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Jours tranquilles à Paris
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26 juillet 2014

Ste Anne d'Auray : La patronne des Bretons attend 25 000 pèlerins

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Le plus grand pèlerinage de Bretagne a débuté hier, à Sainte-Anned’Auray. Les pèlerins célèbrent le centième anniversaire de la désignation par le pape Pie X de sainte Anne comme patronne de la Bretagne. Dans la tradition chrétienne, sainte Anne, la mère de Marie serait apparue au XVIIe siècle au paysan Yvon Nicolazic. Elle lui aurait fait découvrir une statue qui ornait une chapelle érigée à son nom : naissance du pèlerinage. Cette année, il aura une saveur particulière : pour le centenaire de la déclaration de sainte Anne comme patronne de la province de Bretagne, toutes les paroisses bretonnes et de Loire-Atlantique ont été invitées. Ce samedi, le grand pardon est présidé par Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique à Paris et représentant du SaintSiège en France. La procession débute à 10 h 30, la messe pontificale à 11 h.

Voir mes précédents billets sur Ste Anne d'Auray : 12/07/2014, 27/06/2014, 21/05/2014, 25/04/2014, 18/01/2014, 11/09/2013 (2 billets), 21/08/2013, 11/08/2013, 10/08/2013.

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html

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15 octobre 2011

ARAKI à la Galerie Kamel Mennour - rue Mazarine (vu aujourd'hui)

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Le site de la Galerie Kamel Mennour

Kamel Mennour est heureux de présenter « Muses », la quatrième exposition personnelle de l’artiste japonais Nobuyoshi Araki à la galerie (60 rue mazarine). Cette dernière regroupe un ensemble récent de photographies peintes de plusieurs de ses muses, dont Kaori et Lady Gaga.

Nobuyoshi Araki est né en 1940 dans un quartier populaire de Tokyo. A douze ans, il reçoit, de son père photographe amateur, un appareil photo « Baby Pearl », avec lequel il fera ses premières prises de vues. Il exerce le métier de cameraman pendant 10 ans pour l'agence Dentsu, puis décide d'orienter son travail dans une direction plus personnelle au début des années 70. En 1971, il épouse Yoko Aoki et publie « A sentimental journey », compilant des photos prises pendant sa lune de miel. Fasciné par la trilogie indissociable et fondatrice du sexe, de la vie et de la mort (on lui doit ces mots « A peine sorti du vagin de ma mère, je me suis retourné pour le photographier »), Nobuyoshi Araki est un inlassable photographe obsédé par la femme, souvent ligotée et les fleurs, captées au plus intime de leurs plis colorés. « Je veux ficeler le réel, parce que je ne peux rien ficeler d'autre. Ni le coeur de Yoko, la femme que j'aime, ni celui de personne. On ne peut pas ficeler les âmes. Elles sont intouchables. Et c'est parce que les âmes sont intouchables que je veux ficeler le visible. En prendre possession pour moi seul. » « Aujourd'hui, il y a trop de robots et moins de voix venant de la chair. Ce que je veux photographier est en train de disparaître. Lorsque le monde va mal, il en va de même pour les photographies. Elles deviennent inintéressantes. Ceci est mon épitaphe pour la fin du monde. »

Voir mes précédents billets où il est question d'Araki : 8 février 2007, 29 août 2007, 10 mai 2008, 29 juillet 2008, 12 octobre 2008, 16 novembre 2008, 17 juin 2009, 1 juillet 2009, 3 décembre 2010, 18 mars 2011, 9 juin 2011, 7 juillet 2011, 16 septembre 2011.

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12 juillet 2014

BRETAGNE : Sainte-Anne d'Auray

À moins de quinze jours du grand pardon des 26 et 26 juillet, le père André Guillvec, recteur de la paroisse et du sanctuaire s’apprête à vivre son 16e pardon à la tête de la basilique. Si le déroulement reste chaque année le même, chaque détail compte et le recteur est très méticuleux sur le sujet.« Depuis déjà plusieurs mois nous travaillons sur l’organisation de ce grand événement. Ma principale préoccupation est de rien oublier. Alors je lis et je relis un nombre fois incalculable le déroulement. »

De la commande de matériel à la recherche de parking en passant par les contacts avec les services municipaux et les services de sécurité rien est laissé au hasard. « Cette année le grand pardon se tiendra un vendredi et samedi, on attend donc plus de pèlerins, certainement près de 20 000 personnes. Aussi, près de 200 bénévoles seront mobilisés au sanctuaire durant plus d’une semaine afin d’assurer l’accueil des visiteurs, explique le père Guillevic.

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25 septembre 2011

Elections Sénatoriales (Morbihan)

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Le Morbihan est le seul département breton concerné par le scrutin. Avec son voisin de Loire-Atlantique, il se présente plutôt différemment du reste de la France. Dans le Morbihan, la gauche pourrait ainsi bien perdre son seul siège sur les trois remis en jeu. 1.757grands électeurs morbihannais sont appelés aux urnes selon un mode de scrutin (plurinominal à deux tours) qui vient de changer: les électeurs peuvent choisir librement leurs candidats et «panacher» entre les tendances. La droite, représentée par le sortant Joseph Kerguéris (Alliance centriste) et les députés UMP Jacques Le Nay, président des maires du département et François Goulard, président du conseil général, espère le grand chelem dès le premier tour. Ce serait au détriment de la sortante Odette Herviaux (PS), pénalisée notamment par l'UDB qui joue sa propre partition. La socialiste, très appréciée à droite comme à gauche, garderait toutefois toutes ses chances en cas de second tour.

23 septembre 2011

Déportation des enfants juifs

BERTRAND DELANOE Maire de Paris

ANNE HIDALGO    Première Adjointe au Maire de Paris

CATHERINE VIEU-CHARIER   Adjointe au Maire de Paris

PHILIPPE GOUJON Maire du 15e arrondissement

SUZANNE FELDMANN Présidente de l’Association

Mémoire des Enfants Juifs Déportés du 15e arrondissement

Chargée de la Mémoire et du Monde Combattant

Vous prient de bien vouloir assister à la cérémonie de dévoilement de plaques à la mémoire des 15 élèves morts en déportation le vendredi 23 septembre 2011 à 14 heures 30

Ecole élémentaire : 19 rue Blomet Paris 15ème

Collège Georges Duhamel : 13 rue des Volontaires Paris 15ème

Métro : Volontaires L (12) et Pasteur L (6 et 12)

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1 juin 2015

Alain RIVIÈRE • Genèse des corps entrelacés à Arles (FEPN 2015 en mai)

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Dans son dernier livre aux éditions du Seuil. « Entre homme et animal », Alain Rivière-Lecoeur explorait l'amitié étrange de quelques hommes et femmes partageant leur vie avec éléphant, aigle ou python. Des corps humains et animaux y fusionnaient dans d'inhabituelles danses.

Ces corps fusionnels pris dans d'étranges mouvements chorégraphiques, on les retrouve dans « Chairs de terre ». Enchevêtrés, nus, mêlés d'une glaise originelle, ils semblent saisis à cet instant ultime où le Créateur, nous dit la Genèse, va par son souffle décider de la vie de sa créature.

Les paupières sont encore closes, les poses abandonnées. Instant suspendu de cette fusion heureuse des êtres avec la matière d'avant la séparation, d'avant le destin. Toutes les promesses de beauté, d'éternité sont là dans cet élan premier. La grâce romantique d'un Géricault s'y mêle à un puissant lyrisme de la matière qui va puiser du côté de Rodin.

 

Projection des photos dans les Carrières de Lumières

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Exposition à la Chapelle Sainte Anne - Place de la République à Arles (Mai 2015 FEPN)

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8 juin 2015

Six nouvelles statues à la Vallée des Saints

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Ces sculptures, taillées au cours des derniers mois, ont été dévoilées le 30 mai. Un nouveau chantier va s’ouvrir dès le 8 juin.

