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Jours tranquilles à Paris

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1 février 2020

A la Fondation EDF jusqu’au 02 février 2020 - derniers jours

Fondation EDF (2)

Dans ses installations commanditées aux quatre coins du monde depuis près de quarante ans, NILS-UDO interagit sur le paysage sans jamais le violenter. Il déploie au cœur de la nature, et avec tous ses matériaux, une œuvre sculpturale in situ éphémère, fragile, aux prises avec les variations du temps, les menaces climatiques, les modulations infimes et infinies d’un paysage, et le rythme des saisons.

Avec Black Bamboo, NILS-UDO met en scène le visiteur en le plongeant dans le noir, lui permettant de concentrer son regard sur la « couvée » placée au centre de l’espace. Cette « couvée », seule éclairée, est cerclée et protégée par une forêt de bambous.

Reprenant ici l’un de ses thèmes de prédilection, le nid, la couvée évoque la naissance, la fragilité, l’avenir… L’artiste, avec Black Bamboo, imagine, peut-être, l’un des derniers refuges, un abri contre la destruction de la nature et nous place simplement en alerte.

« Avec l’invitation faite à NILS-UDO, la Fondation groupe EDF interroge le rapport de l’homme à la nature, de l’art au vivant, et amorce le développement de son action en faveur de l’environnement et des enjeux climatiques qui deviendront l’axe prioritaire de son action dans les années à venir. »

Laurence Lamy, déléguée générale de la Fondation groupe EDF

Fondation EDF (3)

Fondation EDF (4)

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1 février 2020

Actuellement au Bon Marché...

BON MARCHE (1)

BON MARCHE (2)

BON MARCHE (3)

BON MARCHE (4)

Depuis le 11 janvier, l’artiste japonais Oki Sato et son studio nendo nous invitent à prendre un instant pour contempler la poésie de deux phénomènes naturels : la pluie et l’éclosion des fleurs. Pour l’exposition ame nochi hana, la nouvelle carte blanche du Bon Marché Rive Gauche, nendo s’attarde sur ces manifestations de vie à travers plusieurs installations qui prennent place sous les verrières aux étages du magasin et dans les vitrines, comme autant de rêveries naturalistes. Oki Sato orchestre quatre propositions oniriques autour de l’eau de pluie et la floraison. Chacune explore la connexion et l’interrelation entre ces deux éléments universels. Les « fleurs de pluie » qu’il imagine sont emplies de vie et de joie, elles sont le fil conducteur de l’exposition ame nochi hana qui fait entrer une nature réinventée au cœur de Bon Marché Rive Gauche.

L’exposition « ame nochi hana » marque de nouveau, l’engagement du Bon Marché en faveur de la scène artistique contemporaine. Ces nouvelles œuvres proposées par nendo font suite à Er Xi par Ai Weiwei (2016), Where are we going ? par Chiharu Shiota (2017), Sous le ciel par Leandro Erlich (2018) et Branco Luz par Joana Vasconcelos (2019).

Cette carte blanche donnée à une figure majeure du design contemporain met en lumière l’extraordinaire inventivité d’un artiste qui se joue des frontières entre l’art, l’architecture et le design, empruntant aux univers des différentes disciplines pour enchanter ceux qui ont la chance de rencontrer son œuvre.

Pour découvrir l'oeuvre de manière insolite, Le Bon Marché Rive Gauche vous invite au premier acte des OFF du Bon Marché Rive Gauche et vous propose une programmation artistique, musicale et culturelle unique entre ses murs en lien avec l'exposition ame nochi hana.

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OKI SATO - NENDO

Né en 1977 à Toronto au Canada, Oki Sato est diplômé d’architecture à l’Université Waseda de Tokyo en 2002. Il s'intéresse rapidement à l'univers du design et fonde la même année son propre studio à Tokyo : nendo. « Nendo» signifie «| pâte à modeler» en japonais et témoigne de la vision d’0ki Sato imprégnée de flexibilité et de ludisme. Créateur touche-à-tout il investit à la fois le design d'objets et de mobilier, l'architecture et l'installation artistique. Les créations du studio nendo ont progressivement intégré les collections internationales d’institutions muséales telles que celles du V&A, The Design Muséum de Londres, du Centre Pompidou à Paris ou encore du Museum of Modem Art de New-York.

S/inscrivant dans l'histoire du design japonais contemporain, il décloisonne progressivement son univers de prédilection et s'intéresse à l'intention purement artistique, nendo développe une esthétique minimaliste aux lignes épurées s'inspirant de la nature et de la société qui l'entoure et guidée par l'émotion qu’il cherche à provoquer chez le spectateur ou l'utilisateur. Les réalisations du studio, toujours dessinées par son fondateur, allient simplicité, humour et émerveillement.

