Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
16 décembre 2018

Helmut Newton - photographe

newton big1

newton big2

newton64

newton65

newton214

Publicité
16 décembre 2018

Craig Morey - photographe

Attachment-1

16 décembre 2018

Je suis MDR......

Ce plan a eu lieu au début de la soirée. Deux candidates répondaient à des questions de Sylvie Tellier, quand la réalisation du show a commencé à montrer les coulisses. 

Les images ont vite été coupées, mais le mal était fait. Une belle boulette dans une soirée que le Comité Miss France voulait moderne et féministe. D'autant que le règlement impose aux candidates de ne pas avoir posé dénudées.

16 décembre 2018

No comment !

IMG_2924

16 décembre 2018

Récit « Gilets jaunes » : à Paris, un « acte V » pluvieux et démobilisé

jdd

Ci-dessus la une du JDD d'aujourd'hui

Par Pierre Bouvier, Aline Leclerc, Simon Auffret, Yann Bouchez, Romain Geoffroy, Annick Cojean - Le Monde

Moins de 3 000 personnes se sont réunies à Paris, contre 8 000 membres des forces de l’ordre. Les protestataires mettent en cause « le chantage à la peur ».

Paris cafard, Paris bourdon ou Paris blues… La nuit, ce samedi 15 décembre, est tombée sur la ville, avec une pluie glacée et des lumières baveuses. Et une tristesse glauque a flotté dans les rues, les cafés, les trottoirs ; des abords des Champs-Elysées aux arcades de la rue de Rivoli, des marches de l’Opéra à l’esplanade de la gare Saint-Lazare. Personne n’était heureux. Tout semblait moche et gris.

La plupart, bien sûr, se sentaient soulagés à l’idée que Paris ait échappé aux casseurs, mais tous avaient le goût amer d’un sentiment de gâchis. Les « gilets jaunes », trempés, gelés, désenchantés, qui repartaient le pas lourd et le dos voûté, vers les gares. Les commerçants aussi qui, pour certains, avaient levé et baissé leur rideau de fer plusieurs fois dans la journée, en fonction de la tournure des événements, et avaient tremblé jusqu’au soir, conscients d’un chiffre d’affaires en berne.

Enfin les badauds et les touristes qui, pour beaucoup, avaient dû se passer du métro pour aller faire leurs courses de Noël dans les grands magasins restés ouverts – une cinquantaine de stations ayant été fermées dès le matin – et n’avaient pu se départir d’une certaine angoisse en entendant les sirènes de police retentir dans la ville.

Drôle de journée, annoncée comme l’acte V de la révolte des « gilets jaunes », mais qui sonnait à son terme comme une sorte de tocsin. « Provisoire bien sûr ! », clamaient plusieurs « gilets jaunes », incapables d’imaginer que leur soulèvement s’éteigne ainsi, par l’usure, la fatigue, et faute de combattants. Le ministère en a dénombré moins de 3 000 à Paris, 66 000 dans toute la France, en net recul par rapport aux précédents week-ends (126 000 le 8 décembre).

« On devrait bloquer Rungis plusieurs jours et affamer Paris »

« Que dire ?, soufflait tristement Dimitri, ingénieur, 27 ans, croisé sous une pluie battante vers 19 heures, près de la place des Pyramides. D’abord, c’était très difficile de parvenir sur les Champs-Elysées, vu les filtrages des policiers. Et puis nous avons tous été soumis aux pressions de nos proches : “N’y va pas ! C’est dangereux ! Ça va encore castagner !” Mais enfin ! On a des convictions ou on n’en a pas ! Vous croyez qu’on aurait eu une révolution, en 1789, si les manifestants étaient morts de trouille à la première charge de la garde royale ? »

Bon, il admettait que sa comparaison était un peu outrancière. Le « roi » – Macron – avait répondu à ses sujets, et même fait quelques pas vers eux, « se mettant d’ailleurs en difficulté par rapport à l’Europe ». Et il avouait aussi que l’essoufflement du mouvement révélait ses limites : absence de priorités, manque d’organisation, nullité d’expression, défaut d’imagination : « Plutôt que de se résoudre à la violence, on devrait bloquer Rungis plusieurs jours et affamer Paris. Ce serait pacifique, populaire et autrement efficace ! Réfléchissons à d’autres moyens d’action, bon sang ! »

Avenue de l’Opéra, une cycliste en gilet jaune, le casque dégoulinant, complétait à sa façon : « Un idéal ! Voilà ce qu’il manque à ce mouvement ! Parce que, franchement, vouloir faire une révolution sur un accroissement de la consommation, ça atteint vite ses limites ! »

Mais la plupart des gilets jaunes étaient loin de la moindre remise en cause. Et le matin, désolés de ne se compter qu’en quelques centaines sur les Champs-Elysées, ils accusaient « le chantage à la peur » fait par le gouvernement de même que les fouilles et interpellations préventives, pourtant bien moindres que le week-end précédent (168). Le parquet de Paris a comptabilisé de son côté un total de 114 gardes à vue pour la journée, précisant que 47 d’entre elles étaient toujours en cours dans la soirée.

