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Jours tranquilles à Paris
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29 avril 2014

Richard Hamilton, pionnier du Pop Art, à la Tate Modern

De l'artiste britannique Richard Hamilton (1922-2011), une œuvre, une seule, toujours la même, est citée dans les livres d'histoire. Ce collage de 1956 a pour titre Just What Is It That Makes Today's Homes So Different, So Appealing ? (« Au fait, qu'est-ce qui rend les foyers d'aujourd'hui si différents, si attirants ? »)

Quoique de petit format, il accumule les signes de ce qui est alors moderne, télévision et magnétophone, cinéma et salon de beauté. Un athlète bodybuildé en slip blanc fait le beau devant une dame nue qui admire ses seins pendant qu'une autre passe l'aspirateur. L'éphèbe a sous le bras une sucette dont l'emballage porte le mot « pop » en capitales.

UNE DES PLUS COMPLÈTES IMAGES DU POP ART

Aussi tient-on ce collage pour l'une des plus précoces et l'une des plus complètes images du pop art. Hamilton a été l'un de ses promoteurs à Londres, en même temps que Peter Blake et avant David Hockney, en dépit de leur actuelle différence de notoriété.

La rétrospective qui se tient à la Tate Modern un peu plus de deux ans après sa mort devrait rétablir quelque peu l'équilibre. Elle montre combien Hamilton est ironique, irrespectueux, sacrilège – des qualités qu'Hockney a perdues au fil du temps. Elle rappelle aussi que cet artiste n'a pas hésité à se faire historien d'art et à mettre ses moyens au service d'un autre.

C'est à Hamilton que la Tate, qui s'appelait alors Tate Gallery, dut d'être le premier musée européen à consacrer une rétrospective à Marcel Duchamp, en 1966. A Paris, ce ne fut que onze ans plus tard, après la mort de Duchamp.

Pour l'occasion, Hamilton, d'abord son correspondant et son traducteur, réalise une copie grandeur nature du Grand Verre, qui ne peut être déplacé depuis le musée de Philadelphie en raison de sa fragilité. Jusque dans les années 1990, bien des œuvres d'Hamilton rendent implicitement ou explicitement hommage à celui dont il a découvert l'existence en 1948, en un temps où Duchamp n'est guère connu que de sa famille et de ses amis.

« UNE MAIN SENSIBLE », UN « GOÛT INTENSÉMENT PERSONNEL »

Pourquoi en est-il si fortement frappé ? Parce qu'il voit aussitôt en lui « une main sensible », un « goût intensément personnel », « un esprit qui comprend à fond notre temps et l'exprime en formes plastiques subtiles ». On croirait un autoportrait, si ce n'est qu'Hamilton était trop adepte du doute et de l'autodérision pour se flatter de la sorte.

Il n'empêche, les ressemblances sont nettes. Il a lui aussi la passion du dessin d'ingénieur impeccable et des machines impossibles. Il comprend lui aussi profondément son temps et la société occidentale contemporaine. En 1956, le célèbre collage figure dans une exposition nommée « This Is Tomorrow ». Hamilton et deux architectes y élèvent la « Fun House » : lignes courbes, confort caressant, films hollywoodiens, un juxe-box, un parfum de fraise et un micro. On se croirait dans le milk-bar où Stanley Kubrick fait commencer Orange mécanique, quinze ans après.

Hamilton pressent le monde à venir. Il procède à l'inventaire de ses produits et stéréotypes dans la décennie qui suit « This Is Tomorrow » : automobiles, sous-vêtements, électroménager. Il procède par collages, dessins elliptiques rehaussés de peu de couleur, sérigraphies d'après photos, matériaux plastiques pris dans la réalité.

Ce ne sont pas tout à fait des ready-made selon Duchamp, plutôt des prélèvements d'emblèmes, mais les deux artistes ont en commun le sens de l'ellipse, l'art de ne garder que le strict nécessaire comme si le temps avait déjà érodé les formes, évidé les objets, épuisé les signes.

SÉRIES SUR MARILYN MONROE ET MICK JAGGER

Sans doute n'a-t-on pas vu qu'Hamilton était alors aussi intéressant que Jasper Johns, que le marché américain a placé au plus haut quand Hamilton ne bénéficiait pas du même phénomène d'entraînement. Ses variations sur les intérieurs, sa série sur Marilyn Monroe, celle qu'il consacre à Mick Jagger – Swingeing London – en 1967, son irrésistible multiple The Critic Laughs et la publicité télévisée qui l'accompagne appartiennent au meilleur du pop.

Il ne s'adoucit pas ensuite. Dans ce qu'il appelle sa « période scatologique », il rend à Turner des hommages inattendus, peu conformes aux usages de la Royal Academy. Ce qu'il fait de l'image de Margaret Thatcher en 1984, comme ses toiles consacrées à l'IRA, aux orangistes et à la présence militaire britannique en Irlande du Nord, n'est guère plus de nature à lui attirer les bonnes grâces des autorités.

Un peu comme celle de Sigmar Polke en Allemagne au même moment, son œuvre tient désormais de plus en plus de la chronique politique et satirique avec le Moyen-Orient, les guerres du Golfe et le terrorisme pour sujets. Et c'est fait, jusqu'à la fin, avec la même complexité visuelle, la même distance railleuse, la même élégance très calculée qu'à ses débuts – toutes qualités d'un artiste véritablement duchampien, l'un des rares réellement dignes de ce titre. Article de Philippe Dagen

Richard Hamilton. Tate Modern, Southbank, Londres. Tous les jours de 10 heures à 18 heures, vendredi et samedi jusqu'à 22 heures. Entrée : de 12,50 £ à 14,50 £ (de 15,20 € à 17,60 €). Jusqu'au 26 mai. Tate.org.uk

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23 avril 2014

Le sexto de trop ? le Vogue US ne travaillera plus avec Terry Richardson

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Le 20 avril, la top anglaise Emma Appleton a posté sur son compte Twitter une capture d’écran d’un message de Terry Richardson : "Si je peux te baiser, j’arrangerai pour toi une séance photo pour Vogue à New-York".

Face à ces nouvelles accusations, le porte parole du photographe a démenti que son client était l'auteur du message. Mais c’est probablement la goutte de trop pour le Vogue US, qui a déclaré à US Weekly : "La dernière mission de Terry Richardson pour "Vogue US" remonte au numéro de juillet 2010.  Nous n’avons pas l’intention de collaborer à nouveau avec lui." On ignore si ce boycott s'étendra à l’édition française ou italienne.

En octobre dernier, une pétition sommait les marques et les magazines de mode à boycotter le photographe à chemises à carreaux. En cause ? Une esthétique “porno mainstream” racoleuse, et des dizaines de témoignages de mannequins harcelés. La danoise Rie Rasmussen s’était alors risquée à exposer au grand jour une mécanique bien huilée : "Les jeunes mannequins n’osent pas dire quoi que ce soit face à son harcèlement, de peur que leur agence leur retire le job. Elles sont trop jeunes pour se défendre. Je lui ai déjà dit ‘ce que vous faites est complètement dégradant pour les femmes, j’espère que vous avez bien conscience que vous baisez uniquement les filles parce que vous tenez une caméra entre vos mains, avez tous les contacts dans la mode, et passez vos photos dans Vogue." Une fois la parole libérée, la top Charlotte Waters était allée jusqu’à porter plaine contre lui en mars dernier. En 2009, toujours lors d’une séance photo, il l’avait forcée à lui faire une fellation. Il avait de son côté répondu dans une lettre ouverte publiée sur le Huffington Post.

http://www.metronews.fr/people/terry-richardson-un-nouveau-scandale-sexuel/mndu!JKTAJ1BVFdYgY/

http://www.lalibre.be/lifestyle/magazine/terry-richardson-a-nouveau-accuse-de-chantage-sexuel-535548193570aae038bcce1a

http://toutelaculture.com/tendances/le-buzz/vogue-decide-de-boycotter-le-photographe-terry-richardson/

 

14 avril 2014

Quiberon : le château Turpault est vendu - lu dans Ouest France

Il marque l’entrée de la côte sauvage à Quiberon. L’édifice, mis en vente par ses propriétaires depuis 4 ans, a trouvé ses acquéreurs.

« C’est un véritable coup de cœur qu’ont eu les nouveaux acquéreurs, se réjouit Catherine Lesage, du prestigieux cabinet France Château Sotheby’s.Ils ont visité le château Turpault en pleine tempête le 30 décembre dernier. Les nouveaux propriétaires étaient à la recherche d’un endroit qui leur offre un véritable tableau vivant. » Et le château perché sur la roche, à la proue de la côte sauvage de Quiberon, est aux premières loges des spectacles marins les plus variés. Le bien a également ses atouts et son histoire. Le manoir de style anglo-médiéval du début du XXe siècle fait partie des sites les plus connus de Bretagne. Le somptueux château offre 550 m² de surfaces habitables, tournées vers la mer. Il est cerné d’un parc de 4 900 m2 .

« Château de la mer »

Le site emblématique de Quiberon attire photographes et curieux depuis plus d’ un siècle. Ce manoir a été construit en 1904 par un industriel de la filature de Cholet, Georges Turpault, qui le baptisa « château de la mer ». Il fut ensuite renommé « château Turpault » par les Quiberonnais. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les lieux furent occupés par les Allemands. À la Libération, en piteux état, le château est cédé à Marcel Robert, ancien maire de Quiberon. En 1967, la famille Richard devient le troisième propriétaire des lieux et dernier en date jusqu’à cette transaction. France Chateau Sotheby’s confirme bien la vente du château mais le cabinet reste fidèle à son exigence de réserve.« C’est une spécificité de notre agence, confirme Catherine Lesage.Notre discrétion et notre travail d’endurance. Nous connaissons tout du bien que nous vendons : son histoire, les projets de la commune… » Rien ne filtre donc, ni le prix, ni le nom du nouvel heureux acquéreur du château Turpault. Article de Delphine LANDAY.

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31 décembre 2017

Sydney - ils sont déjà en 2018

 

Ils sont déjà en 2018 🎆 Chaque année, plus de 1,2 million de participants, dont 300.000 touristes, se réunissent dans la baie de Sydney pour observer un ciel semblable à nul autre. Le soir de la Saint-Sylvestre, près de 80.000 feux d'artifice sont tirés depuis le Harbour Bridge 🎇 Un show spectaculaire devenu célèbre à travers le monde entier 🇦🇺 Crédits photo : Saeed Khan / @afpphoto et David Gray / @reuters #Sydney #Australie #HarbourBridge #NouvelAn #NewYear #newyearseve #Australia



401 Likes, 7 Comments - Le Figaro 🗞 (@lefigarofr) on Instagram: "Ils sont déjà en 2018 🎆 Chaque année, plus de 1,2 million de participants, dont 300.000 touristes,..."

 

11 octobre 2016

Tintin est toujours au Grand Palais...

Hergé, jusqu'au 15 janvier 2017, au Grand Palais, avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris. Métro Franklin-D.-Roosevelt, ou Champs-Élysées-Clemenceau. Du jeudi au lundi de 10 à 20h. Nocturne le mercredi de 10 à 22h. Fermeture le mardi. Mardi : visites groupées et privatisations possibles sur inscriptions. 13 ou 9€. Gratuité selon conditions habituelles du Grand Palais. Prévente sur www.grandpalais.fr.