Elles ont trouvé place aux côtés de cinquante autres saints, sur les hauteurs de la colline Saint-Gildas, à Carnoët. Taillés dans de gigantesques blocs de granit, Saint Armel, Saint Jaoua, Saint Guen, Saint Edern, Saint Gwennole et Saint Maodez ont été inaugurés en grande pompe, hier après-midi, sur le site de la Vallée des Saints. Des œuvres nées des mains habiles des sculpteurs Seenu Shanmugam, Goulven Jaouen, Patrice Le Guen, Inès Ferreira, Jacques Dumas et Kito qui aiment à se lancer dans des projets gigantesques. L’occasion, en outre, de lever le voile sur le logo « Produit en Bretagne », taillé lui aussi dans le granit, par Philippe Léost, devant nombre d’adhérents de l’association. « Investir dans la Vallée des Saints, c’est investir dans la culture, un élément qui fera de plus en plus la différence dans l’économie bretonne de demain », a souligné Philippe Abjean, à l’initiative du « projet fou pour l’éternité », comme il aime à le dire. « Cette œuvre symbolisera l’union entre la culture et l’économie, mais aussi ce lien historique entre l’association la Vallée des Saints et Produit en Bretagne, dont plusieurs adhérents ont contribué au succès de l’île de Pâques bretonne. » Une inauguration qui, d’ores et déjà, en appelle une autre. Puisque dès le 8 juin, des sculpteurs vont à nouveau investir le site pour donner naissance à six nouveaux colosses de granit. Des futures statues géantes qui, elles, seront inaugurées le 9 août.

19 octobre 2012

Pussy Riot

Ekaterina Samoutsevitch, membre du groupe Pussy Riot remise en liberté récemment, a déposé un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'homme, se plaignant de ses conditions de détention et d'entraves à sa liberté d'expression, a indiqué vendredi son avocate.

La jeune femme, dont la condamnation à deux ans de détention a été transformée en sursis la semaine dernière, a déposé un recours préliminaire, se référant à l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme sur la torture. Elle se plaint du traitement subi durant son procès et celui de deux autres membres du groupe. Ces deux dernières ont vu leur condamnation maintenue et sont toujours en détention.

"TRAITEMENT INACCEPTABLE POUR DES PERSONNES INCARCÉRÉES"

"J'ai joint au recours l'emploi du temps des audiences au tribunal. On peut voir que les jours d'audience se terminaient après 21 heures. Ce qui signifie qu'elles rentraient dans leurs cellules vers minuit. Et elles devaient se lever de nouveau vers 5 heures ou 6 heures du matin pour aller au tribunal", a expliqué l'avocate Irina Khrounova à la radio Echo de Moscou.

"Ainsi, elles dormaient peu durant la journée, ne mangeaient pas du tout et ne buvaient pas, a-t-elle ajouté. Du point de vue de la convention européenne, c'est un traitement inacceptable pour des personnes incarcérées." L'avocate a précisé que le recours portait également sur les entraves à la liberté d'expression.

Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, avaient été condamnées en août à deux ans de camp de travail pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" après avoir chanté en février une "prière-punk" contre Vladimir Poutine dans la cathédrale de Moscou. L'affaire a eu un grand retentissement, suscitant de nombreuses critiques d'une condamnation jugée disproportionnée par rapport aux faits reprochés.

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Voir mes précédents billets sur les Pussy Riot

15 octobre 2012

Femen : Les Femen manifestent devant le ministère de la Justice

Le mouvement féministe Femen manifestait ce matin à Paris, devant le ministère de la Justice, contre le verdict dans l'affaire des viols collectifs de Fontenay-sous-Bois. Elles se sont allongées par terre, jambes écartées, et ont demandé à être violées, selon Libération, qui était sur place. Une trentaine d’associations du collectif Féministes en mouvements se rassembleront à 18h30, au même endroit.

Des membres du collectif féministe ukrainien étaient venues protester ce lundi matin contre le verdict prononcé par le tribunal de Créteil, dans le cadre de l'affaire des tournantes. 10 des 14 accusés dans ce procès sur des viols collectifs survenus à Fontenay-sous-Bois ont été acquittés.

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29 mai 2015

Demain à Vannes : de rares photos de stars vendues aux enchères

Belmondo, Brassens, McQueen, Dali… Tony Grylla a réalisé, dans les années 60 et 70, des images de stars. Des raretés tirées à 30 exemplaires, témoins d’une époque. Une vingtaine sont à acquérir, samedi.

L’histoire

Tony Grylla n’était pas un voyeur, pas un voleur d’images. Il était photographe indépendant pour des magazines allemands à gros tirages, comme Bild Zeitung .Il écumait souvent les tournages de films, les boîtes de nuit branchées de l’époque…« Les stars avaient l’habitude de me voir. Je demandais l’autorisation et c’était fait. C’était simple à cette époque, en confiance » , témoigne Tony Grylla, 74 ans, qui vit aujourd’hui à Paris. Il a mis en boîte les plus grandes stars des années 60 et 70. À tout juste 23 ans, il fait une rencontre inoubliable en Angleterre, à Croydon dans la banlieue de Londres. Là, dans l’usine Triumph, il rencontre Steve McQueen qui essaie une moto. Il le photographie,« en toute simplicité » sous toutes les coutures.

En voiture avec Cloclo

À 28 ans,« j’ai même conduit la Maserati de Claude François, avec lui à côté ! J’étais si impressionné. » Il l’avait retrouvé chez lui pour partir faire des photos dans le bois de Boulogne. À la sortie de L’important c’est d’aimer à Paris, il fait une image rayonnante de Romy Schneider et Jacques Dutronc ; il passe une semaine sur le tournage des Pétroleuses avec Brigitte Bardot et Claudia Cardinal. Il se rappelle aussi Nino Ferrer,« un mec sympa comme tout » ; Dalida qui se laisse photographier,« quelqu’un de chaleureux » , dans son jardin de Montmartre. Il raconte, avec sourire, Coluche, chez lui à Paris, qui« mangeait du caviar avec son café au lait dans son salon qui était une salle de bistrot » . Il est même« le seul au monde » à avoir une image de Mike Brant nu sous sa douche !« À présent, il faut se battre pour faire des photos de stars, d’accidents. Je ne pourrais plus faire ce métier aujourd’hui » , raconte Tony Grylla qui se souvient de ne pas avoir pu déclencher certaines fois.

Trente exemplaires

« J’ai refusé de faire les photos des morts dans l’accident d’un Boeing à Orly. J’ai pleuré en faisant, à contrecœur, le portrait de la maman de Jan Palach qui s’était immolé à Prague en 1969 après les événements. » Toutes ces photos en noir et blanc sont des raretés. Certaines n’ont paru qu’une seule fois. Il a tiré la plupart à trente exemplaires. Pas plus. Le commissaire-priseur de la salle des ventes de Vannes, Jack-Philippe Ruellan, a eu le coup de cœur pour ces clichés« qui rappellent de bons souvenirs. Ce sont de belles photos, pas posées. La prise de conscience de leur qualité a été tardive. » Il en a choisi vingt pour les vendre, samedi. Tony Grylla« fréquente les salles des ventes en tant que collectionneur d’appareils photo. J’ai eu l’idée d’y vendre mes photos. Les collectionneurs ont sauté dessus, je ne m’y attendais pas. » Chaque tirage argentique original, titré, situé, daté, numéroté et signé au dos est estimé entre 400 et 600 €.« Le prix peut grimper jusqu’à 2 000 €. » Ces témoignages d’une autre époque n’ont pas de prix. Article de Isabelle JOHANCIK.

Samedi 30 mai, enchères à la salle des ventes de Vannes, au Ténénio, à partir de 14 h 30. Entrée libre.

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15 octobre 2012

PUSSY RIOT : interview de Ekaterina Samoutsevitch pour radio « Echo de Moscou » 12/10/12

A43juB1CIAEwiwmPour lire l'interview (en français)  cliquez ICI

Extrait ci-dessous :

T.F. Pouvez-vous l’expliquez maintenant à nos auditeurs ? Il y a plus de 300 questions sur notre site. Et je me rends bien compte que beaucoup de gens ne comprennent pas ni pourquoi vous l’avez fait, ni vos motivations. Pouvez-vous expliquer encore une fois aux auditeurs de l’« Echo de Moscou » et aux spectateurs de RTV ?

