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Jours tranquilles à Paris

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16 décembre 2018

Moi Magazine

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15 décembre 2018

Gigi Hadid porte déjà la couleur Pantone de 2019

Pantone a révélé sa couleur de 2019 hier. Cela s'appelle «corail vivant», un mélange d'orange et de tons blush avec des notes de sorbet, si vous ne l'avez pas encore entendu - même s'il semble que Gigi Hadid ait clairement reçu le mémo. Vu dans les rues de New York plus tôt dans la journée, Hadid était vêtu de la tête aux pieds dans une teinte distinctive.

Le modèle habitué au style de la rue a toujours eu le goût des vinaigrettes monochromes audacieuses. Elle a ramassé Millennial Pink en 2017, bien avant que ce ne soit même une chose. (Elle a aussi un faible pour le bleu ciel .)

Pour obtenir un look saisissant, Hadid s’appuya sur une manœuvre digne de la rue, posant négligemment son manteau Moschino sur ses épaules et affrontant les vents froids dans un chemisier plongeant qui révélait le décolleté. Regardez de plus près, et vous découvrirez qu'il y avait des détails subtils pour adoucir la palette acidulée de son ensemble conçu par Ronald van der Kemp, notamment des bordures en dentelle sur son pantalon et des talons Louboutin à imprimé fleuri.

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15 décembre 2018

Affaire Khashoggi : le Sénat américain unanime pour mettre en cause « MBS »

Par Gilles Paris, Washington, correspondant - Le Monde

Les élus ont adopté, jeudi, à l’unanimité une résolution qui juge le prince héritier saoudien « responsable de l’assassinat » du journaliste. Un autre texte mettant fin au soutien de Washington à Riyad dans le conflit au Yémen a aussi été voté.

Le désaveu est à la mesure du capital politique brûlé par Donald Trump pour protéger son allié saoudien, le prince héritier Mohammed Ben Salman – également désigné par ses initiales, « MBS ».

Jeudi 13 décembre, le Sénat a infligé une double gifle au président des Etats-Unis. Sept sénateurs républicains se sont joints aux démocrates pour permettre l’adoption d’une résolution mettant fin au soutien principalement logistique apporté par Washington à l’Arabie saoudite dans la guerre qu’elle livre au Yémen. Le Sénat a ensuite adopté à l’unanimité une résolution dans laquelle il a jugé le prince héritier « responsable de l’assassinat de Jamal Khashoggi », le 2 octobre, dans le consulat du royaume saoudien à Istanbul, en Turquie.

Depuis des mois, l’exaspération montait au Sénat contre la guerre au Yémen déclenchée en 2015, manifestement à l’instigation de « MBS », alors ministre de la défense. Deux sénateurs que tout oppose ordinairement, l’indépendant du Vermont Bernie Sanders et le républicain de l’Utah Mike Lee, avaient joint leurs forces pour stopper l’engagement américain aux côtés de son allié saoudien. En vain.

Leurs collègues Jeanne Shaheen, démocrate du New Hampshire et Todd Young, républicain de l’Indiana, sont bien parvenus à faire adopter une disposition obligeant le département d’Etat à certifier que tout est mis en œuvre pour mettre fin à ce conflit, alléger la crise humanitaire et protéger les civils. Mais la réponse du secrétaire d’Etat Mike Pompeo, en septembre, n’a pas calmé la frustration.

« Un message clair et sans ambiguïté »

Cette dernière est encore montée après l’assassinat de Jamal Khashoggi, un dissident devenu chroniqueur au Washington Post. Ulcérée par les dénégations saoudiennes jugées peu crédibles comme par le soutien apporté par Donald Trump au prince, une majorité de sénateurs (56 voix contre 41) a permis, mercredi, l’adoption d’un texte dont la portée demeure symbolique puisque la Chambre des représentants n’a pas envisagé de s’en saisir et que le président des Etats-Unis a assuré qu’il lui opposerait son veto. Donald Trump justifie sa position par l’importance que revêt selon lui la relation avec Riyad.

La mise en cause, elle aussi symbolique, de la responsabilité du prince héritier dans la mort de Jamal Khashoggi est d’autant plus cuisante pour « MBS » comme pour Donald Trump qu’elle a été adoptée pour sa part à l’unanimité.

« Nous voulons également préserver un partenariat de soixante-dix ans entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite et nous voulons nous assurer qu’il continue de servir les intérêts américains et de stabiliser une région dangereuse », a certes estimé le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell (Kentucky). Mais ce dernier a jugé que cette résolution adresse à Riyad « un message clair et sans ambiguïté sur ce que nous ressentons à propos de ce qui est arrivé à ce journaliste ».