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11 octobre 2016

AURAY : Baisse des ventes sur le marché du lundi

Depuis un mois, une partie du marché du lundi a déménagé du côté de la place de Gaulle en raison des travaux place de la République. Certains commerçants sont très mécontents.

La polémique

Comme souvent, il y a ceux qui sont contents et ceux qui sont mécontents. Depuis le lundi 12 septembre, les commerçants non sédentaires du marché du lundi, installés place de la République, ont déménagé vers la place de Gaulle et du Four-Mollet. En raison des travaux de la place de la République, les étals ont quitté leur site historique pour quelques semaines. Dans un premier temps jusqu’à la mi-décembre, si le rythme des pelleteuses et des pioches ne prend pas de retard… Hier matin, ce n’était déjà plus l’affluence du mois de septembre sur le marché nouvelle version, les vacanciers ayant visiblement quitté le sud du Morbihan. D’ailleurs, quelques étals avaient changé de place, migrant de la place du Four-Mollet à la place de Gaulle. Il est vrai que des marchands ambulants saisonniers avaient eux aussi quitté la ville.

« Moins 30 % »

Place du Four-Mollet sont essentiellement installés ceux qui sont partis de la place de la République. Comme Laurent, de Lolo Rôtisserie. Lui, comme d’autres sur le même lieu, ne s’y retrouve pas :« Les quinze premiers jours, j’ai perdu 30 % de mon chiffre d’affaires. Les clients nous ont finalement retrouvés petit à petit. Aujourd’hui, c’est moins 20 %. Si ça devait durer, on se poserait des questions. » Yolande, elle, vend des fruits et des légumes. Et ne se plaint pas car« il y a du passage. Les clients ont retrouvé mon étal. Mais je me rends compte que mes ventes ont baissé ». Jean-Luc, Mister Paella depuis 22 ans, note aussi une légère baisse.« Je fais différents marchés, c’est toujours comme cela au départ quand on bouge. Ici, au bout d’un mois, les gens commencent à s’habituer. » À quelques mètres, Jean est mécontent. Celui qui est là depuis 1979 avec ses tissus et ses voilages, estime qu’il« n’y a eu aucune concertation avec la Ville. Alors que nous avons l’expérience. On aurait pu être consultés pour les emplacements ». Roland, qui vend des fruits et des légumes confirme :« On n’a pas été du tout concertés. Un plan a été fait et c’est tout. La clientèle m’a retrouvé, mais j’ai une perte financière. » Beaucoup de clients apprécient le côté« regroupé des étals. C’est mieux », indique Pierrick, un habitué. Et c’est vrai que les gens sont plutôt du côté de la place de Gaulle. Julien, de la poissonnerie Beg ar Pesked, est à un coin de rue et a une vue circulaire :« La fréquentation est la même, mais ce ne sont pas les mêmes personnes. Certains ne viennent plus car les parkings sont remplis très tôt le matin. » Isabelle, elle, apprécie ce changement depuis son camion de galettes bio car« avant, on était très peu sur la place en hiver. C’est très bien de tout regrouper ». Du côté des Halles, c’est plutôt grise mine. Mais pas le lundi, car des clients du marché font un détour. Le constat est plus sévère pour les autres jours de la semaine. Car les travaux sur la place en rebutent plus d’un. Article de Sophie CAPELLE. Ouest France

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2 décembre 2018

Bilan du 1er décembre...

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URGENT-Macron-Gilets jaunes: Emmanuel Macron vient s’incliner sur la tombe du Soldat inconnu

De retour du G20 de Buenos Aires, Emmanuel Macron est venu s’incliner sur la tombe du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe.

Le président de la République est venu constater les dégâts. Hier, la tombe a été souillée et l’interieur de l’Arc vandalisé  par des emeutiers portant le gilet jaune.

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Gilets jaunes-Paris: 412 interpellations et 133 blessés hier à Paris (police)

La préfecture de police dresse le bilan des affrontements hier dans Paris : 412 interpellations qui ont donné lieu à 378 placements en garde à vue.

Lors de ces scènes d’émeutes, 133 personnes, dont 23 policiers et gendarmes, ont été blessées.

Pour rappel, un Gilet jaune a été hospitalisé en « urgence absolue » après qu’une lourde grille du jardin des Tuileries, décelée par d’autres Gilets jaunes, est tombée sur lui.

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« Gilets jaunes » : à Paris, des destructions, des violences et un mot d’ordre, « Macron démission »

Par Olivier Faye, Nicolas Chapuis, François Bougon, Pierre Bouvier, Maryline Baumard, Raphaëlle Bacqué - Le Monde

Les premiers heurts ont débuté samedi dans la matinée à l’Arc de triomphe et se sont étendus aux quartiers chics de l’ouest de la capitale jusqu’au soir. Banques, boutiques et voitures de luxe, épiceries ont été ciblées par de petits groupes d’émeutiers.

Sur un mur de l’avenue Kléber, dans le 16e arrondissement de Paris, une main a peint comme un avertissement : « Babylone brûle. » La rue est jonchée de débris, une demi-douzaine de voitures ont été incendiées sur la chaussée et l’on aperçoit, aux fenêtres du Peninsula et du Raphaël, les deux hôtels 5-étoiles illuminés de décorations de Noël, des silhouettes contemplant l’incroyable spectacle.

Tout à l’heure, cinq jeunes garçons sont passés devant les palaces, insultant les trois portiers en retrait derrière de lourdes grilles. « Salauds ! Bâtards ! Corrompus ! Vous êtes des corrompus ! ». Et maintenant, ça cavale dans tous les sens, petits groupes pressés d’en découdre mêlés aux badauds, devant les CRS tirant leurs grenades lacrymogènes.

Il est 20 heures, et la place de l’Etoile, à deux pas, paraît comme groggy, sous cette fumée qui brûle les yeux et la gorge. Les manifestants en « gilets jaunes » qui chantaient La Marseillaise, en début d’après-midi autour de la tombe du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe, ont presque tous battu en retraite. Il ne reste que quelques petits attroupements épars, picolant discrètement des bières parce que les policiers font maintenant la chasse à l’alcool, confisquant les bouteilles avant de les briser sur le trottoir. Et, vision surréaliste au milieu des pavés et des boulons qui jonchent la chaussée, une jeune femme qui s’évertue à tourner autour de la place en brandissant un grand drapeau multicolore où est inscrit le mot « Paix ».

Au beau milieu de la place, les pierres blondes de l’Arc de triomphe sont maculées de graffitis. « Les “gilets jaunes” triompheront », « Justice pour Adama » (Traoré, un jeune homme mort lors de son interpellation en 2016 dans le Val-d’Oise), « L’ultradroite perdra », « La France est à nous », « Macron, tu l’as dans le cul », « Anarchie », témoignages de cet après-midi chaotique qui a vu dégénérer la manifestation des « gilets jaunes ».

Etendards à têtes de morts

Sur son compte Twitter, Philippe Bélaval, le président du Centre des monuments nationaux, diffuse les images du musée de l’Arc de triomphe saccagé. A l’intérieur du monument, des statues ont été brisées, la boutique de souvenir pillée, les distributeurs de pièces éventrés.

Les images de manifestants, grimpés dès la fin de la matinée sur le toit de l’Arc de triomphe et se prenant en selfie, ont fait le tour du monde. A côté des drapeaux français, flottent aussi des drapeaux bretons et des étendards à têtes de morts. Mais à la nuit tombée, un homme ayant épinglé ses décorations militaires sur le revers de son gilet fluorescent surveillait encore la tombe du Soldat inconnu pour empêcher qu’on la profane.

Les premiers accrochages ont commencé tôt dans la matinée. Empêchés de passer sur l’avenue des Champs-Elysées, bouclée par des camions de CRS, un groupe de manifestants a tenté de passer en force, puis la foule s’est finalement rabattue sur la place de l’Etoile et les rues adjacentes.

Il y a là nombre de manifestants venus de Bretagne, de Normandie, du Nord, avec leurs gilets fluorescents, surpris et furieux d’être refoulés par les gaz lacrymogènes et qui insultent copieusement les CRS. Des retraités de Seine-et-Marne qui réclament la revalorisation de leurs pensions, des infirmières de Beauvais protestant contre leurs conditions de travail, tous ceux qui, depuis trois semaines, réclament « de pouvoir vivre même après le 15 du mois ».

Des barricades sont érigées et enflammées

Mais on voit aussi, place de la Concorde, des militants du comité « Justice pour Adama », venus de banlieue. Plus haut, autour de la place de l’Etoile, des petits groupes d’extrême gauche « antifas » cherchent les activistes d’extrême droite brandissant le drapeau à croix celtique et criant « Justice pour Esteban », ce skinhead condamné en première instance, en septembre, après la mort du militant d’extrême gauche Clément Méric.

Une bagarre éclate entre les antifas et Yvan Benedetti, ex-président de l’Œuvre française, mouvement d’extrême droite dissous par Manuel Valls, qui a revêtu un gilet jaune. « Rendez-vous à 16 heures rue Lauriston », cette rue du 16e arrondissement où siégeait la Gestapo française pendant l’Occupation, a tweeté comme une provocation le militant antisémite Dieudonné, qui pose faisant une « quenelle », près des Champs-Elysées.

Comment savoir, dans ce tourbillon de manifestants aux couleurs fluorescentes, qui veut quoi ? Très vite, dans l’après-midi, des barricades ont été érigées et enflammées. Rue de Rivoli, une foule a fait tomber les grilles du jardin des Tuileries, blessant grièvement plusieurs manifestants. Un incendie fait croire à un moment que le Musée du Jeu de paume brûle et depuis les Etats-Unis, des tweets s’en émeuvent. Heureusement, l’édifice est intact, mais les émeutiers remontent vers la Concorde.

Autour de la place de l’Etoile, la plupart des avenues voient déferler des groupes qui saccagent et prennent les policiers pour cible. Deux gendarmes mobiles sont aspergés de peinture jaune, un autre violemment attaqué au pied de l’Arc de triomphe par des « gilets jaunes » avant de réussir à s’enfuir, aidé par un manifestant.

Commissariat attaqué

Un véhicule de police est incendié rue Danielle-Casanova, près de l’Opéra, et les policiers doivent prendre la fuite. Ailleurs, un fusil d’assaut de type HK G36 est dérobé par des casseurs dans un véhicule de police. Le commissariat situé rue du Faubourg Saint-Honoré (8e) est attaqué par plusieurs personnes.

Avenue de Friedland, une dizaine de voitures enflammées, une autre retournée. Avenue Kléber, les casseurs s’en prennent à toutes les banques. « Faites la Caisse d’épargne, ces bâtards », crie une femme en jaune. Un hôtel particulier et des voitures incendiés. Tandis que des pompiers tentent d’intervenir pour éteindre le brasier, des manifestants alimentent les flammes en y jetant les débris d’un kiosque à journaux ou encore un Vélib. L’un d’entre eux s’empare d’un manche de pioche pour abattre les caméras de surveillance d’un immeuble.

