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Jours tranquilles à Paris
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26 septembre 2015

En Syrie, c’est l’avenir que l’on mutile

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Handicap International qui organise ce samedi sa 20e Pyramide de chaussures, intervient en Syrie. Le point avec Yann Cornic.

Trois questions à…Yann Cornic. Directeur de programmes Irak-Syrie

Pourquoi cette Pyramide ?

Depuis 1982, Handicap intervient, en particulier, dans le domaine de la réadaptation physique des amputés de guerre et des victimes d’engins explosifs, ainsi que dans le domaine de la prévention des risques liés aux armes explosives. C’est pour sensibiliser à ces risques que nous organisons la Pyramide de chaussures.

Vous intervenez en particulier en Syrie…

Handicap international intervient depuis 2012 en Irak, en Jordanie, au Liban et en Syrie, au profit d’environ 360 000 personnes. Nous y intervenons au profit du million de blessés, des handicapés, des personnes déplacées, de celles qui sont menacées par les engins explosifs. On estime que cinq millions de Syriens, dont deux millions d’enfants, vivent sur des zones hautement contaminées par des bombes, mines, obus et autres munitions non explosées. Sachant qu’il n’y a toujours pas d’issue au conflit, notre action va se poursuivre dans les années à venir.

À Kobane, vos experts ont été abasourdis…

Nos experts en déminage n’avaient jamais vu une telle situation. Le niveau de contamination y atteint des records, avec jusqu’à dix munitions non explosées par m2 dans le centreville. Nous menons toujours des actions de déminage de la ville, qui a été le théâtre de violents combats, et qui a été touchée par 700 frappes aériennes. 80 % des bâtiments ont été détruits ou endommagés. Les besoins sont immenses, d’où nos appels à des aides financières pour nous permettre de poursuivre notre opération en Syrie, la plus grosse jamais mise en œuvre par Handicap, mais aussi de nous préparer à intervenir au Yémen et en Ukraine. Recueilli par Ph. CH.

PARIS

Lieu: 
Place de la Bastille - Esplanade de l'Arsenal
Date / Horaire: 
26 septembre 2015 de 10h à 20h
Contact :
Nom: 
Service mobilisation solidaire

Pyramide de chaussures Paris

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16 novembre 2017

Eric Lombard, un patron de gauche pour diriger la Caisse des dépôts

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Par Véronique Chocron - Le Monde

L’Elysée a annoncé jeudi avoir choisi l’ancien patron de la filiale française de l’assureur Generali pour diriger la CDC.

Après plusieurs mois d’incertitude, la Caisse des dépôts (CDC) sait enfin qui présidera à sa destinée pour les cinq prochaines années. L’Elysée a proposé, jeudi 16 novembre, l’ancien patron de Generali France, Eric Lombard, au poste de directeur général de l’institution financière publique.

Ce processus de nomination a pris l’allure d’un feuilleton qui, depuis le début de l’été, a tenu en haleine le monde de la finance et de la haute fonction publique. L’établissement n’avait en effet plus de maître à bord depuis le 23 août. Depuis cette date, Pierre-René Lemas, le patron sortant qui avait atteint l’âge légal de la retraite préfectorale, assurait l’intérim en attendant que l’Elysée lui trouve un successeur.

Pendant de longues semaines, l’Elysée a cherché le bon candidat, et a eu la surprise d’essuyer plusieurs refus dans le cercle des grands commis de l’Etat. Puis, lorsque le choix d’Emmanuel Macron s’est finalement porté sur Eric Lombard, un obstacle a surgi de manière inattendue. Le député (LRM) Gilles Le Gendre, élu au cours de l’été dernier président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts, a signalé qu’il avait, dans ses précédentes fonctions, conseillé Generali France alors qu’Eric Lombard dirigeait cette maison. « Un hasard incroyable, car Gilles Le Gendre n’avait pas des milliers de clients », s’amuse un proche du député.

Il revient désormais aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat de valider la décision de l’Elysée, avant la nomination officielle d’Eric Lombard par décret du président de la République, pour une durée de cinq ans.

Feuille de route fixée par Emmanuel Macron

C’est l’une des particularités de cette fonction, souvent considérée comme l’une des plus prestigieuse de la République : une fois désigné, le directeur général de la Caisse bénéficie en principe durant son mandat d’une véritable indépendance. A sa prise de fonction, il doit d’ailleurs prêter serment devant la Commission de surveillance de l’institution en jurant, notamment, « de défendre l’autonomie de l’établissement ». D’où le soin mis par l’exécutif à choisir un candidat à la fois loyal et en accord sur le projet de réforme que devra conduire la Caisse.

