre soutien. Aidez-nous à garantir l'existence de cet événement international de la photographie, exposant les plus grands photographes internationaux en toute gratuité.

Plus d'informations sur le Kiss Kiss Bank Bank du Festival : http://www.kisskissbankbank.com/festival-photo-la-gacilly

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1 août 2014

Visite du site du Bégo (batteries allemandes pendant la seconde guerre mondiale) - vu hier après-midi

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Photos ci-dessus : courtesy Office du Tourisme de Plouharnel

Les vestiges du Mur de l’atlantique

Le site du Bego compte près de 180 ouvrages bétonnés disséminés dans la dune de Plouharnel. Cette ligne défensive côtière a rempli une double mission pendant la seconde guerre mondiale : protéger la rade de Lorient et les U. Boat de l’amiral Dönitz et prévenir un éventuel débarquement des troupes alliées sur la façade atlantique.

Retenue dès 1940 pour accueillir cet important dispositif de défense, Plouharnel dispose de 1 400 hectares de dunes, déjà servitudes de tirs et vierges de toute habitation. Au printemps 1941, la construction du point d’appui démarre. On fait appel à la main d’œuvre locale mais aussi étrangère, ouvriers volontaires, prisonniers de guerre, déportés… Deux années et 2000 personnes seront nécessaires à la réalisation de cette batterie considérée comme la importante et la plus puissante du Mur de l’atlantique. Un modèle de l’ingénierie militaire allemande ! Imaginez une armée de travailleurs qui se mettent à l'ouvrage. Une ferme installée sur la dune produit sur place la nourriture nécessaire, animaux et légumes. Le 13 mars 1944, le maréchal Rommel en inspection en Bretagne, visite la dune du Bego, fait ajouter des défenses sur la plage et renforce les champs de mines. La visite du « Renard du désert » sur la dune de Plouharnel démontre l'importance stratégique du site.

De cet ensemble militaire, il reste aujourd'hui la quasi-totalité des bunkers qui ont abrité 700 soldats allemands. Chaque emplacement compte une citerne de 50 m3, un abri pour groupe électrogène, des réserves de munitions, un abri pour 60 servants. Sur la dune, la tour d'observation de tir, un ouvrage qui culmine à 21 m, se voit de loin.

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21 juillet 2014

A Rennes, le sceptre de Jean-Paul II abîmé au musée

Il y a une semaine, une visiteuse du musée des Beaux-Arts à Rennes a malencontreusement chuté sur La Nona Ora , sculpture en cire de l’artiste italien Maurizio Cattelan, propriété de l’homme d’affaires François Pinault. L’œuvre représente l’ancien pape Jean-Paul II à terre, écrasé par une météorite. Une branche du crucifix et une bonne partie du corps du Christ ont été cassées. La Nona Ora ,que François Pinault avait acquise pour trois millions de dollars, quitte Rennes, ce lundi. Qui va payer les réparations ? Pas le musée qui, a priori , n’a pas commis d’imprudence. La sculpture est, de toute façon, assurée par la fondation Pinault.

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17 juillet 2014

L'isthme de Penthièvre - Presqu'ile de Quiberon

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La voie ferrée du Tire-Bouchon qui relie Auray à Quiberon en été. Voir mes précédents billets sur le Tire-Bouchon : 25/09/2013, 16/08/2013, 13/08/2013, 02/08/2012.

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html

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1 juin 2015

Vannes : une photo de Steve McQueen vendue 850 € aux enchères

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15 h 26 samedi à l’hôtel des ventes de Vannes, zone du Ténénio.« On démarre à 400 € pour cette photo de Steve McQueen essayant sa moto à l ’usine Triumph, à Croydon, en Angleterre, lance le commissaire-priseur Jack-Philippe Ruellan.Pour les fans de McQueen, 400 €, j’ai preneur. 450, 500 …650 nous sommes, 700, 750 …850. Adjugée à 850 € ». C’est l’enchère la plus haute proposée samedi, lors de la vente d’une série de photos de stars. D’un enthousiasme contagieux, Jack-Philippe Ruellan a eu le coup de cœur pour ces clichés, pas posés mais pas volés non plus, de Tony Grylla, photographe de presse indépendant. Des images argentiques en noir et blanc de Dalida, John Lennon et Yoko Ono, Nino Ferrer, Claude François… De vraies tranches de vie pour lesquelles de nombreux acheteurs ont craqué. En vingt minutes, les vingt-six photos de presse étaient vendues.

Collectionneurs

« Nous avons acheté un portrait de Steve McQueen 450 €, indique Sylvaine, de Quiberon, venue avec son mari, Jean-Rémy.On l’aurait voulu sur sa moto, mais les enchères montaient trop haut. C’est un cadeau pour notre fils. Il est fan de McQueen. Dès qu’il peut avoir quelque chose sur lui, il se le procure. » Le couple, venu également pour des flûtes en cristal Saint-Louis, est un des rares, parmi la centaine de personnes présentes, à avoir surenchéri dans la salle.« Les ventes se sont surtout faites par téléphone et en live, par internet, explique le commissaire-priseur.Il s’agit de collectionneurs, d’amateurs de la période où les photos ont été prises » ,c’est-à-dire les années 1960, 1970, 1980. Magnifique de simplicité, Dalida posant devant chez elle fait le bonheur d’un fan pour 500 €. Les photos de John Lennon et Yoko Ono dans leur lit à Amsterdam en 1968 ont été vendues 420 €. Celles de JeanPaul Belmondo sur le tournage de « Tendre voyou » ou « Pierrot le fou » avec Anna Karina sont parties pour 350 €, 400 €, 450 €. Surprenant, des clichés comme celui de Coluche ou des « Twin’s towers et la chapelle grecque, New York 1986 », n’ont pas trouvé preneur.« C’est étonnant, surtout au lendemain de l’ouverture du One world Trade Center, mais je suis sûr que des gens vont venir chercher des invendus. » Même si les enchères ne se sont pas envolées au-delà de 850 €,« je suis très content. C’est une jolie vente, indique Jack-Philippe Ruellan.Les estimations ont été dépassées et la crise est là ». Article de Christine BAUCHEREL.

