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Jours tranquilles à Paris

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7 novembre 2018

Midterms 2018 : les républicains gardent le Sénat, les démocrates prennent la Chambre

Les Américains ont élu mardi un Congrès divisé, promesse d’une fin de mandat mouvementée pour Donald Trump.

Les démocrates ont pris le contrôle de la Chambre des représentants, mardi 6 novembre, tandis que les républicains maintenaient leur contrôle du Sénat au terme des élections législatives, perçues comme un référendum sur la présidence de Donald Trump.

Les Américains ont élu un Congrès divisé, promesse d’une fin de mandat mouvementée pour le dirigeant républicain, l’opposition pouvant désormais entraver à la chambre basse une grande partie de son programme.

Les démocrates gagnent des sièges à la Chambre

Un supporteur du candidat républicain au Sénat Mike Braun, dans l’Indiana, le 6 novembre. | JIM YOUNG / AFP

Surfant sur l’indignation contre l’administration Trump et la promesse de protéger la couverture santé, les démocrates ont réussi à s’emparer de la chambre basse, sans toutefois transformer l’essai d’une « vague » annoncée. Ils ont arraché plusieurs sièges aux républicains en Floride, dans le Colorado, le Kansas, le New Jersey, en Pennsylvanie et en Virginie.

La Chambre des représentants est composée de 435 sièges, renouvelés entièrement tous les deux ans. Les démocrates avaient besoin de prendre vingt-trois sièges aux républicains pour gagner la majorité. Le site indépendant Cook Political Report prévoit qu’ils devraient en conquérir au moins trente d’entre eux. C’est déjà fait pour 25.

Les républicains conservent le Sénat

La carte électorale sénatoriale jouait, cette année, en faveur des républicains dans la mesure où le renouvellement concernait des Etats majoritairement conservateurs.

Les démocrates étaient forcés de défendre dix sièges dans des Etats pro-Trump. Ils ont résisté mieux que prévu en Virginie Occidentale et dans le New Jersey. Mais ils ont perdu tôt dans la soirée l’Etat clé de l’Indiana et le Dakota du Nord, terres conservatrices. La sénatrice du Missouri a également perdu son siège, et la Floride penche du côté républicain.

Par ailleurs, la réélection du sénateur du Texas Ted Cruz a offert une victoire majeure au parti républicain à l’issue d’une course serrée face au jeune Beto O’Rourke, qui faisait jusque-là figure d’étoile montante du parti démocrate.

Le Sénat compte cent sièges. Les électeurs renouvellent un tiers de la chambre haute tous les six ans, soit trente-cinq sièges cette fois.

Les élections de gouverneurs

Les démocrates ont perdu l’une des courses les plus scrutées pour l’un des trente-six sièges de gouverneurs en jeu : le duel entre le démocrate Andrew Gillum, premier candidat noir à ce poste en Floride, et le très trumpiste Ron DeSantis. Ce dernier l’a finalement emporté, mais de justesse. Mais ils ont gagné quatre Etats (Nouveau Mexique, Kansas, Illinois, Michigan)

Dans le Colorado, les électeurs ont choisi le démocrate Jared Polis, qui deviendra le premier gouverneur américain ouvertement gay. Et dans le Kansas très conservateur, la démocrate Laura Kelly a créé la surprise en battant le favori, Kris Kobach.

Les référendums locaux

Marijuana, Dix commandements, avortement : dans chaque Etat, les électeurs se prononçaient également sur plusieurs propositions. L’Alabama a approuvé un amendement autorisant l’affichage des Dix commandements bibliques dans les lieux officiels, publics et les écoles. La Floride a validé un texte qui rétablit le droit de vote des condamnés ayant purgé leur peine. Le Michigan a donné son accord à la légalisation de la marijuana, et la Virginie Occidentale a restreint le droit à l’avortement.

