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Jours tranquilles à Paris

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11 novembre 2018

"Souvenons-nous" : retrouvez l'intégralité du discours prononcé par Emmanuel Macron pour le 11-Novembre

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11 novembre 2018

Centenaire de l'Armistice de 1918

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11 novembre 2018

Une activiste FEMEN face à la voiture de Trump, remontant les Champs Élysée...

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Trois militantes Femen ont tenté de forcer dimanche le dispositif de sécurité au passage du cortège officiel des commémorations du 11 novembre à Paris, au moment où la voiture du président américain Donald Trump remontait les Champs-Élysées, avant d'être interpellées, selon des sources concordantes.

Deux militantes seins nus sur lesquels étaient inscrits "Hypocrisy parad" et "Gangsta party" ont sauté par-dessus les barrières de sécurité au moment où la voiture de Donald Trump passait devant le public peu avant 11H. Une troisième militante positionnée un peu plus haut sur l'avenue a fait de même.

Toutes trois ont été interpellées, l'une sur la chaussée, les deux autres après avoir été bloquées par les forces de sécurité après les barrières, a indiqué à l'AFP la Préfecture de police.

"La France célèbre la paix avec cette cérémonie mais la moitié des chefs d'État invités sont responsables de la plupart des conflits dans le monde", a déclaré peu après à l'AFP une militante Femen présente sur place, Constance Lefèvre. La veille, trois militantes Femen s'étaient brièvement exposées seins nus sous l'Arc de Triomphe.

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11 novembre 2018

Merkel et Macron à Rethondes pour une cérémonie très symbolique

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Le chef de l’Etat français et la chancelière allemande se sont rendus ensemble, ce samedi, à Compiègne, sur les lieux de l’armistice qui a scellé la fin de la première guerre mondiale.

Cent ans après la fin de la première guerre mondiale, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont retrouvés samedi 10 novembre à la clairière de l’armistice à Compiègne, dans l’Oise, au nord de la capitale. Le président et la chancelière sont réunis dans la clairière de Rethondes pour une cérémonie très symbolique, avant-dernière étape de l’« itinérance mémorielle » du chef de l’Etat avant la cérémonie du 11-Novembre à Paris.

C’est ici que le 11 novembre 1918 fut signé dans un wagon-restaurant l’armistice scellant la fin de la première guerre mondiale, qui fit 18 millions de morts. Cachée en pleine forêt de Compiègne, la clairière de Rethondes avait été choisie par le généralissime des armées alliées, Ferdinand Foch, pour abriter les négociations en raison de son calme et de son isolement. Elle est située au bout d’une « allée triomphale » inaugurée en 1922, que remontent les présidents français lors des cérémonies commémoratives.

Le « wagon de l’armistice », où Adolf Hitler avait également fait signer l’armistice du 22 juin 1940, a été emporté par les Allemands et utilisé à des fins de propagande, avant d’être détruit en avril 1945. Une réplique du wagon a été installée depuis 1962 dans un bâtiment musée qui attire 70 000 visiteurs par an.

« Un déplacement hautement symbolique »

Le palais de l’Elysée relève que « c’est la première fois depuis 1945 » que le président français et le chef du gouvernement allemand se rencontrent dans la clairière de l’Armistice. « C’est un déplacement hautement symbolique, il s’agit du premier déplacement franco-allemand » sur le site depuis la seconde guerre mondiale, insiste-t-on à l’Elysée.

Compiègne, « c’est le lieu de la revanche, ce sera le lieu de l’ultime réconciliation si besoin était », ajoute la même source. « On est dans les pas du chancelier Helmut Kohl et du président François Mitterrand », veut-on croire au palais, qui étaient apparus main dans la main en 1984 à Verdun.

Après un passage en revue des troupes de la brigade franco-allemande, le dévoilement d’une plaque commémorative et le dépôt d’une gerbe commune, les deux dirigeants ont signé le livre d’or dans le wagon où ont été signés l’armistice du 11 novembre 1918 puis celui du 22 juin 1940.