BON MARCHE (10)

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BON MARCHE (13)

BON MARCHE (14)

BON MARCHE (15)

1 février 2020

Récit - Le Royaume-Uni et l’Europe, quarante-neuf ans d’histoire à la « une » du « Monde »

Plongée dans les archives du « Monde » pour retrouver cinq grandes étapes de la relation entre Londres et Bruxelles, depuis l’entrée en 1971 dans la Communauté économique européenne jusqu’au référendum en faveur du Brexit, en 2016.

24 juin 1971 – L’Europe vers sa « nouvelle frontière »

Les six Etats membres de la Communauté économique européenne et le Royaume-Uni concluent un accord en vue de l’adhésion de ce dernier à la CEE le 1er janvier 1973. Cette décision, alors impopulaire au sein du Labour, sera confirmée par un référendum britannique en 1975. Extrait d’un article paru du 24 juin 1971.

A quoi ressemblera l’Europe de demain ? Au sortir des négociations de la Grande-Bretagne avec les Six, c’est maintenant la question qui va, pendant longtemps, alimenter les commentaires. L’exercice est passionnant parce que les variables sont multiples, l’imagination fortement sollicitée par cette page encore vierge de la vie de la CEE, les forces économiques et politiques en mouvement contraintes d’adopter un nouvel ordre. (…) Les uns voient dans l’arrivée des Anglais, des Danois, des Norvégiens et des Irlandais une nouvelle chance pour l’Europe et font le pari que la Communauté élargie saura trouver son équilibre, une autonomie plus grande et, du même coup, permettra à ceux qui y vivent de se faire mieux entendre dans le monde. D’autres supputent déjà la dislocation des constructions communautaires, le vent atlantique s’engouffrant dans toutes les fissures. (…)

Par la force des choses, le visage de l’Europe à dix ne sera forcément pas le même que celui de la CEE d’aujourd’hui. Le centre de gravité de l’Europe communautaire se déplace vers le nord-ouest, et plus précisément vers les pays à forte tradition maritime. (…) Tous ceux qui croient à l’ouverture sur le monde extérieur, aux bienfaits de la concurrence et du grand brassage des hommes, des idées et des marchandises verront donc, dans l’arrivée de nouveaux membres du Marché commun, une chance nouvelle de son rayonnement. Tout ce qui se rétracte conduit à la décadence. L’extension des solidarités est, au contraire, facteur de civilisation. Cela dit, le thème de l’échange inégal est trop présent aux esprits pour que l’on n’y regarde pas à deux fois avant de proposer des libéralisations. (…)

Mais c’est bien sûr dans les rapports avec les Etats-Unis que le nouvel équilibre européen devra se trouver. A ceux qui, sans aller plus loin, estiment qu’une zone à dominante américaine sera ainsi fatalement créée, il faut faire lire ce que disent les Américains eux-mêmes. Après le succès de la rencontre Heath-Pompidou à Paris, le New York Times voyait la « fin des liens spéciaux américano-britanniques ». « Le Marché commun a déjà rendu la vie plus compliquée aux Etats-Unis, poursuivait-il, mais ce n’était jusqu’ici qu’une ombre comparée à l’indépendance qu’une Europe comprenant la Grande-Bretagne pourrait exercer. »

3 décembre 1979 – La zone des tempêtes

Margaret Thatcher, nouvelle première ministre britannique déclenche une crise qui durera cinq ans en contestant le montant de la contribution de son pays au budget communautaire. « I want my money back », déclare-t-elle au Guardian. Elle obtiendra satisfaction en 1984. Extrait de l’éditorial paru dans ce numéro du 3 décembre 1979.

La Communauté est entrée dans la zone des tempêtes. Après la « gifle » qu’ils estiment avoir reçue du Conseil européen, les Britanniques appellent Mme [Margaret] Thatcher [première ministre britannique de 1979 à 1990], qui n’a guère besoin d’un tel encouragement, à l’intransigeance. La presse de Londres se déchaîne.

Les Neuf se sont donné un répit, mais croire qu’ils ont reculé pour mieux sauter serait se bercer d’illusions. Pourquoi réussiraient-ils mieux en février qu’en novembre ? A l’évidence, le rapprochement des mentalités espéré avant Dublin ne s’est pas produit. Mme Thatcher est-elle décidée, comme M. [Valéry] Giscard d’Estaing [président de la France, 1974-1981] l’a compris, à aborder la prochaine phase du débat « dans un esprit de compromis » ? Nul ne s’en est aperçu au cours de sa conférence de presse où la « Dame de fer » a sonné le clairon pour entraîner ses troupes dans la lutte finale. Sans doute, mesure-t-elle justement la faiblesse de sa marge de manœuvre, mais elle a déjà marqué quelques points.

