Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
24 janvier 2020

Vu de l’étranger - La France dit non à un “janvier sans alcool”, et c’est bien dommage

janvier alcool

COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

Venu du Royaume-Uni, le défi du “Dry january” consiste à cesser de boire de l’alcool au mois de janvier. Une idée qui peine à faire son chemin en France, torpillée par le président Macron en novembre, puis par plusieurs dizaines de personnalités issues de divers domaines. La presse étrangère a bien du mal à comprendre cette attitude.

“Macron ne veut pas d’un mois sans alcool”, titre La Vanguardia le 20 janvier. Le quotidien espagnol revient sur un épisode du mois de novembre 2019, lorsque, au cours d’un déplacement du président français à Épernay, celui-ci avait déclaré : “Vous pouvez faire savoir qu’il n’y aura pas de ‘Janvier Sec’”. L’agence Santé Publique France a tenté d’importer dans l’Hexagone cette idée d’un “dry january” – qui consiste à cesser de boire de l’alcool pendant le mois de janvier et nous vient du Royaume-Uni – mais les lobbys de l’alcool s’y sont fermement opposés et ont obtenu gain de cause.

L’attitude d’Emmanuel Macron à cet égard “n’a pas été bien accueillie par les responsables de la santé publique et les dizaines d’organisations qui luttent contre les addictions et alertent sur les dangers de l’alcool”, commente le journal espagnol. Pourtant, les autorités françaises auraient eu tout intérêt à encourager l’initiative, “au moment où vont tomber les chiffres officiels sur la consommation d’alcool dans l’Hexagone.”

Le président français n’est d’ailleurs pas le seul à avoir entrepris de dénigrer l’idée d’un mois sans alcool, rappelle The Times : “S’abstenir de boire de l’alcool après Noël pourrait entraîner la fin de la civilisation française, à en croire de nombreuses personnalités du monde des arts, des universitaires et des sportifs, qui incitent leurs compatriotes à continuer à s’alcooliser”. Le quotidien britannique fait ici référence à une tribune signée par 42 personnalités françaises et publiée par Le Figaro à la mi-décembre 2019. Lancée par le chef français Cyril Lignac, cette campagne hostile au “dry january” insiste sur la “culture” et le “patrimoine” français, dont le vin fait partie intégrante.

Un problème de santé publique à ne pas négliger

La consommation annuelle d’alcool des Français adultes est en moyenne de 11,7 litres par personne – en Espagne, à titre de comparaison, cette moyenne est de 9,2 litres. Bien que ces chiffres “soient en baisse depuis les années 1970, rapporte La Vanguardia, ils n’en demeurent pas moins préoccupants, car l’alcool est la cause de dizaines de milliers de morts prématurées chaque année.”

Cité par le journal espagnol, Mickaël Naassila, président de la Société française de l’Alcoologie (SFA), explique que les lobbys de l’alcool tentent d’influencer les décisions du gouvernement pour empêcher les campagnes de ce type : “Ils pensent que dénigrer l’alcool va avoir des conséquences négatives sur un secteur économique à la valeur historique et culturelle indéniable”.

Mais en réalité, affirme le spécialiste, “le vrai problème, c’est le risque de mortalité, et il faut en informer la population, comme on l’a fait pour le tabac à l’époque”.

Mélanie Chenouard

Publicité
24 janvier 2020

Sharon Tate est une actrice américaine née le 24 janvier 1943 à Dallas

Sharon_Tate_Valley_of_the_Dolls_1967

Sharon Tate est une actrice américaine née le 24 janvier 1943 à Dallas et morte le 9 août 1969 à Los Angeles.

Découverte à Hollywood au début des années 1960, Sharon Tate décroche son premier vrai rôle avec The Beverly Hillbillies, une sitcom américaine dans laquelle elle joue le temps de 15 épisodes entre 1963 et 1965. Elle décroche ensuite plusieurs rôles consécutifs au cinéma jusqu'en 1967, année où elle joue dans le film Le Bal des vampires et surtout La Vallée des poupées, qui lui apporte la notoriété et une nomination aux Golden Globes.

Ces nombreuses prestations dans les comédies et les films dramatiques sont bien reçues par la critique et Tate est vue comme une des actrices les plus prometteuses d'Hollywood. Playboy déclare que « l'année 67 est celle de l'arrivée de Sharon Tate. »

Sharon Tate se marie avec le réalisateur Roman Polanski en 1968. Alors qu'elle est enceinte de huit mois, elle est assassinée le 9 août 1969 dans sa résidence de Cielo Drive, par des membres de la « Famille » Manson, secte fondée par le tueur et gourou Charles Manson. Quatre autres victimes sont également retrouvées sur les lieux. Ce drame marque pour certains la fin du Flower Power, mouvement social très populaire aux États-Unis durant les années 1960.