La cérémonie a été voulue « sobre et sans discours », selon une source proche de l’organisation de la cérémonie. Malgré l’absence de prise de parole officielle, le président français et la chancelière allemande ont ensuite discuté avec un groupe de jeunes. M. Macron leur a dit la nécessité, selon lui, d’être « à la hauteur » de ce que clamaient les contemporains de la Grande guerre : « Plus jamais ça ! ».

Il faut « ne rien céder aux passions tristes, aux tentations de la division », a déclaré le président français, répétant son message politique en faveur de plus de coopération dans une Europe où les électeurs se tournent de plus en plus vers des courants hostiles à l’intégration européenne.

11 novembre à l’arc de Triomphe

Les deux dirigeants se retrouveront ensuite dimanche pour la traditionnelle cérémonie du 11-Novembre sous l’arc de Triomphe à Paris en présence d’une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Vladimir Poutine et Donald Trump. La chancelière allemande ouvrira dans l’après-midi la première édition du « Forum pour la paix », « un geste symbolique qui témoigne de la réconciliation et de l’amitié franco-allemande » selon l’Elysée.

Dans la soirée, les Macron, Trump, Merkel, et plusieurs autres dignitaires se retrouveront au Musée d’Orsay à Paris, pour une visite de l’exposition consacrée à Picasso et un dîner protocolaire sur place, avant la grande cérémonie de dimanche matin sous l’arc de Triomphe en présence de plusieurs dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, point d’orgue des commémorations.

11 novembre 2018

« Les chefs d’Etat des démocraties doivent obtenir de Poutine qu’il s’engage à libérer le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov »

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Par Collectif

Dans une lettre ouverte, un collectif demande aux leaders des démocraties d’intervenir pour la libération du cinéaste, en grève de la faim depuis le 14 mai, afin de faire connaître le sort des Ukrainiens indûment détenus en Russie. Face au silence du Kremlin, il est temps que les dirigeants européens se mobilisent, estiment-ils.

Lettre ouverte - Aux chefs d’Etat et de gouvernement des démocraties

En 1980, Andreï Sakharov est exilé dans la ville fermée de Gorki pour avoir alerté le monde du danger que représentait l’Union soviétique (URSS). Assigné à résidence et surveillé en permanence par le KGB, il est coupé du monde durant plusieurs années, pendant lesquelles il effectuera deux grèves de la faim et sera torturé, intubé et nourri de force. Il faudra la Perestroïka (restructuration) et la Glasnost (transparence) en 1986, pour que Mikhaïl Gorbatchev mette fin à son exil et à son calvaire.

Cela n’empêche pas un autre dissident russe, Anatoli Martchenko, de mourir dans sa cellule la même année, le 8 décembre 1986, après onze ans d’emprisonnement et une grève de la faim de 117 jours. Son crime était d’avoir révélé dans un livre la réalité des camps de travail soviétiques. Il disait notamment : « La seule possibilité de lutter contre le mal et l’illégalité consiste à mon avis à connaître la vérité. »

Cette vérité a fissuré puis fait tomber les murs. L’URSS a laissé place à la Russie, l’Ukraine, la Géorgie, les Républiques baltes… Pourtant, c’est toujours pour les mêmes raisons que le cinéaste ukrainien Oleg Sentsov a entamé une grève de la faim illimitée le 14 mai : Faire connaître la vérité, alerter le monde « libre ».

Disparu le 10 mai 2014

La vérité, c’est qu’au XXIe siècle, Oleg Sentsov, ce jeune cinéaste auteur d’un premier film repéré par les grands festivals européens de cinéma, père de deux enfants, a disparu le 10 mai 2014 alors qu’il sortait de chez lui, enlevé par les services secrets dans sa Crimée natale, ce morceau d’Ukraine que les Russes venaient brutalement d’annexer.

La vérité, c’est qu’il a été battu et torturé, emprisonné en Russie et condamné un an plus tard à vingt ans de prison, à la suite d’un procès dénoncé comme « stalinien » par l’ONG Amnesty International.

La vérité, c’est que près de soixante-dix autres Ukrainiens sont indûment détenus en Russie. La grande majorité d’entre eux viennent de Crimée, beaucoup sont Tatars, et ont été – comme Oleg Sentsov – enlevés et « nationalisés » de force pour pouvoir être condamnés et emprisonnés en Russie. Certains attendent toujours leur procès, les autres ont écopé de très lourdes peines de prison à « régime sévère », la plupart suite à des procès truqués, sur la foi de témoignages obtenus sous la torture. Des procès « pour l’exemple ».

