La politique et l'intelligence
L'ÉDITO de Didier Micoine - Le Parisien
L’intelligence des mots
Gilles Le Gendre chercherait-il à décrocher le prix de l’humour politique ? Sinon pourquoi le très sérieux patron du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale aurait-il lâché cette saillie, estimant ce lundi sur Public Sénat que l’exécutif et la majorité avaient « probablement été trop intelligents, trop subtils » dans les mesures sur le pouvoir d’achat ? Alors que le gouvernement vient de s’offrir un mois de crise sociale, et que l’addition pour tenter d’en sortir va dépasser les dix milliards d'euros, la formule de Le Gendre est osée. Pour ne pas dire stupide. Le député de Paris a cherché à se justifier, assurant que ces mots ont été « sortis de leur contexte », et il s’est dit « désolé » s’il a choqué certains. Dont acte. Sa petite phrase a au moins le mérite d’illustrer le fossé qui sépare les parlementaires des citoyens -et pas seulement des Gilets jaunes ! Et elle amène quand même à s’interroger sur le sens politique de celui qui est censé piloter et fédérer le pléthorique groupe des Marcheurs à l’Assemblée.
Je n’ai pas oublié le constant et principal reproche fait à Obama par ces américains qui s’apprêtaient à voter Trump. Leur haine de son intelligence, la subtilité de son vocabulaire et de sa pensée vécues par ces gens là comme une humiliation personnelle. On connaît la suite..
— Michel Mompontet (@mompontet) 17 décembre 2018
Et c'est parti ! Bonne semaine. Joyeux lundi !
Et c'est parti ! Bonne semaine. Joyeux lundi ! pic.twitter.com/SiO7DA4dyt
— Ornikkar™ (@ornikkar) 17 décembre 2018
"Picasso dans l’œil de Willy Rizzo"
Rares, des photographies de Pablo Picasso, nombreuses en couleur, signées Willy Rizzo sont exposées et mises en vente à Paris cet automne, au sein du Studio Willy Rizzo. "À l’époque, je prenais beaucoup de photos de Pablo Picasso. Je trouvais qu’on faisait toujours les mêmes. Il fallait faire ensemble quelque chose de nouveau. J’ai eu l’idée de le faire dessiner sur des ardoises, des grandes ardoises d’école. Avec de la craie." Le photographe a su capter l'homme derrière la star, au fil de photographies tendres et irrésistibles, capturées dans le Sud de la France, dans l'atelier de Vallauris et La Californie, repères cocons de Picasso à la fin de sa vie. À travers son objectif, Willy Rizzo a réussi à raconter une histoire, celle du peintre dans son intimité, et on court la découvrir.
Picasso dans l’œil de Willy Rizzo, jusqu'au 12 janvier 2019, Studio Willy Rizzo, 12 Rue de Verneuil, 75007 Paris





