E.S. Très bien. Tout d’abord nous avons choisi une forme particulière qui est devenue le concept particulier du groupe – c’est une représentation musicale illégale. C’est à dire – nous apparaissons brusquement, dans un endroit présélectionné par nous, cet endroit doit avoir pour nous une certaine symbolique politique. Par exemple, avant notre action à la Cathédrale du Christ Sauveur nous avons fait une représentation sur le Lieu d’Exécution à la Place Rouge. Ensuite pendant notre représentation nous chantons une chanson que nous avons écrite. Cette chanson soulève des problèmes qui nous intéressent. À la Cathédrale du Christ Sauveur nous avons soulevé le problème du lien entre le pouvoir de l’Eglise orthodoxe russe et le pouvoir de l’ d’État. Ce problème fut très visible quand le Patriarche Kirill a commencé si ouvertement à appeler les croyants à voter pour Poutine et pour le parti « Russie Unie ». C’en était trop, c’était fait de manière trop ouverte. Évidemment, nous avons eu envie de réagir. Nous ne pouvions pas faire autrement. Et maintenant beaucoup de personnes posent la question : «  Si vous aviez su que cette action allait être considéré comme une affaire criminelle, l’auriez vous fait ? ». Oui, bien sûr, parce que nous ne pouvions pas nous taire. À ce moment, l’insolence du pouvoir, l’insolence du Patriarche Kirill ont dépassé toutes les limites. Selon moi, il se produit un mensonge dans lequel la culture orthodoxe est utilisée à des fins politiques de propagande par Poutine et son régime.

T.F. C’est à dire : selon vous, cette action est 100% politique et elle a provoqué un « changement tectonique», comme on disait souvent en parlant de Pussy Riot, pendant votre détention. Et sûrement, vous ne vous attendiez pas à ça.

E.S. Evidement nous ne pouvions pas le prévoir. Et il possible que ça ne vienne pas vraiment de nous, mais de ce problème, que nous avons soulevé. Et ce problème est visiblement très sérieux dans notre société, pour notre État. C’est un vieux problème, mais qui reste très douloureux et très grave, comme on a pu le constater.

T.F. On peut dire que vous avez réussi votre action ?

E.S. Oui, bien sûr. Même beaucoup plus que ça.

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16 octobre 2012

Laetitia Casta Shows Some Leg on Vogue Turkey’s October 2012 Cover by Sean & Seng

Laetitia Casta dons romantic looks for the lens of Sean & Seng in this Parisian editorial for Vogue Turkey. Dolce & Gabbana’s lovely, lacy and evocative couture collection is styled by Ece Sükan, while Laetitia models her glamorous looks with an adorable primate friend.

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Modèle : Laetitia Casta

Photographes : Sean and Seng

Cliquez ICI

14 octobre 2012

Toutes les réactions au Prix Nobel de la Paix

64492442Michel Barnier, commissaire français européen au Marché intérieur. "Il n'y a pas d'autre exemple de continent qui s'organise ainsi pour mutualiser son destin, exister dans le monde et continuer à peser dans le monde." "(Ce prix) est décerné à l'Union et à toutes celles et tous ceux qui ont depuis 1950 eu l'audace, le courage de participer à ce projet de paix et de progrès", a-t-il ajouté. Photo : Michel Barnier au Salon du Livre 2008

Autres réactions : cliquez ICI

Un prix Nobel de la paix amplement mérité (Article du Monde - pour abonnés)

20 mai 2015

Winnie Harlow

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La mannequin canadienne Chantelle Brown-Young, alias Winnie Harlow, est atteinte de vitiligo, la même maladie que Michael Jackson, entrainant une dépigmentation de la peau. Portrait de l'égérie Desigual.

Winnie Harlow, de son vrai nom Chantelle Brown-Young, est une mannequin canadienne de 20 ans. Egérie de la marque espagnole Desigual, elle pose aussi dans la campagne Diesel printemps-été 2015. Trois choses à savoir sur la top atteinte de vitiligo.

Elle a été repérée sur Instagram

Durant son enfance, Chantelle Brown-Young est le souffre-douleur de ses camarades de classe, qui la traitent de "zèbre" ou de "vache". Pensant -à tort- que sa maladie est contagieuse, certains refusent de s'asseoir à côté d'elle. "A partir du moment où on a commencé à me faire des remarques, j'ai réalisé qu'il y avait quelque chose en moi qui n'était pas comme les autres", explique-t-elle au New York Post. A 17 ans, elle quitte l'école, part travailler dans un centre d'appels, s'inscrit sur Instagram pour tuer le temps. C'est là que Tyra Banks, membre du jury de l'émission America's Next Top Model, la découvre. "Je n'avais jamais vu un vitiligo aussi symétrique!", lance-t-elle lors de son casting. "C'est magnifique!"

Bien qu'éliminée du concours, Winnie Harlow se fait remarquer des professionnels de la mode. Le photographe Nick Knight la fait travailler le premier lors d'un shooting pour ShowStudio. Elle apparaît dans les magazines britanniques Dazed & Confused et i-D. En 2014, un contrat publicitaire la met sous le feu des projecteurs: Desigual en fait son égérie. Déjà vue dans une publicité de l'hiver dernier, elle pose de nouveau dans la campagne printemps-été 2015, et défilera pour la marque de prêt-à-porter espagnole à la Fashion Week de New York, le 12 février. "Desigual est atypique, c'est sûrement pour ça qu'ils ont pensé à moi!", admet-elle, lucide.

"Je ne suis pas un monstre"

Née à Toronto en 1995, Chantelle Brown-Young est atteinte de vitiligo depuis l'âge de quatre ans. Cette maladie auto-immune cause une dépigmentation partielle de la peau. Son corps rejette la mélanine, pigment biologique qui détermine la couleur de l'épiderme, entraînant la formation de tâches blanches sur certaines zones. "C'est la même maladie que Michael Jackson", résume-t-elle sur Thoes girls are wild, la chaîne Youtube de sa copine Shannon, qui en fait le visage de sa marque de bonnets "Natural Me". "Mon système immunitaire s'auto-détruit. Mes cellules meurent. Cela ne me fait pas mal. Certains ont la peau blanche, d'autres noire, j'ai les deux. Je ne suis pas un monstre."

Elle assume sa différence

Winnie Harlow bouscule les codes habituels. "L'industrie de la mode a désormais une nouvelle muse qui redéfinit les canons esthétiques de la beauté": c'est ainsi que le site de TED Teen présente Winnie Harlow après sa conférence intitulée "Mon histoire est peinte sur mon corps". "J'ai réalisé que je voulais entrer dans un moule qui n'était pas fait pour moi", se souvient-elle, fébrile. "Je veux aider les gens qui ont des 'défauts' à accepter leur différence." Sur son compte Instagram, la jeune femme invite ses fans à plus de tolérance. "Ne me soutenez pas parce que suis atteinte de vitiligo, mais parce que je suis un être humain, et parce que nous sommes égaux. Personne n'est parfait. Nous voulons tous être aimés." 

17 mai 2015

Ploermel : Un Hongrois veut sauver la statue du Pape

Un maire hongrois se propose de sauver la statue du pape Jean Paul II qui doit être démontée à Ploërmel.

« Si la France, pays de la liberté, n’en veut pas, nous serions heureux de l’avoir ici, dans notre ville » ,a déclaré jeudi Jozsef Michl, le maire de Tata, à 70 km au nord-ouest de Budapest. La statue, érigée en 2006 à Ploërmel, s’accompagne d’une arche au sommet de laquelle est plantée une croix monumentale. C’est cet insigne religieux qui a été considéré fin avril par la justice comme contrevenant à la fois à la Constitution française et la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État. La ville a six mois pour démonter le monument.« C’est scandaleux que cela puisse arriver au XXIe siècle, comme s’il y avait un problème avec les racines chrétiennes de l’Europe » , a ajouté M. Michl, précisant qu’il avait envoyé une lettre proposant de « sauver » la statue au maire de Ploërmel un peu plus tôt cette semaine. La statue serait érigée dans un square baptisé du nom de l’ancien pape, a expliqué le maire, membre du parti populaire démocrate-chrétien, un des partenaires de la coalition actuellement au pouvoir menée par Viktor Orban.