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7 novembre 2018

David Lachapelle à la Galerie Templon

7 novembre 2018

ALERTE-Musique-Décès: Francis Lai est mort

Le compositeur de nombreuses musiques de films Francis Lai est mort à l’âge de 86 ans, annonce le maire de Nice Christian Estrosi.
Francis Lai, compositeur de la musique de « Un homme et une femme » ou encore « Les Ripoux » avait reçu l’Oscar de la meilleure musique de film en 1970 pour « Love Story ».
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Nécrologie

D’« Un Homme et une femme » à « Love Story », la carrière exceptionnelle du compositeur Francis Lai

Par Bruno Lesprit - Le Monde

Le musicien, mort mercredi à Paris, a collaboré avec Claude Lelouch sur une trentaine de films. Récompensé par un Oscar, il avait refusé de faire carrière à Hollywood.

Il était un des plus mémorables mélodistes français ayant œuvré pour le cinéma. Quelques-uns de ses thèmes ont fait le tour du monde, à commencer par celui de Love Story qui lui valut un Oscar en 1971. Auteur de la musique d’Un Homme et une femme, de l’air primesautier de La Bicyclette, deux friandises concoctées avec son ami parolier Pierre Barouh (1934-2016), Francis Lai est mort, mercredi 7 novembre, à Paris, à l’âge de 86 ans.

Connu pour son association au long cours avec le cinéaste Claude Lelouch, il laisse une bonne centaine de partitions de films. Francis Lai avait aussi mis sa sensibilité au service de la chanson, travaillant pour Edith Piaf dès 1960 avec L’Homme à la moto. D’une grande discrétion, ce compositeur nocturne excellait dans l’art le plus difficile : la simplicité.

Fils d’horticulteurs d’origine italienne, Francis Lai est né le 26 avril 1932 à Nice. L’autodidacte fait d’abord ses gammes à l’accordéon, écumant dès ses 16 ans les bals populaires de la côte. Il tente ensuite sa chance à Paris, à La Taverne d’Attilo, place du Tertre, où il rencontre le collaborateur de ses premières chansons, le poète Bernard Dimey, avant de devenir accordéoniste de Piaf – par la suite, ses deux interprètes féminines d’élection seront Nicole Croisille et Mireille Mathieu.

Compagnonnage avec Lelouch

C’est grâce à Pierre Barouh que Lai rencontre Claude Lelouch en 1965. Sa première bande originale pour un long-métrage sera un coup de maître avec cet éternel chabadabada (en fait dabadabada), entêtant, et pour cause : la même note, chantée par Barouh et Nicole Croisille, est répétée dix fois. Le film, qui remporte la Palme d’or du festival de Cannes en 1966, le Golden Globe et l’Oscar du meilleur film étranger, marque le début d’un compagnonnage avec Lelouch reposant sur une méthode originale : la musique est composée en amont du tournage et utilisée sur le plateau.

Parmi la trentaine de films qui les associeront, Vivre pour Vivre (1967), Un Homme qui me plaît (1969, avec un élégiaque Concerto pour la fin d’un amour), L’Aventure c’est l’aventure (1972, dont Johnny Hallyday interprète la chanson titre), Le Bon et les Méchants (1976) ou Les Uns et les autres (1981), collaboration entre Lai et celui auquel on le rapproche pour leur supposée « légèreté », Michel Legrand.

Auparavant, une musique de Francis Lai s’est immiscée partout, hôtels internationaux, aéroports, attentes téléphoniques… Ali McGraw et Ryan O’Neal auraient-ils fait verser tant de larmes sans le thème ultra-romantique de Love Story, le mélo d’Arthur Hiller, thème dont s’empare aussitôt l’internationale du easy listening, d’Andy Williams à Richard Clayderman, en passant par Henry Mancini et Engelbert Humperdinck ? Et dire que Lai, au départ, avait refusé la proposition… Il devient le deuxième Français, après Maurice Jarre, à décrocher l’Oscar récompensant une partition originale.