« Une politique étrangère de plus en plus erratique »

Le texte appelle aussi à la libération de dissidents saoudiens emprisonnés : Raif Badawi, Samar Badawi ainsi que des militantes pour les droits des femmes saoudiennes, présentés comme des « prisonniers politiques ». Il invite « le gouvernement du Royaume d’Arabie saoudite à respecter les droits de ses citoyens et à modérer une politique étrangère de plus en plus erratique ». Il prône également la fin des opérations de ravitaillement en vol des avions de guerre saoudiens par les forces américaines.

Ce double vote constitue enfin un échec cinglant pour les lobbyistes engagés par l’Arabie saoudite pour polir l’image du royaume. Selon Ben Freeman, qui mesure les efforts des gouvernements étrangers aux Etats-Unis au sein du Center for International Policy, un cercle de réflexion de Washington, Riyad a presque triplé en 2017, après l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, le budget consacré à l’achat d’influence – soit 27 millions de dollars (23,8 millions d’euros) au lieu de 10 millions de dollars un an plus tôt.

Cette offensive ne laisse rien au hasard. Après l’élection de Donald Trump en 2016, selon le Washington Post, ces lobbyistes auraient ainsi réservé 500 nuits dans l’hôtel luxueux que le président possède dans le centre de la capitale fédérale, au profit d’anciens combattants réquisitionnés pour défendre Riyad au Congrès.

Gilles Paris (Washington, correspondant)

Yémen : un cessez-le-feu négocié dans des régions menacées par la famine. Les belligérants au Yémen ont décidé de faire taire les armes provisoirement dans plusieurs régions dévastées, a annoncé le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, jeudi 13 décembre, à l’issue de consultations de paix en Suède. Quatre ans de guerre ont fait quelque dix mille morts dans le pays et menacent jusqu’à vingt millions de personnes de famine. Les deux camps doivent se revoir fin janvier pour tenter de définir un cadre pour des négociations en vue d’un règlement politique, a précisé M. Guterres, qui ne nourrissait que de maigres espoirs d’obtenir une percée. Ces accords vont « améliorer la vie de millions de Yéménites », s’est félicité le chef de l’ONU. Un « cessez-le-feu » doit entrer en vigueur « dans les prochains jours » à Hodeïda. C’est par ce port de la mer Rouge qu’entre l’essentiel de l’aide dans le pays, où sévit « la pire crise humanitaire du monde » selon l’ONU. Les deux parties – forces gouvernementales, soutenues par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite sunnite, d’une part, combattants houthistes appuyés par l’Iran chiite d’autre part – doivent se retirer de la ville et du port. Contrôlé par les insurgés, celui-ci subit les assauts de la coalition progouvernementale. L’ONU jouera un « rôle-clé » dans le contrôle du port, a précisé M. Guterres ; 30 observateurs de l’ONU pourraient être déployés dans la ville, rapporte l’AFP. Le ministre yéménite des affaires étrangères, Khaled Al-Yémani, et le négociateur en chef des houthistes, Mohammed Abdelsalam, ont échangé une poignée de main à forte portée symbolique à l’issue de la cérémonie. M. Al-Yémani a toutefois prévenu que l’accord sur le retrait d’Hodeïda restait « hypothétique » jusqu’à sa mise en œuvre.

15 décembre 2018

Emily Ratajkowski

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15 décembre 2018

Les capes rouges se sont ajoutées aux gilets jaunes ce samedi 15 décembre.

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Avant que la manifestation des "gilets jaunes" ne débute, l'artiste Déborah de Rebortis a réalisé une performance artistique sur les Champs-Elysées

Les capes rouges se sont ajoutées aux gilets jaunes ce samedi 15 décembre. En marge de l'acte 5 de la manifestation des "Gilets jaunes", l'artiste Déborah de Robertis a réalisé un "happening" symbolique.

Pendant un temps, on a cru qu'il s'agissait de Femen car elles sont habituées à ce type de manifestation. Cinq femmes sont en effet arrivées sur les Champs-Elysées, en formation en "V", et habillées en Marianne: cape rouge, bonnet phrygien, cocarde, sein découvert, comme l'est souvent la symbole de la France. Ce sein nu, loin d'être une expression de la liberté de la femme, comme avait pu le dire Manuel Valls en 2016, a différentes origines selon les historiens: une tradition antique, une référence au célèbre tableau de la Victoire de Delacroix, ou le symbole de la mère nourricière de la patrie.

