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Jours tranquilles à Paris

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29 janvier 2020

Exposition à la Fab - save the date

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La hardiesse

Dans la collection d’art contemporain d’agnès b.

2 février → 30 avril 2020

“À la Fab, lieu qu’elle inaugure en février 2020, agnès b. met en scène sa collection d’art contemporain dans un espace aux activités multiples qui reflètent la pluralité des influences, des amitiés et des admirations de cette créatrice qui a accompagné, soutenu et défendu nombre d’artistes majeurs de ces dernières années. De cette énergie et implication indéniables, on attend avec impatience la retranscription dans une scènographie qui honore la promesse du titre, cette hardiesse à l’œuvre dans nombre des pièces de sa belle collection.”

Le point de vue de Guillaume Benoit avant l’ouverture de l’exposition

Au fil des années, agnès b. a constitué une importante collection d’art contemporain qui compte aujourd’hui près de 5000 pièces. C’est au gré d’affinités, de rencontres avec des cultures et des réseaux très divers, en fonction d’ « histoires naturelles », qu’elle a réuni un ensemble unique en son genre, présenté ici sous le thème la hardiesse.

La collection d’agnès b. constitue un corpus multiforme en constante évolution, comprenant photographies, dessins, peintures, sculptures, installations, son, vidéo et films. Rare et atypique, la collection est indissociable d’une dynamique de production et de diffusion artistique, participant d’un engagement qui va au-delà de la position de simple collectionneuse privée. En effet, agnès est aussi mécène et producteur, en permanente interaction avec la scène artistique internationale, autant dans le domaine des arts visuels — à partir de la galerie du jour notamment — que du cinéma, de la musique, du spectacle vivant ou de l’édition avec entre autres le point d’ironie.

agnes b

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29 janvier 2020

Guide Michelin : quatre nouvelles premières étoiles en Bretagne

michelin en bretagne

Nicolas Carro (Carantec), à gauche, et Anthony Avoine (Trébeurden) décrochent leur première étoile. (Photo T.D.)

Trois nouveaux trois étoiles ont été couronnés, et le chef paimpolais Glenn Viel, aux Baux-de-Provence, met ainsi la Bretagne à l’honneur. Anthony Avoine à Trébeurden, Nicolas Carro à Carantec, Tugdual Debéthune à Rennes et Jérémie Louis à Locguénolé gagnent, eux, leur première étoile.

Cette année, le coup de semonce du Michelin est parti tôt, dès le 17 janvier, lorsque l’on a appris que la table de Paul Bocuse était rétrogradée. Gwendal Poullennec, le directeur international du guide rouge, est allé en personne prévenir la brigade lyonnaise qu’elle perdait sa troisième étoile obtenue en 1965.

Mais pour le reste, petite marée, comme on dit sur les criées, lorsque le chalut ne ramène pas de gros poissons. Le millésime 2020 récompense cependant quatre nouvelles premières étoiles en Bretagne. Dans le Morbihan, Jérémie Louis apporte un premier macaron au Château de Locguénolé, à Kervignac, au célèbre Relais & Châteaux. Et Tugdual Debéthune décroche sa première récompense, à Rennes, pour Holen. « Je suis sur un petit nuage », dit-il sous le coup de l’émotion.

Le soutien des compagnes

Anthony Avoine, 27 ans, au Manoir de Lan Kerellec, à Trébeurden (22), parvient lui aussi à gravir la première marche du Michelin. « Un de mes plats favoris, c’est le homard, servi avec une spirale de pommes de terre, aux oignons de Roscoff », confie ce Normand d’origine. Fils de boulanger, il voulait être pompier avant de se tourner vers les fourneaux, ce qui est une autre façon d’apprivoiser les flammes.