Selon des sources concordantes, cette feuille de route fera de la lutte contre la fracture territoriale une priorité de la CDC, dans la continuité du travail engagé par Pierre-René Lemas, le patron sortant, déjà résolument tourné vers les élus locaux et les territoires.

L’institution financière publique devrait mettre l’accent sur la rénovation urbaine des villes en difficulté, en concentrant des financements plus conséquents sur ces zones prioritaires, afin notamment de participer à la revitalisation des centres-villes. La Caisse, pilier du financement du logement social, travaillera également sur l’allongement de la durée des prêts et la modification de la structure de ces crédits pour accompagner la transformation du secteur.

La Caisse fera également évoluer ses participations, mais le programme de cessions devrait s’opérer « sur la durée ». « Il n’y a pas d’urgence », souligne un proche du dossier. Un dossier brûlant, en revanche, mobilisera rapidement l’attention du nouveau directeur général de la CDC : le projet d’une prise de contrôle de CNP Assurances par le groupe La Poste. De longue date, l’opérateur postal souhaite devenir un grand bancassureur, à l’image du Crédit agricole ou du Crédit mutuel. L’objectif ? Diversifier ses activités et ses revenus alors que son métier historique, le courrier, ne cesse de décliner. La Caisse, actionnaire de La Poste (26 %) et de la CNP (41 %), s’était ces dernières années érigée contre ce rapprochement. Il en va désormais autrement et il reviendra au patron de l’institution d’étudier les différentes options sur la table.

Patron étiqueté à gauche

Pour diriger le paquebot qu’est la Caisse des dépôts, Emmanuel Macron a choisi un financier solide de 59 ans, diplômé d’HEC, qui, comme lui, a débuté sa carrière comme banquier d’affaires. D’abord responsable des fusions acquisitions « banque-assurance » chez Paribas, Eric Lombard a ensuite bifurqué vers l’assurance, en dirigeant Cardif (filiale de BNP Paribas) puis, en 2013, Generali France.

Patron étiqueté à gauche, cet ancien conseiller ministériel de Michel Sapin, entre 1991 et 1993, reste l’un des piliers des Gracques, ce think tank aux valeurs sociales libérales, dont Emmanuel Macron fut un compagnon de route.

26 septembre 2015

PUBLICITE - Gisèle Bündchen photographiée par Mario Testino pour Stuart Weitzman

Réalisée par le célèbre photographe Mario Testino, la campagne en noir et blanc met l'accent sur les jambes interminables du top model, qui porte pour l'occasion les longues cuissardes "Alllegs" de Stuart Weitzman.  Gisele Bündchen pose pour les campagnes de la marque de chaussures depuis la saison automne-hiver 2014, succédant à Kate Moss en tant qu'égérie.

"Je ne pouvais pas choisir une meilleure paire de jambes que celle de Gisele pour présenter des bottes aussi sexy. Elle définit le terme 'Allegs', et a inspiré son nom", commente le créateur Stuart Weitzman.

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https://www.google.fr/search?q=Stuart+Weitzman+pub+gisele+mario&espv=2&biw=1366&bih=599&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ved=0CCUQsARqFQoTCPeAoYualMgCFUa9GgodAtsMag&dpr=1

13 novembre 2017

Naked War : Bettina Rheims a photographié les Femen

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Lorsque la photographe Bettina Rheims rencontre les Femen, ça donne une exposition, « Naked War », et surtout un autre point de vue, artistique et esthétique, sur l'action de ces militantes féministes.

"Délivrez-nous du mâle". "Les seins nourrissent la révolution". "L'avortement est sacré". Des slogans provocateurs sur des corps nus... Et sur les murs d'une galerie d'art du Marais, à Paris. Le message des Femen peut-il infiltrer l'art contemporain ? Pour Bettina Rheims, la réponse est oui. La photographe expose ses clichés d'une vingtaine de militantes du groupe féministe, ces "héroïnes modernes" qu'elle a convaincues, il y a quelques mois, de poser devant son objectif dans son studio parisien.

"Jusque-là, je rencontrais des femmes et j'en faisais des guerrières. Cette fois-ci, j'ai rencontré des guerrières, et j'ai eu envie de leur donner un visage, de les incarner, de souligner leur féminité, explique la portraitiste, qui voit ce projet comme une sorte d'aboutissement. J'ai eu l'impression que tout le travail que je mène depuis quarante ans autour des femmes s'incarnait en elles."

