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Jours tranquilles à Paris

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6 juin 2020

Pointe du Hoc

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5 juin 2020

RED DREAMS' UNE NOUVELLE HISTOIRE VISUELLE PAR 'GASPAR MARQUEZ' {NSFW / EDITORIAL EXCLUSIF}

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Le photographe Gaspar Marquez  et le mannequin  Gia & Noma Hill se sont  associés pour l' éditorial exclusif de NAKID intitulé " RED DREAMS ". Gaspar Marquez est né au Mexique, a rapidement développé une dépendance à la photographie et aux arts, car un enfant prendrait l'appareil photo de sa mère et filmerait juste pour le plaisir sans son consentement. Il est un photographe autodidacte, mais a suivi de nombreux cours dans des écoles prestigieuses telles que la School of The International Center of Photography et la School of Visual Arts de New York, sans oublier qu'il détient un BA en administration des affaires au Mexique. Il travaille en tant que photographe / vidéaste indépendant faisant des beaux-arts / mode. Il vit à Brooklyn, New York.

Red Dreams est une œuvre complète qui dépeint ma vision d'un fantasme érotique. Ça sonne Cliche mais, j'aimerais savoir qui n'a pas pensé à être avec des sœurs jumelles en même temps? Eh bien, c'est la matérialisation de mon fantasme pervers. Et pour mes amis Techie, ces images ont été prises à l'aide d'un appareil photo reflex numérique, j'ai pris des photos en RAW mais j'ai ensuite post-traité les fichiers dans Photoshop. J'ai solarisé les photos et utilisé des filtres, ajouté des sélections, du masquage, des calques et d'autres outils et techniques pour créer le rêve fantastique que je recherchais. Je voulais en quelque sorte rendre le spectateur un peu surréaliste, cependant, un régal visuel pour les yeux et l'âme.

«J'expérimente avec le corps féminin nu car c'est la source de mon inspiration, j'ai toujours ressenti le besoin de le photographier, je suis convaincue que je voulais inconsciemment capturer l'essence de la beauté féminine et il était primordial de réaliser mon expression artistique et style unique de création d'images dans le contexte d'une histoire.

La photographie est le média de mon choix mais enfant, j'étais attiré par la peinture: en particulier le surréalisme, le cubisme et l'expressionnisme, mais cela ne m'a pas été facile, alors j'ai pris un appareil photo 35 mm et j'ai commencé à créer ma vision et mon style. "

Si vous aimez cette histoire visuelle, montrez-leur un peu d'amour, ce n'est qu'un aperçu des choses incroyables qu'ils ont créées - rendez-vous sur leur Instagram ci-dessous pour en savoir plus sur cet artiste génial et soutenir leur créativité et votre inspiration quotidienne en les suivant !

Découvrez plus de Gaspar Marquez et leur travail ici:   INSTAGRAM / SITE WEB / TWITTER

https://www.instagram.com/gaspar_marquez_photography/

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5 juin 2020

Le « jour du dépassement de la Terre » recule de trois semaines sous l’effet du Covid-19

Par Audrey Garric - Le Monde

Cette date, qui marque le jour où l’humanité a consommé toutes les ressources que les écosystèmes peuvent produire en une année, devrait tomber le 22 août.

C’est une date fatidique, symbole de la pression exercée par les humains sur la planète. Cette année, le « jour du dépassement de la Terre », qui marque le jour où l’humanité a consommé toutes les ressources que les écosystèmes peuvent produire en une année, devrait tomber le 22 août 2020, soit trois semaines plus tard qu’en 2019 (29 juillet), selon le Global Footprint Network, un institut de recherches international établi en Californie (Etats-Unis).

Ce recul, qui constitue un « renversement historique » par rapport à la tendance à long terme d’augmentation de l’empreinte écologique mondiale, s’explique par les mesures de confinement qui ont été mises en place à travers le monde en réponse à la pandémie de Covid-19. Ces calculs présentent toutefois de fortes incertitudes.

