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Jours tranquilles à Paris

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2 mai 2020

Le déconfinement dans les transports va-t-il virer au cauchemar opérationnel ?

Par Eric Béziat

Le gouvernement veut renforcer l’offre des transports urbains tout en faisant baisser la demande, pour permettre de respecter les règles de distanciation sociale. Pas si simple, s’inquiètent les opérateurs et les syndicats.

Le premier ministre l’a confessé lors de son adresse solennelle à l’Assemblée nationale, mardi 28 avril, l’organisation des transports en commun au temps de l’épidémie de Covid-19 est, avec l’école, l’un des sujets les plus ardus du dossier du déconfinement. Cela n’a pas empêché Edouard Philippe de prendre une série de décisions tranchées, qui pour être attendues, n’en suscitent pas moins beaucoup d’interrogations, voire de critiques de la part des acteurs de la mobilité.

Dans une France qui sera divisée entre départements « rouges » (où le coronavirus circule encore dangereusement) et « verts » (où le SARS-CoV-2 est peu actif), le chef du gouvernement a choisi de distinguer nettement entre la mobilité urbaine et les longs déplacements (de plus de 100 kilomètres). Mais en gardant, dans tous les cas, l’esprit tourné vers un principe phare : pas de mobilité débridée, pas de ruée dans les transports.

Concernant les bus, les métros, les tramways, le RER – soit les transports en commun des agglomérations –, le gouvernement a pris trois décisions clés. D’abord, et c’est la mesure la plus spectaculaire, « le port du masque sera rendu obligatoire dans tous les transports, métros comme bus », a déclaré le premier ministre. « S’agissant du port du masque, nous organiserons des contrôles avec les forces de l’ordre, avec les opérateurs de sûreté de la SNCF et de la RATP, et pour cela le cadre est bien posé », a précisé dans la foulée, sur France 5, le secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari.

Double mouvement

Ensuite, Edouard Philippe a expliqué vouloir d’une part « remonter au maximum l’offre de transport urbain », et d’autre part « faire baisser la demande ». Il a donné l’exemple de la RATP qui proposera, en région parisienne, une offre de 70 % de la normale le 11 mai (contre 30 % aujourd’hui). Quant à la limitation de la demande, elle passera par la promotion du télétravail, par l’étalement des horaires dans les entreprises, et par un accès des transports aux heures de pointe réservé aux seuls travailleurs.

Le but de ce double mouvement (montée de l’offre, baisse de la demande) est, tout simplement, de faire de la place dans les espaces réduits que sont les bus, les voitures de métro ou de tramway afin d’y limiter la propagation du virus. Car – et c’est là sa troisième décision majeure – le premier ministre souhaite que les règles de distanciation s’appliquent dans les transports dans toutes les situations.

« Les opérateurs devront, au moins pour les trois semaines [après le 11 mai], s’organiser pour permettre, même dans le métro, de respecter les gestes barrière, a souligné Edouard Philippe. Cela veut dire, par exemple, que la capacité du métro parisien sera (…) drastiquement réduite par rapport à la normale, qu’il faudra condamner un siège sur deux et favoriser par des marquages au sol la bonne répartition [des passagers], se préparer [aussi] à limiter les flux en cas d’affluence. »

Ce choix de la distanciation sociale en plus du port du masque, soit une décision clairement en faveur d’une sécurité sanitaire maximale, a pris de court les entreprises de transport, et pour tout dire va probablement leur rendre la vie impossible dans les semaines qui viennent. Toutes (SNCF, RATP, Keolis, Transdev) avaient milité pour le port du masque mais comme substitut à la distanciation. Finalement, elles auront les deux, et ce n’est pas une bonne nouvelle pour leur organisation opérationnelle.

« Cela va être l’apocalypse »

Stoïque en apparence, la RATP, premier transporteur en Ile-de-France, dit « avoir pris acte de ce choix » et « travailler à un plan de marquage au sol (…) et à la mise en place de [stickers] pour permettre d’espacer les voyageurs sur les sièges des quais des stations et des gares et dans les rames. » Mais en coulisse, on est nettement moins tranquille. La RATP veut à tout prix éviter les mouvements de foule qu’a connus le métro de Moscou il y a quelques jours quand il a été décidé d’y limiter les flux.

