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Jours tranquilles à Paris

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28 août 2019

Brésil-France: Le président brésilien exige qu’E.Macron « retire ses insultes »

Suite du feuilleton opposant Jair Bolsonaro à Emmanuel Macron. Le président brésilien exige que le président français « retire ses insultes » avant de discuter de l’aide du G7.

Cette nuit, le Brésil avait rejeté cette aide de 20 millions de dollars, plusieurs personnalités, à commencer par le chef du gouvernement, envoyant au passage des piques à Emmanuel Macron en langage peu diplomatique.

De son côté, hier à Biarritz, Emmanuel Macron avait répondu fermement aux propos sexistes de Jair Bolsonaro à l’encontre de Brigitte Macron et il avait répété que le président brésilien lui avait « menti » sur ses engagements environnementaux.

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27 août 2019

Retour sur le G7

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27 août 2019

La lettre politique de Laurent Joffrin - L'arroseur populiste arrosé

C’est entendu, les nationaux-populistes ont le vent en poupe depuis une décennie, portés par le désarroi des classes populaires. Pourtant une vérité émerge depuis quelques mois qui finira bien, on peut l’espérer, par arriver jusqu’au cerveau de leurs électeurs : leur remarquable capacité à se tirer des balles dans le pied et, selon une loi balistique oblique mais vérifiée, dans le dos de leur peuple. Quelques exemples.

En Italie, Matteo Salvini, matamore triomphant il y a encore quelques jours, champion de la rhétorique xénophobe, veut provoquer des élections qui lui permettraient de consacrer dans les urnes sa percée fulgurante dans les sondages. Du coup, les autres partis se ressaisissent. Nécessité faisant loi, voyant que la politique de la Ligue handicape l’économie de la péninsule, que les réquisitoires contre l’Europe tournent à vide, que l’indifférence du gouvernement italien envers les noyades de migrants dans la Méditerranée finit par entacher l’honneur même d’un pays qui a accueilli un nombre considérable de réfugiés, les anciens ennemis du Parti démocrate et de Cinq Etoiles se rabibochent et menacent de se coaliser. Dans ce cas, Salvini se retrouverait hors les murs pour quelques années alors qu’il pensait toucher au but, ta ndis que d’autres essaieront tant bien que mal de redresser une économie en déroute.

Donald Trump, après avoir déclaré une guerre mondiale du commerce, se rend compte qu’il a peut-être déclenché au passage une récession planétaire. Auquel cas son argument principal de campagne, la bonne santé de l’économie américaine, risque de tomber à l’eau. Par la même occasion, la relative prospérité des ouvriers yankees qu’il est censé défendre pourrait se faner comme une mèche blonde sans teinture.

Boris Johnson, jouant son va-tout sur le «hard Brexit», découvre que les négociations avec l’Europe toujours unie sont plus ardues qu’il ne le pensait. Du coup, la sortie de l’Union sans accord pourrait bien se retourner contre la Grande-Bretagne, qui court le risque d’un chaos aux frontières, d’une paralysie économique et d’un éclatement du royaume. A terme, les Britanniques, peuple résilient, surmonteront à coup sûr l’épreuve. Ce sera au prix d’une libéralisation brutale de l’économie et d’une ouverture encore plus grande à la mondialisation, vieux projet de Johnson et des conservateurs les plus radicaux. Mais perspective qui se situe à l’opposé exact des espoirs des électeurs brexiters, qui voulaient quitter l’Union pour se protéger des tempêtes du grand large et qui se retrouveront encore plus exposés aux vents m auvais de la désindustrialisation et de la concurrence salariale des pays émergents. Ainsi agissent les démagogues : ils s’intitulent hérauts du peuple et ne font que son malheur.

LAURENT JOFFRIN

27 août 2019

Laetitia Casta avec Louis Garrel

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27 août 2019

Un verre de vin et des attentions calculées entre Brigitte et Melania pour atténuer les tensions

Raphaëlle Bacqué

(Biarritz, Envoyée Spéciale)

Les services secrets américains et le protocole français sont sur les dents. Il faut positionner les photographes, écarter les badauds et préparer l’arrivée des « conjoints » des dirigeants du G7, cet exercice tout en image et souvent sans parole, mais non dénué de sens politique.

La France est puissance invitante, Brigitte Macron l’hôtesse officielle du moment, mais on sent que les Etats-Unis sont partie prenante de ce petit déplacement sur la côte basque, à deux pas de l’hôtel du Palais, à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), où a lieu le sommet. Une des responsables de la communication de la First Lady organise la place des télévisions américaines, l’ensemble du programme a été validé par la Maison Blanche.

