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Jours tranquilles à Paris

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4 mai 2020

Dans une semaine... au boulot !

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4 mai 2020

Extrait d'un shooting - photo : Jacques Snap

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4 mai 2020

Morbihan : un préfet sur le pied de guerre

préfet du morbihan

« Des crises, j’en ai connu quelques-unes, certains réflexes reviennent d’une fois sur l’autre », confie Patrice Faure, préfet du Morbihan, ici à son bureau. Photo A.-C. J.

Anne-Cécile Juillet

Certaines décisions du préfet du Morbihan ont fait grincer des dents. Mais sa gestion précoce et radicale de la crise sanitaire tient pour l’heure du sans-faute.

Il était à peine plus de 23 h, ce dimanche pluvieux du 1er mars, lorsque les portables ont sonné chez les maires de Carnac, Crac’h et Auray. La préfecture du Morbihan leur annonce qu’un arrêté sera effectif dans quelques minutes, faisant basculer leurs habitants dans un confinement immédiat, exigeant la fermeture des écoles, interdisant les rassemblements. Le lendemain, le réveil est brutal : la Bretagne découvre que le lointain virus se propage désormais en son sein. Il faut stopper l’épidémie avant qu’elle ne devienne incontrôlable.

Au journal télévisé et sur les chaînes info, qui ont toutes missionné leurs envoyés spéciaux, un visage apparaît : celui de Patrice Faure, 52 ans. Cheveu court, lèvres fines, regard volontaire, l’homme n’est pas très grand mais il occupe l’espace. Le verbe est clair, tranchant, le style affûté.

Nul besoin pour lui de filer la métaphore guerrière : le préfet Faure est déjà dans le combat. Si les crises en terrorisent certains, en tétanisent d’autres, lui, il semble qu’elles le galvanisent.

Du CAP de pâtisserie à la DGSE

« J’ai un peu d’expérience en la matière », sourit-il, lorsqu’on le rencontre, ce mardi de fin avril, attablé pour écouter Édouard Philippe annoncer son plan de déconfinement, Moleskine et stylo-bille en main. « Des crises, j’en ai connu quelques-unes, certains réflexes reviennent d’une fois sur l’autre ». Il y a eu celle de la grippe H1N1 ou de la vache folle… Il y a surtout eu celles, plus nombreuses et plus discrètes, qu’il a affrontées dans sa carrière d’avant la préfectorale. Cette carrière militaire qui l’a « structuré » : « J’ai commencé avec un CAP de pâtissier : mon grand-père, boulanger dans la Drôme, m’a dit un jour qu’un métier de bouche nourrirait toujours son homme ». Un pragmatisme resté ancré, comme son accent rhônalpin. À 17 ans, bac en poche et sur dérogation, il s’engage dans l’infanterie parachutiste. « Un chef m’a encouragé à passer le concours de sous-officier. » Il réussit.

À 23 ans, il devient officier, intègre un régiment de forces spéciales et se fait repérer par la DGSE. C’est là qu’il passe la plus grande partie de sa carrière, et c’est évidemment celle dont il ne parle quasiment pas. À peine comprend-on qu’il a séjourné en Europe de l’Est et grenouillé vers les Comores.

« Certains énarques me prennent pour un hurluberlu »

Puis Patrice Faure se retrouve en cabinet ministériel. Un nouveau chef (il aime citer ceux qui l’ont fait avancer) lui souffle le conseil de passer dans la préfectorale : « Je n’ai pas le parcours typique du préfet, certains énarques me prennent pour un hurluberlu ! ». Avec sa femme - haut fonctionnaire également-, et leurs six enfants, il enchaîne les postes, à l’outre-mer et en métropole, à Paris ou à Rennes, dans cette Bretagne où il retape une maison et où il est inscrit dans un club d’aéromodélisme. Dans le privé, aussi, où il a fait une incursion pendant deux ans, à la tête d’une entreprise. On comprend son appétit pour la chose économique.

Une boucle Whatsapp pour les maires

Lorsqu’il arrive à Vannes, fin août 2019, c’est sa 26e mutation en 33 ans de service. Cette fois, il débarque de Guyane. En souvenir, il baptise du nom de fleuves guyanais les quatre jeunes poules qu’il a installées dans le parc de la préfecture.

Dans le Morbihan, il secoue le cocotier : réforme de l’action des services, dématérialisation tous azimuts, instauration de journées de cohésion à la préfecture et boucle Whatsapp pour répondre aux maires en direct…

Rapidement, on le raille sur son « style cow-boy » contre les trafics de stups et l’alcool au volant. Il se défend d’être autocrate : « J’assume de trancher mais tout le monde est autour de la table avant ».

De son passé, il sait la force du groupe. Et vante les mérites de sa directrice de cabinet, Véronique Solère, avec qui il affronte la bagarre contre le Covid-19 comme un binôme de commando. « Les mesures prises, radicales, ont été efficaces, et les études épidémiologiques le diront certainement : en les prenant sans attendre, Patrice Faure a certainement évité à la Bretagne un tsunami épidémique », loue Olivier Lepick, le maire de Carnac.