Défier les institutions

Inna Shevchenko, la présidente des Femen, a vite compris l'intérêt d'une telle "expérience" : "Faire entrer ces slogans dans une galerie, un lieu où de tels messages sont rarement présents, c'était une opportunité, un moyen de partager notre propos auprès d'un public moins politisé, peut-être moins féministe. Les droits des femmes doivent s'infiltrer partout, surtout là on ne les voit pas d'habitude." Les Femen n'ont jamais fait l'unanimité - encore récemment, un livre du journaliste Olivier Goujon, Femen : histoire d'une trahison (éd. Max Milo, 384 pages), les critiquait avec virulence.

Mais depuis leur naissance en Ukraine il y a près de dix ans, on s'est habitués à les voir défier les institutions (politiques, religieuses...), dans la rue, les seins barrés de formules chocs. "Pour cette collaboration avec Bettina Rheims, on savait qu'il s'agissait de son regard à elle posé sur nous, mais on a exigé qu'elle nous prenne telles que nous sommes, avec nos propres poses et nos propres slogans, souligne Inna Shevchenko. Cela reste très différent de ce qu'on fait d'habitude, lorsqu'on met en avant le contenu de nos messages, leur sens politique. Là, c'était un travail en studio, avec toute une équipe attentive à l'aspect esthétique de notre action. Ça donne des images plus glamour que d'habitude, et peut-être que certaines de nos militantes ne se sont pas complètement reconnues. Mais moi, je ne vois aucune contradiction entre le fait d'être féminines et le fait d'être des guerrières."

Une exposition qui coïncide avec l'affaire Weinstein

Bettina Rheims l'admet, elle a été troublée par la coïncidence entre l'ouverture de l'exposition et le contexte de libération de la parole des femmes suite à l'affaire Weinstein : "'Délivrez-nous du mâle' , le slogan que porte Sarah Constantin (qui est également une collaboratrice de Grazia, ndlr) sur la photo que j'ai faite d'elle, prend un autre sens, une autre force. C'est incroyable." Les Femen savent qu'elles sont attendues sur le sujet.

"Nous avons nos plans", confirme leur porte-parole, avant de conclure tristement : "Certains se demandent pourquoi les femmes ne prennent la parole que maintenant. Mais elles parlent depuis longtemps ! Ce qui a changé, c'est que la société est désormais prête à les entendre. Notre objectif reste de tirer la sonnette d'alarme sur les nombreux sujets que la société continue d'ignorer." La guerre nue n'est pas finie.

"Bettina Rheims. Naked War", jusqu'au 25 novembre à la galerie Xippas, Paris 3e.

Voir mon reportage en cliquant ICI

19 mars 2018

In memorem : Anne de Bretagne - son cœur à Nantes

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Photos ci-dessus J. Snap - Photos prises au Musée Dobrée à Nantes

Avant son décès, Anne de Bretagne avait émis le souhait que son coeur soit enterré à Nantes, « en son pays et duché de Bretagne ». Cette partition du corps n'a rien d'exceptionnel à l'époque chez les princes. Il permet au contraire de multiplier les pratiques funéraires et donc, de rehausser le prestige du défunt. Pour accueillir la relique royale, deux orfèvres de Blois, Pierre Mangot et François Jacques réalisent un petit chef-d’œuvre artistique en moins de quinze jours. Ce « vaisseau d'or » constitue encore aujourd'hui l'une des pièces principales des collections du musée Dobrée à Nantes.

Escorté par Philippe de Montauban, fidèle parmi les fidèles de la duchesse Anne et chancelier de Bretagne, le cœur arrive à Nantes par bateau, le 13 mars. Plusieurs cérémonies sont organisées dans la capitale du duché, sans le faste de celles de Paris et Saint-Denis. Puis le cœur est placé dans le tombeau des parents d'Anne, François II et Marguerite de Foix, l'un des plus beaux monuments de la Renaissance bretonne, aujourd'hui visible dans la cathédrale de Nantes.

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24 septembre 2015

Les deux Mistral revendus à l'Egypte...

