Michel Aumont est décédé
Au Conservatoire national d'art dramatique dans les classes de Denis d'Inès et de Jean Debucourt, Michel Aumont obtient un premier prix de comédie moderne dans Le Tragique malgré lui de Tchekhov et un premier accessit de comédie classique dans le rôle du Docteur de La Jalousie du barbouillé de Molière. À sa sortie du Conservatoire, il est engagé comme pensionnaire à la Comédie-Française. Il s'illustre sur les planches sans arrêt depuis.
La télévision fait ensuite appel à lui, puis le cinéma en 1972 avec un rôle dans La Femme en bleu de Michel Deville. L'acteur ne tarde pas à séduire les grands noms de la mise en scène, qui lui font souvent jouer des rôles de commissaires, tels Claude Chabrol pour Nada ou Claude Zidi pour La Course à l'échalote. On le voit aussi au générique du Jouet de Francis Veber, de Mort d'un pourri de Georges Lautner ou encore de Coup de tête de Jean-Jacques Annaud.
Acteur de premier plan au théâtre, il interprète plutôt des seconds rôles au cinéma, souvent employé en commissaire, homme politique ou homme de loi, Michel Aumont se fait un peu plus discret dans les années 1980, apparaissant toutefois aux génériques des Compères de Francis Veber, en 1983, et d'Un dimanche à la campagne de Bertrand Tavernier un an plus tard.
Michel Aumont refait le commissaire en 1990 pour Ripoux contre ripoux. Variant les genres, il s'illustre ensuite en costumes dans le Beaumarchais, l'insolent d'Édouard Molinaro et poursuit sa riche collaboration avec Francis Veber, jouant un homo dans Le Placard (2000), un fou dans Tais-toi ! (2002), un médecin dans La Doublure (2006) et un gangster dans L'Emmerdeur (2008). En 2004, il fait une apparition dans Clara et moi d'Arnaud Viard avant d'interpréter le chef du protocole dans la comédie Palais Royal ! de Valérie Lemercier en 2005. En 2010, Il joue dans Les Invités de mon père d'Anne Le Ny. Le 29 août 2019, Michel Aumont meurt à 82 ans.
Municipales à Paris. Villani annoncera sa candidature le 4 septembre
Le député LREM de l’Essonne, Cédric Villani, annoncera officiellement sa candidature aux municipales à Paris, le 4 septembre, à 19 h, a rapporté France Info. Cédric Villani s’était porté candidat à l’investiture par son parti, mais c’est Benjamin Griveaux, ancien porte-parole du gouvernement, qui lui a été préféré. Cédric Villani avait dénoncé une « procédure viciée ». Le député et mathématicien pourra-t-il rester membre de LREM s’il se présente aux municipales face à Benjamin Griveaux ? Selon France Info, un responsable du parti présidentiel a indiqué que LREM allait « jouer la montre » et laisser les sondages départager les deux candidats.
Analyse - En suspendant le Parlement britannique, Boris Johnson aggrave la crise du Brexit
Par Cécile Ducourtieux, Londres, correspondante
La décision du premier ministre va drastiquement limiter la marge de manœuvre des parlementaires « comploteurs ».
College Green, le parc public qui fait face à Westminster, s’est très rapidement couvert de monde. Familles de vacanciers, députés, activistes, cadres tout juste sortis du bureau… Il est 17 h 30, mercredi 28 août, il fait encore beau à Londres, ils sont plusieurs milliers à s’être spontanément rassemblés dans ce lieu emblématique des manifestations anti-Brexit, face au Parlement britannique et ils scandent à pleine gorge : « Stop the coup ! Stop the coup ! Stop the coup ! [arrêtons le coup d’Etat !] ».
Le matin même, le premier ministre, Boris Johnson, a créé la surprise en annonçant la suspension du Parlement britannique pour cinq semaines, à partir de début septembre (entre le 9 et le 12) et jusqu’au 14 octobre, ne laissant plus aux députés qu’une petite semaine, début septembre, puis une quinzaine de jours, fin octobre, pour discuter d’un deal ou d’un « no deal » (Brexit sans accord) avant le couperet du 31 octobre.
