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Jours tranquilles à Paris

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24 août 2019

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24 août 2019

Fanny Müller

fanny62

24 août 2019

Amazonie en feu. Une crise diplomatique

Face à une forêt amazonienne ravagée par les flammes, les grands dirigeants européens ont tapé du poing sur la table, vendredi, Emmanuel Macron accusant son homologue brésilien Jair Bolsonaro d’avoir « menti » sur ses engagements en faveur de l’environnement.

L’ampleur des feux qui ravagent la plus vaste forêt tropicale de la planète préoccupe le monde entier. Selon l’Institut national de recherche spatiale (INPE) du Brésil, il y a eu près de 2 500 nouveaux départs de feu en l’espace de 48 heures dans l’ensemble du Brésil. La déforestation, qui avance rapidement, en est la principale cause.

Une série de manifestations a été lancée à travers le monde en faveur du poumon « en feu » de la planète. Des rassemblements ont eu lieu à Londres, Barcelone, Genève, Amsterdam… Vendredi soir, des manifestations devaient avoir lieu à São Paulo et Rio.

Devant « l’inaction de Jair Bolsonaro face au changement climatique, y compris sur les incendies », la France dira « non » au traité de libre-échange controversé entre l’UE et le Mercosur, a prévenu la présidence française, à la veille du sommet du G7, qui se tient, de samedi à lundi, à Biarritz. 

macron bresil

« Bolsonaro a menti »

« Compte tenu de l’attitude du Brésil ces dernières semaines, le président de la République ne peut que constater que le président Bolsonaro lui a menti lors du sommet (du G20, ndlr) d’Osaka », a déclaré, vendredi, l’Élysée, estimant que « le président Bolsonaro a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s’engager en matière de biodiversité ».

Auparavant, le chef de l’État brésilien avait accusé son homologue français de « mentalité colonialiste » pour avoir appelé à discuter des feux au Brésil lors du sommet de Biarritz, en son absence.

Dans l’urgence, les conseillers diplomatiques des chefs d’État « se mobilisent pour avoir des initiatives concrètes pour l’Amazonie, qui pourraient se matérialiser au G7 », selon la présidence française.

L’Irlande a elle aussi menacé de voter contre l’accord avec le Mercosur. Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, s’est dit « extrêmement soucieux » et la chancelière allemande, Angela Merkel, a réclamé que cette « situation d’urgence aiguë » figure en bonne place au menu des discussions du G7.

« Pas la réponse appropriée »

Un porte-parole du gouvernement allemand a cependant fait savoir que la décision du président français Emmanuel Macron de s’opposer à l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur n’était pas « la réponse appropriée » aux incendies dans la forêt amazonienne au Brésil. « L’échec de la conclusion de l’accord Mercosur ne contribuerait pas à réduire le défrichement de la forêt tropicale au Brésil. »

L’armée contre les incendies ?

Le président brésilien Jair Bolsonaro, sous forte pression internationale, « penchait », vendredi, pour l’envoi de l’armée en Amazonie afin de lutter contre les incendies. Plus tôt dans la semaine, ce climato-sceptique assumé avait déclaré avoir des « soupçons » sur une responsabilité des ONG dans les feux en Amazonie. Il avait également accusé les gouverneurs des États amazoniens « de ne pas avoir levé le petit doigt » contre les incendies et même de « connivence ».

24 août 2019

Laetitia Casta et Louis Garrel (son mari)

casta45

24 août 2019

Emmanuel Macron s'adressera aux Français samedi à 13 heures, avant l'ouverture du G7

Le chef de l'Etat "souhaite expliquer les enjeux du G7 et les objectifs recherchés pour la vie concrète des Français", selon l'Elysée.

Avant de s'entretenir avec ses homologues des grandes puissances mondiales à l'occasion du G7 organisé à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), Emmanuel Macron s'adressera aux Français samedi à 13 heures, annonce l'Elysée vendredi 23 août. "Juste avant l'ouverture du sommet, le président souhaite expliquer ses enjeux et les objectifs recherchés pour la vie concrète des Français", a précisé la présidence.

Guerre commerciale, polémique sur les feux de forêts en Amazonie, taxe sur les Gafa, Brexit... Cette allocution pourrait être l'occasion pour le chef de l'Etat de balayer les nombreux sujets qui seront évoqués lors de ce sommet. Durant trois jours, les leaders du monde seront confinés dans un palace, loin de la société civile dont ils se veulent à l'écoute. Plus de 13 000 policiers et gendarmes seront mobilisés dans toute la région, où un grand rassemblement d'opposants au sommet fait craindre des violences samedi d'Hendaye à Irun.