30 mai 2015

L’UMP s’appelle désormais Les Républicains

C’est fait. Nicolas Sarkozy a officialisé hier soir le nouveau nom de son parti. À la veille d’un congrès de lancement où il compte bien passer du statut d’ancien Président à celui de constructeur d’avenir.

Analyse

Soixante discours, et même pas un coup à boire ! Car si Nicolas Sarkozy peut se payer un avion privé, suivi de sa voiture officielle à vide, pour aller tenir meeting au Havre, à 170 km de Paris, il est conseillé aux 20 000 militants conviés ce samedi à La Villette d’apporter leur sandwich. L’UMP affiche en effet encore une dette de 68 millions d’euros, que seul le financement public d’une victoire en 2017 permettrait de réduire. Cette victoire se ferait sous la bannière des « Républicains ». Les militants ont approuvé, hier soir, à 83,28 % le nouveau nom de leur parti. En revanche, le nombre de votants à la consultation n’a été que de 45,74 %, selon la Haute autorité de l’UMP. Le congrès fondateur d’aujourd’hui sera un triomphe pour Nicolas Sarkozy. Lui, dont on pouvait douter d’un retour gagnant, a réussi, en six mois, à faire d’une UMP minée par les affaires et menacée d’implos ion un parti où chacun a trouvé place autour de la table.

Le plus difficile reste à faire

Étonnant de patience, il a réussi à asseoir son leadership – en déminant et en œuvrant au rassemblement – et à se faire élire président dans les mêmes proportions que Jean-Christophe Cambadélis, au PS. Cerise sur le gâteau, il a fait adopter par les militants le nouveau nom – même s’il reste discuté – et des statuts qui permettront une implication plus active dans une formation culturellement dévouée au chef. Seule inconnue, levée ce matin : la participation, qu’un résultat couru d’avance peut décourager. Nicolas Sarkozy est donc content de lui. Il qualifie même cette séquence de « miracle ». Et ne cache pas sa confiance pour celle qui s’ouvre. Il est convaincu que François Hollande est dans la nasse. Convaincu qu’il est le seul rempart anti-FN dans une société qui se droitise. Convaincu que les embrouilles de François Fillon et « l’âge d’Alain » (Juppé) lui offrent, par contraste, jeunesse et respectabilité. Convaincu que les Français ont voulu qu’il revienne. Pourtant, pour la première fois, un sondage Odoxa donne Juppé vainqueur possible de la primaire, grâce aux centristes. Dans l’opinion, le nom de Nicolas Sarkozy et les hypothèques judiciaires continuent de susciter un puissant rejet. Si l’unanimité pour réclamer le départ de François Hollande est très facile aujourd’hui, la confrontation en 2016 de projets dont on ignore la substance présente un risque. Ses plus proches et lui-même conviennent qu’il ne pourra pas être candidat en toutes circonstances. Ce samedi, Nicolas Sarkozy réalise le moins difficile. Article de Michel URVOY.

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30 mai 2015

Harper's Bazaar : Candice Swanepoel pose pour Terry Richardson

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L'Ange de Victoria's Secret, Candice Swanepoel, pose pour le Harper's Bazaar US de juin / juillet. La belle blonde, habillée en pilote sexy, est shootée aux côtés du photographe Terry Richardson. Découvrez les premiers clichés !

La belle Candice Swanepoel fera donc partie du Harper's Bazaar de juin - juillet. Pour l'occasion, l'Ange, qu'on a récemment retrouvé dans la campagne du dernier parfum de Victoria's Secret , ne pose pas seule. En effet, c'est aux côtés du photographe Terry Richardson qu'on la retrouve sur certains clichés du shooting photos. La jolie blonde, bras dessus, bras dessous avec l'homme, paraît complice avec ce dernier.

Les deux compères portent des casquettes qui rappellent indéniablement le thème de la marine ou de l'aviation. Le mannequin de 26 ans opte pour une longue jupe bleue, accompagnée d'un col roulé blanc et d'un manteau noir. Parée contre le grand froid d'une potentielle traversée, Candice lâche un regard sensuel et envoûtant à l'objectif. Avec ses cheveux wavy et bouclés, le top modèle originaire d'Afrique du Sud craque pour une superbe mise en beauté. Son rouge à lèvres rouge vif, très sexy, s'accorde à merveille avec la couleur brique de la chemise à carreaux de Terry Richardson. Ce dernier, lunettes de soleil vissées sur le nez, porte un look très décontracte ! Les pouces dans les poches, le "couple" est fin prêt pour l'aventure !

Sur la deuxième image, en noir et blanc cette fois-ci, la jeune femme et le photographe, tous les deux bras croisés, prennent un air plus sérieux. Affichant ses tatouages têtes de mort et toiles d'araignées, Candice vient contraster le cliché avec son sublime manteau d'un blanc immaculé.

