BRETAGNE - Déconfinement. 100 km autorisés : L’avantage d’habiter Pontivy
En plein centre de la Bretagne, Pontivy est à moins de 100 km d’une grande partie de la Région. Une zone qu’il sera interdit de dépasser, sauf motif impérieux, à partir du lundi 11 mai.
Un rayon de 100 km autour de Pontivy permet de rejoindre une bonne partie de la Bretagne.
À 1 km autour de chez soi, pas de grandes différences. Mais avec 100 km maximum de déplacements autorisés à partir du 11 mai, mieux vaut habiter à Pontivy qu’à Brest.
Une bonne partie de la Bretagne
En plein centre de la Bretagne, la cité napoléonienne est à moins de 100 km d’une grande partie de la Région. Le périmètre s’étend ainsi de Saint-Malo à Morlaix au nord, et de Quimper à La Baule au sud, et englobe également Rennes.
De quoi s’évader un peu après huit semaines de confinement, en respectant bien entendu les mesures de distanciation sociales, et l’interdiction des plages, des sentiers côtiers et des rassemblements de plus de dix personnes, qu’ils soient privés ou publics.
Pour calculer une zone de 100 km autour de votre domicile : calcmaps.com/fr/map-radius/
Déconfinement. 100 km autorisés : L’avantage d’habiter Pontivy
A quel moment les plages vont-elles pouvoir rouvrir ?
Comme tous les lieux publics, les plages sont fermées depuis le début du confinement. Elles ne rouvriront pas le 11 mai et resteront mêmes fermées jusqu’au 1er juin, au moins. Un nouveau point sera fait par le gouvernement le 2 juin pour décider des mesures prises pour la suite du déconfinement.
Interrogé le 30 avril sur LCI par David Pujadas sur la possibilité de voir des touristes européens sur les plages françaises cet été, Olivier Véran, ministre de la Santé, ne s’est pas montré très optimiste : «Je n’ai pas la réponse à cette question, mais j’exprime des doutes de manière très franche.»
Egalement questionné dans la même émission par Olivier Paz, maire divers droite dans le Calvados, sur la possibilité que certaines plages, situées dans les départements classés verts, puissent rouvrir plus vite que d’autres, Olivier Véran a eu ces mots : «C’est aujourd’hui le cas s’agissant des parcs ou des jardins communaux. On peut imaginer que demain ce puisse être le cas pour les plages. Je ne peux pas vous répondre, mais vous noterez que nous avons fait la différenciation selon la gravité de l’épidémie d’un territoire à l’autre sur la question des espaces extérieurs, et les accès à ces espaces-là. Mais croyez-moi, dès que nous pourrons restaurer la vie à l’extérieur, faire repartir la machine touristique, rendre aux Français l’été auquel ils aspirent légitimement, nous le ferons. Mais uniquement quand cela ne les mettra pas en danger. C’est la règle de base depuis le début de la gestion de cette épidémie.»
L’inauguration de la Samaritaine reportée à février 2021
Article de Juliette Garnier
Le grand magasin parisien, propriété du groupe LVMH, devait ouvrir ses portes au mois d’avril, après quinze ans de travaux
Nouveau rebondissement rue de Rivoli, à Paris. Le grand magasin la Samaritaine, que LVMH devait inaugurer début avril, après quinze ans de travaux et 750 millions d’euros d’investissement, ne devrait ouvrir ses portes qu’en février 2021, d’après nos informations. Le groupe présidé par Bernard Arnault a informé ses fournisseurs du report de la date d’inauguration, quelques jours après la présentation de ses résultats trimestriels, jeudi 16 avril.
LVMH, dont les ventes ont chuté de 17 % sur les trois premiers mois de 2020, explique vouloir adapter les 20 000 mètres carrés de vente de la Samaritaine aux nouvelles normes imposées par les mesures de distanciation sociale en magasin en raison de la pandémie de Covid-19. Sollicité, le groupe n’a pas répondu à nos appels.
La Samaritaine juge probablement avoir du temps pour revoir les plans d’aménagement de l’ensemble du magasin. DFS, filiale chargée de l’activité de LVMH dans les aéroports, dont relève l’exploitation du grand magasin, estime que « le trafic passager en provenance d’Asie sera encore faible en fin d’année 2020 », rapporte un fabricant. Dès lors, l’enseigne, qui cible précisément les plus fortunés des touristes dans la capitale, préfère reporter cette inauguration à début 2021, en tablant sur un retour à la normale du tourisme à cette période de congés liés au Nouvel An chinois.
Activité en berne
L’équipe d’Eléonore De Boysson, vice-présidente de DFS pour l’Europe, devrait retoucher les plans d’aménagement de l’ensemble du magasin afin de le mettre en conformité avec les règles de distanciation sociale. DFS va redessiner les espaces d’encaissement, modifier les allées et les cabines d’essayage en vue de permettre à ses clients de déambuler aisément dans le magasin, sans l’appréhension de côtoyer de trop près d’autres visiteurs ou vendeurs.
