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Jours tranquilles à Paris
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17 mars 2013

A peine lancée, la primaire UMP à Paris contestée

Présentée jeudi soir par la fédération UMP de Paris, la primaire ouverte chargée d'élire le candidat de la droite aux municipales de 2014 dans la capitale aura lieu à partir du 31 mai, essentiellement par vote électronique. Mais sitôt les modalités dévoilées, trois des candidats déclarés ont dénoncé "la complexité, l'opacité et l'inéquité" du processus. Lire l'article du JDD de ce matin.

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Le siège de l'UMP rue de Vaugirard Paris XV

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13 mars 2013

Un JESUITE élu Pape !

JORGE MARIO BERGOGLIO est élu Pape

Archevêque de Buenos Aires (76 ans)

Je suis content car c'est un Jésuite...et je suis un "fils de Jés"

Il prend le nom de François  (AMDG)

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Le nom du nouveau pape est une surprise, et le silence qui a accueilli l'annonce de Jean-Louis Tauran sur la place Saint-Pierre le prouve. Jorge Mario Bergoglio ne faisait pas partie de la liste des favoris de l'élection. Pourtant, raconte La Croix, il avait presque damé le pion à Benoît XVI lors du conclave de 2005. Il est le premier pape du continent américain et aussi le premier Jésuite à devenir souverain pontife. Il s'agit aussi du troisième pape non italien depuis le pape hollandais Adrien VI en 1520.

L'archevêque de Buenos Aires est connu pour être simple, quelque peu austère, et proche du peuple. En 2009, il déclare que la pauvreté est "une violation des droits de l'homme", rapporte La Croix. Le quotidien raconte qu'il a délaissé la résidence des archevêques à Buenos Aires pour un petit appartement situé près de la cathédrale. Le quotidien britannique The Guardian (en anglais) le présente comme un modéré, même s'il s'est violemment opposé à la légalisation du mariage homosexuel en Argentine.

Cliquez ICI

16 août 2015

AURAY : En Tire-Bouchon, on évite embouteillages et ronchons

Chaque semaine, direction la plage dans un moyen de transport différent. Aujourd’hui : le TER Auray-Quiberon. Pratique et écolo, il a la cote auprès des vacanciers et des Morbihannais depuis la réouverture de la ligne en 1985. Chargé d’histoire, le bien nommé « Tirebouchon » relie la presqu’île au continent, l’été, pour 3,20 €, charmant près de 140 000 voyageurs.

En gare d’Auray, on les voit arriver de loin. Glacière à la main, planche de surf sous le bras, ils se dirigent vers la voie 3, située à l’écart. Tous s’apprêtent à monter dans le Tire-bouchon pour Quiberon. Touristes de passage comme personnel de la SNCF se décontractent une fois assis dans les fauteuils vert d’eau.« Hier, j’ai fait un Quimper-Nantes, c’était plus froid comme ambiance. Ici, les gens sont détendus, ils discutent facilement avec nous » , explique Ludwig, 19 ans, étudiant à Vannes, mais aussi contrôleur SNCF pour l’été.« Quand il fait un peu plus chaud, on sent la crème solaire en passant dans les voitures. On voit les gens débarquer en tongs, en maillot, parfois même torse nu » ,s’amuse Anne Dewulf, responsable de la ligne. Chaque semaine, elle et son collègue Dan Moulinec, responsable des contrôleurs, empruntent cette voie pour aller à la rencontre de leurs équipes. Les passagers n’ont pas à se soucier de la route et profitent du paysage varié, entre forêt et océan. Cela fait trente ans que le Tire-bouchon évite les embouteillages à bien des usagers de la presqu’île, ce qui lui vaut son petit nom, facile à mémoriser.« Pour le premier trajet du mois de juin, on entend le conducteur klaxonner tout au long du chemin, ça marque le début de la saison », raconte Michel, monté en gare de Belz-Ploemel. Localement, le train est apprécié des familles.« Comme n’importe quel transport de proximité, il pousse nos enfants à s’émanciper. En été, ils montent dedans pour rejoindre leurs copains en bord de mer », complète ce père. Face à lui, Charles, 15 ans, va rester quelques jours sur place avec des amis.« Il arrive que les riverains organisent un barbecue pour fêter le début de la saison. Tout comme à la fin, certains tirent un feu d’artifice où l’équipe du Tire-bouchon est conviée », reprend Anne Dewulf.« Et pour le dernier trajet, les voyageurs arrivent déguisés… Ils se donnent le mot, c’est la tradition ! », ajoute Dan Moulinec, lui-même étonné de cette convivialité.

« Jamais un TGV ne passerait ici ! »

Loin du train-train parisien, AnneClaire et Guillaume arrivent à Quiberon pour des vacances en famille.« C’est la première fois que je prends le Tire-bouchon, c’est un peu vétuste mais ça fait son charme », souligne la jeune femme. Pas tout neuf, ce train, certes, mais c’est qu’il roule toute l’année.« Quand il n’est pas ici, il sert dans la région de Chateaubriant (Ille-et-Vilaine)», précise Anne Dewulf. Mais sur la ligne morbihannaise, son fonctionnement est spécifique :« Il ne roule qu’au diesel et sur une voie unique. » Oubliés les lourdes caténaires de 25 000 volts au-dessus du train.« Jamais un TGV ne pourrait passer par ici ! », appuie Dan Moulinec. Pendant l’année, les voies sont surveillées, avant d’être testées à l’arrivée du mois de juin.« Ce qui pourrait être dangereux, ce sont les herbes hautes qui poussent autour des voies, et qui sont particulièrement sèches en été », explique Anne Dewulf. Un mégot mal éteint pourrait déclencher un incendie et endommager les traverses en bois qui composent la majeure partie du chemin ferroviaire. Depuis trois ans, la SNCF accueille régulièrement à son bord une guide touristique. Tous les mardis matins, Valérie Lothoré passe ainsi un allerretour à conter des anecdotes du coin.« Au début, la ligne servait à distribuer des marchandises venant des ports sardiniers de la presqu’île vers le continent. Ensuite, quand la guerre a été déclarée, il fallait transporter de grosses pièces d’artillerie par voie ferrée », raconte-t-elle à l’aide d’un micro-portatif. Michelle, une voyageuse, emmène ses trois petits-enfants et ses deux filles pique-niquer à Quiberon. Manque de bol, la pluie est au rendez-vous. Ça n’empêche pas la petite famille de rigoler en exposant les souvenirs de la grand-mère.« Je me souviens, petite, je prenais déjà le Tire-bouchon, mais ça ne s’appelait pas encore comme ça. À l’époque, c’était le jeudi, on allait à la plage avec les instits. On s’arrêtait à Penthièvre. » Les voyages de classe autrefois, les colos de vacances maintenant.« T’es un peu la mémoire de ce train », lui lance, amusée, sa fille Émilie, gentiment provocatrice.« Elle dit ça parce qu’en juillet 1977, on a profité du mariage de ma sœur pour manifester sur les rails. Ils voulaient supprimer notre arrêt, à Ploemel, évoque Michèle encore scandalisée.Grâce à nous, ça n’a jamais fermé ! » Texte : Aliénor CARRIÈRE.

Voir mes préécdents billets sur le tire-bouchon :

AURAY => QUIBERON - Le Tire-Bouchon...11/06/2015

Auray => Quiberon : Avec le... 20/08/2014

Extrait d'un shooting - mode 25/09/2013

Au milieu de nulle part, la gare des..16/08/2013

Bretagne : le tire-bouchon      13/08/2013

La gare des Sables Blancs sur la...  02/08/2012

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html 

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Extrait d'un shooting en extérieur aux "Sables blancs" - Presqu'ile de Quiberon - Avec Virginie et le tire-bouchon

14 septembre 2017

Minorité rohingya

birmanie

Reportage

« Il n’y a plus rien là-bas » : sur les routes de la déportation des Rohingya birmans

Par Rémy Ourdan, de Gundum à Teknaf (frontière banglado-birmane), envoyé spécial - Le Monde

370 000 réfugiés sont arrivés au Bangladesh, fuyant tueries, persécutions et destructions. L’ONU dénonce un « nettoyage ethnique ».

Ils ont couru, marché, trébuché, puis couru encore ; ils sont exténués, affamés, certains sont blessés ; ils ont fui la mort aux trousses et la peur au ventre. Ils traînent avec eux le souvenir de leurs morts et la liste sans fin de leurs disparus. Il y a dans l’exode forcé des Rohingya de Birmanie, dans les scènes dantesques de la fuite de ces maudits, un air de fin du monde.

Deux semaines après les premières arrivées de Rohingya dans le sud du Bangladesh, sur l’autre rive de la rivière Naf, le doute n’est guère permis : les Rohingya n’affrontent pas une persécution supplémentaire, un énième épisode dans la longue série de cataclysmes meurtriers ayant marqué l’histoire tragique de cette communauté musulmane de l’Arakan. Cette fois, les Rohingya birmans sont la cible d’une campagne de déportation systématique, et dont l’objectif semble être qu’elle soit totale et définitive. Une fin de leur monde.

Parcourir la Route n° 1 qui relie Cox’s Bazar à Teknaf chaque jour à l’aube, s’aventurer dans les sentiers à l’est de la route, marcher dans les collines autour de Gundum puis dans les rizières en allant vers le sud, longer les berges de la Naf jusqu’à ce qu’elle se jette dans le golfe du Bengale, offre une idée de ce qui est à l’œuvre à la frontière banglado-birmane. Tous les témoignages concordent : seuls les morts, les blessés agonisants, les disparus – hommes cachés dans la jungle ou enfants perdus en chemin – et quelques vieillards trop au crépuscule de leur vie pour entreprendre ce voyage, ne fuient pas la Birmanie.