Après sa mort, Doris Tate (sa mère) et ses sœurs Patti et Debra joueront un rôle crucial dans l'incarcération de ses meurtriers. De nombreux hommages ont été rendus à l'actrice dont le dernier, cinquante ans après sa mort, par Quentin Tarantino qui imagine un scénario en lien avec son assassinat pour son film Once Upon a Time… in Hollywood.

23 janvier 2020

La boulette de BFM ! MORT DE RIRE

bfm

bfm01

bfm02

yasser

23 janvier 2020

Bella et Gigi Hadid étaient absolument partout lors de cette Fashion Week parisienne.

De Givenchy à Jean-Paul Gaultier en passant par Chanel ou Jacquemus, Bella et Gigi Hadid étaient absolument partout lors de cette Fashion Week parisienne.

Ce jeudi 23 janvier, la Fashion Week Printemps-Été 2020 de Paris se termine, avec quelques derniers défilés. Depuis lundi, les plus célèbres mannequins internationaux sont présents dans la capitale pour porter les collections des marques les plus prestigieuses lors des défilés. Parmi ces mannequins, deux n'ont particulièrement pas chômé lors de cette semaine de la mode. Il s'agit des célèbres sœurs Hadid, Bella et Gigi. Closer vous propose de revenir, en photos, sur la Fashion Week des deux bombes américaines. Et elles étaient presque partout !

Au cours de la semaine, les deux sœurs ont enchaîné les passages sur les podiums et les tenues signées par les plus grands créateurs. Elles ont notamment défilé pour Jacquemus mais aussi pour Givenchy ou encore Chanel. Avec d'autres mannequins comme Karlie Kloss, Irina Shayl ou Kaia Gerber, elles ont été des véritables stakhanovistes de la mode, lors de cette Fashion Week parisienne.

Elles ont terminé au Théâtre du Châtelet pour la dernière de Gaultier

Et pour terminer cette semaine en beauté, les sœurs Hadid ne pouvaient pas ne pas être sur le podium du Théâtre du Châtelet, ce mercredi 22 janvier, pour la grande dernière de Jean-Paul Gaultier. "JPG a été le premier créateur à me prendre sur un podium parisien, en 2014. Hier soir, tout ce qui s'est passé pour ses 50 ans de carrière et sa dernière collection était à l'image de l'icône et l'inspirateur mondial qu'il est. Je suis très honoré d'avoir joué un petit rôle dans votre légendaire vision créative. Merci pour votre chaleur, votre esprit et toute la vie que vous avez partagée avec nous", a indiqué, sur son compte Instagram, Gigi, en légende de ses passages lors de ce défilé, déjà culte. Sa sœur, Bella, était également de la partie et a pu défiler aux côtés d'Amanda Lear, Mylène Farmer ou encore Iris Mittenaere.

23 janvier 2020

Le 23 janvier 1989 DALI nous quittait...

dali mort annif

Salvador Dalí i Domènech, premier marquis de Dalí de Púbol, né à Figueras le 11 mai 1904, et mort dans la même ville, le 23 janvier 1989, est un peintre, sculpteur, graveur, scénariste et écrivain catalan de nationalité espagnole. Il est considéré comme l'un des principaux représentants du surréalisme, et comme l'un des plus célèbres peintres du xxe siècle.

Influencé très jeune par l'impressionnisme, il quitta Figueras pour recevoir une éducation artistique académique à Madrid où il se lia d'amitié avec Federico García Lorca et Luis Buñuel et chercha son style entre différents mouvements artistiques. Sur les conseils de Joan Miró, il rejoignit Paris à l'issue de ses études et intégra le groupe des surréalistes, où il rencontra sa femme Gala. Il trouva son propre style à partir de 1929, année où il devint surréaliste à part entière et inventa la méthode paranoïaque-critique. Exclu de ce groupe quelques années après, il vécut la guerre d'Espagne en exil en Europe, avant de quitter la France en guerre pour New York, où il résida huit ans et où il fit fortune. À son retour en Catalogne, en 1949, il opéra un virage vers le catholicisme, se rapprocha de la peinture de la Renaissance et s’inspira des évolutions scientifiques de son temps pour faire évoluer son style vers ce qu'il nomma « mysticisme corpusculaire ».

Les thèmes qu'il aborda le plus fréquemment furent le rêve, la sexualité, le comestible, sa femme Gala et la religion. La Persistance de la mémoire est l'une de ses toiles surréalistes les plus célèbres, le Christ de saint Jean de la Croix est l'une de ses principales toiles à motif religieux. Artiste très imaginatif, il manifestait une tendance notable au narcissisme et à la mégalomanie qui lui permettaient de retenir l'attention publique, mais irritaient une partie du monde de l'art, qui voyait dans ce comportement une forme de publicité qui dépassait parfois son œuvre. Deux musées lui furent dédiés de son vivant, le Salvador Dali Museum et le théâtre-musée Dalí. Dalí créa lui-même le second, comme une œuvre surréaliste à part entière.