Réaction de Patrick Le Diffon

Patrick Le Diffon, le maire de Ploërmel, a réagi hier soir:« J’ai bien eu connaissance du courrier de mon homologue hongrois. Ce n’est pas une petite statue. Elle ne sera pas simple à démonter, pas plus qu’à transporter. Il y a probablement d’autres communes, dans d’autres pays et en France, candidates pour récupérer notre statue. Plus sérieusement, je martèle que j’épuiserai tous les recours possibles, je dis bien tous les recours, pour que cette statue reste à Ploërmel et à sa place. Un courrier est parti au début de cette semaine à l’avocat-conseil de notre commune lui demandant d’enclencher les démarches pour faire appel. »

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5 mai 2015

Jean-Marie Le Pen "suspendu" du FN

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Les dirigeants du Front national ont rendu leur verdict après une longue journée de débats, lundi 4 mai. Chef historique du Front national pendant près de 40 ans, Jean-Marie Le Pen est "suspendu" de son statut d'adhérent du FN. Et une assemblée générale extraordinaire sera convoquée "dans les trois mois" pour supprimer le statut de président d'honneur attribué au "patriarche" fondateur, selon le communiqué du parti. Le bureau exécutif, la plus haute instance du Front, était réuni après les multiples propos polémiques de Jean-Marie Le Pen, notamment ceux publiés dans le magazine d'extrême droite Rivarol.

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5 mai 2015

Cara Delevingne pour CHANEL

Après avoir joué et chanté dans le court-métrage CC World, la mannequin britannique Cara Delevingne et le chanteur américain Pharrell Williams posent ensemble dans la campagne Chanel Métiers d'Art Paris-Salzbourg. Photographié par Karl Lagerfeld, le couple imaginaire est accompagné du filleul du couturier, Hudson Kroenig

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3 mai 2015

Red Hot = Roux Sexys. Dernier jour aujourd'hui....à Berlin

Jusqu’au 3 mai (aujourd'hui !), l’exposition Red Hots prend place au Bikini Berlin – ça ne s’invente pas. Elle met à l’honneur le photographe londonien Thomas Knight

L’objectif du photographe est de (re)donner aux hommes roux une place dans le monde, entre Christian Bale et Ryan Gosling. Pour le moment, leur seul représentant au-delà des frontières du show-biz, c’est Ron, dans Harry Potter et il est temps que ça change, selon Thomas Knight. Sydney, New-York, Amsterdam…le photographe originaire de Londres a déjà fait le tour du monde avec son exposition Red Hot. Et si vous vous demandez d’où lui vient cette passion soudaine pour les roux – la réponse est simple, il l’est lui même. C’est la triste histoire de la persécution des roux pendant son enfance qui l’a poussé à réaliser cette série de photos :  » les gens pensaient qu’avoir les cheveux roux , c’était quelque chose de mauvais. Les enfants s’en prennent toujours à celui qui est différent.Les roux n’ont pas de communauté vers laquelle ils peuvent se tourner pour du soutien. ». L’exposition a réussi avec brio son pari de  » transformer les cheveux roux en phénomène cool » et je vous invite à aller la visiter vite fait aujourd'hui à Berlin.

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10 juin 2018

On sait qui va réaliser le calendrier Pirelli 2019

Voilà 54 ans que Pirelli place ses calendriers publicitaires au rang d’œuvres d’art. Depuis le tout premier, sorti en 1964, les photographes du monde entier se sont succédés derrière la caméra pour immortaliser les tops les plus en vue du moment. Albert Watson a été choisi pour capturer les 12 clichés de l'édition 2019, succédant ainsi à Karl Lagerfeld, Annie Leibovitz et Helmut Newton. Le photographe écossais a annoncé la bonne nouvelle sur son compte Instagram, le 7 juin.

À 76 ans, l’artiste est connu pour ses nombreuses photos de personnalités, à l'instar de Kate Moss, Alfred Hitchcock ou encore Steve Jobs. Il est également l’auteur de l’affiche de Kill Bill avec Uma Thurman.

Pour le moment, aucune autre information concernant l'objet tant attendu n’a été dévoilée. « Le calendrier a été photographié en avril tout autour des États-Unis. Le casting et le concept seront dévoilés en temps voulu », pouvait-on lire dans un communiqué publié par la marque de pneumatique. Patience.

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5 juin 2018

Pénétration vaginale : mesdames, prenez votre plaisir en main

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Par Maïa Mazaurette - Le Monde

Comment ça, « les hommes se tapent tout le boulot » ? Position, lubrification, caresses… La palette des compétences féminines en la matière est infinie, nous rappelle Maïa Mazaurette, chroniqueuse pour « La Matinale » du « Monde ».

Marie, couche-toi là. Passive. Etoile de mer. Bonne à regarder le plafond. Ah, ça, les femmes ont le beau rôle ! Il leur suffit d’écarter les jambes. Aucune initiative, aucune pression. Ne déchargeant pas, elles ne sont pas en charge – le rapport sexuel est une chose qui leur arrive, point barre, fin de l’histoire. Ah bon ? De l’autre côté du saint pénis, le son de cloche diffère.

Parmi les compétences sexuelles féminines spécifiquement liées à la pénétration vaginale, commençons par mentionner la plus évidente : celle qui consiste à se donner un orgasme. Car sans vouloir blesser le narcissisme des tenants de la théorie des « hommes qui se tapent tout le boulot », rappelons que le coulissement du pénis dans un vagin n’est pas la méthode idéale pour propulser la femelle humaine au septième ciel. Si votre étoile de mer personnelle se caresse pendant la pénétration, ou contracte ses muscles, ou utilise l’hyperventilation, ou choisit une position permettant la stimulation du gland du clitoris… c’est qu’elle se tape déjà sa part du boulot.

Cette première mise au point opérée, passons aux autres compétences féminines passées sous silence. Et commençons avec une pente glissante, puisque même le missionnaire le plus basique requiert un minimum de lubrification – du moins si on aime son petit confort (ceux qui n’aiment pas le confort sont priés de retourner manger des clous rouillés). Cette lubrification vaginale peut s’opérer de manière pulsionnelle, parce que le partenaire porte une jupette de gladiateur, parce que ce dernier donne sa langue au chat, ou parce qu’il est 13 h 44. Le reste du temps, notamment quand la routine de couple est installée, c’est sur la femme que repose la responsabilité de cette lubrification, volontiers mise à mal par des galipettes trop rapides, des changements hormonaux post-grossesse, ou des situations stressantes.

Le sujet est d’autant plus crucial qu’un cercle vicieux peut s’installer : des rapports douloureux, créant une anxiété, diminuant les sécrétions, entraînant d’autres rapports douloureux. Après la ménopause, ça se complique : la sécheresse vaginale est un problème pour la moitié des femmes (Université de San Francisco, 2011). Rappelons donc les basiques : on garde sa plaquette de beurre pour préparer le kouign-amann et on demande au pharmacien un gel adapté (à base d’eau pour une utilisation avec des préservatifs ou des jouets, à base de silicone pour des plaisirs peau contre peau).

Responsabilité de limiter la casse

La compétence féminine va également jouer un rôle crucial dans le choix des positions, d’autant que dans le cadre d’une culture persistant à valoriser les à-coups bourrins (« Je vais lui casser les pattes arrière, elle ne pourra plus s’asseoir »), c’est aux femmes qu’incombe la responsabilité de limiter la casse. Ce souci les place automatiquement en charge de la profondeur des pénétrations… sachant qu’on peut être gourmande ou douillette. Ainsi, pour compenser un petit pénis, l’amante expérimentée choisira des positions à pénétration profonde (Andromaque, levrette) ou proposera une sodomie.

Le cas des gros formats offre des variétés intéressantes de compensation : on peut opter pour des positions où les cuisses ou les fesses bloquent partiellement l’accès au vagin, comme le missionnaire ou les petites cuillers, ou se concentrer sur les pages du Kamasutra permettant de garder le contrôle (comme l’Andromaque, une fois encore). Une autre stratégie consiste à poser sa main sur le pubis du partenaire, ou carrément autour de la base du pénis, pour interdire une introduction complète.

LES PARESSEUSES PRÉFÉRERONT IMPRESSIONNER LEUR PARTENAIRE SANS TRANSPIRER, AVEC LEURS MAINS

Une fois la pénétration enclenchée, peut-on se reposer sur ses lauriers ? Pas nécessairement. L’amante participative peut changer complètement la donne en utilisant sa musculation vaginale ou ses mains. Dans le premier cas, pas de miracle, il faut un périnée en béton, donc de l’entraînement, donc des efforts, du sang et de la sueur (bon, d’accord, le sang n’est pas absolument nécessaire). Des tonnes d’objets et de techniques spécialisées sont disponibles en ligne. Trop de boulot ? On ne vous le fait pas dire. Mais, outre la satisfaction du mâle, les orgasmes sont plus intenses… ça peut se tenter !