La SNCF, qui ne proposera le 11 mai en région parisienne que 50 % de son offre normale, s’aperçoit qu’elle ne pourra transporter que 15 % de son emport habituel de passagers franciliens aux heures de pointe.

Les transporteurs se tournent fébrilement vers les régions, autorités politiques organisatrices de la mobilité, pour organiser cette fameuse baisse de la demande de transport et le filtrage à l’entrée des stations. La SNCF a lancé « un appel solennel » aux employeurs pour qu’ils continuent le télétravail et aménagent leurs horaires.

En affichant leur perplexité, les syndicats des entreprises de transport disent tout haut ce que leurs patrons pensent tout bas. « La mise en œuvre de la décision politique de maintenir la distanciation, cela va être l’apocalypse, commente Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots. Il va falloir empêcher les gens de monter dans les trains. Je ne suis pas sûr qu’on ait le personnel pour faire ça. » « Tout cela est loin d’être précis, renchérit Erik Meyer, représentant de Sud-Rail. Que se passe-t-il pour les usagers sans masque ? Qui empêche l’accès aux trains, aux quais et aux gares ? On n’est pas sereins sur tous ces sujets. »

« Déconfinement plus compliqué que le confinement »

Même son de cloche, côté organisations syndicales de la RATP. « Un siège sur deux supprimé dans le métro ? Techniquement, on ne sait pas comment cela peut se faire, s’interroge Bertrand Hammache, secrétaire général de la CGT-RATP. C’est facile à décréter mais, dans le monde réel, c’est plus difficile à mettre en œuvre. » « Le déconfinement va être encore plus compliqué que le confinement », résume Thierry Babec, secrétaire général d’UNSA-RATP, le premier syndicat de la régie parisienne.

Pour les plus longs trajets, en revanche, la logique s’inverse. « S’agissant des déplacements interrégionaux, interdépartementaux, (…) nous voulons les réduire aux seuls motifs professionnels ou familiaux impérieux pour des raisons évidentes de limitation de la circulation du virus, a expliqué le premier ministre. Donc, nous allons continuer à réduire l’offre, à exiger une réservation obligatoire dans tous les trains TGV ou non, à décourager les déplacements entre départements. » Décidément ce déconfinement se fera à mobilité réduite.

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2 mai 2020

CHINE - tourisme

chine cité interdite ouverte

2 mai 2020

ERDEVEN - Un concert virtuellement déconfiné en soutien au Coota

erdeven concert

Le 17 août, les Wailing Trees avaient « retourné le Coota » ; ce samedi, Riwan, leur chanteur y retourne virtuellement pour un concert de soutien à suivre en direct sur le web. Photo Yann Le Lidec. (Yann Le Lidec)

Le Coota, café-concert de Kerhillio à Erdeven, sera virtuellement déconfiné, ce samedi, 2 mai, avec Riwan, chanteur des Wailing Trees en direct et en soutien via la Quarantaine Solidaire.

En cette période difficile pour le monde du spectacle, les artistes, tourneurs et les scènes indépendantes, Hureau Booking, association de booking, programme un concert chaque soir. En solo, chez eux, des artistes se produisent en direct sur le web en soutien à un lieu : des dons sont récoltés sur helloasso.com à destination du lieu, de l’artiste et du tourneur. Pour Sam Renault, le retour des Weeling Trees est un surcroît de bonheur : « je me souviens très fort de leur venue le 17 août dernier : un moment inoubliable, un concert de fous ! ». Pour les musiciens, le moment a aussi été magique ». Non seulement, ils avaient « retourné le Coota », comme ils le disaient, mais ils avaient aussi envoyé des « chansons qui n’existaient pas encore ».

« Comme toutes les bonnes choses pour le Coota, ça arrive comme ça, par hasard ! Là, en plus, ça tombe le jour de nos 12 ans ! », observe Sam, déjà dans le trip de ce concert bienvenu pour maintenir sur pied le Coota comme tous ces autres lieux de diffusion culturelle. « Je reçois beaucoup de messages de soutien d’artistes mais aussi d’habitués qui attendent qu’on puisse rouvrir ».

Pratique : Samedi 2 mai, 20 h sur Facebook/Confinement Musical ; lien via Facebook/Le Coota.