La sympathie de Dalí pour Francisco Franco, son excentricité et ses œuvres tardives font de l'analyse de son œuvre comme de sa personne des thèmes difficiles et sujets à controverses.

Publicité
23 janvier 2020

Laetitia Casta et Jean Paul Gaultier : une longue et grande amitié

casta (1)

casta (2)

casta (3)

casta400

casta401Hier soir au Théâtre du Châtelet

Laetitia Casta reporte le même top 27 ans après. Laetitia Casta portait une tenue à la signification particulière. De quoi rappeler la relation indéfectible qui l’unit au créateur depuis plus de vingt ans.

Comme un air de nostalgie et de « joyeux bordel ». C’est en ces mots prononcés au micro de "BFM TV" que Jean Paul Gaultier qualifiait son dernier défilé Haute Couture. Un show d’une heure et demie sensationnel au casting de rêve. De la nouvelle génération de Supermodels, comme les sœurs Hadid, aux mannequins historiques à l’instar de Farida Khelfa, le créateur a réveillé tout un pan de la mode pour faire ses adieux à la Haute Couture. Top models, actrices ou personnalités invitées étaient intimement liées au créateur. C’est le cas de Laetitia Casta qui a fait sensation dans un total look jean. La star s'est affichée avec un top déstructuré reconstituant une veste brute. Une création façon puzzle signée du couturier. Composé de plusieurs pièces, la création forme une sorte de plastron en jean, apposé sur une base en résilles couleur chair. Des demi-manches recouvrent les bras dont les finitions sont parées de cette matière transparente. Une tenue particulière aux yeux du mannequin, puisqu’il s’agit de la création portée lors du tout premier défilé Jean Paul Gaultier qui l’a révélée au monde de la mode en 1993. Voir les quatre photos ci-dessous extraites d'une vidéo....

casta montage

 

23 janvier 2020

Reportage - Le dernier défilé de Jean Paul Gaultier, démonstration de force d’une époque et d’un style

gaultier defile (1)

gaultier defile (2)

gaultier defile (3)

gaultier defile (4)

gaultier defile (5)

gaultier defile (6)

gaultier defile (7)

gaultier defile (8)

gaultier defile (9)

gaultier defile (10)

Par Clément Ghys

Entouré d’une pléiade d’invités, le couturier de 67 ans a présenté, mercredi au Théâtre du Châtelet à Paris, une collection foisonnante.

La mode vit au rythme de moments précis, d’entrées en fanfare et de grands finales, de solos tonitruants et d’entractes soporifiques. L’histoire du milieu est jalonnée de ces instants charnières qui l’ont fait basculer dans une autre époque. Ces défilés, scandales, ou retraits sont nombreux, et facilement identifiables. Aussi, le communiqué de presse envoyé vendredi 17 janvier par la maison Jean Paul Gaultier ne laissait aucun doute quant à sa nature événementielle. Signé du couturier lui-même, il précisait : « Le 22 janvier 2020, je fêterai mes 50 ans de carrière dans la mode avec un grand défilé-show Haute Couture, au Théâtre du Chatelet. Ce sera aussi mon dernier défilé. »

Pour autant, l’annonce, éminemment sobre, ne masquait pas l’aspect sensationnel. Car le retrait de Jean Paul Gaultier des podiums s’inscrit, de fait, dans les grandes annonces que le milieu chérit, et célèbre avec émotion : la conférence de presse de 2002 où Yves Saint Laurent annonçait son retrait de la haute couture, puis son défilé-rétrospective quelques semaines plus tard à Beaubourg ; les adieux de Christian Lacroix en 2009, dans le même musée parisien ; ou encore la décision, en septembre 2014, de Jean Paul Gaultier d’abandonner ses activités de prêt-à-porter pour se concentrer sur la haute couture, qu’il avait lancée en 1997.

Voilà que, le 22 janvier au soir, il lui faisait ses adieux. Ces derniers temps, on le savait troublé par un monde de la mode qui connaît une révolution structurelle, où le rythme des collections s’est accéléré, où la communication se fait sur les réseaux sociaux, où les méthodes de vente ne cessent de se réinventer. Depuis 2011, la marque Gaultier est sous le contrôle du groupe catalan Puig (propriétaire de Carolina Herrera, Nina Ricci et Paco Rabanne), dont l’immense majorité du chiffre d’affaires tient aux licences de parfums. Un secteur sur lequel Gaultier a marqué les esprits, mais pour lequel il y a peu de nouveautés, sinon des variations des jus qui ont fait son succès. Aussi, le créateur de 67 ans était, ces dernières années, peu occupé. Mais s’il est évident qu’une certaine amertume, voire une désillusion, a dû le traverser au moment de prendre sa décision, il est sûr que, fidèle à ce visage tout sourire qu’il ne cesse d’afficher depuis ses débuts dans les années 1970, il n’en a rien laissé paraître.

