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Jours tranquilles à Paris

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25 avril 2020

La nouvelle campagne Jacquemus a été photographiée entièrement via FaceTime

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Confinement oblige, les créatifs de ce monde se voient bien obligés de travailler différemment. Jacquemus, petit prince de la mode Hexagonale, ne fait pas exception à la règle. Sa campagne Été 2020, « Jacquemus at Home » a été photographiée entièrement via FaceTime.

Derrière l'objectif — ou le smartphone —, Pierre-Ange Carlotti, et devant, Bella Hadid. Seule dans une pièce blanche, sans maquilleur ni coiffeur, le mannequin prend la pose pour un moment de « reconnection », explique-t-elle sur son compte Instagram.

Ce n'est pas la première fois que Bella Hadid travaille de la sorte, elle a déjà posé pour une séance photo via FaceTime pour le numéro de mai de Vogue Italie.

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25 avril 2020

Les coiffeurs reprennent leurs ciseaux le 11 mai

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Par Juliette Garnier

Les clients devront porter un masque. Franck Provost estime à 100 millions d’euros le coût de la fermeture de ses salons pendant deux mois.

J − 15. Partout en France, les coiffeurs comptent les jours avant de retrouver leurs clients. Franck Provost, président du Conseil national des entreprises de coiffure (CNEC), a envoyé « la fiche de travail » pour la reprise d’activité du secteur au ministère du travail, jeudi 23 avril, pour validation, quelques heures après avoir obtenu l’aval des partenaires sociaux. Les salons de coiffure devraient ouvrir leurs portes à partir du lundi 11 mai, près de deux mois après leur fermeture dans le cadre des mesures de confinement adoptées en France pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Etabli avec l’Union nationale des entreprises de coiffure, autre organisation patronale, et la mutuelle du secteur, Aésio, le plan de réouverture impose des « règles strictes pour protéger le personnel et la clientèle », explique celui qui a fondé Provalliance et exploite 3 500 salons sous différentes enseignes.

A partir du 11 mai, un coiffeur en activité devra être équipé de masque et de lunettes ou d’une visière en plastique transparent qui couvre son visage ; le barbier, qui, lors d’une coupe, est très exposé au souffle de son client et donc aux postillons, devra porter un masque et une visière. Chaque coiffeur devra asseoir son client à plus d’un mètre d’un autre. Même règle lors du shampooing.

Pas de quotas dans les salons

Le client devra être équipé d’un masque, dès son entrée dans le salon et tout au long de la prestation. « Il devra porter un modèle à élastiques qu’on enfile sur les oreilles, sinon le coiffeur ne peut pas travailler sa chevelure », précise M. Provost. Le salon pourrait le lui fournir. Mais il serait « préférable » que le client soit équipé de son propre masque. Il devra aussi se laver les mains ou se les désinfecter à l’aide d’un gel hydroalcoolique. Pour des raisons d’hygiène, le salon lui fournira un peignoir lavé à 30 degrés et séché au sèche-linge ou une blouse à usage unique qui sera jeté après la prestation.

Les gérants n’auront pas l’obligation de mettre en place un filtrage, pour soumettre à un quota le nombre de clients présents dans le salon, contrairement à ce qui s’est imposé dans les grandes surfaces alimentaires. « C’est trop compliqué », juge M. Provost, en évoquant la surface de ses établissements qui peut varier d’une dizaine de mètres carrés à plusieurs centaines. Ces nouvelles méthodes d’accueil et de travail en salon devraient avoir une incidence sur le coût d’exploitation. « De deux à trois euros par client », estime M. Provost, qui, pour l’heure, dit ne « rien avoir décidé » sur une éventuelle augmentation de ses tarifs.

