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Jours tranquilles à Paris
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29 décembre 2017

Le patron de la SNCF met son « mandat à la disposition du gouvernement »

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Guillaume Pépy est convoqué début janvier par la ministre des transports, après une série d’incidents dans des gares parisiennes.

Le patron de la SNCF, Guillaume Pépy, affirme dans Le Parisien du vendredi 29 décembre que son « mandat est à la disposition du gouvernement » après la récente série d’incidents survenus dans les gares parisiennes. M. Pépy et le responsable de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, sont convoqués le 8 janvier par la ministre des transports, Elisabeth Borne, qui entend leur demander des explications.

La compagnie ferroviaire a dû faire face coup sur coup à une panne géante due à un « bug informatique » le 3 décembre à la gare Montparnasse, puis à une grande pagaille en raison d’une affluence de voyageurs supérieure à la capacité des trains, le 23 décembre, à Bercy, et enfin à une panne électrique, mardi, à Saint-Lazare.

« Le temps n’est pas aux états d’âme »

« Mon boulot, avec Patrick Jeantet, c’est de trouver des solutions. Le temps n’est pas aux états d’âme », fait ainsi valoir M. Pépy au Parisien.

« Nous rénovons le réseau tout en faisant circuler en Ile-de-France l’équivalent d’un avion A380 toutes les sept secondes. Ces gigantesques travaux en pleine exploitation comportent des risques de bugs, d’incidents électriques, des risques de travaux qui ne sont pas suffisamment préparés. »

« La direction de la SNCF n’assume pas ses responsabilités », avait estimé, de son côté, mardi, le syndicat SUD rail, imputant le dernier incident survenu à la gare Saint-Lazare à « l’insuffisance chronique d’entretien du réseau » et au « recours accru à la sous-traitance ».

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29 décembre 2017

Quiberon - Hommage à Johnny Hallyday

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660 personnes comptées plus les artistes, les invités, les bénévoles. Pas moins de 700 personnes avaient investi l'espace Louison Bobet, mercredi soir, pour rendre un hommage à Johnny Hallyday. La centaine de personnes refoulées, venant parfois de loin (Finistère, Ille-et-Vilaine...) était moins heureuse mais la salle était comble, sécurité oblige. Pari gagné donc pour Romuald et ses amis musiciens du Rock Priol qui ont enchaîné, deux heures durant, les grands standards de Johnny devant une foule électrisée. L'hommage fut dûment rendu au fidèle ami de Quiberon.

12 décembre 2017

Arnold Schwarzenegger est de passage à Paris

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On l’a fait passer par une porte dérobée pour ne pas être assailli de demandes d’autographes. L’acteur et ancien gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger a atterri lundi matin à l’aéroport de Beauvais. Son avion privé, censé le déposer au Bourget (Seine-Saint-Denis), a été détourné en raisons des conditions météorologiques difficiles. Président-Fondateur du réseau des régions R20, Arnold Schwarzenegger était attendu à Paris pour le sommet sur le climat. La police aux frontières l’a fait sortir discrètement par un petit aérogare, situé entre les deux terminaux. Ensuite, « il a attendu patiemment son taxi », raconte un témoin. Terminator a utilisé un autre moyen de locomotion pour rencontrer la maire (PS) de Paris Anne Hidalgo. Il est arrivé sur le parvis de l’Hôtel de ville à vélo. En revanche, son vol retour devrait s’effectuer depuis Le Bourget.

28 octobre 2015

FIAC - Ai WeiWei

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http://www.fiac.com/paris/hors-les-murs/jardin-des-tuileries/edition-2015/ai-weiwei

Circle of Animals/ Zodiac Heads, 2010

Bronze

Dimensions variables

Présentée par Lisson Gallery, New York, Londres, Milan

Ai Weiwei est né en 1957 à Beijing où il vit et travaille.

Il a recréé douze têtes d’animaux en bronze conçues au 18ème siècle par deux Jésuites européens qui servaient à la cour de l’empereur Qianlong. Ces têtes d’animaux du zodiac chinois ornaient la célèbre fontaine horlogère du Yuanming Yuan, le palais d’Eté de Pékin, mis à sac en 1860 pendant la seconde guerre de l’opium.

En réinterprétant ces objets à plus grande échelle, Ai Weiwei s’intéresse aux questions du pillage et du rapatriement, tout en poursuivant son exploration du faux et de la copie par rapport à l’original. Cette œuvre témoigne également de la conviction de l’artiste que l’art doit s’adresser au plus grand nombre.

 

25 octobre 2015

FIAC - AI WEIWEI au Jardin des Tuileries (vu aujourd'hui)

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Voir mes précédents billets sur AI WEIWEI :

Ai Weiwei        08/10/2015

Le dissident Ai Weiwei expose en toute...      18/09/2015

Ai Wei Wei       16/09/2015

Ai Weiwei        30/07/2015

Ai Weiwei        09/05/2015

Ai Weiwei        02/09/2014

Ai Weiwei        13/08/2014

Ai Weiwei        18/06/2014

Ai Weiwei        17/06/2014

Ai Weiwei        16/06/2014

Ai Weiwei        14/06/2014

Ai Weiwei nommé juré au Festival du film...    25/09/2013

Le nouvel album RSF - Ai Wei Wei grâce...    06/09/2013

100 photos de Ai Weiwei pour la liberté...      03/09/2013

Ai Weiwei        27/09/2012

Ai Weiwei fait la couverture de...        23/02/2012

Ai Weiwei        21/02/2012

Ai Weiwei : au Jeu de Paume à partir...          21/02/2012

Ai Weiwei : «La force, c'est d'être...   19/02/2012

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html 

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25 décembre 2017

Laetitia Casta

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L est pour la façon dont tu me regardes.

O est pour le seul que je vois.

V est très, très extraordinaire.

E est encore plus que tout ce que vous adorez, vous pouvez

aimer, c'est tout ce que je peux vous donner.

Une chanson de Franck Sinatra pour vous. Joyeux Noël à tous.

Crédits: #vogue par @mariotestino

#joyeux Noël

22 décembre 2017

Les animaux ont-ils encore leur place au cirque ?

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Par Rosita Boisseau - Le Monde

De nombreuses villes françaises et plusieurs pays interdisent les spectacles mettant en scène des bêtes, sauvages ou non.

Un double mouvement affole actuellement les boussoles du cirque. Du côté des artistes contemporains, la réapparition dans les spectacles d’animaux domestiques, en particulier des chevaux, peu présents depuis le début des années 1980, ouvre une nouvelle ère à plumes et à poils. Sur le front des enseignes traditionnelles, la présence des bêtes sauvages, vedettes de la piste, suscite les foudres des associations animalistes, qui font pression sur les pouvoirs publics pour les interdire.

Cette tempête soulève des discussions fiévreuses. La liste des pays, actuellement au nombre de 27, qui interdisent sur leur territoire les troupes avec animaux sauvages, s’allonge. « Ce mouvement risque de donner un coup supplémentaire aux cirques traditionnels, qui vont avoir du mal à s’en remettre, en particulier les petites compagnies, analyse Marc Jeancourt, directeur du Pôle national cirque d’Ile-de-France. Mais je crains aussi que, parallèlement, les arts de la piste soient malheureusement absorbés par l’esthétique grand show du Cirque du Soleil. » « Au-delà de la question des animaux, il y a un autre objectif, moins visible, commente Guy Périlhou, de l’association Cirque d’audace : celui de freiner l’installation des chapiteaux, de plus en plus difficile dans l’espace public, alors que le tout-sécuritaire menace. Cela met en péril tous les cirques. »

Pour l’heure, un collectif rassemblant 200 enseignes de cirque traditionnel s’est constitué. « On a l’habitude de ces associations pro-animaux et la loi est de notre côté, précise Gilbert Edelstein, patron de Pinder et président du Syndicat national du cirque. Nous avons un public. On reçoit chaque jour des appels téléphoniques pour savoir si nous avons bien des animaux sauvages. » Comme tous les ans, pour les fêtes, parallèlement au Cirque d’hiver Bouglione, Pinder a pris ses quartiers sur la pelouse de Reuilly, à Paris, aux côtés d’Arlette Gruss et de Phénix.