Enfin, celle qui est désignée le neuvième mannequin le mieux payé au monde par Forbes en 2013, pose également seule sur d'autres photos du magazine. En voici une, où la belle porte une tenue complète de pilote. Long manteau noir et bottes en cuir, le cliché est tout simplement grandiose ! Très rétro mais tout simplement magnifique, l'image est d'une superbe qualité. Et Candice Swanepoel fait une parfaite pilote sexy ! AD

https://instagram.com/terryrichardson/

http://www.candiceswanepoel.com/

https://instagram.com/angelcandices/

16 octobre 2012

TK Bremen : une récompense pour la réhabilitation des lieux

Le ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie a récompensé, hier, neuf sites Natura 2000 pour la réalisation d'actions remarquables en2010 et2011. Le Syndicat mixte du grand site Gâvres-Quiberon a été récompensé d'un prix spécial du jury, pour la préservation et la réhabilitation du site d'échouement du cargo TKBremen, sur une plage d'Erdeven le 16décembre 2011, qui avait été découpé sur place. Sur place, les gardes littoraux, qui ont oeuvré pour la réhabilitation sont satisfaits: «Côté mer, sur la dune blanche, la végétation a très bien repris, et ça se présente très bien pour la dune grise, grâce à la pose des grosses plaques pour l'accès au site. C'est une recommandation qu'on avait faite et qui a été imposée par la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement). Ça a permis que le système racinaire ne soit pas touché».

La nature a repris ses droits

Signe de la qualité du travail effectué, «cet été, des visiteurs nous demandaient où se situait l'endroit de l'échouement et du chantier. Quand on le leur désignait, ils ne voulaient pas nous croire!». De fait, une anecdote a été relevée, fin septembre. Un rassemblement artistique était organisé à Kerminihy sur le site du TK Bremen dans le cadre de l'opération «Accoudés au bord du monde». Les intervenants se sont installés à plus de 300m de l'endroit de l'échouage, croyant y être, preuve que la nature, au moins dans les apparences, y a repris ses droits. (Source : site le Télégramme)

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29 mai 2018

Sommet Trump-Kim : les deux dirigeants ravivent l’espoir que la rencontre ait lieu

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Kim Jong-un espère que la rencontre « mettra fin à une ère de confrontation », selon le président sud-coréen. « On vise le 12 juin à Singapour », a confirmé de son côté le président américain.

Au lendemain de l’annonce par le président américain Donald Trump que son sommet avec M. Kim pourrait finalement avoir lieu, le président sud-coréen, Moon Jae-in, a rencontré, samedi 26 mai, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées, a rapporté la présidence sud-coréenne.

Moins de 24 heures après cet entretien, le président sud-coréen a ravivé l’espoir, annonçant que Kim Jong-un espère que son sommet avec Trump « mettra fin à une ère de confrontation ».

Poursuivre les rencontres

A l’issue de la rencontre de samedi, les dirigeants des deux Corées se sont dit prêts à se revoir « fréquemment », a précisé l’agence officielle de presse nord-coréenne KCNA. Avec Moon Jae-in, ils « ont partagé l’opinion selon laquelle ils se rencontreraient souvent à l’avenir », d’après KCNA. « Kim Jong-un a remercié Moon Jae-in pour les grands efforts qu’il a faits en vue [de l’organisation] du sommet » Corée du Nord-Etats-Unis « programmé pour le 12 juin » et « exprimé sa détermination » à tenir ce sommet « historique ».

Les deux dirigeants se sont entretenus durant deux heures dans le village de Panmunjon, où ils s’étaient déjà rencontrés le 27 avril et avaient publié une déclaration commune dans laquelle ils s’engageaient à améliorer leurs relations. « Ils ont eu un échange de vues et ont discuté des moyens de mettre en œuvre la déclaration de Panmunjon et d’assurer le succès du sommet américano-nord-coréen », selon un communiqué de la présidence sud-coréenne.

M. Trump avait annulé jeudi son sommet prévu à Singapour, le 12 juin, avec M. Kim, avant d’afficher son optimisme dès le lendemain, évoquant « des discussions très productives avec la Corée du Nord pour que le sommet ait lieu ». Samedi, il a été plus loin et a déclaré que les choses « avancent très bien ». « On vise le 12 juin à Singapour. Ça n’a pas changé », a dit le président américain à la Maison Blanche.

Une rencontre secrète

La présidence sud-coréenne a publié des photographies montrant des poignées de main entre M. Moon et M. Kim, samedi, ainsi que la sœur de ce dernier, Kim Yo-jong, qui a joué un rôle public important récemment dans les discussions avec le Sud, notamment à la tête d’une délégation venue aux Jeux olympiques d’hiver en février. La rencontre entre MM. Moon et Kim s’est déroulée dans un bâtiment du côté nord-coréen de Panmunjom, village où avait été signé l’armistice entre les deux Corées, en 1953.

La rencontre de samedi, la quatrième entre les dirigeants des deux pays toujours techniquement en guerre, s’est déroulée dans le plus grand secret, les journalistes ayant été prévenus après sa tenue, à la différence de la rencontre du 27 avril, qui s’était déroulée sous l’œil des caméras. De prochains pourparlers inter-coréens « à haut niveau » auront lieu vendredi prochain, a ajouté KCNA.

26 mai 2018

Macron salue « un dialogue extrêmement direct et franc » avec Poutine

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Selon l’Elysée, la visite du président français en Russie a permis d’avancer sur plusieurs dossiers, comme la Syrie et le nucléaire iranien.

Au deuxième jour de sa visite officielle en Russie, Emmanuel Macron a invité, vendredi 25 mai, Vladimir Poutine à « ancrer la Russie dans l’Europe », affirmant sa conviction que le pays « a son histoire et son destin dans l’Europe ».

Le président français s’exprimait au côté de son homologue Vladimir Poutine, visiblement détendu, à la tribune du Forum économique de Saint-Pétersbourg, dont la France était l’invitée d’honneur, avec le Japon.