Un courage inouï

Le monde a beau crier au scandale, les cinéastes et les intellectuels se mobiliser dans le monde entier, y compris en Russie avec les risques que cela comporte, Vladimir Poutine reste inflexible. Il faut dire que depuis vingt ans, il aura eu tout le temps de mesurer les faiblesses et les lâchetés des démocraties, qui lui ont laissé les mains libres en Tchétchénie puis en Géorgie, en Crimée, en Syrie…

Alors pourquoi reculerait-t-il si personne n’ose même le lui demander ?

Du fond de sa cellule, Oleg Sentsov a compris que les otages ukrainiens du Kremlin étaient seuls au monde. Il a alors décidé de reprendre son destin en main et n’ayant pour arme que son seul corps, de commencer une grève de la faim illimitée. Pour souligner un peu mieux encore la dimension politique de son action, il a demandé la libération de tous les prisonniers politiques ukrainiens détenus en Russie, sans demander la sienne.

Mais la portée de son geste, d’un courage inouï, va bien au-delà, puisqu’il oblige l’Europe et plus largement le monde à ne pas oublier l’Ukraine, la Crimée, le Donbass. Il nous alerte, comme l’avaient fait avant lui Martchenko et Sakharov à propos de l’URSS, sur les dangers que fait courir la Russie de Poutine à la démocratie et à ses valeurs : liberté, respect des peuples, paix…

Le Parlement européen ne s’y est pas trompé et, au citoyen d’honneur de la ville de Paris qu’Oleg Sentsov était déjà, il a décerné, le 23 octobre, le prix Sakharov, accompagné de la déclaration suivante : « Grâce à son courage et à sa détermination, et en mettant sa vie en danger, le réalisateur Oleg Sentsov est devenu un symbole de la lutte pour la libération des prisonniers politiques en Russie et dans le monde entier. En lui décernant le prix Sakharov, le Parlement européen lui exprime sa solidarité et soutient sa cause. Nous demandons sa libération immédiate. »

Cent chefs d’Etat

Nous attendons désormais que ce symbole fort qu’est le prix Sakharov se traduise en actes politiques.

Demain, à l’invitation du président de la République Emmanuel Macron, cent chefs d’Etat – dont Vladimir Poutine – seront réunis à Paris pour le centième anniversaire de l’armistice marquant la fin de la première guerre mondiale.

Alors que partout, les nationalismes reviennent en force, nous rappelant les heures les plus sombres du XXe siècle, nous exhortons les chefs d’Etat et de gouvernement des démocraties à utiliser tous les moyens qui sont à leur disposition pour contraindre la Russie à respecter le droit international : réclamer une enquête au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, élargir les accords de Minsk pour permettre un échange de prisonniers dont Oleg Sentsov ferait partie, obtenir la condamnation de la Russie par la Cour européenne des droits de l’homme, qui s’est déjà reconnue compétente pour juger cette affaire.

Si aucune de ces voies n’aboutit, il sera temps de voter une loi au niveau de l’Union européenne (UE) permettant de sanctionner les responsables du sort d’Oleg Sentsov. Une telle loi existe déjà dans plusieurs démocraties (Etats-Unis, Estonie, Lituanie, Royaume-Uni, Canada…), c’est la loi Magnitski – ainsi nommée en hommage à l’une des victimes du système prédateur mis en place par Vladimir Poutine. Il suffira que l’Europe l’adopte à son tour pour pouvoir sanctionner lourdement les bourreaux d’Oleg Sentsov et des autres otages ukrainiens.

Au 100e anniversaire de la fin de la première guerre mondiale, ce jour de paix entre les peuples, nous exhortons les chefs d’Etat et de gouvernement des démocraties à obtenir de Vladimir Poutine qu’il s’engage à libérer immédiatement et sans condition Oleg Sentsov et les autres prisonniers politiques ukrainiens.

Qu’il les laisse rentrer chez eux.