« On veut faire davantage participer le peuple ! »

Charles, 31 ans, blessé lors d’une récente manifestation en Seine-Maritime, était excédé par les barrages policiers en amont de Paris : « On a été arrêtés au péage sur l’A13. Ils ont fouillé la voiture et confisqué nos masques et lunettes contre les lacrymos. Nous avons pu repartir, mais d’autres camarades qui avaient plus d’équipements ont été interpellés. »

Deux jeunes hommes venus de Lisieux (Calvados) témoignaient également d’une fouille de leur véhicule, jusque sous le capot, à leur arrivée à Paris. D’autres encore évoquaient vérifications et arrestations gare de Lyon ou Saint-Lazare. « Comment expliquer qu’on pratique des arrestations préventives de “gilets jaunes” et pas de fichés S », pestait un cariste du Val-d’Oise de 37 ans, allusion à Cherif Chekatt, l’auteur de l’attentat de Strasbourg.

Les rangs se sont peu à peu étoffés au cours de la matinée, mais les manifestants, parqués sur les Champs par des forces de l’ordre en rangs serrés et bloquant les extrémités de l’avenue par des camionnettes et des véhicules blindés, paraissaient noyés et désemparés. Ils montaient, descendaient, se heurtaient aux policiers, les haranguaient, les provoquaient, déclenchant quelques ripostes de gaz lacrymogène.

Le mur formé par des CRS et des gendarmes mobiles en surnombre (8 000 à Paris, 69 000 sur toute la France) était infranchissable. Contrairement aux précédentes manifestations, aucun slogan ne semblait s’imposer. Sauf peut-être la demande d’un référendum d’initiative citoyenne dont les initiales – RIC – figuraient sur de nombreux drapeaux, posters et gilets.

« Certains disent que notre mouvement remet en cause la démocratie, disait un plombier venu de Lille. C’est tout le contraire ! On veut faire davantage participer le peuple ! Et se mêler de ce qui nous regarde ! » La démission de Macron ? « Voyons, personne n’y croit ! On a crié ça pour se faire entendre, mais c’est crétin. Il est élu, et on n’a personne à mettre à sa place. J’ai voté Poutou [NPA] au premier tour parce que je le trouvais touchant, mais qui l’imagine sérieusement au pouvoir ? »

« Les fins de mois seront toujours difficiles »

Sur un trottoir jouxtant la place de l’Etoile, Bernadette et David, venus de Saint-Christophe-des-Bois (Ille-et-Vilaine) pour le quatrième week-end consécutif, fulminaient : « On aurait bien pu bloquer la boulangerie de notre village, mais elle a fermé… Comme tout le reste ! » Alors ils n’avaient plus le choix : « Puisque Macron se fout de la province, il fallait venir à Paris. Ici, il est obligé de nous voir. »

Et ce n’étaient pas les multiples exhortations à un retour au calme après l’attentat de Strasbourg qui auraient pu les stopper : « Pourquoi devrait-on arrêter de manifester ? Les taxes ne font pas de trêves, si ? » C’est bien ce qu’a pensé Thomas, un électricien de 32 ans, qui préférait jusqu’ici bloquer le péage autoroutier de Saint-Arnoult (Yvelines) mais qui a décidé que cette fois, c’est à Paris qu’il fallait crier que les récentes annonces du président ne changeraient rien. Pour lui qui gagne un peu plus du smic, « les fins de mois seront toujours difficiles ». Et il ne voit pas davantage comment il pourra alimenter le livret A ouvert à la naissance de son fils, il y a un an et demi, en prévision de ses études puisque son salaire de 1 650 euros ne lui laisse aucune marge de manœuvre et qu’il calcule tout « au centime près ».

IMG_2954

La police montée, place de l’Opéra, à Paris, le 15 décembre

Place de l’Opéra, le malaise était le même. Parqués sur l’esplanade, quelques dizaines de manifestants ne pouvaient guère évoluer, ni même rejoindre leurs camarades sur les Champs-Elysées, toutes les issues étant bloquées par des CRS et une brigade équestre impressionnante. Il y eut des cris, des piétinements, quelques harangues, des Marseillaise.

Un hommage commun aux victimes de l’attentat de Strasbourg et aux sept morts depuis le début du mouvement interviendra un peu plus tard, des « gilets jaunes » arborant une rose blanche à la main. Une femme, la soixantaine, a brandi un carton sur lequel était écrit : « Qui c’est qui casse la France depuis 40 ans ? » Elle offrait la réponse : « La caste corrompue qui nous dirige. » A l’aide d’un sifflet, elle encourageait la foule à tenir bon « jusqu’en août » s’il le fallait. Quelques applaudissements cachaient mal le scepticisme. La dispersion des manifestants se fera par petits groupes que les policiers exfiltreront à condition qu’ils retirent leurs gilets jaunes, provoquant des cris d’indignation.