Pour M. Macron, « une fenêtre d’opportunité » s’ouvre pour qu’une « nouvelle dynamique » s’installe entre Moscou, où M. Poutine vient d’entamer un quatrième mandat, et l’Europe, bousculée par la décision du président américain, Donald Trump, de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien.

« Rétablir la confiance »

Plus réservé que son hôte, le président russe s’est félicité de l’ambiance « très ouverte » de la rencontre avec M. Macron, avec lequel il s’était entretenu pendant trois heures, jeudi, sous les ors du Palais Constantin, en périphérie de l’ancienne capitale impériale russe (Nord-Ouest).

Ces discussions ont permis d’« avancer », selon l’Elysée, sur les dossiers extrêmement complexes du nucléaire iranien et de la Syrie, sur lesquels Moscou et Paris voient un intérêt à coopérer plus étroitement.

« La France est notre partenaire ancien, traditionnel et fiable. (…) Elle a toujours aspiré à défendre sa souveraineté, ce qui est un gage de stabilité dans la relation », a souligné M. Poutine. Mais il n’a pas exprimé publiquement la volonté de renforcer les relations avec les pays de l’Union européenne, alors que s’appliquent toujours les sanctions prises lors des crises de l’Ukraine en 2014 et de la Crimée.

Pour sa part, M. Macron a loué un « dialogue extrêmement direct et franc » avec Vladimir Poutine. Mais il n’a pas caché que la tâche allait être ardue pour « rétablir la confiance » entre Moscou et l’Europe de l’Ouest, après « vingt-cinq ans d’incompréhension ».

Une cinquantaine d’accords et de contrats signés

« L’image de l’Europe s’est beaucoup dégradée en Russie » où elle « est perçue comme faible, perdant ses repères », alors que la Russie se voit comme « un point de référence conservateur », a-t-il regretté en s’entretenant jeudi soir avec Natalia Soljenitsyne, la veuve du célèbre écrivain et dissident.

Mme Soljenitsyne l’a appelé à agir pour rapprocher son pays de l’Europe. « La Russie doit faire partie de l’Europe. Sinon, cela la poussera vers la Chine », selon elle.

Malgré les tensions des dernières années, la France est restée économiquement très présente en Russie, avec quelque 500 entreprises employant près de 170 000 salariés. Parmi la cinquantaine d’accords de coopération et de contrats signés au cours de la visite, le plus important prévoit l’entrée du groupe français Total dans un nouveau projet géant de gaz naturel liquéfié dans l’Arctique russe de Novatek, pour 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros).

Le président français a, par ailleurs, annoncé avoir évoqué avec M. Poutine les cas du réalisateur ukrainien emprisonné Oleg Sentsov et du cinéaste russe Kirill Serebrennikov, assigné à résidence.

Métaphore sportive

Emmanuel Macron a également rencontré, jeudi, Alexandre Tcherkassov, un responsable de la principale organisation russe de défense des droits de l’homme, Memorial, et d’autres militants des droits de l’homme russe, selon l’Elysée. « Un important geste de soutien », s’est félicitée Tania Lokchina, de l’antenne russe de Human Rights Watch.

Le chef de l’Etat a déclaré espérer revenir prochainement en Russie, mais cette fois pour soutenir l’équipe de France si elle se qualifie pour les demi-finales du Mondial 2018 (14 juin-15 juillet). Ce qui lui a permis de filer la métaphore sportive, en espérant que les relations entre Paris et Moscou s’inspirent du judo, prisé par Vladimir Poutine, qui « repose sur le respect de l’adversaire », et son sport de prédilection, le football, qui est « un sport collectif ».

3 mai 2018

Macron est en "Pépé le Putois" sur cette Une australienne et ce n'est pas vraiment un compliment

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Ce cartoon des Looney Tunes n'a pas été choisi au hasard.

Par Jade Toussay

POLITIQUE - Emmanuel Macron, séducteur invétéré? Pour la version australienne de The Daily Telegraph, la réponse est "oui". Et comme une image vaut mieux que mille mots, le quotidien a choisi dans son édition du 3 mai de représenter le président de la République par Pépé, un personnage de cartoons au fort accent français, connu pour sa drague désespérée et sa mauvaise odeur.

A lui seul, Pépé le Putois (ou la Moufette Rayée) réunit tous les clichés sur les Français: anglophone médiocre incapable de se débarrasser de son accent, dragueur infatigable qui n'hésite pas à poursuivre la gente féminine et auréolé d'une odeur détestable. De quoi dresser un portrait peu flatteur du président de la République, dont la visite en Australie s'achève ce mercredi.

Pour justifier sa comparaison, le Daily Tegraph dépeint le président français comme un homme qui "murmurait aux oreilles des premières dames du monde entier", "flirte avec Gladys Berejiklian" (une femme politique australienne, ndlr) et "éblouit de son sourire quiconque croise son chemin". Le quotidien s'appuie également sur la déclaration d'Emmanuel Macron qui a qualifié ce mercredi 2 mai Lucy Turnbull, épouse du premier ministre de "délicieuse".

"Avec ses mots, l'offensive de charme du président Emmanuel Macron a fait un fiasco en Australie, où la description par le jeune et charmant président de la femme de Malcolm Turnbull tenait plus de Pépé le Putois que des déclarations enjôleuses d'un chef d'état", tacle le quotidien.

3 mai 2018

La digue de la barre d'Étel va être réhabilitée

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Depuis les tempêtes répétées de 2014, la digue qui protège l’entrée de la ria est endommagée, et laisse rentrer du sable. Des travaux sont prévus prochainement. Le maire envisage l'extraction et la récupération du sable.

