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Jours tranquilles à Paris

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26 janvier 2020

Le défilé du Nouvel an chinois prévu aujourd’hui à Paris est annulé

France-Coronavirus: Le défilé du Nouvel an chinois prévu aujourd’hui à Paris est annulé, annonce Anne Hidalgo (Europe 1/CNews

Invitée du Grand Rendez-Vous d’Europe 1 et de CNews, Anne Hidalgo, maire de Paris, annonce que la communauté chinoise de la capitale a décidé d’elle-même d’annuler le défilé du Nouvel an chinois, prévu cet après-midi place de la République.

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26 janvier 2020

Exposition/Happenings... save the date

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26 janvier 2020

Isabelle Huppert

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26 janvier 2020

La CULTURE

culture

26 janvier 2020

Extrait d'un shooting. Photos : Jacques Snap

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shoot couple

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26 janvier 2020

Anna Johansson

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26 janvier 2020

Sexualités : au programme des années 2020

Par Maïa Mazaurette - Le Monde

Et maintenant, on fait quoi ? Si les « tendances sexe » n’existent pas, les évolutions culturelles, si, plaide la chroniqueuse de la Matinale Maïa Mazaurette, qui dresse sa liste des changements à venir.

LE SEXE SELON MAÏA

Quelles seront les prochaines « tendances sexe » ? Désolée, ma boule de cristal n’annonce aucune résurgence du missionnaire, aucun sursaut du côté de la lingerie masculine, aucune montée en grâce du testicule gauche, aucune ferveur « véganosexuelle ». Les tendances sexe n’existent pas. Mais les évolutions culturelles, les lames de fond, existent bel et bien.

On a d’ailleurs pu le constater lors de la décennie qui vient de s’écouler, et de manière spectaculaire. Tout a été remis en question : le sexe qu’on a, le sexe qu’on fait, le sexe qu’on (se) représente. Avec qui, comment, pourquoi, dans quelle position, selon quelles dynamiques de pouvoir. Des évidences millénaires ont été chamboulées : qu’est-ce qu’un homme ou une femme, qu’est-ce qu’un rapport sexuel ?

Ces questions ont médiatisé les théories du genre, les transidentités, l’asexualité, le « bizarre », le polyamour, le concept de zone grise, le slut-shaming (qui culpabilise les femmes sexuellement audacieuses), les violences sexuelles, mais aussi le rejet des normes de performance et d’acceptabilité corporelles (il n’y a plus de consensus concernant les poils, les tétons ou la vulve parfaite). Autant de nouveaux outils, et qui en appellent encore d’autres.

Il reste de nombreux champs à explorer. Tant mieux. D’autant que, grâce à ma boule de cristal, vous pouvez d’ores et déjà vous y préparer. Alors, que nous réservent les années 20 ?

1. La libération du corps masculin est en marche

En dix ans, le clitoris est passé de l’ombre au statut d’objet pop-culturel. Il est même marchandisé. Faudra-t-il attendre 2029 pour acheter des chaussettes « scrotum », ou décorer son sapin de Noël avec des petites prostates argentées ? L’avenir nous le dira, mais si j’étais vous, j’investirais en bourse, parce que les masculinités se retrouvent de plus en plus régulièrement sous les projecteurs.

Galvanisés par les publications et podcasts dédiés (Ivan Jablonka, Olivia Gazalé, Victoire Tuaillon, Thomas Messias, etc.), les hommes ne sauraient plus tarder à contester leur désastreuse image sexuelle - celle de créatures vaguement animales, agressives, constamment en demande, contraintes à la performance, quand elles ne sont pas réduites à de simples machines.

Maintenant que la dignité féminine avance sur tous les fronts, la question de la dignité masculine doit être posée. Elle sera accompagnée de réflexions portant sur le contrôle social du corps et des émotions des hommes, sur l’homophobie et, bien entendu, sur un potentiel de jouissance qui réduit leur corps au génital, le génital au pénis, et le pénis à ses capacités érectiles. Il est temps de rendre aux hommes leur intégrité.

2. Le « female gaze » va faire sa révolution

La libération du corps masculin entraînera naturellement son érotisation par les femmes hétérosexuelles. Mieux vaut tard que jamais ! Car depuis la théorisation, en 1975, du « male gaze » (regard masculin), que l’on doit à la critique de cinéma Laura Mulvey, le « female gaze » s’est essentiellement tourné vers des corps de femmes - souvent via des autoportraits. C’est bien. Mais ça ne suffit pas.

Maintenant que nous avons rendu aux femmes leur clitoris, il va falloir leur rendre leur œil, afin qu’elles-mêmes puissent rendre aux hommes leur potentiel érotique. Ce qui signifie que ces derniers puissent se rendre désirables en s’appropriant les outils de production de la beauté (sport, vêtements, cosmétiques, tatouages, tout ce qui leur plaira), sans se faire rappeler à l’ordre par les homophobes et machos de service, sans se faire humilier ou menacer, et sans que soit délégitimé l’intérêt que leur plastique suscite.