Les paresseuses préféreront cependant impressionner leur partenaire sans transpirer, avec leurs mains. Comment faire ? Même si toutes les positions permettent un accès manuel aux parties génitales, c’est clairement quand la femme est au-dessus que les contorsions sont les plus aisées. La fière Andromaque peut ainsi masturber la base du pénis pendant la pénétration. Elle peut masser les testicules, les tirer légèrement, les enserrer. Elle peut titiller la prostate, utiliser un godemichet ou un vibrateur sur la zone anale de son partenaire (sauf souplesse vertébrale extrême, ce sera plus facile en se retournant en position du cheval renversé, celle que les Anglo-Saxons appellent reverse cowgirl). Elle peut imposer son rythme, stimuler les tétons de son mâle, lui agripper les poignets, le tenir à la gorge, sortir son martinet favori, ou lui chanter une berceuse. Parce qu’elle a deux mains, elle peut même se livrer à des combinaisons des éléments ci-dessus.

Les femmes déboulonnent nos paresses intellectuelles

Enfin, rappelons que les compétences théâtrales des femmes (expression plus adéquate que les très consensuelles et rassurantes « compétences émotionnelles ») forment la clef de voûte d’une sexualité active. Face à des idéaux virils interdisant l’expression du plaisir et des sentiments des hommes, la féminité traditionnelle autorise qu’on s’amuse, qu’on jouisse et qu’on le dise. On placera dans cette catégorie les mensonges et simulations : ces techniques permettent de valider la confiance de son partenaire autant que de l’emmener vers la jouissance – autant de super-pouvoirs à mauvaise réputation, mais qui mériteraient d’être mieux considérés. Sans ces permissions-là, la pénétration vaginale ressemblerait à l’imbrication de deux corps dans un silence de mort, avec peut-être un râle maîtrisé comme seul point d’orgue. Soupirer, rougir, gémir, trembler : du rire aux larmes, citoyens !

Revenons pour conclure à notre dictionnaire. Selon le Larousse, la passivité consiste à « subir les événements sans réagir, suivre docilement les ordres, ne jouer aucun rôle actif ». Est-ce réellement la vision que nous avons de la sexualité féminine ? La fameuse « réceptivité » ne vaut guère mieux : il s’agit de « se montrer particulièrement disposé à écouter les autres ou à subir l’influence de quelqu’un, quelque chose ». Ces mots, d’une violence symbolique inouïe, sont indignes de nos réalités quotidiennes. Et pourtant. Les compétences sexuelles des femmes, leur amplitude d’action, leur pouvoir de décision sont niés. Leur expression se trouve sous nos yeux, mais reste entourée d’un aveuglement culturel stupéfiant. Ainsi les techniques féminines d’accès au plaisir rejoignent-elles la masse du travail invisible des femmes et de la charge mentale.

Seulement, nous sommes en 2018. Les femmes cessent de se taire, et déboulonnent nos paresses intellectuelles. A l’heure de raconter notre côté de l’histoire, il n’est pas absurde de réclamer de nouveaux mots, plus équilibrés, loin des facilités binaires qu’on voudrait nous imposer. Passivité féminine « congénitale », domination « spontanée » des hommes, réceptivité sexuelle « naturelle » des femmes : nos concepts en disent long sur une certaine arrogance masculine, désireuse de s’arroger toute la responsabilité du rapport. Cette condescendance ne correspond pas à la réalité. Les femmes sont des partenaires sexuelles comme les autres, aussi actives, techniques et compétentes que les autres : est-ce si compliqué de l’admettre ?

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1 juin 2018

Grossophobie : «Nous, les gens gros, on porte notre souffrance sur nous»

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Fondatrices du collectif Gras politique, Daria Marx et Eva Perez-Bello publient un livre sur les humiliations dont sont victimes les personnes obèses au quotidien. Elles racontent à «Libé» leur combat pour que la société cesse de les mépriser, voire de les nier.

C’est la boulangère qui demande : «Vous êtes sûre de vouloir ce croissant ?» Ou le quidam non sollicité qui gratifie de ses conseils nutritionnels. Les «grosse vache» et autres douceurs balancées sans ménagement… Autant d’agressions qui ne sont que la partie émergée d’une discrimination souvent banalisée, voire niée : la grossophobie. Avec Gros n’est pas un gros mot : chroniques d’une discrimination ordinaire (1), Daria Marx, 37 ans, et Eva Perez-Bello, 32 ans, cofondatrices en 2016 du collectif antigrossophobie, féministe et queer Gras politique, espèrent faire la peau à cet «ensemble d’attitudes hostiles et discriminantes à l’égard des personnes en surpoids». Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 15 % des adultes français sont obèses. Mêlant témoignages et données scientifiques, économiques et sociologiques, l’ouvrage envoie bouler les périphrases politiquement correctes : oui, elles sont grosses. Mais non, elles ne diront pas combien elles pèsent, même si la question leur est systématiquement posée. Après tout, qu’est-ce qu’un chiffre change à leur discours, aux oppressions qu’elles dénoncent ? Aux égouts, aussi, les clichés et autres idées reçues : non, les gros ne sont ni paresseux, ni malodorants, ni obsédés par les burgers, ni meilleurs au lit, ni plus drôles que les autres…

Un an après la publication du livre témoignage très relayé de Gabrielle Deydier, On ne naît pas grosse (2), les auteures rêvent que la parole continue de se libérer. La leur est fleurie, pleine de force et d’humour, souvent rentre-dedans, jamais misérabiliste. Elles répètent encore et encore les humiliations, partout, tout le temps : ces trentenaires branchés qui les pointent du doigt en soirée en leur lançant : «Ouh, la grosse.» Ces ados qui les moquent alors qu’elles dînent au restaurant. Aux malotrus, elles adressent sans hésiter un doigt d’honneur. «C’est le tarif minimum», assument-elles en riant. Les demoiselles au caractère bien trempé sont déjà allées jusqu’à prendre en chasse les goujats, quitte à être verbalement «brutales». A leurs yeux, riposter relève de la «pédagogie». Mode combat activé. Objectif ? «La révolution», se marrent-elles.

Le terme «grossophobie» est récemment entré dans le dictionnaire. Qu’est-ce que ça change ?

(Toutes deux lancent un «yes» enjoué.)

Eva Perez-Bello : C’est une forme de reconnaissance. Désormais, on reconnaît son existence. On ne pourra plus nous opposer que c’est une invention farfelue ni ridiculiser la cause avec des phrases comme : «A quand la loutrophobie ?»

Comment expliquez-vous ce déni ?

Daria Marx : C’est comme si la grossophobie était la dernière discrimination acceptable. Nous, les gens gros, on porte notre souffrance sur nous. Notre société a du mal avec cela : il faut être «healthy», «détox», «happy»… On nous renvoie sans cesse à la volonté, au contrôle, alors que l’obésité est multifactorielle. C’est compliqué d’établir des généralités. Des facteurs génétiques, sociaux, environnementaux entrent en jeu, de même que le vécu dans l’enfance, l’éducation, etc. On n’est pas du tout dans l’angélisme, on sait très bien que ce n’est a priori pas bon pour nous. On voudrait juste inviter tous ceux qui nous renvoient à la volonté, qui nous exhortent à maigrir, à s’intéresser vraiment à ce qu’est l’obésité. Et qu’on cesse d’être soupçonnés d’être de «mauvais gros» quand on ne fait pas de régime.

Vous faites état des difficultés à se vêtir. C’est un enjeu important ?

D.M. : Clairement, si vous me lâchez à poil dans Paris aujourd’hui, je suis dans la merde pour me rhabiller… En Angleterre, on trouve aisément des vêtements en taille 50 dans les magasins. En France, le 44 est déjà considéré comme une grande taille, alors que la femme française moyenne fait du 42-44…

E.P.-B. : Il existe des marques qui proposent des grandes tailles, mais sur Internet. Même ceux, comme H & M, qui avaient des rayons spécialisés, les ferment petit à petit. On ne rentre tout simplement pas dans leur plan marketing. Si le problème se limitait à trouver de belles fringues, ce serait un moindre mal. Quand bien même je dégote un joli short, les tensiomètres ne seront toujours pas à ma taille, de même que les tables médicalisées… Je serai toujours plus précaire, j’aurai toujours des troubles alimentaires, je devrai toujours activer un radar pour savoir où m’asseoir dans les transports sans prendre des coups de coude ou des remarques désobligeantes…

Vous vous revendiquez «grosses». Avez-vous toujours été à l’aise avec cet adjectif ?