« Nous avons choisi de ne plus présenter d’animaux depuis 2002, mais il y a de la place pour tout le monde, affirme Alain Pacherie, directeur de Phénix. A nous trois, Pinder, Gruss et moi, nous vendons les samedis et dimanches 30 000 billets par jour. S’il y a des troupes avec animaux, c’est qu’il y a des spectateurs pour les voir. C’est la loi de l’offre et de la demande. Il faut arrêter d’être simpliste. Il n’y a pas d’un côté les gens vertueux qui aiment les animaux, et de l’autre les méchants dompteurs de cirque. »

« Le cheval n’est plus un agrès ou un accessoire »

Chez les contemporains, Barol d’Evel tourne Bestias avec deux chevaux et des oiseaux ; Romanès propose un numéro de trapèze avec Rani, le chat de la famille, dans Les nomades tracent les chemins du ciel ; la compagnie de cirque équestre Pagnozoo a fait appel à la metteuse en scène Anne-Laure Liégeois pour sa nouvelle production, J’accrocherai sur mon front un as de cœur. Quant à Rasposo, il joue La Dévorée, sur le thème de Penthésilée, avec trois lévriers afghans. « Ce sont des instants de vie que nous mettons en scène avec des animaux, chèvres ou chiens, qui partagent notre quotidien, explique Marie Molliens, de Rasposo. Il faut arrêter de penser que, comme au XIXe siècle, les animaux sont maltraités dans les troupes traditionnelles comme contemporaines. Il y a des lois très strictes, des contrôles sanitaires réguliers. »

Le retour, modeste, des animaux domestiques dans le cirque contemporain suscite nombre de commentaires. Mais la présence de fauves passe encore moins. Lorsqu’en 2013 Marie Molliens se met en scène avec un de ces félins dans Morsure, elle se heurte à une opposition du milieu. « La polémique a été intense, se souvient Marc Jeancourt. Il faut se rappeler que l’absence de bêtes sauvages dressées a été le marqueur esthétique et éthique du nouveau cirque au début des années 1980. C’était la distinction majeure et un vrai point de repère. Transgresser cette interdiction était juste impossible. » Pour tourner en Europe, Marie Molliens a dû remplacer le tigre par un… acrobate. « Il est temps aussi que le cirque contemporain se libère de ses propres conventions », glisse-t-elle.

Si les lions et les tigres n’ont fait leur apparition sur la piste qu’au XIXe siècle, les chevaux sont en revanche à l’origine du cirque moderne, fondé au XVIIIe par l’écuyer Philip Astley. Aux côtés aujourd’hui des historiques – le traditionnel Alexis Gruss et les contemporains Zingaro, Pagnozoo et Théâtre du Centaure –, on compte une trentaine de compagnies équestres, dont beaucoup sont apparues depuis cinq ans. « Cela va de pair avec le besoin de nature que l’on peut observer un peu partout, pointe Guy Périlhou. Les artistes veulent explorer la part du sauvage en eux et se tournent vers les chevaux. »

« Il y a aussi, parallèlement à ce retour à la terre, un désir de renouer avec l’histoire et le patrimoine de l’art équestre et du cirque, ajoute Julien Rosemberg, codirecteur, avec Célia Deliau, du Pôle national du cirque et arts de la rue d’Amiens. Le cheval n’est plus un agrès ou un accessoire, il est considéré comme une personne. » Pour soutenir cette lame de fond, le Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne met actuellement au point un certificat Cirque équestre, qui permettra à certaines compagnies, comme Pagnozoo, de former des artistes dans cette discipline.

Interdictions prononcées

Mais le mouvement animaliste se durcit. Les animaux domestiques commencent à entrer dans la ligne de mire des associations. La compagnie contemporaine Baro d’Evel et ses deux chevaux, son corbeau et ses perruches n’ont pas pu se produire ni à Madrid ni à Rome, après des interdictions prononcées en novembre 2016 et décembre 2017. Le festival de Prague, qui les accueillera à l’été 2018, a demandé aux deux metteurs en scène d’écrire un texte sur leur travail pour désamorcer les tensions.

« Que la société s’interroge à propos du bien-être animal est sain, mais interdire les animaux sur scène ne tient pas compte de l’évolution de la profession et de l’avancée des pratiques, affirme Camille Decourtye, de Baro D’Evel. Dans nos spectacles, les chevaux et les oiseaux sont libres : ils entrent et sortent seuls de scène. Il y a une part d’improvisation, car nous n’utilisons pas de méthodes qui viseraient à les mécaniser. Nous cherchons plutôt à inventer avec eux un langage commun. Un animal qui travaille n’est pas forcément victime d’une aliénation. »

Si les capitales européennes s’enfièvrent, Paris reste calme. Depuis six mois, l’adjointe au maire chargée de la biodiversité, Pénélope Komites, planche sur une mission « Animaux en ville », relative à la place de l’animal pour les particuliers comme pour les cirques. Les conclusions seront rendues au printemps 2018. Sans attendre, le Conseil de Paris a voté le 13 décembre un « vœu » souhaitant que « la capitale s’engage pour une ville sans animaux sauvages dans les cirques, à une échéance à préciser avec l’Etat et les circassiens ». Cet engagement a été pris après l’incident qui a coûté la vie à une tigresse échappée d’un cirque parisien, le 24 novembre. Sa mort avait suscité un torrent de protestations. La mairie souhaiterait une concertation rapide avec les artistes de cirque et l’Etat, décisionnaire sur le sujet. En attendant, Pinder, Gruss, Bouglione et les autres accueillent les spectateurs pour les fêtes.

Les nomades tracent les chemins du ciel, du cirque Romanès. Square Parodi, Paris 16e. Jusqu’au 7 avril 2018. De 10 à 20 euros. Tél. : 01 40 09 24 20.

J’accrocherai sur mon front un as de cœur, de la compagnie Pagnozoo. Espace cirque, Antony (Hauts-de-Seine). Jusqu’au 23 décembre. De 10 à 20 euros. Tél. : 01 41 87 20 84.

Bestias, de la compagnie Baro d’Evel. Espace cirque, Antony (Hauts-de-Seine). Du 19 janvier au 4 février 2018.

21 décembre 2017

Entretien - Françoise Nyssen : « Il faut combattre la “ségrégation culturelle” »

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Par Cédric Pietralunga, Sandrine Blanchard - Le Monde

La ministre détaille les priorités de la rue de Valois, dont la mise en place d’un « passe culture » pour les jeunes de 18 ans.

Après six mois passés à sillonner la France, Françoise Nyssen expose la politique qu’elle entend mener rue de Valois. La ministre de la culture considère qu’il faut « briser les déterminismes socio-économiques et géographiques en misant sur une offre de proximité ». Le « passe culture », promis aux jeunes de 18 ans, pourrait ainsi ­devenir un « service public universel de la culture ».

Vous êtes ministre de la ­culture depuis sept mois, mais vous n’incarnez pas encore une politique de la culture. Etes-vous trop discrète ?

On ne vend pas un livre qui n’est pas écrit. Avant d’incarner la politique culturelle de la France, j’avais à l’imaginer, à l’élaborer. L’année 2018 sera celle de sa concrétisation. Je rappelle que je suis arrivée à un moment stupéfiant : le Front national au second tour de la présidentielle, et une vraie difficulté des Français à se mobiliser. C’est dans ce contexte que j’ai ­accepté de m’engager auprès d’Emmanuel Macron, convaincue que la question culturelle était la clé de ce moment politique.

Vous vous sentez en mission ?

La culture n’est pas un supplément d’âme, elle est constitutive de l’âme. Je suis entrée au gouvernement avec mes convictions, quarante ans d’engagement et l’envie d’agir. Pour autant, je voulais voir et rencontrer avant d’agir. J’ai mis une énergie totale, durant les sept premiers mois, à parcourir la France, à ne pas rester derrière mon bureau à lire des ­notes parfois un peu éloignées des réalités du terrain. Cela a pris du temps, mais c’était nécessaire.

Qu’avez-vous vu lors de ce tour de France ?

Il y a une France qui ne va pas bien. Je veux que le ministère de la culture soit d’abord au service de ceux qui sont exclus. Une grande majorité de nos concitoyens ne bénéficient pas des ­politiques culturelles qu’ils ­financent pourtant avec leurs impôts. Il faut combattre ce qui est perçu comme une « ségrégation culturelle ».

Tous vos prédécesseurs ont plaidé en faveur de la culture pour tous. Mais cela reste un vœu pieux…

Bien sûr, il n’est pas écrit que tel spectacle ou tel livre n’est pas fait pour vous, mais rien n’est fait pour dire que c’est pour vous. Il faut briser les déterminismes ­socio-économiques et géographiques en misant sur une offre ­culturelle de proximité.

Comment cela se ­concrétisera-t-il ?

Mon action s’organise autour de quatre priorités. La première, c’est la revitalisation des villes par le patrimoine. En 2018, 326 millions d’euros seront consacrés à sa ­restauration, dont 15 millions ­réservés aux petites communes, et 9 millions d’euros supplémentaires soutiendront la revitalisation de centres-villes anciens.

La deuxième priorité de ma politique est le développement de la pratique artistique à l’école, dès le plus jeune âge et pour tous. On parle encore aujourd’hui d’éducation artistique et culturelle, mais le virage c’est la pratique. Doit-on apprendre Britten ou chanter ­Britten ? L’enfant qui chante a la curiosité de savoir qui est l’artiste. A la fin de ce quinquennat, je ­ souhaite qu’aucun enfant ne se sente illégitime face à une œuvre ou un lieu de culture. Les artistes seront au centre de cette transmission. Bonne nouvelle : ils le demandent. La culture n’est plus invitée à l’école : elle s’y installe, et durablement.