A quelques mètres, une voiture de police est incendiée et les pompiers, qui tentent d’éteindre le feu, caillassés. Avenue de la Grande-Armée, le restaurant La Belle Armée est saccagé. Une partie de la façade a été ravagée par les flammes. En face, une bouche d’incendie a été cassée et l’eau inonde bientôt l’avenue, vidée par les forces de l’ordre.

Avec la nuit qui tombe, les casseurs s’enhardissent. Avenue Hoche, un Carrefour City est tranquillement pillé pendant deux heures. A intervalles réguliers des petits groupes pénètrent et ressortent avec des bières et des alcools. Des fruits et légumes jonchent le sol.

Trop dangereux de sortir du palace

Dans le hall du Royal Monceau, une cliente de l’établissement pleure. Elle craint pour son mari, « parti chercher la voiture pour aller dîner ». « Ils vont l’attaquer. C’est la guerre », murmure-t-elle. « Mauvais week-end, pour la seconde fois », observe un membre du personnel, devant la porte tourniquet qui n’a pas résisté. « Nos clients étrangers pensent que c’est la guerre civile », observe un autre. Ce soir une partie du personnel dormira au palace. Trop dangereux de sortir.

Un peu partout, dans les rues voisines, on croirait l’insurrection. Avenue de Messine, l’alarme d’une boutique d’ameublement, la vitrine éclatée à coup de trottinette électrique, retentit. Quelques dizaines de mètres plus loin, le magasin d’un opticien est mis à sac, les présentoirs à lunettes étalés à même le trottoir, où certains viennent se servir. Rue Balzac, la police cherche les « enculés » et court après des bandes de jeunes alcoolisés.

Sur la prestigieuse avenue Foch, une quarantaine de manifestants érigent des barricades avec des troncs d’arbre et des barrières, avant d’être aspergés de gaz lacrymogène. Plus loin sur l’avenue, un radar tombé à terre est piétiné par une cinquantaine de personnes. Banques, boutiques de luxe sont des cibles. Ici, les vitrines de Chanel et de Dior sont brisées, là, les champagnes de Roederer, boulevard Malesherbes, ont été arrachés de leurs présentoirs. Plus loin encore, une Porsche est renversée sous les vivats.

La rue de Courcelles n’est plus qu’une enfilade de grosses cylindrées aux vitres brisées. « Marche comme un riche ou crève comme un pauvre », a-t-il été écrit sur un mur. Place de la Bourse, le Palais Brongniart, qui n’abrite plus depuis longtemps les courtiers, est pris d’assaut aux cris de « Paris, Paris, soulève-toi ! » les vitres des restaurants environnants sont brisées. « On prend le contrôle de la France », lance un « gilet jaune ».

Les clients des grand magasins évacués

Place Saint-Augustin, les chevaux de la police montée, les prunelles masquées, frémissent à peine malgré les explosions régulières des gaz lacrymogènes, mais l’émeute gagne, là aussi. « Macron en prison », lit-on sur les murs d’une banque incendiée.

Une agence LCL, à l’angle de la rue de Monceau et du boulevard Haussmann, est en feu. L’intervention des pompiers fait à peine retomber la tension pendant quelques secondes. Les policiers tirent des grenades lacrymogènes en direction des manifestants qui observent la scène en les insultant. Une agence immobilière à proximité se fait vandaliser, mais personne n’intervient. Pas le temps, trop d’urgences à gérer.

Sur le boulevard Haussmann, une altercation éclate entre le gérant d’un Daily Monop saccagé et quelques « gilets jaunes ». « Ça vous fait rire, c’est ça les “gilets jaunes” ? C’est de détruire le boulot de ceux qui se lèvent le matin pour travailler ? », s’énerve-t-il. Un « gilet jaune » lui rétorque que « l’assurance va payer ! », avant de lancer : « Tu es un représentant du système. » La discussion tourne court, tandis que des jeunes gens repartent, quelques bouteilles de whisky sous le bras.

Maintenant, la manifestation s’est délocalisée vers les grands magasins. Il faut suivre des gendarmes mobiles dans une odeur de fumée et de lacrymogènes sur le boulevard, franchir deux ou trois barricades enflammées et découvrir le chaos. Les clients du Printemps et des Galeries Lafayette sont évacués, mélangés à des policiers aux aguets, face à des groupes de jeunes, porteurs de masque et de lunettes de protections qui tentent de profiter du chaos et lancent des projectiles, avant de s’engouffrer dans les petites rues, renversant tous les scooters sur leur passage, fracassant quelques vitrines au passage. « All cops are Benalla », (tous les flics sont Benalla – le conseiller du président accusé de violences lors des manifestations du 1er-Mai), lit-on sur un mur du boulevard Haussmann.

Macron, « les pauvres, il s’en fout »

Le président de la République et parfois son épouse Brigitte sont copieusement insultés. « Macron = Louis 16 », peut-on lire sur l’enceinte de l’Opéra de Paris. « Macron dégage », a été peint sur une voiture incendiée.

Delphine et Davy, deux « gilets jaunes » venues d’Angoulême justifient : « On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Ils [les CRS] nous canardent, à un moment, des gens répondent. C’est normal », estime Delphine. Comme la plupart des manifestants, cette infirmière n’a qu’un nom en tête, responsable selon elle de sa révolte : Emmanuel Macron. « Tant qu’il ne démissionnera pas, on n’arrêtera pas », dit-elle. Non loin d’elle, un homme peste au sujet du président de la République : « Il ne pense qu’aux riches. Les pauvres, il s’en fout. »

Qui écoute, dans ce chaos, le chef de l’Etat qui, depuis le sommet du G20 à Buenos Aires, en Argentine, dénonce « les coupables de ces violences ne veulent pas de changement, ne veulent aucune amélioration, ils veulent le chaos : ils trahissent les causes qu’ils prétendent servir et qu’ils manipulent. Ils seront identifiés et tenus responsables de leurs actes devant la justice (…). Aucune cause ne justifie que les forces de l’ordre soient attaqués, que des commerces soient pillés, que des bâtiments publics ou privés soient incendiés, que des passants ou des journalistes soient menacés » ?

Qui entend le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, affirmer « les casseurs ont instrumentalisé des “gilets jaunes”. La plupart des interpellés se sont fait avoir par des individus violents. Nos forces de l’ordre ont tout mis en œuvre pour protéger nos concitoyens. Et se protéger eux-mêmes face à une ultraviolence » ?

A Matignon, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé qu’il annulait son déplacement en Pologne qui devait être consacré au sommet sur le climat. Mais vers 19 heures, le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a tweeté triomphalement « Jour historique. En France, l’insurrection citoyenne fait trembler la Macronie et le monde du fric ».

A 21 heures, les Champs-Elysées sont presque entièrement vides. Mais la place de l’Etoile est jonchée de boulons et de pavés descellés. C’est l’heure à laquelle les correspondants des télévisions étrangères s’installent pour leur duplex devant les dernières barricades qui achèvent de brûler.

Un groupe de gilets jaunes appelle à « un projet viable et crédible » Un groupe des « gilets jaunes », parmi lesquels des figures de proue du mouvement, a souhaité dimanche 2 décembre se présenter comme porte-parole autour d’un « projet viable et crédible » : « Soyons responsables et offrons au gouvernement une porte de sortie à la crise. » « Nous formons un groupe de citoyens engagés qui constitue une représentation honnête de la France qui souffre et se sent délaissée. Nous voulons être les porte-parole d’une colère constructive », écrivent dans le Journal du dimanche dix personnes parmi lesquelles figurent Benjamin Cauchy et Jacline Mouraud et qui se sont donnés pour nom les « gilets jaunes libres ». « Loin de toute radicalisation et en accord avec les 80 % de Français qui nous soutiennent, construisons un projet viable et crédible, dans l’intérêt de tous » qui se fasse « dans le respect des institutions de la Ve République, de l’ordre public, des biens et des personnes ». Ils demandent l’ouverture d’états généraux de la fiscalité, d’une conférence sociale nationale ainsi que d’assises « territoires et mobilité » qui prendront la forme de débats régionaux.

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7 décembre 2013

À Rio, l’été débutera par un topless collectif de 2.000 personnes

Plus de 2000 personnes ont confirmé via les réseaux sociaux leur participation à un topless géant le 21 décembre prochain à Rio (Brésil). Par cet acte, les participantes entendent dénoncer "l’hypocrisie" du pays qui interdit les seins nus à la plage mais les tolère pendant le carnaval.

L’appel lancé aux femmes de Rio (Brésil) d’exhiber leur poitrine sur la plage d’Ipanema le premier jour de l’été austral (le 21 décembre) est fait à l'initiative d’Ana Rios, une jeune carioca de 23 ans. Productrice d’événements et militante au sein de l’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International, Ana Rios entend avec "Toplessaço", c’est le nom de la manifestation, plaider pour "un été sans marques et sans hypocrisie", selon ce qu’elle a déclaré au quotidien de Rio, O Dia.

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Au Brésil, paradoxalement, il est en effet toléré que les femmes défilent seins dehors pendant le carnaval mais il leur est en revanche  interdit de marcher topless (seins nus) sur les plages de la ville. Ana Rios explique que l’idée de cette manifestation inédite lui est venue le 27 juillet dernier pendant la "marche des salopes", une manifestation en faveur de l’avortement et du mariage gay organisée en pleine visite du pape François à Rio pour les Journées mondiales de la jeunesse catholique. Son appel a ensuite trouvé un écho favorable lorsqu’une actrice du pays, Cristina Flores, a été arrêtée par la police le 15 novembre dernier pour  "attentat à la pudeur". L’interpellation s’est faite lorsqu’elle posait sans soutien-gorge pour des photos promotionnelles dans le cadre de la promotion d’une pièce de théâtre. "À Rio se montrer seins nus est considéré comme un délit. J’ai toujours trouvé bizarre cette attitude puritaine au Brésil où à une époque de l’année (le Carnaval) on voit des femmes nues partout et sur les couvertures de magazine", a expliqué Ana Rios. Des hommes ont confirmé leur présence par "solidarité" et Ana Rios a d’ores et déjà appelé à étendre le mouvement à d'autres plages de Rio. Des lieux où porter un string est considéré comme complètement normal.

2 novembre 2013

La barre d'Etel

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La barre d'Etel

La rivière d'Étel est rejoint par un petit affluent, la rivière du Sac'h (également orthographiée « Sach »), juste au nord de la ville d'Étel.

Du fait des volumes d'eau particulièrement importants qui sont déplacés par les marées, la ria est le siège de courants violents.

À l'embouchure de la ria se trouve la barre d'Étel, un banc de sable sous-marin formé par le croisement des courants et dont la position est variable. Cette barre rend la navigation difficile. Elle a été à l'origine du drame qui s'est déroulé le 3 octobre 1958, causant la mort de neuf personnes lors d'une expédition organisée par Alain Bombard pour tester un nouveau type de radeau de survie. Un rouleau provoqué par la barre a retourné le radeau de Bombard. Le canot de sauvetage Vice-Amiral Schwerer II, qui s'était porté à son secours, a chaviré aussi. Quatre personnes ont péri parmi les occupants du radeau de survie et cinq parmi les sauveteurs, dont Émile Daniel, patron du canot de sauvetage. En 2008, une exposition commémorant le cinquantenaire de ce drame s'est tenue au musée des Thoniers d'Étel.