Ses huit partenaires, France comprise, se sont montrés disposés à faire jouer sans condition le « mécanisme correcteur » imposé en 1975 par M. [Harold] Wilson [premier ministre de la Grande-Bretagne de 1974 à 1976], ce qui entraîne une compensation financière de 520 millions d’unités de compte. Bien que ce chiffre soit subordonné à un accord global, c’est toujours autant d’empoché, au moins psychologiquement. La somme est considérable si l’on se souvient que, l’an passé, l’Italie avait péniblement obtenu 140 millions d’unités de compte pour lui permettre de participer au système monétaire européen. L’argent communautaire n’aurait-il pas la même valeur selon qu’il est offert à Rome ou à Londres ?

Mme Thatcher veut d’ailleurs beaucoup plus, et ce qu’elle exige, c’est de l’argent comptant tout de suite. Peu lui importent les subtilités communautaires qui impliquent que toute dépense en Grande-Bretagne passe par des actions ou des politiques communes. Mme Thatcher ignore superbement la logique communautaire. Elle compte sur ceux qu’elle appelle ses « amis » et sur la crainte d’une crise pour obtenir satisfaction, alors que le seul moyen d’éviter l’échec serait sans doute de saisir la perche tendue par M. [Helmut] Schmidt [chancelier allemand de 1974 à 1982] et de consentir un geste européen en acceptant d’explorer les chances dune politique commune de l’énergie.

Le camp des huit partenaires de la Grande-Bretagne n’est pas aussi divisé que Mme Thatcher le croit. L’Italie et les pays du Bénélux redoutent plus que d’autres, c’est vrai, que la Grande-Bretagne ne s’éloigne de la Communauté, mais les Italiens et les Belges ne sont pas pour autant disposés à payer pour les Britanniques. La France et l’Allemagne fédérale, appuyées par le Danemark et l’Irlande, sont sur la même ligne, celle de la fermeté, à en croire MM. Giscard d’Estaing et Schmidt. En vérité, l’impression prévaut que Mme Thatcher surévalue ses forces.

Il reste que, pour explorer les possibilités de compromis, beaucoup d’énergie devra être dépensée à Bruxelles. La Commission, souvent complaisante, sera tentée de tricher en parant des vertus d’actions communautaires de simples secours financiers. Le Parlement européen, qui veut en découdre avec le Conseil, y mettra son grain de sel. Trois mois de confusion sont à craindre au moment où la Communauté a besoin de toutes ses forces pour de meilleures causes, avec en perspective l’échec probable et peut-être au-delà l’obstruction britannique.

24 novembre 1990 – Cassandre quitte la scène 

Margaret Thatcher, mise en cause dans son propre parti notamment à cause de sa politique hostile à l’Europe, est contrainte à la démission. L’espoir d’une position britannique plus ouverte, renaît. Extrait de l’éditorial du 24 novembre 1990.

Les grands hommes d’Etat – on le sait depuis l’Antiquité – sont, le plus souvent, victimes d’eux-mêmes. La chute sans gloire – mais non sans panache – de Margaret Thatcher n’échappe pas à la règle. L’orgueil inflexible et une volonté de fer, l’obstination combative et un ardent courage : ces fières qualités de « Maggie », après l’avoir si bien servie à l’apogée de son règne, finirent – l’inéluctable usure du pouvoir aidant – par lui nuire, hâtant sa fin, devenue fatale aux yeux de ses meilleurs amis politiques.

Ces vertus « victoriennes » lui valent de ses pairs, à l’heure où l’irritation s’apaise, un hommage où l’admiration l’emporte – une fois n’est pas coutume – sur les hypocrisies d’usage. « On vous aime », lance, par téléphone, George Bush [président des Etats-Unis de 1989 à 1993] à celle qui fut la première femme à la tête d’une grande démocratie d’Occident. Elle qui prôna avec tant de conviction le libéralisme économique, cher à son ami Ronald Reagan, au point d’en faire un dogme qui porte désormais son nom, méritait bien ce gentil mot d’adieu.

Le jour même, Mme Thatcher venait de rendre un ultime service à son grand allié, en ordonnant l’envoi de 14 000 soldats britanniques supplémentaires dans le Golfe. Son admiration pour l’Amérique ne l’empêcha pas de trouver M. [Mikhail] Gorbatchev [président de l’URSS de 1990 à 1991] à son goût – « un homme stimulant » – et de juger d’emblée la perestroïka « bonne pour l’humanité ». Preuve que chez « Maggie » – pragmatique et visionnaire – le poids des réalités et le sens de l’histoire pouvaient triompher de la doctrine.