Vous voulez aussi ouvrir ­davantage les bibliothèques ?

C’est la troisième priorité de mon action. Erik Orsenna remettra très prochainement son rapport sur le sujet. Puis je présenterai mon plan d’action pour que nos 16 000 bibliothèques deviennent le premier réseau de culture de proximité.

Pour la majorité de la population, la bibliothèque est la première porte culturelle. Ce sont des lieux de grande humanité, sans clivage : on ne doit justifier de rien pour y entrer. Le premier ministre vient de l’annoncer aux collectivités territoriales : 8 millions d’euros seront mobilisés pour financer l’extension des horaires des bibliothèques.

La promesse de campagne d’Emmanuel Macron de créer un « passe culture » d’une valeur de 500 euros pour tous les jeunes de 18 ans va-t-elle être tenue ?

C’est notre quatrième priorité. Le « passe culture » verra le jour dès 2018. Ce qui importe, c’est la façon dont cette ­promesse va se concrétiser. J’ai décidé de la forme qu’il prendrait avec une double exigence : qu’il ne soit pas un simple ­chèque, et qu’il ne profite pas uniquement à ceux qui ont déjà des activités ­culturelles. En somme, que le passe ne soit pas un « gadget ». Tel que nous ­sommes en train de le dessiner, le passe culture est une révolution. Une voie d’accès inédite vers la culture.

C’est-à-dire ?

Nous allons créer un nouveau service public universel de la culture. Le « passe ­culture » sera une application géolocalisée pour mobile, créditée de 500 euros par l’Etat pour les jeunes de 18 ans, mais téléchargeable par tous. Nous voulons qu’il soit le « geste réflexe », la porte d’entrée vers l’ensemble de l’offre culturelle, comme les ­applications qui peuvent exister pour les voyages ou la restauration. Il n’y a pas d’équivalent pour la culture aujourd’hui.

Le passe permettrait d’accéder à de l’offre en ligne, mais aussi de connaître toute l’offre culturelle à proximité : où acheter un livre, où trouver un stage de hip-hop ou de théâtre, etc. Ce sera comme un GPS de la culture.

L’outil pourrait aussi offrir des ­solutions de mobilité. Car il existe des ­endroits en France où les jeunes sont victimes d’une forme d’assignation à résidence culturelle. Nous allons développer l’application avec l’aide d’une start-up d’Etat, pilotée par un chef de projet, qui ­ coconstruira l’outil avec des usagers et des acteurs du secteur culturel.

Je souhaite que la proposition soit éditorialisée, pour que le passe aide chacun à aller vers l’offre culturelle qu’il ne connaît pas. De premiers tests auront lieu au premier semestre 2018 sur trois territoires, pour un lancement en septembre.

Un budget de 430 millions d’euros a été évoqué, comment sera-t-il financé ?

Il faut réfléchir à la diversité du financement. Je souhaite que les acteurs qui seront partenaires du passe et en bénéficieront, puissent contribuer d’une façon ou d’une autre à son financement. Nous avons engagé les discussions.

Vous avez annoncé vouloir porter plainte après la ­publication par « Le Monde » de documents exposant vos pistes de travail, sur la réforme de l’audiovisuel notamment. Pourquoi ?

En aucune manière il n’était ­envisagé de déposer plainte contre les journalistes ou un organe de presse. C’est lorsqu’un mail a circulé avec ce document de travail confidentiel qu’on a envisagé de déposer plainte pour que cela ne se reproduise plus, indépendamment de l’article du Monde. Nous avons finalement décidé de nous en tenir à l’enquête interne.

Devant des députés, ­Emmanuel Macron a qualifié de « honte » l’audiovisuel ­public. Reprenez-vous ce terme ?

L’audiovisuel public, ce sont 3,9 milliards d’euros financés par la redevance, donc par les Français eux-mêmes. L’effort d’économies demandé à France Télévisions, c’est 50 millions d’euros, soit moins de 1 % de son budget.

Mais il faudrait cesser de ne parler que de budget. Quels sont les défis aujourd’hui posés ? La reconquête du jeune public, qui se détourne massivement de nos antennes, la production d’une information indépendante et de référence qui fait rempart contre les « fake news », un effort d’investissement dans la création, les contenus et l’offre ­numérique. Pour réaliser tout cela, il faudra, oui, certainement, une transformation importante.

Mais il y a une différence entre inciter les acteurs à bouger et qualifier leur travail de « honte ». Ne craignez-vous pas de déstabiliser la présidente de France Télévisions ?

Delphine Ernotte a, dans un premier temps, adopté une posture défensive alors qu’on demande à tous les Français de faire des ­efforts. Mais je l’ai vue depuis et les réflexions au sein de France Télévisions sont aujourd’hui ­résolument tournées vers la transformation.

Vous connaissez bien [le ministre de la transition écologique et solidaire] Nicolas Hulot. Il a dit qu’il se donnait un an pour voir s’il pouvait « être utile ». Vous, combien de temps vous donnez-vous ?

Je ne suis pas assez politique et trop entrepreneuse pour me poser cette question. Tant qu’on peut faire sa part, on la fait. Le pessimisme de la raison nous oblige à l’optimisme de la détermination.

Vous êtes une femme de ­gauche, mais beaucoup disent que le pouvoir penche à droite, concernant la politique ­migratoire, par exemple. Vous sentez-vous à l’aise dans ce gouvernement ?

Permettez que je réponde avec J. M. G. Le Clezio : « La migration n’est pas, pour ceux qui l’entreprennent, une croisière en quête d’exotisme, ni même le leurre d’une vie de luxe, dans nos banlieues de Paris. C’est une fuite de gens apeurés, harassés, en danger de mort dans leur propre pays. » Ce point de vue, je le fais valoir sans qu’il m’en soit fait le reproche. Et je souhaite défendre l’accès à la vie culturelle pour tous ceux qui sont sur le sol français.

Vous n’avez pas d’expérience politique mais vous avez été chef d’une entreprise culturelle. Cela vous sert-il ?

J’ai toujours vécu ma vie comme un apprentissage, un ­enrichissement permanent. J’avance dans la curiosité et le questionnement, en dehors des certitudes. Je suis fondée par le principe d’indétermination d’Heisenberg : j’avance en fonction des problématiques, rien n’est jamais figé, mais toujours en mouvement.

Vous avez dit être « la ministre des travaux pratiques ». Vous le revendiquez toujours ?

C’est sans doute pour cela que je suis là. Mais je ne pense plus en ces termes. Je suis Françoise ­Nyssen, ministre de la culture en France.

17 décembre 2017

Miss France 2018

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Après plus de trois heures de suspense d’une longue cérémonie qui s’est déroulée, ce samedi 16 décembre, depuis le M.A.CH 36 de Châteauroux, Miss Nord-Pas-de-Calais a été élue Miss France 2018. Elle succède ainsi à Alycia Aylies.

Passionnée de mode et de photographie, cette étudiante de 23 ans d’un mètre 76 voit un de ses rêves de petite fille se réaliser. Se définissant comme étant persévérante et déterminée, elle comptait sur sa chevelure rousse pour faire la différence. «Je pense que c’est un avantage, pour les photos de groupe peut-être. Ça fait un an qu’ils sont ainsi. En fait, je l’ai décidé au cours d’un défilé où on m’avait bombé les cheveux en roux. À l’époque, tout le monde m’a dit que ça m’allait super bien. Au début, j’étais un peu réticente à l’idée de sauter le pas. Et puis, finalement, je l’ai fait et ça m’a plu! Il y a eu un avant et un après. Aujourd’hui, je ne pourrais plus retourner à ma couleur naturelle, le blond foncé. Je trouve que ça me va mieux au teint.»

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Miss Nord-Pas-de-Calais élue Miss France 2018. Maëva Coucke, 23 ans, est étudiante en première année de licence de droit.

Miss Nord-Pas-de-Calais, Maëva Coucke, 23 ans, a été élue Miss France 2018, samedi 16 décembre à Châteauroux (Indre), succédant à la Guyanaise Alicia Aylies, qui fut la première Miss Guyane à décrocher la couronne. La jeune femme, 1,76 m, étudiante en première année de licence de droit, a devancé Miss Corse, première dauphine, Miss Ile-de-France, deuxième dauphine et Miss Champagne-Ardenne et Miss Réunion, les deux dernières finalistes.

Trente femmes de 18 à 24 ans prétendaient au titre, à l’occasion de la 88e cérémonie diffusée en exclusivité sur TF1.

« Message aux Français »

Deux mois après le déclenchement de l’affaire Harvey Weinstein, la cérémonie a été dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes, par Sylvie Tellier, Miss France 2002 et directrice générale de la société Miss France.