« Partez ou vous allez tous mourir ! »

« Partez ! » « Vous avez une minute pour quitter le village ! » « Vous devez tous partir ! » « Partez ou vous allez tous mourir ! » Ce sont les ordres donnés par l’armée birmane aux plus chanceux des Rohingya, ceux qui ont eu droit à des paroles avant des tirs, et qui ne laissent aucun doute sur l’intention de ce que l’ONU vient de qualifier d’« exemple classique de nettoyage ethnique ». L’expulsion des Rohingya n’est pas nouvelle : avec des pics de violences allant en s’intensifiant depuis vingt-cinq ans, les damnés de Birmanie, dont Rangoun n’a jamais reconnu la citoyenneté, étaient déjà, avant cette crise, la plus grande communauté apatride du monde.

« Partez ou vous allez tous mourir ! » Ce qui semble nouveau cette fois-ci, c’est l’ambition birmane d’en finir avec la question rohingya. Les témoignages d’hommes s’étant cachés dans la jungle, à l’orée des villages, confirment cet aspect définitif : ceux qui restent derrière les fuyards sont exécutés, et les villages sont systématiquement brûlés.

Les premiers jours, lorsque certains, tapis dans la jungle, hésitaient encore entre prendre la route du Bangladesh et attendre d’éventuellement rentrer chez eux, ils étaient traqués soit par les soldats birmans, soit par leurs supplétifs des milices bouddhistes. Une politique de terreur se déploya dans les collines, les forêts et les rizières.

Le plus souvent, les Rohingya n’ont pas eu le droit à ces paroles. Les unités arrivant dans les villages ont immédiatement ouvert le feu sur les maisons, pendant que les miliciens, armés de mâchettes et de couteaux, pourchassaient les fuyards. Il n’y eut nul besoin d’ordre ni d’explication pour faire comprendre aux communautés qu’elles devaient fuir sans se retourner.

« Ils ont tout incendié derrière nous »

Un matin à l’aube, ce sont Shilkhali et les villages alentour qui sont incendiés. Les colonnes de fumée sont parfaitement visibles depuis la rive bangladaise de la Naf. Trois heures plus tard, Sayedul Amin et Mohammed Tayeb sont les premiers à arriver à Kancharpara.

« Les soldats sont arrivés il y a quatre jours et, depuis la nuit dernière, ils brûlent des maisons à intervalles réguliers, raconte Sayedul Amin. Nous étions réfugiés sur la berge de la rivière. Nous avons abandonné à Shilkhali quelques vieillards, qui doivent avoir été tués. Ce matin ils ont tout incendié derrière nous, et nous avons enfin pu trouver un bateau de pêcheurs pour nous faire traverser la rivière. »

Ensuite il faut marcher avec de la boue jusqu’au torse, puis longer les rizières pendant cinq kilomètres. Les deux hommes sont exténués. A Kancharpara, ils vont attendre les autres. « Seuls deux bateaux ont traversé car ensuite il y a eu une patrouille navale. Les pêcheurs ont peur. Parfois l’armée confisque un bateau, ou le heurte pour le couler. Alors les autres attendent sur la berge que la patrouille soit partie. »

Beaucoup sont morts noyés en traversant la Naf à la nage ou en voyant leur embarcation sombrer. Une nouvelle colonne de fumée, puis une deuxième, puis une troisième s’élèvent à l’horizon. Les villages brûlent les uns après les autres, méthodiquement.

Terreur et bains de sang

Vu le flot ininterrompu de réfugiés arrivant au Bangladesh, le nettoyage ethnique semble inexorable. La tâche principale des unités militaires déployées dans l’Arakan, renforcées par les 33e et 99e bataillons d’infanterie légère de l’armée birmane, réputés pour leur brutalité (et dont la présence est confirmée par des réfugiés identifiant les insignes de leurs uniformes, selon un enquêteur international), est une politique de terreur et de terre brûlée.

Les militaires ne poursuivent par exemple pas systématiquement les fuyards sur les berges de la Naf. Soit ils ne sont pas assez nombreux, soit ils n’en ont pas reçu l’ordre. Leur priorité semble surtout être de brûler les villages, de briser tout espoir de retour.

Les tueries et exécutions furent légion les premiers jours. Après l’attaque d’une vingtaine de postes-frontières le 25 août par des rebelles de l’Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA) – combats qui aurait fait selon Rangoun une centaine de morts dont une dizaine de policiers –, l’Etat Rakhine (le nom officiel birman de la province d’Arakan) s’est embrasé.

Le 26 août fut un bain de sang. Les jours qui suivirent aussi. Les unités de combat étaient souvent devancées d’une minute par les soldats des postes voisins des villages, que les Rohingya connaissaient et dont ils ne s’attendaient pas à ce qu’ils ouvrent le feu sans sommation. D’où l’effet de surprise.

Exode et camps de fortune au Bangladesh

« A Soapran, les soldats sont arrivés le matin du 26 août avec des bouddhistes armés, raconte Mohammed Siddiqui. Ils ont tiré sur les maisons puis sur les habitants qui s’enfuyaient. J’étais dehors et j’ai couru directement dans la jungle. Mon fils de 15 ans, une belle-fille de 21 ans et sa fille âgée de deux mois ont été tués. »

Une fois dans les collines, les villageois se sont regroupés et ont entamé un éprouvant voyage de sept jours. « Pour le moment nous avons 284 disparus. Certains sont peut-être encore en chemin, mais je pense que la plupart ont été tués. » Mohammed Siddiqui attend, dans le camp de réfugiés de fortune d’Unchiparang, le retour de l’hôpital d’un autre fils, un enfant de 9 ans, blessé d’une balle dans la cuisse.

C’est son fils aîné, Mohammed Jobair, qui a perdu femme et enfant. « Sans prévenir, sans rien dire, les soldats ont rafalé les maisons. Ma femme, qui tenait notre fille contre elle, a reçu une balle qui lui a traversé l’épaule et les a tuées toutes les deux. J’ai couru vers la rizière. Les soldats nous ont poursuivis. J’ai fait le mort dans la boue. Un soldat m’a frappé le corps, puis il est parti. Deux heures plus tard, j’ai vu que le village brûlait. »

Assise de l’autre côté de la route, parce qu’il n’y a plus de place dans le camp de réfugiés improvisé, Sanjida caresse la tête de Salman, âge de 9 mois, dont le pied droit est brûlé. « A Merullah, ils ont mis le feu aux maisons directement. Le temps de récupérer mon enfant sur sa couche, son pied avait brûlé. » Depuis leur arrivée au Bangladesh, Salman n’a reçu aucun soin. Aucune organisation humanitaire n’est présente le long de la route de Teknaf. Sanjida apprend que des soins peuvent être délivrés dans les dispensaires des camps de réfugiés « officiels », créés après les exodes des années 1990, de Kutupalong et Noyapara. Personne ne le lui a dit.

« Hors de question de rentrer un jour »

Hasina Begum, elle aussi de Merullah, a eu de la chance. Elle a perdu ses deux parents mais, enceinte de huit mois ce 26 août, elle est parvenue à la fois à fuir et à accoucher. Après la panique et la course éperdue vers la forêt, elle a senti les contractions. « J’ai accouché dans une cabane près de la rivière. » Avec son mari Abdul Hamid et leurs désormais trois enfants, ils ont mis deux semaines à rejoindre le Bangladesh. Allongés dans l’herbe au bord d’une rizière, au nord d’Unchiparang, ils sont épuisés et affamés. Hasina a le regard grave et fiévreux. Abdul, lui, sourit d’avoir sauvé les gamins. Le dernier né, l’enfant du 26 août, n’a pas encore de prénom.

« Il est hors de question de rentrer un jour chez nous. Il n’y a plus rien là-bas. Rien, explique calmement Abdul Kashim, de Hassorata, qui est arrivé à Teknaf dans la nuit. Mon fils Ibrahim a été touché par une balle pendant que l’on courait, et nous ne l’avons plus revu. Les soldats achèvent les blessés et on ignore où ils les enterrent, puis ils brûlent les maisons. Il n’y a plus rien… »

370 000 Rohingya ont quitté la Birmanie en deux semaines, selon le Haut-Commissariat pour les réfugiés de l’ONU. Dans le monde humanitaire à Cox’s Bazar, l’idée commence à être admise que le million de Rohingya birmans vont arriver au Bangladesh.

La terreur par les exécutions, les viols et les violences, l’étendue géographique des opérations militaires, la destruction systématique des maisons, l’ordre de « partir ou mourir » : le nettoyage ethnique est d’une ampleur encore pire que dans le passé. Et rien n’indique que Rangoun n’ait pas l’intention d’appliquer cette politique jusqu’à la déportation du dernier Rohingya.

25 février 2013

Benoit XVI

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A quelques jours de quitter ses fonctions, Benoît XVI a prononcé hier l’une de ses dernières allocutions sur la place Saint-Pierre. Ils étaient très nombreux rassemblés hier sur la place Saint-Pierre de Rome. Brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «SaintPère nous t’aimons» ou encore «merci Sa Sainteté», les fidèles étaient venus rendre un dernier hommage à Benoît XVI, qui quittera ses fonctions jeudi à 20h. Avant de prononcer sa dernière prière de l’Angelus, le souverain pontife s’est adressé à la foule, laissant percer par moments une vive émotion. Un fait inhabituel chez ce pape réputé pour son tempérament austère. Il a même clos son intervention en s’adressant directement aux fidèles : «Nous serons toujours proches !», leur a-t-il lancé. Une semaine chargée Visiblement marqué par la fatigue, le pape est notamment revenu sur les raisons qui l’ont poussé à renoncer à son pontificat. «Le Seigneur m’a appelé à “monter sur la montagne”, à me dédier encore plus à la prière et à la méditation, a-t-il affirmé. Mais ceci ne signifie pas abandonner l’Eglise, au contraire, si Dieu me demande cela c’est justement pour que je puisse continuer à la servir avec la même intensité et le même amour (…) mais désormais d’une façon plus adaptée à mon âge à mes forces.» L’importance de ce discours se mesurait à l’aune du dispositif mis en place pour l’occasion : plus de 100 policiers et tireurs d’élite étaient présents, ainsi des centaines de volontaires venus aider les pèlerins. Une configuration qu’on devrait retrouver mercredi soir, lorsque le pape s’exprimera pour la dernière fois en public, lors de son ultime audience. A cette occasion, la ferveur populaire devrait être à son comble. Près de 200 000 personnes sont attendues pour cette cérémonie qui a été exceptionnellement délocalisée sur la place Saint-Pierre. «Ce sera un discours en forme de testament, rempli d’émotion, estime Caroline Pigozzi, auteur du Vatican indiscret (éd. Plon). Tous les cardinaux seront là pour saluer le Pape.»

