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Jours tranquilles à Paris
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1 juillet 2016

Helmut Newton : misogyne ou génie ?

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Yves Saint Laurent, French Vogue, Rue Aubriot, Paris 1975 

Une rétrospective du célèbre photographe Helmut Newton est actuellement exposée au Foam à Amsterdam durant laquelle on peut admirer plus de 200 photographies exclusives de l’artiste. L’occasion de faire un zoom sur « l’homme à femmes » adulé et détesté.

Helmut Newton est un photographe australien d’origine allemande. Artiste emblématique du 20e, il est connu pour ses photos polémiques de femmes, souvent nues, et pour ses célèbres portraits tels que Catherine Deneuve, Jean-Marie Le Pen ou encore Margaret Thatcher.

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Catherine Deneuve, Esquire, Paris 1976

Helmut Newton

Né à Berlin en 1920, il fuit l’Allemagne nazie en 1938 et immigre plus tard en Australie où il rejoint l’armée australienne. Après la guerre, il se lance comme photographe de mode, mais ce n’est que dans les années 70 qu’il décolle réellement, notamment grâce à ses photos pour Vogue.

Il collabore par exemple en 1975 avec Yves Saint-Laurent et réalise l’une de ses photographies les plus mythiques, celle d’une femme androgyne dans un smoking posant dans la rue Aubriot à Paris. Cette photo est à elle seule une réflexion sur la libération de l’orientation sexuelle – elle porte un smoking noir (Saint-Laurent bouleverse les codes en inventant le smoking pour femmes en 1966), elle fume, a les cheveux gominés, adopte une posture masculine. Dans la seconde photo, une femme nue pose derrière — analogie avec l’homosexualité ?

L’inventeur du porno chic

Une mise en scène incommodante, provocante, érotique et impétueuse, c’est ce qui caractérise son style. Il manipule ses modèles et n’hésite pas à les mettre dans des positions complètement désarticulées, vulnérables, exhibitionnistes et sans tabous. On retrouve dans ses photos toujours le même type de femme : des jambes infiniment longues, une poitrine généreuse, une silhouette svelte et le corps presque toujours nu.

Ses photographies mettent en scène des femmes nues, habillées, belles, charismatiques, androgynes, érotiques, puissantes et « triomphantes ». Et pourtant, certaines féministes ne sont pas du même avis.

Misogyne, dîtes-vous ?

Célèbre féministe allemande, Alice Schwarzer décrit le travail de Helmut dans EMMA (magazine politico-féministe allemand) comme n’étant « pas seulement sexiste et raciste, mais aussi fasciste ». Elle va même jusqu’à dire qu’« avec son œuvre, l’immigrant juif est passé du camp de victime à celui de bourreau ».

Face à l’écrivaine Susan Sontag dans une émission de 1979, il voit son travail affublé du terme misogyne. Il lui répond qu’au contraire, il aime les femmes. Mais pour Susan Sontag, c’est une excuse dont se servent tous les misogynes.

Doit-on rappeler ici la définition du mot misogyne ? Personne qui éprouve du mépris, voire de la haine, pour les femmes.

Comment un homme, qui a mis la femme au cœur même de tout son art pendant tant d’années, peut-il réellement être misogyne ? Voyeur, certes. Mais Newton déclare lui-même : « tout photographe affirmant ne pas être un voyeur est soit stupide soit un menteur ». On fait souvent référence au « male gaze » lorsqu’on mentionne son travail. Le « male gaze », c’est la façon dont les arts visuels dépeignent la femme d’un point de vue masculin. Souvent, la femme-objet est passive et exhibée au regard inquisiteur de l’homme. Le regard masculin prend la première place sur le regard féminin.

On pourrait se demander si tel est vraiment le cas dans les photographies de Newton. Ses femmes adoptent plutôt une posture dominante et un regard froid. Les femmes observées ne pourraient-elles pas être aussi puissantes que les hommes qui les observent ?

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Self Portrait with Wife and Models, Vogue Studio, Paris 1981

Plutôt un génie

Peu importe que son œuvre soit autant controversée, cet artiste a su dégager tous les tabous et a dévoué son art à la beauté, à l’émancipation des femmes et à la libération sexuelle. Ses photographies sont une véritable source d’inspiration artistique. Misogyne, dîtes-vous ? Pour moi, son art est une véritable ode aux femmes. Remettre les choses dans un contexte semble ici indispensable : il devient célèbre en 1970… Juste après 1968... Libération des mœurs, mise en circulation de la pilule contraceptive, révolution sexuelle, contestation du pouvoir patriarcal, revendication d’une orientation sexuelle… L’allégorie à l’indépendance des femmes me paraît incontestable. Toute cette controverse me pousse à la question suivante : si l’œuvre avait été créée par une femme, la traiterait-on elle aussi de perverse misogyne ?

A Retrospective at Foam Museum

Je ne peux que vous inviter à découvrir cette œuvre de vos propres aux yeux au Foam Museum à Amsterdam. La rétrospective a lieu du 17 juin au 4 septembre 2016 dans le musée consacré à l’art de la photographie. Article de Julie Zabinski

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30 décembre 2018

"Le Monde" s'est-il inspiré de l'"iconographie nazie" pour sa une sur Macron ? On vous explique la polémique - France Info

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Le directeur des rédactions du journal a présenté des excuses, après avoir essuyé de vives critiques, notamment de la majorité.

Un portrait d'Emmanuel Macron au visage fermé et au regard sombre, sur fond rouge et blanc, sous le "M" noir gothique (et historique) du magazine. La couverture de l'hebdomadaire M le magazine du Monde, paru vendredi 28 décembre, s'est attiré les foudres des critiques, dont plusieurs membres de la majorité. Tous accusent le journal d'avoir repris "les codes de l'iconographie nazie".

La polémique a poussé le directeur des rédactions du journal, Luc Bronner, à présenter des excuses "à ceux qui ont été choqués par des intentions graphiques qui ne correspondent évidemment en rien aux reproches qui nous sont adressés". Dans ce court texte, le journaliste explique que la couverture signée par le directeur artistique Jean-Baptiste Talbourdet, fait référence "au graphisme des constructivistes russes au début du XXe siècle", mais emprunte aussi aux travaux de l'artiste canadien Lincoln Agnew.

Voici quelques éléments pour comprendre cette couverture et la polémique qu'elle suscite.

Pourquoi peut-on y voir une référence au nazisme ?

Le fond beige évoque un papier vieilli comme celui d'une affiche ancienne. Celle-ci est barrée de rouge, couleur souvent associée aux extrêmes en politique (du rouge du drapeau nazi au rouge soviétique). Le contraste du portrait en noir et blanc a été accentué, assombrissant le regard bleu clair du président de la République. Et en haut à gauche, trône le "M" du nom du magazine, dans la police de caractères historique du journal Le Monde, une typographie de style gothique, apparue en Allemagne au XVIe siècle. N'oublions pas, incrustée dans le costume d'Emmanuel Macron, une photographie prise sur les Champs-Elysées (le sujet de l'article mis en avant sur cette couverture), qui montre la foule célébrant la victoire de l'équipe de France à la Coupe du monde, un cliché datant du 16 juillet 2018.

Pour certains, tout cela correspond sans hésitation aux "codes de l'iconographie nazie". Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand ne l'écrit pas exactement comme ça, mais juxtapose cette une à une photo d'Adolf Hitler, assurant qu'il "ne peut s'agir d'un hasard".

Richard Ferrand

@RichardFerrand

 Hâte de comprendre ce qui fonde les références graphiques et iconographiques du @lemonde_M. S’il ne peut s’agir de hasard, de quoi s’agit-il alors ? À la recherche du sens perdu...

Mais pourquoi ? Le journaliste Julien Joly tente, sur Twitter, une explication par l'effet Koulechov. "En gros, montrez au spectateur la tête d'un type (air neutre). Puis l'image d'un plat. Le spectateur se dira que le type en question a l'air affamé. Ou triste si l'image suivante est celle d'un cercueil", résume-t-il. Cet effet tient au besoin qu'à le cerveau de trouver un sens, une cohérence, aux images que les yeux lui envoient. "C'est comme la bande dessinée : votre cerveau fait le lien entre les cases pour créer une histoire cohérente", reprend-il.