Et l’épouse du président français, comme les autres épouses de dirigeants du G7, sont arrivées en avance, lundi 26 août, toutes dans le même monospace, pour mieux accueillir Melania Trump, qui doit émerger seule de la Cadillac blindée venue spécialement en gros-porteur de Washington quelques jours plus tôt.

Toutes ces attentions, de part et d’autre, ont un but : contribuer à contrebalancer le sentiment de mésentente entre la France et les Etats-Unis qui a pesé sur les débuts du G7. La veille déjà, c’est « à la demande de l’équipe de communication de la Maison Blanche », assure l’Elysée, que Melania Trump est entrée chez un caviste basque qui recevait au milieu de ses bouteilles avec son béret.

C’est aussi devant les photographes que la First Lady américaine a goûté un verre d’irouléguy, alors même que son président de mari menace de surtaxer les vins français en représailles à la taxation des GAFA proposée par Emmanuel Macron. A peine une demi-gorgée, mais Brigitte Macron ne s’y est pas trompée, glissant devant les caméras en trinquant avec « Melania » : « Merci d’être là… »

Pour ce dernier jour de G7 à Biarritz, lundi 26 août, la matinée est consacrée à la protection de l’environnement, cette autre source de friction entre les Etats-Unis et l’Europe. Au bord de l’Atlantique, alors que de jeunes surfeurs tentent une démonstration sur un océan parfaitement plat, madame Trump pose avec ce sourire un peu mécanique d’ancienne mannequin et cette beauté slave qui, ajoutée à sa haute silhouette juchée sur des talons de quinze centimètres, l’éloigne du commun des mortels.

« Porte-parole de la planète »

Habilement, l’Elysée a demandé à Water Family, une association locale d’éducation des enfants à la protection des océans, d’offrir une sorte de décor au programme. Ce sont donc des bambins de 8 ou 10 ans qui font la leçon aux « conjointes » des dirigeants français, américain et chilien, des premiers ministres australien et japonais, et du président du Conseil européen.

« Nous espérons que vous serez les porte-parole de la planète », lance un enfant à Melania Trump, après lui avoir expliqué comment chronométrer le moment qu’elle passe sous la douche pour économiser l’eau. « Grâce à vous, les adultes vont progresser », assure Brigitte Macron. C’est à la fois symbolique et sans conséquence. Mais cela produit des images qui s’exporteront et une forme de semblant de relations fluides, au-delà des tensions diplomatiques.

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27 août 2019

Motard à Pont Scorff (Morbihan)

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Photos : J. Snap

27 août 2019

Critique « Une fille facile » : un conte cruel de l’adolescence

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Par Mathieu Macheret

Pour son quatrième long-métrage, la cinéaste Rebecca Zlotowski met en scène Zahia Dehar dans le rôle d’une nymphette avide de luxe.

L’AVIS DU « MONDE » - À NE PAS MANQUER

Après l’ambitieuse fresque historico-spiritiste de Planetarium (2016), Rebecca Zlotowski, qui trace, depuis Belle Epine (2010), l’un des parcours les plus brillants au sein du jeune cinéma français, revient pour son quatrième long-métrage à une forme plus modeste et plus ramassée. Une fille facile ne diffère pas fondamentalement des précédents films de la réalisatrice, qui examinaient, non sans recul analytique, la montée et l’ivresse du désir physique. Cette matière inflammable est ici réinvestie à la faveur d’un conte cruel de l’adolescence, nourri des prestiges et des simulacres du monde moderne, de ses rêves de réussite et de ses signes extérieurs de richesse. Car sous sa simplicité apparente, le film n’offre rien moins qu’une relecture de la lutte des classes à l’aune du matérialisme le plus avancé.

A Cannes, alors que les cours font place aux vacances d’été, Naïma (Mina Farid), 16 ans, fille d’une femme de ménage, s’apprête à passer une audition avec son meilleur ami Dodo (« Riley » Lakdhar Dridi). C’est alors qu’arrive de Paris sa cousine Sofia (Zahia Dehar), une jeune femme à la sexualité libérée qui n’hésite pas à tirer profit de ses charmes. Inséparables, écumant plages et boîtes de nuit, les deux complices ne tardent pas à faire la rencontre d’Andres (Nuno Lopes) et Philippe (Benoît Magimel), un collectionneur d’art et son entremetteur attitré, deux hommes riches qui les invitent à monter sur leur yacht. Sofia détourne alors l’adolescente de sa réalité quotidienne, pour l’entraîner dans le monde du luxe, de l’opulence, de la haute couture, des grands restaurants, des somptueuses villas méditerranéennes. Ce monde où tout paraît possible, Naïma le découvre ébahie, en même temps que la monnaie d’échange qui le rend accessible aux filles de son milieu : les rapports sexuels qui ont lieu le soir entre Andres et Sofia.

