Dita Von Teese au Casino de Paris avec The art of the Teese
Dita Von Teese, la plus glamour des icônes Américaines, sera de passage à Paris, pour deux soirs seulement, avec son spectacle "The art of the Teese". Sa tournée européenne s'arrêtera au Casino de Paris les jeudi 8 et vendredi 9 novembre.
Entre glamour et séduction, le spectacle néo-burlesque "The art of the Teese" a déjà attiré de très nombreux spectateurs au Canada, en Australie et aux Etats-Unis. Il ne manque plus qu'à Dita Von Teese de combler les Parisiens.
L'icône du burlesque s'était déjà produite en Europe par le passé notamment avec son célèbre numéro du verre de Martini. Mais la pin-up n'avait encore jamais joué son spectacle en intégralité sur le vieux continent. Ce sera désormais chose faite.
En 2016, Dita Von Teese avait donné une série de 33 shows exceptionnels au Crazy Horse pour les 65 ans du célèbre cabaret parisien.
Pour ce spectacle, Dita Von Teese viendra avec toute sa panoplie : tenues glamour vintage, talons aiguilles signés Louboutin, cheval de manège bariolé, coeur rouge scintillant, baignoire dorée... Tout ce qui a fait la renommée de la pin-up de 45 ans sera bien présent sur scène.
Avec "The art of the Teese", c'est une soirée 100 % sexy et glamour qui vous attend. Dita, qui conçoit et supervise absolument tout dans ses spectacles, a prévu des jeux de lumière sensuels, de la musique sexy et de nombreux effets visuels.
Au menu très alléchant de ce spectacle de cabaret érotique moderne, des numéros exclusifs d'effeuillage, mais aussi le fameux numéro du verre de Martini dans lequel l'accessoire sera remplacé par une coupe de champagne recouverte de 150.000 cristaux Swarovski, la "Rhinestone Cowgirl" dans laquelle Dita est accompagnée d'une charmante escorte masculine, "Lazy", son numéro d'effeuillage en technicolor ou encore "Swan Lake Stripteese", un hommage au ballet de l'opéra. La promesse est de taille.
Envie de passer une soirée ultra glamour en compagnie de Dita Von Teese ? Ne tardez pas à réserver, les places pour son show à Paris partent très vite alors que les représentations de Londres, Berlin et Amsterdam affichent déjà complet.
Massacre du 17 octobre 1961
Massacre du 17 octobre 1961 à Paris…
— Mathilde Larrere (@LarrereMathilde) 17 octobre 2018
N’oublions jamais.
(fil à dérouler) pic.twitter.com/IN5vgRjS7x
Derrière cette date se cache l'existence affirmée et escamotée d'un peuple et d'une foule, visibles et invisibles sur le sol français, que l'Etat a tenté d'effacer et censurer.
17 octobre 1961: le déni d’une histoire- Libération
Tribune. 17 octobre 1961 : une manifestation massive et pacifique d’Algériens sans armes a lieu dans Paris, à l’appel du FLN. Sa répression systématique et violente a entraîné sans doute plus d’une centaine de morts. Pourquoi le rappeler, alors que la page de la guerre d’Algérie pourrait sembler se tourner ? Le chef de l’Etat a reconnu la responsabilité de la France dans la disparition et l’assassinat de Maurice Audin, après avoir qualifié la colonisation de «crime contre l’humanité», lors d’une visite en Algérie en tant que candidat. Il est question d’ouvrir plus largement les archives, restées très surveillées (1). Des mesures de dédommagement des harkis sont annoncées. Il serait question d’une «mémoire apaisée». Convié au banquet commun de la mémoire, chacun s’y retrouverait.