Julien Joly

@Julien_J0ly

Pour faire les choses bien, l'histoire que brode le cerveau correspond à votre culture, préjugés... Ex : si vous pensez que la presse est pro-gilets jaunes (ça va paraître bizarre à certains, mais l'idée effleure une partie de la Macronie), prompte à dépeindre E.M en tyran, etc.

Julien Joly

@Julien_J0ly

En cinéma, on parle d'effet Koulechov. En gros, montrez au spectateur la tête d'un type (air neutre). Puis l'image d'un plat. Le spectateur se dira que le type en question a l'air affamé. Ou triste si l'image suivante est celle d'un cercueil. Lubrique si c'est l'image d'une femme

André Gunthert, historien des cultures visuelles, analyse le photomontage dans un billet de blog publié dimanche, comme une "caricature photographique". Pour lui, les couleurs et le style de la couverture de M "suffisent à aiguiller nombre de lecteurs vers une interprétation de l’image comme une critique sévère et une allusion à peine voilée à la référence nazie", écrit-il, dans son texte qui retrace la polémique.  L'historien Michel Goya estime que Le Monde a commis "la grande erreur" de "ne pas avoir imaginé une seule seconde que beaucoup prendraient cela pour de l'esthétique nazie".

Michel Goya

@Michel_Goya

Dans ce cas, le vrai scandale est le plagiat éhonté de Lincoln Agnew et la grande erreur est de ne pas avoir imaginé une seule seconde que beaucoup prendraient cela pour de l'esthétique nazie. Ce qui est cru n'est pas toujours ce qui est vrai mais c'est aussi important.

 

Y a-t-il vraiment une référence au nazisme ?

Seule l'équipe qui a participé à l'élaboration de cette couverture peut répondre à cette question et le directeur des rédactions du Monde s'en défend dans son texte d'excuses. Sur son blog hébergé par Mediapart, Olivier Beuvelet, chargé de cours en histoire de la photographie, en esthétique de l’image et en cinéma à l'université Paris 3, y voit au moins une "référence à l'iconographie totalitaire des années 1930". Et sur Twitter, un graphiste confirme que "tous les codes des affiches de propagande de dictatures" sont là, mais pas seulement Adolf Hitler. Il cite "Mao, Lénine, Hitler… tous !"

Petit Fayot

@Petit_Fayot

 Vous voulez l'avis d'un graphiste concernant la couverture de M le Monde ? OUI IL Y A TOUS LES CODES DES AFFICHES DE PROPAGANDE DE DICTATURES : Mao, Lénine, Hitler... tous !

Et oui c'est fait exprès.

Pour ce graphiste, "c'est fait exprès", mais il ne faut pas pour autant en déduire que Le Monde considère Emmanuel Macron comme un dictateur. Alors que la mobilisation des "gilets jaunes" dure depuis un mois et demi, et que les Champs-Elysées ont été le théâtre de violents affrontements, il estime que le journal "peut aussi vouloir illustrer le sentiment d'une partie du peuple". Pour lui, ce visuel, où la foule tourne le dos au chef de l'Etat qui regarde dans une autre direction, signifie surtout que "la foule ici descend dans la rue contre lui, pas pour l'aduler".

Pour Julien Joly, utiliser le rouge, le blanc et le noir est simplement "efficace visuellement". Ces couleurs et cette mise en page existent partout. "Je suis à peu près certain que Le Monde n'a jamais voulu assimiler Macron à Godzilla, et pourtant...", cite-t-il en exemple, affiche du monstre de cinéma à l'appui.

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Julien Joly

@Julien_J0ly

La preuve ? Essayons de montrer cette couv' à côté d'une autre image un peu similaire graphiquement mais au contexte très éloigné. Et pourtant... magie ! Votre cerveau tourne comme un petit fou pour essayer de fabriquer du sens entre les deux.

Julien Joly

@Julien_J0ly

Nous vivons dans un monde d'images, de références graphiques, de symboles que nous comprenons tous à notre sauce. Et le rouge, blanc et noir, c'est très efficace visuellement. Je suis à peu près certain que @lemondefr n'a jamais voulu assimiler Macron à Godzilla, et pourtant...

 

Qu'est-ce que le constructivisme russe ?

Dans sa note d'excuses, Le Monde évoque une référence aux "constructivistes russes". Et d'autres défenseurs du journal ont avancé cette explication. Le constructivisme mentionné ici est un courant artistique et architectural qui se veut fonctionnel. Ce terme a d'abord été employé par le peintre suprématiste Kasimir Malevitch pour tourner en dérision un concurrent. Mais des artistes russes se sont appropriés le mot, dans les années 1920, pour nommer leur style avant-gardiste, avec ses formes géométriques (le cercle, la ligne droite, le triangle) et ses superpositions et collages de photos. L'œuvre constructiviste la plus célèbre reste Battez les blancs avec le coin rouge (1919), affiche de propagande communiste signée El Lissitzky.

Ce style inspire, au XXe siècle, aussi bien les architectes et les designers, que les publicitaires et les propagandistes. Il est ainsi devenu l'art "officiel" de la révolution russe, avant d'être remplacé par le "réalisme socialiste" dans les années 1930.

Valentin Socha

@valentinsocha

 D'aucuns voient dans la couverture du dernier numéro de @lemonde_M une référence à la propagande nazie. Pourtant, il me semble qu'elle emprunte moins aux affiches du IIIè Reich qu'aux affiches typiques du constructivisme russe

 

Qui est Lincoln Agnew ?

Le nom du graphiste Lincoln Agnew, cité par le directeur des rédactions du Monde, ne vous dit peut-être rien. C'est un artiste canadien, qui s'est justement beaucoup inspiré des constructivistes russes, mais aussi de l'esthétique punk des années 1970 et 1980. Un rapide coup d'œil à son œuvre permet de constater qu'il utilise lui-même beaucoup de rouge, de noir et de blanc, ainsi que de photos découpées et collées. C'est probablement ce qui l'a rendu "très populaire auprès des directeurs de magazine", souligne le site spécialisé Create (en anglais), parmi lesquels M le magazine du Monde, pour lequel il a par exemple réalisé un portrait de John F. Kennedy, entre autres.

Les détracteurs de la dernière couverture de l'hebdo n'ont pas manqué de remarquer, dans son portfolio, un portrait d'Adolf Hitler

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à la construction similaire à la une du magazine, avec une différence notable : la foule y salue le Führer, alors qu'elle tourne le dos à Emmanuel Macron. Ce portrait du leader nazi avait été publié dans le Harper's Magazine en 2017. Le même style se retrouve aussi dans un portrait du conservateur américain Mitt Romney ou encore une illustration pour l'œuvre du cinéaste David Lynch ou encore un portrait du joueur de base-ball des Boston Red Sox Grady Sizemore.

Valentin Socha

@valentinsocha

Aussi, beaucoup relaient ce visuel sans le remettre dans son contexte. Il s'agit d'une illustration de Lincoln Agnew pour cet article qui fait allusion à Hitler, en aucun cas il ne s'agit d'une affiche de propagande

Pour André Gunthert, la couverture de M "semble bien être une imitation servile". "Il est vraisemblable que le graphiste du Monde avait pensé son emprunt suffisamment camouflé pour rester dans un registre d’évocation floue", analyse-t-il encore, sur son blog. Source : France Info.

27 décembre 2018

Laetitia Casta

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Jouant dans le film de Garrel, son époux, l’actrice évoque son rapport aux gilets jaunes et souligne l’importance de la sexualité réelle ou fantasmée.

D’abord raconter une méprise.

1) Promesse tenue.

Quand elle porte chignon, Laetitia Casta fait penser à Simone Veil. Au premier étage déserté d’une brasserie du XIVe arrondissement de Paris, elle prend fort bien la comparaison. Elle apprécie la récente panthéonisée et ne s’offusque pas qu’on accélère sa maturation de jeune quadra. Mais quand on fait valoir que cette proximité saute aux yeux depuis qu’elle a incarné la ministre de la Santé de Giscard, dans un téléfilm, elle éclate de ce rire flagrant à dent biaisée qui la rend immédiatement sympathique, entre enthousiasme frondeur et refus réitéré de profiler son particularisme bien mâché. Elle rétorque qu’Emmanuelle Devos jouait Simone. Et met au défi le journaliste de faire état de son erreur sur la personne. Voilà qui est fait.