« Aristocrate de la mélodie »

Vénéré par les mélomanes allemands et nippons (la chanson Bonsoir tristesse, interprétée par la Québécoise Nicole Martin, triomphe au Yamaha Music Festival de Tokyo en 1977), Lai a encore longtemps titillé les tympans des téléspectateurs français, sans que ceux-ci n’en aient forcément conscience. C’est à lui que l’on doit les premiers génériques de la troisième chaîne de l’ORTF, née en 1972. Ses Etoiles du cinéma seront déclinées à l’envi, notamment dans la splendide – mais trop courte – version violoncelle-guitare pour le Cinéma de minuit.

A l’inverse d’un Maurice Jarre, le compositeur n’aura pas fait carrière à Hollywood, pour ne pas s’y être installé et avoir refusé le contrat d’exclusivité que lui offrait Universal. C’est à un film français qu’il devra son plus grand succès commercial (7 millions d’albums vendus) en 1977, avec les effeuillages synthétiques accompagnant Bilitis, la niaiserie saphique de David Hamilton.

On peut leur préférer sur Francis Lai Anthology (Play Time/FGL Productions), coffret paru en 2016, les audaces organiques de La Course du lièvre à travers les champs (1972) ou le majestueux adagio de La Baby Sitter (1975), deux films de René Clément. Cité dans le livret, Henri Verneuil rendait au musicien le plus beau des hommages : « A mes yeux, Francis Lai est l’aristocrate de la mélodie. Longtemps après avoir oublié l’histoire, on se souvient encore de sa musique, ce qui est terriblement agaçant pour un metteur en scène ! »

francis

7 novembre 2018

Le prix Femina pour Philippe Lançon et son livre « Le Lambeau »

Le journaliste Philippe Lançon, rescapé de l'attentat de Charlie Hebdo, a livré le récit de sa reconstruction dans "Le lambeau". Ce roman a été couronné, ce 5 novembre peu avant 13 heures, par le prix Femina. L'auteur est venu à cette occasion, première apparition publique, devant des journalistes, depuis les attentats de 2015.

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Par Jean Birnbaum

L’ouvrage revient sur l’attentat de « Charlie Hebdo » et raconte la lente reconstruction de l’auteur après sa grave blessure au visage.

Le prix Femina a été attribué au livre Le Lambeau de Philippe Lançon (Gallimard), lundi 5 novembre. A partir du moment où les jurées avaient placé cet ouvrage, sans aucun doute le texte le plus remarqué et célébré de l’année, dans leur dernière sélection, et sachant que le calendrier fait cette année du Femina le premier des grands prix littéraires attribués (deux jours avant le Renaudot, qui le comptait aussi parmi ses finalistes), il semblait peu probable que Le Lambeau ne soit pas le lauréat.

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C’est un grand texte qui se voit ainsi couronné. Un livre magistral, revenu d’entre les morts. Publié au printemps, un peu plus de trois ans après l’attentat de Charlie Hebdo, où Philippe Lançon a été défiguré, la mâchoire emportée par une balle, Le Lambeau raconte comment ­ « celui qui n’était pas tout à fait mort » doit cohabiter avec « celui qui allait devoir survivre ».

Un brûlant journal de deuil

Tentant de maintenir un lien avec le monde des vivants, décrivant cette béance, tout en racontant son parcours médical vers la reconstruction, Lançon hisse chaque évocation intime au niveau d’une méditation universelle sur notre temps, nos aveuglements : sa plume nous en met plein la gueule ; son visage défait exhibe tout ce que nous ne voulons pas regarder en face ; sa lucidité est une fidélité à l’enfant qu’il fut ; ses souvenirs d’enfance ressemblent déjà à nos souvenirs de guerre. C’est ce brûlant journal de deuil que les jurées du Femina ont récompensé.

Les autres romans en lice pour le Femina étaient Arcadie, d’Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L), Trois enfants du tumulte, d’Yves Bichet (Mercure de France), Frère d’âme, de David Diop (Seuil), François, portrait d’un absent, de Michaël Ferrier (Gallimard), Idiotie, de Pierre Guyotat (Grasset) et Roissy, de Tiffany Tavernier (Sabine Wespieser).

Pierre Guyotat a reçu un prix Femina spécial pour l’ensemble de son œuvre. Le Femina étranger a été attribué à La Neuvième Heure, d’Alice Mc Dermott (Quai Voltaire), traduit par Cécile Arnaud, et le Femina essai à Gaspard de la nuit, d’Elisabeth de Fontenay (Stock).