Aussi, celui qui a récemment rempli la salle des Folies Bergère avec un spectacle autour de sa biographie et de sa mode, a convié quelque 2 000 personnes à un défilé-spectacle. Cohue à l’entrée, resquilleurs repoussés par des vigiles, rédactrices déchaînées, le show n’a pas dérogé à la règle des défilés Gaultier, habitué à mélanger les genres, sexuels, culturels. Le spectacle à l’orchestre ravissait l’œil du mondain. On croisait des personnages emblématiques de la culture populaire (Nana Mouskouri, Line Renaud), des Miss France, des vedettes du moment (Clara Luciani), le ministre de la culture, Franck Riester, et de nombreux créateurs de mode, de toutes générations et de tous univers : Kenzo Takada, Christian Lacroix, Isabel Marant, Julien Dossena (directeur artistique de Paco Rabanne), ou encore Nicolas Ghesquière (aux manettes de Louis Vuitton) qui, jeune créateur, avait fait un passage dans les équipes de Gaultier.

Il s’en va ? Les échotiers disent qu’il s’agit de funérailles ? Alors, autant tordre les mauvaises langues. Le show démarre par une projection d’un extrait de Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?, film culte de William Klein sur le monde de la mode, avec une scène, justement, d’enterrement. Puis se suivent les divers tableaux, tous représentatifs de ce style, né dans les années 1970, affirmé dans la décennie 1980, rendu mondialement célèbre avec la dernière décennie du siècle. Dans le communiqué, le créateur écrit : « J’ai ouvert tous les tiroirs, j’ai récupéré toutes mes anciennes collections (…) J’ai utilisé mes archives comme de la matière, je les ai malmenées, mélangées, tressées… » On croise tout ce style Gaultier, abondamment commenté, et copié jusque dans la grande distribution : femmes habillées en homme, travail sur les sous-vêtements, toile denim brodée et rehaussée de brillants, habits S&M, imprimés tie-and-dye, bleus de travail. C’est du pur Gaultier que la salle entière aime et applaudit. Un maxi best-of avec bonus tracks.

Quand ils ne sont pas dans la salle, les personnages emblématiques de son univers, qui fait se croiser pop culture, univers gay ou contre-culture, sont sur scène : Boy George, Amanda Lear, Antoine de Caunes, Catherine Ringer, Béatrice Dalle, Dita von Teese, Farida Khelfa, Mylène Farmer… Si la salle les applaudit à tout rompre, elle salue avec encore plus d’émotion les mannequins fétiches, comme Tanel, fidèle parmi les fidèles du couturier, ou d’autres, qui viennent s’offrir un baroud d’honneur sur le podium. Quant aux mannequins vingtenaires, elles s’essaient à la gestuelle libérée de ses défilés, minaudant sur le podium et s’autorisant à la liberté d’une époque qu’elles n’ont pas connue.

Car c’est bien une démonstration de force d’une époque, et d’un style, qui se joue ici. Une sorte de doigt d’honneur à ceux qui diraient que ses tutus portés avec des perfectos seraient ringards. Dans le communiqué du 17 janvier, il écrivait : « La maison de Couture Gaultier Paris continue, avec un nouveau projet dont je suis l’instigateur et qui vous sera révélé prochainement. » Aussi, tout est encore flou, autant sur le sort des employés des ateliers que des activités de Gaultier lui-même — il se dit que le créateur, déjà habitué aux collaborations avec des marques de meubles, de tissus ou de grande distribution, pourrait accélérer la cadence.

Mercredi soir, il était évident que Jean Paul Gaultier — saluant tandis que les mannequins l’embrassaient et que le rideau, se levant, dévoilait l’activité des coulisses — tenait à montrer la permanence de son style. Et s’il est clair que ses collections des dernières années manquaient d’adéquation à l’époque, le créateur mise sur l’esprit de répétition du monde de la mode. Ce style, très ancré dans les dernières décennies du XXe siècle, pourrait revenir, être réadapté par d’autres, plus en prise avec l’époque.

Ce retrait de Jean Paul Gaultier survient un an et demi après la mort de Karl Lagerfeld. Sont désormais absents des podiums de la haute couture ses deux représentants les plus médiatiques. Un signe que la haute couture, cet univers très codifié, au fonctionnement hors sol en apparence, n’est plus dans l’air du temps ? Cet enterrement-là serait très hâtif. Lundi 20 janvier, dans un alignement des événements dont la mode a le don, la maison Balenciaga annonçait son retour à la haute couture, plus de cinquante ans après l’arrêt de ses activités dans ce domaine. La maison, propriété du groupe Kering, et très prisée des jeunes générations, confie à son directeur artistique la charge de reprendre le travail laissé par Cristobal Balenciaga en 1968. Et de prouver que, si elles sont adaptées, les rengaines d’hier ont toute leur résonance aujourd’hui.

gaultier defile (11)

gaultier defile (12)

gaultier defile (13)

gaultier defile (14)

gaultier defile (15)

gaultier defile (16)

gaultier defile (17)

gaultier defile (18)

gaultier defile (19)

gaultier defile (20)