Pour le moment, une femme témoignant de son admiration pour le corps d’un homme se voit culpabilisée, taxée de superficialité ou de nymphomanie. Mais ça va changer.

3. Le renoncement à un imaginaire de la violence

L’Europe a réussi à se détourner de l’esclavage, de la torture et de la peine de mort (même s’il y a des ratés). Elle prétend renoncer aux violences sur les enfants. Elle commence à se préoccuper des violences sur les animaux. Ce mouvement va imprégner notre imaginaire sexuel : dans une décennie ou dans un siècle, les fantasmes de viol, de contrainte, de domination ou de soumission auront très nettement reculé. Pas parce qu’ils sont intrinsèquement mauvais. Mais parce que les conditions de leur apparition auront reculé.

Pour le moment, la virilité est encore liée à l’agressivité, tandis que les femmes sont priées de s’accommoder d’un masochisme présenté comme « naturellement féminin » (on attend toujours la découverte de ce fameux gène du masochisme). Rendons-nous à l’évidence : on ne peut pas remettre en cause ce que Noémie Renard appelle « la culture du viol » – son essai éponyme (ed. Les petits matins), publié en 2018, est d’une clarté remarquable – si on persiste à se masturber dessus. Or comme il est plus facile de changer d’habitudes masturbatoires que de justifier les violences sexuelles, alors, nécessairement, une nouvelle érotique doit, et va, émerger.

4. Fin de partie pour la pornographie

Selon les derniers chiffres dont nous disposons, et qui concernent la Suisse, le X concerne les hommes et les femmes de manière diamétralement opposée : 85 % des hommes consomment au moins régulièrement, tandis que 85 % des femmes ne consomment pas ou quasiment pas. Il s’agit donc d’un raz-de-marée essentiellement masculin.

Nos inquiétudes sont, pour l’instant, concentrées sur les mineurs exposés. Elles devraient prochainement s’étendre aux majeurs tatoués et vaccinés, sans tomber dans le piège de la caricature. Non, la pornographie n’encourage pas le viol. Mais elle a des conséquences. Personne ne peut ingérer des kilomètres de séquences redoutablement similaires, plusieurs fois par semaine, pendant des années ou des décennies, sans que cela constitue une forme de lavage de cerveau.

Non seulement la prééminence du porno mainstream pose des problèmes de contenus (stylisés, caricaturaux, violents) et de production (absence de contrats et de protection intellectuelle), mais le média lui-même est tragiquement répétitif. Le tout-visuel, le faux amateur, la codification des scènes, les limites de la 2D vont créer les conditions d’un dépassement en tenaille, via 1) le ras-le-bol des spectateurs, à qui on ne pourra pas indéfiniment servir la même soupe, 2) l’émergence de la sex tech, qui proposera des alternatives plus enthousiasmantes (sextoys, applications, robots sexuels, chemsex, médicalisation, etc.).

5. Repose en paix, binarité !

Voilà un chantier bien entamé, qu’il convient d’achever en clouant gaiement le cercueil : après quelques millénaires passés à penser en diptyques (féminin/passif/négatif, masculin/actif/positif), l’humanité semble prête à déployer sa compréhension du monde sous forme de trajectoires, de spectres, de cercles, de courbes, et même en trois dimensions. Ouf ! On a failli attendre.

Sexuellement, le démantèlement des binarités va entraîner une montée en puissance des identités intersexes, des orientations sexuelles plurielles, du rôle actif des femmes au lit, ainsi qu’un partage plus égal des tâches sexuelles (on sortira de la division arbitraire voulant que les femmes produisent le désir, tandis que les hommes produisent le plaisir). Le simple consentement sera dépassé par la question de la force de proposition, qui chamboulera les hiérarchies sexuelles du passé. L’amant/e désirable ne sera plus « le plus balèze » ou « la plus belle », mais celui ou celle faisant preuve du plus de compétences, de tendresse, de communication et d’imagination.

La révolution sexuelle obéit aux mêmes exigences que les autres révolutions. Elle est constamment à refaire, constamment soumise aux embardées de l’Histoire et à ses retours de balancier. Elle demande du soin, de la vigilance, de la patience, de l’humilité.

Peut-être n’êtes-vous pas d’accord avec certains de ses principes. Peut-être trouvez-vous qu’on en fait des tonnes. Mais justement. Parce que cette révolution aspire à la prolifération des choix, des discours et des scénarios… alors votre désaccord constitue, intrinsèquement, une preuve de son succès.

26 janvier 2020

Nouvel An Chinois

nouvel an22

nouvel an55

26 janvier 2020

Les Bons Vœux de la Cicciolina...

nouvel an57

26 janvier 2020

Coronavirus : le bilan monte à 56 morts en Chine

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Près de 2 000 cas de contamination au coronavirus ont été recensés dans le pays, selon la commission nationale de la santé. Les mesures de restrictions d’accès se multiplient.

L’inquiétude grimpe encore d’un cran en Chine. Quinze nouveaux décès dus à l’épidémie de pneumonie virale ont été enregistrés, portant le bilan à 56 morts, et 688 nouveaux cas d’infections au coronavirus ont été confirmés, soit un total de 1 975 dans le pays, a annoncé, dimanche 26 janvier, la commission nationale de la santé.