Un clip en noir et blanc intitulé « Les miss se mobilisent contre les violences faites aux femmes » a été diffusé juste avant le défilé en maillots de bain. « Je suis libre de choisir qui je veux, libre de dire non… Je suis forte, confiante, je suis belle, je suis moi », pouvait-on entendre dans cette courte vidéo. « Il ne faut pas oublier que l’année dernière en France, tous les trois jours, une femme est morte sous les coups de son mari », a ensuite rappelé Iris Mittenaere, Miss France 2016, sacrée Miss Univers en 2017. « Miss France se doit de soutenir cette cause », a-t-elle ajouté.

L’annonce du thème de l’émission n’avait pas convaincu les associations féministes, qui voient dans la cérémonie une célébration de la « femme objet ». La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avait cependant salué une occasion « de sensibiliser un grand nombre de familles assises devant leurs téléviseurs ». « Les Miss peuvent envoyer un message à tous les Français ! », a-t-elle déclaré dans Le Parisien-Aujourd’hui en France de samedi.

Fin octobre, l’élection de Miss Pérou, retransmise en direct à la télévision, avait été utilisée par les candidates pour dénoncer les violences faites aux femmes. « Mon nom est Camila Canicoba et mes mensurations sont 2 202 féminicides en neuf ans dans mon pays », avait lancé une candidate. « Une fillette meurt toutes les dix minutes [dans le monde] victime de l’exploitation sexuelle », « plus de 70 % des femmes au Pérou sont victimes de harcèlement de rue », « 81 % des auteurs d’agressions sexuelles sur des jeunes filles de moins de 5 ans sont proches de la famille », ont alors enchaîné d’autres jeunes femmes en robes à paillettes dorées.

Fêtes populaires

Cette 88e édition de Miss France avait aussi été placée sous le signe des fêtes populaires, avec un jury coprésidé par le couturier Jean Paul Gaultier et Iris Mittenaere. Les chanteuses Nolwenn Leroy et Lorie Pester, l’humoriste Anne Roumanoff, le rugbyman Vincent Clerc et le comédien espagnol Agustin Galiana, comptaient aussi parmi les jurés. Le chanteur britannique Ed Sheeran était l’invité d’honneur de la cérémonie. Jean-Pierre Foucault a animé cette soirée pour la 23e fois. La dernière édition avait attiré pas moins de 7,6 millions de téléspectateurs.

Les grandes fêtes françaises, comme le 14-juillet, le Carnaval de Nice ou les fêtes foraines, ont été évoquées tout au long de la cérémonie par les prétendantes, mises en scène dans une dizaine de tableaux chorégraphiés. A égalité, le jury et les téléspectateurs ont désigné les cinq finalistes parmi douze candidates sélectionnées par les organisateurs.

Les téléspectateurs avaient toutefois le dernier mot pour désigner seuls la lauréate et ses deux dauphines, en votant par téléphone et SMS. Auparavant, les téléspectateurs pouvaient poser des questions aux finalistes depuis les réseaux sociaux.

17 octobre 2015

Tree de Paul McCarthy (2014) et Dirty Corner de Anish Kapur (2015)

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Trois petits tours et puis s’en va. Trois jours à peine auront suffi pour déclencher l’ire de la foule. L’objet du délit ? Une sculpture gonflable verte, à la forme d’un sapin de Noël ou, pour certains, d’un plug anal géant. Il faut dire qu’elle concurrençait en taille (24 m de haut) la colonne, érigée vers le ciel, de la Place Vendôme où elle était exposée. Cette sculpture éphémère - commandée pour la FIAC 2014 (Foire Internationale d’Art Contemporain) - carte blanche pour l’artiste, faisait lieu de « plaisanterie » selon ses propres dires, éternel provocateur et adepte d’œuvres sexuellement dérangeantes. On se souvient d’une sculpture en résine de l’ex-Président américain George W. Bush copulant avec des cochons en 2003 (Train, Mechanical)  ou de ce tas de… d'excréments gonflable et géant (Complex Shit, 2007). On ne pouvait donc s’attendre à moins. Il s’avère que l’œuvre a fait son boulot - troubler, poser des questions, révéler des failles sociétales - puisque la réponse a été soudaine et… violente. Paul McCarthy est agressé au visage par un homme et les réseaux sociaux s’enflamment aux sons de militants identitaires et catholiques traditionalistes : « Paris humilié ! ». Et dans la nuit, l’œuvre est vandalisée et dégonflée. Et l’artiste de se dégonfler, lui aussi, ne souhaitant pas être « mêlé à ce type de confrontation et à la violence physique ».

Voir mes précédents billets sur Paul Mc Carthy :

Paul Mc Carthy à la Monnaie de Paris     20/11/2014

FIAC - Place Vendôme  25/10/2014

FIAC - Paul Mc Carthy at Monnaie de... 25/10/2014

Œuvre vandalisée place Vendôme :... 25/10/2014

Paul Mc Carthy 19/10/2014

Sculpture "Tree" vandalisée à... 18/10/2014

L'oeuvre de l'artiste américain Paul... 18/10/2014

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html 

 

L’ambiguïté sexuelle semble profiter à la « notoriété » des œuvres d’art contemporaines : L’association « Château de Versailles » et « artiste contemporain » promettait à nouveau de faire des étincelles. Après les polémiques Takashi Murakami et Jeff Koons, c’est au tour de l’artiste contemporain britannico-indien Anish Kapoor de prendre ses quartiers - et les quolibets - dans ces jardins somptueux (de juin à novembre 2015). Signalant, en juin 2015, au JDD, la « connotation sexuelle », « le vagin de la reine qui prend le pouvoir », de son œuvre de 9 mètres de haut et 60 mètres de long, Dirty Corner (« Coin sale », titre évocateur et provocateur), il s’est attiré les foudres des réactionnaires. Cette sorte de corne d’abondance ou de trompe à la conque rouillée, entourée de blocs de pierres peints en rouge sang, a déjà essuyé quatre vandalismes en quatre mois : de grandes inscriptions à caractère antisémite tracées à la peinture blanche ou l’inscription du mot « blâme ». L’artiste ne voulait pas que ces inscriptions soient retirées estimant que cette infamie faisait partie prenante de son œuvre. Elles ont finalement été dissimulées par des feuilles d’or. Il est intéressant de noter que cette pièce qui déchaîne les passions avait déjà été exposée à Milan, en 2011, que les curieux pouvaient pénétrer dans cet espèce de tunnel, et que tout s’était déroulé sans dommages. À voir au Château de Versailles jusqu’au 1er Novembre 2015.

Voir mes précédents billets sur Anish Kapoor :

Anish Kapoor 10/09/2015

Exposition Anish Kapoor  08/09/2015

Anish Kapoor - Château de Versailles     07/09/2015

Actuellement à Versailles... Anish...  07/09/2015

Anish Kapoor au Château de Versailles   20/07/2015

Anish Kapoor 02/07/2015

Anish Kapoor au Château de Versailles... 30/06/2015

La grande sculpture de Kapoor à...18/06/2015

Shooting into the Corner    16/06/2015

Anish Kapoor au Château de Versailles    11/06/2015

Anish Kapoor 08/06/2015

Les Inrocks - Anish Kapoor : pourquoi la...  07/06/2015

Anish Kapoor à Versailles     05/06/2015

ANISH KAPOOR - VERSAILLES à partir du 9...  05/06/2015

MONUMENTA 2011 - ANISH KAPOOR 11/06/2011

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html 

 

 

9 décembre 2017

Une femme extraordinaire

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Bien qu'épris de liberté sexuelle, Lila et Renaud tombent follement amoureux et envisagent ce qui leur était jusqu'alors inconcevable : le mariage. Fasciné par les talents et le charisme de Lila, Renaud ne discerne pas que la belle, qui a déjà brisé le coeur de nombreuses stars du showbiz et d'hommes fortunés, dissimule une trouble personnalité.

Auteur : Arthur Vernon

Artistes : Daniel Hederich, Anna Stern

Metteur en scène : Arthur Vernon

http://www.billetreduc.com/lieu/paris/a-la-folie-theatre/

13 octobre 2015

PLAYBOY

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Le créateur de "Playboy", Hugh Hefner, entouré de "bunnies" et de "playmates" lors de la fête donnée pour les 60 ans du magazine à Los Angeles (Etats-Unis), le 16 janvier 2014. (RACHEL MURRAY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Désormais, vous pourrez vraiment dire que vous achetez Playboy pour ses articles. Le célèbre magazine masculin américain va arrêter de publier les photos de femmes dénudées qui faisaient sa marque de fabrique depuis soixante-deux ans. Le New York Times l'a révélé lundi 12 octobre. Une révolution. Le presque nonagénaire fondateur de Playboy, Hugh Hefner, a accepté le mois dernier la proposition de son rédacteur en chef, Cory Jones, explique le quotidien de référence américain. Que les lecteurs se rassurent, Playboy ne se sépare pas de ses "playmates" et il y aura toujours des clichés de femmes aux poses suggestives. Simplement, celles-ci seront un peu plus habillées qu'auparavant.