[Une manifestation pour la libération d’Oleg Sentsov et des autres prisonniers politiques ukrainiens se déroulera place de la République à Paris, le 10 novembre, à partir de 18 h 30. A 20 heures, des personnalités prendront la parole, puis le documentaire d’Askold Kurov sur le procès d’Oleg Sentsov : Le Procès : L’Etat de Russie contre Oleg Sentsov sera projeté sur un écran géant place de la République.]

Les signataires :

Dominique Abel, cinéaste (Belgique)

Galia Ackerman, historienne (Russie)

Hala Alabdalla, cinéaste, (Syrie)

Darina Al Joundi, actrice, auteure (Syrie, Liban)

Anne Alvaro, comédienne

Marie Amachoukeli, cinéaste, co-présidente de la SRF

Mathieu Amalric, acteur et réalisateur

Jean-Pierre Améris, cinéaste

Arnold Antonin, cinéaste (Haïti)

Antoine Arjakovsky, historien.

Aïcha Arnaout, poète (Syrie)

Ariane Ascaride, comédienne

David Assouline, vice-président du Sénat

Yvan Attal, acteur et réalisateur

Jacques Audiard, cinéaste

Nabil Ayouch, cinéaste (France, Maroc)

Rakhshan Banietemad, cinéaste (Iran)

Xavier Beauvois, cinéaste

Lucas Belvaux, acteur et réalisateur

Caroline Benjo, productrice

Alain Besançon, historien, Membre de l’Institut

Julie Bertuccelli, cinéaste, présidente de la SCAM

Sophie Bessis, historienne (France, Tunisie)

Enki Bilal, dessinateur, cinéaste

Jane Birkin, actrice et chanteuse

Manuel Blanc, comédien

Alain Blum, historien et démographe

Bertrand Bonello, cinéaste, co-président de la SRF

Bong Joon-ho, cinéaste (Corée du Sud)

Jérôme Bonnell, cinéaste

Sylvain Bourmeau, journaliste

Frédéric Boyer, écrivain, éditeur

Guillaume Brac, cinéaste

Geneviève Brisac, écrivain

Pascal Bruckner, philosophe et écrivain

Fanny Burdino, scénariste

Robin Campillo, cinéaste

Laurent Cantet, cinéaste

Leos Carax, cinéaste

Emmanuel Carrère, écrivain

Joël Chapron, spécialiste du cinéma russe

Chad Chenouga, acteur et réalisateur

Evan Clarry, cinéaste, Qld Chapter Head Australian Director’s Guild (Australie)

Philippe Claudel, écrivain

François Cluzet, acteur

Clément Cogitore, cinéaste

Daniel Cohn-Bendit, homme politique

André Comte-Sponville, philosophe

Anne Consigny, comédienne

Antony Cordier, cinéaste

Catherine Corsini, cinéaste

Laurence Côte, comédienne

Cécile Coudriou, présidente d’Amnesty International France

François Croquette, ambassadeur pour les droits de l’Homme

Jean-Pierre Dardenne, cinéaste (Belgique)

Luc Dardenne, cinéaste (Belgique)

Marie Darrieussecq, écrivaine

Françoise Daucé, politiste

Émilie Deleuze, cinéaste

Christophe Deloire, journaliste, secrétaire général de Reporters Sans Frontières

Marianne Denicourt, comédienne

Marie Desplechin, écrivaine

Antoine Desrosières, cinéaste

Lav Diaz, cinéaste (Philippines)

Souleymane Bachir Diagne, philosophe (Sénégal)

Alice Diop, cinéaste

Mati Diop, cinéaste (France, Sénégal)

Samuel Doux, scénariste

Olivier Ducastel et Jacques Martineau, cinéastes

Atom Egoyan, cinéaste (Canada)

Michel Eltchaninoff, philosophe, fondateur des Nouveaux Dissidents

Carolin Emcke, écrivaine

Annie Ernaux, écrivaine

Amat Escalante, cinéaste (Mexique)

Abbas Fahdel, cinéaste (Irak)

Didier Fassin, anthropologue

Eric Fassin, sociologue, Université Paris 8

Philippe Faucon, cinéaste

Victor Fainberg, dissident soviétique (URSS, France)