23 janvier 2020

FASHION WEEK : CARNET DE BAL ET DE BELLES

Par Sabrina Champenois et Marie Ottavi - LIBERATION

Les défilés couture ont pris le relais de la mode masculine, à Paris. Aperçus des défilés de Giambattista Valli, Ronald Van Der Kemp, Givenchy, Bouchra Jarrar et Maison Margiela.

valli au jeu de paume

Les créations de Giambattista Valli au Jeu de Paume à Paris, le 20 janvier 2020. Photo Christophe Archambault. AFP 

Valli, pétillant

Comme la saison dernière, Giambattista Valli préfère les expositions un brin muséales au défilé pour présenter ses collections couture. Ce serait presque dommage si Valli, cette fois, n’avait pas ouvert les salles d’exposition du Jeu de Paume au grand public pendant trois heures, lundi soir. Ces robes – que des robes – figées dans l’espace permettent au moins d’observer le savoir-faire, les matières, les broderies.

Le créateur romain, 53 ans, s’adresse depuis la création de sa maison en 2004 aux héritières qui gravitent autour de lui et aux jet-setteuses version 2020, qui postent ses créations sur Instagram, pour vendre du rêve comme leurs aînées le faisaient à leur façon, il y a belle lurette, dans Paris Match et Jour de France. Ses bonnes clientes aiment comme lui le charme de l’Italie côté Portofino, les couchers de soleil à Ibiza ou Mykonos, tous ces lieux légendaires (où le bon et le mauvais goût se confondent parfois) où l’on se retrouve l’été, de cocktail en mariage, quand on est fortuné.

Une partie des robes fait écho à ce que les années 60 ont inventé et notamment cette longue robe verte très Callas, aux manches évasées, agrémentée de roses trémière en cristaux argentés. On découvre des robes de bal ou de première cannoise, dont une couleur framboise avec tous les attributs de la robe de bal, courte devant, traîne à l’arrière encerclée de volants, manches ballons agrémentées de nœuds aux épaules. Il y a aussi des drapés parfaitement maîtrisés, des minirobes boule très pop et d’autres couvertes de fleurs aux manches gigot démesurées. Tout pour briller.

kemp

Van der Kemp, avec humour

Il y a aussi un côté rétro dans la nouvelle collection de Ronald Van der Kemp, mais cette fois tourné vers les années 80, et avec un second degré réjouissant. C’est d’ailleurs une constante chez le créateur néerlandais : il manie les archétypes avec suffisamment d’humour pour que sa proposition ne vire pas à la réitération littérale et ringarde. Ses défilés ont d’ailleurs quelque chose de cinématographique, peuplée de créatures sublimes qui se la jouent divas – et on aime ça.

Là, il rend notamment hommage à Sa seigneurie Grace Jones, muse de Jean-Paul Goude, reine du Palace, icône de l’ère disco. De nombreux passages sont assurés par de sculpturales mannequins noires dont le premier (une jupe longue retenue par des bretelles en cuir portées à même la peau) et le dernier, une hallucinante robe fourreau en lamé or, dont un pan part sur l’épaule comme un éclair, yeah ! La diversité est de toute façon toujours de mise chez Van der Kemp, tant dans le casting que dans le vestiaire.

Dans ce registre de la haute couture, il propose évidemment beaucoup de robes du soir à fort potentiel de décrochage de mâchoire, avec jaillissement de broderies, décolletés vertigineux, volumes spectaculaires et couleurs qui claquent. Mais toutes les envies peuvent être satisfaites : romantique, rock, exotique, minimaliste, cool. Et c’est si bien fichu qu’on en oublie qu’il travaille à base de recyclage. Etre glamour et vertueux : qui dit mieux ?

givenchy

Givenchy, romantique

Question décor, c’est à Givenchy qu’on décerne notre big up : mardi soir au couvent des Cordeliers, c’est un orchestre de musique classique comme suspendu dans les airs qu’on a découvert, une dizaine d’instrumentistes perchés sur des colonnes qui ont joué en live pendant que défilaient les mannequins. Le communiqué post-show indique que Clare Waight Keller a voulu «une lettre d’amour écrite par une femme pour une femme ou par un homme pour son mentor : d’Élisabeth à Orlando, de Hubert à Cristobal, et au-delà» et de fait, c’est le romantisme que véhiculent la musique comme le vestiaire. Un romantisme à la fois grandiose et tenu, à tendance mélancolique. Les volumes, les couleurs (de beaux monochromes), les effets sont spectaculaires, c’est une succession de drapés, bouffées de volants, explosions de dentelle blanche, jaillissements de plumes, mais l’ensemble n’est pas kitsch pour autant. Et ça permet à la sobriété de claquer à son tour, telle cette magnifique robe-trapèze blanche qui se termine par un nuage de plumes.

bouchra

Bouchra Jarrar, le beau retour

Ce mercredi, c’est un départ et un retour qui ont concentré l’attention. Le départ : celui de Jean-Paul Gaultier, qui défile en soirée pour la dernière fois. Le retour : celui de Bouchra Jarrar, qui n’œuvrait plus en haute couture depuis 2016, année où elle a pris la direction artistique des collections femme chez Lanvin – expérience qui s’est terminée en juillet 2017. Avant cela, pendant six ans, elle avait porté valeureusement, en indépendante, sa propre marque qui avait décroché l’appellation Haute Couture en 2013.