Il y eut, dans le réalisme historique de Mme Thatcher, une faille majeure : l’Europe, qui fut sa roche Tarpéienne. Et pourtant, certains dirigeants « européens » fervents, idéologiquement aux antipodes du thatchérisme, tels MM. Jacques Delors [alors président de la Commission européenne] et Felipe Gonzalez [premier ministre espagnol de 1982 à 1996], ne cachaient pas leur secrète admiration pour une femme qui avait su leur en remontrer. Son anti-européanisme tenait en partie à sa méfiance viscérale à l’égard de la trop puissante Allemagne, héritage, outre-Manche, d’une longue tradition germanophobe frisant parfois l’atavisme. Il dissimulait mal aussi, chez celle que l’ancien chancelier Helmut Schmidt appelait « Lady Disraeli », un entêtement nationaliste farouche – et presque pathétique – à enrayer l’inéluctable déclin de l’empire.

A cet égard, « Maggie » a sans doute gouverné quelques années de trop. A force de consentir discrètement à l’Europe les concessions qu’elle jurait bruyamment la veille de refuser, Mme Thatcher finit par ne plus faire peur à ses pairs, qui choisirent d’ignorer ses oukases, mis au compte du caprice. C’était peut-être là, pour la Dame de fer, la pire des humiliations. Pourtant, en défiant les « eurocrates de Bruxelles », le premier ministre britannique exprimait tout haut un sentiment partagé par beaucoup de citoyens du Vieux Continent. Peut-être, s’apercevra-t-on bientôt, que l’Europe avait aussi besoin d’une Cassandre.

22 novembre 2012 – Messieurs les Anglais… Restez !

Entraîné dans une vague d’europhobie qu’il a lui-même contribué à alimenter en pleine crise de l’euro, le premier ministre, David Cameron, bloque l’adoption du budget 2014-2020 de l’Union européenne. Celui-ci, amputé, ne pourra être adopté qu’en février 2013. A relire, l’éditorial du 22 novembre 2012.

La question anglaise est posée. Quarante ans après son adhésion, le Royaume-Uni ne cesse de s’éloigner de l’Union européenne (UE). La bataille sur le budget communautaire, qui s’engage à Bruxelles jeudi 22 novembre, est emblématique de ces réticences de plus en plus vives.

Londres exige pour la période 2014-2020 un budget bien en deçà des propositions de ses vingt-six partenaires. On peut discuter la pertinence de la politique agricole, l’efficacité des aides aux pays les plus pauvres ou la justification du rabais britannique au budget européen. Les Britanniques ont un discours cohérent. Cohérent pour un pays qui se prépare à quitter l’UE et ne voit en elle qu’une vaste zone de libre-échange.

En réalité, le premier ministre, David Cameron, ne contrôle plus l’engrenage eurosceptique qui entraîne son pays, consterné par la crise de l’euro. Le locataire du 10 Downing Street a allumé la mèche, il y a un an, en refusant de signer le traité budgétaire censé sauver la monnaie unique. Depuis, David Cameron a organisé un réexamen de tous les engagements européens de son pays, annoncé l’abandon au moins provisoire du mandat d’arrêt européen et promis un référendum sur l’appartenance de son pays à l’UE après les élections générales prévues en 2015. Les sondages prédisent la victoire du non à l’Europe, et Westminster est sur la ligne des Britanniques. Dernièrement, David Cameron a été désavoué à la Chambre des communes par les eurosceptiques tory alliés aux travaillistes, qui ont jugé encore trop généreuses ses propositions sur le budget européen.

Que les Britanniques s’en aillent !, serait-on tenté de dire, excédé par leur chantage permanent à la sécession qui leur permet de mieux s’imposer. Froidement, il convient de se demander si l’Europe continentale et la France ont intérêt à conserver le Royaume-Uni au sein de l’UE.

La réponse est oui. La City est, en réalité, la place financière offshore de l’euro et le sera encore davantage avec l’introduction de la taxe sur les transactions financières. On imagine mal la City et ses banques continuer de régner sur la finance européenne sans que les continentaux puissent exercer le moindre droit de regard. En outre, l’Europe de la défense n’est pas imaginable sans Londres, comme l’a montré l’expédition en Libye, alors que les échanges industriels sont souvent plus aisés avec les Britanniques qu’avec les Allemands. Enfin, les Britanniques sont les défenseurs du marché unique, qu’il convient de ne pas laisser aux seuls Allemands et Français, réticents à l’émergence d’un vrai marché des services.

Toutefois, le libre-échange n’est durable que s’il n’accentue pas les forces centrifuges d’une UE économiquement hétérogène. Le marché unique a un prix : les aides dites de la cohésion, pour aider les plus pauvres à rattraper leur retard. Les Suisses les financent, pour avoir accès au grand marché. Les Britanniques devront faire de même, y compris s’ils quittent l’UE. Les voilà prévenus.

25 juin 2016 – Un vote historique

Le Royaume-uni a décidé de sortir de l’UE lors d’un vote historique le 23 juin 2016, avec une victoire du « out » par 51,9 % des voix. Pour la première fois depuis la création de l’UE, un de ses membres décide de rompre. Extrait de l’éditorial paru ce jour-là.