2) Bouquet de fleurs.

Tant qu’on en est aux confidences, avouons que ceci est le second portrait de la mannequin devenue actrice. La première fois, la défileuse chérie de Saint Laurent commençait juste à monter sur les planches. On avait passé un excellent moment avec une jeune femme de 25 ans intéressante et éveillée, curieuse de tout et contente d’échanger. Cela avait donné un portrait rêvé où on l’imaginait Ondine et nageuse de combat, castagneuse piquante sortie de sa bogue, conductrice sans permis ne cédant pas la priorité aux camionneurs l’épinglant en pin-up. Depuis, elle s’installe en toute légalité au volant du 4 × 4 où s’entasse sa tribu recomposée. Après ce papier, elle avait envoyé un bouquet de fleurs. Ce qui ne nous était jamais arrivé. D’où le risque d’une complaisance acquise d’avance…

3) Abel, pas Caïn.

Laetitia Casta tient l’un des rôles principaux dans le dernier film réalisé par Louis Garrel. A la ville, ils ont convolé l’été dernier dans la Corse de madame. Au cinéma, dans l’Homme fidèle, le couple s’amuse des outrances du désir, de ses fausses pistes, de ses benoîtes transgressions. La faveur féminine transgénérationnelle rencontrée par Garrel a toujours excité notre jalousie. On comprend d’autant mieux cette ferveur quand on fait un écorché du personnage qu’il interprète. Il se baptise «Abel», pas Caïn. Il est la victime et non le meurtrier. Il est compagnon réprouvé, père de substitution, amant manipulé. Il est ce mistigri que les femmes se repassent en fraude. Il n’est ni père, ni patron, ni résistant. Il est cette absence de volonté qui inquiète, cette indifférence fluide et volatile qui échappe, cette beauté au regard plissé qui a la myopie attrayante. Elle en dit : «Se laisser flotter, c’est aussi une manière d’avoir le pouvoir.» En face, Laetitia Casta - Marianne est une gestatrice qui met en compétition les géniteurs, une veuve qui récupère l’éconduit, une possible meurtrière qui teste la fidélité de son concubin en le bradant à une jeunette qui s’en lassera vite son affaire faite. Tout ça, c’est du cinéma. A la ville, Casta, qui a son lot d’admirateurs, pointe avec malice combien les femmes aussi peuvent avoir la pupille insistante, sinon le regard violeur, face au sex-symbol qui lui sert de chevalier vacillant.

4) Les oreilles de Louis.

Casta a hésité avant de faire équipe dans la fiction. Garrel est un enfant de la balle, elle pas. Elle se défiait du mélange des genres, des imbrications privé - public que les Garrel, comme les Gainsbourg ou les Deneuve, savent utiliser à leur avantage et avec élégance. Studieuse, elle construit ses personnages avec attention, leur invente psychologie, goûts, humeurs et rapport à la sexualité, «très important, la sexualité». Elle a découvert Garrel «sensible à l’absurde, à la surprise». Elle l’a entendu «soucieux de rythme, de musique» et plus intéressé «par la note personnelle que par la bonne note». Et comme elle est moqueuse et surtout pas déférente, elle évoque le tremblé des oreilles de l’ouïe, pardon de Louis. Et d’écarter ses paumes battantes en pavillon pour mimer Dumbo l’éléphant, plutôt que de mettre ses mains en visière pour célébrer la longue vue à œil de lynx.

5) Larmes jaunes.

Tout à coup, elle laisse échapper une larme. Et on reste interdit devant cette émotion d’une sincérité qu’on refuse de mettre en doute. Casta n’a pas la sensiblerie affleurante ni la rouerie tragédienne. Et tant pis si on lui donne le bon diable sans confession. Il est question des gilets jaunes. On s’attend à ce que celle qui a voté Hamon fasse valoir ses proximités et ses hésitations, son empathie et ses réserves, comme le tout-venant de la gauche culturelle. Mais elle dit : «Les gilets jaunes, c’est ce qu’on est nous.» Et il faut comprendre : «C’est les miens, c’est moi avant.» Et aussi : «Les ronds-points, je viens de là.» Elle précise : «J’ai vu mes parents galérer. Je suis fière de ce qu’ils ont fait et de la façon dont ils nous ont éduqués, mais ce n’était pas facile tous les jours. Parfois, ma mère me demandait de casser ma tirelire pour aller chercher du pain.» Corse autoritaire et militant, le père travaille dans le BTP. Il est souvent absent, parti sur des chantiers en Afrique. Sa mère est normande, comptable et catholique. Et tient sa triplette, serrée sous son aile, dans une maison des bois, près de Pont-Audemer.

6) Femmes, enfants, sexualité, etc.

Dans une tribune (1) publiée voici un an, Laetitia Casta a dit précisément sa vérité sur #MeToo. Elle a dénoncé les violences mais refusé d’opposer les genres, plaidé pour l’harmonie et contre la censure. Cette position nuancée ne l’empêche pas d’avoir une approche différentialiste des choses. Au risque du sexisme, elle estime que «les femmes sont plus concrètes et plus sincères». Elle se réjouit «qu’elles soient aussi nombreuses sur les ronds-points», comme si c’était une garantie d’apaisement.

La discussion dérive vers Bertolucci, Maria Schneider, la manipulation nécessaire à la mise en scène, sa nécessité et ses excès. Elle estime manquer d’éléments pour prendre partie quant au Dernier Tango, ne s’angoisse pas de la nudité à l’écran mais demande au réalisateur «un minimum d’éthique». De fil(m) en aiguille, elle évoque 1900, autre saga de Bertolucci, vue récemment en famille. Et en particulier la scène où les deux gamins qu’incarnent adultes De Niro et Depardieu comparent leurs zizis. Et Casta, qui se souvient d’avoir dû se débrouiller seule en la matière, de rappeler l’importance d’aborder la sexualité avec confiance et espoir.

Après s’être quittés, sur le boulevard arpenté, une question oubliée resurgira, mais trop tard : «Et le mariage ? Pourquoi ?»

(1) Le Monde du 22 janvier.

11 mai 1978 Naissance à Pont-Audemer (Eure).

1993 Elue miss Lumio.

2010 Gainsbourg. Vie héroïque (Joann Sfar).

2016 Réalise son premier court métrage, En moi.

26 décembre 2018 L'Homme fidèle (Louis Garrel).

28 mai 2016

Génération Identitaire manifeste dans la rue - Paris

Le site de Génération Identitaire

Actuellement dans la rue...

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Génération identitaire dans la rue le samedi 28 mai à Paris 

Les militants de Génération identitaire seront dans la rue le samedi 28 mai à Paris. Génération identitaire appelle en effet à une manifestation autour du mot d’ordre : « On est chez nous ! »

Dans un communiqué, l’organisation explique :

« L’année 2015, entre attentats islamistes et invasion migratoire, a marqué un tournant dans l’histoire contemporaine de notre pays. Depuis trop longtemps, les Français se taisent, sont petit à petit remplacés, et meurent sous les balles d’enfants de l’immigration. Il est temps d’afficher notre détermination à continuer à vivre sur notre terre, selon nos lois, nos valeurs, dans le respect de notre identité. Face à l’urgence, l’heure n’est plus à l’attentisme. Montrons au pouvoir socialiste que les Français sont toujours là, et que l’on est encore chez nous ! »

Le rendez-vous est fixé le 28 mai place Monge, à partir de 15 heures.

15 mai 2016

Eurovision: Les Russes ne digèrent pas leur défaite et dénoncent une victoire «politique» de l'Ukraine

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La victoire de l'Ukraine à l’Eurovision, avec une chanson qui évoque la déportation des Tatares de Crimée par Staline passe mal, sans surprise, auprès de la Russie. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer une victoire « politique » aux dépens du candidat russe.