D.M. : Je n’aime pas qu’on me qualifie d’obèse, c’est un terme médical, seuls les médecins sont légitimes à l’employer. Pour autant, assumer n’a pas toujours été facile. Plus jeune, je disais plutôt «ronde, pulpeuse, bien en chair»…

E.P.-B. : Je déteste ces termes. Je ne suis pas un fruit !

D.M. : On a tellement utilisé le mot «grosse» pour nous faire du mal que c’est compliqué de se le réapproprier. Je n’ai pu le faire qu’à partir du moment où j’ai commencé à développer une conscience féministe, vers mes 18 ans. J’ai réalisé que oui, j’étais grosse, mais que cela ne devrait rien changer à mes droits.

Comment avez-vous pris conscience de ce qu’était la grossophobie ?

D.M. : J’ai toujours été grosse, mais je n’ai jamais compris pourquoi j’étais discriminée. A l’âge de 18 ans, j’ai rejoint l’association Allegro Fortissimo, fondée en 1989 par l’actrice et activiste Anne Zamberlan, la véritable pionnière en France [morte en 1999, ndlr]. Disons qu’on était plus dans un esprit de rassemblement, sans réelle dimension politique ou militante. Il s’agissait de se faire du bien, ce qui est déjà pas mal, mais j’avais envie de plus. Puis, quand je me suis engagée dans le féminisme, la concomitance m’a frappée.

Pourtant, vous déplorez que votre combat soit très peu porté par les principaux collectifs et associations féministes…

E.P.-B. : La grossophobie n’intéresse personne. Seule une poignée d’associations nous ont fait part de leur soutien, plutôt des collectifs «de niche», qui représentent des populations stigmatisées, loin d’un féminisme blanc, bourgeois, mince, valide…

D.M. : Quelque part, pour les principales associations, les grands combats sont plutôt des questions comme l’IVG. Elles ne se rendent pas compte que la grossophobie est un réel problème au quotidien.

Qui se traduit souvent par des discriminations au travail, dénoncées par le Défenseur des droits (3) ou le sociologue Jean-François Amadieu (4)…

D.M. : J’ai pris le parti de désamorcer d’emblée ce type de situations en entretien en disant : «Je sais que cela ne se voit pas, mais je suis hyper dynamique.»Je sais que c’est dans leur tête, pour avoir souvent entendu : «Vous êtes capable ?»

Il y a peu de témoignages d’hommes dans le livre. Pourquoi ?

E.P.-B. : Je pense qu’ils n’en sont pas victimes de la même manière. La souffrance est similaire au niveau personnel, mais les oppressions systémiques concernent beaucoup plus les femmes : la pression sur leur corps de manière générale est indéniable. Les chiffres sont édifiants. Il y a autant de mecs que de nanas grosses, en revanche, les opérations de chirurgie bariatrique concernent les femmes à 80 %. Pour ce qui est du marché du travail, les femmes grosses ont huit fois plus de risques d’être discriminées, contre trois chez les hommes.

Vous militez aussi contre la grossophobie médicale, qui est le point de départ de la naissance de Gras politique.

D.M. : Clairement. Je suis sortie traumatisée de mes trois dernières consultations gynécos… Comment je fais pour me soigner ? Pour voir un médecin qui ne soit pas dégueulasse avec moi ? Alors que j’allais faire remplacer mon stérilet, une spécialiste m’a d’abord dit ne pas être sûre que la table puisse supporter mon poids. Elle a ajouté : «Pour les gens dans votre état, c’est 150 euros.» Près du double du tarif. Il y a cette autre médecin, qui me faisait passer une échographie vaginale et a lancé : «On ne voit rien dans votre truc avec tout ce gras, c’est comme dans une caverne.» C’est un réel parcours du combattant de trouver des médecins qui ne soient pas maltraitants. Je n’ai aucun souci avec le fait d’évoquer mon poids avec un médecin, mais je refuse d’être humiliée.

E.P.-B. : J’ai été malade comme un chien pendant trois  ans. Je ne gardais rien, je vomissais absolument tout. Mais mon médecin était ravi parce que j’avais perdu du poids. Je lui décrivais mes douleurs abdominales, et je suis persuadée qu’il mettait ça sur le compte de la malbouffe… Ce n’est que trois ans plus tard qu’on s’est aperçu que ma vésicule biliaire était archipourrie.

D.M. : La question de la maternité est cruciale. Chez les femmes grosses, c’est encore plus violent que chez les femmes normées : «Vous allez tuer votre enfant», «il sera difforme»… Personnellement, je ne veux pas avoir d’enfant parce que je refuse d’être malmenée pendant neuf mois. J’en ai trop chié, je ne veux pas foutre en l’air le travail que j’ai fait sur moi.

E.P.-B. : Moi qui suis gouine et infertile, la question ne se pose même pas : je n’ai pas droit à une PMA [procréation médicalement assistée] à cause de mon poids.

Quid de la visibilité des corps gros ?

D.M. : Il n’y a pas de gros à la télé, on n’a aucun modèle. Quand on parle des gros, c’est soit parce qu’ils doivent maigrir pour survivre, soit pour se moquer, soit pour les réduire à leur obésité : on ne verra jamais un reportage sur un charpentier gros qui ferait super bien son métier, dans lequel on ne parlerait pas de son poids… On représente plus de 15 % de la population, mais on ne nous voit pas.

E.P.-B. : Comme si le corps gros n’avait pas droit de cité.

Concrètement, comment lutter contre la grossophobie ?

D.M. : On aimerait travailler avec les institutions, le ministère de la Santé, le Défenseur des droits… Pour que cette discrimination soit prise en compte en tant que telle. A l’heure actuelle, la loi punit la «discrimination en raison de l’apparence physique», mais ce n’est pas assez précis. On voudrait aussi encourager ceux qui en souffrent à porter plainte ou à parler de ce qu’ils ont vécu. Le problème du peuple des gros, c’est qu’on est tellement habitués à fermer notre gueule pour essayer de devenir invisibles qu’on ne porte pas plainte, on ne fait pas de vagues… On milite pour redonner du pouvoir aux concernés, pour agir ensuite avec les pouvoirs publics. Une première étape a été franchie l’an dernier, quand la mairie de Paris a lancé une campagne «Grossophobie, stop». On a aussi pour projet de rédiger des chartes : du patient obèse, du médecin, du patron, de la représentation dans les médias… Il y a un réel problème d’iconographie dans la presse : on est systématiquement représentés comme des troncs, des ventres, ou de dos.

E.P.-B. : Il est temps de réaliser que cela peut être très grave : un enfant de 11 ans harcelé à l’école à cause de son poids s’est pendu l’an dernier. La grossophobie devrait être intégrée dans la prévention du harcèlement dans les établissements scolaires. A notre échelle, on mène des actions de sensibilisation. C’est drôle, d’ailleurs, de constater que les mômes sont hyper réceptifs, et que les conneries viennent plutôt des adultes.

Vous dites dans le livre vouloir un armistice avec votre corps. Y êtes-vous parvenues ?

D.M. : 98 % du temps, oui. Bien sûr, je préfère qu’on ne me prenne pas en photo en contre-plongée, comme beaucoup de gens, mais si on voit mon ventre, c’est juste que j’ai du ventre et puis c’est tout.

E.P.-B. : Il y a des jours plus compliqués que d’autres, évidemment, mais je crois que je suis en paix avec mon corps. J’ai arrêté de rêver du jour où je maigrirais.

(1) Flammarion (Librio), 128 pp., 5 €.

(2) Editions Goutte d’Or, juin 2017.

(3) «Le physique de l’emploi», neuvième édition du baromètre du Défenseur des droits et de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la perception des discriminations dans l’emploi, février 2016.

(4) La Société du paraître : les beaux, les jeunes et les autres, éditions Odile Jacob, septembre 2016.