« Il faut intervenir au plus vite pour sécuriser l’état de l’ouvrage, insiste Adrien Le Formal, maire de Plouhinec. Il y a une accumulation de sable au niveau de la barre qui est préoccupante. Si le sable continue de rentrer, la barre pourrait finir par se fermer. »

La commune voisine d’Étel est directement touchée par la dégradation de la digue, car elle a été construite, en 1962, sur son domaine maritime. D’après le maire, l’écosystème serait menacé, ainsi que des professionnels comme les ostréiculteurs, « car le sable remonte jusqu’au fond de la ria ».

Des travaux à l’horizon 2019

Un discours assez alarmant, mais un brin apaisé depuis que les travaux ont été pris en considération par les services de l’État.

Mi-avril, une réunion s’est tenue entre la Région, le Département, les communes avoisinantes, les usagers et la Compagnie des ports. « Une réhabilitation de la digue est programmée. Il y a eu consensus général sur la nécessité de rendre son utilité à cet ouvrage », explique Marina Le Corguillé, directrice du port.

Les études préalables sont lancées, mais aucun délai n’est annoncé pour le début des travaux. « Étant donné qu’on intervient sur un site fragile et protégé, les autorisations vont être longues à obtenir. Rien ne sera fait avant 2019 », indique Adrien Le Formal.

Le budget des travaux, sans les études, est estimé à 600 000 €, dont la moitié serait prise en charge par l’état, 30 % par le conseil départemental et 20 % par les communautés de communes.

Un obstacle naturel

Entre-temps, la barre reste l’obstacle naturel qu’elle a toujours été. « Il n’y a pas plus de difficulté à sortir ou entrer depuis que l’épi est apparu (morceau de la digue qui s’en est en partie détaché). Le nombre de jours fermés et ouverts ne varie pas. Des grands bateaux comme « La Louise » ou « La Reine des flots » ont pu passer sans problème », tient à préciser la directrice.

La directrice rappelle que le port assure un accompagnement à l’entrée de la ria. Il suffit aux plaisanciers d’appeler sur le canal 13. « On assiste les bateaux 3 h avant et 2 h après la pleine mer. »

Pour la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), rien n’a changé mais il faut rester vigilant. « Le banc est de plus en plus important, la passe est de plus en plus réduite, mais pour l’instant, on sort normalement. Il faut sonder la barre plus souvent, car c’est sûr, ça n’améliore pas la situation », relate Yannick Delval, président de la station d’Étel.

Récuperer le sable

Pour Guy Hercend, maire, « la barre sans passe est un scénario improbable. Il y a toujours eu des bateaux à rentrer et sortir, même quand la digue n’existait pas. » Mais il ne nie pas « que l’épi laisse passer un peu de sable, et qu’il est bon d’intervenir ».

Dans ce dossier, le maire souhaite que la commune bénéficie d’une autorisation particulière, celle de récupérer le sable qui sera extrait.

« À l’occasion de ces travaux, on pourrait peut-être, avec les services de l’État, envisager une prise de sable au niveau de la barre, pour les besoins des professionnels et des communes de la ria. Ce serait du sable de la ria pour la ria. »Un sable dont le maire aimerait pouvoir disposer de manière pérenne.

24 avril 2018

Visite d'Etat d'Emmanuel Macron aux Etats Unis

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29 avril 2018

Réouverture de la Maison des mégalithes à Carnac

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Le 7 avril, le Centre des monuments nationaux (CMN) a inauguré la nouvelle Maison des mégalithes de Carnac. Cette rénovation accompagne la demande de classement du site au patrimoine mondiale de l'UNESCO.

Le sud Morbihan, et plus particulièrement la région de Carnac, abrite la plus grande concentration de mégalithes du monde : 3000 monolithes mis en place il y a plus de 4 000 ans et distribués en spectaculaires alignements de menhirs et de dolmens. Protégés comme monuments historiques depuis 1889, les mégalithes de Carnac sont aussi inscrits sur la liste indicative au patrimoine de l’Unesco depuis 1996 et attendent donc un classement au patrimoine mondial. Le mégalithisme sud-morbihannais, et en particulier celui des 26 communes de la baie de Quiberon, entre la Ria d’Etel et la presqu’île de Rhuys, qui comprend plus de 550 monuments mégalithiques, dont 179 pour la seule commune de Carnac, est extrêmement riche. Dans le but de valoriser ce site, le Centre des monuments nationaux (CMN), qui s’occupe du lieu, a créé la « Maison des mégalithes », un bâtiment construit en 1990 et conçu comme un véritable outil de méditation pour accompagner les visiteurs dans leur découverte des monuments mégalithiques sud-morbihannais.

Le CMN a décidé d’investir 3,5 millions d’euros pour réaménager entièrement les intérieurs de la Maison des mégalithes de Carnac, afin que le lieu devienne « le point nodal du processus de médiation concernant les alignements ». Les travaux ont duré 18 mois et se sont terminés en mars. Ils avaient pour but d’améliorer les conditions d’accueil du public en créant un nouvel espace d’information, une boutique ou encore un espace de médiation culturelle repensé. L’intérieur a été entièrement modernisé afin de proposer de nouveaux outils de médiation plus adaptés et innovants. Parmi ces transformations, on peut compter une séquence introductive, placée dans le hall principal, renseignant le visiteur sur la contextualisation et l’interprétation des mégalithes, mais également un espace d’information connecté, affichant en temps réel les informations pratiques de visite, ou encore une salle de projection qui met à la disposition des visiteurs un film présentant l’état des connaissances actuelles sur les mégalithes. Le lieu a aussi été adapté à tous les types de handicaps grâce à un espace constitué de maquettes tactiles destinées aux mal voyants et à une borne multimédia pour les malentendants. La Maison des mégalithes propose, en outre, des visites commentées, des ateliers pédagogiques et des expositions-dossiers ou photographiques qui permettent de renforcer sa politique de médiation et sa visibilité.