Mistral : la paire pour Le Caire, pour 950 millions

Construits pour la Russie mais jamais livrés pour cause de sanctions européennes, les deux bâtiments de projection et de commandement iront finalement en Égypte. Pourquoi ? Paris a deux BPC sur les bras La décision élyséenne d’annuler la livraison sur les deux navires Mistral commandés par la Russie et construits à Saint-Nazaire pour le compte de DCNS a provoqué un imbroglio diplomatico-financier qui s’est conclu par un accord le 5 août. La France s’engageait à reverser aux Russes 949,7 millions d ’ euros et la Russie donnait son feu vert à une revente des deux BPC. La revente rapportera 950 millions à la France, selon deux sources gouvernementales. « Il n’y aura aucune perte financière » , assure François Hollande. La livraison, après formation des équipages, devrait intervenir en mars 2016. L’Égypte s’arme Le Caire multiplie les achats d’équipement. Et les équipementiers français en profitent : Dassault a vendu 24 Rafale , DCNS quatre corvettes Gowind (un milliard d ’ euros) et une frégate multi-missions (900 millions d’ euros). Mais ils ne sont pas les seuls : Washington a donné son feu vert en mars pour la vente de douze chasseurs F-16 , vingt missiles antinavires Harpoon et 125 kits pour rénover les chars A1 Abrams (1,3 milliard de dollars). Londres et Moscou ne sont pas en reste, ce dernier ayant vendu des hélicoptères susceptibles d’opérer à partir des BPC. L’Égypte est menacée Le Caire souhaite baser un BPC en Méditerranée et l ’ autre en mer Rouge, aux deux débouchés du canal de Suez. Le Caire n’envisage pas seulement des missions de surveillance côtière, mais surtout des projections amphibies ou héliportées dans le cadre d’actions antiterroristes dans le Sinaï, voire dans le cadre d’interventions au Yémen. Dans le Sinaï, la pression djihadiste s’intensifie et les pertes militaires égyptiennes témoignent de la capacité de nuisances des extrémistes alliés à Daech et des carences des unités déployées. Une opération d’envergure lancée le 7 septembre aurait permis d’éliminer des « centaines de terroristes » (ainsi que des civils et des touristes). Mais les raids et attentats islamistes ne perdent pas en intensité, provoquant de lourdes pertes parmi les militaires. L’Arabie Saoudite paie Alors que la « situation économique est critique en Égypte » de l’aveu même d’analystes locaux (11 % d’inflation, taux de croissance en baisse à 3 %), le pays s’offre une panoplie ultra-moderne et ultra-coûteuse. Qui paie ? L’Arabie saoudite, qui a déjà financé le plan de réarmement libanais par la France (contrat DONAS) et qui va régler en partie la facture des achats du Caire. Ryad préfère, par ailleurs, voir le président Sissi traiter avec François Hollande plutôt qu’avec Vladimir Poutine. L’Arabie Saoudite a besoin de supplétifs L’Arabie Saoudite, qui milite pour la création d’une robuste « force arabe de défense commune », a pris la tête d’une coalition d’une dizaine de pays (Qatar, EAU, Koweït … et même Sénégal) pour neutraliser les rebelles Houtis au Yémen. Mais ces rebelles infligent de lourdes pertes aux Saoudiens et à leurs supplétifs. Hélicoptères Apache abattus, blindés détruits : le prix consenti pour rétablir le président Hadi est de plus en plus lourd. D’où le souhait du sponsor saoudien d’une implication égyptienne plus robuste. Article de Philippe CHAPLEAU.

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12 novembre 2017

Extrait d'un shooting - transgenre - « Zone Interdite » Ceux et celles qui ont - ou qui veulent - changer de sexe...

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M6. Zone Interdite change de genre

Claire Steinlen - le Monde

« Zone Interdite » consacre ce soir (12 novembre) son magazine à ceux et celles qui ont - ou qui veulent - changer de sexe, en tout cas de genre. Un phénomène de plus en plus médiatisé, traité ici avec des témoignages, sans pathos.

« Quand je suis née, j'étais déjà une femme », explique Laura. Cette brune de 25 ans, qui vit près de Rennes dans un petit village, a fait sa transition (c'est le terme consacré pour passer d'un sexe à l'autre), après un parcours pas si compliqué. « Je dirais même que mon parcours fut aisé et véloce, mais j'ai conscience d'être très chanceuse », explique la jeune femme, qui a cependant dû se battre contre les préjugés, contre sa famille... Elle a lancé une chaîne YouTube, pour expliquer le processus : aller voir un psychiatre, prendre des hormones, se lancer ou non dans une opération, ou annoncer la nouvelle avec l'homme qui partage sa vie depuis six ans... Aujourd'hui, elle a changé son prénom sur ses papiers d'identité, mais pas encore de genre. « J'attends avec impatience le petit F comme femme sur ma carte d'identité », raconte Laura, qui a toujours peur, en donnant son passeport « qu'on pense que j'ai volé celui de quelqu'un »...

Légèreté

M6 consacre ce soir son magazine de « Zone Interdite » (1), produit par Bernard de la Villardière, à ce phénomène qui concerne environ 15.000 individus en France. Mais en confiant les rênes de ce documentaire à la journaliste Clarisse Verrier, qui s'est spécialisée dans les sujets de société, la chaîne s'assure que le thème sera traité avec doigté.