7 avril 2019

Sibeth Ndiaye : «Après ce débat, rien ne sera comme avant»

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Nommée il y a une semaine porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye a répondu aux questions de nos lecteurs. Elle s’explique sur son parcours politique, les réformes, le grand débat.

Elle arrive au siège du journal, de rouge vêtue, accompagnée de ses trois conseillères. En avance sur l’horaire et totalement disponible. « Je resterai le temps qu’il faut », glisse Sibeth Ndiaye, la toute nouvelle porte-parole du gouvernement. La carte maîtresse du mini-remaniement décidé la semaine dernière par Emmanuel Macron - une femme, jeune et noire- affiche un large sourire qui laisse apercevoir un piercing discret sur la langue. Rien à voir avec Benjamin Griveaux, son prédécesseur à cette fonction aussi stratégique qu’exposée, toujours bien sanglé dans un costume-cravate.

L’exercice n’est pas simple pour celle qui était jusqu’alors la conseillère « communication » du chef de l’Etat. Cette « marcheuse » de la première heure, de « 39 ans et demi », plus habituée à l’ombre qu’aux micros et aux projecteurs, répond, néanmoins, sans hésitation aux questions personnelles posées par des panélistes curieux. Avec naturel, elle avoue travailler beaucoup plus à ce nouveau poste.

Quant au message politique, pas de surprise. Si le « parler vrai » qu’elle revendique abondamment est audible, c’est plus dans la décontraction du langage que sur le fond du discours… Elle maîtrise parfaitement la langue de bois. Mais peut-on s’attendre à autre chose de la part d’une porte-parole du gouvernement ?

Des Gilets jaunes à la fiscalité, de la réforme des retraites à la sortie du grand débat, de l’avenir de l’Europe à celui des maternités, la porte-parole a travaillé ses dossiers. « Elle est très pédagogue. C’est comme cela que les ministres devraient s’adresser aux Français », estiment plusieurs participants au panel, très réceptifs aux différentes pistes exposées clairement par la ministre sur l’âge de la retraite. « Elle nous prend pour des enfants, des élèves », relèvent ceux qui, au contraire, se montrent agacés par les longues explications - pas toujours très rigoureuses - de la ministre sur les dépenses publiques et la dette.

Celle qui a entretenu des relations chahutées avec la presse paraît « accessible » et « sympathique » aux yeux des panélistes. La ministre, qui devait passer une heure et demie dans nos locaux, y est restée finalement près de trois heures. Comme un parfum de « grand débat »…

PARCOURS ET POLITIQUE

Bernard Vautier. Ne craignez-vous pas d’être une cible de par vos fonctions mais aussi votre couleur de peau ?

SIBETH NDIAYE. Quand vous êtes porte-parole, il faut s’attendre à être l’objet de critiques et il faut savoir les supporter. Quant au racisme, je suis vaccinée. Je pense plus à mes enfants, notamment mes deux filles de neuf ans qui commencent à comprendre. Mais la France, c’est aussi un pays où vous pouvez être considérés pour ce que vous êtes. Ce que pense une minorité de gens ne doit pas être généralisé.

Marine Prud’hon. Vous avez trois enfants. Comment trouvez-vous votre équilibre entre vie professionnelle et vie privée ?

A part avoir le mari le plus merveilleux de la terre, je ne sais pas… Il a accepté de mettre sa carrière entre parenthèses pendant des années. Je suis d’ailleurs favorable à une plus grande reconnaissance du congé parental pour les hommes. Avant d’accepter le porte-parolat, j’ai beaucoup hésité. Je me demandais si je pouvais allier les deux. Mais je me suis aussi dit que je pouvais peut-être servir d’exemple. Comme ma mère, magistrate, l’a été pour moi ainsi que mes trois grandes sœurs qui ont toutes fait un beau parcours.

Sandra Biondo. Qu’est-ce que ça change de passer de conseillère communication d’Emmanuel Macron à porte-parole du gouvernement ?

C’est un autre point de vue. Le président fixe le cap, la vision. Le Premier ministre et le gouvernement mettent en œuvre cette politique et sont attentifs à ce que les réformes soient bien appliquées. En fait, ce que je découvre, c’est qu’on travaille plus au gouvernement qu’à l’Elysée (rires) Vous mettez vraiment les mains dans le cambouis, vous êtes dans un contact très direct avec les Français. Dans les deux ans qui viennent de s’écouler, c’est peut-être un peu ce qui m’a manqué.

Bernard Vautier. Envisagez-vous une carrière d’élue ?

Non. On m’a déjà proposé d’être élue, dans un autre parti, une autre vie. Je ne l’ai jamais souhaité. J’ai beaucoup d’admiration pour ceux qui s’engagent mais je ne sais pas si j’en serais capable. Le grand changement qu’a apporté en Marche !, c’est de considérer qu’il fallait avoir des gens qui ne soient pas des professionnels de la politique, mais des professionnels en politique. Autrement dit, qu’il fallait avoir de la compétence, de l’envie, mais qu’on ne pouvait pas l’être à vie.

GRAND DÉBAT

Bernard Vautier. Je perçois une retraite modeste et j’ai voté pour Emmanuel Macron. Mais je suis déçu. Je me demande ce que vous pourriez nous annoncer à l’issue du grand débat même si, franchement, je n’en attends rien…

Je pense que ce moment a été très utile. Il faut pouvoir entendre ce qui s’est dit et voir comment changer les choses. Mais notre constat de départ, le chômage, les gens empêchés dans leur vie quotidienne, ce constat ne change pas. Il n’y aura pas d’effet de balancier ; ce ne serait pas sérieux. Mais ce que je peux dire avec force, c’est que, après ce débat, rien ne sera comme avant. Les gens ont besoin d’être beaucoup plus associés aux décisions. Il y a aussi un sentiment d’injustice, en matière fiscale notamment, et il faudra aussi qu’on y réponde.

Jean-François Tarlet. Ne faudrait-il pas réduire les dépenses de l’Etat et le nombre de fonctionnaires ?

On dépense trop d’argent public, ce qui génère de la dette. Cette dette, ce sont nos enfants, nos petits-enfants qui auront à l’assumer. Quant aux fonctionnaires, je veux d’abord leur rendre justice car ils sont souvent vilipendés alors que ce sont des gens très engagés, qui n’ont pas des salaires mirifiques. Ceci étant dit, pour réduire la dépense publique, il faut aussi réduire le nombre de fonctionnaires et c’est pourquoi nous maintenons notre objectif de 120 000 suppressions de postes. Jusqu’à maintenant, on avait beaucoup réduit le nombre de fonctionnaires de terrain. Des sous-préfectures, des services publics locaux, des hôpitaux même ont été fermés et ça n’était pas la bonne méthode. Ma conviction, c’est qu’il faut rééquilibrer, faire en sorte qu’il y ait des fonctionnaires qui soient utiles au plus près des gens.

Segayne Koita. Le gouvernement va-t-il reculer l’âge de départ à la retraite ?

Lorsque Emmanuel Macron était en campagne, il a promis de réformer les retraites. L’objectif était de rendre le système plus juste et plus transparent en construisant un régime universel sans modifier l’âge légal de départ à la retraite. Des concertations ont été menées par Jean-Paul Delevoye avec les organisations syndicales depuis un an sur la base de ce mandat qui est inchangé. En parallèle, il y a eu le grand débat qui a fait émerger des questions nouvelles comme la revalorisation des retraites ou la prise en charge de la dépendance. Il y a une génération de baby-boomers qui doit aider à la fois ses aînés en Ehpad mais aussi, du fait de la crise économique, les quadras et les trentenaires… Cette catégorie importante de la population a aussi une crainte : le grand âge et la dépendance. Comment va-t-on le financer ? Doit-on mettre en place un impôt nouveau alors que nous souhaitons les baisser ou faut-il plutôt travailler plus, par exemple en renonçant à un jour de congé comme avec le lundi de Pentecôte ou en reculant l’âge de départ à la retraite. Tant que le Président ne s’est pas prononcé à l’issue du grand débat, toutes ces options sont sur la table.

Alderic Guiard. Comment le gouvernement va-t-il répondre à la dégradation des services publics, notamment en milieu rural ?

Je pense qu’il y a des manières modernes de faire vivre les services publics. On peut favoriser les regroupements ou mettre en place des fonctionnaires plus polyvalents. On peut aussi multiplier des bus pour faire venir les administrations au plus près des citoyens. Pour les maternités, on pourrait développer les maisons de naissance.

Marine Prud’hon. Allez-vous rétablir la taxe carbone ?

La crise des Gilets jaunes prouve que les Français ne sont pas favorables à une fiscalité qui changerait les habitudes en matière d’écologie. On ne va pas dire, « Vous avez manifesté contre la taxe carbone mais on vous la remet à la fin ! » Donc il faut trouver d’autres solutions pour créer un consensus et lutter contre le réchauffement climatique.

EUROPE

Estelle de Talhouet Roy. Etes-vous prêts à accorder un nouveau délai à Theresa May sur le Brexit ?

Il y a un Conseil européen la semaine prochaine et une décision sera prise à cette occasion. Quand un peuple prend une décision à travers un référendum, mieux vaut la respecter sinon cela affaiblirait la démocratie. C’est vrai que le Royaume-Uni vit un moment difficile. Du côté européen, on s’est préparé à toute éventualité, y compris une sortie brutale sans accord. Ce qui n’est pas notre volonté. Pour la France, le Royaume-Uni est, et restera, notre allié. Mais ce n’est pas à nous d’intégrer les difficultés des autres.

Raphaël Cario. Comment allez-vous gérer les relations avec l’Italie de Matteo Salvini ?

Avec l’Italie, on a une histoire très ancienne traversée par la Seconde Guerre mondiale et par la volonté de la dépasser grâce à la création de l’Europe. Cette dimension historique, il ne faut jamais l’oublier. L’Italie est un partenaire important. Avec le gouvernement italien, on se dit les choses clairement. Cela nous permet de nous mettre d’accord sur certains dossiers comme les travailleurs détachés ou la pêche électrique. C’est la force de l’Union européenne : on peut avancer sur certains points, même si politiquement on est en désaccord. Nous défendons pour notre part un projet progressiste, pour une Europe souveraine et qui protège, et non un projet de repli sur soi. Mais au final, ce sont les peuples qui décident, chacun dans son pays. Après les élections, on s’organisera en fonction de ce résultat.

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BIO EXPRESS

13 décembre 1979. Naissance à Dakar (Sénégal).

1999-2006. Militante à l’Unef.

2002. Adhère au PS.

2008-2011. Chef du service de presse de Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis.

2013-2014. Conseillère presse du cabinet d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.

2014-2016. Conseillère presse du cabinet d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie.

2016. Naturalisée française.

3 août 2016

Carnac. Skedanoz, l'éveil des soldats de pierre

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Derniers épisodes ce soir et demain soir pour l'éveil des mégalithes.