« L’image que je renvoie, je m’en fous »

Le style va-t-en-guerre du préfet Faure a eu davantage de mal à passer lorsqu’il a interdit l’achat à emporter d’alcools forts, après une augmentation significative des violences intrafamiliales en temps de confinement. « Paternaliste », « liberticide », « coup de comm’ » : onze jours plus tard, après avoir « marqué les esprits », il abroge son arrêté. Les insultes, reçues par dizaines, il les balaie d’un revers de la main, pour avoir traversé bien pire. « Moi, j’aurais dû finir adjudant-chef. Tout le reste, c’est du bonus. Je m’efforce de servir l’État, de lui rendre ce qu’il m’a donné. L’image que je renvoie, je m’en fous. »

4 mai 2020

'GIULIA IN THE FISH ROOM' UNE NOUVELLE HISTOIRE VISUELLE PAR 'GIANLUCA BONANNO' {NSFW / EDITORIAL EXCLUSIF}

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La photographe Gianluca Bonanno  et la mannequin  Giulia Biagioli se sont  associées pour l' éditorial exclusif NAKID intitulé `` Giulia In The Fish Room ''. Giulia a été photographiée dans cette pièce étrange, baignée d'une lumière bleue. C'était comme si Gianluca l'avait vue à travers le verre d'un aquarium et était capable de capturer l'essence même du moment vivant.

Si vous aimez cette histoire visuelle, montrez-leur un peu d'amour, ce n'est qu'un aperçu des choses incroyables qu'ils ont créées - rendez-vous sur leur Instagram ci-dessous pour en savoir plus sur cet artiste génial et soutenir leur créativité et votre inspiration quotidienne en les suivant !

Découvrez plus de Gianluca Bonanno et leur travail 

https://www.instagram.com/gianluca.bonanno/

http://www.gianlucabonanno.photo/

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4 mai 2020

Canal de Nantes à Brest

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4 mai 2020

Chronique - Tricot sexy, recettes aphrodisiaques : vive les loisirs créatifs érotiques !

Par Maïa Mazaurette

Profitons de notre nouvelle fièvre pour les travaux manuels pour nous occuper de nos libidos : la chroniqueuse de « La Matinale » Maïa Mazaurette fourmille d’idées.

LE SEXE SELON MAÏA

A quoi pensez-vous quand vous entendez le mot « sexualité » ? Des pratiques, des positions, des spermatozoïdes, des migraines ? Ce qu’on appelle « le sexe » ne se limite pourtant ni au génital ni à la reproduction.

Prenons la subite passion des Français pour le bricolage, la cuisine et les loisirs créatifs : pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups – s’occuper les mains, tout en créant des conditions favorables à sa libido – et préparer ainsi son déconfinement érotique ?

En anglais, on parle de « do it yourself » (« faites-le vous-même »). Voici donc nos conseils « libido it yourself ».

1. Matériel : tentez les accessoires « maison ».

Pas de sextoys ? Pas de problème. Non seulement YouTube regorge de tutoriels pour se bricoler des vaginettes plus ou moins confortables (souvent très moches), mais vous pourrez anticiper d’éventuelles prochaines vagues de confinement en testant les kits de moulage en silicone pour le pénis, qui possèdent comme de juste des versions vulves. Ces ersatz vous permettront de profiter de l’anatomie de votre partenaire, mais sans ses ronflements.

Si vous devez utiliser des fruits, des légumes ou des brosses à dents électriques, par pitié, couvrez-les d’un préservatif (vos muqueuses vous remercieront) et évitez de submerger les urgences de votre hôpital en perdant vos « créations » dans votre corps (si les pénétrations anales profondes étaient sans risque, notre glorieuse civilisation n’aurait pas inventé les plugs). Même chose pour les jeux bondage à base de ceintures, cravates, bas et autres câbles : faites preuve de bon sens, ne testez pas de pratiques dangereuses – encore moins l’asphyxie érotique.

Le Sextoy Collective a listé (en anglais) 37 objets ou produits que vous possédez probablement à la maison, et qui peuvent être utilisés comme accessoires sexuels. Mes préférés : les bains de bouche mentholés pour injecter une dose de frisson dans les fellations, la masturbation du pénis avec un collier de perles… ou l’installation du rideau de douche sur le lit pour les fantasmes plus salissants (je ne vous fais pas de dessin).

2. Désir : le point de croix, c’est sexy.

Commençons par des considérations sanitaires : je ne suis pas persuadée qu’il faille recycler vos culottes affriolantes en masques – quoique le résultat se commercialise en ligne pour pas moins de 20 dollars (18 euros) –, sauf si vous projetez des soirées « sexy pandémie ».

Les lecteurs et lectrices aux doigts de fée pourront cependant consulter les patrons et conseils de couture du site Instructables.com, qui montre comment bricoler soi-même des sous-vêtements, corsets, et même des strings en crochet. Le blog Creative Fashion propose également des porte-jarretelles ou des tutoriels pour transformer vos vieilles culottes en délicieuses petites choses échancrées.