Le renouvellement de l’offre culturelle du site, voulu par le CMN, comprend également la création du « Sentier des mégalithes », un itinéraire de promenade et de randonnée longeant les alignements du Ménec, de Kermario, de Kerlescan et le tumulus Saint-Michel, une application mobile d’accompagnement à la visite ou encore le spectacle nocturne « Skedanoz », proposé chaque année par le collectif d’artistes ZUR.

28 mars 2018

Kim Jong-un s’est rendu en Chine, son premier voyage depuis sa prise de pouvoir

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Le dirigeant nord-coréen s’est entretenu avec son homologue chinois Xi Jinping au cours d’une visite qu’il a effectuée à Pékin de dimanche à mercredi.

La Chine a confirmé mercredi 28 mars la visite historique à Pékin du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, son premier voyage à l’étranger depuis son accession au pouvoir fin 2011. Il s’est entretenu avec le président chinois Xi Jinping au cours de ce déplacement effectué de dimanche à mercredi, a fait savoir l’agence de presse officielle chinoise, Chine nouvelle.

« Il n’y a aucun doute que ma première visite à l’étranger [devait être] pour la capitale chinoise. C’est mon devoir solennel, étant quelqu’un qui doit chérir et poursuivre les relations RPDC-RPC à travers les générations », a déclaré M. Kim, selon l’agence de presse officielle nord-coréenne KCNA, utilisant les acronymes des noms officiels des deux pays, la République populaire démocratique de Corée et la République populaire de Chine.

Une visite « officieuse »

L’agence Xinhua, qui a qualifié la visite d’« officieuse », a publié une photo montrant leur poignée de mains devant les drapeaux des deux pays. C’est « un tournant » dans les relations bilatérales entre la Corée du Nord et la Chine, souligne l’agence nord-coréenne KCNA, qui précise qu’un banquet a été organisé par le Chinois en l’honneur de son homologue.

« J’ai eu des discussions fructueuses avec Xi Jinping sur le développement des relations entre les deux partis et entre les deux pays, nos situations intérieures respectives, le maintien de la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne, et d’autres questions », a déclaré lors de cette réception l’homme fort de Pyongyang, cité par Chine nouvelle.

Il a également confirmé être prêt à rencontrer le président américain Donald Trump, après des mois de menaces de guerre entre les deux pays autour du programme nucléaire nord-coréen. « Notre position constante est d’être engagés en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, conformément à la volonté de l’ancien président Kim Il-sung et de l’ancien secrétaire général Kim Jong-il [ses deux prédécesseurs à la tête du pays]. »

Kim Jong-un a convié Xi Jinping pour une visite en Corée du Nord, et le président chinois l’a acceptée, a rapporté, de son côté, l’agence sud-coréenne Yonhap.

Rumeur depuis lundi

Depuis lundi, des images d’un train blindé nord-coréen passant la frontière, puis d’un cortège de voitures officielles circulant dans Pékin avaient fait courir la rumeur de la visite d’un haut responsable nord-coréen dans le pays, mais l’on ignorait s’il s’agissait de M. Kim ou non.

Si Pékin a de longue date été un soutien de Pyongyang, les relations entre les deux pays s’étaient tendues ces derniers temps : la Chine avait fortement condamné les essais nucléaires menés par la Corée du nord, approuvant même les sanctions internationales et commençant à les appliquer.

10 janvier 2016

Violences du Nouvel An à Cologne : le nombre de plaintes dépasse désormais les 500

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Photo ci-dessus : Milo Moiré manifestant à Cologne

Après les violences du Nouvel An à Cologne le nombre de plaintes est passé à 516, dont environ 40 % pour des faits d’agression sexuelle, a fait savoir la police dimanche 10 janvier. Dix-neuf personnes sont pour l’instant considérées comme suspectes, a poursuivi la police dans un communiqué.

Cette nuit-là, des dizaines d’hommes agissant en bandes s’en étaient pris à des femmes en plein centre-ville, au milieu d’une foule masculine estimée au total à un millier de personnes.

Des violences probablement planifiées selon le ministre de la justice allemand

Ces violences qui ont scandalisé l’Allemagne ont très vraisemblablement été coordonnées et planifiées, a estimé dimanche le ministre de la justice, Heiko Maas, dans une interview au quotidien Bild :

« Quand une telle horde se rassemble pour enfreindre la loi, cela paraît sous une forme ou une autre planifié. Personne ne me fera croire que cela n’a pas été coordonné ou préparé »

« Nous devons urgemment clarifier comment on a pu en arriver à de tels actes », a souligné le ministre. Quand bien même des demandeurs d’asile sont suspectés par la police, il a mis en garde contre les amalgames avec tous les réfugiés arrivant dans le pays.

« Il est hasardeux de faire un lien entre l’origine d’une personne et sa propension à enfreindre la loi », a-t-il dit car les statistiques montrent que les réfugiés « commettent en proportion autant de délits que les Allemands ».

La chancelière Angela Merkel durcit le ton

Samedi, la chancelière Angela Merkel s’est montrée très ferme face aux réfugiés qui auraient participé aux violences à Cologne.

« Si des réfugiés ont commis un délit », cela doit « avoir des conséquences, (…) cela veut dire que le droit [de séjour] doit s’arrêter s’il y a une peine de réclusion ou même avec sursis »

La direction du parti conservateur de la chancelière, la CDU (Christlich Demokratische Union Deutschlands – « l’Union démocrate-chrétienne d’Allemagne »), s’est accordée pour demander que la perte du droit d’asile en Allemagne soit plus systématique en cas de délit. Une position qui doit désormais être discutée avec l’autre grand parti présent dans la coalition gouvernementale à Berlin, le Parti social-démocrate d’Allemagne (SPD – Sozialdemokratische Partei Deutschlands).