Léa Fehner, cinéaste

Pascale Ferran, cinéaste

Jean-Marc Ferry, philosophe

Emmanuel Finkiel, cinéaste

Carole Fives, écrivain

Stéphane Foenkinos, cinéaste

Marina Foïs, comédienne

Camille Fontaine, cinéaste

Dan Franck, écrivain

Denis Freyd, producteur

Harald Fried, cinéaste (Autriche)

William Friedkin, cinéaste (États-Unis)

Jean-Michel Frodon, journaliste, enseignant

Nicole Garcia, comédienne, cinéaste

Louis Garrel, acteur et réalisateur

François Gedigier, chef monteur

Sylvain George, cinéaste

Thomas Gilou, cinéaste

Christophe Girard, adjoint à la Maire de Paris, en charge de la Culture

Arlette Girardot, réalisatrice documentaire

Amos Gitai, cinéaste (Israël)

Raphaël Glucksmann, essayiste

Agnès Godard,A directrice de la photographie

Jean-Luc Godard, cinéaste

Fabienne Godet, cinéaste

Miguel Gomez, cinéaste (Portugal)

Yann Gonzalez, cinéaste

Thorniké Gordadzé, universitaire, ancien ministre pour l’intégration européenne de la République de Géorgie

Fiona Gordon, cinéaste (Canada, Australie, Belgique)

Alexandra Goujon, politiste

Romain Goupil, cinéaste

Anne-Marie Goussard, consul honoraire de Lituanie

Joana Hadjithomas, cinéaste (Liban)

Rachid Hami, cinéaste

Benoît Hamon, fondateur de génération.s

Michel Hazanavicius, cinéaste

Lucile Hadzihalilovic, cinéaste

Jean Hatzfeld, journaliste

Anne Hidalgo, Maire de Paris

Christoph Hochhäusler, cinéaste (Allemagne)

Marie Holzman, sinologue

Axel Honneth, philosophe

Eva Illouz, philosophe

Irène Jacob, comédienne

Naïssam Jalal, flutiste et compositrice (Syrie, France)

Agnès Jaoui, actrice et réalisatrice

Thomas Jenkoe, réalisateur

Kamen Kalev, cinéaste (Bulgarie)

Aurélia Kalisky, chercheuse en littérature

Sam Karmann, acteur et réalisateur

Irena Karpa, écrivaine et chanteuse

Reda Kateb, comédien

Aki Kaurismaki, cinéaste (Finlande)

Benjamin Kedar, historien

Maylis de Kerangal, écrivain

Lodge Kerrigan, cinéaste (États-Unis)

Farhad Khosrokhavar, sociologue

Cédric Klapisch, cinéaste

Héléna Klotz, cinéaste

Nicolas Klotz, cinéaste

Patrick Klugman, adjoint à la Maire de Paris, en charge des relations Internationales

Jan Kounen, cinéaste

Gérard Krawczyk, cinéaste

Nathalie Kuperman, écrivaine

Geoffroy de Lagasnerie, philosophe

Marion Laine, cinéaste

Isabelle de La Patellière, agent artistique

Paul Laverty, scénariste et réalisateur (Grande Bretagne)

Mike Leigh, cinéaste (Grande Bretagne

Pierre Lemaitre, écrivain

Serge Le Peron, cinéaste et enseignant

Diego Lerman, cinéaste (Argentine)

Sébastien Lifshitz, cinéaste

Pierre Linhart, scénariste

Jonathan Littell, écrivain

Jean-Louis Livi, producteur

Anne Loiret, comédienne

Édouard Louis, écrivain

Sergueï Loznitsa, cinéaste (Ukraine)

Gilles Marchand, cinéaste

Oleksandra Matviychuk, human rights defender (Ukraine)

Patricia Mazuy, cinéaste

Jiří Menzel, cinéaste (République Tchèque)

Agnès Merlet, cinéaste

Olivier Meyrou, cinéaste

Anne-Marie Miéville, cinéaste (Suisse)

Radu Mihaileanu, cinéaste, président de l’ARP

Jonathan Millet, cinéast

Ariane Mnouchkine, metteur en scène de théâtre, animatrice et fondatrice du Théâtre du Soleil