Une poignée d’interpellations, puis plus rien

De nombreuses unités mobiles, très réactives, intervenaient au moindre risque de rassemblement de gilets jaunes non encadrés, prouvant que la police avait mûrement pensé son dispositif et misait sur le « préventif ».

Des petits groupes pacifiques apparaissaient néanmoins ici ou là, comme sur l’avenue du Président-Wilson, pour un sit-in improvisé, où l’on échangeait cigarettes et expériences et où l’on a vu un homme tendre un bouquet de fleurs jaunes à destination des CRS. Non, cramponnés à leurs boucliers, ils ne l’ont pas accepté. Au Forum des Halles, certains ont cru à une apparition de casseurs. Mais là encore, une unité de policiers mobiles a dégagé l’endroit. De même qu’à République, où une centaine de « gilets jaunes » se frayaient un chemin entre les voitures, hésitant sur la direction à suivre, avant d’être contenus par des CRS.

Le milieu d’après-midi a semblé plus incertain. La nuit allait tomber, c’était l’heure de tous les dangers. Les manifestants ne se comptaient plus qu’en centaines et la police avait hâte de sonner l’heure de la dispersion. L’atmosphère s’est alors tendue, quelques grilles entourant les arbres ont été démontées, quelques pavés excavés. Des lacrymos et des canons à eau sont entrés dans la danse.

On a vu quelques échauffourées, une poignée d’interpellations et puis plus rien. Les lumières rouges des guirlandes de Noël ont soudain embrasé les Champs-Elysées. Deux à trois cents personnes ont été évacuées dans le calme. Les camions de police ont libéré l’avenue ruisselante. A quelques jours de Noël, Paris, même bluesy, avait l’impérieux devoir de reprendre le cours de sa vie. De jouer son rôle de ville lumière. Et de faire comme si…

Publicité
16 décembre 2018

Voici Miss France 2019

IMG_2952

IMG_2953

Le jury, exclusivement féminin pour la première fois et présidé par Line Renaud, a rendu son verdict, vers 0 h 20, la nuit dernière, devant le public de TF1 : Miss France 2019 est Miss Tahiti !

Miss Tahiti, Vaimalama Chaves, 24 ans, a été élue Miss France 2019 samedi soir au Zénith de Lille, succédant à Maëva Coucke, du Nord-Pas-de-Calais, sous les yeux d’un jury composé, pour la première fois, exclusivement de femmes. Diplômée d’un master de management en marketing, elle a devancé Miss Guadeloupe, première dauphine, Miss Franche-Comté, deuxième dauphine, et Miss Réunion et Miss Limousin, les deux dernières finalistes. « J’étais community manager dans une salle de musculation, maintenant je suis Miss France », a-t-elle déclaré, les larmes aux yeux. « C’est incroyable, je suis très émue ».

Les Miss Tahiti sont souvent dauphines des Miss France, mais rarement élues, au grand dam des Polynésiens. La dernière Miss Tahiti coiffée du précieux diadème est Mareva Galanter, en 1999. Vaimalama Chaves, aux yeux bleus, gris, voire verts selon la lumière, était en surpoids pendant son enfance, au point d’être traitée de « monstre », avait-elle récemment confié à l’AFP. À 18 ans, celle qui mesure 1,78 m pesait plus de 80 kg. Elle en a depuis perdu 20.

« Si je pouvais changer les choses, j’encouragerais tous les jeunes à poursuivre leurs études », a-t-elle répondu au jury, expliquant que « l’éducation, un pilier de la société, c’est ce qui permet de changer le monde. »

Un jury 100 % féminin

Trente femmes de 18 à 24 ans prétendaient au titre, à l’occasion de la 89e cérémonie diffusée en exclusivité sur TF1 et présentée une fois de plus par Jean-Pierre Foucault. Environ 4 500 personnes ont assisté à l’émission. À égalité, jurées et téléspectateurs ont désigné les cinq finalistes, sur « la motivation, la bien séance, le savoir-vivre ensemble », selon Sylvie Tellier, Miss France 2002 et directrice générale de la société Miss France, filiale du groupe de production audiovisuelle Endemol. Les téléspectateurs ont toutefois eu le dernier mot en désignant seuls la lauréate et ses deux dauphines, en votant par téléphone et SMS.