« Cela montre que des changements importants et rapides sont possibles. Mais cette réduction de notre empreinte écologique est imposée et non voulue et comme elle ne s’accompagne pas d’un changement systémique dans nos modes de production et de consommation, elle ne va pas durer », juge Mathis Wackernagel, le président du Global Footprint Network.

Selon les calculs de l’institut, il faudra cette année l’équivalent de 1,6 planète pour assouvir nos besoins, qu’il s’agisse de boire, de manger, de nous chauffer ou de nous déplacer. Conséquence : la déforestation, le déclin de la biodiversité ou encore l’élévation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère vont continuer d’affecter l’ensemble du globe.

« C’est un chiffre optimiste »

Le « jour du dépassement de la Terre » est calculé chaque année grâce à plus de 15 000 données des Nations unies, qui sont complétées par d’autres indicateurs pour être les plus à jour possible. « Les données sont moins robustes cette année en raison des incertitudes liées à l’impact du Covid-19 », reconnaît Mathis Wackernagel.

En se basant notamment sur les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie, le Global Footprint Network anticipe une baisse de 14,5 % de l’empreinte carbone sur l’année. Pour parvenir à ce résultat, les experts ont estimé que la consommation d’énergie allait diminuer de 9,5 % sur la période allant du 1er janvier au « jour du dépassement » comparé à 2019, entraînant une baisse des émissions mondiales de CO2 de 12,5 % sur la même période.

« C’est un chiffre optimiste », juge le climatologue Philippe Ciais (Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement), coauteur d’une étude soumise à Nature montrant que les émissions ont baissé de 10,3 % entre le 1er janvier et le 15 mai. « Cela va dépendre de la façon dont se fait la relance économique, indique-t-il. Or les dernières données provenant de Chine montrent que les émissions issues de l’industrie sont reparties à la hausse depuis la fin du confinement en mars, dépassant légèrement les niveaux de 2019. »

Le Global Footprint Network prévoit en outre une diminution de 8,4 % de l’empreinte forestière dans la mesure où l’industrie forestière a réduit les taux d’abattage des arbres, anticipant une baisse de la demande en bois de construction.

L’institut considère en revanche que l’empreinte alimentaire ne va pas évoluer : la consommation de nourriture a sans doute diminué dans les pays riches – les gens pouvant mieux ajuster leurs portions lorsqu’ils mangent chez eux – mais la production s’est maintenue aux mêmes niveaux, entraînant un important gaspillage alimentaire.

5 juin 2020

Consommation locale

consommer local

5 juin 2020

A Hongkong, des manifestants dans un parc malgré l’interdiction de la veillée de Tiananmen

Pour la première fois depuis trente ans, la veillée en souvenir des manifestations de 1989 a été interdite, alors qu’une loi menace l’autonomie de l’ex-colonie britannique.

Des milliers de Hongkongais ont bravé l’interdiction de rassemblement pour marquer le 31e anniversaire de la sanglante répression de Tiananmen, alors que la police avait interdit cette veillée, selon des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) sur place.

Pour la première fois en trente ans, la police n’avait pas autorisé le traditionnel hommage aux victimes qui se tient chaque année dans le parc Victoria. Celle-ci a invoqué les risques liés au Covid-19, les rassemblements de plus de huit personnes restant interdits. Les organisateurs ont appelé les habitants à allumer des bougies là où ils se trouvaient, à 20 heures locales (14 heures en France).

Quelques manifestants ont retiré des barrières qui avaient été installées autour du parc Victoria, lieu traditionnel de la veillée, avant qu’un groupe plus nombreux n’y pénètre et se rassemble sur les terrains de football en scandant des slogans, une bougie à la main.

Les policiers ont, en outre, annoncé avoir procédé à des arrestations en tentant de disperser un rassemblement dans un quartier commerçant de la ville, Mongkok, où ils ont accusé des « protestataires vêtus de noir » d’avoir bloqué des routes.