Adossée à un palace de 72 chambres exploité sous l’enseigne Hôtel Cheval Blanc, autre filiale du groupe LVMH, la Samaritaine doit s’imposer comme la destination shopping des visiteurs à Paris. Plus de 600 marques y seront distribuées, dont la majorité des griffes de LVMH, maison mère de Louis Vuitton et de Celine. Le sous-sol est dévolu aux marques de cosmétiques, péché mignon des touristes lors de leurs achats dans la capitale. Le report de cette inauguration représente un coup dur pour le quartier. Les commerçants de la rue de Rivoli espéraient que la fréquentation de La Samaritaine ravive une activité en berne depuis le lancement de son chantier titanesque et revalorise ses fonds de commerce.
Bernard Arnault n’est pas le seul à s’inquiéter du sort du marché du tourisme en 2020. Nicolas Houzé est aussi sur le qui-vive. Le directeur général du groupe Galeries Lafayette, dont 50 % de la clientèle est d’origine étrangère dans son magasin du boulevard Haussmann, estime que le retour à la normale ne devrait avoir lieu « qu’au deuxième semestre 2021, au vu notamment de la situation des compagnies aériennes », a-t-il déclaré mardi 28 avril sur BFM-TV. Selon l’Organisation mondiale du tourisme, la crise liée au coronavirus devrait coûter entre 276 millions et 322 millions d’euros pour un marché évalué à 1 380 milliards d’euros en 2019.
Réouverture des plages : les Bretons mettent la pression
Le gouvernement a réaffirmé, ce samedi, sa position concernant les plages. La réouverture de ces dernières n’est pas au programme du 11 mai.
La non-réouverture des plages le 11 mai fait des vagues. Les adeptes de sports nautiques et certains élus espèrent faire changer d’avis au gouvernement qui campe sur sa position.
Solidarité coronavirus Bretagne
« Les plages, fermées depuis le début du confinement, resteront inaccessibles au public au moins jusqu’au 1er juin ». L’annonce faite, le 28 avril, par Édouard Philippe, le Premier ministre, lors de la présentation de son plan de déconfinement, reste en travers de la gorge de nombreux Bretons.
« Moins de risque que d’être dans le métro »
Entre pétitions et coups de gueule réclamant l’accès à la mer et aux chemins côtiers, c’est une véritable vague de mécontentement et d’incompréhension qui déferle sur Paris. Et ils sont nombreux à surfer dessus. À commencer par Ronan Loas, le maire de Ploemeur, commune du Morbihan comptant 17 km de côtes. « On ne demande pas le retour des serviettes sur la plage avec tout le monde qui s’agglutine dessus. Si les surfeurs, kitesurfeurs ou les planchistes sont sur l’océan, il y a moins de risque que d’être dans le métro ».
« On est plusieurs à faire du lobbying »
L’élu morbihannais est convaincu que la décision d’Édouard Philippe n’est pas définitive. « Je trouve qu’il y a un avis unanime sur le sujet. J’ai senti de la part du Préfet du Morbihan des signes d’ouverture. Il n’y a pas de blocage à son niveau », assure-t-il, tout en précisant que la décision n’appartient pas à la Préfecture. « On est plusieurs à faire du lobbying. Il n’est pas exclu qu’il y ait un assouplissement. Je pense qu’on peut être optimiste. »
Cet assouplissement, les surfeurs le réclament également. « Les Bretons ont besoin de retrouver leur espace », assure Stéphane Ibarboure, le président de la Ligue de Bretagne de surf. « Tout le mouvement breton, et pas uniquement le nautisme, milite pour pouvoir réouvrir le 11 mai. Je pense qu’on sera entendu ».
Du côté de la Ligue de Bretagne de voile, l’envie d’aller sur l’eau est la même. « Notre souhait est que nous puissions à partir du 11 mai aller à la mer, que ce soit au départ des plages, des cales ou des ports de plaisance », détaille son président, Bruno Le Breton, qui se montre toutefois moins optimiste que son collègue du surf. « On travaille pour mais j’ai un doute qu’on aille sur l’eau en mai ».
Castaner : « Les plages resteront fermées »
Des plages aux sentiers côtiers, il n’y a qu’un pas. Et là aussi, l’incompréhension et la colère sont vives face à l’interdiction de les fouler avant début juin. « Nos instances nationales sont en contact avec le ministère des Sports. Et les choses avancent », assure Christian Capoen, le président breton de la Fédération française de la randonnée pédestre.