Elles ont ensuite fait face en silence aux forces de l'ordre qui leur barraient le passage. Une manifestation totalement pacifique qui n'a pas débouché sur des interpellations.

Contactée par la journaliste Mathilde Goupil, la cheffe de file des Femen a indiqué qu'il ne s'agissait pas de Femen:

L'artiste luxembourgeoise Deborah de Rebortis est une habituée de ce genre de performances artistiques, elle s'est déjà exhibée face au tableau "L'Olympia" de Manet ou face à "L'Origine du monde" de Courbet. Elle avait, en septembre dernier, expliqué sa démarche artistique à L'Obs.

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15 décembre 2018

Les Gilets Jaunes

15 décembre 2018

AUBADE

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15 décembre 2018

Extrait d'un shooting

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15 décembre 2018

La fin du porno sur Tumblr, « cet espace où les jeunes exploraient différentes sexualités »

Par Morgane Tual - Le Monde

Les « contenus adultes » vont bientôt être bannis, un choix « catastrophique » pour la communauté.

« La mort de Tumblr », « catastrophique », « un triste déclin »… les réactions furent quasi unanimes après l’annonce, le 3 décembre, de l’interdiction soudaine des « contenus adultes » sur Tumblr. Quelque part entre le réseau social et la plate-forme de blog, Tumblr laissait librement, depuis sa création, en 2007, ses utilisateurs publier des contenus explicites, contrairement à d’autres grands acteurs, comme Facebook ou YouTube.

Lundi 17 décembre, ce seront tous ces contenus qui seront purement et simplement supprimés. Explication du PDG de Tumblr, Jeff D’Onofrio :

« Sans ce contenu, nous avons l’opportunité de créer un lieu où davantage de personnes se sentent à l’aise pour s’exprimer, [quelles que soient leurs] différences d’âge, de culture [et] de mentalité. »

Cette annonce suit surtout de quelques jours le bannissement de Tumblr par l’AppStore, le magasin d’applications d’Apple, peu réputé pour sa tolérance envers les contenus adultes. Cause avancée alors par Tumblr : la découverte de pédopornographie sur la plate-forme. Après les annonces de changement de règles concernant les contenus adultes, l’application a été remise à disposition sur iOS, vendredi 14 décembre.

« Tumblr a été un sauveur »

Si ces annonces font autant de bruit, c’est que les contenus pour adultes représentaient, jusqu’ici, une part considérable de l’activité de la plate-forme. Selon le site spécialisé TechCrunch, plus de 11 % des 200 000 Tumblr les plus populaires étaient de cette nature en 2013. Une étude publiée en 2017 par des chercheurs italiens concluait de son côté que 22 % des utilisateurs de Tumblr venaient y chercher de la pornographie. Des chiffres à manier avec précaution, mais qui donnent un aperçu du phénomène – et de la taille de la balle que Tumblr pourrait se tirer dans le pied.

Mais là n’est pas l’unique problème. Si la décision de Jeff D’Onofrio a navré de nombreux utilisateurs, c’est que Tumblr était devenu en une dizaine d’années le refuge d’une pornographie bien particulière, très éloignée de ce que l’on trouve sur les portails X traditionnels, comme YouPorn ou Pornhub.

TUMBLR REGROUPAIT COMMUNAUTÉ DE CRÉATEURS ET D’INTERNAUTES TRÈS FÉMININE, JEUNE, LGTBQ

Plus que les vidéos, Tumblr était ainsi le royaume des GIF [Graphics Interchange Format] érotiques et pornographiques : quelques secondes silencieuses extraites d’un film, tournant en boucle, souvent très esthétiques et soigneusement sélectionnées par des « curateurs » sur leurs innombrables Tumblr. Beaucoup d’illustrations également, mettant souvent en scène des personnages de fiction (séries télévisées, films, dessins animés). Une tendance lourde sur Tumblr, le réseau social de référence des communautés de fans.

Autour de ces contenus adultes se regroupait une communauté de créateurs et d’internautes très féminine, jeune, LGTBQ, dans une atmosphère joyeuse et « body positive » – un mouvement pour l’acceptation et la valorisation des corps, quels qu’ils soient. « C’est là que j’ai découvert pour la première fois la véritable signification de “body positivity” », témoigne la chroniqueuse du journal The Independent Kuba Shand-Baptiste :

« J’ai réalisé qu’à part mon propre corps je n’avais jamais vu des images de personnes grosses, prises par des personnes grosses, sans commentaire désobligeant. »

Elle dit s’être ensuite intéressée aux Tumblr pornographiques « tenus par des réalisatrices indépendantes et féministes de films pornos, par des couples qui aimaient militer mais aussi partager des conseils sur la sexualité ».