Après deux années de succès à Erdeven et Carnac, Skedanoz est de retour cet été pour faire rêver petits et grands. Rendez-vous ce soir et demain soir, pour les derniers épisodes de l'éveil des mégalithes. Skedanoz, « nuit scintillante » en breton, anime depuis le 25 juillet et jusqu'au 4 août les sites mégalithiques de Carnac.

Cette année, les quatre jeunes architectes, créateurs du projet, ont mis les bouchés doubles. Quatre activités sont proposées : l'éveil des mégalithes, l'écho du tumulus, la veillée du Ménec et la veillée Skedanoz. Au programme : des contes, de l'histoire et des jeux de lumière autour des pierres préhistoriques de la ville. L'activité phare de la quinzaine reste l'éveil des mégalithes, durant laquelle, pendant trente minutes, les vieilles pierres dressées vers le ciel, s'animent de toutes les couleurs.

La légende de Saint Cornély

Les spectateurs sont nombreux sur la pelouse devant les alignements du Ménec. À la nuit tombée, le silence se fait et une voix grave s'élève dans la pénombre. Les spectateurs écoutent avec attention la présentation de cet incroyable héritage. Rapidement, la voix questionne l'énigme derrière les menhirs. « Je vous propose se revivre l'une des interprétations majeures de ces alignements : la légende de Saint Cornély », annonce-t-elle. La foule est propulsée 2.000 ans en arrière, pour comprendre la métamorphose en pierre des soldats païens. À la fin du spectacle, Jean-Baptiste Goulard, délégué de l'Association paysage des mégalithes qui coordonne l'événement, explique : « Cette année nous voulions faire autre chose, amener les menhirs aux gens sous une autre forme. Nous avons choisi de centrer le récit sur la légende, plutôt que sur l'histoire. Le but, c'est que ça parle aux adultes comme aux enfants ».

Le spectacle est auditif mais aussi visuel. Durant 30 minutes, les menhirs passent du rouge au blanc, puis du bleu tigré au rose à poids. La mise en scène est incroyable, les spectateurs gardent leurs yeux grands ouverts pour ne pas en perdre une miette. Grande nouveauté cette année, des jets lumineux sont projetés dans le ciel. Lorsque les sabots des fantassins galopent vers Saint Cornély, le rythme des lumières s'accélèrent et elles tourbillonnent pour nous mettre en tension. « C'est un tout », explique Jean-Baptiste Goulard, « sans la voix, les bruitages, la musique ou sans les lumières, le spectacle ne serait pas aussi bien ». Après 30 minutes, le son s'éteint et les lumières se figent sur les menhirs. Les spectateurs restent assis à contempler ce qu'il reste de cet héritage préhistorique.

« Une très belle initiative »

La famille Diascorn vient de Cherbourg, C'est la première fois qu'ils assistent à l'éveil des mégalithes. « C'était super bien, on a adoré les lumières ! » sourient les enfants. Chez les parents, c'est toute la scénographie qui a été appréciée. « C'est très bien travaillé. C'est culotté de ne pas parler d'histoire, et ça offre une mise en valeur du site différente. Ça fait revivre cet aspect transmission orale, légende coutumière que les sociétés ont tendance à perdre. C'est une très belle initiative ».

Pratique : Eveil des mégalithes, séances à 22 h 15 et 23 h 05, les 3 et 4 août aux alignements du Ménec. Spectacle gratuit. Navette gratuite départ toutes les 15 minutes aux arrêts office du tourisme/Parking du tumulus/Alignements du Ménec. Source Le Télégramme

22 mars 2019

"On ne sait pas faire du maintien de l'ordre"

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"On ne sait pas faire du maintien de l'ordre" : des soldats de Sentinelle s'inquiètent de leur implication dans les prochaines mobilisations des "gilets jaunes"

Des soldats ont accepté de témoigner sur franceinfo, sous couvert d'anonymat, à propos de leur mobilisation dans le cadre des prochaines manifestations des "gilets jaunes". Une mauvaise idée qui pourrait se révéler dangereuse, selon eux.

"On n'a rien à faire dans ces histoires de 'gilets jaunes'", dénonce ce soldat, qui fait partie d'une patrouille Sentinelle depuis 14 mois. Il témoigne sur franceinfo de manière anonyme, vendredi 23 mars. À la veille d'une nouvelle manifestation des "gilets jaunes", l'annonce du gouvernement d'impliquer les soldats de l'opération Sentinelle continue de faire des remous.

"Les mecs de Sentinelle, ce sont tous des militaires, on ne sait pas faire du maintien de l'ordre", explique le militaire. Lui et ses collègues seront appelés à renforcer la sécurité de certains monuments, mais aussi du quartier de l'Élysée, en garde statique. Hors de question en revanche d'intervenir dans le maintien de l'ordre, comme les policiers et les gendarmes. Mais dans les régiments, ils sont beaucoup à se poser la même question : comment réagir si des émeutiers les attaquent ?

On n'a pas le matériel nécessaire, parce qu'on n'a que des matraques télescopiques et des petites gazeuses à main, comme les filles ont dans leur sac. Après, c'est directement le fusil d'assaut.

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"On a en permanence le gilet pare-balles sur nous et le fusil d'assaut. On n'a pas le matériel de protection que vont avoir les CRS, on n'a pas les protège-jambes, on n'a pas toute l'espèce de carapace qu'ils ont sur eux", explique le soldat.

La mesure du gouvernement inquiète et provoque beaucoup d'interrogations et d'incompréhension. "Si on se fait caillasser, soit on rentre dans le bâtiment pour se mettre à l'abri, soit on ne peut pas se mettre à l'abri pour X raison. La seule réponse qu'on pourra avoir à ce moment-là, c'est peut-être un coup de gazeuse au début ou un coup de matraque télescopique, mais après s'il y a trop de monde, oui, malheureusement il risque d'y avoir des morts."

"L'ennemi ne peut pas être la population"

Un dérapage dramatique, c'est ce qui inquiète aussi cet autre soldat, qui refuse de pointer son arme sur le peuple français : "C'est absurde, c'est du n'importe quoi. On n'est pas préparé à ça. Nous, en termes techniques, on lutte contre un ennemi. Et l'ennemi ne peut pas être la population, ce n'est pas possible. C'est la situation dans laquelle on essaie de mettre les militaires aujourd'hui."

Une situation d'autant plus difficile à gérer que beaucoup de soldats éprouveraient une certaine sympathie à l'égard des "gilets jaunes", selon ce cadre de l'armée, qui dénonce une instrumentalisation politique : "Ils ne savent plus quoi faire, ils ne savent plus comment gérer, ils n'ont pas pris encore la mesure de ce mouvement."

L'armée, au niveau du gouvernement, ça reste le petit joker. On le sort quand on en a besoin.

Un militaire à franceinfo

"Là, il y a un gros problème, 'on va mettre l'armée et comme ça on va voir ce que ça donne et nous on reste tranquillement où on est'", poursuit le militaire. "Au niveau des états-majors, ça bouillonne pas mal, les juristes sont dessus pour revoir les règles d'engagement, parce que là aussi, il ne faut pas faire d'erreur."

L'état-major a bien tenté de rassurer : Non les soldats ne seront pas en contact direct avec les manifestants. Mais impossible à prédire, tant le parcours des "gilets jaunes" reste imprévisible. Dans ce cas, les troupes pourraient être désengagées ou protégées par les forces de l'ordre. Une réponse bien trop flou, condamnent les militaires.

23 novembre 2013

Stéphane Blanquet expose au Musée de l'Erotisme

http://www.blanquet.com/

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Stéphane Blanquet débute très jeune dans le dessin et la bande dessinée. Une de ses première apparition se fait dans les pages du graphzine "Sortez la Chienne!". Il se fait connaître par son fanzine, Chacal Puant (1990), suivi de La monstrueuse (1995), dans lequel il fait preuve d'un talent graphique précoce et complexe[non neutre]. Ses premières pages sont illisibles et ne cesseront d'évoluer vers une forme d’élégance underground qui n'a que peu d'homologues : on pense à Julie Doucet - que Blanquet sera sans doute le premier à publier en France -, à Emmanuelle Houdart et à quelques peintres de la Figuration Libre.

En 2001, il publie un de ses albums de bande dessinée les plus marquants, La nouvelle aux pis, roman graphique tout en ombre salué par la critique. Dans la même veine mais en encore plus sombre, suivra en 2007, La Vénéneuse aux deux éperons (sélectionné comme un des lauréats du Concours des plus beaux livres français).

En 2003, il remplace le papier par la peau humaine, avec Sur l'épiderme, un ouvrage très singulier de peinture sur corps. En 2009, il poursuit cette recherche graphique avec La chair nue s’articule.

En dehors de la bande dessinée et du dessin, Blanquet développe au fil des années son univers dans des jouets et des films d'animation. Depuis 2004, il conçoit par ailleurs des installations : Chambre avec vue sur mes cauchemars (2004), Beauty City (2006), Chambre (Montreuil 2008)...

Après avoir collaboré en 2006 avec le metteur en scène Jean Lambert-Wild sur la pièce de théâtre Sade Songs (adaptation musicale du Marquis de Sade, dont il a pensé les décors et les costumes), il occupe à partir de 2007 le poste de Directeur Oculaire du Centre dramatique national de Normandie - Comédie de Caen.

En 2009, il présente une nouvelle installation pour l'exposition collective Quintet au musée d'art contemporain de Lyon.

En 2010 (mars-avril), il expose à Tokyo à la Span Art Gallery.

Parallèlement à son œuvre plastique, Stéphane Blanquet est aussi éditeur. De 1990 à 2000 pour les éditions Chacal Puant puis à partir de 2000 pour les éditions United Dead Artists. (source : Wikipedia)

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Stéphane Blanquet, pornostalgie

Au musée de l'Erotisme à Paris, le dessinateur réinterprète en dessins de vieilles photos pornos. Une cinquantaine de diptyques sont présentés au musée de l'Erotisme. Ils font aussi l'objet d'un ouvrage diffusé dans quelques librairies. Exposition jusqu'au 4 mai 2014.

28 juillet 2016

Opel prépare son calendrier 2017 avec Ellen von Unwerth

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Opel vient de débuter la conception de son nouveau calendrier. En 2017, les stars de l'éclair seront la fille de Mick Jagger et... le célèbre chat Grumpy Cat.

Opel persiste et signe. Le constructeur prépare un nouveau calendrier. Et après notamment Karl Lagerfeld en 2015, c'est la photographe allemande et ex-mannequin Ellen von Unwerth qui s'y colle. Les shootings photos viennent de débuter dans les studios de cinéma de Babelsberg, dans la banlieue de Berlin. L'artiste "nous emmènera faire une promenade au fil des saisons avec les plus remarquables Opel d’hier, d’aujourd'hui et de demain", promet déjà la marque.

La fille de Mick Jagger et Grumpy Cat au casting

Et pour mettre ces modèles dans la lumière, Ellen von Unwerth les présentera aux côtés du top model Georgia May Jagger, la fille de Mick Jagger, mais aussi auprès du mannequin Jerry Hall et de "Grumpy Cat", le chat aux 8,7 millions de "likes" sur Facebook. Un casting qui promet...