De fait, dès les premiers passages de cette nouvelle collection présentée à domicile, dans son propre appartement, il est évident que Bouchra Jarrar relève de cette excellence que suppose le label octroyé par une commission aux fourches caudines. Ce vestiaire s’intitule «Edition n°1», comprend 18 silhouettes, elle explique : «Cette Edition me permet d’aller à l’essentiel de ma créativité, d’exprimer ma passion pour mon métier en privilégiant la qualité à la quantité, […] diffuser ce parfum et le nom de mon père.»

On retrouve les qualités qui l’ont propulsée au-devant de la scène : un vestiaire éminemment féminin mais pas «girly» : on est dans la noblesse plutôt que la séduction frontale. C’est notamment cette robe fourreau noire presque austère mais traversée d’une fente à la poitrine, comme un éclair dans le cœur, et qui dévoile tout le dos pour un vertige. Les emprunts au vestiaire masculin sont nombreux, comme ce smoking à un bouton porté à même la peau… un seul bouton, en épicentre du désir. Pour se réchauffer, des couvertures en tissages berbères, à poser sur l’épaule, à nouer. Et les nombreux pantalons, courts, longs, slim ou amples, tombent à merveille, portés avec des mocassins pour femmes bien actives. Rendre la femme belle est un leitmotiv de beaucoup de créateurs, mais nombreux ne font que la fantasmer et lui imposer des diktats impossibles pour la plupart, en particulier dans la haute couture. Avec «Edition n°1», il est facile de se projeter. Le retour de Bouchra Jarrar est une bonne nouvelle pour nous toutes.

margiela

Margiela, diabolique

Dans la mode comme ailleurs, il est des créateurs qui nous font dire qu’il y a eux et… les autres. John Galliano a souvent fait partie des premiers, capable qu’il est de vampiriser les foules comme les guenilles. L’homme a beau avoir la réputation de n’en faire qu’à sa tête, d’être snob au-delà des frontières et limites terrestres, il reste un maestro de la couture, son champ d’action favori, qu’il fait d’ailleurs régulièrement infuser dans le prêt-à-porter de Maison Margiela où il officie depuis 2014. Sa dernière collection Maison Margiela Artisanal, nom de la ligne couture de la marque, propriété du groupe OTB de Renzo Rosso, en atteste.

Mercredi, dans les salles dénudées de l’hôtel Coulanges dans le Marais (en voie de rénovation), qu’il a eu l’outrecuidance de repeindre du sol au plafond en rose fuchsia, le créateur anglais a donné un «léger» aperçu de ce qu’il sait faire de mieux. Alors que le gâchis vestimentaire est devenu un sujet dans l’industrie de la mode, Maison Margiela est plus que légitime à poursuivre un travail de recyclage débuté bien avant tous les autres, du temps de Martin Margiela, son fondateur. John Galliano produit donc cette saison une collection réalisée à partir de matériaux de récupération.

Cette dernière salve, remarquable, illustre une dualité : la bourgeoisie dont les codes se sont répandus dans le vestiaire courant, et l’instinct profond de Galliano qui lui intime l’ordre de les hacher menu. Et Galliano de proposer, une fois de plus, des associations démoniaques. De très longues robes en velours sont poinçonnées de ronds et laissent apparaître la peau ou une combinaison de mousseline. Un manteau, lui aussi poinçonné, est fabriqué en calicot, coton habituellement utilisé par les couturières des ateliers pour fabriquer les toiles des vêtements. La couture apparaît grossièrement sur le tissu pour afficher le processus de création. On revient ici aux préceptes de la déconstruction inscrits dans l’histoire de Maison Margiela.

Des allures très british rythment la collection : capes en laine, jupes en tweed à l’imprimé écossais, trenchs, chapeaux volés aux bobbies anglais. Du faux crocodile recouvre un grand sac ou une jupe longue, de la fausse fourrure bleu électrique encercle un ciré jaune. Une robe, col de chemise et bas plissé, est entièrement recouverte d’un imprimé rassemblant des photos aériennes de piscines, dont une partie est frangée en carré. Autre élément récurrent de la planète Galliano : le tailleur (qu’il disloque depuis le début de sa carrière) est hacké, découpé, complété de tulle ou de laine. La maison présentait aussi une collaboration avec Reebok, mix de basket et de la Tabi, chaussure emblématique imaginée par Margiela lui-même, inspirée des chaussettes japonaises faites pour être portée avec des tongs.

elie

Elie Saab, opulent

Le couturier libanais lésine rarement quand il s’agit de mode. Chez Elie Saab, tout n’est qu’opulence, débauche de broderie, de satin volanté, de traînes majestueuses et d’or plus que saupoudré. Saab, 55 ans, connaît son métier, aime le bel ouvrage et le prouve à nouveau. Sa dernière collection couture, présentée dans l’une des salles du Grand Palais, se concentrait exclusivement sur les robes du soir, sculpturales, précieuses, à l’attention de ses plus fidèles clientes dont Carole Ghosn, a longtemps fait partie (ça c’était avant).

