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Jours tranquilles à Paris

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10 novembre 2018

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9 novembre 2018

Paris : Saint-Germain-des-Prés retrouve sa Hune

la hune

La galerie-librairie du quartier latin, dédiée à la photographie d’art, rouvre ce vendredi 9 novembre, un an après un incendie dévastateur. Sa première exposition est dédiée à la photographe de mode et de charme Ellen Von Unwerth.

Il y a un an presque jour pour jour, le 16 novembre 2017, près de 70 ans d’histoire de l’art, de la littérature et de la photographie disparaissaient dans la fumée d’un incendie dévastateur. De La Hune, galerie-librairie historique de Saint-Germain-des-Prés, ne restaient que les murs, des vitrines explosées et un magma dont rien ne pouvait être sauvé. C’était un soubresaut dramaturgique de plus, dans l’histoire de cette librairie autrefois généraliste, créée en 1949 sur le boulevard Saint-Germain, dont elle était l’un des repaires intellectuels et existentialistes. Un morceau de patrimoine, au même titre que les Deux Magots et le Flore, voisins de la place pavée.

L’incendie avait ravagé les locaux l’an passé

Déménagée rue de l’Abbaye en 2012, fermée en 2015 pour renaître 4 mois plus tard grâce aux fondateurs de YellowKorner, la maison d’édition spécialisée dans la photo d’art, La Hune retrouvait prestige et succès public lorsque cet après-midi du 16 novembre, le feu a rongé le rez-de-chaussée, gagné l’étage d’exposition, blessé 7 personnes et anéanti « deux années de travail acharné pour faire de ce lieu une galerie incontournable à Paris », ainsi que s’en désolaient les fondateurs. « Nos rêves et nos ambitions quant à eux ne sont pas partis en fumée, ils s’en trouvent au contraire décuplés », assuraient Alexandre de Metz et Paul-Antoine Briat, en promettant « un écrin encore plus beau, pour défendre la mission unique du lieu dans la photographie ».

Toujours la même atmosphère chic et sobre

Un an plus tard, dès ce vendredi 11 heures, le chaland passe à nouveau le seuil de la rue de l’Abbaye avec le sentiment de l’avoir quitté la veille. Même décor épuré, même atmosphère chic et sobre, noir en bas, blanc lumineux à l’étage des expos, même scénographie entièrement vouée à l’art photographique.

« Nous avons volontairement tout refait à l’identique, le sol massif, les moulures, les matériaux nobles… forcément, cela demande du temps, mais c’est un leu symbolique, pourquoi le bouleverser ? », confirme Alexandre de Metz, ouvertement « heureux du résultat, tout neuf mais à l’identique », pour une galerie-librairie lieu qui doit rattraper le temps perdu. « En deux ans, La Hune s’était bien inscrite dans le quartier, le concept des expositions monographiques de très grands noms de la photographie avait trouvé son public et pris sa vitesse de croisière… c’est ce que retrouvons dès la réouverture », assure le directeur.

Une expo photo pour la réouverture

Pendant 3 mois c’est la photographe allemande contemporaine Ellen von Unwerth, dont les clichés en couleurs et en noir et blanc célèbrent la femme et sa sensualité depuis plus de 30 ans, qui s’installe pour 3 mois. Les 25 œuvres exposées de « Guilty pleasures » pour la réouverture de La Hune, illustrent selon son enthousiaste directeur « l’ambition et la force de La Hune : défendre sa mission unique dans la photographie, proposer une programmation toujours plus riche, participer à faire de Paris la capitale mondiale de la photographie ! ». La réouverture a également été soutenue par la Semaest, la société d’économie mixte de la Ville de Paris, créée pour épauler les projets de « vitalité urbaine » dans les quartiers, notamment le maintien de librairies et commerces culturel dans le quartier latin.

La Hune, 16-18 rue de l’Abbaye (VIe), ouvert tous les jours de 11 heures à 19 heures.

9 novembre 2018

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9 novembre 2018

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9 novembre 2018

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9 novembre 2018

AURAY - La vie quotidienne pendant la Grande Guerre

auray1418

En haut, la place de la mairie au début du XXe siècle. A droite, des kermesses organisées au château de Moncan ont permis de réunir des fonds pour les œuvres de bienfaisance. En bas, de gauche à droite : le livret d’un concert tombola proposé en août 1915 à la salle des fêtes. Proposée à la chapelle du Saint-Esprit, une exposition permet actuellement de se plonger dans l’histoire alréenne pendant le Grande Guerre. Une affiche publiée pendant la Grande Guerre.