Jeudi soir, les Etats-Unis ont appelé la Chine « à honorer la mémoire de ceux qui ont perdu leur vie et à fournir un compte rendu détaillé sur ceux qui ont été tués, détenus ou restent portés disparus en lien avec les événements de la place Tiananmen le 4 juin 1989 ». Ce « massacre » est « une tragédie qui ne sera pas oubliée », a affirmé la Maison Blanche.

« C’est de la répression politique »

« Je ne crois pas que ce soit à cause de la pandémie. C’est de la répression politique, a déclaré à l’AFP Wong, un homme de 53 ans qui a refusé de donner son identité complète, après s’être agenouillé près du parc en hommage. J’ai bien peur que cette veillée n’ait plus jamais lieu. »

Ces veillées attirent généralement des foules à Hongkong, en souvenir de la sanglante intervention de l’armée chinoise dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, aux alentours de la célèbre place du cœur de Pékin. La répression du mouvement réformiste avait fait entre plusieurs centaines et plus d’un millier de morts. Elle avait mis fin à sept semaines de manifestations d’étudiants et d’ouvriers qui dénonçaient la corruption et réclamaient la démocratie.

Le sujet est tabou en Chine. Jeudi matin à Pékin, un photographe de l’AFP a été stoppé par la police, qui l’a obligé à effacer la plupart de ses clichés, alors qu’il circulait près de Tiananmen. Dans ce contexte, Hongkong est le seul endroit du pays où l’événement est commémoré chaque année, ce qui illustre les libertés uniques dont jouit le territoire autonome, revenu dans le giron chinois en 1997.

L’an passé, la veillée du 30e anniversaire s’était ainsi déjà déroulée dans un contexte politique tendu : l’exécutif hongkongais pro-Pékin tentait d’imposer l’autorisation des extraditions vers la Chine continentale. Une semaine plus tard allaient commencer sept mois de manifestations quasi quotidiennes dans la métropole financière.

Autonomie théoriquement garantie jusqu’en 2047

En réponse à ce mouvement, Pékin a annoncé fin mai son intention d’imposer à Hongkong une loi sur la sécurité nationale, qui prévoit de punir les activités séparatistes, « terroristes », la subversion, et les ingérences étrangères dans le territoire.

Beaucoup de Hongkongais, et nombre de capitales occidentales, redoutent que cette réforme ne soit le prélude à une vague de répression politique et ne signe la fin de la semi-autonomie théoriquement garantie jusqu’en 2047.

Un autre projet de loi plébiscité par Pékin et actuellement en débat au Conseil législatif (LegCo, le Parlement hongkongais) prévoit de criminaliser l’outrage à l’hymne national chinois. Les élus étaient censés voter jeudi après-midi, mais la session a été interrompue après l’expulsion d’un député de l’opposition qui avait jeté au sol un mélange fétide d’engrais liquide, pour marquer l’anniversaire de Tiananmen.

En Chine continentale, aucune commémoration publique n’est possible : les médias restent muets, les censeurs effacent toute mention sur Internet et la police surveille de près les dissidents avant la date fatidique du 4 juin.

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5 juin 2020

Un 14-Juillet d’exception sans le traditionnel défilé

14 juillet

14 juillet revue des troupes

14 juillet

Par Nathalie Guibert, Cédric Pietralunga - Le Monde

En raison du coronavirus, une cérémonie statique se tiendra place de la Concorde, avec un hommage aux soignants civils.

C’est une première depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Le 14 juillet prochain, il n’y aura pas de défilé militaire sur l’avenue des Champs-Elysées, comme le veut la tradition à l’occasion de la fête nationale. Une décision prise par Emmanuel Macron, « compte tenu de la situation exceptionnelle que connaît actuellement notre pays et des incertitudes qui demeurent quant à l’évolution de la pandémie du Covid-19 au cours des prochaines semaines », a indiqué l’Elysée, jeudi 4 juin.

Le défilé sera remplacé par une cérémonie militaire statique beaucoup plus sobre, qui se tiendra sur la place de la Concorde, avec seulement 2 000 participants contre 4 300 l’an passé. Ceux-ci formeront des « tableaux animés » devant quelque 2 500 invités. Le public ne devrait pas pouvoir y assister, sauf amélioration définitive de la situation sanitaire.