Après une précédente édition dédiée à la cause des femmes dans le sillage du mouvement #MeToo, un jury pour la première fois 100 % féminin, présidé par Line Renaud, a réuni la danseuse étoile Alice Renavand, la chanteuse Jenifer, la Miss France 2011 Laury Thilleman, la comédienne Maud Baecker, l’humoriste Claudia Tagbo, et Caroline Garcia, numéro 1 du tennis féminin français.

La sœur de Raphaël Varane parmi les candidates

« Ça n’est pas mon initiative, mais c’est une très bonne nouvelle », avait assuré Line Renaud dans un entretien à la Voix du Nord publié samedi. « L’idée est intéressante mais le concours Miss France continue de trier les femmes sur des critères physiques ou moraux assez réactionnaires, comme le fait pour les candidates de n’avoir pas d’enfant », a réagi Marion Georgel, l’une des porte-parole d'« Osez le féminisme ! », pour qui ce jury 100 % féminin est « un effet de communication ».

Les trente candidates ont défilé en maillot de bain, marché en robe blanche sur la valse « Hier encore » de Charles Aznavour, dansé le « French cancan » et se sont essayées à des chorégraphies rappelant le cirque et Bollywood. Puis les douze demi-finalistes ont paradé jambes nues et en tenues très échancrées de super héroïnes, faisant voltiger des capes où l’on pouvait lire « Fight for your rights », « Yes women can » ou encore « Girls support girls » sur la chanson des Destiny’s child « Survivor ». Miss Nord-Pas-de-Calais Annabelle Varane, sœur de Raphaël, champion du monde de football avec les Bleus, qui a été la seule à ne pas mentionner son nom de famille en se présentant et que beaucoup donnaient favorite, n’a pas atteint la finale, stoppée au stade des 12 demi-finalistes.

Programme phare de TF1, Miss France avait attiré l’an dernier 7,4 millions de téléspectateurs (37,1 % de part d’audience), avec un pic à 8,8 millions lors du couronnement, plaçant la chaîne largement en tête des audiences. Si la victoire de Vaimalama Chaves a été abondamment commentée sur les réseaux sociaux, de nombreux commentaires sur Twitter évoquaient un couac survenu pendant la retransmission du concours. Dans un plan furtif, TF1 a en effet montré les coulisses de l’élection, laissant apercevoir par erreur deux Miss en train de se changer, les seins nus. Source : Le Télégramme

IMG_2955

16 décembre 2018

Affichages publicitaires sauvages: Paris fait grimper la facture

afficahe

Pour décourager les entreprises publicitaires de pratiquer des affichages sauvages, la Ville de Paris a décidé de relever ses tarifs de nettoyage, facturés aux contrevenants.

Depuis quelques années, des agences de publicité ou des marques qui tentent de se démarquer ont adopté de nouvelles formes d'affichage. Sous forme de fresque sur des murs, de collages ou à même le trottoir, ces publicités s'affranchissent d'autorisation pour vendre une marque, un spectacle ou un produit.

"Des annonceurs vont jusqu'à louer les services d'agences de publicité pour peindre des murs pignon entiers sans aucun droit, sans aucune règle, faisant fi de nos règlements" a déploré ce jeudi devant le Conseil de Paris Alexandra Cordebard, maire du 10e.

Dans son arrondissement le mur à l'angle de la rue Poulmarch et du quai de Valmy fait régulièrement les frais de ces affichages. Cette année et à plusieurs reprises, une agence a ainsi été épinglée par la maire du 10e pour avoir réalisé des fresques sur la totalité du mur, sans autorisation.

Des amendes peu dissuasives

Parfois très esthétiques, ces affichages restent illégaux et ne coûtent à ces agences que le prix de réalisation. Pour la mairie en revanche, ces affichages entraînent un coût lié à l'intervention des services de propreté. Si des amendes sont bien prévues pour sanctionner ces comportements, leur montant fixé à 1.500 euros par le code de l'environnement reste assez peu dissuasif et ne règle pas la facture de la mairie. Ce jeudi, le Conseil de Paris a décidé de sévir en relevant ses tarifs d'intervention, dont la facture est ensuite adressée aux contrevenants.

"Dans le cas où un afficheur s'intéresserait à nouveau au magnifique mur de la pointe Poulmarch le long du canal, il pourrait lui en coûter au moins 17.000 euros en recouvrement de nos frais de désaffichage", a précisé Paul Simondon, maire-adjoint en charge de la propreté.

Selon la taille et le type d'intervention des forfaits à partir de 540 euros pour un mur sont mis en place. Le nettoiement des publicités au sol est également prévu et l'intervention d'une laveuse de trottoir facturé à 650 euros pour 6 heures de service.

Ces nouveaux tarifs, qui entreront en vigueur au 1er janvier 2019 prévoient aussi de facturer l'enlèvement d'épaves de vélos et autres trottinettes en libre-service qui seraient abandonnés sur la chaussée par des opérateurs de free-floating. Un service facturé à 34 euros l'unité.