Manifestations tendues à Cologne entre l’extrême droite et les forces de l’ordre

L'extrême droite allemande a tenté de tirer profit à Cologne de cet émoi, en manifestant, samedi 9 janvier, dans une atmosphère très tendue.

Au même moment samedi, l’extrême droite allemande a tenté de tirer profit à Cologne de cet émoi, en manifestant dans une atmosphère très tendue. « L’Allemagne a survécu à la guerre, à la peste et au choléra, mais survivra-t-elle à (Angela) Merkel ? », clamait une pancarte au milieu de la foule de partisans du mouvement Pegida des « Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident ».

Au bout de trois heures de rassemblement, la police, cible de jets de bouteille et de pétard, a finalement fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène. A quelques encablures de là, un millier de contre-manifestants s’étaient regroupés au cri de « Nazis dehors ! » et avec des pancartes affichant que « le fascisme n’est pas une opinion, c’est un crime » et que « les réfugiés sont les bienvenus »

En 2015, l’Allemagne a vu affluer 1,1 million de demandeurs d’asile, et les violences du Nouvel An à Cologne ont créé un choc dans le pays, faisant croître les critiques à l’égard de la politique d’ouverture aux demandeurs d’asile suivie depuis septembre par la chancelière.

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17 mars 2018

Auschwitz - Czesława Kwoka, 14 ans

Wilhelm Brasse

Données clés

Naissance        3 décembre 1917

Décès  23 octobre 2012 (à 94 ans)

Nationalité        Polonaise

Profession      photographe

Activité principale       

1940-1945

Wilhelm Brasse, né le 3 décembre 1917 à Żywiec et mort le 23 octobre 2012 dans la même ville, est un photographe polonais pendant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie

Brasse est d'origine mixte autrichienne-polonaise et a étudié la photographie à Katowice. Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Brasse refuse de signer le "Volksliste" qui lui est accordé en raison de son origine germanique, et de rejoindre l'armée allemande. En 1939, il travaille pendant un certain temps dans un laboratoire de photos à Krynica-Zdrój, puis tente de traverser la frontière avec la Hongrie pour rejoindre l'armée polonaise.

Photo prise par Wilhelm Brasse ; elle montre Czesława Kwoka, 14 ans, morte en 1943 à Auschwitz

Il est arrêté le 31 août 1940 et envoyé au camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau. Dès 1941, il est employé pour photographier les prisonniers nouvellement arrivés dans le camp. Brasse fait de chaque prisonnier une série de trois images : la coiffure, de face et de chaque côté. Il quitte Auschwitz en janvier 1945 avec le dernier convoi de prisonniers et est transféré au camp de concentration de Mauthausen et plus tard au sous-camp de Melk, où il est libéré par les Américains.

Après avoir photographié environ 50 000 prisonniers, il n'a plus jamais pris la caméra après la guerre.

En 2005, le documentaire Portrecista (le portraitiste) de Ireneusz Dobrowolski, porte sur Brasse et son travail à Auschwitz.

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Czesława Kwoka, 14 ans

7 décembre 2015

Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine, ces jumeaux

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Il y a un an, le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, étaient les meilleurs alliés du monde. D’une poignée de main cordiale, les deux hommes venaient de sceller, le 7 décembre 2014 à Ankara, leur nouvelle association dans l’énergie : un gazoduc prévu sous la mer Noire, puis jusqu’à la frontière turco-grecque. Le projet du South Stream, censé traverser l’Europe orientale pour contourner et punir l’Ukraine, était mort-né. L’ère était au « Turkish Stream », symbole de la nouvelle alliance russo-turque.

Armé de Gazprom, son sabre pour la politique étrangère, M. Poutine venait de montrer aux Européens que, dans un contexte de tension avec le reste du monde, la Russie pouvait se choisir d’autres partenaires. L’Union européenne n’avait qu’à bien se tenir.

Aujourd’hui, les deux alliés sont à couteaux tirés. De gazoduc, il n’est plus question depuis que l’aviation turque a abattu, le 24 novembre, un chasseur-bombardier russe près de la frontière syrienne. Deux hommes sont morts des suites de l’accrochage, l’un des pilotes du Su-24 ainsi qu’un militaire russe parti à sa recherche.

Depuis, l’algarade russo-turque se lit comme un feuilleton. Les dirigeants turcs « vont le regretter », a tonné le maître du Kremlin, jeudi 3 décembre. « Il semble qu’Allah ait décidé de punir la clique au pouvoir en Turquie, en la privant de la raison et du bon sens », a-t-il expliqué, accusant, une fois de plus, le président turc et sa famille de complicité avec l’organisation Etat islamique (EI). Calomnie, rétorquait M. Erdogan le même jour, assurant détenir « les preuves » de l’implication des Russes dans le trafic de pétrole avec l’EI.

En résonance avec leur peuple

L’une des pièces à charge contre le dirigeant turc a été publiée par la presse russe. Il s’agit d’une photo de Bilal Erdogan, fils cadet du numéro un, qui prend la pose en compagnie de deux barbus. Coiffés de petits chapeaux musulmans et vêtus de kamis, ils sont présentés comme des suppôts du califat de l’EI. En fait, les deux djihadistes présumés sont les propriétaires d’un restaurant de kebabs à Aksaray, un quartier populeux d’Istanbul. Certes, Bilal Erdogan est, à 35 ans, un richissime armateur qui doit beaucoup à l’entregent de son père, mais son implication dans la contrebande de pétrole reste à prouver.