Sur le plan de la recherche historique, depuis le livre pionnier de Jean-Luc Einaudi (2), c’est le moment de la mise à distance, du travail d’histoire venant compléter le travail de mémoire. Une discussion historiographique s’est pourtant développée sur les responsabilités du caractère sanglant de l’événement : non seulement Maurice Papon et la préfecture de police, mais son ministre, Roger Frey, et le Premier ministre Michel Debré, en sont très nettement les auteurs. Côté algérien, une certaine responsabilité de la Fédération de France du FLN, dans les tensions précédant le 17 octobre. Ces avancées de la recherche, issues de divers horizons, y compris non universitaires, sont décisives tant elles mettent en évidence la responsabilité directe de la tête de l’Etat (3).
Mais quelque chose résiste aux mémoires officielles, et ne s’inscrit pas encore dans l’histoire collective, malgré la célébration de l’événement en Algérie. Malgré la reconnaissance partielle de l’événement par François Hollande en 2012. Malgré la présence d’une plaque à peine visible, pont Saint-Michel, depuis 2001, apposée par Bertrand Delanoë sur la margelle du quai, côté île de la Cité. On a beau lire, suivre les traces du parcours des manifestants, de Nanterre et Courbevoie à Paris, retrouver les lieux où l’on matraquait, où l’on tirait, boulevard Bonne-Nouvelle, devant le Rex, boulevard Saint-Michel, au pont de Neuilly, où l’on jetait des Algériens dans la Seine, où l’on en parquait d’autres après les avoir fait monter de force dans des bus de la RATP, quelque chose relève encore d’un déni.
Cela s’est passé dans l’espace public, mais n’a pu être vu, ou à peine : cette action des forces de l’ordre au service d’un Etat, dans une république à peine née, contre la présence d’un peuple. Contre ce geste collectif que l’Etat a tenté d’effacer, avant même qu’il n’ait eu lieu, si cela avait été possible, en arrêtant plus de 12 000 manifestants. Au point d’en faire transporter plusieurs centaines sur le sol algérien pour les placer dans des centres de rétention et pour certains les y envoyer à la mort. Un crime colonial, en pleine décolonisation (4).
Derrière cette date se cache l’existence à la fois affirmée et tout aussitôt violemment escamotée d’un peuple et d’une foule, visibles et invisibles sur le sol français, en pleine guerre d’Algérie. Peuple à qui on refusait encore l’indépendance, pourtant implicitement acceptée par le pouvoir gaulliste qui s’apprêtait à négocier avec le FLN. Foule dont la présence attestait déjà le phénomène de l’immigration algérienne, dans les bidonvilles, à La Goutte d’or ou Belleville, en banlieue et ailleurs ; présence aujourd’hui fantasmée en «grand remplacement», en «islamisation rampante de la France».
Une fois l’analyse faite des circonstances de l’événement, des raisons objectivables et non objectivables du déclenchement de la violence des forces de l’ordre ce jour-là, de l’échelle des responsabilités, du chef de l’Etat aux simples policiers, il reste ce surgissement intempestif, et violemment escamoté, à l’histoire longtemps censurée (5). Il ne fallait pas que les Algériens, colonisés et immigrés, soient acteurs et sujets de l’histoire, ou le deviennent. Le 17 octobre est le double moment d’un acte collectif constituant et de son refoulement physique et symbolique.
(1) Fabrice Riceputi, La bataille d’Einaudi. Comment la mémoire du 17 octobre 1961 revient à la République, Le passager clandestin, 2015.
(2) Jean-Luc Einaudi, La bataille de Paris. 17 octobre 1961, 1991 (réédition Points Seuil, 2007).
(3) Jean-Paul Brunet , Police contre FLN, le drame d’octobre 1961, 1999 ; Jim House et Neil MacMaster, Paris 1961. Les Algériens, la terreur d’Etat et la mémoire, Taillandier, 2008 (traduction). Marie-Odile Terrenoire, Voyage intime au milieu de mémoires à vif. Le 17 octobre 1961, Recherches, 2017.
(4) Emmanuel Blanchard, La police parisienne et les Algériens (1944-1962), Paris, Nouveau Monde, 2011.
(5) Marcel et Paulette Péju, Le 17 octobre des Algériens, préface de Gilles Manceron, suivi de La triple occultation d’un massacre, par Gilles Manceron, La Découverte, 2011.