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30 août 2017

« La Chine préférerait un voisin plus calme, mais la crise l’arrange »

Entretien : Philippe Le Corre, chercheur à la Harvard Kennedy School.

Encore un tir nord-coréen, encore une provocation…

C’est le 80e tir de missile depuis la mort de Kim Jong-il (en 2011), le père de Kim Jong-un. La situation devient extrêmement dangereuse. On n’est pas sûr du degré de technicité des militaires nord-coréens. On n’est également pas à l’abri d’un accident sur une ville d’Hokkaido.

La Chine a obtenu l’arme nucléaire contre la volonté des États-Unis (1964). Considère-t-elle normal que son voisin l’obtienne ?

Elle n’y est pas favorable. Il y a certes un aspect « pays vassal », mais le côté irresponsable et hors de contrôle de Kim, pour rester au pouvoir, n’est pas une bonne chose pour la Chine. D’un autre côté, elle ne veut pas non plus d’une péninsule coréenne réunifiée.

Pékin peut-elle faire plier Kim Jong-un, seule ?

Les Chinois ne cessent de répéter qu’ils n’ont pas un impact aussi fort que l’on croit, sur les décisions de Pyongyang. C’est la grande interrogation. Est-ce que Kim Jong-un écoute vraiment ce que dit Pékin ? Il n’a jamais rencontré Xi Jinping. Il a rencontré une fois un membre du comité permanent du bureau politique chinois. Kim Jong-un fera tout pour amener les États-Unis à négocier. Le problème nucléaire nord-coréen ne s’arrêtera pas. On va vivre avec cette menace.

Pékin a pourtant accepté d’appliquer 100 % des sanctions des Nations unies…

La Chine détient la clé de l’essoufflement du régime nord-coréen. Elle a la possibilité de décider de fermer sa frontière. Mais trois millions de Chinois d’ethnie coréenne vivent du commerce avec la Corée. Si tout cela s’arrête brutalement, ils protesteront. La Chine ne veut pas de troubles sociaux avant le 19e congrès du Parti, en octobre.

Quel intérêt pour la Chine de suivre les résolutions internationales ?

La grande négociation entre Washington et Pékin a lieu en parallèle. Si la Chine n’utilise pas son veto au Conseil de sécurité des Nations unies, cela veut dire qu’elle juge que les États-Unis doivent faire un geste : comme ne pas imposer de sanctions économiques contre les produits chinois sur le sol américain. Cette crise arrange bien les Chinois, ils en tirent parti. Elle leur permet de faire levier sur d’autres sujets, dont le différend militaire en mer de Chine du Sud.

Recueilli par Christelle GUIBERT.

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12 février 2013

Le recteur de Notre-Dame porte plainte contre les Femen

Paris218Le recteur de Notre-Dame, Mgr Jacquin, va porter plainte contre les Femen qui ont envahi mardi matin l'intérieur de la cathédrale parisienne, a révélé le site web de France 3. Les services du rectorat ont déposé au commissariat de police une triple plainte pour dégradation d'objets, non-respect de lieux cultuels et agression sur les surveillants de Notre-Dame. "Cette intrusion a été d'une violence inouïe, et je pèse mes mots", juge Mgr Jacquin, qui remarque, en le regrettant, que "mardi soir aucune autorité de l'État n'avait encore exprimé publiquement sa désapprobation".

Expulsion manu militari

Ce mardi matin, huit féministes du mouvement Femen se sont exhibées seins nus dans la nef de Notre-Dame de Paris pour "fêter le départ du pape" Benoît XVI avant d'en être expulsées manu militari par le service d'ordre de la cathédrale. Les Femen, qui ont installé à Paris en septembre 2012 "le premier centre d'entraînement" au "nouveau féminisme", avaient préparé leur provocation : elles portaient de vieux manteaux élimés qu'elles ont abandonnés sur place, avaient prévenu les agences de presse internationales et répondaient en anglais et en français aux journalistes. À 10 h 15, une par une, les huit féministes entrent dans l'édifice, qui fête cette année ses 850 ans, dissimulées dans le flot des centaines de touristes. Notre-Dame est le monument le plus visité de Paris (13 650 000 visiteurs en 2010). Aucune ne porte d'appareil photo ou de caméra. Elles croisent les bras pour tenir leurs manteaux fermés. La cathédrale résonne du cliquetis des appareils photo, du ronronnement des caméras et des commentaires mezzo voce des touristes admirant les deux immenses rosaces et les voûtes gothiques.

"Pope no more"

10 h 30 : elles montent sur le socle de trois des neuf nouvelles cloches provisoirement déposées dans la nef en attendant d'être installées dans leur tour le 23 mars. En quelques secondes, elles se retrouvent torse nu. Le corps de l'une d'elles est pratiquement entièrement tatoué, excepté le torse. Sous l'oeil désapprobateur des fidèles et des touristes, elles font tinter les trois cloches avec des morceaux de bois, criant en anglais "Pope no more" ("Plus de pape", NDLR). Sur le torse et le dos, elles portent des slogans au feutre comme "No homophobe", "Crise de la foi", "Bye bye Benoît". L'une d'elles actionne le battant d'une cloche.223424_161372794013963_1478109147_n

Rapidement, le service d'ordre intervient et tente de recouvrir le torse des manifestantes d'une couverture, puis les évacue sans ménagement, mais sans violence. Des visiteurs expriment leur consternation. "Ici, c'est sacré, vous n'avez pas à vous dénuder ici", dit une touriste française. Sitôt sur le parvis, elles se regroupent une dizaine de minutes en continuant à scander des slogans comme "In gay we trust", ou "Dégage homophobe". Une "catholique pratiquante" assure : "Ça me dégoûte, je suis horrifiée."

"Nous avons monté cette provocation pour fêter l'annonce du départ du pape lundi et l'adoption ce mardi du projet de loi sur le mariage pour tous", dit l'une d'elles à la presse. "J'aimerais bien qu'ils élisent une pape", avance une autre. Les Femen sont connues depuis 2010 pour leurs actions "topless" en Russie, en Ukraine, à Londres ou encore récemment sur la place Saint-Pierre à Rome, pendant que le pape récitait l'Angélus. source : Le Point

 

20 août 2017

Marseille - Emmanuel et Brigitte Macron en visite discrète à la Cité radieuse

Toujours en vacances à Marseille, le couple Macron s'est accordé vendredi soir une excursion à la Cité radieuse, résidence conçue par Le Corbusier et classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte profitent de leurs vacances à Marseille. Après une visite surprise aux joueurs de l'OM mardi et la découverte le 11 août du château de la Buzine, un temps propriété de Marcel Pagnol, le couple présidentiel s'est offert vendredi soir une balade à la Cité radieuse. Cette résidence, conçue par l'architecte Le Corbusier, est classée au patrimoine mondial de l'Unesco avec 16 autres sites du fameux urbaniste décédé en 1965. Nathalie et Charles-Roger, habitants de la Cité, ont posé avec le couple présidentiel... après avoir vaincu les réticences des policiers protégeant le président. Emmanuel et Brigitte Macron se déplaçaient de manière discrète, à bord de trois voitures banalisées, selon les témoins.

La Cité radieuse, commandée en 1945 par l'Etat dans une France qui débutait alors sa laborieuse reconstruction, est située dans le 8e arrondissement de Marseille. Le bâtiment est installé sur pilotis et, fait remarquable, pourvu d'une terrasse ouverte au public qui accueille une école maternelle et une piscine. Surnommé «la maison du fada», l'immeuble compte 337 appartements.

Emmanuel et Brigitte Macron sont hébergés durant leur séjour dans le quartier très chic du Roucas-Blanc, à quelques kilomètres au nord de la Cité radieuse.

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2 août 2015

Fête du Thon à Etel (morbihan)

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 Reine de la Fête du Thon 2015

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Une flamboyante fête du thon aux couleurs du Brésil

C’était la foule des grands jours dimanche à Etel. Des terrasses au plan d’eau, et surtout sur le port et dans les rues pour assister au défilé, le public était nombreux pour la traditionnelle fête du thon. Applaudi, le défilé du haut de la ville jusqu’au port en a mis plein les yeux aux spectateurs. Le thème du Brésil, avec ses couleurs et ses danseuses, a contribué à l’ambiance festive. Les six chars ont dévoilé leurs milliers de fleurs. Les chars du thon et du thonier et celui des reines. Et les trois autres chars dont la surprise avait été bien gardée. L’un était surplombé d’un dragon flamboyant, un autre d’un coq à fière allure et un autre d’une corne d’abondance, des symboles au pays de Rio. Outre les danseuses, des bagads, cercles celtiques et fanfares ont rythmé le défilé. Sur le port, des stands de fête foraine et de jeux attendaient les promeneurs, alors que le thon grillait déjà en vue du repas sous la criée. Les groupes du défilé se sont produits sur le podium, suivis du groupe Terre-neuve et ses chants de marins, puis d’un bal avec Vent d’Ouest. Le feu d’artifice devait illuminer cette grande fête.