Une chose est sûre, son succès ressemble en tout point à celui de Katia Poutine (Tikhonova), milliardaire en dollars à l’âge de 29 ans. Sa fortune n’a pas été amassée à la sueur des compétitions de danse acrobatique qu’elle affectionne, mais grâce aux liens de proximité qu’elle entretient avec les oligarques amis de son père.

Le combat de coqs entre M. Poutine et M. Erdogan met aux prises deux adversaires en tout point semblables, deux autocrates populistes bercés par l’illusion d’un retour à la puissance perdue. Tous deux se sentent investis d’une mission restauratrice. L’un se lève le matin avec l’idée de ressusciter l’empire tsariste ou soviétique, l’autre se couche le soir en rêvant à la grandeur ottomane passée. Tous deux ont su, à un moment donné, entrer en résonance avec leur peuple. Le 26 mars 2000, les Russes, qui avaient voté pour l’accession de M. Poutine au Kremlin, n’avaient eu aucun mal à s’identifier à « Vova », le chenapan d’une « kommounalka » (appartement communautaire) du vieux Saint-Pétersbourg, qui, à 13 ans déjà, rêvait d’entrer au KGB (police politique et services secrets soviétiques) pour défendre le pays contre les ennemis. Le 14 mars 2003, bien des Turcs s’étaient laissé séduire par « Tayyip », l’ancien petit vendeur de thé de Kasimpasa, à Istanbul, devenu le premier ministre le plus charismatique du pays.

Des atours impériaux

Parfaits autocrates, ils musellent les médias indépendants, ne supportent pas la moindre critique envers leur personne, sapent les libertés fondamentales, font main basse sur les actifs de leurs opposants. Populistes roués, ils instrumentalisent la religion à des fins politiques, jouent sur les peurs ancestrales, excellent à la fabrication d’un « ennemi » imaginaire. Ni l’un ni l’autre n’envisagent de passer le flambeau. Après treize années passées au pouvoir, trois mandats en tant que premier ministre, un mandat présidentiel gagné en août 2014 avec 52 % des voix, M. Erdogan se voit en « hyperprésident », sans contre-pouvoir. Fort de sa majorité parlementaire retrouvée lors des législatives du 1er novembre, il n’a qu’une obsession, modifier la Constitution pour se tailler un costume présidentiel à la mesure de ses ambitions.

Installé au Kremlin depuis quinze ans, M. Poutine est étranger à la notion d’alternance. Depuis Lénine, seuls deux dirigeants soviétiques ont quitté le pouvoir de leur vivant : Khrouchtchev, limogé en 1964, et Mikhaïl Gorbatchev, contraint à la démission en 1991, parce que l’URSS venait de disparaître. Boris Eltsine, l’homme de la transition démocratique, a consenti, en 1999, à passer la main à M. Poutine, son successeur choisi sur « casting ». Un pacte a été scellé, à Poutine la couronne, à Eltsine l’immunité.

Parés de leurs atours impériaux – la toge de « Vladimir Monomaque » pour M. Poutine, l’armure de « Mehmet le Conquérant » pour M. Erdogan –, les deux présidents s’affrontent désormais sur le terrain syrien. En désaccord sur le futur de Bachar Al-Assad, Moscou et Ankara se disputent le contrôle de la région située au nord d’Alep, entre Marea et Jarabulus, dont les Turcs auraient tant voulu faire une « zone tampon », un sanctuaire pour les rebelles syriens qu’ils soutiennent. L’installation récente, juste après la destruction du bombardier russe, de missiles antiaériens S-400 russes dans le réduit alaouite vient de porter un sérieux coup d’arrêt au projet turc. Entre le tsar et le sultan, le duel ne fait que commencer. Article de Marie Jégo (Istanbul, correspondante). Journaliste au Monde

21 février 2018

Nicolas Sarkozy a "pulvérisé" Laurent Wauquiez au téléphone

Ce mercredi 21 février, le "Canard enchaîné" dévoile le contenu d'une conversation téléphonique entre l'ancien président de la République et le président du parti Les Républicains.

"Nicolas Sarkozy en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui rentraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoute pour pomper tous les mails, tous les textos… Et vérifiait ce que chacun de ses ministres disait au moment où on entrait en Conseil des ministres." Le 16 février dernier, Quotidien dévoilait un enregistrement exclusif dans lequel Laurent Wauquiez s'en prenait, tour à tour et sans langue de bois, à ses confrères (de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron, en passant par Angela Merkel et Gérald Darmanin) devant des étudiants de l'EM Lyon. Quelques heures plus tard, Laurent Wauquiez téléphonait à Nicolas Sarkozy pour s'excuser. Un vif échange sur lequel revient le Canard enchaîné ce mercredi 21 février. Selon l'hebdomadaire, l'ancien président de la République aurait expliqué à ses proches avoir "pulvérisé" le président du parti Les Républicains qui lui aurait, de son côté, "présenté ses excuses, piteux". Ainsi, Nicolas Sarkozy aurait attaqué lourdement Laurent Wauquiez : "Beaucoup de monde me disait que tu n’étais qu'une grosse merde. Aujourd’hui, je n’ai d’autre choix que de penser comme eux. Il paraît que tu as des ambitions présidentielles. Si j’étais toi, je trouverais un autre métier. [...] Tu prétends que Darmanin n’a plus d’avenir politique, mais, toi, quand je vois que, sitôt à la tête du parti, tu commences comme ça, je me dis que tu n’iras pas loin. L’électorat des Républicains va t’en vouloir, et, sans lui, tu ne pèses pas grand-chose."

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