Limiter la marge de manœuvre des « comploteurs »
Le but du premier ministre, qui répète tous les jours qu’il veut réaliser le divorce avec l’Union européenne (UE) dans les temps, paraît évident. Sa décision, qui a été approuvée par la reine dans l’après-midi, mercredi (la souveraine n’avait pas d’autre choix) va drastiquement limiter la marge de manœuvre des parlementaires « comploteurs », qui souhaitaient mettre à profit le mois de septembre pour faire dérailler un éventuel « no deal ». Ils ne pourront pas débattre du Brexit avant le 21 octobre, 10 jours avant l’échéance, ont calculé les médias britanniques…
Mardi 27 août, une centaine de députés dont des travaillistes, des Libdem, des Verts, des indépendantistes écossais et quelques transfuges de chez les conservateurs, avaient justement réussi à mettre leurs divisions de côté pour signer une « déclaration de Church House » afin de faire dérailler une sortie sans accord de l’UE.
« Il ne s’agit pas du tout d’empêcher les parlementaires de stopper un no deal », s’est défendu M. Johnson, mercredi. « Ils auront amplement le temps », en octobre, de débattre « de l’UE, du Brexit, et de tous les autres sujets d’actualité. » L’argument n’a pas franchement porté dans un pays qui a littéralement vu naître la démocratie parlementaire, et où la Chambre des Communes est couramment désignée comme la « mother of Parliaments » (« la mère des Parlements »).
Sa décision a au contraire suscité une très grosse émotion, logiquement, chez les députés, à un moment pourtant crucial de l’histoire nationale. Mais aussi chez tous les opposants au divorce avec l’UE et au « no deal », qui ont crié au déni de démocratie. Comment le Brexit, censé rendre leur souveraineté aux législateurs britanniques et les libérer du « joug » de la cour européenne de justice, a-t-il pu être dévoyé à ce point ?
Sans compter que ce premier ministre, fermant d’autorité le Parlement, n’a été élu par la population, mais désigné par moins de 180 000 adhérents conservateurs ? A en croire un sondage à chaud, mené par l’institut YouGov, mercredi, 47 % des personnes interrogées considéraient comme « inacceptable » une suspension du Parlement en pleine crise du Brexit, contre seulement 27 % estimant le contraire. La pétition « Do not prorogue Parliament », mise en ligne en fin d’après midi mercredi, avait dépassé le million de signatures en soirée.
« Il faut qu’on occupe le Parlement ! »
« Je suis folle de rage ! Ce Parlement est le nôtre, pas celui de Boris ! », hurle Eloise Todd, une trentenaire, dans un micro qui circule sur la pelouse de College Green. « Il compte sur le fait qu’on ne va pas bouger, qu’on va rester silencieux ! Mais on va se battre, jusqu’au bout, pour révoquer cette suspension ! », ajoute la militante anti-Brexit, habituée du lieu. Même colère chez Michael, un jeune cadre, qui explique « avoir passé la journée au bureau à trépigner » et « avait besoin de sortir, de manifester ce soir ». Car « ce qui est en jeu, c’est bien plus que le Brexit, c’est notre démocratie ! Il faut qu’on occupe le Parlement ! ». Debby, une cinquantenaire en short lui succède : « Boris dit vouloir défendre la démocratie en fermant le Parlement, vous y croyez, vous ? Noooon !!! »
Traditionnellement neutre, mais concerné au premier chef, John Bercow, le président de la Chambre des communes, a dénoncé « un outrage constitutionnel », car « il est parfaitement évident que l’objet de cette prorogation [suspension] est d’empêcher le Parlement de débattre du Brexit et de faire son devoir ». La décision de M. Johnson est « profondément antidémocratique », a pointé pour sa part Philip Hammond, l’ex-chancelier de l’Echiquier, conservateur comme le premier ministre, et notoirement opposé au « no deal ». Même réaction outrée de Lord Michael Heseltine, ex-député et figure respectée chez les conservateurs : « Un gouvernement qui a peur du Parlement a peur de la démocratie. J’espère que tous les députés, conscients de cette humiliation, vont utiliser tous les moyens légaux et les armes constitutionnelles pour bloquer [cette décision]. »
La suspension du Parlement est-elle légale ? Au-delà de l’émotion, la question était aussi sur toutes les lèvres mercredi. Dans un pays sans constitution codifiée, où les institutions se reposent sur la tradition pour fonctionner, la réponse n’a rien d’évident. « Cette [prorogation] suspension du Parlement n’est pas anticonstitutionnelle », estime Georgina Wright, experte du think tank Institute for government. « Il est dans les usages qu’un nouveau premier ministre convoque un nouveau Parlement en mettant fin à une cession parlementaire en cours. Mais en général, la prorogation ne dure pas aussi longtemps », ajoute l’experte. D’habitude, pas plus d’une semaine : il faut remonter à 1945, dans l’histoire récente du Royaume-Uni, pour trouver une suspension d’une telle durée.