À Carantec, Nicolas Carro, 30 ans, qui a repris en octobre dernier le restaurant où Patrick Jeffroy avait deux étoiles, s’estime heureux de franchir la première étape du marathon gastronomique que font tous les chefs qui ont la tête dans les étoiles. « Je suis né à côté de Loudéac, un vrai Breton pur beurre », déclare ce fils d’agriculteurs, qui se consacre désormais à « donner des émotions ». Rouget de Roscoff à la vinaigrette de sarrazin, au butternut et radis noir, telle est sa profession de foi, après avoir fait ses premiers pas en cuisine en Alsace. Élodie, son épouse, chef de rang, l’épaule notamment à la comptabilité, et tous les chefs ont reconnu le soutien indispensable que constitue une compagne.

« Un grand bonheur »

Stéphanie Le Quellec a, elle, salué son mari David, qui l’a aidée à obtenir sa deuxième étoile après avoir quitté l’an dernier le palace parisien, où elle était chef salariée. « J’ai eu l’impression de faire un grand saut dans le vide en ouvrant mon propre restaurant, La Scène, avenue Matignon, et c’est un grand bonheur d’être si vite récompensée par deux étoiles », lance-t-elle en enfilant sa veste blanche. Seconde Bretonne honorée par le guide rouge, Virginie Apparé, est une des lauréates d’une nouvelle catégorie : Passion dessert. La pâtissière du restaurant La Butte à Plouider (29), une des meilleures tables du Finistère, a été félicitée par Pierre Hermé en personne. Le Picasso des gâteaux en a profité pour rappeler sa maxime favorite : « Le salé pour se nourrir, le sucré pour le plaisir ».

Le Breton Éric Beaumard, qui travaille aux côtés de Christian Le Squer, au Cinq à Paris (trois étoiles) a reçu le Prix Michelin de la Sommellerie pour l’ensemble de son travail remarquable. Formateur hors pair, ce passionné est un mentor pour la jeune génération qu’il prend plaisir à accompagner.

Une troisième étoile liée à la Bretagne

Il faut aller jusqu’en Provence pour trouver une troisième étoile associée à la Bretagne, où Glenn Viel, originaire de Paimpol, réussit à faire oublier la cuisine au beurre pour l’huile d’olive. Catogan, et enthousiasme de conquérant, il redonne à L’Oustau de Baumanière cette troisième étoile perdue en 1990. Les portes du paradis ne sont jamais ainsi totalement fermées pour le guide Michelin, qui tient aujourd’hui à mettre l’accent sur le développement durable avec un macaron vert, en saluant les efforts entrepris par les cuisiniers en faveur de l’environnement. Source : Le Télégramme

29 janvier 2020

Free Nipples

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29 janvier 2020

Vanille

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En France, le sexe conventionnel a beaucoup été qualifié de « à la papa ». C’était avant que les darons ne deviennent des objets sexuels convoités (du dadbod, avec sa petite bedaine, au DILF, le Dad I’d like to fuck) ! Heureusement, un nouveau mot est arrivé : vanille. Est vanille toute sexualité ne comportant aucune bizarrerie ni contrainte, type domination, douleur, fétichisme ou jeu de rôle.

Cette appellation tire son origine (contrôlée) de l’univers des crèmes glacées : la vanille est basique, ne demande pas de palais éduqué… mais parade au sommet des parfums préférés des Français avec 19 % d’adeptes, devant le chocolat (Harris Interactive, juillet).

Une personne peut être vanille, une pratique aussi. Dans les deux cas, l’expression est péjorative : c’est le goût de la masse, industriel, pour les personnes dénuées d’imagination et d’aventure… contrairement aux amateurs de curiosités et autres sex-gourous qui se vantent d’incarner le bon goût. D’ailleurs, à de rares exceptions près, seules les personnes non vanille utilisent le mot « vanille » – en connaître l’existence est une gourmandise d’initiés.

Le problème consiste alors à se mettre d’accord sur les conventions : si les donjons et autres rêves de cuir sont unanimement considérés comme non vanille, que dire des mots salaces ? Des griffures ? De la pénétration anale ? Où commence le royaume rhum-raisin ? Par chance, l’étymologie vient à notre rescousse : la vanille est issue du latin vagina, la « gaine », qui donnera vagin au XVIIe siècle. Sans surprise, le sexe à la papa est donc celui qui sert à faire les bébés.