2 mai 2020

Marisa Papen

marisa belle

marisa born again

2 mai 2020

Jean Paul Goude

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2 mai 2020

Marine Le Pen - hier

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le pen02

2 mai 2020

Livraison du MUGUET...

muhguet du 1er mai

2 mai 2020

BRESIL - 5 000 morts du Covid-19 au Brésil : « Et alors ? », répond Bolsonaro

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Le « Et alors ? », lâché, mardi, par le président Jair Bolsonaro à un journaliste qui l’interrogeait sur le fait que plus de 5 000 Brésiliens étaient morts du Covid-19, a provoqué des cascades de réactions de gouverneurs, responsables politiques, professionnels de santé ou éditorialistes, outrés par l’absence d’empathie présidentielle. « Je suis désolé. Vous voulez que je fasse quoi ? Je suis Messias (Messie, son deuxième prénom, NDLR) mais je ne fais pas de miracle », avait répondu le président.

« Mettez-vous au travail », a lancé à Jaïr Bolsonaro Wilson Witzel, le gouverneur de l’État de Rio de Janeiro, au bord de l’implosion sanitaire. « Sortez de votre bulle de Brasilia », a, de son côté, déclaré Joao Doria, gouverneur de l’État de São Paulo. Avec officiellement 85 380 cas de contamination, mais 15 ou 20 fois plus d’après des scientifiques, et 5 901 morts, le Brésil voit se profiler un scénario à l’américaine ou à l’italienne.

Não é “E daí”?, não, presidente. Seja responsável. A sua “gripezinha” chegou e, em vez de continuar atacando os governadores, faça o seu trabalho. Sua atuação na maior crise de saúde do mundo é desastrosa. Pare de fazer política e trabalhe.— Wilson Witzel (@wilsonwitzel) April 29, 2020

2 mai 2020

Milo Moiré

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2 mai 2020

Rennes - Réouverture des plages : un raz-de-marée d’appels

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Photos prises à Erdeven

#RendezNousLaMer

Article de Philippe Créhange

Tous les voyants sont au vert pour un déconfinement progressif à compter du 11 mai en Bretagne. Mais le gouvernement exclut de rouvrir les plages avant le mois de juin. Dans la région, de nombreuses voix appellent à desserrer l’interdiction plus tôt.

C’est ce qui se nomme une marée montante. Le gouvernement vient de publier une carte provisoire du déconfinement où les quatre départements bretons apparaissent pour le moment en vert. De quoi multiplier les appels à la réouverture des plages et des accès à la mer dans la région à partir du 11 mai, alors qu’Édouard Philippe a affirmé qu’elles resteraient interdites au moins jusqu’en juin. Dernier message allant dans le sens d’un accès facilité aux côtes : celui du président du conseil régional.

Sur le réseau social Twitter, Loïg Chesnais-Girard « plaide pour que, sous l’autorité des maires, nous puissions les rouvrir au plus vite sans prendre de risques pour notre santé ». Et de rappeler qu’en Bretagne, « nos plages sont nos parcs et jardins ». « Nous avons aussi à travailler avec les propriétaires de ports de plaisance, maires ou Départements, sur le retour à la mer », précise-t-il au Télégramme. Tout en rappelant que la priorité est de conserver les départements bretons en vert. Car un retour à la mer n’est pas sans poser de questions. « La plage surchargée du dimanche ensoleillé restera un problème », poursuit le patron de l’exécutif breton. « Mais en kite surf, en canot pneumatique ou le long des plages ou de nos chemins côtiers, on peut organiser les choses pour ne pas augmenter les risques. À nous de desserrer le confinement sans provoquer de mouvements qui ruineraient les efforts faits. Il en va aussi de la santé et du moral de tous. La mer fait partie de notre équilibre. »

Pétition

Cet appel à une réouverture des plages et aux activités nautiques n’est pas le premier. De nombreux autres élus et personnalités ont fait part de leur volonté de pousser en ce sens. Le député LREM du Finistère, Didier Le Gac, indique militer depuis des semaines pour desserrer cette interdiction autour des pratiques nautiques individuelles. La navigatrice Anne Quéméré également, qui invite les Bretons à signer une pétition mise en ligne sur le site Mesopinions (26 000 signatures à la date de vendredi) et destinée à être envoyée à l’ensemble des préfets de Normandie et de l’arc atlantique.

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