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Jours tranquilles à Paris

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22 octobre 2018

URGENT-Paris: La cour administrative d’appel annule la piétonnisation des voies sur berge

La cour administrative d’appel de Paris confirme l’annulation de la piétonnisation des voies sur berge, mesure prise par la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo

L’arrêté pris par Anne Hidalgo en octobre 2016, prévoyant la piétonnisation d'une partie des quais de Seine dans l'hypercentre de la capitale, est annulé.

Mais après une première décision négative rendue par le tribunal administratif, et pour maintenir la piétonnisation de ces quais, la maire avait pris un nouvel arrêté, cette fois au nom de la défense du patrimoine, les berges étant classées à l'Unesco. Le tribunal administratif doit rendre sa décision sur ce point dans les prochains jours.

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22 octobre 2018

Mitsubishi

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22 octobre 2018

« On ne se taira plus » : des centaines de personnes réunies à Paris contre l’homophobie

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Par Pierre Bouvier, Solène Cordier

Face à la recrudescence d’agressions homophobes violentes, les associations LGBT avaient appelé à un rassemblement de solidarité dimanche, place de la République à Paris.

« Ça manque un peu de gaieté », plaisante un jeune homme venu avec ses amis, alors que le slogan « Dehors les homophobes » est scandé entre deux interventions à la tribune, dimanche 21 octobre, place de la République à Paris, lors d’un rassemblement contre les violences homophobes.

Mathilde et Gwendoline, 28 et 30 ans, ont tenu à venir pour exprimer leur solidarité. « On a le sentiment qu’il y a une recrudescence de ces actes, et c’est important dans ce contexte de se mobiliser », disent les deux jeunes femmes. Comme beaucoup ici, elles ont déjà été confrontées à des injures homophobes.

Il y a dix ans, Gwendoline a connu pire. Alors qu’elle se trouvait dans le métro avec sa compagne de l’époque, elle a subi les crachats et les insultes d’une mère et de ses deux enfants, qui ont passé à tabac sa petite amie. « C’était violent, mais je n’ai pas porté plainte à l’époque, j’étais jeune, je me sentais sans doute un peu coupable. Aujourd’hui je le ferais », réfléchit la jeune femme.

Ne plus se taire

« On vit toujours dans la crainte du regard de l’autre, de la stigmatisation », déplore un peu plus loin Laurent, un grand gaillard de 48 ans. « On en a ras-le-bol d’être considérés comme des citoyens de seconde zone et on est venus dire aujourd’hui qu’on ne se taira plus », prévient-il, drapeau de l’Interassociative lesbienne, gay, bi et trans (Inter-LGBT) à la main, avant la minute de silence observée à la mémoire de Vanessa Campos et de toutes les victimes des actes anti-LGBTQ.

« Est-ce qu’il est acceptable de vivre dans une société qui produit des agressions homophobes tous les trois jours ? », interroge debout sur l’estrade Joël Deumier, le président de SOS-Homophobie, qui a lancé l’idée du rassemblement avec l’Inter-LGBT, avec le soutien d’une cinquantaine d’associations. « Ces visages tuméfiés, c’est la réalité de la LGBTphobie », lance-t-il devant plusieurs centaines de personnes en référence aux photographies et aux témoignages de personnes agressées en raison de leur orientation sexuelle qui apparaissent régulièrement sur les réseaux sociaux ou dans la presse quotidienne.

Pourtant, le phénomène reste difficile à quantifier. Tous les acteurs de terrain s’accordent à évoquer un climat hostile aux homosexuels, avec une recrudescence de passages à l’acte violents. Mais les chiffres de la préfecture de police, obtenus par l’Agence France-presse (AFP), font eux état d’une baisse de 37 % des actes homophobes recensés à Paris au cours des neuf premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2017 (74 actes contre 118 l’an passé).

« Derrière quelques cas médiatisés, il reste énormément de personnes qui ne sont pas entendues et n’osent pas aller dans un commissariat », pointe Joël Deumier. Selon le dernier rapport de SOS-Homophobie, qui s’appuie sur l’enquête annuelle « Cadre de vie et sécurité » de l’Insee, « seulement 4 % des victimes d’insultes LGBTphobes déposent effectivement plainte », rappelle-t-il.