Sophia, 22 ans, étudiante à Paris : «La recruteuse a fixé mon ventre»

«C’était il y a deux semaines. Je cherchais un job d’été. J’ai candidaté pour un CDD en tant qu’employée polyvalente dans une enseigne qui vend des glaces. J’ai envoyé un CV, sans photo, et on m’a convoquée pour un entretien. J’ai déroulé mon expérience professionnelle : à 18 ans, j’ai vécu à Londres, où je travaillais dans la restauration, puis j’ai continué à faire des extras régulièrement à mon retour en France. La recruteuse, une femme mince d’une trentaine d’années, m’a interrompue pour me dire : «Excusez-moi, mais j’ai quelques doutes sur votre expérience.» Je lui ai demandé de préciser. Elle m’a dévisagée, a fixé mon ventre et m’a répondu : «Vous êtes au courant qu’il faut être dynamique pour ce poste ?» C’était si brutal, injuste, que j’en suis restée sans voix. On n’était que deux dans le bureau, sans témoin ni personne pour prendre ma défense. En sortant, j’étais sous le choc, sidérée. Comment peut-on mesurer la capacité de quelqu’un à travailler ou son dynamisme en regardant son ventre ? J’aurais peut-être dû prendre mes affaires et partir, ou renverser le bureau… Je sais que la loi punit ce type de comportements, mais les poursuivre n’aurait servi qu’à me faire perdre de l’énergie, sans résultat. J’ai préféré me préserver.»

Virginie Ballet Photo Jérôme Bonnet pour Libération

26 mai 2018

L’Irlande rompt catégoriquement avec des siècles de prohibition de l’avortement

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Par Philippe Bernard, Londres, correspondant - Le Monde

Les Irlandais ont dit « oui » à plus de 68 %, vendredi, à la légalisation de l’IVG lors d’un référendum, selon les premiers sondages réalisés à la sortie des urnes.

Rurale ou urbaine, masculine ou féminine, jeune ou âgée : l’Irlande tout entière a plébiscité le droit à l’avortement, vendredi 25 mai, lors d’un référendum historique qui rompt avec des siècles de prohibition et confirme spectaculairement la perte d’influence de l’Eglise catholique.

Plus des deux tiers des 3,3 millions d’électeurs – soit 68 %, selon un sondage effectué pour le Irish Times à la sortie des urnes et même 69,4 % pour la radio-télévision publique RTE – ont voté en faveur de l’abrogation du 8e amendement de la Constitution, qui prohibe de fait tout avortement en protégeant « l’enfant à naître » (« unborn child ») au nom de son droit à la vie « égal à celui de la mère ».

Un résultat sans appel

« Il semble que nous écrivions une page historique », a tweeté le premier ministre de centre-droit Leo Varadkar. « Je m’endors ce soir avec l’espoir de me réveiller dans un pays plus généreux, plus attentionné et plus respectueux », a déclaré pour sa part le ministre de la santé Simon Harris, voix marquante de la campagne du « Yes ». Le résultat définitif du référendum devrait être proclamé officiellement samedi après-midi.

L’avortement, puni de la prison à vie depuis 1861 et de quatorze ans de détention depuis 2013, va ainsi être légalisé en Irlande. L’ample victoire du « oui » propulse l’Irlande, dont la législation est l’une des plus restrictives et répressives d’Europe en matière d’avortement, dans le droit commun de l’Union européenne (UE). Les quelque 5 000 Irlandaises qui, chaque année, sont contraintes pour avorter de se rendre au Royaume-Uni à leurs frais ou de commander sur Internet des pilules abortives à leurs risques et périls, pourront bénéficier d’un accueil médical dans leur pays dès que la loi, promise par le gouvernement Varadkar, aura été approuvée.

Le projet de loi publié avant le référendum prévoit que l’IVG pourra être pratiquée sans justification pendant les douze premières semaines de grossesse ; jusqu’à vingt-quatre semaines en cas de risque grave pour la santé de la mère ; et ensuite seulement en cas d’anomalie fœtale.

La levée d’un vieux tabou

Les campagnes (60 %) ont approuvé la libéralisation de l’IVG presque autant que les villes (71 %), les hommes (65 %) presque autant que les femmes (70 %), les jeunes (87 % des moins de 25 ans) nettement plus que leurs aînés (63 % des 50-64 ans).

« Presque derrière chaque porte à laquelle nous frappions, il y avait une histoire d’avortement, parfois très ancienne, qui n’avait pas pu être racontée jusqu’à présent », témoignait vendredi soir une militante du « oui ».

Comme lors du référendum de 2015 sur le mariage homosexuel, qui avait donné lieu à de multiples « coming out » publics et à des manifestations de solidarité, la campagne pour le droit à l’IVG a été marquée par de nombreuses confessions et par la levée d’un vieux tabou.

Avant le vote, prédit comme serré, l’éventualité d’une victoire du « non » mettait la larme à l’œil de bien des femmes militant pour leur liberté. Trop de drames vécus dans la honte et la solitude, trop de situations aberrantes comme ces grossesses pathologiques ou résultant d’un viol poursuivies coûte que coûte, ces femmes empêchées de « voyager » en Angleterre.

L’Eglise s’est montrée discrète durant la campagne

En 1995, les Irlandais n’avaient approuvé la légalisation du divorce que par 50,3 % des voix ; en 2015, ils ont dit oui au mariage homosexuel par 62,07 % et ils viennent donc de légaliser l’avortement par 68 %. Une progression qui reflète la disparition de l’ascendant moral de l’Eglise catholique, qui a longtemps servi d’armature à l’Etat, après les guerres civiles des années 1920, qui ont libéré l’Irlande de la tutelle britannique.

En 1983, le clergé, encore tout puissant et craignant une jurisprudence libérale de la Cour suprême, avait réussi à faire voter à 66,9 % le 8e amendement à la Constitution qui interdisait l’avortement, même en cas de viol ou d’inceste, même si le bébé souffrait de malformation. Cadenassée dans la loi suprême, la prohibition devenait impossible à annuler par la loi.

Mais depuis, lors, les scandales n’ont cessé d’éclabousser l’Eglise : pédophilie de prêtres, révélation sur la vente des bébés de filles-mères exploitées dans des blanchisseries (« Magdalen Laundries ») par des religieuses dans les années 1950, découverte d’un charnier d’enfants au couvent de Tuam en 2014. Difficile de considérer le clergé catholique comme défenseur des femmes et des enfants.

Certes, 87 % des Irlandais se disent encore catholiques et la radio publique sonne l’angélus, mais les messes sont moins fréquentées et les couvents ne recrutent plus. L’Eglise avait d’ailleurs préféré se montrer discrète pendant la campagne du référendum. Vendredi, des électeurs ont protesté contre la présence d’une Bible dans certains bureaux de vote. La loi électorale le prévoit en effet pour permettre aux gens de jurer de leur état civil s’ils ne sont pas en mesure de produire un document d’identité.

Un triomphe pour le premier ministre

La victoire impressionnante du « oui » résulte d’une subtile campagne de la société civile lancée après le scandale provoqué en 2012 par la mort en couches, à l’hôpital de Galway, de Savita Halappanavar, 31 ans, d’une septicémie fulgurante après s’être vu refuser une IVG en dépit d’une rupture précoce de la membrane.

Intense lobbying des responsables politiques, sensibilisation de l’opinion à travers des témoignages publics, « ce référendum n’est pas tombé du ciel. Il a été patiemment et stratégiquement préparé depuis des années », confiait avant le vote Ailbhe Smyth, figure de proue de la campagne du « oui ».

Une première victoire inattendue est survenue en avril 2017, lorsqu’une « Assemblée citoyenne » présidée par une juge de la Cour suprême a recommandé la réforme libérale sans restriction jusqu’à douze semaines. Des milliers de témoignages, notamment de ceux relatant la popularisation de la pilule abortive, ont montré que le statu quo était impossible. Le principe d’un référendum était acquis, même si, en septembre 2017, Leo Varadkar dit douter que le pays souhaite aller « aussi loin » que l’Assemblée citoyenne. Il faudra le feu vert d’une commission parlementaire et des sondages favorables pour que le premier ministre annonce en janvier 2018 qu’il fera campagne pour le « oui ».

Le résultat du vote de vendredi apparaît comme un triomphe pour M. Varadkar. Il pourrait l’inciter à pousser son avantage dans deux directions : en provoquant des élections législatives anticipées et, avec le soutien des Vingt-Sept, en montant le ton à l’égard du Royaume-Uni pour éviter que le Brexit, catastrophe potentielle pour l’Irlande, ne se traduise par le retour de la frontière avec l’Irlande du Nord.

Les 25 et 26 août, le premier ministre irlandais accueillera le pape François, qui vient à Dublin pour clôturer la « Rencontre mondiale des familles ».

18 mai 2018

Selon l'Opinion, le contrat passé avec le consortium Smovengo contient de nombreux points embarrassants.