« L'idée n'est pas de tomber dans la compassion dégoulinante et de dire que c'est dur, mais d'apporter un peu de légèreté et d'être du côté de la vie. On a croisé beaucoup de destins, de parcours, on nous a beaucoup demandé si c'était une mode, d'être transgenre », commente la journaliste. « Mais on s'est dit que le regard de la société pouvait aussi changer grâce à ce type de reportages. Beaucoup de médecins sont à l'écoute, et la France change réellement sur le sujet. On a réussi aussi à casser quelques clichés ».

Je suis mon corps

Témoin, Arnaud, 37 ans, « transitionné » qui a un fils de 3 ans, Arthur, et travaille dans la police. Son père, pédopsychiatre, a toujours refusé qu'il devienne un garçon, malgré la souffrance de l'enfant. « C'est la police qui m'a servi de famille », explique-t-il. « Pour la première fois, un reportage nous permet d'expliquer que je ne suis pas né dans le mauvais corps comme on l'entend souvent. C'est que je SUIS mon corps, si vous voyez la différence ».

Isaac, 14 ans, est lui très soutenu par sa famille, ce qui est rarement le cas. « Je compte les gens qui m'appellent Isaac plutôt que par mon ancien prénom, ça veut dire que la personne me soutient », dit le jeune garçon. Enfin, Cédric, qui vit comme Laura dans la campagne bretonne, n'ose pas en parler avec ses parents « de peur de les décevoir ». Il vit aujourd'hui dans un foyer.

Les mentalités changent

Les mentalités évoluent. Aujourd'hui, on ne parle plus de transsexuels, mais de transgenres, et de nombreuses séries ont changé le regard des plus jeunes, comme « Transparent », ou « Hit and Miss ». Même TF 1 a franchi le pas avec « Louis(e) » qui n'était pas une réussite de finesse mais avait l'avantage d'aborder le sujet de front et avec un public plus large que des séries plus justes mais souvent confidentielles.

Les institutions évoluent aussi. Depuis 2016, plus besoin de passer devant un juge pour le changement de sexe, la mairie est la seule à trancher pour le nouveau prénom et très souvent elle dit oui.

Pour Cédric, la fac de Rennes a validé sans hésiter son inscription sous le prénom qu'il s'est choisi. Dans l'Éducation nationale, cela reste du cas par cas. Mais tout bouge : de nombreux pays - la Norvège, Malte... - se sont positionnés pour laisser ouverte l'autodétermination des personnes.

(1) Magazine « Zone Interdite » : « Être fille ou garçon, le dilemme des transgenres. » Ce soir à 21 h sur M6.

10 novembre 2017

Satomi Zpira, néo geisha française

Tous ses gestes sont étudiés, précis, des battements de cils à la position des pieds. Si Satomi Zpira aime se balader à Paris sur ses hauts talons pour profiter de notre belle capitale, elle travaille essentiellement à Osaka au Japon. Cette française d’origine canadienne, s’est construite un personnage de geisha moderne. Même si Satomi a appris les codes traditionnels de ces dames de compagnie, elle en joue à sa manière. Une geisha un peu punk mais une geisha quand même. Je l’ai rencontrée lors d’un de ses passages en France. Après un salut japonais, interview !

Paris Derrière : Qu’est ce qu’une geisha, car il n’y a pas d’équivalent en occident ?

Satomi : « Gei » se traduit par art et « sha » signifie une personne. Donc, c’est une artiste.

Quelle est sa fonction ?

Divertir. Pour cela, la geisha suit un cursus très strict, long, codifié, hiérarchisé. Tout un processus qu’on démarre très jeune. On apprend différentes disciplines : Le koto, un instrument traditionnel à cordes pincées, la harpe, la danse traditionnelle, la cérémonie du thé, l’arrangement floral, le port du kimono, la poésie, la littérature. Cette panoplie va permettre de divertir une clientèle. Ça peut être un homme seul mais le plus souvent des groupes de quatre jusqu’à dix. Pour se payer une geisha pour une soirée, c’est très cher. Donc tout le monde cotise. Et en général, ils font appel à deux ou trois geishas en même temps pour que l’une joue de la musique, l’autre danse par exemple.

Combien ça coute ?

De 500 dollars pour une geisha jusqu’à plusieurs milliers pour toute la soirée avec plusieurs geishas.

En fait, les clients se payent un spectacle. Non ?

Pas seulement, il y a aussi le service, s’asseoir avec eux, discuter, faire des blagues. Des petits jeux traditionnels. C’est un peu la même fonction que les hôtesses de lounge toujours au Japon. Un homme paye cher pour consommer avec une femme qui va lui servir à boire, allumer sa cigarette, discuter de politique, d’économie. Il faut pouvoir ajuster la discussion avec n’importe quel client.