Son enthousiasme et celui de milliers de Bretons ont été douchés, samedi après-midi, par Christophe Castaner. Le ministre de l’Intérieur a répété que l’accès aux plages restait interdit jusqu’au début juin. La vague bretonne n’a pas fini de grossir…
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Covid-19 : la course au vaccin s’accélère, non sans risques
COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)
Fierté professionnelle, profits faramineux, philanthropie… les motivations sont nombreuses dans la course au vaccin contre le Covid-19. Mais outre le défi scientifique lui-même, nombreux seront les problèmes à résoudre avant de pouvoir vacciner la planète.
Avec plus de 115 projets de vaccins actuellement en développement dans le monde, “la science va tellement vite et prend tellement de libertés avec les règles de fonctionnement habituelles que même les développeurs de vaccins les plus aguerris ne savent pas à quoi s’attendre”, observe le Washington Post.
Toutes les grandes puissances scientifiques du monde participent à la course, qui reste “dominée par des biotechs. Les grands groupes pharmaceutiques ne sont pas tous au rendez-vous”, remarque Le Soir. Le numéro un mondial des vaccins, GSK, basé en Belgique, ne travaille pas activement sur le Covid-19, à l’instar d’autres géants du médicament, frileux face aux incertitudes liées au virus, “allergiques aux risques et avant tout focalisés sur le retour sur investissement”, note le journal.
Il faut reconnaître que la liste des défis à relever est herculéenne. Les étapes scientifiques du développement d’un vaccin, “qui se déroulent normalement sur plusieurs années – expérimentation animale, études toxicologiques, expériences en laboratoire, essais sur l’homme, organisation de la production – sont aujourd’hui accélérées et réalisées en parallèle”, explique le Washington Post. Une “précipitation” qui n’est pas sans risques.
Les experts en vaccins insistent sur le fait que beaucoup d’effets secondaires rares ne peuvent être repérés que dans des études à très grande échelle, ou par l’observation de la population après le déploiement du vaccin. Ils craignent par-dessus tout que les vaccins ne puissent aggraver la maladie chez certains patients.
Et quand bien même les scientifiques finiraient par découvrir le Graal, les experts soulignent que “le vaccin qui aura le plus de succès ne sera pas le plus efficace, mais celui qui pourra être produit à grande échelle”, souligne El País.
Car il faudra plusieurs milliards de doses pour vacciner la planète – plus encore si le vaccin nécessite une double injection – et plusieurs experts mettent en garde, par exemple, contre la pénurie probable de verre pharmaceutique pour produire le nombre de flacons nécessaires à sa distribution.
Un vaccin en octobre ?
Plusieurs organisations internationales s’inquiètent aussi de la focalisation exclusive sur le Covid-19, qui a déjà entraîné des retards dans “35 campagnes de vaccination, avec des résultats désastreux”, relève El País. Selon l’Unicef, 37 millions d’enfants pourraient contracter des maladies évitables, comme la rougeole.
Les travaux sur le vaccin souffrent également d’un contexte géopolitique tendu, souligne le New York Times. “À une époque de nationalisme intense, la géopolitique de la course au vaccin s’avère aussi complexe que la médecine”, écrit le quotidien. “Des mois d’insultes mutuelles entre les États-Unis et la Chine sur les origines du virus ont empoisonné la plupart des efforts de coopération entre les deux pays”. Et le gouvernement de Donald Trump “a déjà averti que les découvertes américaines devraient être protégées du vol – principalement de la Chine”.
C’est dans ce contexte que l’Union européenne (UE) a annoncé le lancement d’un “programme médical international pour piloter la lutte globale contre le coronavirus, avec l’engagement initial de lever 8 milliards de dollars pour trouver un vaccin et un traitement contre la pandémie”, rapporte The Independent.
Les détails seront communiqués lundi, lors d’une conférence virtuelle, à l’initiative de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Norvège, et des institutions européennes. “Si nous pouvons développer un vaccin produit mondialement, pour le monde entier, ce sera un bien commun, unique et global, du XXIe siècle. Ensemble, avec nos partenaires, nous nous engageons à le rendre accessible à tous, à un prix raisonnable”, écrivent les participants dans une lettre au quotidien britannique.
La Fondation de Melinda et Bill Gates est partenaire de l’opération, qu’elle contribuera à financer. Dans une interview à Politico, Mme Gates explique son choix par le fait que “ce sont les leaders européens, honnêtement, qui comprennent que nous avons besoin d’une coopération internationale. Je crois qu’ils font du mieux qu’ils peuvent dans cette situation”.
Malgré tous les obstacles, Le Temps veut croire “qu’il n’est pas irréaliste de viser le mois d’octobre pour avoir un vaccin prêt à être diffusé”.
“L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne l’incroyable réactivité de la communauté scientifique et rappelle que le premier essai de vaccin a démarré soixante jours à peine après que la séquence génétique du virus a été partagée par le Chine”, ajoute le quotidien suisse. “Mais malgré des procédures accélérées, relève l’institution, le développement d’un vaccin contre le Covid-19 prendra du temps”.




