Dans ces conditions, les clients reviendront-ils ? « C’est l’inconnu », reconnaît le patron. Mais, à l’en croire, il y a urgence à autoriser l’ouverture des salons en France. Déjà, le travail au noir, qui lamine ce secteur, a repris. Plusieurs professionnels exercent leur activité de manière clandestine. A Montpellier, mi-avril, la police a verbalisé un coiffeur qui, rideau tiré, recevait sa clientèle dans son établissement du centre-ville.

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Urgence financière

L’urgence est surtout financière. Car la fermeture des établissements depuis deux mois a mis « leur trésorerie à plat », dit-il. La France en compte plus de 63 000. « Les plus petits auront du mal à se relever » de l’absence de recettes depuis le 17 mars, juge M. Provost, en estimant que rares sont les entrepreneurs de la coiffure à obtenir des prêts garantis par l’Etat. Pour soutenir ses franchisés, Provalliance a décidé d’annuler pour deux mois les royalties dues par ces derniers.

Le groupe L’Oréal, dont les ventes de produits capillaires aux professionnels ont chuté de 10,5 % au premier trimestre, a aussi annoncé des mesures d’aides aux salons en gelant les créances de 11 000 d’entre eux dans l’Hexagone. « Nos charges continuent de courir. Notamment les loyers qui, pour la période de ces deux mois, s’élèvent à 9 millions d’euros. Nous n’en avons pas obtenu l’annulation dans les centres commerciaux », ajoute M. Provost, en chiffrant le manque à gagner dû à la crise du coronavirus « à 100 millions d’euros » pour le groupe dont l’activité s’est établie à 1,5 milliard d’euros en 2019.

Nouvelles pratiques capillaires

Reste aussi à savoir si le personnel des salons est prêt à cette reprise et ces conditions de travail. M. Provost le croit. « Les coiffeurs en ont ras le bol de ne pas travailler », jure-t-il. Et, sans doute, doivent-ils réagir aux nouvelles pratiques capillaires adoptées depuis le début du confinement : les Français sont de plus en plus nombreux à se tondre les cheveux ou à les teindre seuls, à l’aide de produits achetés en grandes et moyennes surfaces. Les ventes de teintures « font un carton, avec une hausse de 33 % », note Emily Mayer, responsable d’études chez IRI.

A force, ce comportement pourrait devenir une habitude et assécher l’activité des salons. Une enquête d’opinion menée par l’institut de sondage Harris devrait cependant leur donner du cœur à l’ouvrage : 59 % des Français affirment vouloir se rendre chez le coiffeur dans la semaine du 11 mai.

25 avril 2020

Place de la Concorde...vide (coronavirus)

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25 avril 2020

« Vivre avec » : comment les politiques envisagent la vie quotidienne au temps du coronavirus

Par Denis Cosnard, Sarah Belouezzane, Olivier Faye

Maintien des « gestes barrières », généralisation du masque, reconfiguration des habitats urbains… de nombreux responsables réfléchissent à l’organisation de la société après le déconfinement.

En 1960, dans le Paris pourtant joyeux et festif de la rive gauche, Juliette Gréco chantait la douleur de la rupture et le deuil de la vie d’avant, sur des paroles de Guy Béart : « Il n’y a plus d’après/A Saint-Germain-des-Prés/Plus d’après-demain/Plus d’après-midi/Il n’y a qu’aujourd’hui. » C’est à un long, très long aujourd’hui que nous invite désormais l’épidémie due au coronavirus. Le premier ministre, Edouard Philippe, a alerté les Français à ce sujet lors d’un point presse, le 19 avril ; leur vie quotidienne, a-t-il souligné, va être bouleversée par la persistance de cette maladie, y compris après le déconfinement. « Notre vie à partir du 11 mai, ce ne sera pas la vie d’avant le confinement, pas tout de suite et probablement pas avant longtemps, a insisté le locataire de Matignon. Nous allons devoir apprendre à vivre avec le virus. » Et à trouver, a-t-il ajouté, de « nouvelles habitudes, un quotidien un peu différent ».