Est-ce que les geishas couchent avec le client ?

Il ne faut pas les confondre avec les oirans qui sont des prostituées. Pour les geishas, si certaines choisissent d’avoir des relations en dehors du cadre professionnel, cela ne regarde qu’elles.

Pourquoi les japonais n’ont pas ces conversations avec leur femme ?

Culturellement l’épouse gère le budget de la famille, elle s’occupe de l’éducation des enfants, le ménage, elle incarne la mère. Tandis que la geisha, c’est quelqu’un à qui l’homme va pouvoir se confier sans qu’il y ait de répercussion sur son couple. Une fois que la discussion est terminée, on n’y reviendra jamais.

De quel personnage occidental la geisha se rapprocherait le plus ?

C’est l’archétype de la femme idéale, qui connaît les arts de l’amour, de la séduction. Ça pourrait être l’équivalent des courtisanes du XVIIIème siècle.

Toi, tu n’es pas du tout dans cette culture là, tu es française d’origine canadienne. Du coup, tu as réinventé le métier à ta manière. Tu es une sorte de geisha contemporaine.

Il y a 7 geishas occidentales au Japon. Elles travaillent dans des maisons de thé, elles ont suivi la formation traditionnelle. Il faut mesurer moins d’1m60, ne pas avoir de tatouage, c’est très strict. Je ne rentre pas dans ces critères. Ma démarche est de sortir de ces codes tout en les utilisant à ma façon pour perturber la tradition. Donc mon parcours est atypique et indépendant. J’ai une formation de danseuse classique mais tout le boulot que j’ai fait ensuite m’a énormément changé. J’ai commencé sur place par la performance et la domination professionnelle. Je maîtrise parfaitement la langue, ça va de soi. À un moment, j’ai eu envie d’amener d’autres éléments plus raffinés et d’intégrer les arts traditionnels à mes prestations. Je trouve le soin du détail très érotique. J’ai pris des cours particuliers dans différentes écoles pour le koto, le port du kimono, la cérémonie du thé. Je dois être capable de tenir une conversation sur des sujets culturels et d’actualité. Et puis, j’étudie en ce moment l’œnologie, des connaissances dont mes clients profitent.

Une soirée type avec un client ?

L’homme a envie de se montrer, de marcher à côté d’une jolie femme. Généralement, il y a un diner dans un restaurant de mon choix. Si j’ai un client qui a un dîner de fonction, je vais porter un kimono que je vais choisir en fonction du contexte, c’est codifié. Il m’emmène avec lui et je participe aux conversations avec ses collègues.

Par ailleurs, Satomi, tu pratiques la domination toujours au Japon. Dans ce cas, est-ce que tu le fais en kimono ou en tenue fetish occidentale ?

Cela va dépendre du contexte. Je fais les deux. Pour une séance de shibari (bondage japonais) où je vais attacher mon client avec des cordes, je préfère le kimono. Mais certains sont fétichistes du cuir ou du latex. Je pratique alors en corset, gants, cuissarde ou catsuit latex.

Est-ce que c’est le même sm qu’en France ?

Pas tout a fait. La notion d’humiliation est beaucoup plus présente au Japon. On ne touche pas les mêmes complexes et le rapport a la nudité est différent tout comme le rapport homme / femme. C’est une société encore très patriarcale et il y a beaucoup de misogynie. Je préfère la domination psychologique ou il y a peu de contacts physiques. Quand je touche, c’est avec des cordes ou des instruments. En France, le sm me semble moins mental, plus axé sur la sexualité.

Tu es domina, pourtant, on imagine les geishas plutôt soumises…

Tout d’abord, je ne mélange pas mon travail de geisha et de domina. Ensuite, l’image de la geisha soumise en fait, est fausse. C’est elle qui contrôle du début à la fin, qui propose, qui incite. Même le système des maisons de thé est matriarcal. C’est une société secrète où les règles sont établies par les femmes pour les femmes. Tout ça au sein d’une société patriarcale, je trouve ça fascinant.

Est-ce qu’il t’arrive de coucher avec tes clients ?

Non.

Satomi, ta clientèle est-elle uniquement japonaise ?

À 99% oui. J’ai mis de longues années à construire ma clientèle selon des critères strictes.

Le fait que tu sois occidentale, ça change quelque chose pour tes clients ?

Oui il y a un certain statut à se montrer avec une occidentale. C’est un signe extérieur de richesse.

Peux-tu nous livrer quelques secrets de séduction de geisha ?