Caractère « extraordinaire » de la décision
Très respectée, la constitutionnaliste Meg Russell a quand même pointé, au micro de la BBC, le caractère « extraordinaire » de la décision du premier ministre et marqué très nettement sa réprobation. « Le Royaume-Uni a toujours eu une constitution politique, non écrite. Mais cette constitution politique repose sur le fait que ses principaux acteurs respectent les traditions. A ignorer les précédents, spécialement en temps de crise, on peut dire que le premier ministre agit de manière inconstitutionnelle », a-t-elle expliqué.
Quelles seront, dans les jours qui viennent, les conséquences du « coup » de Boris Johnson ? Va t-il rajouter à la confusion nationale, la crise démocratique et politique se doublant désormais d’une profonde crise institutionnelle ? Et quid du rôle de la reine, traditionnellement au-dessus des partis, qui a bien pris garde jusqu’à présent de se laisser entraîner dans le tourbillon du Brexit ? Va-t-elle devoir prendre position ? Mercredi, Joe Swinson, la présidente des Libdem, et Jeremy Corbyn, le leader des travaillistes, ont réclamé une audience royale « urgente », pour empêcher la manœuvre du premier ministre.
La suspension annoncée va probablement galvaniser les opposants à un « no deal » et les opposants au Brexit, désormais conscients de l’extrême urgence à agir. Une première réplique, judiciaire, se dessinait dès mercredi soir. Quelques dizaines de députés remainers et des avocats, dont la militante anti-Brexit Gina Miller, comptaient, selon les médias britanniques, saisir la Haute Cour de justice britannique sur la décision de M. Johnson, espérant un barrage pur et simple.
Au Parlement, qui siégera à nouveau le 3 septembre après la pause estivale, une course contre la montre va également s’engager. Mardi, les députés d’opposition ne voulant pas d’un « no deal » s’étaient entendus sur une stratégie législative, une « prise de contrôle » de l’agenda parlementaire. Le but : amender une proposition de loi et obliger le gouvernement à réclamer à Bruxelles un décalage de la date du Brexit. La manœuvre avait déjà été tentée au printemps, avec succès, mais elle avait nécessité de longues semaines de tractations. Elle paraît désormais irréaliste, au vu du temps imparti.
Les commentateurs pariaient plutôt, ces dernières heures, sur l’organisation d’un vote de confiance contre M. Johnson. Les anti- « no-deal » avaient repoussé ce scénario à plus tard ces derniers jours, de peur, s’ils parvenaient à leurs fins, d’installer malgré eux Jeremy Corbyn au 10 Downing Street. S’ils s’en saisissent de nouveau, il s’agira de convaincre les députés conservateurs « remainers » (anti-Brexit), de s’y associer. Ce qui n’a rien d’évident : leur loyauté serait mise à rude épreuve dans un parti ou cette valeur est cardinale. Mais sans ces effectifs tory, les opposants à un « no deal » n’atteindront pas la majorité requise. « Il va devenir de plus en plus difficile pour des gens comme moi de conserver notre confiance dans ce gouvernement », a déclaré l’ancien procureur général Dominic Grieve, une des figures des conservateurs anti-Brexit.