Le débat sur l’extension de la PMA cristallise les tensions

Pour les responsables associatifs, l’actuel débat sur l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA), dans le cadre de la révision prochaine de la loi de bioéthique, alimente ce cycle d’agressions.

« Cela fait des années qu’on nous dit qu’il faut patienter. Et laisser le débat se poursuivre sans fin favorise les passages à l’acte homophobes et les agressions violentes de ces derniers temps », considère Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT. Elle qui réclame une « ouverture effective et rapide de la PMA pour toutes », alors que le gouvernement a annoncé la présentation du projet de loi de révision de la loi de bioéthique d’ici à la fin de l’année, et un débat parlementaire pas avant début 2019.

« Les remontées qu’on a montrent une hausse du stress communautaire », ajoute la porte-parole, en dénonçant à la fois les agressions violentes et les messages homophobes véhiculés par les adversaires de l’extension de la PMA. « On a en ce moment dans les rues une campagne d’affichage avec des slogans d’une grande violence pour les familles LGBT qui sont ainsi invisibilisées », dénonce-t-elle en invoquant le spectre de la « vague de haine » du mariage pour tous. A l’époque, en 2012-2013, les actes homophobes avaient connu une forte augmentation.

Le rendez-vous de dimanche avait ainsi pour objectif d’interpeller les politiques face à ce regain de tensions. « Quand les pouvoirs publics ne condamnent pas à l’unanimité ces agressions, ils s’en rendent complices, voire coupables », a lancé sous les applaudissements Joël Deumier.

Campagne de communication

Reçues, jeudi 18 octobre, au secrétariat d’Etat chargé de la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes et contre les discriminations par Marlène Schiappa et le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, les associations LGBT sont ressorties déçues, n’ayant pas obtenu gain de cause sur leurs revendications.

Parmi elles, le lancement d’une campagne de sensibilisation nationale « sur les LGBTphobies et ses effets », la publication d’une circulaire pour rappeler les sanctions dont sont passibles les auteurs d’actes homophobes et une formation obligatoire sur ces questions pour les professeurs, les magistrats et les forces de l’ordre.

« Nous voulons montrer que des solutions existent. Sur la question de la PMA, une manière d’endiguer la parole LGBTphobe, c’est par exemple de montrer qu’être un bon parent est indépendant de l’orientation ou du genre », considère Joël Deumier, dont l’association vient de lancer une campagne de communication pour véhiculer ce discours sur la parentalité.

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21 octobre 2018

Vu sur internet - j'aime beaucoup

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21 octobre 2018

Comédie Française

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21 octobre 2018

Nounours...

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21 octobre 2018

Histoire de l'Art ?

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21 octobre 2018

« A force de voir des catastrophes, l’esprit s’habitue »

Par Nicolas Santolaria

Fascination pour l’apocalypse, barrières psychologiques… Le chercheur Per Espen Stoknes analyse les ressorts mentaux qui empêchent de lutter contre le réchauffement climatique.

Per Espen Stoknes est psychiatre-clinicien, membre du Parti vert norvégien et auteur de l’ouvrage What We Think About When We Try Not To Think About Global Warming (Chelsea Green Publishing, 2015, non traduit). Il a étudié les phénomènes qui nous empêchent de passer de la prise de conscience à l’action collective sur les questions environnementales.

Pour vous, le principal problème dans la lutte contre le réchauffement climatique est un problème psychologique. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

La plupart des scientifiques qui communiquent sur le climat pensent qu’il suffit de transmettre des connaissances à un public ignorant, pour changer son état d’esprit et faire évoluer les comportements. Cette ­approche ne produit ni compréhension ni engagement. Ça ne marche pas.

Si peu de gens soutiennent les projets de taxation du CO2, c’est parce qu’ils ne considèrent pas le changement climatique comme une menace personnelle. Globalement, depuis les années 1990, les préoccupations liées au réchauffement ont baissé dans la plupart des pays européens. L’immigration, le crime, l’emploi, la santé, l’éducation ­passent avant.

Ce paradoxe psychologique pourrait être résumé ainsi : plus les preuves scientifiques du dérèglement s’accumulent, moins les gens semblent préoccupés par les questions climatiques.