Avi Mograbi, cinéaste (Israël)

Ossama Mohammed, cinéaste (Syrie)

Dominik Moll, cinéaste

Sarah Moon, photographe

Eleonore Morel, directrice générale de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH)

Richard Moyon, co-fondateur du RESF

Aurore Mréjen, docteur en philosophie, chercheuse au LSCP

Cristian Mungiu, cinéaste (Roumanie)

Safy Nebbou, cinéaste

Orwa Nyrobia, cinéaste (Syrie), directeur artistique du Festival du Documentaire d’Amsterdam

Michel Ocelot, cinéaste

Rithy Panh, cinéaste (Cambodge, France)

Benoît Peeters, écrivain et scénariste

Elisabeth Perceval, cinéaste

Thierry de Peretti, cinéaste

Nicolas Philibert, cinéaste

Corneliu Porumboiu, cinéaste (Roumanie)

Mathieu Potte-Bonneville, philosophe

Olivier Pourriol, philosophe

Valérie Pozner, historienne

Martin Provost, cinéaste

Katell Quillévéré, cinéaste

Lynn Ramsay, cinéaste (Grande Bretagne)

Aude Léa Rapin, cinéaste

Jean-Paul Rappeneau, cinéaste

Carlos Reygadas, cinéaste (Mexique)

Jaime Rosales, cinéaste (Espagne)

Brigitte Rouan, actrice et réalisatrice

Maxime Rovère, philosophe

Christophe Ruggia, cinéaste, co-président de la SRF

Nicolas Saada, cinéaste

Ira Sachs, cinéaste (États-unis)

Malik Salemkour, Président de la Ligue des Droits de l’Homme

Walter Salles, cinéaste (Brésil)

Céline Sallette, comédienne

Pierre Salvadori, cinéaste

Jean-Marc Schick, mixeur

Pierre Schoeller, cinéaste

Carole Scotta, productrice

Claire Simon, cinéaste

Abderrahmane Sissako, cinéaste (Mauritanie)

Marie-Claude Slick, journaliste

Juan Solanas, cinéaste (Argentine)

Salomé Stevenin, actrice et réalisatrice

Bernard Stiegler, philosophe

Jan Svěrák, cinéaste (République tchèque)

Abdellah Taïa, écrivain et cinéaste (Maroc)

Bertrand Tavernier, cinéaste

Éric Toledano, cinéaste

Agnès Tricoire, déléguée générale de l’Observatoire de la Liberté de Création et avocate

Joachim Trier, cinéaste (Norvège)

Justine Triet, cinéaste

Michel Tubiana, Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme

Andrei Ujica, cinéaste (Roumanie)

Petr Vaclav, cinéaste (République tchèque, France)

Cécile Vaissié, slaviste et historienne

Jaco Van Dormael, cinéaste (Belgique)

Karin Viard, comédienne

Delphine de Vigan, écrivaine

Vanina Vignal, cinéaste

Anne Villacèque, cinéaste

Denis Villeneuve, cinéaste (Canada)

Marina Vlady, comédienne

Sophie Wahnich, historienne

Régis Wargnier, cinéaste

Apichatpong Weerasethakul, cinéaste (Thaïlande)

Wim Wenders, cinéaste (Allemagne)

Nicolas Werth, historien

Anne-Frédérique Widmann, réalisatrice documentaire (Suisse)

Frédérick Wiseman, cinéaste (États-Unis)

Francis Wolff, philosophe

Thierry Wolton, historien

Frédéric Worms, philosophe

Slavoj Zizek, philosophe (Slovénie)

AndreI Zvyagintsev, cinéaste (Russie)

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11 novembre 2018

Keith Haring

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11 novembre 2018

Les Coquettes - actuellement au Grand Point Virgule

les coquettes

11 novembre 2018

Apollinaire

10 novembre 2018

Affaire Khashoggi : Erdogan affirme avoir partagé des enregistrements avec Riyad, Washington et les Européens

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A la veille du grand rendez-vous international des cérémonies du centenaire où il est attendu, le chef de l’Etat turc a remis l’affaire à l’agenda. MM. Trump et Macron ont de leur côté demandé des éclaircissements complets à Riyad.