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24 août 2019

Helmut Newton - teaser exposition au Grand Palais 2012

24 août 2019

Happy Birthday to me !

birthday

24 août 2019

A Paris, l’abri secret des FFI devient un saisissant Musée de la Libération

rol

Par Denis Cosnard

Le 25 août sera inauguré le nouveau site, à l’endroit où Rol-Tanguy a coordonné l’insurrection de la capitale durant une semaine de l’été 1944.

C’est tout à la fin du parcours que l’émotion saisit vraiment le visiteur. Après avoir zigzagué dans le musée, il faut pousser la lourde porte blindée, se courber pour entrer dans le sas, puis descendre un escalier mal éclairé. Un boyau gris de plus de 100 marches. Des tuyaux sales sont accrochés aux murs en béton brut. Tout en bas, à 26 mètres sous terre, encore une vieille porte rouillée à franchir, et l’on se retrouve dans une sorte de bunker. Un dédale de galeries où la température ne dépasse jamais 16 degrés. Aucun meuble, sinon un central téléphonique en ruine et un « cyclo-pédaleur », un de ces vélos qui produisaient de l’électricité, par exemple pour faire fonctionner la ventilation. Dans le couloir, une indication inscrite à la va-vite en 1944 a été conservée : « PC Rol », au-dessus d’une flèche.

Bienvenue dans l’ancien poste de commandement de Rol-Tanguy, place Denfert-Rochereau (14e arrondissement), l’abri secret d’où a été coordonnée l’insurrection de Paris en août 1944. Ce lieu chargé d’histoire était jusqu’à présent demeuré invisible. Le grand public va enfin pouvoir y accéder. Soixante-quinze ans jour pour jour après la fin de l’occupation de la capitale, c’est ici que sera inauguré, le 25 août, le nouveau Musée de la Libération de Paris. Avec ses salles d’exposition au rez-de-chaussée, et son trésor : ce PC militaire en sous-sol, que les curieux pourront découvrir par groupes de 18 personnes au maximum, et sur inscription.

Le Musée de la Libération de Paris existait déjà à Montparnasse depuis 1994. Il rassemblait d’intéressantes pièces sur le général Philippe Leclerc de Hauteclocque et sur Jean Moulin. Mais son emplacement, sur la dalle au-dessus de la gare, le rendait difficile à trouver. Le public n’était pas au rendez-vous. A peine 10 000 à 14 000 visiteurs par an, surtout des groupes scolaires. « C’était insuffisant par rapport aux ambitions de la Ville », reconnaît la directrice, Sylvie Zaidman.

Des faux papiers de Jean Moulin

Décision a donc été prise, en 2015, de transférer le musée dans un site plus approprié et de revoir toute la muséographie. Vingt millions d’euros de travaux plus tard, le résultat est spectaculaire. Les salles de plain-pied, pédagogiques, permettent toujours de parcourir l’histoire de Paris durant la seconde guerre mondiale en suivant les pas du « chef de guerre » Leclerc et de Jean Moulin, l’unificateur de la Résistance. Deux hommes qui, sans s’être croisés, ont joué l’un et l’autre un rôle-clé dans la lutte contre l’occupant allemand.

Sur place, on peut voir la vareuse et le burnous de Leclerc, datant de ses années au Maroc, des faux papiers de Jean Moulin, ou encore des tableaux provenant de la galerie niçoise qui lui servait de couverture. « Nous aimerions attirer ici plus de 50 000 personnes par an, des Parisiens, des touristes, des jeunes, indique Sylvie Zaidman. Des gens se sont battus, ont tout sacrifié pour défendre la liberté : cela peut intéresser tout le monde, non ? » Mais c’est bien un troisième homme, Henri Rol-Tanguy, qui donne à la nouvelle version du musée son intérêt particulier. Cent marches à descendre, et l’on se retrouve directement au cœur du quartier général clandestin des Forces françaises de l’intérieur (FFI).

Deux bâtiments jumeaux se font face place Denfert-Rochereau, deux pavillons construits en 1787 par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux dans un style néoclassique. Il s’agit de vestiges du mur des fermiers généraux qui encerclait Paris. Ensemble, ils formaient la barrière d’Enfer. Ceux qui voulaient entrer dans la ville par cette porte devaient payer une taxe, l’octroi. En 1938, à l’approche de la guerre, les autorités décident de creuser sous l’un des pavillons un abri de « défense passive ». Il doit permettre aux responsables des services techniques de la ville (eau, voirie, éclairage, etc.) de poursuivre leur mission en cas de bombardement ou d’attaque au gaz toxique. Il y a de la place pour 130 personnes.