Luxe illusoire

Du conte, le film retient précisément la tournure : une jeune fille s’aventure, non pas dans une forêt sombre, comme le Petit Chaperon rouge, mais dans une dimension irréelle de l’existence, cet univers des riches qui semble ne rencontrer aucune résistance, tout simplement parce qu’il relève de l’illusion. Illusoire est, en effet, l’invitation faite aux cousines de monter sur le yacht, car elles peuvent en être chassées d’un moment à l’autre et leur privilège disparaître comme le carrosse de Cendrillon. Illusoire est ce luxe qui les entoure et dont elles ne voient jamais le carburant réel, à savoir l’argent sur lequel il se fonde (scène éloquente où elles s’achètent des articles de mode exorbitants sur le compte de leur hôte, mais n’ont pas les moyens de se payer un croissant). Illusoires sont les relations d’affabilité qui les lient aux deux hommes, car entièrement suspendues au désir versatile d’Andres pour Sofia. Visitant ainsi le côté somptuaire de l’existence, Naïma traverse l’été comme un rêve auquel elle n’appartiendra jamais complètement.

Sofia, quant à elle, joue pleinement le jeu de ce monde, partageant avec lui l’horizon d’une accumulation illimitée de marchandises (sacs Chanel, montres platine, robes de prêt-à-porter, etc.). Pour l’interpréter, le choix de Zahia Dehar, mannequin au passé d’escort-girl, qui a déjà beaucoup fait gloser la presse people, s’avère particulièrement judicieux. Pour son premier rôle au cinéma, la jeune actrice prête quelque chose de son vécu à la fiction, dont ce corps comme fuselé pour harponner le désir des hommes et s’en moquer en même temps. A ses côtés, Zlotowski rassemble un casting composite, mais très convaincant, d’acteurs débutants et confirmés, le beau naturel de la jeune Mina Farid, dans le rôle de Naïma, s’adossant à la dignité esquintée de Benoît Magimel.

Implacables rapports de classe

Ce dont traite le film, ce n’est pas tant de la richesse en elle-même que du pouvoir de séduction qu’elle exerce, tendue comme une vitrine faussement accessible aux yeux des gens ordinaires. Une fille facile brille surtout dans sa façon de montrer que ce monde illusoire repose en profondeur sur d’implacables rapports de classe. Zlotowski en fait un véritable enjeu de mise en scène puisque tout, dans le film, est question de seuils, d’accès décernés, de passages possibles ou impossibles, de parois de verre insurmontables, de portes qui s’ouvrent ou se ferment – à commencer par le yacht qui mouille à la vue de tous dans le vieux port de Cannes, exhibé mais inaccessible. Avec son montage inventif, son image suave et ses espaces étagés, le film joue très habilement de la position renversée de Naïma, qui, passant un instant du côté des maîtres, surprend ses proches et semblables dans celui de leurs serviteurs – jusqu’au personnel de bord du bateau qui la prend en grippe.

Le film s’ouvre sur une citation de Pascal (« La chose la plus importante à toute vie est le choix d’un métier : le hasard en dispose ») qui transforme le conte en apologue. Car c’est bien de vocation dont il est ici question et qui doit distinguer entre Naïma, l’adolescente trop sage, bonne fille encore un peu enfant, et sa cousine, la « fille facile », celle qui a fait de la séduction un travail à part entière. Laquelle des deux a raison ou tort ? Aucune, dans un monde où c’est le travail en lui-même qui marque la frontière ultime entre les maîtres et les serviteurs, les riches et les pauvres. Et si Sofia apparaît et disparaît aussi sec dans la vie de sa cousine, telle un ange ou la chimère d’un conte, c’est bien pour la guider dans cet âge où se mêlent trop indistinctement séduction et convoitise, désir et intérêt. Car sous les rêves d’une jeune fille en fleur, il se pourrait bien qu’un jour l’amour puisse se transformer en une simple valeur d’échange.

Film français de Rebecca Zlotowski. Avec Mina Farid, Zahia Dehar, Benoît Magimel, Nuno Lopes (1 h 32). www.advitamdistribution.com/films/une-fille-facile

27 août 2019

"Thalasso"

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27 août 2019

Le Brésil rejette l’aide du G7 pour combattre les incendies en Amazonie

Les pays du G7 avaient proposé plusieurs mesures refusées par Brasilia, qui conseille à Emmanuel Macron de s’occuper de ses « colonies ».

L’Amazonie brûle et avec elle, les relations entre Emmanuel Macron et le président brésilien, Jair Bolsonaro. Le Brésil a ainsi rejeté, lundi 26 août, l’aide proposée par les pays du G7 pour combattre les incendies en Amazonie, a annoncé le chef de cabinet de M. Bolsonaro.