Et pour les hommes ? Tournez-vous vers les patrons pour caleçons et bikinis (admirez ce délicieux string panthère), largement disponibles, y compris en vidéo. Les vrais mâles velus, allergiques à la lingerie, pourront se rabattre sur les faux tatouages faits maison (le site Tattooers.net suggère plusieurs techniques). Car qui n’a jamais rêvé de se transformer pendant quelques heures en Booba ou M. Pokora (n’oubliez pas les chaînes en or qui brillent) ? Pour ceux d’entre vous qui ont hâte de s’admirer avec un papillon au creux des hanches, sachez que la solution la plus simple consiste à dessiner à l’eye-liner, puis à fixer avec de la laque pour cheveux.

3. Fantasmes : quand porno rime avec perso.

En toute franchise, je préférerais que vous ne tourniez pas de sextape maison, pour au moins quatre raisons : 1) votre partenaire peut les diffuser, 2) votre smartphone peut être volé ou perdu, 3) vous pouvez être victime d’intrusion informatique, 4) l’offre de vidéos pornographiques gonzo est déjà pléthorique.

Si vous ne voulez pas écouter mes conseils, les applications de montage vidéo sont légion, et vous pourrez vous former avec le MOOC ouvert de la prestigieuse Ecole des Gobelins.

Moins risqué et plus original : la toute nouvelle plate-forme Earousal.com permet aux internautes de mettre leurs talents en commun pour créer des podcasts érotiques collaboratifs. Comment ça marche ? Certains font des propositions, d’autres écrivent, d’autres enregistrent… et les œuvres finales sont mises à disposition de tout le monde.

J’en ai déjà parlé dans cette chronique, mais le récent essai de Flore Cherry consacré à l’Ecriture érotique (éditions La Musardine, 173 pages, 18 euros) propose des tonnes d’exercices pour trouver son style, augmenter son vocabulaire et enflammer son public – qu’on parle de sexting ou de la rédaction d’une confession sexuelle en douze tomes.

4. Calories : quand le sexe nous prend à l’estomac.

Petit point santé : la recherche a démontré que nous sommes plus réceptifs aux propositions romantiques quand nous avons mangé (Université de San Diego, 2015). Ce confinement n’est pas propice aux régimes ? Tant mieux.

Faut-il pour autant se ruer sur l’immense choix de recettes aphrodisiaques disponibles en ligne ? A priori, non : s’il existait des aliments miraculeux, les fabricants de Viagra feraient faillite. Cependant, symboliquement, il n’y a rien de mal à tenter le coup : le suprême d’huîtres au gingembre agrémenté d’une touche de chocolat noir peut produire un effet placebo. C’est déjà ça de pris.

Pour les plus motivés d’entre vous (la sexperte ne répond plus de rien), voici deux options plus discutables : les cocktails sexués (comme les fameux Sex on the Beach ou Screaming Orgasm) ou la cuisine à base de semence masculine (pour des flans renversés vraiment renversants). Bon appétit.

5. Education : des ressources pour (ré)apprendre la sexualité.

Une semaine avant le déconfinement, pourquoi ne pas réviser les classiques du plaisir féminin ? Le timing s’y prête, puisque le site Climax vient de ressortir sa première saison de tutoriels vidéo consacrés au clitoris (pour les femmes qui veulent apprendre à se masturber… et leurs partenaires ayant besoin d’une remise à niveau). Si vous n’aimez pas les indications explicites, OhMyGodYes offre une formation similaire, mais sans gros plans.

La chaire Unesco Santé sexuelle et droits humains propose sur sa chaîne YouTube des dizaines de vidéos présentées par des experts en sexualité. Leurs programmes sont actuellement dévolus au confinement : au moment où j’écris ces lignes, vous avez la bagatelle de quinze heures de conversation à rattraper.

Toujours sur YouTube, la chaîne du collectif Erosticratie (qui organise chaque année le festival Erosphère) nous emmène chaque soir à la découverte d’un fantasme, d’une lecture, d’un objet ou d’un souvenir érotique.

Enfin, petit bonus (et recommandation personnelle) ! Le site de la galerie Saatchi, à Londres, propose pas moins de 24 000 œuvres érotiques pour vous inspirer (ou pour acheter, si le mécénat vous intéresse). Une excellente occasion de rappeler que sexualité et créativité font excellent ménage depuis les Vénus du paléolithique… et jusque dans nos travaux contemporains d’aiguille, de pinceau ou de spatule.

3 mai 2020

David Bellemere - photographe

bellemere33

3 mai 2020

Homo Erectus

homo sapiens

3 mai 2020

Sensual River from Artofdan Photography on Vimeo.

3 mai 2020

3 mai 1968 : début des événements de mai 68.

Les forces de l’ordre évacuent la Sorbonne occupée par des étudiants se réclamant du groupe du « 22 mars » et procèdent à des centaines d’arrestations. Des manifestations éclatent aussitôt dans tout le Quartier Latin.

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