L’UE vient de subir un désaveu majeur. Elle a été rejetée, jeudi 23 juin, par une majorité de Britanniques. (…) Cela veut dire que la deuxième économie de l’UE – après l’Allemagne – quitte le projet européen. Cela veut dire que l’un des rares pays de l’UE à disposer d’un appareil de défense conséquent et d’une diplomatie de poids délaisse l’Europe.

Par quelque bout qu’on prenne cette triste affaire, elle est une défaite pour l’UE, qui en sort affaiblie à l’intérieur de ses frontières et dont l’image à l’extérieur est celle d’une entité sur le déclin. On peut penser que c’est injuste au regard du bilan considérable qui est celui de l’Europe. On peut juger que M. Cameron a été un bien piètre défenseur de l’UE. (…) On peut penser que les Britanniques prennent un risque énorme. C’est désormais leur affaire, ils ont tranché, démocratiquement. Ils mettent fin à quarante-trois ans de participation à un projet européen qui ne leur a pas mal réussi.

Mais nous pensons d’abord à l’Europe, aux vingt-sept Etats qui la constituent dorénavant. L’UE encaisse un revers de proportion historique. Les Vingt-Sept ne peuvent pas ne pas en tirer les conséquences. Le pire serait de continuer comme avant, avec une dynamique qui, à tort ou à raison, génère bien plus d’euroscepticisme que d’euro-enthousiasme.

Le plus mauvais réflexe aujourd’hui serait de penser que cette affaire se résume à une décision catastrophique prise par les Britanniques, le repli sur leur insularité (…). La posture la plus irresponsable serait de tout mettre sur le dos de la démagogie, de la xénophobie et des mensonges qui ont marqué la campagne (…). On peut certes dénoncer les facilités du populisme électoral, en l’espèce cyniquement exploitées par Boris Johnson, l’ancien maire de Londres. Mais cela ne veut pas dire qu’il faille renoncer à comprendre ce réflexe de rejet européen ni à avoir un regard autocritique sur l’UE telle qu’elle va.

Car, si l’on cède à cette facilité, alors, très vite, le détricotage de l’UE se poursuivra (…). Si l’on veut, au contraire, que ce 23 juin ne marque pas le début du délitement de l’UE, alors celle-ci doit considérer que le référendum d’outre-Manche l’oblige à une réflexion profonde sur ce qu’elle doit être et le tournant qu’elle doit prendre. (…)

Reste à organiser un divorce qui s’annonce compliqué. Les traités accordent un délai de deux à quatre ans pour gérer le départ d’un pays de l’UE. Le Parlement de Westminster est contre ce départ. Déjà, les chefs de la campagne « Leave » font marche arrière. Dans ce contexte troublé, les continentaux doivent rester fair-play. Mais, Messieurs les Anglais, vous avez tiré, alors « out », c’est « out ».

1 février 2020

PARIS - Élections municipales 2020

municipales paris

Enquête : Cédric Villani et Benjamin Griveaux, les dessous d'une haine politique

Cédric Villani et Benjamin Griveaux : leur rivalité raconte la Macronie et leurs aventures sont aussi édifiantes que cruelles. Marie-France Etchegoin dévoile les dessous du duel à mort entre le mathématicien « dissident » et le candidat « officiel ».

Le 20 novembre, je vais voir Marlène Schiappa à son secrétariat d’État de l’égalité entre les femmes et les hommes. « Le week-end dernier, commence-t-elle par me narrer, j’ai fêté mon anniversaire. Benjamin était là, c’est lui qui servait les bières. On le croit bêcheur, à cause de son physique de boys band, mais pas du tout. » Elle enchaîne : « Adolescent, en Saône-et-Loire, il est tombé amoureux d’une fille de carreleur ou de couvreur, je ne sais plus. Résultat : il a été ostracisé par toute la bourgeoisie locale. C’est pour ça qu’il est venu à Paris, parce que c’est une ville de liberté. Depuis, il réussit tout. » Il a une « épouse sublime » et il est « incollable sur ses dossiers », poursuit la féministe. « Là-dessus, je n’ai aucun doute. Paris, il en parle depuis la présidentielle de 2017. Il est le maire à qui on peut confier son argent et ses enfants. » Et Villani ? « Justement, beaucoup de mères de famille m’ont ­envoyé des SMS après l’avoir vu à la télé. Elles me disaient : on ne savait pas qu’il était comme ça ; vraiment, il ne dégage rien de rassurant. » Villani fait peur aux mamans ! C’est tout ? Non. Car celle qui est aussi responsable de la lutte contre les discriminations prend soin d’ajouter : « Mon mari est spécialiste de la neuro-diversité dans les entreprises, je connais donc bien le sujet et je peux vous dire qu’il y a des Asperger au plus haut niveau de l’État ! »