23 janvier 2020

FASHION WEEK - Azzaro

azzaro10

23 janvier 2020

Récit - Emmanuel Macron en promenade spirituelle sur les lieux saints de Jérusalem-Est

macron colere

Par Cédric Pietralunga, Piotr Smolar, Jérusalem, envoyés spéciaux

La visite du président français a été marquée, mercredi, par un léger incident avec des agents de la sécurité israélienne qui le gênaient pour entrer dans l’église Sainte-Anne, territoire français dans la vieille ville.

Vertige délicieux de l’improvisation. Sourire aux lèvres, sans se presser, Emmanuel Macron s’est promené dans la vieille ville de Jérusalem-Est, mercredi 22 janvier. Là où chaque pierre est un contentieux, là où chaque mur dit un conflit, là où le rire pénètre si peu car chacun vit à l’ombre d’un dieu, le président français a décidé de rendre hommage aux trois monothéismes. A sa façon : par sa seule volonté, en bousculant le protocole, en jouant de l’effet de surprise et d’image. L’église du Saint-Sépulcre, puis l’esplanade des Mosquées, et enfin le mur des Lamentations. Autant de sites non prévus au programme. « En ce petit lieu, tant de grands jaillissements ! », a noté le chef de l’Etat. Le message était la promenade en soi, itinérance spirituelle dont chaque étape était une carte postale pour l’histoire. Les mêmes étapes que celles parcourues par Jacques Chirac, en octobre 1996.

Emmanuel Macron aurait pu laisser les lieux parler, se contenter de quelques questions à ses guides successifs. Chrétiens, musulmans et Juifs, ceux-ci lui ont ouvert, chacun à leur tour, le livre de leur histoire. Mais le président a aussi apprécié le bain de foule, les mains tendues, les interpellations, s’arrêtant parfois devant les micros. « Président ! », « Gilets jaunes ! », « Justice pour Sarah Halimi ! » ou « Allez l’OM ! », criaient quelques croyants juifs francophones, au pied du Mur, là où tant de prières murmurées ou muettes sont adressées, un jour ordinaire.

« J’ai voulu marcher librement », a expliqué le président, qui a salué de nombreux commerçants et visiteurs avant de découvrir le Saint-Sépulcre dans le quartier chrétien, accompagné de représentants religieux. Les touristes, éberlués de le croiser, étaient aussi agacés de ne pouvoir accéder au lieu. La police israélienne, elle, maîtresse de cette vieille ville conquise en 1967, a paré au plus pressé, dans ces ruelles si sensibles où aucun débordement n’est toléré.

Mardi soir, dans l’avion, Emmanuel Macron a confirmé à son entourage qu’il souhaitait arpenter la vieille ville. C’est à la mi-journée mercredi, au moment où il se rendait à son rendez-vous avec Benny Gantz, le chef de Bleu et Blanc (opposition), que les détails logistiques furent fixés, précise un conseiller. Une gageure. Les Israéliens n’aiment guère les visites de dignitaires étrangers sur l’esplanade des Mosquées. Quant à la coordination avec le Waqf, la fondation pieuse jordanienne qui gère le troisième lieu saint de l’islam, elle réclame généralement des contacts nourris. Mais que valent les habitudes, lorsqu’on peut les bousculer d’un pas léger ? La police israélienne explique au Monde que la promenade était « planifiée à l’avance », sans détailler. Leurs officiers ont dû s’adapter en permanence, avec une certaine retenue.

En milieu d’après-midi, la seule certitude qu’avaient les suiveurs du président était que l’agenda implosait. Arrivé à pied devant Sainte-Anne, l’un des quatre domaines nationaux français en Terre sainte, Emmanuel Macron, pourtant de tempérament pondéré, s’est mis en colère. Des agents de la sécurité israélienne tentaient de pénétrer en même temps que lui dans le domaine, au mépris de la souveraineté française. Décalque complet, que ne pouvait ignorer le président français, de la colère mémorable de Jacques Chirac, en 1996. A l’époque, les policiers israéliens, qui le serraient de trop près, l’avaient empêché de saluer des commerçants arabes.