« C’est la politique qui a battu l’art »

Dans « 1944 », la chanteuse Jamala, Tatare de Crimée, évoque la déportation de son peuple par les autorités soviétiques lors de la Seconde guerre mondiale. La Russie, qui a annexé la Crimée en mars 2014, y avait vu des sous-entendus « politiques » et avait protesté contre la participation ukrainienne. Grand favori des parieurs, le Russe Segueï Lazarev a finalement échoué à la troisième place.

« Ce n’est pas la chanteuse ukrainienne Jamala et sa chanson 1944 qui ont remporté l’Eurovision 2016, c’est la politique qui a battu l’art », a déclaré aux agences russes le sénateur Frantz Klintsevitch, qui a appelé au boycott par la Russie du prochain concours Eurovision, qui sera organisé en Ukraine.

Les Tatars de Crimée, une communauté musulmane autochtone, s’opposent aux autorités russes depuis l’annexion de cette presqu’île ukrainienne et subissent une forte pression de leur part. L’Ukraine accuse par ailleurs Moscou de soutenir militairement les séparatistes pro-russes de l’Est du pays.

Le candidat russe volé selon un tabloïd russe

Pour le président du comité des Affaires étrangères du Sénat, Konstantin Kossatchev, « c’est la géopolitique qui a pris le dessus ». Et, selon lui, cette victoire à l’Eurovision risque de donner des ailes aux dirigeants ukrainiens, et compromettre ainsi le difficile processus de paix dans l’Est de l’Ukraine. « Pour cette raison, l’Ukraine a perdu », a-t-il écrit sur sa page Facebook, ajoutant que « ce dont l’Ukraine a besoin, de manière vitale, c’est de paix. Mais c’est la guerre qui a gagné ».

Victoire de l’Ukraine, défaite de la Russie : le tabloïd à grande diffusion Komsomolskaïa Pravda publie sur son site un article intitulé « Comment le jury européen a volé la victoire de Lazarev », dans lequel il demande l’annulation des résultats en raison du contenu « politique » de la chanson de Jamala.

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13 mai 2016

FEPN - Carrières de Lumières - Les Baux de Provence

Vendredi 13 mai à 20h00

Une projection d'images de chacun des photographes présentés au Festival, un spectacle unique au monde qui s'affiche sur les immenses parois et les piliers de cette monumentale carrière des Baux de Provence.

Plus de 400 clichés présentés sur 7000 m2 qui vous emportent dans le gigantisme photographique du Festival, aux côtés de tous les artistes de cette seizième édition, redevenus le temps de la projection, des enfants émerveillés par leurs propres travaux.

Un spectacle multimédia en continu jusqu'à 22h00, ponctuée d'émotions de fascinations mais également de rencontres et de convivialités.

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1 décembre 2018

G20

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Le G20 fait bon accueil à « MBS » malgré l’affaire Khashoggi

Par Gilles Paris, Buenos Aires, envoyé spécial, Marie de Vergès, Buenos Aires, envoyée spéciale

Le sommet, qui se tient en Argentine, marque le grand retour international du prince saoudien de 33 ans après l’assassinat du dissident Jamal Khashoggi en Turquie.

Mohammed Ben Salman a affiché bonne humeur et décontraction chaque fois qu’il en a eu l’occasion à l’ouverture du sommet du G20, à Buenos Aires, vendredi 30 novembre. Le prince héritier saoudien représente son pays dans ce cénacle pour la seconde fois depuis son arrivée aux affaires, en 2015.

Fragilisé par les lourdes présomptions qui le présentent comme l’instigateur de la disparition d’un dissident saoudien, le chroniqueur du Washington Post Jamal Khashoggi, il compte faire du sommet une étape sur la voie d’une délicate normalisation compte tenu des circonstances qui entourent cet assassinat. Le journaliste a été tué et manifestement démembré au consulat du royaume à Istanbul (Turquie), en octobre.

Lors de la première séance du sommet, le prince héritier, également désigné par l’acronyme formé par ses initiales, « MBS », a pu compter sur la bienveillance du Russe Vladimir Poutine, président d’un Etat sanctionné en août par les Etats-Unis pour la tentative d’assassinat visant, en mars, un ancien agent exilé au Royaume-Uni, Sergeï Skripal. Les deux hommes ont échangé une très joviale poignée de mains avant de prendre place côte à côte autour de la vaste table circulaire prévue pour les chefs d’Etat et de gouvernement.

« Plaisanteries » échangées

Paradoxalement, Mohammed Ben Salman a reçu un accueil plus mesuré de la part de celui dont le soutien a été décisif au cours des dernières semaines : le président des Etats-Unis Donald Trump. Convaincu officiellement par les démentis du prince, au nom des intérêts de Washington, ce dernier résiste pour l’instant à un Congrès désireux de voir ce dernier rendre des comptes. Pas seulement pour l’assassinat de Jamal Khashoggi, mais également pour son rôle dans l’escalade militaire au Yémen qui a provoqué l’une des plus graves crises humanitaires de la région.

Si Donald Trump a bien échangé des « plaisanteries » avec MBS au cours de cette session, la Maison Blanche a pris soin d’assurer que le président des Etats-Unis en avait fait de même « avec à peu près tous les responsables présents ».

Interrogé en préambule d’un entretien avec le premier ministre japonais Shinzo Abe, le républicain a assuré ne pas avoir eu pour l’instant de « discussion » avec le prince héritier au cours de ce sommet, sans exclure pour autant cette éventualité avant la fin du G20.

« Discussion franche et ferme »

A l’inverse, le président de la République française, Emmanuel Macron, s’est entretenu quelques minutes avec le prince héritier avant même l’ouverture du sommet. Le croisant dans l’espace réservé aux chefs d’Etats, comme l’a montré un enregistrement vidéo, « il a souhaité aller au devant pour avoir une discussion très franche et ferme sur deux points », a expliqué un conseiller élyséen, les mêmes qui préoccupent le Congrès des Etats-Unis.

A propos de l’affaire Khashoggi, M. Macron a exprimé la volonté des Européens d’associer des experts internationaux à l’enquête en cours. Puis il a évoqué la guerre au Yémen pour faire valoir la nécessité d’une solution politique.

Deux messages sur lesquels les dirigeants de l’Union européenne présents à Buenos Aires s’étaient coordonnés au préalable, lors d’une réunion en format restreint, vendredi matin.

« Vous ne m’écoutez jamais »

Sur la forme, la plus grande réserve a été de mise. Il s’agissait d’un « aparté très bref » et surtout pas d’une « rencontre bilatérale », a précisé le conseiller de l’Elysée. Ce dernier a insisté, sur la base de l’enregistrement vidéo immédiatement partagé sur les réseaux sociaux, sur le « contraste » entre le visage de « MBS » « souriant » et celui du président présenté comme, « plutôt fermé ».

Des bribes de cet échange, tenu en anglais, peuvent être saisies. « Ne vous inquiétez pas », assure le prince, très décontracté. « Mais je le suis, je suis inquiet », lui répond le dirigeant français. Ce dernier ajoute presque aussitôt : « Vous ne m’écoutez jamais. » La formule provoque la brève hilarité de son interlocuteur, qui l’assure du contraire. « Je suis un homme de parole », ajoute Emmanuel Macron.

Il y a un an, le président français s’était démené pour tirer « MBS » de l’impasse dans laquelle ce dernier s’était lui-même précipité. Le prince s’était en effet emparé du premier ministre du Liban, également de nationalité saoudienne, Saad Hariri, jugé trop complaisant avec l’Iran et son allié libanais, le Hezbollah, pour tenter en vain d’obtenir sa démission. M. Macron avait joué les médiateurs pour obtenir le retour du premier ministre dans son pays.

« MBS » face à Erdogan

Le hasard a voulu que le G20 rassemble à Buenos Aires le prince mis en cause et le principal artisan de ses difficultés. Avec un art consommé du suspens, le président turc, Recep Tayyip Erdogan a en effet organisé au cours des semaines précédentes les « fuites » qui ont graduellement concentré les soupçons sur l’homme fort du royaume saoudien.

Les organisateurs argentins du sommet avaient pris soin de placer les deux dirigeants à bonne distance sur la traditionnelle photo de famille prise au début de la session de vendredi. Ils n’ont pas échangé un regard lorsque le président de Turquie est passé devant le prince héritier pour prendre sa place à l’autre bout du podium. L’espace d’un instant, « MBS » a même renoncé au sourire débonnaire affiché avec méthode.