"Playboy", victime de la banalisation du porno sur internet

La direction de Playboy a pris cette décision alors que les ventes du mensuel n'ont cessé de reculer, passant de 5,6 millions en 1975 à 800 000 par mois aujourd'hui, chiffre le Times. Mais c'est surtout la banalisation de la pornographie sur internet qui a motivé ce changement, selon le quotidien. "Vous êtes aujourd'hui à un clic de n'importe quel acte sexuel imaginable. A ce stade, ce qu'on fait est passé de mode", plaide Scott Flanders, le directeur de Playboy. D'autres évolutions – et non des moindres – sont encore en discussion. Il pourrait ne plus y avoir de photo de la "playmate" du mois en page central. Quant à la chronique sexe du magazine, elle sera désormais rédigée par une femme, avance le Times. "Ne vous méprenez pas, confie Cory Jones, le garçon de douze ans qui sommeille en moi est très déçu. Mais c'est ce qu'il faut faire."

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6 décembre 2017

Donald Trump reconnaît officiellement "Jérusalem comme la capitale d'Israël",

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Donald Trump reconnaît officiellement "Jérusalem comme la capitale d'Israël", une décision qui aura des "conséquences dangereuses" selon les Palestiniens

"Le moment est venu de reconnaître officiellement Jérusalem comme la capitale d'Israël", a déclaré Donald Trump, mercredi 6 décembre, depuis la Maison Blanche, à Washington (Etats-Unis). Une décision qui aura des "conséquences dangereuses", avait mis en garde l'Autorité palestinienne à la veille de cette officialisation.

Des Palestiniens brûlent un portrait du président américain Donald Trump lors d'une manifestation à Bethléem, en Cisjordanie, le 6 décembre. Les mises en garde, au Proche-Orient comme en Europe, n'auront servi à rien. Donald Trump l'a annoncé, mardi 5 décembre, à plusieurs dirigeants de la région : il compte toucher au symbole politique et religieux, hautement inflammable, que représente Jérusalem, en reconnaissant cette ville comme la capitale d'Israël. -- Photo : Mahmoud Illean / AP (@ap.images) -- Lire notre article : http://lemde.fr/2zRL0Lk -- #Trump #Israel #Capitale #Jerusalem #Annonce



415 Likes, 8 Comments - Le Monde (@lemondefr) on Instagram: "Des Palestiniens brûlent un portrait du président américain Donald Trump lors d'une manifestation à..."

 

8 décembre 2017

La lettre politique de Laurent Joffrin

Héros français ?

On en fait un peu trop, non ? Non pas les fans à l’authentique émotion, chaleureux et sincères dans leur affliction, non pas cette France populaire dont la ferveur intime respect et tendresse, non pas cette unanimité rockeuse et nostalgique qui réunit pour une fois un pays qui cultive trop souvent, sur un mode un peu maso, ses propres déchirures. Il y a une France de Johnny qu’il faut mesurer et accompagner, comme nous le faisons ce week-end dans Libération, pour qu’elle s’exprime, pour que son chagrin bien réel soit partagé. Mais le Président, les pouvoirs de l’Etat, la République ? La dernière fois qu’on a convoqué une telle pompe, c’était pour Victor Hugo. Quelle que soit l’admiration qu’on peut éprouver pour l’interprète, la considération pour le showman infatigable qui a chanté la bande-son de trois ou quatre générations, on descend tout de même, à un siècle et demi de distance, une sacrée marche !

«Un héros français», dit Emmanuel Macron. Un héros privé, à coup sûr, qui brûle sa vie jusqu’à la dernière minute pour sa musique, qui tombe et se relève sans cesse, qui lutte avec courage – comme tant de Français – contre l’ultime maladie. Mais un héros national ? Imitateur de génie qui suscite les sosies mais qui en est un lui-même, caméléon de grand talent, maître de la scène, moins original dans la création, viveur qui dépense son argent sans compter, sauf quand il s’agissait d’acquitter l’impôt, dont il avait une conception exotique. Un chanteur généreux qui parle à tout le monde mais qui s’engage d’un seul côté, pour Chirac ou pour Sarkozy, qui est «né dans la rue» mais qu’on honore à la Madeleine, do nt se moquait pourtant son ami Dutronc dans un vieux tube. Johnny, qui avait un certain humour, a préféré reposer loin de Paris, à Saint-Barth, sous les cocotiers. Peut-être voulait-il éviter, plus lucide qu’on ne croit devant ces solennités officielles qui ne lui ressemblent guère, qu’on l’expédie directement au Panthéon… Laurent Joffrin

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11 octobre 2015

Pèlerinage des agriculteurs à Ste Anne d'Auray - vu aujourd'hui

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Les chiffres et les raisons (humaines)

Le suicide est la troisième cause de mortalité dans le monde agricole, après les cancers et les maladies cardiovasculaire.

Plus de 600 agriculteurs par an se suicident, soit environ 2 personnes par jour !

 Ce chiffre est plus de trois fois supérieur à la moyenne des autres catégories socio-professionnelles.

Ces chiffres viennent corroborer ce que certains sociologues pensaient déjà : les difficultés morales ne sont pas toujours directement imputables aux difficultés financières et à l'endettement. En effet, même dans les cas où économiquement l'exploitation est viable, et la trésorerie saine, des dépressions apparaissent.

La surcharge de travail, la solitude, les changements brutaux dans les modes de production, l'impossibilité de se projeter dans l'avenir sont les facteurs les plus importants dans l'apparition des maladies psychiques.

Devant cette situation, toute l’église doit se mettre en prière. Aussi, un grand rassemblement présidé par Monseigneur Centène est organisé le 11 octobre 2015 au sanctuaire de Ste Anne d’Auray. Il a pour but de prier pour l’âme des défunts mais également pour leur famille. Aussi, nous sollicitons toute la communauté à participer à cet événement.

Le 11 octobre sera-t-il déclaré Journée nationale sur le suicide dans le monde agricole ? C’est en tout le souhait de Jacques Jeffredo, maraîcher breton, qui a érigé ce dimanche devant la basilique de Sainte-Anne-d’Auray dans le Morbihan 600 croix symbolisant selon lui les 600 agriculteurs se donnant la mort chaque année.

Une messe sur le thème du suicide dans le monde agricole a été célébrée par l’évêque de Vannes en fin de matinée dans la basilique devant plus d’un millier de personnes, parmi lesquelles de très nombreux agriculteurs venus de toute la région. Une stèle représentant un paysan, à la mémoire des agriculteurs défunts, a ensuite été inaugurée, près du sanctuaire, à quelques mètres de la statue de Sainte-Anne d’Auray.

Des divergences sur le nombre d’agriculteurs qui se suicident

Jacques Jeffredo a lancé une pétition en ligne pour faire connaître la journée sur le suicide dans le milieu agricole et a recueilli plus de 6.700 signatures depuis le 14 juillet. « Plus de 600 agriculteurs par an se suicident, soit environ deux personnes par jour, l’équivalent de quatre Airbus (crashés) par an », affirme sa pétition.

Un chiffre qui représente plus du double des statistiques officielles (500 suicides recensés dans le monde agricole entre 2007 et 2009), selon l’étude de la mutualité agricole publiée en 2013.

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6 octobre 2015

Miss Bretagne 2015 perd son écharpe à cause d'une photo seins nus

Eugénie Journée, étudiante rennaise de 23 ans élue Miss Bretagne 2015 samedi, a finalement été destituée de son titre ce mardi 6 octobre après avoir posé topless sur une photo.

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Elle n'aura pas porté l'écharpe régionale longtemps. Elue Miss Bretagne samedi 3 octobre, Eugénie Journée, 23 ans, s'est en effet vue destituée de son titre ce mardi 6 octobre. Sur la page Facebook officielle du comité Miss Bretagne pour Miss France, les organisateurs expliquent ainsi: "Nous sommes dans le regret de vous annoncer qu'Eugénie Journée, élue Miss Bretagne 2015 à Saint Pol de Léon, le 3 octobre dernier, ne pourra malheureusement pas participer à l'aventure Miss France 2016, ni représenter la Bretagne."

En cause? Une photo de mode plutôt chaste sur laquelle la jeune femme apparaît seulement vêtue d'un jean, son bras cachant sa poitrine dénudée. "Le problème ce n'est pas de savoir si ces photos sont choquantes ou artistiques, C'est l'acte de se dénuder devant un objectif qui est sanctionné. Le règlement dit que les jeunes filles ne doivent pas poser dénudées ou dans des situations équivoques. Nous ne pouvons pas faire de cas par cas." a expliqué Sylvie Tellier, directrice du comité Miss France au site Metronews. C'est finalement Léa Bizeul, élue première dauphine de l'élection, qui représentera la Bretagne lors de l'élection nationale qui se tiendra le 19 décembre à Lille.

https://twitter.com/EugenieJournee

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3 octobre 2015

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Pour sa présentation printemps-été 2016, Tom Ford innove et invite Lady Gaga pour un clip défilé. Sur une musique de Nile Rodgers, la chanteuse reprend le tube de Chic, I Want Your Love et danse au milieu d'autres mannequins. Une réussite!