Avec sa décision controversée, le premier ministre, souvent caricaturé comme un bouffon en Europe, a en tout cas démontré une étonnante détermination. Et un total cynisme. « Si les députés parviennent à faire aboutir un vote de confiance, la semaine prochaine, nous ne démissionnerons pas », assurait une source gouvernementale anonyme citée par le Financial Times, mercredi… « Nous dissoudrons le Parlement et appellerons à des élections générales entre le 1er et le 5 novembre. » Qui de Boris Johnson ou des parlementaires, des brexiters ou des opposants à un « no deal », gagnera la bataille ? Elle s’annonce en tout cas historique, et saignante.
A la Mostra de Venise, « La Vérité » adoucit les mœurs
Par Thomas Sotinel, Venise, envoyé spécial
Hirokazu Kore-eda, Catherine Deneuve et Juliette Binoche ont ouvert la 76e édition du festival de cinéma sur fond de polémiques, autour de la parité et de la présence des plateformes.
Juste avant que ne débute, le 28 août, la projection de La Vérité, du réalisateur japonais Hirokazu Kore-eda, film d’ouverture et premier long-métrage en compétition pour le Lion d’or de la 76e Mostra internazionale d’arte cinematografica la biennale di Venezia, le festival de cinéma italien a offert un joli trompe-l’œil. Autour de la maîtresse de cérémonie, l’actrice Alessandra Mastronardi, étaient réunies trois réalisatrices, l’Argentine Lucrecia Martel et les Italiennes Susanna Nicchiarelli et Costanza Quatriglio, qui président respectivement les jurys de la compétition, de la section Orizzonti et du programme Venezia Classici consacré au patrimoine. Il n’y avait qu’un homme sur la scène du Palazzo del Cinema, Emir Kusturica, à la tête du jury chargé de récompenser la meilleure première œuvre.
Ce n’était qu’une illusion. Dans la journée, la conférence de presse du jury avait donné lieu à une passe d’armes entre Lucrecia Martel et le directeur artistique de la Mostra, Antonio Barbera. Celui-ci n’a retenu que deux films réalisés par des femmes – The Perfect Candidate, de la Saoudienne Haifa Al-Mansour, et le premier long-métrage de l’Australienne Shannon Murphy, Babyteeth – sur les 21 films en compétition pour le Lion d’or.
20 % des films soumis réalisés par des femmes
Par ailleurs, Antonio Barbera a répété à l’envi que 20 % des films, qui lui avaient été soumis, étaient réalisés par des femmes. L’arithmétique est irréfutable : s’il n’en reste que 10 % en compétition, c’est qu’ils sont à ses yeux deux fois moins bons. S’adressant au directeur artistique, Lucrecia Martel lui a demandé d’imaginer « que la proportion soit de 50/50. Etes-vous sûr que la qualité serait moindre ? A moins que l’industrie n’en soit profondément transformée ».
Présidente et directeur ont également été interrogés sur la présence en compétition de J’accuse, le film que Roman Polanski a consacré à l’affaire Dreyfus. Aux Etats-Unis et en France, plusieurs associations féministes ont protesté contre la présence du réalisateur, que la justice américaine considère toujours comme un fugitif après sa condamnation pour viol par un tribunal californien en 1978. Alberto Barbera a fait valoir qu’il fallait distinguer l’homme de l’œuvre pendant que Lucrecia Martel a exprimé sa solidarité avec la victime.
Annonçant son intention de ne pas assister au dîner donné en l’honneur du réalisateur de Chinatown, elle s’est prononcée pour la participation de son film à la compétition. Le directeur artistique a également été interpellé sur la présence d’American Skin de Nate Parker dans la section Sconfini. Aux Etats-Unis, la sortie du premier long-métrage de Parker, Naissance d’une nation, avait été obscurcie par la polémique autour d’une ancienne affaire de viol dans laquelle le cinéaste avait été acquitté.