21 août 2017

Act Up : guérilla antisida

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 «Die-in» géant d’Act Up dans une rue de la capitale à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida de 1994. Photo Jean-Marc Armani. PictureTank 

En 1989, l’association importe un militantisme transgressif, fait d’actions spectaculaires comme le célèbre encapotage de l’obélisque à Paris. Il s’agit alors de marquer les esprits au moment où le pouvoir reste attentiste face à l’apparition de l’épidémie de sida qui tue en masse. Quitte à diviser.

  Act Up : guérilla antisida

Quel étonnant retour et retournement du passé. A travers l’acclamation dont fait l’objet, depuis le Festival de Cannes, 120 Battements par minute, voilà donc célébré un mouvement qui s’est, lui, toujours voulu en rupture, loin des honneurs, et en conflit ouvert avec l’ordre établi. Voilà aussi que ces années-là remontent d’un coup. Ces années où est apparue la génération Act Up, bruyante, insolente, gonflée, sans foi ni loi, mais terriblement vivante.

La naissance d’Act Up, c’est la génération «séropo». En 1989, année où Didier Lestrade, entouré de Pascal Loubet et de Luc Coulavin, créent Act Up-Paris, le paradoxe de l’épidémie du sida éclate au grand jour : une situation nouvelle émerge, impossible et intenable, celle du séropositif, porteur du virus, à l’avenir cassé, pouvant contaminer à tout moment lors de relation sexuelle ou à la suite d’une seringue partagée. Trois ans après que s’est révélé en France le drame du sang contaminé transfusé à des milliers d’hémophiles, on est déjà loin des premières années de l’épidémie.

En 1984, à la mort de Michel Foucault, son compagnon Daniel Defert fonde l’association Aides, tournée vers l’accompagnement des malades. Là était l’urgence : à l’époque il n’y avait pas de tests, il n’y avait pas de séropos, la plupart des volontaires ne se savaient pas malades. Didier Lestrade est, lui, d’une autre génération que celle des fondateurs d’Aides (chez qui il a d’ailleurs milité). Il a 23 ans quand les premiers cas de sida apparaissent en France au début des années 80. Spécialiste de musique soul, qu’il chronique dans Libé, il séjourne souvent à New York. Ce n’est pas un militant politique. Il est gay et vit à fond l’émergence de cette communauté. Il est aussi marqué par les nouvelles formes d’activisme, où le visuel s’impose sur les autres formes de luttes.

Le 26 juin 1989, lors du défilé de la Gay Pride à Paris, une quinzaine de «pédés, séropos, en colère» s’allongent sur le sol. Ils portent tous des tee-shirts marqués d’un triangle rose, sur lesquels est écrit : «Silence=Mort», reprenant la scénographie conçue par les activistes d’Act Up-New York, fondé en 1987. C’est la première action publique, et ce sera la marque du collectif. Le 1er décembre, Act Up-Paris frappe encore. Par l’image, en accrochant une gigantesque banderole sur les tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris pour dénoncer l’attitude de l’Eglise catholique sur le préservatif. Des actions spectaculaires, toujours visibles, provocantes et transgressives, accompagnées d’un engagement physique des «combattants». L’association «la plus turbulente» de France est née, dans le conflit et la tension, et va profondément marquer le paysage de la lutte contre le sida porté par trois associations : Aides, incontournable et puissante, représentante des malades et de leurs droits ; Arcat-sida, qui se veut surtout un lieu d’expertise ; et Act Up donc, le petit frère qui emmerde les aînés, en a marre des bonnes manières, et use de l’outrance pour faire bouger les lignes.

«Ce qu’il faut, c’est une image pour la télé»

En 1989, au début du second septennat de François Mitterrand, peu de perspectives se dessinent et la France s’ennuie. Il y a, cette année-là, 4 000 cas diagnostiqués de sida et l’on commence à parler de séropositifs qui vont vivre des années terribles avant de se déclarer malades. Claude Evin, alors ministre de la Santé, met en place des structures inédites de lutte contre le virus, avec des agences de recherche et de prévention, ainsi qu’un Conseil national du sida, investi des questions éthiques.

La France se montre formellement en pointe mais, dans les faits, avec beaucoup de mots et peu d’actions, la situation reste compliquée et tendue. Les blocages sont nombreux, à l’image de ces campagnes de prévention policées à l’extrême. Le sida - maladie publique et virus privé - se révèle alors en miroir des dysfonctionnements de la société : l’exclusion, la discrimination. La mort, aussi. On meurt du sida et on en meurt massivement. Dans certains services de maladies infectieuses, ce sont plus de 10 décès par semaine. Les malades sont jeunes. Peu de traitements pour les soulager, et souvent, si souvent, la petite planète sida se retrouve au crématorium du Père-Lachaise : on estime qu’entre 1982 et 2002, le virus aura causé près de 40 000 décès en France.

C’est dans cet environnement contrasté qu’une fois par semaine, dans l’amphi des Beaux-Arts, quai Malaquais à Paris, ils se retrouvent. L’assemblée des activistes d’Act Up. Au mieux, ils sont 200. Mais indéniablement une nouvelle forme de militantisme émerge, au point que certains parlent de secte. Tout y est codifié. On n’applaudit pas, on claque des doigts. Il y a un facilitateur qui passe la parole. Au début de chaque réunion, on fait état des morts. Puis vient l’ordre du jour. Didier Lestrade s’énerve souvent car il a le sentiment que la réunion traîne. Il impose la théâtralisation des actions, répétant : «Ce qu’il faut, c’est une image pour la télé.» Ces réunions sont aussi des lieux de défouloirs, on y rit comme on y pleure. L’un lâche : «Je cherche un mec, le mien est mort.»

Peu importe la réalité, «nous, on va mourir»

Act Up innove, Act Up s’impose mais Act Up fait peur aussi. Avec son discours très politique où l’Etat est systématiquement mis en accusation pour la faiblesse de sa réponse, où les gays sont accusés de complaisance et les labos d’être «des criminels». Dans ce combat, tout est bon, y compris l’exagération, voire quelques mensonges. Le nombre de séropos comme celui des morts se trouve systématiquement gonflé. Peu importe la réalité des chiffres, «nous, on va mourir», répètent les activistes. En revanche, les actions sont préparées au millimètre. Et se révèlent particulièrement bien ciblées, comme le «zap» (action brève et spectaculaire) de janvier 1993 au laboratoire d’analyses d’Artois, qui pratique alors le poolage (regroupement de différents sérums) du sang lors des tests, soupçonné de multiplier les risques d’erreurs de dépistage. Cette action entraînera la fermeture dudit labo et de cinq autres. Le 1er décembre 1993, c’est l’apogée de l’activisme visuel avec l’encapotage de l’obélisque de la Concorde, image qui fera le tour du monde.

Le Ministère tétanisé

Mais tout n’est pas consensuel. En avril 1991, lors d’une table ronde, des militants étaient intervenus brutalement pour tenter - en vain - de menotter Dominique Charvet, ex-magistrat qui dirige alors l’Agence française de lutte contre le sida, dont Act Up dénonce la faiblesse des campagnes de prévention. En juin 1996, a lieu le fameux Sidaction où le président d’Act Up d’alors, Christophe Martet, invité sur le plateau, lâche un «La France, pays de merde» catastrophique pour les collectes de fonds. Et en 1999, Act Up vote le principe de l’outing, qui consiste à révéler l’homosexualité de certains responsables publics aux agissements hostiles à la communauté gay. Dès février, pour la première fois, elle menace de révéler le nom d’un député de droite présent lors d’une manif anti-pacs aux relents homophobes. Si l’association renonce finalement, les débats auront été violents.

Dans les années 90, Act Up est ainsi un mélange unique : gays en majorité, «séropos» comme «séronegs», chômeurs, étudiants, filles comme garçons. Il y a beaucoup de passage, et si l’on n’y reste pas forcément longtemps, on y apprend beaucoup. Le ministère de la Santé est tétanisé devant ses actions. Les activistes ne sont pas très nombreux, mais leur impact s’avère maximum. Act Up apparaît quasi intouchable. En 1999, le collectif se fond dans un appel de 40 associations claironnant à la face des politiques : «Nous sommes la gauche.»

Tout change avec l’arrivée des trithérapies, en juillet 1996 au congrès de Vancouver : des traitements qui bloquent le virus et empêchent sa reproduction. Ces molécules marchent, et même de mieux en mieux, bouleversant toutes les perspectives en profondeur. La génération de combattants - à Aides, à Act Up ou ailleurs - croyait qu’elle allait mourir, elle va survivre. Beaucoup de militants ont enduré le poids de ce mot. Survivre. Mais à quoi ? Le combat n’aura plus, en tout cas, cette intensité vitale qui avait fait sa force. Il reste certes d’autres défis, comme celui de se battre pour l’accès aux médicaments des pays du Sud. Ou celui d’imposer la présence de malades ou d’activistes dans les sphères importantes du monde de la santé et de la recherche. Ce sera le cas avec la constitution du groupe TRT-5, pour «traitement et recherche thérapeutique». A l’initiative d’Act Up, cette entité interassociative réalisera pendant près de quinze ans un travail inouï de surveillance des médicaments et des essais thérapeutiques, obligeant les grandes firmes à privilégier la santé publique à leurs profits. Le groupe poursuit toujours son travail de vigie.

Vingt-huit ans après sa naissance, Act Up est toujours vivante. Elle a survécu. L’association, constituée pour la guerre et non pour la paix, tourne certes au ralenti. Elle n’est plus force de transformation sociale. Il manque, aujourd’hui, bien des noms, bien des visages. La génération Act Up s’est dispersée. Certains ont investi d’autres fronts. Des mouvements comme les Femen ou les associations LGBT se sont, à l’évidence, inspirés de son histoire - jusqu’à Nuit debout, avec son affichage de démocratie directe. C’est la vie, en somme, qui se poursuit, sur d’autres fronts.