Carole Blanchard

16 décembre 2018

Craig Morey

Craig Morey (5)

Craig Morey (2)

Craig Morey (3)

Craig Morey (6)

16 décembre 2018

Lætitia Casta : "Je ne veux pas mettre ma vie en danger pour le cinéma"

images

Dans L’Homme fidèle, elles s’affrontent pour conquérir Louis Garrel, acteur et réalisateur de ce marivaudage inspiré. Dans la vie, ces deux actrices exigeantes se vouent une admiration réciproque. Conversation complice.

Devant l’objectif, Lily-Rose et Lætitia dansent, et tout s’arrête. Deux forces inouïes. Deux histoires personnelles, que rien ne sépare, pas même l’âge, l’une a 19 ans, l’autre à peine 40. Quoi de commun entre la fille aînée du couple Vanessa Paradis et Johnny Depp, et celle qui partage sa vie avec Louis Garrel, réalisateur de L’Homme fidèle, lui-même acteur principal du film ?

Lily-Rose, Lætitia, Louis, trois personnalités, trois rôles tendus comme des miroirs où se reflètent les bleu-gris de Paris. Un ciel, une lumière d’esquisse, une joie teintée de mélancolie, l’âme du cœur peinte par Marivaux : «L’amour a ses expressions, l’orgueil a les siennes.» Un cinéma d’auteur, nourri de mots et d’évocations. La patte Garrel, acteur fétiche de Christophe Honoré, à l’œuvre pour son deuxième film intimiste, caméra-stylo trempée dans l’encre des sentiments.

À petit budget, tournage express détournant la contrainte en idéal : parler de l’essentiel, l’amour. L’amour des femmes. Du cinéma. De Paris. Avec ses couleurs d’aurore et de gris pavés, ses feuilles rousses. Ses répliques plus rapides que des ballons de récré. La mémoire d’une enfance en live nourrie de bobines et de rencontres. De l’esprit. L’Homme fidèle concentre une vision. Celle qui se soumet à l’usage absolu des mots, le rapport si poétique avec eux : «J’essayais d’oublier Marianne le soir même avec une autre femme, et c’est cette autre femme que j’oubliais dès le lendemain.» L’amour, c’est Marianne (Lætitia Casta), la femme, la mère. L’orgueil, c’est Ève, (Lily-Rose Depp), irrésistible jeunesse qui enlace et se lasse. Au milieu, Abel (Louis Garrel), «qui se trimbale ses affaires d’un lieu à l’autre avec toute sa vie dedans.»

Derrière la caméra, Louis Garrel, filleul de Jean-Pierre Léaud et acteur à 6 ans, maîtrise tout au millimètre, regards, gestes, aveux et non-dits. Il a voulu combiner trois genres en un : «Un mini-thriller, une comédie de remariage, une comédie gaguesque de clown.» Et s’amuse à détourner les codes en transformant une rupture en «antiscène de ménage absolue.» Près de quarante ans après, L’Homme fidèle pourrait être un conte filmé dédié à toute la mémoire du théâtre et du cinéma français, de Marivaux à Truffaut, de Musset à Sautet et à Rohmer.

Entre les filles, il y a bien plus qu’une complicité de comédiennes qui se font la guerre à l’écran pour un homme. Il y a une histoire liée à leurs parcours respectifs. Lily-Rose Depp a arrêté ses études pour le royaume de la célébrité, où elle a su se faire un prénom. Égérie Chanel, elle a choisi le cinéma, comme Lætitia Casta a choisi d’inventer sa vie, en échappant à sa propre image pour devenir actrice, au cinéma (Gainsbourg, vie héroïque, 2010, de Joann Sfar) comme au théâtre. Applaudie. Reconnue, comme l’est Lily-Rose aujourd’hui, de La Danseuse (Stéphanie Di Giusto, 2016) aux Fauves, de Vincent Mariette (sortie le 23 janvier). Avec des choix qui les engagent, au nom d’une culture française (franco-américaine pour Lily-Rose) et une prédilection pour le cinéma indépendant.

Lily-Rose Depp et Lætitia Casta, muses modernes

Madame Figaro. - Vous avez peu de scènes ensemble et pourtant tout le film parle de vous deux. Comment définissez-vous votre rôle ?

Lætitia Casta. - Je venais de jouer Scènes de la vie conjugale, de Bergman, plus de deux cents fois au théâtre. Chaque rôle est comme la suite d’un autre, je le vis comme une continuité dans une recherche qui ne s’arrête jamais. Le plus merveilleux à travers ce métier, c’est d’explorer la vie. Chercher des choses enfouies, les révéler. Mettre de la chair pour ne pas rester dans la théorie. Marianne est multiple parce que au lieu d’être dans le combat, elle choisit le lâcher-prise. Elle n’est ni dans le bien ni dans le mal. Accepter en soi cette chose ambiguë, c’est accepter une partie de sa féminité profonde. Tout bouge en moi, malgré moi. C’est ainsi que j’ai travaillé ce rôle, sans chercher à trop contrôler.