C’est valable pour les femmes comme pour les hommes au fond. Quand les gens veulent séduire, ils en font trop. J’aime bien la subtilité. Quand c’est trop direct, ça devient inintéressant. C’est bien de ne pas trop être obsédé par l’objectif. Alors que montrer sans montrer, être précis, avoir le geste juste sans s’agiter inutilement, c’est très efficace. La séduction, c’est prendre le temps, habiter l’instant, être là et pas ailleurs le nez dans le smartphone. Nous n’avons jamais été aussi connectés et en même temps autant déconnectés des autres et de notre corps.

Quand tu viens à Paris, tu aimes te promener en talons hauts, pour prendre le temps d’admirer notre belle capitale…

Les gens ne profitent pas de cette ville magnifique, ils regardent par terre ou leur téléphone. Beaucoup de femmes portent des baskets pour courir, il faut que ce soit pratique pour être performant, faire un maximum de tâches dans une journée. Alors que si tu portes des talons hauts, tu es obligée de te redresser, lever les yeux, ralentir le rythme, sinon tu tombes. Du coup, tu vois les choses différemment. J’aime ce décalage. Je me balade au bras de mon mari Lukas. C’est dommage que les hommes n’appliquent plus trop cette galanterie. J’en vois qui marchent devant leur femme en talons-aiguilles, ils se plaignent qu’elles ne vont pas assez vite. Marylin Monroe disait « Je m’en fous de vivre dans un monde d’homme tant que je peux être une femme. » Le problème, c’est que nous sommes dans un monde d’hommes où il faut vivre à un rythme imposé par les hommes.

Est-ce que tu travailles parfois à Paris ?

Mes seules interventions sont des workshops shibari ou conférences / tables rondes pour des festivals comme EroSphère. À part ça, j’y passe régulièrement pour mes études en œnologie.

Est-ce qu’il y a de moins en moins de geishas ?

Leur nombre a connu une grosse baisse il y a 10 ans. Mais internet permet de renouveler la profession. De plus en plus de geishas ont des blogs, ça leur permet d’être indépendantes, de quitter les maisons de thé.

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24 septembre 2015

Huit questions que vous vous posez sur l’affaire du « dieselgate »

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Questions-réponses

Quelles sont les voitures concernées ?

Volkswagen avoue avoir triché sur le diesel 4 cylindres 2.0 TDI. C’est le moteur diesel le plus construit du groupe, et vendu surtout en Europe. Il équipe une majorité de modèles chez Volkswagen, Audi, Seat et Skoda. Il s’agit du 2.0 TDI aux normes Euro 5 (produit de 2009 à août 2015) dans ses différentes versions de puissance : 110, 115, 136, 140, 170, 177 et 184 chevaux. La nouvelle norme Euro 6 est obligatoire depuis le 1er septembre et les nouveaux moteurs diesels de VW ne sont pas concernés par cette tricherie.

Comment le groupe a-t-il agi ?

Très simple : dans le logiciel qui pilote l’injection de tous les moteurs, il suffit d’entrer un programme qui détecte les tests de consommation et de pollution – qui se font de façon rigoureusement similaire sur toutes les voitures. Et, à partir de là, de modifier les réglages du moteur, pour que la consommation diminue fortement (et, avec elle, les rejets de gaz carbonique) ou, sur les diesels, pour que les rejets d’oxydes d’azote (nocifs pour l’appareil respiratoire) soient diminués. Et ils peuvent être divisés par… trente-cinq ! Lorsque vous conduisez, vous ne ressentez rien : votre voiture a des performances normales. Vous ignorez qu’elle est capable de détecter spontanément les tests de consommation ou de pollution de l’homologation. Pour l’instant, il n’a pas été démontré que d’autres constructeurs avaient équipé leurs modèles de logiciels chargés de tricher.

Les chiffres des autres constructeurs sont-ils fiables à 100 % ?

Non, parce qu’il est également possible d’embellir la réalité tout en respectant les règles. Toutes les marques ont joué avec le laxisme des homologations, particulièrement en Europe. Les constructeurs peuvent fournir autant de voitures qu’ils veulent pour les diverses mesures, celles destinées à l’évaluation des performances sont affûtées dans ce sens (mais elles consomment et polluent nettement plus). Et celles qui réalisent les tests de pollution, sont optimisées à l’inverse. Au final, les chiffres annoncés ne correspondent pas à la réalité, mais validés. Il en va de même pour les consommations. Les voitures sont préparées pour les tests : huiles de moteur et de boîte de vitesse spécialement fluides, alternateur parfois débranché, pneus à la limite du surgonflage… Autant de petits « trucs » pour gagner des décilitres de carburant ( lire également dans notre rubrique Auto, en fin de journal ).