Eric Favereau - Libération

Film : "120 battements par minute"

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20 août 2017

Belle Ile en Mer - Dormir dans une citadelle, une expérience unique

Les logements insolites. Il y a des lieux sans qu’on en connaisse l’histoire, sans qu’on sache ce qui s’y est passé, qui sont empreints d’une ambiance spéciale

Patrimoine

L’hôtel-musée de la Citadelle Vauban, unique en France, est de cela. Construit au XIe siècle, le fortin Pallae, qui donnera son nom à Palais, domine déjà le port. C’est avec l’arrivé de Vauban, qui y séjournera en 1683, 1687 et 1689, que la Citadelle prendra toute son ampleur et sa puissance. Après un passé historique et militaire, c’est en 1960 que des particuliers, les Larquetoux, l’acquièrent pour lui offrir une belle rénovation. En 2005, la Citadelle et son musée sont vendus au groupe Relais & Châteaux de M. Savry. Trois ans de travaux permettront d’ouvrir 10 premières chambres d’hôtel. Les travaux s’achèveront définitivement pour la saison 2011 avec 55 chambres

Pas de télé, ni de wifi

Chambre Quartier-Maître, Quartiers des Majors, du Grand Pavois… autant de noms que de chambres différentes. Certaines sont mansardées, d’autres ont terrasses et vue sur mer.« Les chambres du premier étage sont assez prisées. La coursive longeant le bâtiment a été divisée par des voiles de bateau, pour servir de séparation et créer des terrasses individuelles qui donnent sur la mer », souligne Denis Boursier, chef d’établissement. Aucune chambre ne dispose de télévisions ni d’accès wifi.« L’épaisseur des murs ne le permet pas et, finalement, les gens qui viennent séjourner dans notre hôtel apprécient. » Que certains se rassurent un accès internet est disponible à la réception de l’hôtel. La chambre dite des Mariés est mansardée et offre trois vues différentes :« Une sur le port de Palais, une autre dans les jardins de la Citadelle et la dernière sur la mer. » L’hôtel-restaurant propose également l’organisation de réceptions allant de 80 à 300 personnes.

Rien de banal

Et si dormir dans une Citadelle n’a rien de banal, les commentaires des clients laissés sur le Livre d’Or l’attestent.« Ce lieu est chargé d’histoire » ,« un moment impressionnant à vivre » ,« un sentiment très protecteur et bienfaisant » .Pour Denis Boursier, travailler dans un tel lieu est un privilège.« C’est une fierté de travailler ici. L’hôtelmusée-restaurant est ouvert de miavril à fin septembre. Revenir ici au printemps, rouvrir le site est toujours un moment fort. Je retrouve l’équipe sympathique et dynamique de 30 personnes, qui a commencé l’aventure il y a 7 ans. » Contact : Citadelle Vauban HôtelMusée, tél. 02 97 31 84 17, www.citadellevauban.com

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20 août 2017

Détente en trompe-l’œil entre la Corée du Nord et les Etats-Unis

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Par Philippe Pons, Tokyo, correspondant Le Monde

Pyongyang a ajourné un tir mais fustige les manœuvres militaires de Séoul et Washington.

Salué comme une « sage décision » par Donald Trump, l’ajournement d’un tir de missiles dans les eaux de l’île américaine de Guam, dans le Pacifique, décidé le 15 août par Kim Jong-un, a amorcé une désescalade. Elle risque d’être de courte durée avec le début, lundi 21 août, des manœuvres militaires américano-sud-coréennes annuelles de grande envergure – elles mobilisent quelque 10 000 hommes – perçues à Pyongyang comme la préparation d’une invasion.

Alors que Washington envoie des messages contradictoires, le président sud-coréen, Moon Jae-in, a déclaré le 17 août, au cours d’une conférence de presse pour ses cent jours au pouvoir, qu’il « n’y aura pas de seconde guerre de Corée », ajoutant qu’il s’opposerait « à toute action militaire unilatérale des Etats-Unis ».

La suspension du projet de tir n’est pas une reculade de Pyongyang devant « le feu et la fureur » promis par Donald Trump. Ce n’est pas la première fois que la République populaire démocratique de Corée (RPDC) monte au créneau pour ensuite laisser retomber la tension et revenir à la charge. Il faut donc s’attendre à de nouvelles provocations.

Par son annonce, le 9 août, qu’elle était prête à tirer quatre missiles à une cinquantaine de kilomètres au large de l’île de Guam, qui abrite d’importantes installations militaires américaines, la RPDC a provoqué une réaction violente du président américain, alors que par le passé de telles menaces n’avaient pas provoqué tant d’émoi. Notamment parce qu’elles paraissaient relever de la rodomontade. Les échanges enflammés entre Pyongyang et Washington ont relancé les spéculations sur les capacités nucléaires et balistiques de la Corée du Nord.

La plupart des analystes estiment qu’il faut désormais faire face à une réalité : la RPDC est en train de prendre place parmi les puissances nucléaires. Les dirigeants de Pyongyang ont obtenu – peut-être au-delà de leurs espérances – ce qu’ils cherchaient : les Etats-Unis prennent au sérieux leurs menaces et la RPDC est maintenant reconnue de facto, sinon de jure, comme une puissance nucléaire ou sur le point de l’être.

« Comportement stupide »

Dans sa menace d’attaque sur Guam, étayée d’un projet détaillé (trajectoires, temps de vol et zones visées), Pyongyang n’avait pas fixé une échéance à ces tirs, se soustrayant au risque d’être accusé de bluff. Surseoir à l’attaque « afin d’observer encore un peu le comportement stupide des Yankees », selon les termes de Kim Jong-un, ne revient donc en rien à un renoncement.

Dans le plan d’attaque, diffusé par l’agence de presse nord-coréenne, il est précisé que la RPDC « pourrait » tirer des missiles en direction de Guam à tout moment si le dirigeant Kim Jong-un le décidait. Cette menace est rendue crédible par les tirs réussis de deux missiles à longue portée fin juillet. Guam est visée parce que l’île abrite des équipements stratégiques pour les Etats-Unis, d’où partent bombardiers, chasseurs et sous-marins qui participent, entre autres, à des démonstrations de force au-dessus et au large de la RPDC.

La menace nord-coréenne a contraint les Etats-Unis à réévaluer les coûts d’une attaque de la Corée du Nord, notamment une possible contre-attaque meurtrière de Pyongyang contre Séoul, voire contre les bases américaines en Corée du Sud et au Japon. Cette option a été rendue encore un peu plus difficile par les positions prises par Séoul et par Pékin. Le Global Times, qui reflète la ligne du Parti communiste chinois, a précisé dans un éditorial que si la RPDC attaquait les Etats-Unis, la Chine resterait neutre mais que si c’était le contraire, elle interviendrait. Voilà deux verrous à la « fureur » de Donald Trump.

« Prêts à y répondre »

Reste la reprise du dialogue. Pyongyang met un préalable : que cessent les menaces de Washington. « En aucun cas nous ne négocierons nos armes nucléaires et balistiques tant que ne seront pas éliminées les menaces des Etats-Unis contre la RPDC », a déclaré le ministre des affaires étrangères nord-coréen, Ri Yong-ho, lors du sommet de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) à Manille, début août.

De son côté, le général Joseph Dunford, chef d’état-major interarmées des Etats-Unis, a rappelé au cours de sa récente visite à Pékin qu’« aussi longtemps que la menace nord-coréenne existera, nous serons prêts à y répondre ». Aucune des deux parties n’écarte la négociation, mais chacune reste sur ses positions, estimant que c’est à l’autre de faire le premier pas.

20 août 2017

Bella Hadid

La tête en bas, Bella Hadid a publié sur Instagram un cliché qui a beau­coup de raisons de donner le vertige. Suspendue à un arbre, le mannequin pose en string.

Bella Hadid n'a d'ordi­naire pas besoin de faire des efforts pour donner le tour­nis à ses fans. Pour une fois la soeur de Gigi Hadid s'est auto­ri­sée une petite pirouette, histoire d'être encore plus sexy que d'habi­tude. Photo­gra­phiée par Terry Richard­son, le mannequin a pris la pose, la tête en bas, accro­ché à un arbre. Une posi­tion très natu­relle pour Bella Hadid, qui affiche son immense joie avec un large sourire.

Comme à son habitude, la magni­fique brune ne portait pas beau­coup de vête­ments. Bella Hadid ne s'est pas aler­tée quand sa tenue très ajou­rée est remon­tée à cause de la gravité, lais­sant son string faire un coucou à la caméra. Dans la légende de sa publi­ca­tion, la jeune femme a indiqué que le cliché défi­nis­sait parfai­te­ment son « humeur » actuelle.

Se sent-elle comme Tarzan, Jane ou les deux à la fois ? Diffi­cile à dire. Même ses plus fervents admi­ra­teurs n'ont pas pu répondre à la ques­tion et se sont conten­tés de compli­men­ter la belle. Autant impres­sion­nés par la plas­tique de Bella Hadid que par ses apti­tudes physiques, ses abon­nés lui ont envoyé plein de smileys avec des coeurs dans les yeux.