Lily-Rose Depp. - On a l’impression qu’elles sont en guerre à cause d’un homme, mais en fait Ève et Marianne sont les deux facettes d’une même femme. Dans ma tête, Marianne est la femme ultime, extrêmement forte, celle qu’Ève a toujours rêvé d’être depuis qu’elle est petite. Dans mon imagination, Marianne est le rêve d’Ève : être grande, avoir l’homme qu’elle veut. Avec Louis et Lætitia, on a beaucoup travaillé avant, en parlant des personnages, de leur histoire. Il est important de penser à leur vie d’avant. Avant qu’on ne les retrouve face à la caméra.

casta66

Un film de Louis Garrel, avec Laetitia Casta, Louis Garrel, Lily-Rose Depp. Sortie en salles le 26 décembre 2018 (1h 15min).

En quoi l’âge est-il ou pas un atout pour séduire ?

L.-R. D. - Quand j’avais 13 ans, je n’avais qu’une envie : être une femme. Pour plaire. Être regardée. Désirée. J’en ai 19 aujourd’hui. Je comprends que quand on est jeune, on a tellement envie d’être grande que ça peut faire souffrir. Avec l’âge, on a parfois envie de redevenir une petite fille.

L. C. - Je n’ai jamais été dans des stratégies de séduction liées à l’âge. Mais je trouve qu’avec le temps, il est jubilatoire de se détacher du regard des autres. Et de poser un regard sur soi. S’aimer, tout part de là.

Dans le film, deux visions de l’amour s’opposent. Quelle est la vôtre ?

L. C. - Il y a plusieurs formes d’amour. Il n’y en a pas une plus noble que l’autre. Quand on veut vraiment du bien à l’autre, c’est à partir de ce moment-là que l’amour devient très fort. L’idée de l’amour, c’est juste du fantasme. Être dans l’amour, c’est marcher ensemble. C’est l’amour véritable.

L.-R. D. - Le comble de l’amour, ce n’est pas de posséder. Tout ce qui est censé arriver arrive. Ce qui est important, c’est de rester soi-même.

Quelle a été pour vous la scène la plus difficile à tourner ?

L.-R. D.- La scène du rouge à lèvres. C’est dur de dire à quelqu’un qu’on l’aime. Même si c’est au cinéma. On se sent vulnérable. Il fallait que ce soit impulsif et tendre. L’important, c’était aussi de ne pas passer pour une hystérique. De montrer l’envie absolue de déclarer son amour, de le dire. Le rouge à lèvres, c’est un lien avec la féminité. C’est une façon de lui montrer qu’elle n’est pas un bébé. Le rouge à lèvres m’a aidée.

L. C. - La scène de la salle de bains et de la chambre. Se démaquiller, se déshabiller tout en préparant Abel à l’idée qu’il aille retrouver Ève. Il fallait tout contrôler et en même temps que cela ressemble à une petite musique jouée naturellement, sans effort. Louis est comme un chef d’orchestre. Il a l’oreille juste.

Comment définiriez-vous ce film ?

L. C. - C’est un film qui parle des névroses françaises, et qui justement n’est pas trop français.

L.-R. D. - Je l’ai vu quatre fois, et je pourrais le regarder indéfiniment. Je suis fière. Ce film, c’est tout ce que j’aime. C’est une lettre d’amour à Paris. Une ville personnelle, magnifique, où on aime l’amour. Il y a beaucoup de romance. Si l’amour est universel, ce film parle de l’amour en France, et c’est ma culture, celle que m’a transmise ma famille française.

Avez-vous accepté tout de suite d’y participer ?

L. C. - Non, car j’en avais même un peu peur. Ce n’est pas toujours simple d’être regardée par quelqu’un qui vous connaît si bien. Et puis, pour moi, la vie est plus importante que le cinéma. Je ne veux pas la mettre en danger pour lui. J’ai accepté car j’ai énormément aimé le scénario, le trio, l’histoire. Je ne voulais pas passer à côté de cela.

L.-R. D. - Oui, tout de suite, parce que, encore une fois, c’est tout ce que j’aime. J’avais rencontré Louis en 2015 sur le plateau de Planétarium. J’ai adoré le scénario, soutenu par la qualité de l’écriture, le jeu autour de cette rivalité qui n’en est pas une. Marianne mène le jeu. Ève comprend que devenir une femme n’a rien à voir avec quelqu’un d’autre qu’elle-même.

Que vous a révélé le film ?