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C'est un trou noir dans lequel la Mairie de Paris, le syndicat Autolib'Velib'et le consortium Smovengo sont attirés tous ensemble. Semaine après semaine, le nouveau système de vélo en libre-service de la capitale s'enfonce dans la crise et  personne ne semble en mesure de trouver une porte de sortie .

Un peu plus d'un an après l'attribution du contrat, au détriment du partenaire historique JCDecaux, les retards et difficultés techniques s'accumulent : fin avril,  moins de la moitié des nouvelles stations prévues étaient ouvertes - 668 sur 1.400 - et deux tiers d'entre elles n'étaient toujours pas raccordées au réseau électrique et fonctionnaient sur batteries.

Ce jeudi,  l'Opinion  s'est penché sur le contenu du contrat liant le syndicat Autolib'Velib'- qui regroupe 100 communes, dont la Mairie de Paris - et Smovengo - composé de la PME Smoove, de la société de parking Indigo, du groupe espagnol Moventia et de l'ex-Norauto Movibia.

Selon le quotidien, le document de seize pages contient des clauses qui lient étroitement les deux parties, à tel point qu'il est difficile d'imaginer une rupture à court terme.

Un choix d'interlocuteur contraire à la logique

Le choix du mandataire au sein du consortium interpelle. La signature d'un contrat public avec un consortium doit aboutir sur la désignation d'un interlocuteur principal. Celui-ci est en général la société la plus solide sur le plan financier. Or, selon l'Opinion, le contrat Velib' ne porte que la signature du président de la PME Smoove et ses trois millions de chiffre d'affaires annuel, pour un contrat à 700 millions.

Plus préoccupant encore, les quatre sociétés composant le consortium ne se seraient pas déclarées comme « solidaires ». Avec une conséquence lourde de sens pour le syndicat Autolib'Velib', qui n'aurait alors aucun moyen de peser sur les autres membres de Smovengo.

Cette version est contestée par la Mairie de Paris, qui affirme que le contrat a bel et bien été signé par l'ensemble des entreprises concernées. Elle précise également que le document n'a jamais été tenu secret et a été transmis par mail à tous les élus du Conseil de Paris, fin avril.

Des pénalités sous-dimensionnées

Face aux retards, le consortium a été condamné à payer un million d'euros par mois depuis le début de l'année. La facture s'élève aujourd'hui à quatre millions d'euros. Un montant sous-évalué selon l'Opinion, qui affirme que le contrat comprend 28 amendes possibles, notamment pour les cas de vélo manquant.

Au total, le quotidien estime que les pénalités à la fin du mois de juin devraient atteindre 10 à 15 millions d'euros.

Une rupture extrêmement coûteuse

Certains élus d'opposition au Conseil de Paris  ont déjà fait savoir qu'il souhaitait une rupture du contrat avec Smovengo. Deux clauses du document permettent en théorie d'y parvenir. Mais au-delà des indemnités à verser au consortium - pour « les équipements et dispositifs non encore amortis à leur valeur nette comptable pour la durée du marché restant à couvrir - l'affaire coûterait très cher au syndicat Autolib'Velib'.

 « Ce ne serait pas une bonne affaire, puisque nous nous retrouverions avec un parc de vélos pas entretenu que nous devrions racheter sans pouvoir l'utiliser puisque le logiciel de base appartient à Smovengo, explique une source au sein de la Mairie citée par l'Opinion. Nos services n'ont pas la capacité à opérer le système en régie publique. »

Fragilisée depuis plusieurs mois à la tête de la ville de Paris, Anne Hidalgo n'est donc pas près de se débarrasser du dossier Velib'.

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16 mai 2018

La Corée du Nord menace d'annuler le sommet avec Trump

trump et l'autre

DIPLOMATIE - Pyongyang proteste contre des manœuvres militaires au Sud..

La Corée du Nord souffle le chaud et le froid. Après la détente spectaculaire, Pyongyang a menacé mercredi d’annuler le sommet prévu le 12 juin à Singapour entre son dirigeant Kim Jong-un et le président américain Donald Trump en raison de manœuvres militaires au Sud, a rapporté l’agence sud-coréenne Yonhap.

Pyongyang a également annulé une rencontre de haut niveau avec la Corée du Sud prévue mercredi pour protester contre l’exercice militaire annuel Max Thunder, auquel prennent part les armées sud-coréenne et américaine, a affirmé Yonhap, citant l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

Les Etats-Unis devront « mûrement réfléchir sur le sort de ce sommet Corée du Nord-USA, à la lumière de vacarme militaire », a indiqué Yonhap, reprenant l’agence officielle nord-coréenne.

Les exercices entre les forces aériennes des deux alliés constituaient un entraînement pour une invasion et une provocation, alors que la période était au réchauffement des relations inter-coréennes, a ajouté Yonhap, citant toujours KCNA.

Washington continue de préparer le sommet

Pour sa part, Washington a affirmé continuer à préparer le sommet. « Nous allons continuer à aller de l’avant » concernant les préparatifs, « nous n’avons pas été notifiés » d’un changement, a déclaré la porte-parole du Département d’Etat, Heather Nauert.

Le langage utilisé par la Corée du Nord est un retour soudain à l’ancienne rhétorique de Pyongyang, qui a longtemps estimé qu’elle avait besoin de l’arme nucléaire pour se défendre contre les Etats-Unis.

Les hostilités entre Corée du Nord et Corée du Sud (1950-1953) se sont arrêtées après un cessez-le-feu, laissant le territoire divisé en deux pays, délimitées par une zone démilitarisée. Les deux camps sont toutefois techniquement toujours en guerre. Lors d’un sommet rarissime le mois dernier dans la zone démilitarisée, Kim Jong-un et le président sud-coréen Moon Jae-in ont réaffirmé leur engagement derrière un « objectif commun », la « dénucléarisation totale » de la péninsule.

13 mai 2018

Carnoët (22) : l'arrivée d'une 100e statue pour la Vallée des Saints

Une 100ème statue, est arrivée par la mer ce samedi soir pour rejoindre la Vallée des Saints à Carnoët dans les Côtes-d'Armor. Il s'agit d'une représentation de Saint-Piran, réalisée en Cornouailles anglaises. Elle a été accueillie par des milliers de curieux.

Par Krystell Veillard

Saint-Piran est un géant de granit, sculpté au cœur de la Cornouaille anglaise. Il vient de traverser la Manche à bord de la Nébuleuse, un vieux gréement, arrivant tout droit de Falmouth, pour rejoindre la Vallée des Saints à Carnoët. Pour son arrivée, par la mer dans la baie de Paimpol, ses parrains et marraine sont venus l'accueillir. Ils le découvrent grandeur nature pour la première fois. "Ce qui est remarquable, c'est qu'ils ont su traduire sur du granit la douceur et la sérénité, c'est magnifique !" déclare Michel Houdebine, mécène. Cette statue est la 100e de la Vallée des Saints, et pour la première fois, elle a effectué le même voyage que son personnage, avec 1 500 années de distance.

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L'arrivée de la Nébuleuse, qui transporte la statue de Saint-Piran à Paimpol / © Catherine Bazille - France 3 Bretagne

Un moine breton originaire d'Irlande

Saint-Piran ce moine breton originaire d'Irlande et Saint-Patron de Cornouailles aurait vécu au VIe siècle. Les sculpteurs Stéphane Rouget et David Patton ont travaillé pendant un an pour lui rendre un visage, une histoire. Avec des gestes du passé, à la main, comme le faisait les anciens, "On remet l'histoire, le passé dans le présent, et on se sent un peu charnière dans tout ça. C'est important, il ne faut pas oublier" explique Stéphane. Le moment est historique pour la Vallée des Saints, qui compte bien poursuivre l'épopée. Il y aurait plus de 1000 personnages à faire connaître.

Une arrivée remarquée en Bretagne

Cette arrivée du géant à Paimpol, n'est pas passée inaperçue. C'est sous le regard de deux autres géants Azenor et Konan, que la Nébuleuse s'est amarrée, saluée par la foule. Des milliers de curieux s'étaient en effet déplacés pour accueillir le Saint. Après cette escale à Paimpol, Saint-Piran va entamer un périple en Bretagne de plus de deux mois. Un voyage en bateau, en train, en charrette, pour rejoindre les 99 sculptures de la Vallée des Saints, le 27 juillet prochain.

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