21 février 2016

Tony Hage à la MEP

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L'exposition de Tony Hage à la #MEP dévoile des photos pris sur le vif de grandes figures de la mode et du cinéma des années 1980 ! Un témoignage d’une période révolue de l’histoire de la photographie de presse : il est devenu presque impossible de capturer aujourd’hui de telles icônes sur le vif. Photo : Yves Saint-Laurent et Catherine Deneuve, Paris, 1983 copyright Tony Hage #YvesSaintLaurent #CatherineDeneuve #TonyHage #Mode #fashion

10 février 2016

Gigi Hadid en couverture du numéro de mars 2016 de Vogue Paris, photographiée par Mert & Marcus

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Pour sa une du mois de mars 2016, l'édition française du magazine Vogue s' offre la pulpeuse Gigi Hadid… nue. Le célèbre top, à qui tout réussit, s'affiche dans son plus simple appareil (à l'exception de superbes talons aiguilles Chanel aux pieds), recouvrant sa poitrine à l'aide de sa main.

Voir mes précédents billets sur MERT et MARCUS :

Lara Stone      17/12/2015

Mert et Marcus (photographes)         10/10/2015

Miley Cyrus par Mert et Marcus        05/08/2015

Emily Ratajkowski photographiée par Mert...          01/07/201

(sans titre)       01/07/2015

Madonna, reine de la provoc 07/12/2014

MERT ALAS AND MARCUS PIGGOTT...          16/08/2014

Mert Alas et Marcus Piggott...          09/08/2014

Mert Alas et Marcus Piggott...          06/08/2014

Gisèle Bündchen est dans LUI et elle...        09/06/2014

LUI est paru   29/05/2014

LUI est paru   28/05/2014

Lara Stone dans W Magazine de mars 2014...          14/02/2014

Miley Cyrus in bed with Mert and Marcus...            07/02/2014

Miley Cyrus en couverture de W Magazine  04/02/2014

Guinevere van Seenus & Saskia De...           21/01/2014

Cara Delevingne photographiée par Mert...  24/07/2013     

Scarlett Johansson photographiée par...        04/07/2013 

Mert et Marcus (photographes)         02/05/2013

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Kate Moss      26/01/2013

Kate Moss photographed by Mert and...      10/01/2013       

Natalia Vodianova is Sleepless for W...        08/12/2012      

Naomi Campbell et Kate Moss très sexys...  01/12/2012  

Kate Moss par Mert and Marcus       23/10/2012      

Mert & Marcus (photographes)         30/08/2012

Lara Stone for W magazine by Mert &...      24/08/2012       

VOGUE - septembre 14/08/2012      

Lady Gaga en couverture de VOGUE de... 10/08/2012       

LOVE 18/07/2012    

Lara Stone & Toni Garrn for Calvin...          22/01/2012     

Publicité réalisée par Mert et Marcus...         24/12/2011        

Kate Moss en couverture du Vogue de Noël            30/11/2011         

Photos : Marcus Piggott, Mert Alas  03/09/2011        

LOVE #6 Fall/Winter 2011 Covers by Mert...         08/08/2011     

Lara Stone, Mariacarla Boscono, Kristen...   03/08/2011    

Tom Ford Fall 2011 Campaign - Candice...  10/07/2011       

Saskia de Brauw par Mert & Marcus            08/07/2011       

Sigrid Agren par Mert & Marcus...    03/07/2011

Kate Moss pour VOGUE Paris         22/04/2011       

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Frida Gustavsson, Caroline Brasch &...        08/03/2011   

LOVE S/S 2011 Cover : Kate Moss &...      03/02/2011   

Gucci Spring 2011 Campaign | Karmen...     08/01/2011       

"Bal Masqué" dans VOGUE (en...    26/09/2010       

Lara Stone by Mert & Marcus dans le...       24/09/2010   

Lara Stone by Mert & Marcus in The...         14/09/2010     

Mert et Marcus (photographes) - Lara...        22/08/2010

Mert et Marcus (photographes) pour LOVE 20/08/2010

Kate Moss by Mert & Marcus...        14/07/2010

Mert et Marcus (photographes) pour la...      13/07/2010     

Mert et Marcus           16/06/2010

Pour consuter chaque billet (après avoir pris soin de noter la date) cliquez ICI

6 février 2016

Bettina Rheims : du porno chic un peu trop cliché ? - Quand Télérama déglingue l'expo Bettina Rheims !

Bettina Rheims : du porno chic un peu trop cliché ?

Article de  Luc Desbenoit  

La photographe française a un sacré talent pour convaincre les institutions de la suivre. Pourtant, notre journaliste n'est pas pleinement convaincu par l'exposition proposée par la MEP.

Quelle surprise ! Les photos de Bettina Rheims occupent toutes les salles d’expositions de la maison européenne de la photo (MEP) à Paris. Un honneur rarissime dans cet établissement public, accordé avec parcimonie jusque-là à des artistes tels que Henri Cartier-Bresson ou Sebastiao Salgado. La photographe mérite-t-elle le même hommage ?

La réponse est non.

Du recyclage d'Helmut Newton et Guy Bourdin

Bettina Rheims, qui a réalisé le portrait officiel du président Jacques Chirac en 1995, est capable de réaliser de bonnes, et à l’occasion de très bonnes photos. Cependant, d’étage en étage, de salle en salle, de grand format en grand format, son travail se regarde trop souvent en plagiat des oeuvres magistrales de Guy Bourdin (1928-1991) et de Helmut Newton (1920-2004). Et ce n’est pas assumé. Car si la fille de l’académicien Maurice Rheims — commissaire priseur, historien d’art, romancier — revendique les influences de Rodin, et de Eagon Schiele, en revanche celles de ces deux photographes sont complètement passée sous silence. Alors qu’elle reprend les mêmes sujets, et parfois les mêmes scènes.

L’esprit de sa photographie s’inscrit donc dans celui des années 1970. A cette époque, Bourdin et Newton rivalisaient d’inventivité provocatrices pour présenter les collections de hautes couture dans les pages de Vogue France. Leurs ingrédients ? Violence faites aux femmes, safisme, sado-masochisme... Nous étions dans l’après 1968. Leurs images visionnaires annonçaient une société en pleine libération sexuelle, se jetant à corps perdu dans le consumérisme, le trash, la fascination pour les people. On n’en est plus là. Pourtant Bettina Rheims continue de recycler leurs codes visuels. Ceux-ci ne choquent plus et frisent le ridicule.

Plagiat de porno chic

Un exemple ? La photo de l’actrice Elizabeth Berkley qui, accroupie, s’apprête à uriner en plein air. Bretelle de robe tombée de l’épaule, on aperçoit son sexe. Ce que ses maîtres suggéraient, Bettina Rheims le montre. Plus loin, dans un triptyque, la photographe affiche des femmes nues abandonnées seules sur un lit, aux corps marqués par des strangulations, des rougeurs au poignet, sur le torse, comme si elles avaient été violentées... sauf que ces stigmates se révèlent être l’empreintes de leurs bijoux ou de leur corset. Plus loin, Sharon Stone convoite langoureusement de la bouche un pendentif en diamants.... Des clichés, dans la plus pure filiation de Newton, « l’inventeur du porno chic » qui s’était imposé avec ce cocktail détonnant mêlant l’argent, le sexe à la mode. Les femmes du photographe allemand sont imposantes, libérées, arrogantes. Celles de Bettina Rheims aussi. Autre coïncidence : une créature fait une bulle avec chewing-gum évoquant un préservatif. Newton avait imaginé très exactement la même scène...

L ’Allemand adorait jeter le trouble sur le genre, le désir, transformant des mannequins en poupées gonflables (Bettina Rheims en donne sa version) et masculinisant certains modèles. La question du genre est devenue un thème fétiche pour la photographe, dès les années 1980, avec ses portraits d’adolescents androgynes. Ce sont des images d’ailleurs souvent réussies. Son portrait de Kate Moss (1989), mi-fille, mi-garçon, dégage une puissance hypnotique. C’est suffisamment rare dans son travail pour le noter.