L’épidémie a notamment fait un mort à Shanghai, a annoncé dimanche le gouvernement local dans un communiqué, la première victime dans la grande métropole financière de l’est du pays. La victime est un homme de 88 ans qui avait déjà des problèmes de santé avant.

Des restrictions d’accès, des liaisons en bus suspendues

Les mesures de restrictions d’accès se multiplient en dehors de l’épicentre du nouveau coronavirus. Shantou, une ville de plus de 5 millions d’habitants située à plus de 1 000 km au sud de Wuhan (centre), va interdire l’accès de tous les véhicules non essentiels à partir de minuit (17 heures à Paris), ont annoncé les autorités locales.

Ville chinoise de quelque 15 millions d’habitants, Tianjin va, elle, suspendre dès lundi les liaisons en bus longue distance et les bus spécialement affrétés d’entrer dans la métropole et d’en sortir, ont annoncé dimanche les autorités. Pékin a annoncé une mesure semblable la veille afin de contenir la propagation du coronavirus mortel à travers le pays.

Outre la ville de Wuhan, pratiquement toute la province du Hubei est coupée du monde, portant le nombre total des habitants confinés à plus de 56 millions, soit presque la population de l’Afrique du Sud.

A compter de lundi, les agences de voyages chinoises ne pourront plus vendre de réservations d’hôtels ni de séjours à des groupes, a annoncé la chaîne de télévision CCTV.

Le parc d’attractions Disneyland de Hongkong a annoncé, dans un communiqué, sa fermeture temporaire à compter de dimanche et jusqu’à nouvel ordre « par mesure de précaution et conformément aux efforts de prévention déployés » dans l’ex-colonie britannique, qui a déclaré samedi un état d’urgence sanitaire. Ocean Park, un immense parc de loisirs situé sur l’île, a aussi annoncé qu’il fermait ses portes.

Des évacuations de ressortissants étrangers

Les Etats-Unis sont en train d’organiser l’évacuation de leur personnel diplomatique et d’autres ressortissants américains bloqués à Wuhan, où se trouve un consulat américain. Washington espère faire partir un vol direct de Wuhan à San Francisco mardi, a annoncé le département d’Etat dans un communiqué. « La place est extrêmement limitée et, s’il n’est pas possible de transporter tout le monde, priorité sera donnée aux personnes les plus à risque », a précisé le ministère.

D’autres pays prévoient des évacuations de la ville et de sa région, mises de facto en quarantaine depuis jeudi. La France envisage une évacuation par autocar de ses ressortissants, en lien avec les autorités chinoises, a annoncé vendredi le Quai d’Orsay. La date de ce transfert n’a pas été précisée.

Le constructeur automobile PSA, qui dispose d’usines à Wuhan, a précisé que ses salariés expatriés seraient évacués vers Changsha, une ville située à plus de 300 km au sud de Wuhan.

Un premier cas présumé au Canada

Un premier cas « présumé » du coronavirus a également été détecté à Toronto, pour la première fois au Canada, a annoncé Eileen de Villa, responsable des autorités sanitaires de la grande métropole de l’Ontario, lors d’une conférence de presse.

Le patient, un homme d’une cinquantaine d’années, avait séjourné à Wuhan, la grande ville où cette nouvelle infection est apparue en décembre. Il est arrivé le 22 janvier et a été hospitalisé à l’hôpital Sunnybrook de Toronto le lendemain, a expliqué Barbara Yaffe, la médecin en chef adjointe de la province de l’Ontario.

L’homme a été placé à l’isolement. Des échantillons vont être envoyés à un laboratoire de Winnipeg pour confirmer s’il s’agit bien du coronavirus chinois, ont précisé les autorités.

Une demi-douzaine de pays d’Asie sont désormais touchés et un deuxième cas a été confirmé aux Etats-Unis. L’épidémie a atteint l’Europe et l’Australie, malgré le renforcement des mesures prises pour tenter d’enrayer sa propagation.

Crainte de propagation en France

La France redoutait dimanche une possible propagation de l’infection au coronavirus après l’identification de trois cas sur des voyageurs récemment rentrés de Chine, épicentre de cette nouvelle épidémie. Les autorités sanitaires avaient annoncé vendredi trois cas confirmés, sur un patient hospitalisé à Bordeaux et deux autres à Paris, soulignant qu’il s’agissait des « premiers cas européens ».

Une « équipe médicale d’accueil » sera mise en place dimanche à l’aéroport de Roissy, permettant notamment la prise en charge des personnes qui présenteraient des symptômes d’une infection par coronavirus, a annoncé le directeur général de la santé, Jérôme Salomon.

Contrairement à d’autres pays, la France n’a en effet pas mis en place de mesure de contrôle aux frontières des passagers venant de Chine, avec contrôle de température. D’autres personnes sont « en détection », a indiqué de son côté le patron du SAMU de Paris, Pierre Carli, sans donner de chiffre.

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