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Photo : Terry Richardson

26 janvier 2013

FEMEN à Davos

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"Les sextremists de Femen France ont envoyé un SOS aux escrocs de Davos, au nom de toutes les femmes sur terre. S’approchant au plus près du pavillon principale du forum économique de Davos, les activistes ont activé des fumigènes. L’action de Femen « Pauvres, parce que nous sommes des femmes » se concentre sur l’un des ordres établis du forum Davos 2013 « Les femmes et l’économie ». Le mouvement féministe Femen combat l’appellation fallacieuse « maîtres du monde », ces hommes qui ont depuis longtemps défini la place des femmes dans l’économie mondiale : du travail effectué gratuitement inspiré par la culture du profit, des créatures dociles et muettes , des esclaves sexuelles.. En discutant gentiment du sort des femmes avec champagne et caviar, les délégations préfèrent ne pas parler de la vérité crue : les femmes sont plus pauvres, plus désarmées et moins instruites que les hommes. Elles sont les victimes des formes de violences les plus exquises :des violences politiques et économiques aux violences sexuelles et religieuses. La tentative d’assassinat d’une activiste pakistanaise par les talibans, les Pussy Riot en prison, une épidémie de viols collectifs en Inde et en Tunisie, l’exécution d’activistes kurdes à Paris, l’influence croissant de la Charia jusqu’au barbarisme ordinaire, caché, sournois, quotidien, protégé et toléré dans l’indifférence générale. Sans oublier les élites du monde entier qui se cachent derrière leur titre pour perpétrer leurs crimes et que certains de ces meurtriers sont les invités d’honneur du forum « Davos 2013 ». Femen exige que ces milliardaires dédaigneux et leurs valets politiques arrêtent de prétendre s’intéresser au sort des femmes, cessent de penser à leur place et admettent honnêtement que notre pauvreté et nos souffrance sont les conséquences de votre prospérité égoïste. Femen appelle à une avancée décisive pour une véritable redistribution des pouvoirs, des capitaux et des bénéfices entre les hommes ou les femmes.

Dans le cas contraire, ça sera VOUS ou NOUS !"

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Lire l'article de LIBERATION

Davos: des femmes "sous-représentées" en quête d'égalité

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(JOHANNES EISELE / AFP)

15 août 2017

Charlottesville : après deux jours de polémique, Trump condamne des « violences racistes »

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Après la mort d’un manifestant samedi, certains médias et hommes politiques lui ont reproché de renvoyer dos à dos militants d’extrême droite et contre-manifestants.

Changement de ton et de mots pour le président des Etats-Unis, Donald Trump. Après la mort, samedi, d’une manifestante antiraciste en marge d’un rassemblement de militants d’extrême droite, à Charlottesville, le chef d’Etat a dénoncé, lundi 14 août, les « violences racistes » survenues dans cette ville de Virginie.

« Le racisme, c’est le mal », a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche. « Et ceux qui provoquent la violence en son nom sont des criminels et des voyous, y compris le KKK [Ku Klux Klan], les néonazis, les suprémacistes blancs et d’autres groupes haineux qui sont répugnants face à tout ce qui nous est cher en tant qu’Américains. »

« Tout ceux qui ont agi de manière criminelle lors des violences racistes de ce week-end devront répondre de leurs actes devant la loi, justice sera rendue », a-t-il ajouté. Et de poursuivre :

« Quelle que soit la couleur de notre peau, nous vivons tous avec les mêmes lois, nous saluons le même drapeau. »

Deux jours après l’attaque à la voiture bélier contre des manifestants antiracistes à Charlottesville qui a fait un mort et 19 blessés, M. Trump use de mots bien plus durs pour qualifier cette attaque que ceux utilisés ce week-end.

Journalistes et hommes politiques lui ont, en effet, reproché ses premières réactions où il a renvoyé dos à dos les deux camps. « Nous condamnons dans les termes les plus forts ces démonstrations flagrantes de haine, de bigoterie et de violence de tous les côtés, de nombreux côtés », avait-il ainsi déclaré dans un premier temps, ignorant les questions des reporters lui demandant s’il dénonçait l’idéologie nationaliste des groupuscules suprémacistes blancs à l’origine de cette manifestation.

« Maléfique et inacceptable »

La première réaction de M. Trump a même provoqué la démission de Kenneth Frazier, PDG des laboratoires Merck et conseiller économique de l’occupant du bureau Ovale. « Les dirigeants américains doivent honorer nos valeurs fondamentales en rejetant clairement les manifestations de haine, de sectarisme et toute revendication de suprématie qui nient l’idéal américain voulant que tous les hommes ont été créés égaux », a réagi M. Frazier, dans un tweet diffusé lundi sur le site de Merck.

« En tant que PDG de Merck et en mon âme et conscience, j’estime de ma responsabilité de prendre position contre l’intolérance et l’extrémisme », a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, le ministre de la justice américain, Jeff Sessions, a qualifié cette attaque d’attentat terroriste. « Cela correspond à la définition de terrorisme intérieur », a-t-il dit lors d’une interview sur la chaîne ABC. Avant d’ajouter :

« Vous pouvez être sûrs que l’enquête cherchera à établir les chefs d’inculpation les plus graves possibles, car c’est une attaque maléfique et inacceptable. »

En ce qui concerne l’auteur présumé de l’attaque, James Fields, il est âgé de 20 ans et originaire du Kentucky. Avant son passage à l’acte, il a été photographié au milieu de membres du groupe d’extrême droite Vanguard America, qui est l’un des mouvements organisateurs de la journée « Unite The Right » à Charlottesville.

Le groupe a toutefois assuré, sur son compte Twitter, que l’auteur présumé de l’attentat n’était pas l’un de ses membres.

29 juillet 2015

Jane Birkin demande à Hermès de "débaptiser" le mythique sac à son nom

La chanteuse ne veut pas être associée à des pratiques barbares. Jane Birkin a demandé à la maison Hermès de débaptiser le mythique sac en crocodile portant son nom, "jusqu'à ce que de meilleures pratiques" soient mises en place pour l'abattage de ces animaux, dans un communiqué transmis mardi à l'AFP.

"Ayant été alertée par les pratiques cruelles réservées aux crocodiles au cours de leur abattage pour la production des sacs Hermès portant mon nom, en tant que signataire des pétitions 'Mercy for animals' de Joaquin Phoenix, protestant contre tout mauvais traitement envers les animaux, j'ai demandé à la Maison Hermès de débaptiser le Birkin Croco, jusqu'à ce que de meilleures pratiques répondant aux normes internationales puissent être mises en place pour la fabrication de ce sac", indique Jane Birkin dans ce texte transmis par son agent.

L'un des sacs les plus chers du monde

Le Birkin, créé au début des années 1980 après une rencontre entre la chanteuse et le président d'Hermès d'alors, Jean-Louis Dumas, est l'un des sacs les plus chers du monde. Le modèle en crocodile, disponible à partir de 33 000 euros, s'arrache également aux enchères : début juin, un sac à main Diamond Birkin fuchsia en peau de crocodile a battu le record de ventes aux enchères pour un tel accessoire, trouvant preneur pour 202 000 euros chez Christie's à Hong Kong.

Les animaux "croupissent dans de sombres hangar"

L'organisation de défense des animaux Peta a lancé en juin une campagne pour demander à Hermès de "cesser immédiatement d'acheter et d'utiliser des peaux exotiques, et de vendre des accessoires en peau de crocodile et d'alligator". L'organisation a diffusé un film, après une enquête menée, dit-elle, dans des élevages envoyant leurs peaux dans des tanneries appartenant à Hermès. Elle affirme que les animaux "croupissent dans de sombres hangars ou dans de tristes fosses en béton et sont tués avant même d'avoir atteint l'âge adulte" et que "leur vie est aussi cauchemardesque que leur mort". 

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/hermes-pourquoi-jane-birkin-ne-veut-plus-associer-son-nom-au-celebre-sac-495135.html

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15 août 2017

Kim Jong-un se dit prêt à agir, mais attend de voir l’attitude de Washington

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Le dirigeant nord-coréen a reçu un rapport de son armée sur des projets de tirs de missiles visant les environs de l’île de Guam, dans le Pacifique.

Kim Jong-un a reçu un rapport de son armée sur des projets de tirs de missiles visant les environs de l’île de Guam, dans le Pacifique, a rapporté mardi 14 août l’agence de presse officielle nord-coréenne, KCNA. Le dirigeant a toutefois précisé qu’il observerait un peu plus longtemps l’attitude des Etats-Unis avant de prendre une décision.

Engagée dans une escalade verbale avec les Etats-Unis, la Corée du Nord a exposé la semaine dernière un plan consistant à tirer quatre missiles qui achèveraient leur course dans l’océan à proximité du petit territoire américain. Elle avait alors fait savoir que l’armée soumettrait ce projet à Kim Jong-un et attendrait ses instructions.

Ce dernier, qui s’est rendu pour inspection auprès du commandement militaire, lundi, a pris le temps d’examiner ce projet et il en a discuté avec les officiers. Il s’agissait de sa première apparition publique depuis environ deux semaines.

« Il a dit que si les Yankees persistaient dans leurs actions imprudentes extrêmement dangereuses sur la péninsule coréenne et ses environs, testant la retenue de la RPDC [République populaire démocratique de Corée, nom officiel de la Corée du Nord], cette dernière prendrait une décision importante comme elle l’a déjà proclamé », souligne KCNA.

La menace sur Guam a contribué à attiser les tensions avec les Etats-Unis, dont le président Donald Trump a promis d’abattre le « feu » et la « colère » sur Pyongyang en cas d’initiative jugée menaçante par Washington.

Eviter la guerre par tous les moyens

Après l’escalade verbale de la semaine dernière, des responsables américains comme le secrétaire à la défense, James Mattis, et le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, se sont efforcés de minimiser les risques d’un conflit imminent avec la Corée du Nord, qui cherche à se doter d’un arsenal nucléaire tout en développant un programme balistique.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a, lui, déclaré mardi qu’il n’y aurait aucune initiative militaire sur la péninsule coréenne sans le consentement de Séoul et il a ajouté que son gouvernement s’efforcerait d’éviter la guerre par tous les moyens.

Kim Jong-un, cité mardi par KCNA, a déclaré que les Etats-Unis devaient prendre la bonne décision afin d’« apaiser les tensions et empêcher un affrontement militaire dangereux ». Le dirigeant nord-coréen a ordonné que l’armée se tienne constamment prête à tirer s’il devait prendre une décision en ce sens, a jouté l’agence de presse.