Scandale éventé et couleur rouge sang

Mais ce thème de l’indifférenciation des sexes se gâte avec la série I.N.R.I, de 1998. Sa femme crucifiée en lieu et place du Christ, donne plus envie de rire que de pleurer. Cette relecture des évangiles avait créé le scandale en l’an 2000. Aujourd’hui on se demande bien pourquoi. Guy Bourdin adorait la couleur rouge sang, symbole pour lui de la féminité. Le photographe avait imaginé de mémorables campagnes de mode, par exemple pour les chaussures Jourdan, en composant des images de mannequins mélancoliques, parfois désemparées, ou comme surprises après l’amour. Très exactement la définition que donne Bettina Rheims dans sa manière de diriger ses modèles dans un documentaire plutôt complaisant (1). Avec Madonna allongée sur le sol en bas résilles sur fond de tapisserie rouge, Bettina Rheims applique la recette à la lettre. Bourdin savait jeter la confusion sur des situations ressemblant à des scènes de crimes. Bettina Rheims l’imite encore avec cette femme comme morte dans une baignoire remplie de pétales rouges.

Un succès réel et étonnant

Avec le recul, le succès de Bettina Rheims auprès de grandes institutions parisiennes n’en finit pas d’étonner. La très sérieuse Bibliothèque Nationale de France à Paris lui avait réservé sa grande salle d’exposition en 2010, pour une performance mondaine sur le thème « Rose c’est Paris ». Déjà l’on avait été stupéfié par la médiocrité de la prestation avec ces photos de religieuses dévergondées dévoilant leurs seins, un «blasphème» que n’avait déjà pas raté Newton. Cette «performance» avait été imaginé avec l’ex-mari de la photographe, l’écrivain Serge Bramly, qui lui a également soufflé l’idée d’aborder pour une autre série, des femmes dans la rue, et de les faire poser nues dans un hôtel miteux.

L’une de ces images — une femme jupe baissée se penche sur le lavabo dans une position ne laissant aucun doute sur son désir — est aujourd'hui présente dans l'exposition. Le cartel  présente l’affaire comme une « grande nouveauté » en ce début des années 1990. Surprenant de la part de la MEP qui compte de très bons spécialistes de la photographie. Auraient-ils oublié la géniale américaine Diane Arbus, qui dans les années 1970, avait réussi à convaincre un travesti new-yorkais rencontré à Central Park de l’emmener chez lui, et de poser nu devant son objectif?

Dès ses premières images (1981) — des photos sado-maso en noir et blanc sans grande imagination de femmes nues attachée à un radiateur, ou à un lit — Bettina Rheims avait eu le privilège d’être publiée par la très chic revue Égoïste, au même titre que le maître Richard Avedon. La photographe croula aussitôt sous les commandes de mode et publicitaires. Soutenue hier par la BNF, aujourd’hui par la MEP et Arte... Bettina Rheims a, sans aucun doute possible, un sacré talent pour convaincre les institutions de la suivre.

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23 septembre 2016

Vanity Fair

30 août 2016

À Dunkerque, le mystère du bunker couvert de miroirs

L'homme qui a fait ça s'est lancé sans autorisation et préfère rester anonyme. Mais son oeuvre, elle, devrait vite devenir célèbre : elle est magnifique !

A mi-chemin entre le vestige historique et l’oeuvre d’art, ce bunker est un mystère. Construit en 1944 par les Nazis sur la plage de Dunkerque, il a été entièrement recouvert de miroirs par un anonyme ! Résultat : une création aussi belle qu’intrigante.

Voilà maintenant plus de deux ans que ce bunker (situé précisément à Leffrinckoucke), fascine passants, curieux et riverains. Il faut dire qu’on a rarement vu de structure militaire aussi originale et étincelante !

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27 juillet 2016

ETEL : Fête du thon. La tradition des chars

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Le char des Joyeux-Forgerons, devant l'école d'apprentissage maritime située alors boulevard des « Zinzins ». (l'actuel boulevard du Général-de-Gaulle).

La Fête du thon, qui célébrera ses 30 ans dimanche, s'inscrit dans la tradition des fêtes des thoniers, organisées depuis les années 1920 autour de la bénédiction des flottilles, à l'heure du départ pour les campagnes de thon (Voir Le Télégramme du 20 juillet). La fête se tenait alors début juillet. De ces fêtes des thoniers, la Fête du thon a repris plusieurs incontournables, à commencer par les chars fleuris. La première véritable Fête des thoniers a eu lieu en 1924, avec le bal, l'élection de reines et le défilé de chars accompagnés de groupes folkloriques. Le schéma de la fête était en place. Une fête foraine s'y est ajoutée, et, parmi les groupes, Etel a vu défiler le cercle des Ajoncs d'Or de Pont-Aven, des gardians à cheval, la fanfare ételloise des Thoniers de Notre Dame, celle de l'école des Mousses de Loctudy, la musique du bataillon colonial des commandos parachutistes de Meucon, mais aussi, à partir des années 50, des ensembles de binious et des bagadoù venus de toute la Bretagne. S'y ajoutaient des groupes locaux costumés, les enfants des écoles en habits bretons ou illustrant un thème particulier, les marins et leurs épouses en coiffe. Toute la population s'investissait alors dans la fête. Tous les moyens de locomotions réquisitionnés Pour les chars, tous les moyens de locomotion étaient « réquisitionnés », à commencer par les charrettes et les chevaux de trait des agriculteurs du voisinage, puis les premières automobiles et les camions des usiniers. Les décorations florales rivalisaient d'élégance et de surprise. Car une vraie émulation s'était développée entre quartiers et groupes locaux pour construire ces chars. Les photos conservées au Musée des thoniers témoignent de l'imagination et de la créativité mises en oeuvre comme pour le char des « Joyeux Forgerons » ou celui des « Sans-soucis briseurs de coeur ». L'engouement à confectionner ces chars fleuris était tel qu'en 1945, les Étellois encore réfugiés à Pipriac (la ville avait été évacuée en novembre 1944), en avaient réalisé un, représentant un dundee-thonier. Le char du Thonier ouvre toujours, avec celui du thon, le défilé de la Fête du thon. Quant au parcours, s'il consiste aujourd'hui en une descente vers les quais, il était beaucoup plus long autrefois : de la place Saint-Louis, il remontait la Grande-Rue, filait par la route de Belz, revenait par la rue Traversière et la route d'Erdeven, et redescendait par la place du Marché et la rue de la Fontaine. Source : Le Télégramme

Voir mes précédents billets sur la Fête du Thon

22 mars 2014

Commémoration des 60 ans du débarquement en Normandie

Poutine reste invité pour les commémorations du 6 juin

Puisque l’ex-URSS avait été « solidaire de la France » et avait payé « un lourd tribut » contre le nazisme, François Hollande a maintenu l’invitation lancé à son homologue russe pour les célébrations du Débarquement le 6 juin. « Nous avons en partage les millions de morts qui ont été les victimes de ce conflit », a souligné le chef de l’État français ajoutant que « nous devons tout faire pour que ce soit l’esprit de paix qui l’emporte ».

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10 septembre 2016

Rihanna photographiée par Terry Richardson pour Carine Roitfeld

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Riri serait-elle la réin­car­na­tion de notre Marie-Antoi­nette? Pour le maga­zine mode de Carine Roit­feld en tout cas, le CR Fashion Book, la Barba­dienne se glisse dans les atours revi­si­tés très sexy de la super­queen du style.

Bombesque. En un mot. Rihanna plonge son regard de braise dans l'objec­tif de Terry Richard­son pour Carine Roit­feld. La papesse du porn chic, aux rênes de son éponyme CR Fashion Book, a choisi une égérie de choix pour réin­ter­pré­ter sa lecture du vestiaire de Marie-Antoi­nette, Rihanna. Ou le rendez-vous réussi de deux icônes, la rencontre de l'élégante exubé­rance à la française avec la beauté sulfu­reuse. Pas de perruque poudrée pour l'inter­prète de Work, mais une mise en plis d'antho­lo­gie, tout en anglaises déli­cates.