Présence massive de Netflix sur la lagune
Aussi vive soit-elle, cette controverse ne cache pas l’autre, qui tourne autour de la présence massive de Netflix sur la lagune. Par sa position sur le calendrier, Venise est idéalement situé pour servir de plateforme de lancement aux studios désireux de pousser leurs productions dans la course aux Oscars. Depuis 2012, le film d’ouverture de la Mostra était traditionnellement hollywoodien (Gravity, LaLaLand, First Man…). Mais les studios s’intéressent moins aux Oscars. Parmi les films de la compétition 2019, Ad Astra, de James Gray, aurait dû être, s’il avait été terminé à temps, distribué par la Fox. C’est finalement le repreneur du studio de Rupert Murdoch, Disney, qui le sortira dans le monde entier. Disney, qui depuis longtemps ne manifeste guère d’intérêt pour la course aux Oscars.
Pour combler le vide laissé par les majors, Venise a ouvert ses pontons à Netflix. En 2018, la plateforme a mené Roma jusqu’au Lion d’or. Elle présente cette année deux longs-métrages en compétition, Marriage Story, de Noah Baumbach, avec Adam Driver et Scarlett Johansson, et The Laundromat, de Steven Soderbergh, avec Meryl Streep et Gary Oldman. Hors compétition, Netflix fait flotter la bannière de The King, variation shakespearienne dans lequel Timothée Chalamet est sacré roi d’Angleterre, sous la direction de l’Australien David Michôd. Cette présence massive de la plateforme de streaming a suscité la colère des exploitants de salles italiens.
L’un des plus beaux rôles de Catherine Deneuve
Heureusement, il y avait La Vérité pour adoucir les humeurs de ce début de festival échauffé. Les prédécesseurs d’Hirokazu Kore-eda dans ce long voyage vers l’Ouest – les réalisateurs taïwanais Hou Hsiao-hsien et japonais Kiyoshi Kurosawa en France, le réalisateur hongkongais Wong Kar-waï aux Etats-Unis – ne sont pas tous arrivés à bon port. Pour mettre en scène les retrouvailles d’un monstre sacré (Catherine Deneuve) et de sa fille exilée de l’autre côté de l’océan (Juliette Binoche), le réalisateur d’Une affaire de famille n’a pas évité tous les écueils qui guettent lorsque l’on dirige dans une langue qui n’est pas la sienne, quand on filme des intérieurs et des architectures qui ne sont pas ceux qui ont construit son espace de cinéma.
Mais ces maladresses de langage, ces étonnements visuels presque naïfs, servent plus le film qu’ils ne le desservent. Parce que l’histoire de cette mère et grand-mère un peu monstrueuse est un conte autant qu’une comédie familiale, et surtout parce qu’elle offre à Catherine Deneuve son plus beau rôle depuis longtemps, l’un de ses plus beaux rôles tout court. Il n’est sans doute pas indifférent que l’étoile ait été filmée sur pellicule, par le chef opérateur Eric Gautier.
Peut-être parce que Kore-eda ne porte pas en lui la légende de Deneuve telle qu’elle s’est construite en France, on cesse très vite de se demander ce qu’il y a de vrai dans ce portrait de femme égotiste qui préfère être une bonne actrice qu’une bonne mère ou une bonne amie. L’actrice et le metteur en scène y mettent assez de fantaisie pour que l’on se laisse emporter dans un va-et-vient entre fiction et réalité (il y a la réunion de famille, mais aussi un tournage et la sortie d’un livre de mémoires très infidèles), qui fait tourbillonner des satellites pleins d’abnégation et de justesse (Juliette Binoche, bien sûr, mais aussi Ludivine Sagnier, Manon Clavel, Ethan Hawke…) autour de l’astre mère. La Vérité sortira en France le 22 janvier 2020.