28 janvier 2020

CHARLIE HEBDO

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28 janvier 2020

Histoire d'un regard

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28 janvier 2020

Serge Gainsbourg photographié par William Klein

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28 janvier 2020

Tombe du soldat inconnu

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Un jour en France. Il y a 99 ans, le 28 janvier 1921, mise en place du cercueil du Soldat inconnu sous l'Arc-de Triomphe en hommage aux soldats français morts pendant la première guerre mondiale. Photo : Roger Viollet 

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28 janvier 2020

Municipales : la gestion chaotique du DRH Macron

Par Olivier Faye, Alexandre Lemarié, Solenn de Royer - Le Monde

De Paris à Biarritz, en passant par Lyon, le chef de l’Etat n’a pas tranché entre les candidats rivaux issus de son camp, laissant le champ libre aux luttes fratricides.

Comme souvent, c’est dans le bureau d’Emmanuel Macron que les affaires de la majorité se règlent… Ou ne se règlent pas. Dimanche 26 janvier, le chef de l’Etat convoquait à l’Elysée le dissident Cédric Villani pour tenter de le convaincre de se ranger derrière le candidat officiel de La République en marche (LRM) aux élections municipales à Paris, Benjamin Griveaux. En vain. En sortant de son rendez-vous, le mathématicien a déclaré maintenir sa candidature, actant « une divergence majeure » avec le chef de l’Etat. Un camouflet infligé en direct sur les chaînes d’information en continu. En réponse, le délégué général de LRM, Stanislas Guerini, a annoncé lancer une procédure d’exclusion du parti présidentiel contre le député de l’Essonne.

Enième épisode d’un psychodrame qui signe une gestion chaotique des élections municipales par les macronistes. En particulier de la part du président de la République, qui s’est impliqué à tous les niveaux de la chaîne de montage, téléphonant aux uns, recevant les autres, et appliquant une règle insécurisante pour tous : celle du darwinisme politique. Manière de laisser les concurrences s’échauffer et de voir qui tiendra debout à l’arrivée.

Une stratégie appliquée au cas parisien, jusqu’à ce que les sondages laissent apparaître, à moins de deux mois du scrutin, que la réélection d’Anne Hidalgo pouvait être en bonne voie. « L’exclusion de Villani, il aurait fallu la faire avant que cela ne fasse tache d’huile, regrette un député LRM. Le darwinisme, c’est une façon d’expliquer une mauvaise gestion de ces élections municipales. »

Dossier embarrassant pour la majorité

Car le scénario s’est répété à l’envi depuis des mois. A Biarritz, M. Macron laisse ainsi deux de ses ministres s’affronter sur deux listes différentes, et n’a toujours pas tranché. Après plusieurs semaines de flottement, le chef de l’Etat a reçu à l’Elysée des dirigeants du parti, le 17 janvier, pour tenter de clore rapidement ce dossier aussi sensible qu’embarrassant pour la majorité. Mais il a une nouvelle fois tergiversé.

Le bureau exécutif de LRM devrait prendre position, mercredi, en accordant un soutien au maire MoDem sortant, Michel Veunac, allié au secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne. Et ainsi opter en faveur de ce dernier dans le duel fratricide qui l’oppose au ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, qui a lancé sa propre liste.

« Le président procrastine toujours avant de décider », regrette un responsable de la majorité. Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir le dossier sur sa table depuis longtemps. « On est plusieurs à avoir dit depuis de longs mois qu’il se passe un truc à Biarritz. Chacun s’est dit que ça allait se régler tout seul, alors que, dès le départ, il y avait tous les ingrédients pour que ça mousse », s’agace un conseiller de l’exécutif.