La Corée du Nord dénonce notamment les manœuvres militaires annuelles conjointes des Etats-Unis et de la Corée du Sud, qui doivent débuter le 21 août.

12 août 2017

Exposition au cœur d’un bunker de 39-45

L’association Liberty Breizh memory group (LBMG) organise des visites du Mur de l’Atlantique, dimanche et lundi, dès 9 h 30, ainsi que du bunker de l’association, entre samedi et mardi.

« La visite couplée permet de voir l’exposition dans le bunker à la suite de la visite du Mur de l’Atlantique, avec le billet jumelé valable pour les deux », explique JeanPierre Morane, vice-président de l’association LBGM.« Après l’été, nous allons continuer d’améliorer l’intérieur du bunker. La scène de vie allemande a été reconstituée d’époque. Mais il nous reste encore beaucoup de travail, comme les couloirs, l’électricité, les peintures, et finaliser l’étanchéité. Dès le mois d’octobre, nous préparerons les manifestations du 8 mai 2019, avec une nouvelle reconstitution historique », annonce François Cailloce, président de l’association.

Le Mur de l’Atlantique et la batterie du Bégo

La batterie du Bégo, appelée VA300, et construite en trois ans, durant la Seconde Guerre mondiale par l’occupant allemand, avait pour but premier de couvrir l’entrée de la rade de Lorient. C’est, à l’époque, une place forte parmi 4 500 km d’ouvrage, soit plus de 12 000 points de défense, depuis la Norvège, jusqu’à la frontière espagnole. Quatre-vingt-deux à 95 constructions allemandes y sont recensées pour le moment, d’autres sont en cours d’inventaire par les membres de LBMG. Quatre grandes fosses, pouvant accueillir des canons de 340 mm, ont été construites par les Allemands, l’une d’entre elle est encore conservée, presque intacte. Le général Rommel, en visite au Bégo, qualifiera la zone de« lieu de villégiature » , alors que ses propres troupes sont à peine nourries. Plus de 72 ans plus tard, la tour de direction de tirs, construite en 1944 avec ses 20 mètres de haut, est toujours debout, comme un symbole de ce qu’il ne faut pas oublier. Les passionnés de LBMG, travaillent chaque jour à la transmission de cette connaissance.

Dimanche 13 et lundi 14 août, visite du Mur de l’Atlantique, à 9 h 30, rendez-vous à la clairière derrière le musée de la chouannerie, 5 € (gratuit moins de 12 ans). De samedi 12, à partir de 14 h, à mardi 15, jusqu’à 16 h, visite du bunker, 3 € (gratuit moins de 12 ans). Billet jumelé, 6 € (gratuit moins de 12 ans). Contact : tél. 06 09 18 43 60.

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6 août 2017

Exposition "Picasso" à Landerneau

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L'exposition « Picasso », présentée par le Fonds Hélène & Édouard Leclerc à Landerneau, est l'un des événements culturels majeurs de l'été.

Michel-Édouard Leclerc, son initiateur, se réjouit d'accueillir aux Capucins une rétrospective d'un artiste, en qui il voit « la métaphore de ce qui nous attend au XXIe siècle ». Entretien.

> Quel premier bilan peut-on tirer de l'exposition, un mois et demi après son ouverture ?

Elle suscite un véritable engouement : on compte de 1.000 à 2.000 visiteurs par jour. Le public est très familial. Les jeunes, notamment, manifestent une grande curiosité. Ils croyaient connaître Picasso à travers ses oeuvres emblématiques, publiées dans les manuels scolaires ou les revues, et là, ils découvrent la profusion de l'artiste, ses obsessions...

> Les 200 pièces présentées sont issues d'une collection familiale privée. Savez-vous pourquoi Picasso n'avait jamais voulu s'en séparer ?

Les méchantes langues disaient qu'il était pingre (rires). À sa mort, on a dénombré plus de 70.000 oeuvres de lui. Mais dans sa vie, il a vendu moins de 30 % de sa production artistique ! Picasso en conservait un maximum dans ses différents ateliers. Il n'hésitait pas à les retravailler, procéder à des ajouts, des changements de couleur... Certaines oeuvres étaient dédiées à des personnes qui comptaient dans sa vie : ses amis écrivains, des marchands, son éditeur de lithographies, et, bien sûr, ses deux femmes « légales », avec qui il s'est marié. Certains tableaux visibles à Landerneau portent des mentions pour une donation à Jacqueline, sa dernière épouse.

> L'exposition est découpée en neuf sections chronologiques. Êtes-vous plus particulièrement sensible à une période ?

Oui, celle de sa formation quand, très jeune, il était stimulé par son père en Catalogne. Dès l'âge de 15 ou 16 ans, il est incroyable de maturité. Dans les portraits et les scènes de la vie familiale du début de l'exposition, on est surpris par tant de qualité picturale. Les premières oeuvres qu'il a réalisées à Paris sont également saisissantes. On a l'impression qu'il capte tout, qu'il cherche à s'approprier ici un peu de cubisme, là de l'expressionnisme, qu'il va chercher de la lumière chez Matisse...

Il est sans arrêt dans l'accaparement, mais aussi le dépassement. Lorsqu'on regarde son autoportrait de 1917, on mesure aussi sa maîtrise totale du classicisme. Il semble dominer toutes les formes et a l'air d'en jouer.

> Quels sont vos coups de coeur dans l'exposition ?

J'aime beaucoup les dessins et les peintures surréalistes, les portraits de femmes sur toiles, ses minotaures, très puissants... Et ces femmes allongées, offertes, en forme arrondie ou cubiste. Évidemment, il y a aussi les portraits de Jacqueline que je trouve magnifiques. Celui en bleu de 1964, ou « en costume turc » de 1955...

> Comment définir l'art de Picasso ?

C'est un génie ! Il a de l'ego et ressent de la satisfaction à montrer ses oeuvres, seulement, il se remet en cause tout le temps. Il y a plusieurs Picasso dans Picasso. C'est en ce sens qu'il est, pour moi, le plus grand artiste du XXe siècle, en même temps que la métaphore de ce qui nous attend au XXIe siècle.

Les jeunes, aujourd'hui, vous parlent de rupture, tout le monde nous dit qu'on va exercer plusieurs métiers dans notre vie, que nos parcours publics et privés vont être remis en cause sans arrêt. Eh bien Picasso prouve, incarne, qu'il ne faut pas avoir peur du changement, de la rupture. Rien n'est linéaire dans sa vie, qu'elle soit amoureuse - les femmes ne se ressemblent pas - ou artistique !

> Comment faire mieux que Picasso pour les prochaines expositions aux Capucins ?

Si l'on ne peut pas faire mieux, alors faisons différent (rires) ! Picasso a consacré beaucoup de temps à revisiter ses maîtres : Velasquez, Goya... Son souci n'était pas de les surpasser mais de faire autrement, d'inventer et réinventer encore. À Landerneau, nous ne ferons jamais mieux que Picasso, Chagall, ou Giacometti, mais nous jouerons sur cette notion de différence au potentiel de variation énorme !

> En restant fidèle au contemporain ?

Pas forcément, on peut faire dialoguer l'archi-contemporain avec le passé qui l'a inspiré. Cet hiver, nous présenterons pour moitié des artistes vivants et pour l'autre des artistes du XXe siècle.

Pratique

Jusqu'au 1 er novembre de 10 h à 19 h (18 h à partir de septembre) aux Capucins à Landerneau.

6/8 €. Gratuit -18 ans. 02.29.62.47.78.

www.fonds-culturel-leclerc.fr

1 août 2017

Tire-Bouchon. Le train du bout de la presqu'île de QUIBERON

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Article de Maïté Charles

Un train qui sent bon les vacances, les huîtres et le Muscadet ? Le Tire-Bouchon, bien sûr !

Nous avons voyagé à bord de ce train touristique reliant Auray à Quiberon. Embarquement immédiat à 10 h 17 !

Découvrir le massif des Juras avec la Ligne des Hirondelles, avoir un panorama imprenable sur la vallée du Mont-Blanc grâce au Mont-Blanc-Express, survoler le littoral méditerranéen avec le train de la Côte Bleue... et en Bretagne, voyager en bord de mer avec le Tire-Bouchon !

Créé en 1985 pour désengorger l'unique route de la presqu'île menant à Quiberon et « tirer les bouchons » comme son nom l'indique, le petit train roule pendant la saison à raison de dix allers-retours par jour.

Travailleurs saisonniers, surfeurs, vacanciers d'un jour ou d'une semaine, cyclistes, locaux... Le Tire-Bouchon ne désemplit pas. En 2016, il a accueilli 153.220  voyageurs et offre un accès rapide et sûr à la presqu'île.

Neuf gares traversées en 45 minutes

« Les voyageurs du Tire-Bouchon sont différents des autres trajets, ils sont plus sereins », confie Anne Dewulf, chef de gare de Vannes, Auray et Quiberon. Effectivement, le cadre qu'offre la ligne de chemin de fer du Tire-Bouchon invite à la sérénité. Neuf gares traversées pour un trajet de 45 minutes.

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La plus improbable est certainement celle de l'isthme, qui offre une vue à couper le souffle. À gauche la baie de Quiberon, à droite, l'océan. Au loin, les voiles des kite-surfeurs forment un arc-en-ciel.

À chaque passage à niveau, le Tire-Bouchon signale son arrivée par un sifflement puissant. « Cela fait partie du folklore », sourit Anne Dewulf. « Le train roule à une allure de 60 km/h » précise-t-elle. Une vitesse parfaite pour admirer les maisons qui défilent, les forêts de pins, la mer. Le roulis du train berce les voyageurs. Certains se laissent aller à une petite sieste. Les enfants font coucou au passage du Tire-Bouchon, les touristes s'arrêtent pour le regarder... « Il fait partie du décor », résume Anne Dewulf.