"Avec Georgia May Jagger et Grumpy Cat, nous avons deux icônes de notre époque qui marquent de leur empreinte 'le Pays des Merveilles Opel'. Et avec Ellen von Unwerth, nous avons une artiste extraordinaire derrière l’objectif, qui présente ces top models et nos modèles Opel de façon très personnelle. Après Corsa, Karl et Choupette, nous donnons maintenant une nouvelle dimension à la photographie des chats célèbres", a expliqué Tina Müller, Directrice du marketing chez Opel.

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28 août 2013

Bretagne - Etel

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Etel - le garage du canot de sauvetage de la SNSM

Voir mon billet du 9 août 2013

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Au loin le "Barre d'Etel"

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Photo prise avec mon IPhone et en zoomant (pas bonne qualité)

Le cimetière à bateaux en face du port d'Etel (un bon site pour réaliser des shootings)

Ci-dessus un "vine" sur le cimetière de bateaux en face d'Etel

26 juin 2013

Bulgari fait escale à Portofino

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Le photographe Terry Richardson, l'égérie Carla Bruni-Sarkozy et Nicola Bulgari

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Carla Bruni-Sarkozy

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Terry Richardson

Pour sa dernière collection de haute joaillerie, la maison Bulgari se fait le chantre de la belle Italie. Baptisées Diva, ces parures aux pierres colorées et gourmandes sont autant une invitation à l'évasion qu'un voyage au cœur de la Dolce Vita italienne. Cap sur la Riviera, à l'ombre des cyprès de Portofino. C'est dans ce havre de paix, face aux eaux turquoises de la Méditerranée, que la maison italienne a fait escale le 20 juin dernier le temps d'une nuit de rêve. Seule la valse des Riva au large trouble la quiétude qui règne dans les jardins de l'Abbaye La Cervara. Sous les yeux de Carla Bruni-Sarkozy, muse et nouvelle égérie de Bulgari, et de nombreuses personnalités comme Terry Richardson ou l'acteur Adrien Brody, c'est un ballet de jeunes premières qui a défilé dans le cloître, vêtues des robes historiques de la Fondation Micol Fontana et parées des nouvelles pièces de la collection Diva. Une soirée d'exception faisant revivre l'espace d'un instant les grandes icônes de la Cinecittà, où le temps s'est momentanément suspendu lorsqu'a retenti la voix enivrante de Diana Ross. Ultime surprise réservée par Bulgari au terme de cette croisière à l'italienne.

Voir : http://www.vogue.fr/

13 janvier 2019

Et si l’amant parfait était une lesbienne ?

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Par Maïa Mazaurette - Le Monde

Les hétérosexuels feraient bien de s’inspirer des pratiques saphiques qui les font tant fantasmer et qui fonctionnent !, nous explique la chroniqueuse de « La Matinale », Maïa Mazaurette.

LE SEXE SELON MAÏA

En 2018, la requête la plus couramment tapée sur la plus importante plate-forme pornographique était « lesbian ». Même chose en 2017, 2016, 2015... on ne change pas un hashtag qui gagne ! Nous voici en présence d’un des paradoxes du désir contemporain : une minorité invisibilisée, noyée sous des stéréotypes peu flatteurs, attisant pourtant les fantasmes et la curiosité. Un double discours qui se traduit dans les représentations : des pratiques stéréotypées, conçues de manière écrasante pour un public hétérosexuel (car les femmes, comme les hommes, placent « lesbian » au premier rang de leurs errances érotiques).

Nous avons déjà parlé des raisons de ce succès lors d’une précédente chronique, attaquons-nous donc au nerf de la guerre : les hétérosexuels ont bien raison d’être curieux, vu que les lesbiennes sont incontestablement plus douées au lit. Selon une étude britannique de 2014, elles atteignent l’orgasme 75 % du temps, contre seulement dans 61 % des cas pour les femmes hétérosexuelles (et 58 % pour les bisexuelles). Des résultats confirmés en 2017 aux Etats-Unis : 86 % d’orgasmes pour les lesbiennes, 66 % pour les bi, 65 % pour les hétéros. De telles disparités n’existent pas entre les hommes.

Les choses deviennent encore plus intéressantes quand on entre dans le détail : 25 % des lesbiennes ont un orgasme à tous les coups, contre 16 % des hétéros. A l’autre extrémité du spectre, 2 % des lesbiennes n’ont jamais d’orgasme, contre 7,5 % des hétéros et 13 % des bi. Pour le cliché des lesbiennes frigides et des bisexuelles magnifiquement épanouies, on repassera !

Nulle intention ici de promouvoir une quelconque homosexualité (le lobby gay ne répond pas, il est à Mykonos) : il s’agit d’une simple question d’humilité. Ecartons donc les justifications faciles : oui, les lesbiennes peuvent s’inspirer de leur propre corps pour comprendre celui de leurs partenaires... mais l’identification a ses limites. Une lesbienne n’arrive pas en terrain conquis sous prétexte qu’elle a un clitoris, elle ne possède pas « le code » pour faire jouir une inconnue (astuce : si vous avez besoin d’un code, vous confondez votre compagne avec un coffre-fort).

C’est d’ailleurs quand nous considérons nos partenaires comme des stéréotypes (l’homme, la femme, Mars, Vénus) que nous adoptons des pratiques complètement irrationnelles. Est-ce qu’un homme voudrait qu’on lui gifle le pénis ? Non. Est-ce qu’il vanterait les mérites du « petit coup vite fait » si on parlait de le sodomiser, est-ce qu’il trouverait sympa que ça fasse « un peu mal » ? Devrait-il être amoureux pour jouir ? Non. Le jour où nous cesserons de nous focaliser sur les détails anatomiques pour reconnaître que le câblage est identique, nous pourrons commencer à souffler (de joie).

A ce titre, les lesbiennes ne bénéficient d’aucune science infuse. Seul avantage stratégique : elles sont dispensées de l’attente sociale consistant à « faire la femme » sous prétexte qu’elles sont des femmes (rappel pour les couples hétérosexuels : non, l’homme n’est pas obligé de faire l’homme, sinon vous confondez l’anatomie et le destin, et vous sciez 90 % du champ des possibles).

Comment faire alors pour réveiller la lesbienne en vous ? (Ne faites pas d’histoire, nous avons toutes et tous une lesbienne en nous.) Laissons de côté le scissoring, qui demande beaucoup trop de synchronisation et de muscles dans les cuisses (cette pratique, aussi appelée frottage ou tribadisme, consiste à s’emboîter comme des ciseaux – la pornographie adore, les lesbiennes sont divisées).

Bienveillance sous toutes ses formes

Commençons donc par le commencement, en déclinant la bienveillance sous toutes ses formes. Bienveillance esthétique, en évitant les commentaires désobligeants et les attentes ridicules (les femmes entre elles sont moins susceptibles de se sentir obligées d’avoir des mensurations de rêve ou des vulves « comme à la télé »). Bienveillance dans la patience, l’écoute, la communication. Réalisme envers ses propres capacités : si vous êtes un homme, restez dans la zone située entre le mansplaining (« je vais te faire jouir ») et le suicide (« les femmes sont des grizzlis sans poils, je ne vais jamais y arriver »).

Deuxièmement : au royaume (redoutablement mal nommé) des amuse-bouches, le clitoris est roi. Cessez de considérer le cunnilingus comme un préliminaire, et prolongez-le jusqu’à l’orgasme (car sans surprise, si vous vous arrêtez en plein milieu, ça ne marche pas). Précisez que vous n’êtes pas pressé : parce que les hétérosexuels ont une fâcheuse tendance à instrumentaliser cette pratique pour remettre leur pénis au centre de l’univers (oh, quelle surprise, un pénis !), leurs compagnes se sentent coupables quand une minette dure plus de trois minutes ! Elles peuvent alors se désinvestir, plutôt que prendre le risque d’être déçues ou de paraître en demande.

Bien sûr, tous les cunnilingus ne se terminent pas par l’orgasme. Mais si vous commencez, soyez prêt à continuer pendant quinze minutes – et faites-le savoir, sans mettre la pression. Si vous n’avez pas la force de vous occuper d’un clitoris pendant quinze minutes (pauvre lapin), il est temps de reconsidérer votre hétérosexualité. Bon, j’exagère : les fatigués peuvent évidemment utiliser leurs doigts. Comme l’écrit Marie Candoe dans son guide Osez... les conseils d’une lesbienne pour faire l’amour à une femme (qui vient de ressortir aux éditions La Musardine) : « Proposez-lui de placer vos doigts sur son clitoris et de vous préciser le rythme qui lui va. Mêlez alors vos doigts aux siens, ralentissez votre pression et observez la sienne, suivez-la, laissez-vous entraîner dans cette caresse à deux, c’est encore comme ça que vous découvrirez le mieux ce que votre amie aime. »

Ce qui fonctionne vraiment

Point suivant, inspirez-vous de ce qui fonctionne vraiment. Une stimulation génitale associée à du sexe oral et des baisers sera satisfaisante pour 80 % des hétérosexuelles et 91 % des lesbiennes (Archives of Sexual Behavior, 2017). Stimulation génitale, ça veut dire qu’on peut mettre les doigts ? Oui. Mais demandez toujours la permission... et coupez vos ongles, Dieu vous le rendra au centuple. Même si vous connaissez votre partenaire, ne considérez jamais son intérieur-cuir comme acquis – rappelons au passage que la pénétration, comme la conversation ou les salsifis, n’est pas obligatoire. Des fois, on n’a pas envie. D’autres fois, on n’est pas prête. (Une femme qui se raidit n’est pas prête.)

Si vous n’aimez pas les cunnilingus, vous pouvez réaliser une double stimulation avec une seule main : le pouce sur le clitoris (délicatement), l’index en pénétration vaginale – hop, vous voici transformé en Rabbit, 2019 commence de manière formidable, non ? Profitez de votre main libre pour étendre votre zone d’action érotique (il n’y a pas que le triangle génital dans la vie) : incluez les orteils, le périnée, le cou, etc.

Pour la pénétration, outre les doigts, pensez aux godemichés montés ou pas sur un harnais, aux vibromasseurs, mais aussi aux sextoys permettant de contourner le tout-pénis. La marque pour lesbiennes Wet for Her regorge d’options comme l’extenseur digital Two, le Rabbit augmenté Amorino, ou le tout nouveau RockHer. Il existe en ligne quantité de vibrateurs adaptables sur les doigts, parfaits pour les couples hétérosexuels. Envie de quelque chose de plus intense ? Si vous avez fantasmé toute votre vie sur la scène finale du film Requiem for a Dream, n’hésitez pas à investir dans le même double godemiché : ces choses-là entrent très bien dans un corps d’homme (inutile de vous évanouir, je sais que vous êtes là).

Dernière recommandation : vous inspirer des lesbiennes dans l’idée de produire une performance cosmétique, tendre et froufroutante serait incroyablement réducteur. Vous avez donc droit à toutes les déclinaisons qui vous font plaisir... y compris le BDSM, le cuir, les orgies et autres jeux de frustration. Les lesbiennes ne sont pas des anges. Les hétérosexuelles non plus !