Elle n'est jamais très loin des podiums et ne rate jamais une occasion de bousculer les codes… Cette fois encore, Lady Gaga innove pour son ami, le styliste Tom Ford.

Plutôt que de présenter sa dernière collection printemps-été 2016 à huis clos, l'ancien créateur des maisons Gucci et Yves Saint Laurent a décidé de la rendre accessible au plus grand nombre. Résultat: un clip  réalisé par le britannique Nick Knight, photographe de mode et réalisateur de clips pour Björk et Lady Gaga notamment.

« Plutôt que de faire un show traditionnel cette saison, j'ai cherché une façon de présenter une collection de manière cinématique, et imaginée dès le début pour être présentée en ligne, a expliqué Tom Ford au sujet de la vidéo. J'ai demandé à Nile Rodgers de collaborer sur une nouvelle version de l'un de ses plus grands tubes de l'époque, I Want Your Love, et j'ai travaillé avec Gaga pour enregistrer les voix ».

Mais Gaga ne s'arrête pas au chant. Récemment élue Femme de l'Année par le magazine Billboard, elle, qui avait déjà défilé en 2011 pour la maison Mugler, participe activement au clip du début à la fin, porte plusieurs tenues, et affiche ses courbes sexy, pour une expérience visuelle incroyable.

Directement inspirée de l'émission Soul Train, dans laquelle se produisaient des artistes de soul entourés de danseurs, la vidéo montre les mannequins, parmi lesquels on reconnait la Française Aymeline Valade, ainsi que Kayla Scott, danser et bouger au rythme electro-disco de la chanson. Ici, Pas de message politique pour la chanteuse, mais une déclaration d'amour à la mode…

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30 novembre 2017

Tendance : quand le calendrier Pirelli gomme le sexy

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DECRYPTAGE - Signe des temps, la firme de pneus joue désormais la carte de l'engagement pour son mythique calendrier. En témoigne une édition 100 % black et à nouveau exempte de nudité.

Et dire qu'en 2010, c'est au sulfureux Terry Richardson - désormais banni pour ses dérapages à l'égard des mannequins - que Pirelli se flattait d'avoir confié son éphéméride culte, offerte à 20 000 happy few ! Sept ans après, les temps ont bien changé... Cette année, c'est une cuvée ô combien politiquement correcte qui a été présentée à New York devant une centaine de journalistes mondiaux, invités pour l'occasion.

Réalisée par l'Anglais Tim Walker, elle exalte la "blackitude" plurielle en convoquant un casting 100 % noir pour une relecture perchée d'Alice au pays des merveilles. Rarement un calendrier aura autant pris les allures d'un manifeste, à en juger par l'enthousiasme des protagonistes. "Vu ce que traversent les Noirs aux Etats-Unis ou ailleurs, une oeuvre aussi valorisante est super importante", s'enflamme ainsi le très jeune top australo-soudanais Duckie Thot, qui incarne l'ingénue de Lewis Carroll. A ses côtés, l'étonnante Thando Hopa - avocate sud-africaine mais aussi mannequin - renchérit : "C'est un moyen de démontrer notre unité tout en magnifiant nos différences, loin du cliché. Pour les jeunes Blacks, le message est que tout est ouvert."

Symbole d'un casting baroque qui réunit aussi bien des comédiens (Whoopi Goldberg, Lupita Nyong'o, RuPaul) que des musiciens (Diddy, Lil Yachty) ou des mannequins (Naomi Campbell, Adwoa Aboah, Slick Woods), la féministe gambienne Jaha Dukureh opine : "Je me bats pour celles qu'on excise ou marie de force et je trouve formidable qu'on parle pour une fois de leur beauté variée et pas de leurs problèmes." "Nos enfants ont tant besoin de héros auxquels s'identifier", soupire l'acteur Djimon Hounsou. Diddy enfonce le clou : "Ces images de conte auraient dû nous être montrées avant ! Les Noirs ont fini par oublier qu'eux aussi ont eu des rois et des reines."

"La diversité triomphe"

Egalement présente à New York avec sa cour, Naomi Campbell voit là une occasion rêvée de dégainer le hashtag #BlackExcellence qu'elle popularise sur les réseaux. "Oui, ça me rend fière ! J'ai assez dénoncé les discriminations dans la mode pour ne pas saluer le changement. OK, dans le domaine des cosmétiques, c'est pas gagné mais regardez ces filles sublimes autour de moi ! Regardez la musique, le hip-hop a ringardisé le rock ! La diversité triomphe." Epinglée pour la quatrième fois au Pirelli, la redoutable diva était déjà du premier calendrier où ne figuraient que des mannequins blacks, en 1987. Mais Terence Donovan avait alors donné dans un érotisme néocolonial qui serait désormais jugé scabreux.

Le top est donc bien placé pour commenter l'étonnant bannissement de la nudité par Pirelli depuis la très fétichiste édition 2015 du duo Steven Meisel-Carine Roitfeld. Elle s'agace pourtant - gloups ! - lorsque nous lui en parlons. Or, comment nier que les pneus italiens roulent sur un itinéraire bis ? Déjà en 2013, Steve McCurry shootait des tops engagés (et habillés) dans les favelas de Rio. Deux remords sexy plus tard, Annie Leibovitz déconcertait en réunissant un aréopage de copines souvent chenues (Yoko Ono, Patti Smith...) devant son objectif. Et l'an passé, Peter Lindbergh proposait à des stars sobrement vêtues et maquillées (Jessica Chastain, Nicole Kidman, Charlotte Rampling...) de poser sans retouches.

Susciter le buzz

D'aucuns ont mis ce virage à 180 degrés - un test absolu pour des pneus - sur le compte des nouveaux actionnaires chinois de Pirelli. Improbable. Que le calendrier dissimule un agenda marketing cette année en direction des clients noirs paraît également douteux. L'enjeu pour le manufacturier transalpin - qui joue une partie cruciale de son image sur la mythique éphéméride lancée en 1964 - a toujours été de susciter le buzz. Jadis en émoustillant avec un érotisme chic à la Lui. Aujourd'hui en subvertissant son image par son adhésion vertueuse à l'air du temps.

Mais après deux austères éditions, le PDG Marco Tronchetti Provera admet avoir souhaité "quelque chose de magique". D'où le recours à Tim Walker, connu pour ses féeries hurluberlues, aidé sur ce coup par Edward Enninful, le nouveau boss du Vogue britannique. Comme ses prédécesseurs, il assure avoir profité d'une totale carte blanche. Si l'on ajoute cette liberté au royal budget alloué à l'aventure (environ 2 millions de dollars), on saisit mieux la cote ahurissante dont jouit la marque dans le milieu artistique. "Courageuse" (Djimon Hounsou), "tolérante" (Naomi Campbell). Et très généreuse, même si certains payeraient pour en être. Au final, tant pis si quelques clients et garagistes - auxquels l'objet était initialement dévolu - rouspètent de ne plus pouvoir célébrer les seins du calendrier.

30 novembre 2017

Plouharnel. Le toit du bunker sera étanche et végétalisé

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Un programme chargé attend les adhérents LBMG cette année, avec notamment l’entretien du bunker au Bégo, dont le toit sera entièrement rendu étanche et végétalisé.

Six ans de travaux

« Le devis dépasse les 16 000 € HT, un investissement bénéfique », a annoncé le président. Cette action sera financée entièrement par LBMG. En 2017, l’ouverture au public de l’édifice, construit lors de la Seconde Guerre mondiale, jumelé avec les visites du site du Bégo, a connu un grand succès. « Cela nous a demandé un effort financier important, et plus de six ans de travaux pour le restaurer. Il est notre siège, notre image, et aussi notre réputation. Nous allons l’ouvrir au public encore plus, et multiplier les visites du site du Bégo », a déclaré Jean-Pierre Morane, vice-président.

Devenu référence historique au-delà de la région, le site du Bégo est aussi un point géographiquement central, dans ce que sera le futur Grand site de France. Chaque mois, des journées de travail sont consacrées à la restauration du bunker.

Un mini-camp reconstitué

Du 8 au 12 mai 2019, l’association y reconstituera un nouveau camp allié, future reconstitution historique grandeur nature. Travailleurs de l’ombre, les adhérents ont participé à de nombreuses activités toute l’année, et organisé des expositions comme « Les ailes de la victoire », des reconstitutions comme un mini-camp en août, ou encore des cérémonies en partenariat avec l’Union nationale des combattants (UNC) et l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), notamment sur plusieurs communes du département.

En 2018, un week-end important attend les adhérents avec la bourse aux armes qui sera organisée cette année à Plouharnel, à l’espace culturel. Liberty Breizh reconstituera un mini-camp place Saint-Armel, durant ce week-end.Du 5 au 18 novembre, lors des fêtes du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, l’association organisera un grand show, en partenariat avec l’UNC.