Le maintien de ce 14-Juillet « réinventé et adapté aux circonstances » est « une bonne nouvelle », a indiqué jeudi la ministre des armées, Florence Parly, devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale. « Ce n’est pas une annulation mais une adaptation », souligne-t-on à l’Elysée, où l’on ne mésestime pas la valeur symbolique de l’événement.

Moins spectaculaire

Cette spécificité française qui avait tant enthousiasmé Donald Trump, invité d’honneur en 2017, sera moins spectaculaire qu’à l’accoutumée. Aucun blindé ne circulera, par exemple : la partie motorisée de la parade (200 véhicules en 2019) est la plus lourde à préparer et il était devenu quasi impossible de la maintenir, pour des raisons logistiques.

Les soldats du 3e RIMA (infanterie de marine) de Vannes, le régiment du chef d’état-major des armées François Lecointre, seront peut-être déçus de ne pouvoir présenter le nouveau blindé Griffon, symbole de la modernisation en cours de l’armée de terre, qu’ils ont expérimenté les premiers. Mais l’allègement du rendez-vous soulagera aussi opportunément l’armée, qui doit rattraper les entraînements annulés pour cause de confinement, tout en maintenant les permissions d’été essentielles au moral des troupes, un sujet sensible. La cérémonie inclura néanmoins un défilé aérien, avec avions et hélicoptères.

Hormis les écoles militaires présentes comme les autres années, les unités terrestres et aériennes de ce 14-Juillet exceptionnel seront principalement celles engagées dans la lutte contre le coronavirus, au sein de l’opération « Résilience » : service de santé des armées et régiment médical ayant renforcé à Mulhouse (Haut-Rhin) les moyens de réanimation hospitaliers, équipages des aéronefs ayant transporté patients et matériels, ou spécialistes de la décontamination du 2e régiment de dragons.

Des partenaires européens ayant aidé la France dans la crise sanitaire sont en outre invités à « participer symboliquement » : Allemagne, Autriche, Luxembourg et Suisse.

Hommage aux soignants

Des civils, personnels soignants des hôpitaux mobilisés dans la crise du Covid-19, participeront également à la cérémonie, selon le souhait du chef de l’Etat. Le format reste à définir, « mais la cérémonie militaire sera bien distincte de l’hommage aux soignants, il n’y a pas de confusion », assure un membre du cabinet présidentiel.

Des Français engagés en première ligne lors de la crise sanitaire seront aussi conviés en tribune. « Il y aura des caissières, des éboueurs, toutes ces professions qui ont permis à la France de tenir et dont les Français veulent voir le comportement exemplaire honoré », souligne-t-on à l’Elysée. Un hommage sera également rendu à la figure du général de Gaulle, dont Emmanuel Macron célèbre le triple anniversaire cette année − celui de sa naissance, de sa mort et de l’appel du 18 juin 1940.

A écouter l’entourage présidentiel, Emmanuel Macron n’a jamais envisagé d’annuler la cérémonie du 14-Juillet, comme certains lui en ont prêté l’intention. L’Elysée a choisi entre les différentes options présentées par le général Bruno Le Ray, le gouverneur militaire de Paris responsable de l’opération. « On aurait fait comme d’habitude, avec une moitié de blouses blanches intégrée au défilé en mode “le peuple en marche”, cela aurait agacé tout le monde dans les rangs, souligne un militaire. Mais là, c’est un véritable 14-Juillet. » « Ce sera sobre, en résonance avec la gravité du moment », souligne l’Elysée. Comprendre : il n’y aura pas de musique des Daft Punk ou d’homme volant, comme lors des précédentes éditions.

Nouvelle étape

Le Rassemblement national a néanmoins accusé le président de « déconstruire la France », dans un communiqué publié jeudi soir. Selon le parti de Marine Le Pen, « priver » les Français de défilé « alors que le pays, soumis à des conditions de vie difficiles, restrictives et contraignantes jusqu’alors inédites en temps de paix, a fait face avec abnégation et discipline, est une faute manifeste ».