« C’est la France ici »

« Je n’aime pas ce que vous avez fait devant moi. Sortez ! », a crié Emmanuel Macron en anglais, pointant du doigt un agent israélien. Quelques heures plus tôt, celui-ci avait déjà tenté d’entrer et avait été refoulé. « S’il vous plaît, respectez les règles établies depuis des siècles, elles ne changeront pas avec moi, je peux vous le dire (…). C’est la France ici, et tout le monde connaît la règle », a ajouté le chef de l’Etat, agacé, tout en remerciant un responsable israélien en civil pour leur « travail merveilleux », précédemment, à partir du Saint-Sépulcre.

A sa sortie du domaine, détendu, M. Macron mène l’essaim autour de lui vers l’entrée réservée aux musulmans sur l’esplanade de Haram el-Cherif, le « noble sanctuaire » qui abrite la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher. Egalement nommé mont du Temple par les juifs, ce lieu est le plus sensible qui soit au Proche-Orient. Bras dessus, bras dessous avec deux représentants du Waqf, Emmanuel Macron prend le temps de balayer du regard l’esplanade humide, tandis que la voix mélodieuse du muezzin s’élève. « Je ne veux pas déranger l’office », dit le président en anglais, lorsqu’on lui propose de pénétrer dans le dôme. Il le fait néanmoins, le temps d’un bref passage.

Le temps file vite, le plaisir s’étire. Avant de descendre par la passerelle vers le mur des Lamentations, M. Macron organise un stupéfiant conciliabule avec son chef du protocole et Emmanuel Bonne, son conseiller diplomatique. Il y a un problème. Où caser Mahmoud Abbas dans l’agenda bouleversé ? Le président de l’Autorité palestinienne devait recevoir son homologue français à 17 heures, à Ramallah. Il est 18 heures. « On va trouver, on y arrive toujours », lance M. Macron, épanoui dans ce chaos. Mercredi matin, alors ? Abbas n’est pas un lève-tôt. Finalement, un rendez-vous est fixé à 22 h 30.

Au cours de cette longue promenade dans la vieille ville, le député de la 8e circonscription des Français de l’étranger, Meyer Habib, a serré le président de près, aux côtés de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale, imperturbable même bousculé. Ami personnel de Benyamin Nétanyahou, dont il est le premier avocat en France, M. Habib se maintint en première ligne, essoufflé, ravi ou énervé, haranguant les policiers israéliens qui prétendaient encadrer la marche de M. Macron. Face aux caméras, M. Habib cherchait à se placer juste dans le dos du chef de l’Etat. A l’arrivée devant le mur des Lamentations, il jurait : « ça fait deux heures qu’on est chez les musulmans, on peut rester cinq minutes au Kotel ! »

Cette arithmétique n’intéressait pas Emmanuel Macron. Entraîné par son propre mouvement, se recueillant un bref instant en kippa devant le Mur, il continuait son itinérance vers le site archéologique situé sur le flanc gauche de l’esplanade. Un lieu controversé, chéri par la droite messianique israélienne. Les conseillers du président tentaient de se rassurer, en se disant qu’aucun officiel israélien n’accompagnait M. Macron sous terre pour voir les excavations.

Gestes à l’attention de toutes les communautés

Le dirigeant français avait accompli des gestes à l’attention de toutes les communautés, n’en froissant aucune. Une annonce était destinée aux chrétiens d’Orient : la création d’un fonds voué à aider les écoles tenues par les différentes congrégations, où 400 000 enfants suivent un enseignement en français. « Quand la France aide ces écoles, elle aide aussi à la réconciliation de toutes ces communautés qui parfois pourraient se diviser », a-t-il dit, sur ce sujet prisé par ses opposants de droite.

La puissance des images, au cours de cette journée, fut telle qu’elle écrasa le reste, les rencontres politiques. Sur ce plan, la marge de manœuvre française semblait bien plus restreinte que dans la vieille ville. Pour cette première visite officielle en Israël, le président Macron avait des obligations. Il a rencontré le président israélien, Réouven Rivlin, son hôte à l’occasion du 5e Forum mondial sur l’Holocauste. La lutte contre l’antisémitisme fut au cœur de leur prise de parole publique. Le chef de l’Etat vit aussi Benyamin Nétanyahou. Le premier ministre en exercice a évoqué la montée en puissance régionale, inquiétante à ses yeux, de l’Iran et de la Turquie, carte à l’appui. M. Macron a réitéré son approche complète sur l’Iran, qui passe par un sauvetage de l’accord sur le nucléaire tout en élargissant la discussion à la sécurité régionale.

Dans un contexte hautement inflammable au Moyen Orient, où le conflit israélo-palestinien est relégué loin dans les priorités, la conversation avec « Bibi » a figé les désaccords, sans surprise. Le premier ministre, inculpé pour « corruption », s’avance vers une troisième élection en un an, en rêvant d’échapper aux poursuites judiciaires. L’heure n’est pas aux gestes d’ouverture. A moins qu’on ne compte la promenade du président français parmi ceux-ci.

Publicité