7 novembre 2018

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7 novembre 2018

«PLASTIQUEMENT DOUX» DE HIEN HOANG

Hoang a amené un sauveur sexuel de tous les jours à un sujet artistique mis en avant. Le préservatif est l'une des méthodes de protection des rapports sexuels les plus populaires depuis un certain temps et probablement l'une des meilleures encore aujourd'hui. Mais le concept de préservatif a toujours été placé dans la perspective masculine, principalement parce qu’il s’agit d’une prophylaxie masculine assurant sécurité, plaisir et convoitise. Mais la façon dont une femme pense à ces petits sacs élastiques n’est pas quelque chose que nous entendons ou voyons beaucoup. Joann décrit son point de vue comme suit:

"Avec" Plastically Sweet ", je veux remettre en question la perception du préservatif, comme je l'ai dit, aux yeux d'une femme, avec humour et un brin bizarre."

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7 novembre 2018

Éditorial : « On peut douter que sa longue semaine au “front” suffise à M. Macron pour restaurer une confiance en berne »

Par Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde »

Dans sa chronique, Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », observe que le chef de l’Etat tente de reconquérir une opinion publique critique des territoires dont les élus et les habitants s’estiment négligés par la politique du gouvernement.

La meilleure défense, c’est l’attaque, dit-on. Bousculé, affaibli, stoppé dans son élan depuis quatre mois, Emmanuel Macron a donc engagé, cette semaine, une offensive de grande envergure pour tenter de reprendre l’initiative.

Préparé de longue date, le périple qui va le conduire de Strasbourg le 4 novembre jusqu’à Paris le 11 novembre, en passant par tous les départements de l’Est et du Nord ravagés par la Grande Guerre, était évidemment destiné à commémorer le centenaire de la victoire des Alliés (Français, Britanniques, Américains, Belges, Italiens et bien d’autres) sur les empires allemand, austro-hongrois et ottoman. Et à tirer de ce passé aussi tragique que glorieux d’utiles enseignements pour le temps présent.

Mais ses déboires estivaux ont conduit le président de la République à ajouter à cette « itinérance mémorielle » deux autres objectifs, plus pressants encore : la reconquête d’une opinion publique de plus en plus critique à son endroit et celle de territoires dont les élus et les habitants s’estiment négligés par la politique du gouvernement.

Sur le front de l’opinion, l’été aura été calamiteux. Selon la moyenne des dix instituts de sondage qui mesurent chaque mois la popularité présidentielle, Emmanuel Macron ne recueillait plus, en octobre, que 28 % de confiance ou de bonnes opinions, soit une dégringolade de onze points depuis le mois de juin. Hormis chez les sympathisants de La République en marche (LRM), le discrédit s’est brutalement installé dans toutes les catégories politiques ou sociales.

Absence de résultats tangibles, sonnants et trébuchants

Tout y a contribué. L’assurance du chef de l’Etat, bientôt perçue comme de l’arrogance. Un parler vrai revendiqué, à coup de petites phrases choc, peu à peu ressenti comme de la provocation, voire du mépris.

Plus sûrement encore, les Français étaient prêts à admettre, il y a dix-huit mois, que les réformes engagées prendraient du temps pour produire l’effet escompté. Devant l’absence de résultats tangibles, sonnants et trébuchants, en matière d’emploi comme de pouvoir d’achat, ils ont fini par s’impatienter, puis par s’irriter.

Le mouvement de protestation qui enfle contre la hausse des prix de l’essence est symptomatique de cette exaspération, beaucoup de Français, notamment les plus modestes, ayant le sentiment que le gouvernement reprend d’une main ce qu’il distribue de l’autre. Bref, entre le chef de l’Etat et ses concitoyens, le fil s’est rompu.