L’équation est simple. La France, avec seulement 6 % de sa population qui auraient été infectés par le SARS-CoV-2, semble très loin d’atteindre l’immunité collective, seuil de 70 % à partir duquel un groupe est considéré comme immunisé. Or, pas question de laisser le virus se propager à sa guise d’une personne à une autre : les hôpitaux ne pourraient encaisser une telle charge de patients. Surtout, a rappelé le ministre de la santé, Olivier Véran, au micro de France Inter, vendredi 24 avril, « personne ne peut vous dire décemment les yeux dans les yeux qu’il est sûr qu’il faille une immunité collective », dans la mesure où il n’est pas prouvé que les individus infectés développent des anticorps immunisants. « On ne peut pas confiner toute la planète pendant six mois ou un an en attendant d’avoir un vaccin, a reconnu le ministre. Dans l’intervalle, il faut être prudent, il faut vivre avec le virus, vivre avec les gestes barrières pour limiter les vagues épidémiques. » Selon une étude de l’université Harvard, des mesures de contrôle de l’épidémie, en l’absence de traitement ou de vaccin, pourraient être nécessaires au moins jusqu’en 2022.

Finies donc embrassades, terrasses de cafés bondées et heures insouciantes ? Dans un premier temps, oui, prévient l’exécutif. « Il y aura des contraintes », assure un dirigeant de la majorité. Les fameux gestes barrières − tousser et éternuer dans son coude, ne pas se serrer la main, etc. − seront maintenus, tout comme le principe de la distanciation sociale. Le port du masque, objet de polémiques depuis bientôt deux mois, sera fortement généralisé, au moins dans les transports en commun − l’Académie de médecine recommande, elle, un port systématique pour toute sortie, même au coin de la rue.

Masques « incontournables »

De manière générale, un fort accent sera mis sur la responsabilité individuelle et la prévention. Le patron de La République en marche (LRM), Stanislas Guerini, en appelle même à la construction d’une « société de vigilance sanitaire ». « Nos vies ne reprendront pas à la normale pour longtemps, voire à jamais. Nous avons tous une responsabilité par notre action, ce n’est pas l’Etat seul dans son coin », estime-t-il. Car, en cas de reprise de l’épidémie, des épisodes de reconfinement pourraient s’avérer nécessaires. Un proche d’Emmanuel Macron évoque des « mesures de confinement davantage ciblées », quand un visiteur du soir d’Edouard Philippe parle d’un « confinement partiel ».

Selon certains, ces changements de comportements sont appelés à s’inscrire dans le temps. « Après l’épidémie de coronavirus, les mentalités, les mœurs vont énormément changer dans tous les Etats du monde, assurait Olivier Véran, le 4 avril, dans un entretien au média en ligne Brut. Nous serons amenés à avoir des conduites sanitaires bien différentes de celles que nous avons connues jusqu’à présent, et qui sont bien plus proches de celles qu’on a pu constater dans certains pays asiatiques. » Citant en exemple le Japon et la Corée du Sud, son prédécesseur, Xavier Bertrand, estime ainsi que les masques « vont devenir incontournables » dans la vie des Français. Une nouvelle éducation à la santé serait d’ailleurs nécessaire à ses yeux. « Ne se lave-t-on pas déjà beaucoup plus les mains depuis l’apparition du Covid-19 ? Cela pourrait avoir des effets sur d’autres virus ou pour les gastro-entérites », remarque le président (ex-Les Républicains, LR) de la région Hauts-de France.