« Tous m’ont apporté bien plus qu’une éducation sur ce qu’une sexualité consensuelle, saine, pouvait vouloir dire pour tous – et pas seulement les personnes cisgenres, hétérosexuelles et valides. Pour les personnes queer, grosses, handicapées ou de couleur en particulier, Tumblr, ce cagibi du porno et de la justice sociale sur Internet, a été un sauveur. »

« Censure de masse »

Les témoignages de ce type sont légion. Même l’EFF (Electronic Frontier Foundation), la plus importante association américaine de défense des libertés numériques, a dénoncé dans une tribune une « censure de masse ». « Les gens qui seront punis ne sont pas des “bots” pornos ou des trafiquants d’êtres humains, mais des groupes déjà marginalisés qui ont construit des communautés “body positive” et “sex positive”. »

L’EFF s’en prend aussi à Jeff D’Onofrio, qui explique « laisser ces contenus » aux « sites pour adultes dont Internet ne manque pas ». « En effet, rétorque l’association, Internet regorge de pornographie, dont l’immense majorité concerne les hommes hétérosexuels » :

« L’industrie multimilliardaire du porno ne va pas disparaître. Mais à la place, ce qui va partir sont des espaces où les gens peuvent parler franchement, librement, et en toute sécurité de sexe. Les groupes qui sont exclus des discussions “mainstream” [grand public], ou qui sont attaqués dans ces espaces “mainstream”, vont encore une fois perdre leurs voix. »

Le site féministe The Mary Sue, spécialiste de la culture pop, abonde, critiquant l’interdiction de contenus « parfaitement légaux ». The Mary Sue estime aussi que cette décision nuira aux personnes tirant des revenus de ces Tumblr, qu’il s’agisse d’artistes ou de travailleurs et travailleuses du sexe. Vex Ashley, réalisatrice et actrice de films pornographiques, témoigne ainsi de ses débuts sur Tumblr :

« Les communautés pornos que j’ai trouvées sur Tumblr m’ont montré que je n’avais pas à ressembler aux images de stars du porno que j’avais en tête. Je pouvais faire ça à ma manière, et selon mes propres termes. Tumblr nous a donné de l’espace, en tant que jeunes, pour explorer différentes sexualités, dans la sécurité de nos chambres et de nos ordinateurs. »

Vers un exode des utilisateurs ?

D’autres personnes, quant à elles, regrettent que Tumblr « détruise » ainsi le travail des artistes, des communautés, et abatte au passage un pan de l’histoire du Web. Une pétition, signée par près de 500 000 personnes, réclame l’abandon de cette décision.

LE SITE DE VIDÉOS PORNOGRAPHIQUES PORNHUB A OUVERT LES BRAS AUX DÉÇUS DE TUMBLR

D’autres, au contraire, se frottent les mains. C’est-à-dire tous les sites qui espèrent récupérer les utilisateurs déçus de Tumblr, qu’ils soient créateurs ou consommateurs de contenus adultes. Le site de vidéos pornographiques PornHub leur a par exemple déjà ouvert les bras. D’autres plus petits sites, ressemblant plus ou moins à Tumblr, comme PillowFort ou Dreamwidth, ont vu leur trafic exploser depuis l’annonce de Jeff D’Onofrio – au point d’avoir du mal à tenir la charge.

La fin des contenus adultes risque-t-elle de marquer celle de Tumblr ? Les inquiétudes sur l’avenir de Tumblr ne sont en tout cas pas nouvelles, et datent de 2013, au moment de son rachat par Yahoo! La plate-forme avait dans la foulée mis en œuvre un système avertissant les internautes avant de leur donner accès aux contenus adultes. En 2016, la publicité avait été introduite sur la plate-forme – ce qui est souvent difficilement compatible avec les contenus adultes, rejetés par nombre d’annonceurs.

Le départ du fondateur de Tumblr, David Karp, en novembre 2017, avait renforcé les craintes que l’esprit initial ne disparaisse. Cette année, le bannissement de l’AppStore, mais aussi l’entrée en vigueur aux Etats-Unis d’une loi renforçant les sanctions à l’égard des sites faisant la promotion de l’exploitation sexuelle, ou encore l’interdiction de Tumblr en Indonésie à cause des contenus adultes, semblent avoir définitivement fini de convaincre les nouveaux dirigeants de s’en débarrasser.

15 décembre 2018

Erdeven

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