Comme le résume si bien Thierry, voyageur grenoblois d'un jour à Quiberon, avec Anouk et Lucas, ses enfants : « Il y a un aspect pratique et romantique à prendre le Tire-Bouchon ». Placés à l'avant du train, dans la toute première voiture, ils ont la même vue que le conducteur. C'est la première fois qu'Anouk, 3 ans, prend le train. Lucas, 5 ans, est lui impressionné par le « château », le Fort de Penthièvre.

Mardis contés et jeudis gourmands

« Quiberon, terminus de ce train », annonce le chef de bord. À la descente, une surprise culinaire attend les voyageurs. Une dégustation de produits quiberonnais est offerte aux voyageurs dans le cadre des « jeudis gourmands ». Rillettes de sardines de la conserverie la Belliloise, palets au caramel à la fleur de sel et galettes au beurre de baratte de la biscuiterie de Quiberon... Une belle arrivée gourmande ! Une autre animation est proposée jusqu'au 24 août, pour les « mardis contés », au départ d'Auray (10 h 17) et de Quiberon (11 h 12) des guides touristiques montent à bord et racontent l'histoire de la presqu'île à travers des anecdotes sur les villes traversées.

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Extrait d'un shooting en extérieur aux "Sables blancs"

Presqu'ile de Quiberon

Avec Virginie et le tire-bouchon

7 janvier 2013

François Hollande souhaite que les anciens chefs de l'Etat ne soient plus automatiquement membres du Conseil Constitutionnel

Les anciens présidents de la République ne seront plus automatiquement membres du Conseil Constitutionnel à l'issue de leur mandat. François Hollande a annoncé lundi 7 janvier vouloir supprimer le titre de membre de droit du Conseil Constitutionnel accordé aux anciens chefs de l'Etat, reprenant ainsi une préconisation du rapport Jospin sur la modernisation de la vie politique publié à l'automne.

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La porte d'entrée du Conseil Constitutionnel

28 décembre 2012

Qui est Aliaa Elmahdy ?

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Étudiante à l'Université américaine du Caire, elle se dit athée depuis qu'elle a 16 ans et se revendique à la fois « séculaire, libérale, féministe, végétarienne, individualiste ». Elle a connu une célébrité mondiale après avoir posté sur son blog Journal d'une rebelle (A Rebel's Diary) et sur Twitter une photo nue d'elle-même le 23 octobre 2011 pour protester « contre une société de violence, de racisme, de sexisme, de harcèlement sexuel et d'hypocrisie ». Cette publication lui a valu de nombreuses critiques et menaces de mort dans son pays et dans le monde musulman, mais aussi de nombreux soutiens à travers le monde, y compris dans la diaspora égyptienne et en Israël. Face aux critiques, Aliaa Magda Elmahdy remarque qu'il faudrait aussi « intenter un procès aux modèles qui ont travaillé à la Faculté des Beaux-arts jusqu'au début des années 1970 » et elle adresse une réponse provocatrice à ses détracteurs : « Cachez les livres d'arts et écrasez les statues archéologiques nues, puis enlevez vos vêtements et regardez-vous dans le miroir. Brûlez vos corps que vous méprisez dans le but de vous débarrasser de vos complexes sexuels pour toujours, avant de diriger vos insultes sexistes contre moi et de nier la liberté d'expression ». L'Iranienne Maryam Namazie a qualifié les actes d'Aliaa Magda Elmahdy de « hurlement contre l'islamisme ». Malgré les nombreux soutiens, certains soulignent que son acte provoquant risque de radicaliser davantage les islamistes. D'autre part, le Mouvement de la Jeunesse du 6-Avril s'est désolidarisé d'Aliaa Magda Elmahdy, affirmant même qu'il s'agit d'une « tentative de diffamation de la part de la Sécurité nationale et des vestiges de l'ancien régime ». Par la suite, Aliaa Magda Elmahdy a notamment protesté contre le port du voile islamique imposé aux femmes, en demandant aux hommes de se montrer solidaires en postant sur Internet des photos d'eux-mêmes portant un voile et en demandant aux femmes de poser au contraire sans voile. Elle est la compagne de Kareem Amer, célèbre blogueur égyptien condamné à 3 ans de prison sous le régime d'Hosni Moubarak pour outrage à l'islam. Source : Wikipedia

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7 juillet 2015

L'artiste Milo Moiré arrêtée pour des selfies entièrement nus place du Trocadéro à Paris

THE NAKED LIFE - “How little abstraction can art tolerate?” (2015) from Milo Moiré

https://twitter.com/hashtag/milomoire?src=hash

ART - Elle s'appelle Milo Moiré, elle est suisse et son nom, comme sa plastique, vous disent certainement quelque chose car cette artiste se fait régulièrement remarquer en se livrant à des performances, entièrement nue dans l'espace public. Dimanche, elle a été arrêtée à Paris, place du Trocadéro, alors qu'elle prenait des selfies dans le plus simple appareil avec des touristes.

Cette artiste qui se dénude depuis 2007 s'est déjà promenée nue dans le tramway de Bâle. Mais Milo Moiré s'est surtout fait un nom en expulsant des "œufs" remplis de peinture de son vagin, nue comme un ver, devant l'entrée de la foire d'art contemporain de Cologne en 2014.

Un an plus tard, la Suissesse s'est lancée dans une nouvelle série d'autoportraits intitulés “NACKT SELFIES” soit, "selfies nus". Et en pleine performance ce dimanche à 17 heures face à la Tour Eiffel, l'artiste de 32 ans, a été emmenée au poste. Selon son manager, interrogé par le quotidien suisse Le Matin, Milo Moiré a été arrêtée car il est interdit, en France, de se montrer nu sur la voie publique. Elle a passé la nuit en cellule et a été relâchée 24 heures plus tard.

Milo Moiré doit connaître ce mardi la décision de la justice et risque gros puisqu'en droit pénal, "l'exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende", peut-on lire dans l'article 222-32.

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https://www.facebook.com/milomoire

3 juillet 2015

KIM KARDASHIAN SEINS À L'AIR POUR ROLLING STONE : LA COVER POLÉMIQUE !

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Plus un mois ne passe ou presque sans que l'on retrouve Kim Kardashian en couverture d'un magazine. Pour juillet 2015, c'est le mythique Rolling Stone qui s'offre la bimbo, une cover loin de faire l'unanimité et non, pour une fois, ce n'est pas parce qu'elle y est nue !

Généralement, lorsque Kim Kardashian en couverture de magazine déchaîne les passions, c'est parce qu'elle pose à demi nue, voire entièrement nue dans le cas du Paper. Pourtant, ce mois-ci, c'est habillée qu'elle est photographiée pour le mythique Rolling Stone Magazine mais là encore, la bimbo ne fait pas l'unanimité.

Kim Kardashian habillée ? Même si la chose est devenue rare ces derniers temps, c'est en marin d'eau douce que la future maman se montre devant l'objectif du sulfureux Terry Richardson pour Rolling Stone. Casquette de capitaine sur la tête, elle arbore un débardeur-marinière dont elle fait dépasser une bonne moitié de son soutien-gorge rouge et une bonne moitié de sa poitrine aussi en fin de compte. Ce sont donc plus les seins de Kim qui sont à l'honneur qu'autre chose pour ce numéro dans laquelle on retrouve une interview-confession de la bimbo.

Kim Kardashian, erreur de casting ?

La mauvaise foi n'étant pas la spécialité de la maison, ou presque pas, on l'avoue, Kim est encore une fois hot et canon sur cette couverture. Le seul problème est qu'il s'agit du genre de cliché que l'on verrait plus en une de magazines masculins type FHM ou Maxim, et non Rolling Stone. Crée en 1967, la revue traite certes de la pop culture, mais principalement de musique. Ce sont d'ailleurs généralement des artistes qui viennent en gracier la cover à l'image de Sam Smith, Slash, Madonna ou bien récemment le groupe Rush. Kim Kardashian tombe donc un peu comme un cheveu sur la soupe, et nous ne sommes pas les seuls à le penser.

Depuis l'annonce de ce numéro, les fidèles de la publication s'insurgent sur Twitter, certains allant même jusqu'à simplement annoncer la résiliation de leur abonnement après plus de dix ans ! Pauvre Kimmy, que voulez-vous on ne peut pas plaire à tout le monde !

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16 décembre 2012

TK Bremen : il y a tout juste un an !

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Le TK Bremen est un cargo battant pavillon maltais qui s'est échoué le 16 décembre 2011 sur la côte de Bretagne sud en France en suscitant une importante couverture médiatique et une vive polémique. Ce vraquier de taille modeste construit en 1982 dans un chantier naval de Pusan en Corée du Sud a été, depuis son lancement, la propriété successive de plusieurs armateurs en changeant parfois de pavillon. Inspecté régulièrement il ne présente pas de défaut de sécurité majeur au moment de l'échouement.

Le 15 décembre le navire quitte le port de Lorient, où il vient de décharger sa cargaison, alors que la tempête Joachim est annoncée. Le capitaine décide de mouiller à l'abri de l'île de Groix en face de Lorient pour laisser passer celle-ci. Au cours du coup de vent, le navire ne parvient pas à se maintenir sur son ancre et après plusieurs tentatives pour regagner un mouillage à l'abri, le navire s'échoue dans la nuit du 16 décembre sur la côte sud du Morbihan sans faire de victime mais en créant une pollution modérée du site. Trop endommagé pour être réparé il est démantelé en janvier 2012 sur le lieu même du naufrage. Un mois plus tard, l'espace dunaire où s'est échoué le navire est complètement remis en état. L'accident suscite une polémique car les autorités du port sont accusées d'avoir laissé le navire prendre la mer alors qu'une tempête était annoncée. Le rapport du Bureau d'enquêtes sur les événements de mer, rendu en avril 2012, met en cause de mauvaises décisions prises par le capitaine du TK Bremen lors de la nuit du drame.

Voir mes billets sur le TK Bremen

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