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Jours tranquilles à Paris

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26 août 2019

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26 août 2019

LRM : Cédric Villani fait planer la menace d’une candidature dissidente à Paris

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Par Olivier Faye

Le député de l’Essonne, rival malheureux de Benjamin Griveaux pour l’investiture du parti, continue à faire monter la pression. Sans que l’exécutif ne paraisse décidé à intervenir.

Cédric Villani vient d’envoyer « une petite carte postale de vacances », s’amuse un de ses soutiens. Un encouragement destiné à galvaniser ses troupes, doublé d’un colis piégé pour Benjamin Griveaux. Dans les colonnes de Paris-Match, jeudi 22 août, le député (La République en marche, LRM) de l’Essonne prévient : il n’est plus qu’à un pas d’une candidature dissidente aux élections municipales à Paris face au champion officiellement désigné par le parti présidentiel. « On peut se dire “le mathématicien respecte les règles”. Mais la liberté est une valeur familiale et personnelle importante, déclare M. Villani, qui a reçu l’hebdomadaire sur son lieu de villégiature, dans les Alpes-Maritimes. Et, depuis le début, on avait dit que la procédure de la commission nationale d’investiture était viciée. » Le lauréat de la médaille Fields ajoute, bravache : « On sent qu’il va se passer quelque chose d’important, on est sur le point de trouver la voie. »

M. Villani ne digère pas la manière dont s’est passée l’investiture de Benjamin Griveaux, le 10 juillet. Candidat contre l’ancien ministre dans le cadre des instances du parti, le mathématicien a l’impression d’avoir joué les utilités dans un processus taillé sur mesure pour l’ex-porte parole du gouvernement. « Il a compris qu’il s’était fait instrumentaliser par Macron, il a envie de prendre sa revanche », rapporte Gaspard Gantzer, ancien conseiller de François Hollande à l’Elysée et candidat à la mairie de Paris, qui a échangé fin juillet avec lui. Refusant de se ranger derrière M. Griveaux, le candidat déçu donnait rendez-vous à la rentrée, assurant réfléchir aux « perspectives qu’il convient à présent d’ouvrir ». La date du rendez-vous est maintenant fixée : « première semaine de septembre », révèle-t-on dans son entourage. Juste avant le « campus des territoires » organisé par LRM à Bordeaux, les 7 et 8 septembre.

« Les équipes de Cédric sont au travail »

Peut-il encore faire volte-face et soutenir Benjamin Griveaux ? « Ce n’est pas la grosse cote », sourit un proche, qui ajoute : « Les équipes de Cédric sont au travail. » « C’est bien le teasing, le désir. Les petits effets blast, c’est encore ce qu’il y a de plus efficace », s’amuse-t-on dans son entourage. « Sa candidature est inéluctable », tranche un parlementaire parisien de la majorité. Lancé le 10 juin, le micro parti du député, l’« association des amis de Cédric Villani », est en tout cas prêt à l’emploi. « Cédric a dit qu’il serait loyal, je n’ai pas de raisons de douter de sa parole », assurait de son côté M. Griveaux dans le Journal du dimanche, le 18 août. Une dissidence représenterait pour ce dernier un coup dur dans sa volonté de déloger la maire sortante (PS) Anne Hidalgo. « Même si Villani peut mordre sur l’électorat d’Hidalgo, ça affaiblirait d’abord Griveaux, qui ne pourra plus dire qu’il rassemble les marcheurs », note un député parisien.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, cet acte potentiel de division pourrait être mis sur le compte de la plus grande capacité qu’aurait M. Villani à… rassembler. « Nous voulons rester fidèles à la promesse originelle d’Emmanuel Macron, celle de l’ouverture, plaide Anne-Christine Lang, députée LRM de Paris, qui le soutient. Nous discutons avec tout le monde : Pierre-Yves Bournazel, Gaspard Gantzer, Hugues Renson, etc. » Autant de candidats déclarés ou putatifs avec lesquels l’intéressé entretient de bons rapports. « Nous nous apprécions, nous échangeons régulièrement, comme je le fais avec d’autres », convient M. Bournazel, député (Agir, droite pro-Macron) de Paris, et candidat déclaré. « Il peut avoir intérêt à former une équipe avec d’autres, partis depuis plus longtemps que lui, comme Pierre-Yves Bournazel et moi », ajoute Gaspard Gantzer, qui forme un ticket avec la journaliste Isabelle Saporta.

La bienveillance dont semble jouir le député de l’Essonne tranche avec l’image clivante que renvoie Benjamin Griveaux. En particulier depuis que Le Point a reproduit, le 17 juillet, certains propos injurieux tenus en privé par le candidat contre ses concurrents, qualifiés d’« abrutis ». « Cette histoire est non seulement scandaleuse mais aussi révélatrice de la personnalité de Griveaux. Elle laissera des traces indélébiles », estime un macroniste parisien.