Voici donc notre Barba­dienne posant sur fond bleu, décol­le­tée dans des corsets roman­tiques garnis de dentelle, qui troque la robe à panier de la souve­raine contre une éton­nante jupe en daim lacée, ornée de deux corbeilles sur les hanches. Ongles XXL et ciga­rillo, Rihanna s'appro­prie l'osten­ta­tion chic collant à l'image de Marie-Antoi­nette. Sur un autre cliché, dans sa veste à basque rose et géné­reu­se­ment bijou­tée, la chan­teuse agrippe un de ses seins pour mieux le dissi­mu­ler au regard. Dissi­mu­ler pour mieux donner à voir.

Bibe­ron­née à la provoc' – comme peut en témoi­gner le clip Needed tourné avec Drake -, Riri appose sur cette série de clichés son estam­pille osée.

7 décembre 2013

Miranda Kerr : poitrine en vue pour une nouvelle cover du Harper's Bazaar ! - Photos = Terry Richardson

"Pour son édition de janvier, le Harper's Bazaar australien a choisi de s'offrir la single lady Miranda Kerr topless ... Il va y avoir du monde au balcon et ce grâce à Terry Richardson

La désormais single lady Miranda Kerr a été choisie comme cover-girl par le Harper's Bazaar australien pour son édition de janvier. Et pour l'occasion, celle qui est née du côté de Sydney a été shootée par le célèbre Terry Richardson, habitué à faire dans la douce provocation et surtout dans l'exhibition. C'est ainsi que l'ex d'Orlando Bloom arbore un blazer manches fendues en couverture, un vêtement top sous lequel elle est topless. Absolument délicieuse, le regard innocent mais confiant, le gros titre en dit long : "Elle est la patronne." Et il faut dire qu'elle cartonne la Miranda avec ses nombreux contrats qu'elle ne cesse de rafler, ne laissant que peu de place à la concurrence. D'ailleurs, ce petit bijou qui représente aujourd'hui Swarovski est, selon Forbes, le deuxième mannequin femme le mieux payé au monde avec plus de 7,2 millions de dollars amassés en un an. Véritable businesswoman qui n'a pas froid aux yeux, l'ancienne de chez Victoria's Secret n'a pas hésité à faire tomber le haut pour les bienfaits du magazine. Oreilles de chats sur la tête, la maman de l'adorable Flynn ronronne à l'oreille de l'empire de la Mode sur lequel elle est prête à régner."

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Photos ci-dessus : Terry Richardson

Miranda Kerr est également dans....

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30 juillet 2016

AURAY : Joutes du Loch : un bain de bonne humeur dimanche

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À Saint-Goustan, dimanche, 22 équipages s’affrontent sur les

10 Joutes du Loch. Objectif : plonger l’adversaire dans la rivière

Que celles et ceux qui n’aiment pas les grands bains de bonne humeur passent leur chemin. Les Joutes du Loch d’Auray, dixième du nom, se jouent dimanche à Saint-Goustan, le port d’Auray. Le site idéal pour ces jeux nautiques qui engagent 22 équipages représentant des communes du pays d’Auray.

7 000 spectateurs sur les quais

Le principe est on ne peut plus simple : les équipages sont composés de six rameurs, d’un jouteur et d’un barreur. Tous déguisés pour le meilleur ou pour le pire. Il s’agit tout simplement d’immerger l’adversaire jouteur devant une foule, qui en redemande, et des supporters galvanisés par les exploits de leurs jouteurs préférés. C’est sportif, loufoque, déjanté, mais franchement sympa à voir. À l’issue de Joutes, pour enfoncer le clou, l’association des commerçants d’Auray organise, vers 18 h, une grande course de canards… en plastique. Entre 2 000 et 3 000 seront jetés à l’eau ! À la clé, de nombreux lots à pêcher et à empocher, dont un voyage de rêve… À condition toutefois d’avoir pris ses billets chez les commerçants d’Auray jusqu’à samedi soir ou sur les stands de SaintGoustan le jour même. À la barre de l’organisation, le club Kiwanis, dont le but est d’aider les enfants en difficulté au niveau local, national et international. Les Joutes du Loch obligent à une mise en place qui doit gérer entre 6 000 et 7 000 spectateurs attendus ce jourlà sur les quais. Ce dimanche, l’opération sera très renforcée en raison des mesures de sécurité décrétées en raison de l’état d’urgence. Elles imposent cette année un contrôle drastique des accès sur le site. Soixante bénévoles sont sur le pont en plus de prestataires spécialisés. Article de Pierre WADOUX.

Dimanche, de 9 h 30 à 18 h, à SaintGoustan, le port d’Auray

6 novembre 2013

NADEJDA TOLOKONNIKOVA CHANGE DE CAMP

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Nadejda Tolokonnikova, l’une des deux Pussy Riot emprisonnées en Russie, dont on était sans nouvel­ les depuis deux semaines, est en cours de transfert vers un camp de travail en Sibérie. Son nouveau camp «se trouve dans la région de Krasnoïarsk, dans la localité de Nijni Ingach […], à 4400 km de Moscou», a annoncé hier son mari, Piotr Verzilov, sur Twitter. Selon lui, sa femme est «punie» pour avoir écrit en septembre une lettre dans laquelle elle se disait menacée de mort et dénonçait des conditions de détention proches de l’esclavage dans son ancien camp situé en Mordovie, à 600 km de Moscou. La décision de la transférer a été prise après le début de sa grève de la faim, fin septembre. Nadejda, mère d’une petite fille, fêtera ses 24 ans demain «dans une cellule d’isolement», déplore son époux. Sa peine de deux ans d’emprisonnement pour avoir chanté une «prière punk» dans la cathédrale du Christ­ Sauveur, à Mos­cou, devrait prendre fin en mars 2014.

11 août 2013

"Tata beach" en cours de nettoyage...

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Extrait de Ouest France

Les dunes des Sables Blancs (côté atlantique) sont connues pour être le lieu de fréquentation, en été, de nombreux homosexuels. Cette plage a été surnommée par les locaux : "Tata beach". Rappel : pour les naturistes il y a l'excellente plage de Kerminihy située sur la commune d'Erdeven.

16 juin 2013

Festival Photo de La Gacilly - Les archives de LIFE

Les archives de Life

Moments de vie

Galerie de La Passerelle

Dès sa création en 1936, les photographes du magazine américain Life ont parcouru la planète en quête d’images saisies sur le vif.

Courageux et intrépides, ils ont poussé les portes closes, investi les coulisses du pouvoir, et témoigné de l’actualité dans toute sa portée héroïque, sociale et humaine. Robert Capa, Larry Burrows, William Eugene Smith ou Philippe Halsman ont écrit la légende du photojournalisme, contribuant aux plus belles couvertures de Life.

Cette exposition a pour but de nous faire sortir des sentiers battus de l’Histoire, pour nous montrer un autre aspect de cette époque qui semble aujourd’hui bien lointaine. Ce temps où Life partait à la découverte de toute la planète avec des reportages inédits, signés par les belles plumes et les grands photographes du moment.

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Le site du Festival Photo de La Gacilly

30 mai 2013

Les FEMEN interviennent en Tunisie

Trois militantes Femen européennes ont été arrêtées à Tunis mercredi, lors de leur première action seins nus dans le monde arabe pour réclamer la libération d’une militante tunisienne et dénoncer la condition de la femme dans le pays. Face à une foule de journalistes réunis devant le palais de Justice, les trois jeunes femmes, deux Françaises et une Allemande, hurlaient notamment «Free Amina», la militante Femen emprisonnée dans l’attente de son procès jeudi à Kairouan pour port illégal d’un spray lacrymogène.

Elles ont été interpellées sans ménagement par les policiers.