On approche de l’épilogue. C’est d’abord la mère de Cédric Villani, Jacqueline, qui nous y amène en levant un coin de voile sur l’intimité que son fils a tenu à préserver jusque-là. « Cédric, m’explique-t-elle quelque temps après mon rendez-vous avec Marlène Schiappa, savait déjà lire le journal à l’âge de 4 ans, le pédiatre l’a mentionné dans son carnet de santé. En maternelle, il pouvait vous réciter les noms de tous les dinosaures de la création, en revanche, un test a montré qu’il n’avait pas appris le mot “caniche” ou “potage” ». La prof de lettres à la retraite reprend sa respiration. « Cependant, Cédric – et il m’a autorisé à vous le dire – n’a jamais été diagnostiqué autiste. » La blonde Jacqueline marque une nouvelle pause : « Son regard peut parfois surprendre ou mettre mal à l’aise, mais c’est parce qu’il est absolument sincère. Il n’a jamais su tricher. »

Peu de temps après, je rapporte à Cédric Villani les propos de sa mère (c’était évidemment ce que tous les deux souhaitaient). Il commence par chercher ses mots puis saute le pas : « Chacun a ses différences, ses particularités. Certaines sont plus visibles que d’autres. Les miennes ne m’ont jamais empêché de vivre. Personne n’a jamais éprouvé le besoin de m’amener chez le médecin ! » Visiblement, il a trouvé une manière de se dégager de la nasse et il l’a déjà testée sur d’autres avant moi. « Autiste ? finit-il par me lancer. Si ça se trouve, je le suis. Mais what the hell, qu’est-ce que ça changerait ? » Quelques jours plus tard, le 27 novembre, il dit peu ou prou la même chose dans une émission de grande écoute, « Quotidien ». L’interview, reprise partout, tournera longtemps en boucle. Seuls s’en indignent ceux qui n’ont pas compris que telle est la volonté de Villani, obligé de répondre, précise-t-il au cours du même entretien, « à ce bruit qui se répand » et selon lequel il aurait « quelque chose à cacher ». Une brève allusion, tout en douceur, comme à son habitude. Il ne nomme personne. Mais dès le lendemain, Benjamin Griveaux et Marlène Schiappa se fendent d’un tweet. « Excellente réponse de @VillaniCedric, pleine d’élégance, d’humanité et d’intelligence », écrit le premier. « Les personnes neuro-atypiques, autistes, Asperger, HPI [haut potentiel intellectuel] ont toute leur place dans la démocratie ! » persiste la seconde, en clôturant son message sur le hashtag... respect. Nous sommes le 28 novembre, à quatre mois du premier tour. Rien n’est encore écrit, non. Mais beaucoup de choses sont déjà sur la table.

1 février 2020

Keith Haring

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keith66

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1 février 2020

Coronavirus.... un nouveau bilan

Coronavirus : 259 morts et près de 12 000 infections en Chine. Le dernier bilan de l’épidémie de pneumonie virale en Chine est désormais de 259 morts et 11 791 cas confirmés au niveau national, selon les autorités sanitaires chinoises vendredi, citées par le quotidien chinois Global Times. La province du Hubei, épicentre de la contagion de coronavirus, a signalé vendredi 1 347 nouveaux cas et 45 décès. Des pays d’Asie et les États-Unis ont commencé à fermer leurs frontières aux voyageurs en provenance de Chine, vendredi. Washington a annoncé qu’à compter de ce dimanche l’entrée sur le territoire des non-Américains s’étant rendus en Chine dans les 14 derniers jours serait interdite.

1 février 2020

Ellen von Unwerth - photographe

ellen25

Avoir des oeufs sur le plat....

1 février 2020

Thomas Depaepe à la Concorde Art Gallery

thomas depaepe

Photographe

Autodidacte, Thomas Depaepe a commencé la photo sur un quiproquo de Noël qui l'a fait "hériter" d'un appareil numérique. Depuis, il en ai fait un solide compagnon de manière à investir visuellement une réflexion autour d'une vision de la femme dans une société dominée par les hommes. Dés lors son travail oscille entre l'esthétique de la Femme Fatale qui séduit sans se donner, qui use des défauts masculins pour prendre le pouvoir, une femme fatale autant par sa capacité de séduction que par l'issue de ceux sensibles à ses charmes.... et la question de la femme en reconstruction, celle qui émerge par sa seule force des ténèbres et d'un passé de tristesse, une femme qui puise dans sa souffrance son avenir. Ce sont donc ces femmes en lutte et émancipées des hommes qui hantent ses visuels. Marqué la question du corps et du temps qui passe, le tatouage occupe une place importante dans son travail au sens qu'il est une inscription violente du temps, de la souffrance et de l’expérience sur le corps.