Tenter de ramener le rebelle dans le rang

Du côté de l’Elysée, on veut apaiser la situation. Philippe Grangeon, conseiller spécial du chef de l’Etat, a échangé, fin juillet, avec le directeur de campagne de M. Villani, Baptiste Fournier, pour sonder leurs intentions et tenter de trouver une voie de sortie. Le patron de LRM, Stanislas Guerini, devrait pour sa part s’entretenir avec le député à la rentrée. « Il ne fait aucun doute que la place de Cédric Villani est au sein de la majorité », dit-on à la direction du parti, où l’on assure vouloir « permettre à chacun de trouver sa place et de contribuer à la campagne parisienne ». Des mots doux pour tenter de ramener le rebelle dans le rang, à mille lieux des menaces d’exclusion proférées en juillet par le patron de la commission d’investiture, Alain Richard.

L’équation à résoudre est complexe, car le mathématicien est réputé populaire auprès des militants macronistes de la capitale. « Est-ce que le mouvement peut laisser ce scénario d’une candidature se déployer ? Non. Mais est-ce que les marcheurs ne sont pas divisés sur le sujet ? », souligne un poids lourd du parti, qui dessine l’hypothèse d’une troisième voie : « On peut laisser se décanter les choses dans une sorte de primaire sauvage, de bataille des sondages. Griveaux et Villani se neutraliseraient, et alors on débrancherait les deux. » Laissant ainsi la voie ouverte à un recours… « En tout cas, poursuit la même source, il n’y a que le président de la République qui pourrait débrancher Cédric Villani, et je ne pense pas qu’il en ait envie. »

Récemment, un ami a offert à Benjamin Griveaux le DVD du documentaire culte d’Yves Jeuland, Paris à tout prix. Le récit, au plus près des protagonistes, de la descente aux enfers de Philippe Séguin, favori annoncé dans la capitale pour les élections municipales de 2001. Victime de la dissidence à droite de Jean Tibéri, le candidat RPR verra triompher le socialiste Bertrand Delanoë. Toute ressemblance avec des faits actuels serait purement fortuite.

26 août 2019

VOGUE

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26 août 2019

Toilet Paper

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26 août 2019

«Les villes deviennent de plus en plus des lieux touristiquement formatées»

Par Rémy Descous-Cesari

Spécialiste des questions de tourisme, le sociologue Rodolphe Christin est l'auteur du «Manuel de l’Antitourisme».

Quel regard portez-vous sur le tourisme de masse ?

Le surtourisme, tel que l’on en parle dans les médias, n’est pas un phénomène récent. Dans les années 80, il y avait déjà le signe d’une surfréquentation sur certains sites, dans les Alpes par exemple. Aujourd’hui, Venise, Barcelone ou Dubrovnik voient des hordes de touristes arriver, notamment via des paquebots de croisière toujours plus gros. Ce qui est nouveau, c’est que les habitants s’organisent et contestent le bien-fondé de ce tourisme-là. La vie devient plus chère, les loyers augmentent, l’offre de logement s’oriente vers l’offre touristique. Les gens sont obligés d’aller habiter à la périphérie. Il y a un phénomène d’éloignement des populations locales pour trouver des logements et une vie moins chère. Cela entraîne le sentiment d’être chassé de son lieu de vie par le tourisme. De l’autre côté, ceux qui se trouvent au cœur des lieux touristiques doivent supporter les nuisances comme le bruit, les embouteillages, les déchets et dégradations… Si des mesures sont prises par les municipalités pour lutter contre ces effets négatifs, il y a en fait un consensus entre elles et les opérateurs privés pour développer ce tourisme, synonyme de gains économiques. L’autre conséquence c’est que les villes deviennent de plus en plus des lieux touristiquement formatées : on multiplie les festivals, les attractions, les propositions de divertissements multiples et variées.

Comment réagissent les grandes villes face à cette augmentation du tourisme ?

Il existe parfois une contestation plus politique qu’administrative en provenance de la société civile. A Barcelone, il y a un mouvement, certes minoritaire, issu d’un ancrage libertaire ainsi qu’un mouvement lié à la gauche de la gauche, qui critique le tourisme comme dimension centrale du capitalisme. Par ailleurs, la municipalité de Barcelone a pris des mesures : l’accès à certains sites touristiques est devenu payant et le nombre d’annonces de locations sur Airbnb par propriétaire est limité.

A qui profite ce tourisme en hausse ? Les municipalités, les entreprises privées ?

C’est déséquilibré. Il y a privatisation du profit du tourisme qui va dans les poches d’opérateurs privés tels que les transporteurs, hôteliers, les marchands de forfaits, les agences de tourisme. Et de l’autre côté, il y a des coûts pris en charge par les municipalités concernant l’entretien des infrastructures routières, autoroutières, des aéroports mais aussi l’approvisionnement en électricité et en eau.