L.-R. D. - ll m’a rappelé ce que j’étais adolescente. Je n’en pouvais plus de ne pas être une femme. Ève me touche énormément dans sa candeur et sa liberté. Ce film m’a donné de la force. Il m’a fait penser que la vie est courte. Qu’il faut vivre tout, tout de suite. Vivre à fond ses sentiments. Ses histoires d’amour, ses histoires tout court. Cela paraît simple, mais c’est plus simple à dire qu’à vivre.

L. C. - Le sentiment du temps. Accepter de laisser derrière soi une partie de sa vie. Ève grandit. Abel doit assumer ses responsabilités. Marianne lâche prise. Laisser tomber les masques, ne pas se cacher derrière un rôle à effets, un rôle de performance. Tout cela m’a un peu fragilisée. Du coup, cela m’a rendue plus forte.

Un jeu de miroirs entre vous ?

L. C. - À travers Ève, je me suis revue quand j’ai commencé, très jeune. J’admire Lily-Rose, car elle est très rapide. Elle sait.

L.-R. D.- À travers Marianne, je me suis revue rêvant celle que j’ai toujours voulu être. J’admire Lætitia en tant qu’actrice et en tant que femme. Si forte et chaleureuse. Naturelle. Impressionnante.

Le pire faux pas en amour ?

L. C. - Ne pas être soi face à l’autre. L’important, c’est d’avoir le courage, non pas de tout dire, mais de se montrer tel que l’on est face à l’autre.

L.-R. D.- Penser à l’autre comme s’il était ton bras gauche. Ce n’est pas sain.

Votre secret d’amour ?

L. C. - Je n’en ai pas. C’est une idée préconçue du bonheur et je ne suis pas dans ces rails-là. La vie est plus forte que cela. Je l’invente chaque jour.

L.-R. D.- Rester individuel, c’est-à-dire singulier. Envers et contre tout. Même si, pour moi, il n’y a rien de plus beau au monde que l’amour fou, passionnel.

L’Homme fidèle, de Louis Garrel, sortie le 26 décembre.

casta et la petite

casta67

casta68

casta69

casta71

casta72

16 décembre 2018

Sexe et culpabilité : c’est bon la honte !

Par Maïa Mazaurette - Le Monde

Entre les attentes d’une sexualité hyperbolique et le puritanisme, nous sommes nombreux à avoir besoin d’un coming-out intime. Si la honte permet de réguler les comportements et de parfois nous protéger, pas question de la laisser se transformer en dégoût de soi, nous explique Maïa Mazaurette, chroniqueuse sexe de La Matinale du « Monde ».

« Tu n’as pas honte ? » Pour beaucoup d’entre nous, cette phrase a sanctionné les premières expériences sexuelles. La honte devient alors une compagne de route protéiforme : mépris de son corps, culpabilité face au plaisir, peur d’en demander trop, autoflagellation parce qu’on ne devrait pas vouloir « ça ».

Quand cette petite voix intérieure se fait entendre, elle nous dénie jusqu’aux aspirations les plus légitimes : l’acceptation, la confiance, le soulagement, la jouissance, la petite fantaisie. Un jugement d’autant plus sévère que, s’il fallait se contenter d’une sexualité « homologuée », il ne resterait pas grand-chose au programme : le sexe à la chemise bien repassée se réduit à une gymnastique austère, minimaliste, pratiquée avec un seul partenaire, dans un seul rôle, dans un seul orifice, à certaines heures, sans tricher (sachant que même le lubrifiant ou les mains relèvent de la triche).

Il faudrait non seulement obtenir des résultats extraordinaires par des performances inhumaines, mais y arriver en s’infligeant toutes les limitations imaginables : ça commence mal, et surtout, ça n’a pas de fin. Soumettre notre réalité intérieure à cet idéal n’est tout simplement pas raisonnable... mais quand la honte l’emporte, c’est la réalité qui plie.

Cette question de l’inconfort se voit le plus souvent ignorée sous prétexte que seuls les gays, les lesbiennes, les trans – bref les autres – devraient lutter pour « s’accepter ». Disons-le clairement : les hétérosexuels ont leurs propres placards. Entre les attentes d’une sexualité hyperbolique et le puritanisme, certains auraient bien besoin d’un coming-out intime, face au miroir : « Oui, j’ai le droit d’avoir envie qu’on m’attache au radiateur et qu’on me fouette avec des poireaux. »

Les pensées intrusives sont normales

La honte nous renvoie également à des débats très contemporains : le premier consentement n’est-il pas celui qu’on s’autorise envers soi-même ? Comment peut-on dire non quand il est impossible de dire oui ? Au jeu de l’autocensure, nous sommes piégés par le surmoi, la religion, les stéréotypes de genre, les prétendus impératifs de la nature, les mythes amoureux, la pornographie... n’en jetez plus.