L’existence d’enregistrements audio du meurtre du journaliste saoudien critique du pouvoir Jamal Khashoggi, le 2 octobre dans l’enceinte du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, avait été évoquée à plusieurs reprises anonymement. Comme de nombreuses révélations qui avaient filtré sur l’affaire dans la presse turque aux ordres du pouvoir mais également dans des médias américains au cours du mois d’octobre, cette information avait été prêtée à de mystérieux responsables jamais nommés. Elle est désormais officielle : le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a confirmé samedi 10 octobre qu’Ankara disposait bien d’enregistrements réalisés au sein du consulat saoudien et portant sur l’assassinat de M. Khashoggi.

« Nous avons donné les enregistrements, nous les avons donnés à l’Arabie saoudite, nous les avons donnés à Washington, aux Allemands, aux Français, aux Anglais », a déclaré le chef de l’Etat turc lors d’une conférence de presse télévisée. La présidence a ensuite précisé que les enregistrements avaient été écoutés, mais qu’aucun document écrit n’avait été partagé. « Ils ont écouté les conversations qui ont eu lieu ici, ils savent », a poursuivi M. Erdogan.

Le 2 novembre, un mois après la mort du journaliste Jamal Khashoggi, le président turc avait déjà accusé dans une tribune publiée le 2 novembre dans le Washington Post les « plus hauts niveaux du gouvernement saoudien » d’avoir commandité le meurtre, sans pour autant mettre en cause le roi Salmane.

Corps découpé et dissous dans l’acide

C’est bien son fils, le tout-puissant prince hériter Mohammed Ben Salmane, surnommé MBS, qui est visé par Ankara. Après avoir d’abord fermement nié son meurtre, les autorités saoudiennes ont fini par affirmer que le journaliste avait été tué au cours d’une opération « non autorisée » par Riyad. Or plus d’un mois après sa mort, le corps de Jamal Khashoggi n’a toujours pas été retrouvé. Un conseiller de M. Erdogan, Yasin Aktay, a affirmé début novembre que la dépouille du journaliste avait été découpée en morceaux ensuite dissous dans de l’acide.

Les déclarations de M. Erdogan interviennent peu avant le grand rendez-vous international des cérémonies du centenaire de l’armistice de la guerre de 14-18 qui se tiennent à Paris, puis du Forum sur la paix qui ouvrira dimanche dans la capitale française. Elles remettent l’affaire Khashoggi sur le devant de la scène, des zones d’ombre demeurant toujours autour des circonstances du meurtre tandis que l’Arabie saoudite est de plus en plus contestée pour son engagement militaire au Yémen dans le conflit contre les rebelles houthistes et la crise humanitaire qu’il a provoquée dans le pays.

A Paris, le président français, Emmanuel Macron, et son homologue américain, Donald Trump, qui se sont entretenus en tête à tête samedi matin à l’Elysée, ont affirmé que l’Arabie saoudite devait encore fournir des « éclaircissements complets » sur l’assassinat de Jamal Khashoggi, selon une source à l’Elysée citée par l’agence Reuters. Les deux chefs d’Etat ont également affirmé être d’accord sur le fait que cette affaire ne doit pas constituer un facteur de déstabilisation supplémentaire dans la région. Ils ont par ailleurs estimé selon cette même source que l’affaire Khashoggi et ses suites diplomatiques pouvaient fournir l’occasion de poser la voie d’une résolution politique de la guerre au Yémen.

10 novembre 2018

"Lin Zhipeng/N°223"

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© Lin Zhipeng

Rendez-vous à l'hôtel Grand Amour où est exposée une série de photographies de Lin Zhipeng/N°223, héritier de Ren Hang. Des nus entrelacés, le propos mélancolique et un peu de provocation composent l'oeuvre de cet artiste émergent de la scène chinoise. Une première exposition française curatée par Anna Mistral qui donne à voir 30 clichés d'une rare sensibilité, à l'érotisme assumé.

Lin Zhipeng/N°223, jusqu'au 22 novembre 2018, Hôtel Grand Amour, 18 rue de la Fidélité 75010 Paris

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