27 novembre 2018

Lily-Rose Depp briseuse du couple Laetitia Casta et Louis Garrel dans la bande-annonce de L'homme fidèle (VIDEO)

Quand Lily-Rose Depp aime, elle est prête à tout. Son personnage dans L'homme fidèle du moins. Dans le nouveau film de Louis Garrel, attendu dans les salles le 26 décembre prochain, la fille de Vanessa Paradis et de Johnny Depp incarne Eve, une jeune femme qui s'éprend d'Abel. Mais voilà... Abel (incarné par Louis Garrel) est de nouveau en couple avec Marianne (Laetitia Casta), qui n'est autre que l'ancienne belle-soeur d'Eve. La guerre est déclarée entre les deux femmes, et Abel au coeur d'un triangle amoureux. Si c'est une grande première entre Lily-Rose et Louis Garrel, c'est la deuxième fois en revanche que l'acteur-réalisateur dirige Laetitia Casta, son épouse à la ville, pour le cinéma.

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26 décembre 2018

Cinéma : sortie aujourd'hui...

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Critique « L’Homme fidèle » : recueil d’énigmes amoureuses

Par Thomas Sotinel  -  Le Monde

Louis Garrel filme une histoire triangulaire dans laquelle il joue aux côtés de Laetitia Casta et Lily-Rose Depp.

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

C’est un bonsaï, ou une maison de poupée. Un film délibérément plus exigu que ce qu’exigeraient son contenu (une histoire d’amour triangulaire qui court sur dix ans) et son histoire (fruit de la rencontre entre son auteur-interprète, héritier d’une illustre dynastie cinématographique, et son vénérable scénariste, qui a voyagé dans tout le cinéma depuis des décennies). En une heure et quart, Louis Garrel et Jean-Claude Carrière font miroiter les possibilités infinies de leur scénario pendant que le réalisateur trempe un doigt de pied dans tous les fleuves que son expérience et sa cinéphilie lui ont fait traverser, des classiques hollywoodiens aux jeunes Parisiens (le film commence par un plan sur la tour Eiffel qui aurait trouvé sa place dans le Dans Paris, de Christophe Honoré) en passant par la Nouvelle Vague.

L’expérience produit un mélange de plaisir et d’agacement, à moins d’avoir la force d’âme nécessaire pour attendre le prochain film de Louis Garrel, histoire de vérifier le sérieux des clins d’œil et des promesses esquissées. Auquel cas, il ne reste que le plaisir.

A peine évanouie la carte postale évoquée plus haut, L’Homme fidèle commence par un réarrangement radical d’une figure fondamentale du cinéma français : la scène de rupture. Dans le couloir d’un appartement post-haussmannien, Marianne (Laetitia Casta) annonce à Abel (Louis Garrel) qu’elle est enceinte. Mais pas de lui. De son meilleur ami, Paul. Avec qui elle va se marier. Dans dix jours. Abel subit ce passage à tabac comme d’autres se prennent des tartes à la crème. Lui manque le maquillage du clown, et son impassibilité ne convainc pas tout à fait.

Charmant punching-ball

Une petite dizaine d’années plus tard, Paul meurt, dans son sommeil. Abel profite de ses funérailles pour renouer avec Marianne, qui ne se fait pas trop prier. Avec le défunt, elle a eu un fils, Joseph (Joseph Engel), un enfant au regard aussi clair qu’insondable qui affirme à Abel que sa mère a tué son père. Depuis le début du film (qui n’est pas si ancien que ça, on en est à peine au premier quart d’heure), une très jeune fille traîne dans les pourtours du cadre. Elle a désormais les traits de Lily-Rose Depp. Sœur du défunt Paul, Eve a toujours été amoureuse d’Abel et supporte mal, maintenant qu’elle est en âge de le séduire, de le voir retomber dans les bras de Marianne.

Charmant punching-ball, notre héros oscille sous les coups de la suspicion enfantine de Joseph, de la libido dévorante d’Eve, de l’autorité inquiétante de Marianne. La mise en scène ultra-cursive de Louis Garrel ne laisse pas beaucoup de temps à la réflexion, sur le moment. Elle est assez énergique pour faire naître un léger malaise, qui infléchit la nature du film. Ce qui semblait relever à première vue du divertissement bien parisien, nourri de références cinéphiles (les voix off à la Truffaut, Casta filmée comme une héroïne hitchcockienne), se mue par moments en affrontement tragique.

CE QUI SEMBLAIT RELEVER À PREMIÈRE VUE DU DIVERTISSEMENT BIEN PARISIEN, NOURRI DE RÉFÉRENCES CINÉPHILES, SE MUE PAR MOMENTS EN AFFRONTEMENT TRAGIQUE

Joseph, l’enfant à la parole dévastatrice, est le cousin d’un autre petit garçon issu de l’imagination de Jean-Claude Carrière, celui de Birth. Comme dans le film de Jonathan Glazer (2004, avec Nicole Kidman), il bouleverse les certitudes des adultes. Mais, là où le metteur en scène britannique mettait en mouvement une catastrophe qui engloutissait les personnages, le Français se contente d’esquisser des hypothèses : Marianne est-elle une divinité qui exige des sacrifices ou une femme qui apprend à surmonter son égoïsme ? Eve est-elle un charmant succube qui se débarrasse de ses proies ou une adolescente qui fait l’apprentissage des amours adultes ?

Dans ce petit recueil d’énigmes amoureuses, on est guidé par les actrices. Laetitia Casta fait preuve d’une autorité qu’on lui a rarement vue, Lily-Rose Depp d’une versatilité et d’un sens comique inédits. Entre les deux, le cœur ballant, Louis Garrel s’est donné une place de victime très enviable.

« L’Homme fidèle », film français de et avec Louis Garrel. Avec Laetitia Casta, Lily-Rose Depp, Joseph Engel (1 h 14). Sur le Web : www.advitamdistribution.com/films/lhomme-fidele et www.whynotproductions.fr/film3.php?id=177

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23 août 2013

Syrie : Les risques de l'inaction

Point de vue

Les risques de l’inaction

 par Dominique Moïsi Conseiller de l’Institut Français des Relations Internationales

« Bien entendu, nous ne ferons rien », avait dit Claude Cheysson au lendemain du coup d’État du général Jaruzelski, en décembre 1981, en Pologne. Cette déclaration avait au moins le mérite de la franchise. La « réaction de force » souhaitée par Laurent Fabius, au lendemain de la mort de plusieurs centaines de civils en Syrie, probablement victimes de l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien lui-même, est certes plus que légitime. Mais sera-t-elle suivie d’effet ? Rien n’est moins sûr. La tragédie syrienne est, depuis la fin de la Guerre froide, le miroir le plus grossissant de la paralysie du système international. Rien n’est possible sans l’accord des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu. La Russie, suivie comme son ombre par la Chine, dispose d’un pouvoir ultime de blocage. Bachar al-Assad n’a rien à craindre : ses adversaires sur la scène internationale sont mous et hésitants, alors que ses alliés sont déterminés et sans scrupule. Pour le président syrien, il ne s’agit plus de terroriser ses opposants, mais de les éliminer. Le moment lui semble opportun. La contre-révolution brutale en Égypte constitue tout à la fois un encouragement et une diversion. L’armée égyptienne, qui dépend massivement du soutien de Washington, a répondu par le mépris aux pressions américaines. Comment cette Amérique qui ne tient plus les militaires au Caire pourrait-elle faire plier ceux de Damas ?

Un arbitre américain hésitant

Le régime syrien comprend mieux l’Amérique que cette dernière ne comprend le Moyen Orient. Au-delà de la paralysie, somme toute classique, du système international, il y a en effet deux réalités qui, celles-là, sont bien nouvelles : les révolutions arabes et l’affaiblissement de l’Amérique dans le monde. Jamais le Moyen-Orient n’a été plus éclaté, jamais l’arbitre américain n’a été plus hésitant. Lorsque Barack Obama arrive à la Maison-Blanche, il veut réconcilier l’Amérique (et au-delà, le monde occidental) avec l’islam. Ce sera l’objet de ses grands discours au Caire et à Istanbul. Il entend fermer la page tragique du 11-Septembre et prendre ses distances, par le verbe sinon par l’action, avec son prédécesseur, George Bush. Le problème, cinq ans plus tard, est que le monde arabe est avant tout en guerre avec lui-même avant de l’être avec l’Occident. Certes, le sort des chrétiens d’Orient est chaque jour plus préoccupant et Israël demeure une obsession, mais le conflit syrien est devenu une guerre de religions, sinon un conflit de civilisation, au sein même de l’islam. Après en avoir trop fait sous les deux mandats de Bush, l’Amérique en ferait-elle trop peu désormais ? En 2003, l’intervention militaire en Irak était justifiée par la prétendue présence d’armes de destruction massive. Des armes qui avaient été utilisées par Saddam contre sa minorité kurde, en 1988, mais dont on ne trouva plus trace en 2003. Aujourd’hui, ces armes existent. Elles tuent sous nos yeux en Syrie. Abrité derrière la crise égyptienne, pariant sur l’impuissance occidentale, Bachar al-Assad entend confirmer de la manière la plus brutale les avantages qui sont désormais les siens sur le terrain car… « l’Occident ne fera rien, bien sûr ». L’Histoire nous a pourtant amplement démontré que les risques de l’inaction et de l’indifférence étaient plus grands encore que ceux de l’ingérence et de l’intervention. Source : Ouest France

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l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI) dans le XVème arrondissement de Paris

11 mai 2016

Festival de Cannes

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Un jury resplendissant avec Kristen Dunst et Vanessa Paradis

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Cannes.  Pluie de stars sur la Croisette

Steven Spielberg, Sean Penn, Charlize Theron, Woody Allen, Xavier Dolan, Almodovar, Ken Loach, Marion Cotillard, Ryan Gosling... N'en jetez plus ! Devant ou derrière la caméra, cette année, ils seront tous là ou presque !

« Ça fait 21 ans que je couvre le festival, je n'ai jamais vu ça : ils sont tous, là », s'enthousiasme André Héliou, notre photographe, en découvrant sur son mail, hier, la confirmation de la venue de Robert de Niro. « Y'a des années avec et des années sans. Cette fois, c'est une année à stars », plaisantait déjà, il y a un mois, Thierry Frémaux, le délégué général du Festival, tout sourire, en annonçant la sélection officielle. Ce matin, c'est Woody Allen qui ouvre le bal, avec son 46e film, « Café Society », projeté en ouverture et hors compétition. Au casting, Kristen Stewart, Jesse Eisenberg, Blake Lively, Steve Carell, rien que ça. Et ce n'est que l'apéritif. La sélection de ce 69e festival n'est qu'une litanie de noms aussi prestigieux que talentueux. La France, avec quatre films, se taille la part du lion : Olivier Assayas (« Personal Shopper ») montera les marches avec l'incontournable Kristen Stewart, dans le rôle principal. Pour sa troisième participation, Nicole Garcia (« Mal de pierres ») affiche un duo de choc : Marion Cotillard et Louis Garrel. Et Bruno Dumont mixe dans « Ma Loute », sa comédie burlesque, rien de moins que Fabrice Lucchini, Juliette Binoche et Valéria Bruni-Tesdeschi. L'outsider Alain Guiraudie (« Rester Vertical ») avait créé le buzz en 2013 avec « L'Inconnu du lac », présenté en sélection parallèle. Le réalisateur aveyronnais rentre, cette fois, pour de bon dans la cour des grands.