Avec des conséquences bien réelles : des hommes sous pression, parfois incapables de vivre leurs désirs dans le cadre du couple, des femmes volontiers déresponsabilisées, chez qui la honte s’associe à un moindre désir sexuel (Archives of Sexual Behavior, mars 2010).

Comment faire pour aller de l’avant ? Tout d’abord, reconnaissez l’existence de cette petite voix qui prétend que vous ne méritez pas le plaisir : aucun être humain occidental du XXIe siècle ne peut échapper à sa culture – en l’occurrence, une culture de la honte (ces codes, heureusement, ne sont pas gravés dans le marbre). Les pensées intrusives sont normales, et qu’elles reviennent quand on essaie de les éloigner est aussi normal (mais pas fatal).

Pour commencer, sortez du flou artistique (en couchant vos angoisses sur papier, si ça aide) : votre honte est-elle latente ou précise ? Concerne-t-elle votre corps, vos pratiques, votre partenaire ? Vos attentes méritent-elles vraiment un tel embarras – vos désirs sont-ils immoraux, infâmes, abusifs ? Impliquent-ils du troussage de domestique, du vandalisme, des bébés chèvres ? J’en doute.

Un crime sans victime

Considérez votre situation de l’extérieur. Si un ami vous avouait son penchant pour les jeux d’urine ou un complexe concernant ses fesses, serait-ce si grave ? Vous feriez certainement preuve de bienveillance – surtout si le point d’accrochage concerne une pratique perçue comme ridicule. En l’occurrence, c’est à votre partenaire qu’il appartient de désirer vos fesses ou de partager ou non vos fantasmes. Et si votre honte concerne vos masturbations, rappelez-vous qu’il s’agit alors d’un crime sans victime.

Si votre culpabilité est d’ordre relationnelle, acceptez vos limites : vous n’avez pas à vous passer la rate au court-bouillon sous prétexte que vous êtes imparfait, épuisé, déprimé. Vous ne pouvez pas toujours tout gérer, satisfaire toutes les demandes, vous rendre systématiquement disponible et scintillant comme une licorne. Vous êtes un être humain, à qui on pardonnera ses élans d’égoïsme, ses bourrelets, et ses fiascos.

Ensuite, essayez de vous concentrer sur votre corps. La honte est une émotion si violente qu’elle peut brouiller les messages physiques que nous recevons. Si vous êtes adepte de méditation, vous pouvez utiliser les techniques de « body scan » : en vous analysant de l’intérieur, vous échappez au regard social. Commencez sans votre partenaire pour être tranquille, et si l’idée vous intéresse, tentez la masturbation en pleine conscience, en faisant des allers-retours entre votre sexe et d’autres parties de votre corps. Observez ce que vous ressentez, sans juger. En pleine action, recalez-vous toujours au présent, sans ressasser votre passé sexuel : chaque nouveau rapport rebat les cartes. La honte peut passer sur vous sans vous piéger pour autant.

Radar moral

Cette place laissée au corps permet de se raccrocher à une réalité anatomique débarrassée de son poids social. Freud trouve le plaisir anal immature ? Vous avez peur d’y perdre votre virilité, le respect de votre partenaire, ou que cette zone soit sale ? D’accord. Mais avant de plaquer toutes les stigmatisations du monde sur ce pauvre anus, il se trouve qu’il est érogène : ce n’est pas une question de morale. Nous naissons avec ce potentiel. Il échappe à votre responsabilité.

Vous pouvez bien sûr verbaliser votre inconfort : « péché » avoué, à moitié surmonté. Si votre partenaire ne vous semble pas être la bonne personne, il vous reste les psychologues et sexologues – et pour une option gratuite, Internet, ses forums et son merveilleux anonymat (je parie que votre motif de honte est partagé par des milliers de personnes au minimum). Dans un couple à bonne communication, la honte peut même s’inscrire dans des jeux sexuels : échanges d’aveux, scénarios de type confessionnal, repentance forcée et réprimandée dans le BDSM.

Enfin, rappelons que la honte n’est pas toujours mauvaise. Par son rôle de radar moral, elle permet de réguler les comportements (nous ne sommes pas esclaves de nos pulsions, nous possédons un droit de veto sur notre libido ou nos désirs destructeurs). Elle permet aussi de nous protéger : on peut être échaudé par des expériences passées, ne pas sentir prêt, se trouver moche ce soir...

Cependant, de la régulation à l’inhibition, de la honte sexuelle à la honte de soi, il n’y a qu’un pas – qui nous englue dans l’humiliation, le dégoût, les comportements à risque parfois. Or si la sexualité commence dès les premiers émois pour se prolonger jusque dans le grand âge, ces pincements au cœur vont durer une moyenne de soixante-dix ans. C’est trop long. Consolons donc dès maintenant cet enfant à qui on demandait d’avoir honte. Aujourd’hui, vous êtes adulte. Aujourd’hui, les permissions, vous les prenez !

Publicité