1 février 2020

Megxit - Wallis Simpson, un exemple pour Meghan Markle ?

wallis

THE DAILY TELEGRAPH (LONDRES)

1936-1972 — Royaume-Uni. Première “duchesse américaine” de la monarchie britannique, elle a menacé le trône et la famille royale en causant l’abdication du roi Édouard VIII.

Quand ils se sont mariés en mai 2018, les Sussex ont voulu croire qu’ils seraient heureux pour le restant de leurs jours. Il y avait de quoi se réjouir à l’idée que le prince Harry avait trouvé l’amour de sa vie et, en tant que nation, nous étions tous derrière ce jeune couple séduisant. Moins de deux ans plus tard, nous sommes confrontés à la terrible nouvelle. Harry et Meghan ne feront plus vraiment partie de la famille royale, et ils vivront pour l’essentiel au Canada.

La rumeur veut que cette abdication partielle soit due à Meghan. Meghan la “progressiste”, qui répugne à se cantonner dans un rôle officiel, certes, mais qui en retrait semble bien décidée à vouloir le beurre et l’argent du beurre. Elle veut vivre un mariage moderne tout en gardant son royal époux, à ses conditions et sur son terrain, puisqu’elle a déjà résidé à Toronto quand elle jouait dans Suits : avocats sur mesure. Mais si l’on se réfère à l’histoire, c’est maintenant que les difficultés vont commencer pour elle.

Quand Édouard VIII a abdiqué, en 1936, pour épouser Wallis Simpson, jamais il n’a pris le temps de se demander quelles seraient les conséquences émotionnelles de sa décision pour son épouse. Plus clairvoyante que lui, Wallis – qui aurait fondu en larmes à la première mention d’une abdication – sentait qu’on lui reprocherait éternellement d’avoir privé de son trône un monarque populaire et d’avoir failli détruire la monarchie. Leur relation, qui avait débuté comme un coup de foudre pour l’ancien souverain, s’est muée en un pacte faustien pour son épouse.

Un mariage sous le sceau de la culpabilité

Meghan devrait étudier le cas de Wallis, la première duchesse américaine avant elle, pour comprendre qu’une fois que le réseau de soutien royal qui entoure Harry aura disparu, c’est à elle qu’il reviendra d’endosser un nouveau rôle. Soudain, sans sa famille, sans la liste de ses obligations royales, tout ce qui a donné une structure et un sens à sa vie, Harry, pour avoir le sentiment d’exister, aura besoin de toute l’attention de sa femme. Elle croulera sous les propositions alléchantes, ce qui ne sera sans doute pas le cas pour lui. À elle de veiller à ce que le sacrifice monumental auquel il a consenti ne soit pas vain. Ce qui risque de s’avérer pesant, comme Wallis en a fait l’expérience en son temps.

Le mariage de Wallis et Édouard est resté sous le sceau de la culpabilité. Lui avait fait d’elle la femme la plus détestée de la planète. Quant à elle, elle se sentait responsable de l’avoir arraché à son pays. Leur mariage leur a alors servi à compenser. Leur union se devait de fonctionner. Ils ne pouvaient se permettre de gâcher un sacrifice de proportions aussi phénoménales.

“Personne à qui parler”

C’est une fois installé à Paris que le couple s’est aperçu que le duc n’avait rien à faire. Il rêvait d’un emploi rémunéré, car l’oisiveté était pour lui mère d’anxiété, lui laissant le temps de ressasser sa rancœur vis-à-vis de sa famille. Wallis s’efforçait de l’occuper autant que possible, mais ni l’un ni l’autre ne s’étaient attendus à mener une existence anonyme.

En France, Wallis a immédiatement su s’inventer une nouvelle vie. Le duc, lui, se contentait d’errer dans son sillage. Le soir, elle rentrait chez elle pour prendre des cours de français, langue qu’elle tenait à apprendre, contrairement au duc, qui n’a jamais cherché à en prononcer un seul mot. Au lieu de cela, il geignait, se plaignait que, pendant que la duchesse prenait ses cours, il n’avait “personne à qui parler”. Chaque jour, le duc trouvait un programme préparé pour lui, posé sur la table dans le hall d’entrée. De façon assez pathétique, tout y était inscrit en détails, des invités que le couple attendait pour déjeuner à l’heure de la leçon de golf d’Édouard. “Rien de tout cela n’était important, racontait Diana Mosley*, une amie du couple, mais toute sa vie, il avait été habitué à suivre un programme, et sagement la duchesse veillait à lui en fournir un.”