Deux fois Marion Cotillard et Kristen Stewart

Ils sont belges mais francophones : les frères Dardenne sont une nouvelle fois en compétition avec « La Fille inconnue », en l'occurrence Adèle Haenel. C'est aussi le retour en force du cinéma américain, qui s'était fait plus discret ces dernières années : Jim Jarmusch, ou encore Paul Verhoeven, sont en lice. Le réalisateur de « Basic Instinct » s'offre même un casting français : Isabelle Huppert, Laurent Lafitte (aussi maître de cérémonie) et Virginie Efira. Dans les petits surdoués, Xavier Dolan, qui avait tapé dans l'oeil des festivaliers avec l'excellent « Mummy », revient avec « Juste la fin du monde ». Là encore, on se pince : Nathalie Baye, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Gaspard Ulliel, Marion Cotillard (bis)... Il n'est pas le seul prodige : Nicolas Winding Refn revient avec « The Neon Demon », après « Drive » et « Only God Forgives ». On est fan aussi de Jeff Nichols (« Midnight Special », « Mud »), qui présente « Loving ». Parmi les chouchous, impossible de ne pas citer Sean Penn (« The Last Face ») qui sera sur les marches avec son ex-compagne, Charlize Theron. La blonde sculpturale - qui donne la réplique à Javier Bardem - devrait éblouir à nouveau la Croisette, un an après le choc de « Mad Max : Fury Road ».

Julia Roberts et George Clooney

Enfin, les valeurs sûres comme Ken Loach, Almodovar et même Steven Spielberg sont aussi au programme de ce festival qui s'annonce fou. Pour remettre une louche de glamour, on attend, demain, l'arrivée de Julia Roberts. La première apparition cannoise de sa carrière. L'actrice de 47 ans donne la réplique à George Clooney dans « Money Monster », un film réalisé par Jodie Foster. Oui, cette année, la seule interrogation, à ce stade, c'est la météo. Mais qu'est ce qu'un peu de gros temps, face à cette pluie d'étoiles ? Source : article du Télégramme

19 mai 2014

Robert Mapplethorpe (photographe) - Exposition au Grand Palais jusqu'au 13 juillet

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Le photographe des bas-fonds new-yorkais est nourri de références classiques et de sublime, nous explique le commissaire de cet événement photographique.

Docteur ès lettres, conseiller du président de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, Jérôme Neutres est le commissaire de cette première rétrospective française de Robert Mapplethorpe au Grand Palais. Après «Helmut Newton» dans les mêmes lieux et «Du côté de chez Jacques-Émile Blanche» à la Fondation Pierre Bergé, cet ancien attaché culturel à l'Ambassade de France à New York conjugue son amour pour l'art américain et pour les expositions qui touchent le grand public.

LE FIGARO. - Pourquoi une rétrospective Mapplethorpe au Grand Palais?

Jérôme NEUTRES. - Nous voulons institutionnaliser la photographie dans les galeries nationales du Grand Palais, l'offrir différemment au grand public et pas seulement à «l'Église du contemporain». D'où le choix de quatre monographies qui définissent les genres et écrivent des pages de l'histoire de l'art. Après un photographe de mode, Helmut Newton, après un photographe reporter, Raymond Depardon, et avant un portraitiste, Seydou Keïta, je voulais montrer un plasticien, Mapplethorpe. C'est un artiste qui a commencé par des collages, des dessins, des sculptures, et qui a choisi la photographie pour s'exprimer comme médium le plus approprié dans les années 1970.

N'y en a-t-il pas eu une kyrielle depuis sa mort, en 1989?

Il y en a eu entre quinze et dix-sept rétrospectives qui ont circulé en Europe depuis sa mort, surtout dans les années 2000 d'ailleurs, mais pas en France. Sous le poids d'une certaine tradition et d'une marginalité tenace de l‘art photographique, ces rétrospectives montraient de simples tirages d'exposition, rarement dans les galeries nobles des musées. Au Grand Palais, ce sera donc la première rétrospective de 263 images avec des pièces uniques, des vintages (tirages d'époque), 60 polaroïds qui marquent ses débuts, ses magnifiques tirages au platine comme celui, si fantomatique, de l'Autoportrait à la canne(1988) qui fait l'affiche de l'événement. Voir la réalité de ces premiers tirages, c'est comme découvrir Le Jardin des délices de Jérôme Bosch pour de vrai. On est ébloui.

Pourquoi commencer par la fin de son œuvre, et donc la mort de l'artiste?

Je crois aux expositions qui mettent en place une certaine esthétique, une émotion, une rencontre, un spectacle et, en ce cas précis, je dirais même une tragédie. Non au cours de fac, à l'avalanche de commentaires et d'explications, à l'inventaire scolaire qui dispense froidement sa matière. Il faut créer un récit, une histoire, remettre la dimension du plaisir dans l'art, même si c'est un champ de la connaissance. La dramatisation fait partie de Mapplethorpe. Lorsqu'il a su qu'il était malade du sida, il a brûlé sa vie. Cela commence par la fin parce que cela finit mal, cette histoire. Cet autoportrait qui tient la mort dans sa main avec cette canne satanique joue le rôle d'Orphée qui nous emmène dans le royaume des ombres.

L'idée est-elle de créer un théâtre de l'art ?

Oui, j'ai essaimé des citations de Mapplethorpe dans chaque chapitre de l'exposition pour qu'on entende sa voix et qu'il nous conduise vers ses premiers polaroïds, où tout est déjà inscrit. Cela forme un cycle, de la mort à la vie.

Patti Smith, qui fut sa muse et sa compagne, est-elle associée à cette rétrospective?

Elle a fondu en larmes lorsque je lui ai annoncé notre projet. Lorsqu'elle était à Paris avec Mapplethorpe, en passant devant le Grand Palais, il lui a dit en pointant du doigt le monument: «Un jour, on sera là!» Cela souligne l'ambition de Mapplethorpe, photographe mort à 42 ans, mais qui a eu du succès, critique et financier, des rétrospectives muséales de son vivant. Après son poème autobiographique Just Kids, Patti Smith a écrit spécialement pour notre catalogue un texte de 12 pages sur les sources artistiques de Mapplethorpe. Elle y témoigne de ses toutes premières années d'artiste, de ses visions.

Comment voyez-vous Mapplethorpe ?

Je le rapproche de Jean Genet, sur lequel j'ai fait ma thèse. Lui aussi fut un temps démodé parce que jugé trop théâtral. Mapplethorpe adorait Genet, l'a beaucoup lu, s'en est inspiré. Genet est un écrivain qui a la spécificité d'avoir traité des thèmes les plus «honteux» - les amours d'un travesti et d'un maquereau, les orgies des marins, les bas-fonds des voyous - avec les mots de Ronsard et de Proust, soit la plus belle langue française. Mapplethorpe traite des backrooms SM avec l'esthétique d'un August Sanders, donc dans la photographie la plus raffinée, néoclassique, en pensant à Michel-Ange.

Genet disait: «J'écris pour le lecteur bourgeois, honnête, hétérosexuel.» C'est chez ce type de collectionneurs, dans ce même décalage entre sujet et art, que j'ai trouvé les vintages de Mapplethorpe. Ce n'est pas un photographe «gay», comme Proust n'est pas un écrivain «gay», comme Visconti n'est pas un cinéaste «gay». Il va au-delà du sexe (nous avons réuni le plus offensif dans un espace interdit aux mineurs), il parle de sculpture, d'histoire de l'art, du Titien, mais aussi de cinéma, de Macadam Cowboy et sa fameuse veste à franges portée par Jon Voight par exemple. Source : Site Le Figaro

27 mars 2014

Xi Jinping en visite officielle en France - Champs Elysées ce matin

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Jeudi 27 mars

09h45

Cérémonie de dépôt de gerbe à l’Arc de Triomphe en présence de M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la Défense.

10h15

Visite à l’UNESCO. Entretien avec Mme Irina BOKOVA suivi d’une allocution.

11h30

Entretien avec M. Jean-Marc AYRAULT, Premier ministre.

12h10

Déjeuner offert par M. Jean-Marc AYRAULT en l’honneur de M. Xi Jinping.

15h30

Entretien avec M. Claude BARTOLONE, Président de l’Assemblée nationale.

16h10

Entretien avec M. Jean-Pierre BEL, Président du Sénat.

16h50

Clôture du forum économique franco-chinois et commémoration du cinquantenaire desrelations diplomatiques franco-chinoises à Hôtel duministre du Quai d’Orsay.

Allocution de M. le Président de la République.

Allocution de M. XI Jinping, Président de la République populaire de Chine.

19h30

Concert à l’Opéra royal du château de Versailles, en présence de M. le Président de la République.

20h30

Dîner restreint au Grand Trianon de Versailles des deux chefs d’Etat et Mme PENG Liyuan.

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21 septembre 2013

Quiberon - Château Turpault

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Le château de la mer, comme il se nommait avant que les Quiberonnais ne le rebaptisent le château de Turpault est comme l'emblème de la ville. Demeure fantastique, évoquant l'époque moyenâgeuse et d'influence anglaise, a été construit dans le début du XXe siècle. Ouverte sur toute la côte sauvage, elle est un pur joyau dont il faut venir apprécier l'architecture et au pied de laquelle il faut venir admirer la vue de la pointe de Beg-er-Lann à laquelle elle ajoute un peu de majesté et une tonalité fantastique. Vous ne pourrez vous approcher que peu du château qui reste une propriété privée, mais c'est assez pour en admirer la beauté et se laisser hypnotiser par l'ambiance qu'il dégage. Les propriétaires des lieux ont longtemps ouvert les extérieurs à la commune pour que des feux d'artifices y soient organisés, mais cela est peut-être voué à changement du fait de la mise en vente du château dans le courant 2010. L'histoire ne dit pas si le château a trouvé acquéreur et si oui lequel... Pour anecdote, on dit qu'en 2007, Johnny Halliday et sa femme Lætitia auraient souhaité l'acheter mais n'étant pas à vendre à l'époque, n'auraient pas pu en faire l'acquisition !

22 décembre 2013

Le Pont des Arts...et ses cadenas !

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Les cadenas d'amour sont des cadenas que des couples accrochent sur des ponts ou des équipements publics pour symboliser leur amour. Les cadenas comportent parfois les noms de ceux qui les accrochent, ou une autre inscription décrivant leur relation comme la date de leur rencontre, de leur mariage ou de la pose du cadenas. Il est d'usage de jeter ensuite la clé, par exemple dans la rivière qui coule sous le pont. Cette pratique est combattue par certaines municipalités qui y voient une dégradation des équipements publics, comme au Ponte Vecchio de Florence ou au Ponte dell'Accademia de Venise. Source : WIKIPEDIA

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