Une inscription remet en question la date de la destruction de Pompéi
Par Pierre Barthélémy
Un graffiti retrouvé dans une maison récemment fouillée prouve que la ville n’a pas été détruite par le Vésuve le 24 août 79, mais deux mois plus tard.
Deux petites lignes inscrites au charbon sur un mur à hauteur d’homme. Un modeste graffiti qui modifie l’histoire d’un des sites archéologiques les plus connus du monde, Pompéi, et met un terme à une vieille querelle entre érudits au sujet de la date exacte à laquelle le Vésuve, en entrant en éruption, a détruit la célèbre ville romaine ainsi que ses voisines Herculanum, Stabies et Oplontis, en l’an 79 de notre ère.
Depuis toujours, les historiens s’appuient sur une copie du texte où Pline le Jeune raconte la catastrophe à l’historien Tacite et évoque le neuvième jour avant les calendes de septembre, soit le 24 août. Les archéologues ont, de leur côté, émis de plus en plus de doutes au sujet de cette datation, les indices recueillis sur le terrain plaidant pour une éruption volcanique survenant en plein automne.
Entêtement de certains « pompéianistes »
L’inscription récemment mise au jour dans la Maison au jardin, un des édifices actuellement en cours de fouille à Pompéi, fait pencher en faveur de cette seconde hypothèse.
Présenté mardi 16 octobre à l’occasion de la visite sur place d’Alberto Bonisoli, ministre italien des biens et activités culturels, ce graffiti donne la date de son inscription : « XVI K NOV », ce qui signifie « le seizième jour avant les calendes de novembre », soit le 17 octobre. Si la ville avait été ensevelie sous les cendres du Vésuve depuis le 24 août, son auteur n’aurait pu écrire ce minuscule texte près de deux mois plus tard…
Pour la spécialiste des peintures romaines Alix Barbet, directrice de recherche honoraire au CNRS, cette découverte met un terme à un débat qui n’avait plus vraiment lieu d’être, n’eût été l’entêtement de certains « pompéianistes » à s’accrocher à la date du 24 août : « Des recherches récentes permettaient déjà d’affirmer que ce n’était pas la bonne date. On a observé beaucoup de fruits d’automne à Pompéi : noix, figues, châtaignes, pruneaux, grenades et même des sorbes qui se récoltent encore non mûres entre septembre et octobre. » Des historiens ont toutefois argué que les fruits pouvaient être d’importation ou dater de l’année précédente.
Présence de braseros
Alix Barbet met en avant un autre élément agricole important : « On a la preuve que les vendanges étaient terminées. Il y avait de la lie, ainsi que des pépins de raisin, et les grands récipients en terre cuite étaient pleins et scellés dans deux villas. Or, les textes des agronomes antiques, comme Columelle mais aussi Pline l’Ancien, précisent que les vendanges commençaient à l’équinoxe d’automne – le 21 septembre – pour se terminer au coucher des Pléiades, le 11 novembre. »
D’autres éléments indiquent une date automnale pour la catastrophe : la présence, dans les maisons pompéiennes, de nombreux braseros, pas vraiment utiles au mois d’août, ou les gros vêtements que portaient certains habitants.
Reste à comprendre d’où provient l’erreur initiale et à savoir à quelle date exacte le Vésuve est réellement entré en éruption. La réponse se trouve probablement dans… le texte de Pline le Jeune. Ainsi que l’explique Alix Barbet, « des épigraphistes ont, ces dernières années, ressorti d’autres copies de sa lettre à Tacite dont certaines mentionnent le neuvième jour avant les calendes de novembre et non pas celles de septembre ».
Quelque part, au Moyen Age, un copiste s’est probablement trompé dans la date, et son erreur s’est répercutée jusqu’à notre début de troisième millénaire… Pompéi a donc été ensevelie sous les cendres le 24 octobre 79 et non pas le 24 août, et c’est la semaine prochaine que la ville antique célébrera le 1 939e anniversaire de sa destruction.