Gérard Pierre, maire, a souligné « ces belles actions, avec des retentissements exceptionnels. Les jeunes ont besoin de connaître cette histoire, enseignée au travers de vos actions. Et les institutions y sont aussi de plus en plus sensibles ».

L’association compte 68 membres actifs, dont 45 étaient présents à l’assemblée générale, dimanche. La cotisation est de 20 €, et 30 € pour un couple.

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3 octobre 2015

ETEL : Le Treh Simon aura de nouveaux moteurs en 2016

L’année 2015 n’a pas été une bonne année pour le Treh Simon, le bateau qui assure le passage entre le Magouer à Plouhinec et Étel. Tout au long de la saison estivale, de nombreuses interruptions, principalement dûes à l’état des moteurs, sont à déplorer. Il est vrai que ceux-ci ont vécu, il était temps de les remplacer. Les comptes étant justes équilibrés, il n’était pas aisé de trouver un financement. C’est chose faite, le vote concernant le changement des moteurs est acté. « Pour la prochaine saison deux nouveaux moteurs de 36 cv remplaceront les anciens, aprécisé Adrien Le Formal, président du grand site dunaire. Nous avons l’obligation d’assurer la qualité et la sécurité du transport des passagers, nous allons pérenniser ce service et notre objectif est de figurer parmi les grands sites de France. En 2016, les traversées commenceront à Pâques pour se terminer fin septembre. » L’an prochain, un appel à candidatures sera organisé afin de recruter deux marins qui assureront les traversées dans les meilleures conditions. Seul petit bémol, le Treh Simon ne peut pas assurer la traversée de plus de 11 passagers. Pour augmenter le nombre de personnes à chaque traversée, il n’y a qu’une solution qui, pour le moment, n’est pas d’actualité : acheter un un bateau plus grand. Il est vrai que le mardi, jour de marché à Etel, la file d’attente au Magouer est impressionnante. En 2015, le Treh Simon a transporté 30 000 personnes.

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2 octobre 2015

LUI est paru...

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Naomi Campbell pose seins nus en couverture de Lui

Naomi Campbell adore poser seins nus. Il y a quinze jours, la sublime mannequin de 45 ans revendiquait sur Instagram le droit de montrer ses tétons de femme, systématiquement censurés par Instagram et Facebook. Elle postait alors une photo non-censurée, accompagnée du hashtag #FreeTheNipple. Cette fois, c’est en une du magazine Lui que Naomi Campbell pose topless. Enfin, topless. Pas vraiment. Car un top, elle en porte un. Mais pas le genre de tshirt passe partout qu’on pourrait sortir pour une soirée. Non. Un top découpé autour de ses seins. Comme un maillot de bain, mais inversé.

Photographiée par Simon Liberati pour le numéro d’octobre, Naomi est fière de ses seins, et tient à ce qu’on le sache. Avec Lui, un magazine adepte des couvertures de filles la poitrine à l’air, elle a trouvé le bon journal pour le montrer. En juillet, c’était d’ailleurs Marie De Villepin qui enlevait le haut. Le magazine, qui fête aujourd'hui ses deux ans avec ce numéro, a choisi de marquer le coup avec la sublime Naomi. Bon choix.

Aujourd'hui dans vos kiosques ! #naomicampbell #newlui #numeroanniversaire2ans2euros #luimagazine pic.twitter.com/BLA39nsbnM

25 novembre 2017

Baptiste Giabiconi : Coquin pour présenter son calendrier très chaud...

Le beau gosse compte bien finir au pied du sapin !

Après avoir "teasé" la sortie de son nouveau calendrier, pour l'année 2018, Baptiste Giabiconi passe à la vitesse supérieure. À quelques semaines de Noël, le mannequin s'active pour en faire la promotion afin qu'il finisse au pied des sapins...

Photos du calendrier : Ellen von Unwerth

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20 novembre 2017

Le tueur en série américain Charles Manson est mort à l'âge de 83 ans

Charles Manson, l'un des plus célèbres tueurs en série du XXe siècle, est mort à l'âge de 83 ans, a annoncé l'administration pénitentiaire californienne dans un communiqué, lundi 20 novembre. Il avait été hospitalisé dans un état grave à Bakersfield (Etats-Unis), jeudi 16 novembre. Charles Manson et ses adeptes, la "Manson Family", avaient été condamnés en 1971 pour le meurtre en 1969 de sept personnes, dont l'actrice Sharon Tate, la femme de Roman Polanski, alors enceinte.

Sharon-Tate-and-Roman-Polanski-Sharon Tate et Roman Polanski (Photo de Jean loup Sieff - il me semble)

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18 novembre 2017

Galerie Cinéma - Marcel Hartmann

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MARCEL HARTMANN

Marcel Hartmann connaît le milieu du cinéma mieux que quiconque. Il connaît les acteurs, les actrices, les plateaux et les envers du décor. On dit de lui qu’il est le photographe des stars mais c’est avant tout, comme il se définit lui-même, un enfant du 7ème art. C’est juste avant la 69ème édition du festival de Cannes, que Marcel connaît très bien pour l’avoir couvert de nombreuses fois, que l’on pourra découvrir son univers et ses inspirations.

Il commença sa carrière de photographe dans l’ombre des plus grands,

d’abord en tant qu’assistant de Dominique Isserman puis de Richard Avedon, Irving Penn ou encore de Peter Lindbergh. En 1992 Marcel Hartmann commence à photographier des personnalités pour des magazines et des marques prestigieuses comme Vogue, L’Optimum, Vanity Fair, Officiel ou encore Rolex et IBM… Il se spécialise très vite dans le portrait : au delà d’une technique maitrisée c’est sa capacité à créer

une relation de proximité et d’amitié avec ses modèles qui donne la force et le charme propres à ses images.

Loin des portraits d’acteurs figés, ses photographies empreintes de naturel et d’originalité nous montre une nouvelle facette de ses célèbres modèles. Derrière des jeux de texture, de lumière et de mise en scène particulièrement soignée, ses acteurs s’abandonnent et se perdent devant l’objectif de Marcel Hartmann, au point de devenir parfois difficilement reconnaissables.

Ces portraits seront visibles lors de l’exposition Moments, en regard du travail plus personnel de Marcel Hartmann, mené depuis des années sur les plateaux de tournage où il travaille avec des réalisateurs de renom comme Jacques Audiard, Bernaro Bertolucci, Thomas Vinterberg ou Emir Kusturica dont son dernier opus « On the Milky Way » avec Monica Bellucci. Une exposition construite par des associations d’idées, d’images et de personnalités présentées en duos sur les murs de la Galerie Cinema.

Dans la salle de projection, son ami Clément Sibony a présenté un film, Nigérian Portraits, qui éclaire la démarche personnelle de Marcel Hartmann autour des portraits qu’il réalise de jeunes femmes nigérianes se prostituant la nuit au bois de Vincennes.

17 novembre 2017

LIBAN - Saad Hariri et ses arriérés français

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14/02/2011 - Saad Hariri, ancien premier ministre et leader du Courant du Futur, au BIEL lors de la commemoration de l'assassinat de Rafic Hariri. *** Local Caption *** 2011 BIEL Beyrouth Liban Proche Orient Rafic Hariri Saad Hariri assemblee coalition 14 mars commemoration conseil des ministres courant du futur homme politique libanais politique president public

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Le Premier ministre démissionnaire était à la tête de Saudi Oger, un groupe de BTP qui a longtemps fait affaire en Arabie Saoudite et doit encore 14 millions d’euros à des expatriés français. Un sujet qui reviendra sur la table lors de son arrivée à Paris.

 Saad Hariri et ses arriérés français

Saad Hariri a toujours porté un costume trop grand pour lui. Lorsque son père, Rafic Hariri, est tué dans un attentat en plein Beyrouth, le 14 février 2005, attribué au Hezbollah, Saad se retrouve brusquement propulsé sur le devant de la scène. Son père, milliardaire, Premier ministre du Liban à cinq reprises et milliardaire, a tout d’un self-made-man, contrairement à Saad.

Rafic Hariri, fils d’un ouvrier agricole, s’installe en Arabie Saoudite à l’âge de 18 ans, où il devient promoteur dans la construction pétrolière. En 1977, il fait appel à la compagnie française Oger pour relever un défi titanesque : construire en neuf mois un hôtel de luxe en Arabie Saoudite, le Massarah, pour le roi Khaled ben Abdelaziz al-Saoud. Deux années plus tard, Rafic Hariri rachète le fonds de commerce d’Oger. Naissent alors Oger International, installé en France, et Saudi Oger, en Arabie Saoudite. Le groupe devient vite un géant du BTP saoudien et l’un des principaux fournisseurs du gouvernement. La fortune acquise par Rafic Hariri en Arabie Saoudite lui permet de jouer un rôle considérable dans la reconstruction économique et politique du Liban après la guerre civile (1975-1990). En 1992, il devient Premier ministre. Deux ans plus tard, il confie à son fils Saad, alors âgé de 25 ans, la direction de Saudi Oger, même si c’est lui qui reste à la manœuvre.