Désoeuvrement et dépenses farfelues

La duchesse devait ainsi protéger son époux des aspects les plus prosaïques du quotidien. Comme tous les membres de la famille royale, il n’avait jamais eu de liquide sur lui, aussi gérait-elle tous les paiements du couple et le côté pratique de leur union. Elle freinait sa tendance à dépenser sans compter, pour acheter aussi bien des bouteilles Thermos que des boîtes de thermomètres. L’ancien roi fonctionnait encore comme s’il possédait de multiples châteaux.

Comparativement, Meghan peut s’estimer heureuse – même s’il semble qu’elle n’en soit pas pleinement consciente. Car la famille royale a fait de son mieux pour l’accueillir en son sein. Wallis, elle, avait été rejetée par sa belle famille, non seulement au Royaume-Uni, mais dans le monde entier. Ce qui ne l’avait pas empêché de tenter de rentrer en contact avec Buckingham, et plus particulièrement avec sa belle-mère. En 1942, elle avait adressé une lettre à la reine mère Marie où elle déclarait :

“J’ai toujours été peinée et ai toujours regretté d’avoir été la cause de la séparation entre une mère et son fils, et je ne peux m’empêcher de me dire qu’il doit y avoir des moments, peut-être, aussi fugaces soient-ils, où vous vous demandez comment il se porte.”

La missive est restée à tout jamais sans réponse.

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*Diana Mosley (1910-2003), épouse d’Oswald Mosley, fondateur de la British Union of Fascists, parti interdit en 1940. Les Mosley fréquentaient de hauts dignitaires nazis. Le duc et la duchesse de Windsor, connus pour leurs sympathies nazies, ont rencontré Hitler en 1937.

Anna Pasternak

Cet article a été publié dans sa version originale le 18/01/2020.

Source

The Daily Telegraph

LONDRES http://www.telegraph.co.uk

Atlantiste et antieuropéen sur le fond, pugnace et engagé sur la forme, c'est le grand journal conservateur de référence. Fondé en 1855, il est le dernier des quotidiens de qualité à ne pas avoir abandonné le grand format.

Son agenda est très prisé, en raison notamment du Court Circular qui présente tous les jours les activités de la famille royale. Un autre rendez-vous très attendu est le petit dessin de Matt, toujours élégant et drôle, publié en première page. Détenu jusqu'au début de 2004 par le magnat de la presse Conrad Black, le titre est désormais propriété des frères milliardaires David et Frederick Barclay.

C'est le premier quotidien britannique à avoir ouvert un site en 1994, lequel est, de l'avis général, l'un des plus complets du monde anglo-saxon. Très interactif, il met en ligne l'ensemble du contenu du quotidien et, à la fin de chaque article, il propose des renvois vers d'autres liens.

1 février 2020

Technologie - Le Parlement européen veut imposer le “chargeur unique” pour smartphone

chargeur unique telephonie

COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

Ce jeudi 30 janvier, le Parlement européen a voté une résolution demandant à la Commission de prendre des mesures pour qu’un modèle de chargeur unique pour téléphones portables soit adopté dans toute l’Union européenne. Voilà qui déplaît à la multinationale Apple.

Lorsqu’on n’a plus de batterie sur son smartphone, il est parfois compliqué de trouver une personne qui puisse vous “dépanner”. En effet, remarque le quotidien britannique The Financial Times, il existe actuellement en Europe “trois principaux types de ports USB pour les portables, l’USB 2.0, l’USB-C et le connecteur spécifique d’Apple, appelé le Lightning charger”. Ainsi, il n’est pas toujours facile de trouver le chargeur adapté, mais tout cela pourrait bientôt changer.

En effet, comme l’explique le site de la chaîne américaine CNN :

Ce jeudi 30 janvier, le Parlement européen a approuvé une résolution demandant à la Commission d’obliger au plus vite les fabricants de téléphones à utiliser un type de chargeur unique. La résolution invite également les décideurs politiques européens à explorer les moyens d’augmenter le nombre de câbles et de chargeurs recyclables et à garantir que les clients ne soient pas tenus d’acheter un chargeur avec chaque nouvel appareil.”

”Une initiative perturbatrice pour les clients”

Cette résolution n’est pas contraignante, mais selon les informations du Finacial Times, “Bruxelles présentera des mesures spécifiques dans les derniers mois de cette année 2020”.

Néanmoins, l’exécutif de l’UE devra combattre contre un “ennemi” très puissant pour faire approuver son “chargeur unique”. En effet, déjà en 2019, face à l’hypothèse d’une réglementation de ce type, la multinationale Apple avait manifesté sa forte opposition. Ainsi rappelle The Finacial Times, Apple avait déclaré qu’ “une telle initiative serait inutilement perturbatrice pour les clients et générerait des déchets supplémentaires à cause de l’abandon d’anciens chargeurs, et que, “les réglementations qui favoriseraient la conformité sur le type de connecteur gèlent l’innovation plutôt que de l’encourager”.

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