En attendant, le chef de l’Etat entend faire de cette célébration le point de départ d’une nouvelle étape de la vie du pays. Celle-ci a d’ailleurs été conçue pour s’intégrer dans la scénographie de « l’après » que le président de la République devrait esquisser peu ou prou au même moment, à l’occasion d’un grand discours ou d’une adresse à la Nation.

« Le lieu choisi pour la cérémonie, la place de la Concorde, dit tout de l’intention du président : il veut montrer que le pays a tenu bon durant la crise parce qu’il était uni, explique un conseiller d’Emmanuel Macron. Le 14 juillet doit être la démonstration que la vie reprend ses droits, que la République continue. »

5 juin 2020

ça sent l'été....

divers

5 juin 2020

Coronavirus : Emmanuel Macron en quête de « concorde nationale »

Par Cédric Pietralunga - Le Monde

Dans un courrier que « Le Monde » s’est procuré, le président de la République demande aux présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental de lui faire des propositions pour la fin du quinquennat.

C’est une lettre à la nature et au contenu inédits. En tout cas qui ne correspond pas à la pratique de la Ve République. Dans un courrier envoyé, mercredi 3 juin, au Sénat, à l’Assemblée nationale et au Conseil économique, social et environnemental (CESE), dont Le Monde s’est procuré une copie, Emmanuel Macron appelle les présidents des trois Assemblées à lui faire « d’ici à un mois » des propositions « pour contribuer à l’élaboration indispensable du nouveau dessein français ». Une invitation à construire ensemble la fin du quinquennat en somme, alors que le chef de l’Etat s’est engagé à se « réinventer » à l’issue de la crise du coronavirus.

« Pour servir au mieux nos compatriotes, la nécessité s’impose à nous de tracer de nouvelles perspectives, redéfinir les solidarités, dessiner un nouvel horizon », écrit le président dans cette missive adressée à Richard Ferrand, Gérard Larcher et Patrick Bernasconi, qui ont été reçus mercredi à l’Elysée. Or, le jeu habituel des institutions ne suffira pas pour y parvenir, estime l’ancien ministre de l’économie. « Répondre à cette nécessité appelle à une démarche de concorde nationale, de dépassement des ordres établis, de mobilisation de toutes les bonnes volontés », enjoint Emmanuel Macron, pourtant souvent brocardé en président jupitérien depuis le début de son quinquennat.

« Un souverainisme réinventé (…) et un girondisme rénové »

Sur le fond, tous les sujets sont ouverts, promet le chef de l’Etat. La crise du Covid-19, un « ébranlement intime et collectif », « nous oblige à réinterroger nos choix, qu’il s’agisse de notre système et de nos pratiques de santé, de nos stratégies économiques et écologiques, de notre relation au travail, de l’organisation des pouvoirs dans notre pays », écrit M. Macron.

« Le président entend s’appuyer sur deux piliers pour la suite : un souverainisme réinventé, protecteur de l’économie, des emplois, de l’environnement ; et un girondisme rénové, avec une nouvelle étape de déconcentration voire de décentralisation, pour un Etat plus efficace et plus proche des gens », énumère-t-on au cabinet élyséen.

Alors que la réforme des institutions est encalminée, du fait notamment de l’opposition du Sénat, Emmanuel Macron donne aussi dans sa lettre le sentiment de vouloir réactiver ce serpent de mer. « Vous pourriez rechercher utilement les convergences possibles en termes de politiques et d’initiatives nationales afin que les mandats qui nous ont été confiés soient les plus utiles à notre pays et à nos concitoyens », écrit-il ainsi aux présidents des chambres. Sa réforme prévoit notamment une réduction du nombre de parlementaires et une transformation du CESE en « Conseil de la participation citoyenne ».