Certains avocats, associés à des passants, ont violemment agressé des journalistes, leur reprochant de se faire l’écho de l’action des Femen. Les Femen «seront placées en état d’arrestation et traduites en justice», a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de la Justice, Adel Riahi, sans préciser les accusations qui pourraient être retenues, alors que l’attentat à la pudeur est passible de six mois de prison. En début de soirée, les jeunes filles n’avaient pas été libérées et les autorités n’ont donné aucune information sur leur lieu de détention ni sur les procédures en cours. La Consul de France, Martine Gambard-Trébucien, a pu les rencontrer en début d’après-midi : «Elles vont bien», a-t-elle déclaré. «C’est la première action que nous menons dans le monde arabe», a dit à l’AFP par téléphone Inna Shevchenko, dirigeante de Femen à Paris. «Ces pays (arabo-musulmans) et ces régimes totalitaires s’en prennent aux femmes. On ne fait pas attention à ce genre de choses (le risque d’emprisonnement)», a-t-elle encore dit, réitérant aussi son soutien à Amina. La jeune Femen tunisienne, connue sous le pseudonyme d’Amina Tyler, a été arrêtée le 19 mai à Kairouan après qu’elle eut peint sur un muret proche d’un cimetière le mot Femen. Elle pourrait aussi être poursuivie pour profanation de cimetière, délit passible de deux ans de détention. Son avocat a indiqué à l’AFP rester confiant pour le procès de jeudi, estimant que l’action des Femen ne compliquerait pas le dossier de sa cliente. «Je ne pense pas que cela fera du mal à Amina parce qu’elle est poursuivie dans une affaire de droit commun et elle ne s’est pas déshabillée», a indiqué maître Souheib Bahri. Il a expliqué que les accusations contre elle se fondent sur un décret beylical de 1894 qui prévoit des peines de six mois à cinq ans de prison pour détention d’engins incendiaires ou explosifs. Selon lui, Amina ne risque que la condamnation minimale étant donné qu’elle n’était qu’en possession d’un spray d’auto-défense. Amina avait fait scandale en mars en publiant des photos d’elle seins nus à la manière des Femen, recevant notamment des menaces d’islamistes radicaux, selon son témoignage. Ses proches la présentent comme une dépressive chronique suicidaire et ses parents l’ont longtemps empêchée de sortir de chez elle, arguant de sa sécurité. Amina, qui accusait sa famille de la séquestrer, a fugué fin avril et apparaissait depuis régulièrement en public, sans pour autant se dénuder. Le mouvement Femen, fondé en Ukraine et désormais basé à Paris, mène depuis plusieurs années des actions seins nu à travers le monde pour dénoncer notamment la discrimination de la femme. La Tunisie, dirigée depuis la fin 2011 par un gouvernement dominé par les islamistes d’Ennahda, dispose de la législation la plus libérale du monde arabe concernant les droits des femmes mais l’égalité n’y est pas consacrée. L’opposition et les associations féministes militent pour l’inscription de l’égalité des sexes dans la Constitution en cours d’élaboration et accusent régulièrement Ennahda de remettre en cause les acquis des Tunisiennes. Ennahda avait fait scandale durant l’été 2012 en proposant que la future loi fondamentale évoque la «complémentarité» des sexes, un projet abandonné depuis. Dans le dernier brouillon du projet de Constitution, daté d’avril, l’article 6 stipule que «tous les citoyens et citoyennes ont les mêmes droits et devoirs». L’article 42 souligne que l’État protège «les droits de la femme et soutient ses acquis (...) garantit l’égalité des chances entre la femme et l’homme (...) et garantit l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard de la femme». Source : Libération et AFP

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Trois militantes Femen européennes ont été interpellées mercredi 29 mai au matin à Tunis après une action seins nus, une première dans le monde arabe, en soutien à une militante tunisienne détenue depuis le 19 mai.

Face à une foule de journalistes réunies devant le palais de justice de Tunis, les trois jeunes femmes, deux Françaises et une Allemande, hurlaient "Free Amina", du nom de la militante Femen emprisonnée dans l'attente de son procès, jeudi à Kairouan, pour le port illégal d'un spray lacrymogène.

Elles ont été interpellées sans ménagement par les policiers, qui les ont traînées à l'intérieur du tribunal.

18 mai 2013

H&M enrôle Doutzen Kroes pour ses collections estivales

Réalisée par le photographe Terry Richardson dans une maison en bord de mer au Mexique, cette campagne haute en couleurs montre Doutzen Kroes dans des tenues estivales et des positions sensuelles. L'ange de Victoria's Secret porte des shorts, des chemises, des blouses et des robes imprimées.

Avant le mannequin néerlandais, c'est Beyoncé qui prenait la pose pour la marque, portant maillots de bain et vêtements de plage.

Depuis 2012, H&M enrôle les plus grands noms de la mode, de la musique, et même du cinéma, comme Gisele Bündchen, Vanessa Paradis, ou encore Lana Del Rey.

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24 avril 2013

FEMEN (Belgique) : André Léonard chahuté par des Femen seins nus à l’ULB

V73aPJaO8pQuatre militantes de Femen ont fait irruption seins nus dans une conférence qui réunissait jeudi soir à Ixelles, André Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, et Guy Haarscher, professeur honoraire à l’ULB, autour du thème « Blasphème : offense ou liberté de s’exprimer ». Par cette action, les Femen ont voulu dénoncer des propos tenus par Mr Léonard qu’elles estiment être à caractère homophobe.

Les quatre militantes de Femen, qui se trouvaient dans le public venu assister à la conférence, ont mené leur action peu après le début des débats, qui se tenait au Campus du Solbosch, à Ixelles. Aux cris de « Léonard y’en a marre », « Stop Homophobia » ou encore « God saves the gouines  », les quatre femmes ont fait irruption seins nus sur l’estrade où se tenaient Guy Haarscher et André Léonard. Ce dernier s’est vu asperger de jets d’« eau bénite » contenue dans des sprays en forme de Vierge Marie.

L’action fut de courte durée et les quatre militantes ont été évacuées de l’auditoire avant que le service de sécurité de l’ULB n’ait le temps d’intervenir.

L‘archevêque André Léonard a pris la chose avec calme et sérénité, priant durant l’assaut et embrassant ensuite, quand le calme fut revenu, les statues de plastique représentant Marie qui contenait l’ « eau bénite ».

La conférence était organisée par le Centre de recherche en philosophie de l’ULB et la LABEL, la Ligue pour l’abolition des lois réprimant le blasphème et pour le droit de s’exprimer librement. Un programme bien rempli et mis en oeuvre avec une certaine ardeur...

« L’homosexualité doit se vivre dans le célibat et l’abstinence »

Interrogé il y a quelques semaines par Béatrice Delvaux, André Léonard s’était penché sur l’homosexualité, selon lui, « une donnée que les gens découvrent en eux-mêmes et dont l’origine reste un peu mystérieuse. Il n’y a pas de responsabilité morale là-dedans ».

Il avait ajouté que « quand je m’adresse à des chrétiens, je les invite à assumer cette situation dans une forme de célibat, comme on le fait dans beaucoup d’autres cas. Mais même des non-chrétiens peuvent percevoir cette exigence dont le fondement est de nature philosophique. Il y a des gens qui en fonction de leur santé, leur situation familiale, professionnelle, sont immanquablement conduits à faire le choix d’une vie de célibataire ».

Selon ses dires, André Léonard considère donc que l’homosexualité doit se vivre dans le célibat et l’abstinence. «  Une personne est plus que ses pratiques » avait-il ajouté. « Il y a pas mal de situations de la vie ou on est appelé à vivre un renoncement. Il y en a qui sont porteurs d’un vrai bonheur. Toute la vie morale nous demande des renoncements. » Source : Le Soir (journal belge)

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21 avril 2013

FEMEN Paris

Ce Dimanche, jour du Seigneur, FEMEN a décidé de lire un peu la Bible.
Nous avons choisi de partager avec vous ce délicieux extrait :

"Je veux aussi que les femmes, vêtues d'une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d'or, ni de perles, ni d'habits somptueux, mais qu'elles se parent de bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu. Que la femme écoute l'instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite; et ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression. Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité, et dans la sainteté."

Première épître de Paul à Timothée (2 ; 9)


Sur l'image, Oksana
© Marguerite Stern

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21 avril 2013

La Résistance en région parisienne

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Tickets de rationnement même au restaurant

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Carte d'identité de Robert Doisneau (photographe)

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La Résistance s'organise (appareil de transmission, machine à écrire)

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Libération de Paris - un char sur la Place de l'Hôtel de Ville

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Départ en vacances de jeunes

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A la banque

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Moi regardant une carte d'identité de l'époque (exposition)

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