« Nous remercions [le G7 pour son offre d’aide], mais ces moyens seront peut-être plus pertinents pour la reforestation de l’Europe », a déclaré Onyx Lorenzoni, sur un blog du portail d’information G1, une déclaration confirmée à l’Agence France-presse par la présidence brésilienne.

« Macron n’arrive même pas à éviter un incendie prévisible dans une église qui fait partie du patrimoine mondial de l’humanité, et il veut nous donner des leçons pour notre pays ? », a également lancé M. Lorenzoni dans une allusion à l’incendie qui a touché la cathédrale Notre-Dame de Paris le 15 avril. « Il a beaucoup à faire chez lui et dans les colonies françaises », a-t-il ajouté, faisant référence aux départements et territoires d’outre-mer de la France, dont fait partie la Guyane, frontalière du Brésil et qui comprend une petite partie de la forêt amazonienne.

« Le Brésil est une nation démocratique, libre et n’a jamais eu de comportements colonialistes et impérialistes comme c’est peut-être l’objectif du Français Macron. D’ailleurs, avec un fort taux interne de rejet », a aussi affirmé M. Lorenzoni.

Changement de ton

Avant ces déclarations, le ministre de l’Environnement, Ricardo Salles, avait pourtant estimé que l’aide proposée par le G7 était « bienvenue ». Mais Jair Bolsonaro s’est ensuite réuni avec quelques ministres et son chef de cabinet a changé de ton.

« Personne n’a besoin d’une nouvelle initiative sur l’Amazonie », a abondé le chef de la diplomatie brésilienne, Ernesto Araujo, faisant valoir qu’il existait déjà des mécanismes sous l’égide de la Convention du climat de l’ONU « pour financer le combat contre la déforestation, et pour reforester ».

M. Macron a annoncé une aide de 20 millions de dollars du G7 aux pays d’Amazonie. Cette somme devait principalement servir à envoyer dans la région des avions bombardiers d’eau Canadair, pour tenter d’enrayer les incendies, qui font rage depuis une dizaine de jours. « Les pays ont besoin en urgence de brigades de sapeurs-pompiers et d’avions spécialisés bombardiers d’eau, ça sera la première étape mise en œuvre immédiatement », avait justifié le président chilien, Sebastian Piñera, qui présidera prochainement la conférence climat.

Vive inquiétude internationale

Outre cette flotte aérienne, le G7 était tombé d’accord sur un volet d’aide à moyen terme destiné à la reforestation. Le programme, qui devrait être présenté à l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre, nécessite l’accord du Brésil et la mise en place d’un partenariat avec les ONG et les populations locales.

Cette « initiative pour l’Amazonie » a été annoncée à l’issue d’une session du sommet du G7 consacrée à l’environnement, au cours de laquelle a été abordée la situation dans la forêt tropicale, qui provoque une vive inquiétude internationale.

Emmanuel Macron avait fait de la situation en Amazonie l’une des priorités du sommet, en appelant samedi à une « mobilisation de toutes les puissances » à lutter contre les feux et pour reboiser. « Nous devons répondre à l’appel de la forêt qui brûle aujourd’hui en Amazonie de manière très concrète », avait-il ajouté, après avoir mis en cause le président brésilien, Jair Bolsonaro.

Colère noire

Le président français a d’ailleurs à nouveau provoqué son homologue brésilien, lundi, en s’interrogeant sur l’opportunité de conférer un statut international à la forêt amazonienne, au cas où les dirigeants de la région prennent des décisions nuisibles pour la planète. Une idée qui a mis le président brésilien dans une colère noire, accusant ceux qui la portent de mentalité « colonialiste ». Le président français a cependant assuré avoir bâti l’initiative qui sera proposée à l’ONU « pour respecter la souveraineté de chaque pays ».

Emmanuel Macron a également rencontré, dimanche à l’issue du G7, le chef amérindien, Raoni Metuktire, qui était l’invité de plusieurs ONG à proximité de Biarritz et qui a confié avoir eu une « bonne discussion » avec le président français. Le vieux chef, 89 ans, inlassable défenseur des droits des communautés indigènes, a par ailleurs appelé à la destitution du président brésilien, Jair Bolsonaro. « Je pense que le président français et d’autres forces internationales peuvent faire pression pour que le peuple brésilien fasse partir Bolsonaro et que le Congrès vote sa destitution », a-t-il aussi déclaré à l’Agence France-Presse.

Selon les derniers chiffres, près de 80 000 feux de forêt ont été répertoriés au Brésil depuis le début de l’année, dont un peu plus de la moitié en Amazonie. Sous la pression internationale, le Brésil a fini par entrer en action, dimanche, en envoyant notamment deux avions C-130 Hercules.

27 août 2019

Libération

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