Pouponnière

Dès le début de la guerre, Auray, chef-lieu de canton au commerce actif, prend des mesures sociales. Pour permettre aux mères de travailler, une pouponnière est créée salle Saint-Joseph pour garder en journée les enfants (un mois à 2 ans). Dans les écoles, des « fourneaux économiques » sont créés « pour nourrir aux frais de la Ville, de 8 h du matin à 7 h du soir, les enfants au-dessous de 10 ans dont les pères sont partis à la guerre ». Fin août, ces dispositifs prennent fin, avec le versement des allocations militaires.

Allocations

Épouses et mères de soldats en perçoivent, après inscription. Fin 1914, les demandes sont « si nombreuses » à la sous-préfecture que « les erreurs pullulent ». Certaines femmes n’ont toujours rien reçu. « Pourquoi adresser le tout à Lorient ? Au chef-lieu de canton, on pourrait tout arranger avec plus d’ordre, de justice et surtout de célérité. » En 1916, 625 personnes touchent des allocations militaires. En mars 1917, la Ville compte 6 244 habitants.

Réfugiés

De 1914 à 1921, 816 réfugiés des zones de conflit ont été accueillis à Auray. En septembre 2014, ils sont 140 à arriver. Les trains « déversent » dans les gares de Bretagne « des foules qui fuient devant la horde sanguinaire ». Partis précipitamment, ils « n’ont pu emporter ni linge, ni vêtements ». En septembre 1915, 160 réfugiés du Nord arrivent. Ils sont logés à l’école communale des garçons « où de la paille fraîche leur fut distribuée pour s’y reposer ». Beaucoup d’enfants et jeunes en font partie. « On va s’occuper de les loger plus convenablement ». En décembre, 32 enfants arrivent de Thann (Alsace), avec leur institutrice.

Travail

En septembre 1914, une usine se retrouve sans travail : son patron fait appel à la mairie, qui octroie du pain à ces familles et à d’autres. Des équipes de dix hommes sont employées une semaine sur deux, notamment à l’école neuve des filles. En février 2016, un comité d’action agricole est mis en place. Sa mission : « Assurer le travail et l’ensemencement de toutes les terres. »

Vêtements

À la caserne Duguesclin, en novembre 2014, une centaine de femmes et enfants « tricotent ». Quinze Austro-allemands, tailleurs, « coupent et cousent toute la journée » : caleçons, tricots, ceintures en flanelle « pour nos soldats ». Ce mois, « plus de 1 000 vêtements chauds » ont été expédiés via la préfecture, laquelle fournit l’étoffe. Les tailleurs sont payés à la journée « à raison d’un bâton de chocolat d’une valeur de 0,07 centimes ».

Solidarités

En mai 1917, le nombre de prisonniers de guerre des cantons d’Auray et Pluvigner est estimé à 350. Les colis expédiés à ces hommes par le Comité alréen de secours s’élève alors à 4 880 en trois ans. Afin de réunir des fonds pour les œuvres, des fêtes et concerts sont organisés, notamment à la salle des fêtes (Petit théâtre) et sous les halles. Début août 1915, un « concert tombola » réunit 700 personnes. Des lots sont offerts par les habitants : cidre, huîtres, pommes de terre… Les écoliers vendent des insignes. Des kermesses ont lieu au château de Moncan. En mai 1916, on en est au 23e envoi de colis : biscuits, chocolat, boîtes de sardines, de pâté, confiture et deux paquets de tabac. Par ailleurs, de 1914 à fin 1915 (date de sa fermeture), des habitants versent des cotisations mensuelles à la Croix-Bleue, cantine gratuite tenue par les femmes de cheminots, pour les soldats passant en gare d’Auray. En ville, un comité met à disposition des militaires journaux, revues et jeux, tisanes et lessive le linge.

Jusqu’au 18 novembre, tous les jours, de 14 h à 18 h, « 14-18, une histoire alréenne de la Première Guerre mondiale », à la chapelle du Saint-Esprit, place du Four-Mollet. Gratuit.

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