Un PC confidentiel

En pratique, cependant, l’abri n’est pas utilisé. Du moins jusqu’au 20 août 1944. Ce dimanche-là, Henri Tanguy, ouvrier communiste de 36 ans, devenu commandant des FFI de la région parisienne sous le pseudonyme de « Rol », investit les lieux. La veille, les dirigeants de la Résistance ont donné l’ordre à tous les hommes âgés de 18 à 55 ans de se mobiliser, et des policiers se sont emparés de la Préfecture de police. La victoire semble à portée de main. Les Alliés, débarqués en Normandie en juin, progressent vers Paris, des milliers de fonctionnaires se sont mis en grève, les Allemands sont sur la défensive. L’heure de l’insurrection a sonné.

D’où organiser cette ultime bataille ? « Nous sentions bien que nous étions en train de sortir de la clandestinité, racontera plus tard Rol-Tanguy. Mais l’ennemi était dans Paris, il avait déjà tenté de riposter à l’occupation de la Préfecture de police, le danger était permanent. » C’est pourquoi, après s’être installés vingt-quatre heures dans un immeuble de la rue Schœlcher (14e), le colonel et son équipe déménagent, le 20 août, « pour un lieu plus sûr », à deux pas de là : l’abri de Denfert-Rochereau. Il est vaste, protégé, bien aménagé, accessible depuis l’ancien octroi mais aussi de l’extérieur, directement sur la place ou par le terminus de la ligne de Sceaux du métro (l’actuelle station de RER). De quoi autoriser des allées et venues discrètes.

Pourtant, les Allemands connaissent son existence. Tous les matins, la Kommandantur appelle d’ailleurs pour vérifier que l’endroit est tranquille. « RAS », pour « rien à signaler », répond laconiquement l’ingénieur Tavès, un résistant qui joue les gardiens. Il y aurait pourtant beaucoup à signaler. Rol sort souvent avec ses gardes du corps, notamment pour se rendre à la Préfecture de police ou à l’Hôtel de Ville. Puis il revient, et retrouve notamment sa femme, Cécile, qui est aussi sa secrétaire. Tout le monde dort sur place. Des officiers, des agents de liaison, et même quelques journalistes pénètrent dans ce PC confidentiel, en glissant un mot de passe chaque jour différent.

« Paris libéré ! »

Le téléphone joue un rôle décisif. L’abri dispose d’un central particulier, dont il reste aujourd’hui l’armoire en métal. Une cinquantaine de communications ont lieu chaque jour. Une masse de renseignements affluent ainsi vers l’état-major : comptes rendus d’actions effectuées ou en cours, construction de barricades, situation de l’ennemi… « Nous avons suivi très précisément les mouvements des blindés allemands, ce qui nous permettait d’alerter les unités FFI et d’envoyer des corps francs les harceler, voire les mettre hors de combat », rapportera Rol-Tanguy.

A partir du 22 août, il suit également heure par heure la progression de la deuxième division blindée, la fameuse 2e DB du général Leclerc, forte de 15 000 hommes et de 200 chars. C’est elle qui, les 24 et 25 août, entre la première dans Paris, porte d’Orléans, et passe justement à Denfert-Rochereau.

Le 25, Rol-Tanguy et Leclerc se retrouvent pour la reddition du général Dietrich von Choltitz, dernier commandant militaire allemand de Paris, qui n’a pas détruit la capitale malgré l’ordre donné par Hitler. La capitulation est paraphée par Leclerc à la Préfecture de police et cosignée par Rol à la gare Montparnasse. Les deux hommes se dirigent ensuite vers l’Hôtel de Ville. Le général de Gaulle y prononce un discours à la population resté fameux : « Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! »

Trois jours plus tard, Rol-Tanguy et les FFI abandonnent définitivement leur bunker de Denfert-Rochereau. Fini les heures passées sous terre, juste à côté des squelettes et des crânes amassés aux catacombes. La bataille de Paris a laissé des milliers de morts et de blessés. Mais soudain, le soleil paraît radieux.

Musée de la Libération de Paris, Musée du Général-Leclerc, Musée Jean-Moulin, 4 avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy, Paris 14e. Ouverture au public à partir du 27 août, du mardi au dimanche, de 10 heures à 18 heures.

liberation de paris

liberation paris28

liberation paris66

24 août 2019

« Parasite » sélectionné pour représenter la Corée du Sud aux Oscars

parasite aux oscars

C'est désormais officiel, Parasite représentera la Corée du Sud aux Oscars. Si la cérémonie se tiendra le 9 février 2020, les nommés officiels seront eux annoncés le 13 janvier 2020. Signé Bong Joon-ho, le thriller coréen connaît un succès flagrant depuis sa première diffusion à Cannes où il a notamment remporté la Palme d’or. Véritable triomphe au box-office, le long-métrage asiatique aura également droit à une adaptation américaine. Pour tous ceux qui s'inquiètent de ne pas encore avoir vu l'œuvre de Bong Joon-ho, pas de panique. Parasite est encore actuellement diffusé au cinéma.

parasite45

24 août 2019

THALASSO Bande Annonce (2019) Gérard Depardieu, Comédie

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