Pourquoi ?

Il existe cinq barrières mentales qui nous empêchent de voir la réalité en face. Tout d’abord ce que j’appelle la « distance », qui nous fait envisager le réchauffement comme quelque chose de lointain, concernant avant tout les ours polaires. Vient ensuite le « catastrophisme » : la façon anxiogène dont le problème est présenté conduit notre cerveau à éviter totalement le sujet. Le troisième point, c’est la « dissonance cognitive ». Quand on sait que l’utilisation d’énergie fossile contribue au réchauffement, alors le fait de conduire, de manger du steak, de prendre l’avion crée en nous un malaise intérieur, que l’on tente de dissiper en se disant que notre voisin a une voiture plus polluante que la nôtre.

Vient ensuite le « déni » : on fait comme si on ne savait pas, alors qu’on sait. Enfin, les mesures de lutte contre le réchauffement entrent parfois en conflit avec notre « identité ». La nécessité d’une régulation étatique peut, par ­exemple, venir heurter mes convictions conservatrices et anti-interventionnistes, qui prennent alors le pas sur la réalité.

Dans une Ted Conference que vous avez faite à New York en 2016, vous parlez de « collapse porn ». Sommes-nous excités par l’idée de l’effondrement ?

Une étude de l’Oxford Institute of Journalism a montré que plus de 80 % des articles ou des informations sur le changement climatique adoptent l’angle de la catastrophe.

Le collapse porn, c’est cette fascination de l’apocalypse qui s’exerce au travers des vidéos, des films, des médias. Tout cela repose sur une imagerie standardisée, avec des colonnes de fumées noires, des rues remplies de voitures, et de la banquise qui fond.

C’est vrai que, lorsqu’on parle de ­réchauffement, on nous montre toujours le même ours famélique dérivant sur un morceau de glace microscopique…

Oui, exactement. D’une certaine manière, nous nous délectons de la ruine de la société et de la destruction de tout ce que nous aimons.

Cette imagerie catastrophiste aboutirait à ce que vous appelez la « fatigue de l’apocalypse ». C’est quoi ?

A force de voir des catastrophes, notre esprit s’habitue, la peur et la ­culpabilité diminuent, et à la fin vous ne prêtez même plus attention lorsqu’on vous parle de la fin du monde. Vous entrez alors dans une ­logique d’évitement.

L’autre effet collatéral est que vous vous mettez à projeter des stéréotypes sur ceux qui sonnent l’alarme, à les considérer comme des marchands de malheur, des hystériques.

Que penser des collapsologistes, qui, eux, pour le coup, se préparent très activement à l’effondrement de la civilisation ?

Je pense que ce sont des fondamentalistes. Je ne dirais pas qu’ils ont tort, mais que leur esprit est possédé par une seule histoire, laquelle ­devient l’unique vérité.

En réalité, on ne sait pas du tout comment cela va finir. Il faut envisager des scénarios positifs pour le futur, c’est le meilleur antidote à cette obsession du collapsus.

Ce récit apocalyptique est-il totalement néfaste ?

Comme image, comme émotion, comme histoire, l’apocalypse crée en nous l’opportunité d’une réorientation existentielle et questionne en profondeur notre culture.

Peut-être que certains de nos modes de vie et de nos façons de penser doivent prendre fin, mourir, pour que d’autres puissent voir le jour.

Comment encourager ce changement ?

Actuellement, nous sommes pris dans un « piège de gouvernementalité ». Les politiques savent très bien qu’il faut taxer les émissions de CO2 pour enrayer le réchauffement, mais ne le font pas, car ils craignent de ne pas être réélus ; et le public se dit : si le problème climatique était vraiment important, les responsables politiques feraient ­certainement quelque chose.

Il faut partir de la base, utiliser les ­réseaux sociaux pour diffuser des normes sociales positives, exercer une influence douce, une forme de « nudging » climatique.

Si des ­personnes que j’admire changent leur attitude, prennent les transports en commun, mangent végétarien, investissent dans les panneaux solaires, alors cela deviendra une nouvelle manière d’être. ­Lorsque les comportements auront changé, les dirigeants suivront.

21 octobre 2018

Toilet Paper

toilet44

21 octobre 2018

Street Art

street97

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