Mais M. Macron n’a pas pour habitude d’empêcher les initiatives. « Il a un mal fou à dire aux gens d’arrêter de faire des choses dont ils ont envie, ça lui est personnellement coûteux », observe une ministre. Ce « fonctionnement libéral » a parfois « ses limites », regrette un familier du pouvoir : « Laisser les gens faire, c’est bien. Laisser le bordel s’installer, c’est moins bien… »

Affectif

Une dimension stratégique, qui s’accompagne d’un caractère affectif. « Le président déteste choisir entre les gens qu’il aime », explique un proche. Pendant des mois, M. Macron a eu par exemple toutes les peines du monde à mettre un terme au bras de fer opposant Gérard Collomb et David Kimelfeld pour la présidence de la métropole de Lyon, alors que tous deux font partie de la majorité. Il a finalement arbitré en octobre 2019 en faveur du premier, qui est l’un de ses soutiens historiques. Cela n’a pas empêché M. Kimelfeld de se lancer en dissident, malgré les multiples efforts du chef de l’Etat pour tenter de les rabibocher.

Macron avait ainsi reçu les deux rivaux à l’Elysée, le 18 juillet. Il avait proposé à Kimelfeld de laisser la métropole à Collomb pendant trois ans, avant d’en prendre les rênes à mi-mandat. Fin de non-recevoir de l’actuel patron de la métropole, qui s’est même payé le luxe de ne pas prendre le président au téléphone, alors qu’il se trouvait dans un TGV entre Paris et Lyon, le 16 octobre, à quelques heures de son premier meeting. Ce jour-là, M. Macron lui laisse un message : « De grâce, évitons les divisions qui conduiront à un immense gâchis. Il faut se remettre autour de la table. Je compte sur toi. » Encore une fois, en vain.

Cette incapacité à trancher certains cas stratégiques s’accompagne d’une propension à se disperser, et à s’attacher à des dossiers de moindre importance. « Il fait du micromanagement et s’occupe parfois de beaucoup de petites choses – en nous demandant par exemple de répondre à un maire d’une commune de 4 000 habitants – alors qu’on a un problème non résolu dans une grosse ville », soupire un stratège macroniste, au fait de la préparation des municipales. Ce souci de « s’occuper de tout » n’a pas empêché l’émergence de dissidences au sein de la majorité dans plusieurs villes, que ce soit à Villeurbanne, Annecy, Metz ou Besançon.

« Erreurs de casting »

Aux yeux de ses fidèles, les difficultés rencontrées par le chef de l’Etat dans la préparation des municipales illustrent une faiblesse de sa part dans la gestion des ressources humaines. « Il a beaucoup de qualités mais en tant que DRH, Emmanuel Macron n’est pas bon », estime une ministre. Depuis le début du quinquennat, ses propres troupes reconnaissent plusieurs « erreurs de casting » de sa part, comme le choix d’imposer Nathalie Loiseau en tête de liste aux élections européennes ou plus récemment, de proposer Sylvie Goulard au poste de commissaire européen. Outre une incapacité à anticiper les départs de certains ministres de poids, comme Nicolas Hulot et Gérard Collomb en 2018, le chef de l’Etat prend toujours beaucoup de temps pour remplacer les partants, lors des remaniements. Depuis 2017, seize ministres ont déjà quitté le gouvernement.

Au-delà d’un « problème de banc de touche », certains de ses proches évoquent un déficit d’expérience politique. « Le président n’a jamais été chef de parti, explique l’un d’eux. Contrairement à Sarkozy et Hollande, qui veillaient à placer leurs fidèles à la bonne place, Macron n’a jamais eu d’appétence pour les réseaux politiques constitués. Il n’a pas cette culture. »

La sienne, davantage héritée du monde de l’entreprise, consiste plutôt à jouer la concurrence interne. « Comme il n’a pas été formé dans les partis politiques ou dans des organisations de jeunesse qui lui auraient donné l’ADN de la gestion des conflits internes, il croit que chacun doit faire la preuve de sa propre force pour gagner », analyse un ministre. Au risque de distiller le poison de la division.

28 janvier 2020

Ren Hang

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