Signe de cette recherche de « concorde nationale », Emmanuel Macron devrait également recevoir ses prédécesseurs la semaine prochaine. Nicolas Sarkozy et François Hollande, mais « peut-être aussi Valéry Giscard d’Estaing ». De même, plusieurs anciens premiers ministres seront invités à l’Elysée dans les prochaines semaines, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve…

« Le président veut consulter de façon approfondie et consensuelle, pour dégager un socle commun de priorités », décrypte un conseiller, qui vante « une démarche innovante ». Des rencontres sont aussi prévues avec les représentants des élus, comme l’Association des maires de France (AMF), dirigée par François Baroin (Les Républicains, LR), ou l’Assemblée des départements de France (ADF), présidée par l’ex-LR Dominique Bussereau.

Associer certains de ses principaux opposants

Même si le chef de l’Etat place le débat au niveau des idées, cette initiative présente aussi de nombreux avantages sur le plan politique. En associant certains de ses principaux opposants à la conception de « l’après », le chef de l’Etat les oblige à descendre dans l’arène avec lui et à faire preuve d’une certaine solidarité avec l’exécutif. Difficile de critiquer une politique dont on a participé à l’élaboration…

Les macronistes avertissent d’ailleurs déjà ceux qui rechigneraient à se prêter à l’initiative présidentielle. « S’il le faut, nous prendrons les Français à témoin. Les sujets de l’après seront lourds, avec l’explosion du chômage, notamment des jeunes. La pression sera très forte sur ceux qui ne jouent pas le jeu », met en garde un pilier de la majorité. Dans sa missive aux présidents des chambres, Emmanuel Macron glisse d’ailleurs que c’est un « engagement à titre personnel » qu’il sollicite.

A l’Elysée, on se défend néanmoins de toute arrière-pensée tactique. « Ce n’est pas une mise en scène. Le président veut vraiment construire l’après avec les autres composantes de la Nation. Il ne va pas seulement les consulter, il va leur demander un travail. On attend des idées, des projets », assure un conseiller. Une manière aussi de répondre aux critiques des syndicats, qui accusent le chef de l’Etat de les réunir pour la galerie mais de ne jamais les écouter. « Je souhaite que vous puissiez mener les consultations les plus larges pour déterminer et préciser les priorités essentielles », indique Emmanuel Macron dans sa lettre, gage de sa volonté d’associer tout le monde à sa démarche.

Ce n’est qu’une fois ce travail effectué que le chef de l’Etat décidera de la façon dont il s’adressera aux Français. Plusieurs dates et formats sont sur la table mais le calendrier plaide pour une prise de parole la première quinzaine de juillet.

« C’est le moment où le Ségur de la santé aboutira, celui où la convention citoyenne pour le climat rendra ses conclusions, où les présidents des Assemblées remettront leur travail… », pointe un macroniste. « Il faut faire les choses dans l’ordre, nuance-t-on à l’Elysée. Il faut d’abord définir le corpus de priorités, formuler le projet et trouver un consensus. Ce n’est qu’une fois que cette nouvelle ère sera soclée [sic] que le président s’exprimera. » Le compte à rebours est enclenché.

5 juin 2020

ELLE magazine

elle

5 juin 2020

Venezuela : Guaidó serait réfugié à l’ambassade de France à Caracas.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a affirmé jeudi que le chef de l’opposition, Juan Guaidó se trouve dans l’ambassade de France à Caracas, rapporte le site Infobae. Lundi, le président Nicolás Maduro avait laissé entendre que son rival s’était “caché” dans une représentation diplomatique. Un autre opposant, Leopoldo Lopez, se trouverait pour sa part dans la résidence de l’ambassadeur d’Espagne. Le ministre a déploré une “situation profondément irrégulière”. “C’est une honte pour la diplomatie de l’Espagne, c’est une honte pour la diplomatie de la France ce qui s’est passé, et ils vont en payer le prix très, très bientôt”, a-t-il martelé. La France et l’Espagne font partie de la cinquantaine de pays dans le monde qui reconnaissent M. Guaido comme président vénézuélien par intérim.

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