Quel est l’impact de Airbnb sur le tourisme ?

Airbnb fait de chaque habitant, doté d’un minimum de capital, un opérateur touristique potentiel. De ce point de vue il favorise la pénétration du marché touristique encore plus loin dans les territoires et les pratiques individuelles. Airbnb s’est présenté au départ comme une expérience alternative au tourisme conventionnel. Face à cela, des opérateurs touristiques ont expliqué qu’Airbnb contribuait en réalité à désorganiser le secteur, favorisant un tourisme incontrôlé qui lui portait finalement préjudice. Ces opérateurs touristiques ont proposé de contrôler encore plus les séjours et circuits touristiques de manière à limiter les points de contacts involontaires, imprévisibles, entre les touristes et les habitants des villes. Mais il n’y a pas d’un côté les bons et les méchants. D’une façon générale, pour le marketing territorial qui «valorise» touristiquement les espaces, chaque habitant devient un figurant passif sur la scène touristique, ou au mieux un acteur contributeur. En tant que parisien, vous faites partie de l’image de Paris au regard des visiteurs, vous êtes intégré dans le produit, ou plutôt la marque «Paris». Voilà dans quel monde l’extension du domaine touristique nous conduit à vivre.

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26 août 2019

Exposition de vieilles voitures américaines - vu cet été à Pont Scorff

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25 août 2019

G7 Biarritz - Donald Trump et Emmanuel Macron

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25 août 2019

Paris : ils ont commémoré la Libération, place Denfert-Rochereau

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Il y avait foule ce dimanche pour assister au grand défilé de chars depuis la porte d’Orléans jusqu’à la place Denfert-Rochereau où se trouve désormais le musée de la Libération.

Une foule d’anonymes s’est rassemblée ce dimanche autour de la place Denfert-Rochereau (XIVe) pour assister au grand défilé de chars organisé à l’occasion de la célébration du 75e anniversaire de la Libération de Paris. Sur les pas de la 2e division blindée du général Leclerc, entrée dans Paris le 24 août 1944, les chars sont remontés depuis la porte d’Orléans.

Un Espagnol de 94 ans, une Antillaise de 90 ans...

En chaise roulante, Louis Marti Bielsa, un Espagnol de 94 ans venu rejoindre les rangs de la résistance française en 1944, a participé à la Libération de Paris. « Je suis très ému par cette commémoration », confie ce vieil homme dans sa langue maternelle. « Ce sont les Résistants qui ont ouvert le chemin pour les chars », insiste-t-il.

À cette époque-là, Ena Poirier, elle, était aux Antilles. « Je me souviens des cloches qui sonnaient sur la place de l'église à Pointe-à-Pitre. Je n'avais que 14 ans à l'époque. Je n'ai pas oublié ce moment de joie, ni les larmes des mères qui avaient perdu leurs fils dans un naufrage alors que ceux-ci cherchaient à rejoindre les troupes françaises », raconte cette Antillaise de 90 ans qui avance dans la foule d'un pas assuré.

Robert, ingénieur de 54 ans venu de Luxembourg, pense à son grand-père, un poilu blessé au front et qui a survécu au naufrage du sous-marin qui le ramenait en Angleterre pour y être soigné. « En 1939 il voulait repartir au combat mais il a refusé le poste d'officier que l'armée lui proposait. Il voulait être un simple soldat mais était trop vieux pour prendre part aux combats », se souvient cet homme en fauteuil roulant.

En costumes d'époque

D'autres ont profité de cet événement pour raconter à leur progéniture les heures sombres de Paris occupé par les nazis et faire revivre la liesse de la Libération à l'instar de Miriam, Frédéric et leur fils de 10 ans qui ont suivi les chars en costume d'époque. « Je suis passionné par la Seconde Guerre mondiale depuis que je joue à Call of Duty (un jeu vidéo, NDLR) », confie le garçon qui porte un uniforme de soldat américain. « Nous l'avons emmené sur les plages du débarquement en Normandie pour la commémoration du Débarquement et nous poursuivons son apprentissage avec ces festivités de la Libération de Paris », sourit sa maman.

Pendant que la foule immortalisait avec les téléphones portables l'arrivée des chars, les Parisiens faisaient la queue pour découvrir le nouveau musée de la Libération de Paris, désormais installé à 20 m de profondeur, sous la place Denfert-Rochereau, pour découvrir notamment l'ancien poste de commandement du colonel Rol-Tanguy, chef des forces françaises de l'Intérieur (FFI) d'Ile-de-France. Le Parisien

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25 août 2019

25 août 1944 = Libération de Paris - 75ème anniversaire

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25 août 2019

Laetitia Casta

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