Il en est en tout cas qui n’attendent pas pour passer aux travaux pratiques. Lui-même victime et guéri de ce nouveau mal, Christian Estrosi, maire (LR) de Nice, a installé depuis plusieurs semaines dans sa métropole une équipe pour travailler sur cette question. « Les transports, l’éducation, la formation, plus rien ne sera organisé comme avant », anticipe-t-il. Savoir être agile, avec potentiellement des périodes de confinement et de déconfinement successives ; « inverser les politiques » dès que nécessaire. La ville a prévu une agence qui puisse encadrer, conseiller, voire donner du matériel aux commerces qui en exprimeraient le besoin pour se conformer aux nouvelles normes sanitaires. Le tourisme, secteur phare de l’économie locale, devra lui aussi s’adapter. « Ne faudrait-il pas requalifier le tourisme ? Se diriger vers un tourisme responsable, qui privilégie la culture, l’environnement ? », s’interroge l’édile, qui réfléchit à un système de « passeport sanitaire » afin de filtrer, à l’avenir, les provenances de pays considérés à risque : « Il y a bien des pays où des vaccins sont exigés pour entrer, alors pourquoi pas une sérologie ? »

« Accepter » le risque pour le « dominer »

L’épidémie, assurent d’autres, relance le débat sur la densité de villes comme Paris. Si plus d’un habitant sur dix a quitté la capitale à l’annonce du confinement, n’est-ce pas, en partie, pour échapper au risque de contamination entraîné par la promiscuité, et fuir ce voisin frôlé de trop près sur un trottoir exigu ? « Les métropoles hyperdenses sont des bombes virales », estime David Belliard, candidat écologiste à la Mairie de Paris, pourfendeur de la « bétonisation ». L’idée de rendre les villes plus hygiéniques par une refonte de l’urbanisme remonte à loin.

« LES CRISES SANITAIRES PEUVENT FAVORISER LES MESURES DE PRIVATION DE LIBERTÉ ET IL FAUDRA ÊTRE HYPERVIGILANTS », PRÉVIENT XAVIER BERTRAND

La première des missions officielles des travaux du baron Haussmann, préfet de la Seine de 1853 à 1870, était d’« aérer » Paris pour mieux faire circuler l’air et l’eau en perçant de vastes avenues et détruisant des immeubles insalubres. « C’est un mouvement de très long terme, qui, à Paris, débute en 1780 », quand est créé un poste d’inspecteur de la salubrité, indique l’historien Thomas Le Roux, coauteur de La Contamination du monde, une histoire des pollutions à l’âge industriel (Seuil, 2017). Gare, toutefois, aux excès de zèle et aux travers hygiénistes. « Les crises sanitaires peuvent favoriser les mesures de privation de liberté et il faudra être hypervigilants », prévient Xavier Bertrand.

Selon Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, mieux vaut apprendre à « accepter » le risque pour le « dominer ». « Cette période va aussi nous permettre de vivre et d’habiter ce que nous sommes. Peut-être va-t-on moins se divertir et vivre plus intensément », prédit le sénateur de Vendée. Oublier l’après pour survivre aujourd’hui.

Denis Cosnard, Sarah Belouezzane et Olivier Faye

Coronavirus : 22 245 morts en France. Alors que les concertations du gouvernement se poursuivent sur la préparation d’un déconfinement progressif du pays, prévu pour débuter le 11 mai, le bilan hebdomadaire de la mortalité en France fait état d’une hausse de 25 % depuis le 1er mars, comparé à la même période de 2019. La pandémie y a tué 22 245 personnes depuis le 1er mars, dont 13 852 dans les hôpitaux et 8 393 dans les établissements sociaux et médico-sociaux, a annoncé vendredi soir le directeur général de la santé, Jérôme Salomon. Le bilan quotidien de décès s’élève à 389 (contre 516 jeudi). Le nombre de cas graves en réanimation a encore reculé à 4 870. Le solde, qui est de 183 patients en moins en réanimation, est négatif depuis quinze jours.

25 avril 2020

Alternative... coronavirus

changer ou crever

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24 avril 2020

Confinement - autoportraits : nous sommes le vendredi 24 avril 2020

autoportrait confinement (1)

autoportrait confinement (2)

24 avril 2020

Vu sur internet

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24 avril 2020

Fanny Müller

fanny87

fanny94

24 avril 2020

ça c'est sûr ! .... coronavirus

cest sur

24 avril 2020

Restez chez vous !

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