C’est principalement parce que Saad vit alors à Riyad et qu’il dirige Saudi Oger qu’il sera plus tard choisi par son père pour lui succéder - avant son assassinat - bien qu’il ne soit pas l’aîné de la fratrie. Businessman gestionnaire, Saad n’est cependant pas préparé à prendre la tête de la communauté sunnite libanaise. «Les Saoudiens l’ont mis en garde, mais il a voulu reprendre le flambeau de son père. Autant ils avaient en grande estime Rafic, autant Saad leur a paru un choix par défaut, car il était considéré comme un homme sans aura ni grande intelligence», explique une source bien informée.

L’année 2005 coïncide aussi avec la mort du roi Fahd, protecteur de Rafic Hariri. Son successeur, le roi Abdallah, a surtout comme favorite la famille Ben Laden, qui possède un autre géant du BTP, la firme saoudienne du même nom. Mais Saudi Oger n’en demeure pas moins un client essentiel du gouvernement saoudien. Le business continue, donc. En 2009, Saad Hariri se présente aux législatives libanaises. «Les énormes flux financiers générés par les chantiers de Saudi Oger pour l’Etat saoudien ont permis de financer sa campagne électorale, ainsi que tous les amis de l’Arabie Saoudite au Liban», explique un fin connaisseur du royaume.

Dégringolade

Saad Hariri devient Premier ministre jusqu’en 2011. A partir de 2012, les commandes de Saudi Oger diminuent, mais les affaires continuent à tourner. Dans l’opacité la plus totale : comme dans la plupart des entreprises saoudiennes, l’argent du pétrole coule encore à flots et aucune comptabilité n’est tenue. La gestion de l’entreprise est peu contrôlée, la corruption généralisée. «Les surfacturations sont fréquentes. Un chantier qui coûte 100 millions de dollars est facturé deux à trois fois plus», raconte Bertrand, un ancien employé français de Saudi Oger. Les petits arrangements sont monnaie courante. Le géant du BTP produit lui-même des matériaux de construction mais effectue de nombreuses commandes à l’étranger pour enrichir des sous-traitants «amis». Le service des achats publics, en très grande majorité composé de Libanais, fonctionne en vase clos. Certains responsables français se servent aussi dans les caisses. L’un d’eux fête, au vu et au su de tous, son «premier million».

La situation dérape pour Saudi Oger lorsque les cours du pétrole chutent à la mi-2014. L’entreprise, engagée dans d’énormes chantiers immobiliers, travaille à crédit depuis de nombreuses années. Elle obtient régulièrement des acomptes à la commande pour débuter ses chantiers. Des avances de plus en plus importantes mais qui servent davantage à achever des travaux en cours qu’à en lancer les nouveaux. Un cercle vicieux s’enclenche. «Saudi Oger a même réclamé aux clients jusqu’à 90 % d’acomptes pour des chantiers, alors que pas une pierre du projet n’avait été posée», affirme Emmanuel, un ancien salarié. «Des dizaines de millions de rials ont été dilapidés pour construire gratuitement des villas à des princes saoudiens», raconte un autre employé, qui ne souhaite pas citer de noms.

A la mort du roi Abdallah, en janvier 2015, c’est le clan du roi Salmane qui prend le pouvoir. Mohammed ben Salmane («MBS»), le prince héritier, écarte peu à peu ses rivaux et commence à «nettoyer» les finances du royaume, en vue de son accession au trône. Au cours de l’année 2015, le baril du brut perd 40 % de sa valeur. La chute des cours de l’or noir (qui représente près de 90 % des recettes de l’Etat) entraîne une diminution du budget par deux. MBS décide donc de «fermer le robinet», en gelant 50 milliards d’euros de contrats engagés par le gouvernement saoudien, attribués à des grands groupes comme Saudi Oger. C’est le début de la dégringolade pour l’entreprise : ses dettes auprès des banques libanaises mais surtout saoudiennes, s’élèvent à près de 4,5 milliards.

A partir de l’été 2015, Saad Hariri ne peut plus payer ses fournisseurs ni la majorité des salaires de ses employés (soit au moins 600 millions de dollars, environ 510 millions d’euros). De son côté, le gouvernement saoudien doit rembourser à Saudi Oger environ 7 milliards de dollars pour des chantiers achevés mais non rémunérés. L’arrêt du versement des salaires, qui va se prolonger pendant près d’un an, est un drame pour les 40 000 employés de la firme. L’écrasante majorité sont des ouvriers originaires d’Asie du Sud-Est. «On en a retrouvé pendus et on a assisté à une famine sur les "bases vie", où logeaient les ouvriers. Ils mangeaient les ordures dans les bennes, à la sortie des supermarchés. Il y a eu aussi une vague massive de divorces», se souvient Nader, un ancien salarié du groupe.

Le Chat et la souris

Les 240 expatriés français recrutés par Oger International ne sont pas non plus rétribués. «Une partie des salariés français a été incapable de payer les loyers, l’école pour les enfants. Certains ont dû s’endetter et ont été forcés de rester en Arabie Saoudite car il est impossible de quitter le pays sans avoir soldé ses comptes», s’insurge Caroline Wassermann, avocate de la plupart des anciens expatriés français avec son collègue Jean-Luc Tissot. Dans le même temps, Saudi Oger construit une luxueuse villa à Marrakech pour Saad Hariri, aujourd’hui en cours de finition. Elle vient s’ajouter aux nombreuses résidences du Premier ministre à Riyad, à Djedda, à Paris ou en Suisse. Le magazine Forbes a estimé en 2016 sa fortune à 1,1 milliard de dollars.

Après plusieurs mois de salaires impayés, les expatriés font appel à l’ambassade de France à Riyad. C’est l’ambassadeur lui-même, Bertrand Besancenot, qui prend les choses en main. Commence alors un jeu du chat et de la souris avec Saad Hariri pour obtenir le versement des arriérés. Le premier courrier envoyé par l’ambassade date de novembre 2015. Première réponse le 14 décembre du cabinet de Saad Hariri : «J’ai à cœur la nécessité de protéger ces emplois par ailleurs trop souvent mal considérés. Toutes les instructions ont été données dans ce sens et je m’y emploie personnellement.» Mais pas un kopeck n’est versé.

Nouveau courrier de l’ambassade en février 2016, suivi d’une réponse de Hariri, qui affirme avoir provoqué une «réunion extraordinaire» à Paris pour «prendre une décision sur la crise». Toujours rien. Dans un courrier daté de mars, l’ambassade use d’un langage moins diplomatique : «Certaines familles sont dans un état désespéré et ont besoin d’une aide d’urgence.» Hariri fait toujours le mort. Pourtant, quinze jours plus tard, lors d’un passage à Paris, il reçoit la décoration de commandeur de la Légion d’honneur des mains de François Hollande, qui négocie en parallèle le dossier des arriérés. «Cela a été une gifle pour les employés français», dénonce Wassermann.

En juin 2016, «MBS» passe deux jours en France. La question est placée en tête de l’ordre du jour par Jean-Marc Ayrault, mais le prince héritier feint de découvrir le problème. Son action est cependant efficace : il ordonne le versement des salaires non payés jusqu’en juillet 2016. Les salariés français reçoivent les premiers versements début septembre. A ce jour, ils sont les seuls à avoir perçu leurs arriérés. Mais toutes les sommes n’ont pas été réglées, et d’autres salariés français ont continué à travailler pour Saudi Oger dans l’espoir que l’activité de la boîte allait repartir. Peine perdue, car la société, criblée de dettes, finit par faire faillite en juillet 2017.

Dans une interview accordée au Monde début septembre, Saad Hariri s’engage devant le président Macron à verser les indemnités restantes aux salariés français. Encore du bluff. 75 anciens employés recrutés par Oger International et ayant travaillé pour Saudi Oger ont saisi le conseil des prud’hommes de Bobigny, représentés par le cabinet Wassermann. Ils réclament le versement des arriérés de salaires, les congés payés, les indemnités de contrat… Au total, les salariés de Saudi Oger rentrés en France et ceux restés en Arabie Saoudite demandent 14 725 191 euros, selon l’avocat Jean-Luc Tissot. Un problème de compétence judiciaire se pose. La plupart des clients ont été embauchés en France avec un contrat de Saudi Oger présenté par Oger International, installé à Saint-Ouen, mais ces contrats étant à durée déterminée, ils ont été renouvelés sur place. La partie adverse estime que le contentieux doit être réglé par les tribunaux saoudiens pour les derniers contrats. «Nous espérons que le règlement du conflit sera politique, et que Saad Hariri ne sera pas accueilli en France tant que cette question n’aura pas été réglée. Ce serait un scandale», dénonce l’avocate. Son cabinet a d’ores et déjà pris rendez-vous le 23 novembre à l’Elysée.

Thomas Abgrall - Libération

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