Il en est de même sur le front des « territoires ». Le « pacte girondin » promis par le candidat, puis le président Macron, n’a pas longtemps fait illusion aux yeux des élus locaux, heurtés les uns (les maires) par la suppression progressive de la taxe d’habitation, les autres (les départements) par des transferts de charges inopinés, les troisièmes (les régions) par la réforme de la formation professionnelle qui était jusqu’à présent leur apanage.

Arrondir les angles avec les élus locaux

Le pouvoir exécutif s’est employé, depuis peu, à arrondir les angles pour éviter le divorce qui menaçait. Là encore, le long déplacement provincial du chef de l’Etat, loin de Paris et des métropoles, au plus près des villages oubliés et des petites villes en déshérence, peut contribuer à apaiser la fronde. Mais il en faudra davantage pour restaurer la confiance.

Reste le troisième front sur lequel Emmanuel Macron va faire porter tout son effort cette semaine : celui de la mémoire de la première guerre mondiale.

C’est un terrain qu’il affectionne. Mieux que d’autres, il sait y déployer la gravité requise et s’inscrire avec aisance dans le récit national. Gageons qu’il saura, dans la clairière de Rethondes (Oise), le 10 novembre, associer la chancelière Angela Merkel à la célébration de la réconciliation franco-allemande sur le lieu même où, en 1918 comme en 1940, les deux pays subirent successivement l’humiliation de la défaite.

Et présumons qu’il trouvera, le lendemain à Paris, devant une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, l’éloquence nécessaire pour plaider en faveur de la paix, contre toutes les crispations nationales, voire nationalistes, actuelles.

Exercice de « lucidité » à double tranchant

Pour autant, l’exercice n’est pas simple. En dépit de l’immense entreprise menée depuis quatre ans par la Mission du centenaire pour en ressusciter les multiples mémoires, la Grande Guerre est, aujourd’hui, littéralement impensable.

Cette effroyable tuerie de masse, cette entreprise industrielle de destruction des peuples, ces millions de jeunes hommes dont la mort laissait imperturbables, sinon indifférents, les chefs politiques et militaires, tout autant l’abnégation des soldats qui endurèrent pendant plus de quatre ans les pires souffrances, et pour finir le suicide collectif des puissances dressées les unes contre les autres et un désir de revanche qui enfanta un second conflit mondial plus ravageur encore : tout cela est devenu inconcevable dans un pays et sur un continent en paix depuis sept décennies, si l’on excepte les guerres coloniales et le terrible conflit yougoslave.

Il n’est pas plus aisé de tirer les leçons de l’Histoire. Ainsi Emmanuel Macron n’a pas hésité à s’inquiéter de la « ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres », « une Europe divisée par les peurs, le repli nationaliste et les conséquences de la crise économique ». A bien des égards, il a raison. Mais l’exercice de « lucidité » auquel il invite est à double tranchant. Ses adversaires populistes, en France comme en Europe, ne manqueront pas de lui demander pourquoi cette Union européenne développée et consolidée depuis soixante ans n’a pas su apaiser ces peurs et ces divisions.

L’on mesurera rapidement l’impact de l’offensive tous azimuts du chef de l’Etat. Mais l’on peut douter que cette longue semaine au « front », entre écoute, pédagogie et Histoire, suffise à restaurer une confiance en berne.

7 novembre 2018

Vogue Fashion Festival 2018, l’événement mode incontournable de l’automne

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7 novembre 2018

Extrait d'un shooting

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7 novembre 2018

Les Nadar, une légende de la photographie, à la BNF

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Les Nadar, pionniers de la photographie à partir de 1850, étaient trois : Félix Nadar, son demi-frère Adrien Tournachon et son fils Paul Nadar. Ils étaient aussi peintres, dessinateurs et inventeurs. La Bibliothèque nationale de France présente 300 œuvres qui témoignent des spécificités de chacun, de leur collaboration et de leurs rivalités : des portraits et autoportraits des trois et de leurs proches, des portraits de personnalités et d'artistes de leur temps, des photos de reportage… Du 16 octobre 2018 au 3 février 2019. Ici, Félix Nadar, "Sarah Bernhardt drapée en noir", 1864, BnF, département des Estampes et de la photographie.

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