Les moteurs à essence sont-ils épargnés par les tricheries ?

Pas du tout ! Aucun type de moteur n’échappe à ces tours de passepasse. Et tous peuvent être dotés d’un logiciel capable de détecter un test de consommation ou de pollution.

Si j’ai acheté une voiture qui pollue plus que prévu, me suis-je fait avoir ?

Oui. De même que si vous avez acheté une voiture qui consomme plus que ce qui est marqué dans les documents du constructeur. Cette fraude relève de la publicité mensongère : vous avez été trompé sur un critère d’achat important.

Puis-je faire modifier ma voiture pour qu’elle corresponde aux chiffres annoncés ?

Totalement utopique. S’il faut replacer la voiture dans les conditions du test, avec une gestion moteur dédiée à la moindre consommation, ou à la moindre pollution, elle « n’avancera plus » ! Concernant les oxydes d’azote, le seul moyen serait de doter la voiture d’un système permettant de traiter ce polluant à la sortie du moteur. Mais cela coûterait 2 500 à 4 500 €.

Puis-je contraindre le constructeur à effectuer des modifications sur ma voiture ?

Il est techniquement impossible de faire correspondre les chiffres de performances avec ceux de consommation annoncés. Sur les diesels de la précédente norme Euro 5, il est impossible de combiner, en plus, la basse consommation revendiquée et les faibles rejets d’oxydes d’azote.

Que se passe-t-il si je viens d’acheter une Volkswagen ?

Légalement, la tromperie sur une caractéristique importante du bien acheté autorise tout client à annuler sa commande ou sa vente, en récupérant les sommes versées. À ce stade, la tricherie du groupe Volkswagen est reconnue uniquement sur les modèles dotés du moteur 2.0 TDI sans filtre à oxyde d’azote, donc sur des autos vendues avant le 1er septembre 2015 (sauf écoulement des stocks). Là, votre préjudice est réel : outre le fait de consommer plus, et de polluer plus, vous allez aussi voir la cote de votre voiture sans doute baisser, en raison de ce scandale qui va ternir l’image du constructeur. Article de Jean-Rémy MACCHIA.

24 septembre 2015

Le calendrier Pirelli 2016 va faire le buzz (mais sans femme dénudée)

Pour l'édition 2016 de son fameux calendrier, la marque italienne de pneumatique a laissé carte blanche à Annie Leibovitz. La photographe américaine a choisi de shooter des femmes influentes et de rompre avec les photos érotiques.

Comment faire le buzz lorsqu'on édite chaque année un calendrier rempli de photos de mannequins et d'actrice très dénudées? Réponse, en faisant l'inverse. Pour son édition 2016, le mythique calendrier Pirelli a confié à nouveau à la star des photographes Annie Leibovitz (elle avait déjà opéré en 2000) le soin de choisir ses modèles. Et première surprise, le casting ne fait pas la part belle cette année aux mannequins et actrices à la plastique parfaite.

L'Américaine a choisi des femmes influentes et accomplies. Comme la productrice de cinéma Kathleen Kennedy (qui a relancé Star Wars avec Disney), l'artiste et veuve de John Lennon Yoko Ono, la chanteuse Patti Smith, la tennis-woman Serena Williams ou encore la jeune blogueuse mode Tavi Gevinson, star des fashionistas aux Etats-Unis. Il y a bien quelques actrices (la chinoise Yao Chen, l'humoriste Amy Schumer) et une mannequin (la Russe Natalia Vodianova) mais c'est leur parcours étonnant (Vodianova vient d'un milieu d'une extrême pauvreté) que la photographe a voulu souligner. Le parcours plus que les courbes

Et non leurs courbes. D'ailleurs, et c'est la seconde innovation, les femmes dans le "Cal" 2016 ne seront pas dévêtues. "Ce calendrier est complètement différent, c'est un nouveau départ, explique Annie Leibovitz au site Business Insider. Je voulais que les femmes paraissent fortes mais naturelle et j'ai décidé d'opter pour un simple shooting en studio." En règle générale, les femmes du calendrier sont photographiées dans des lieux enchanteurs aux quatre coins du monde (Californie, Shanghai, Rio, les Bahamas...).

Un calendrier Pirelli 2016 qui troque le glamour et l'érotisme qui ont fait sa réputation pour la simplicité et les valeurs. Une façon résolument nouvelle de faire parler de soi.

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23 septembre 2015

23 SEPTEMBRE À 18 HEURES : INAUGURATION D'UNE SCULPTURE EN HOMMAGE AUX LANCEURS D’ALERTE SUR L’ESPLANADE DU CENTRE POMPIDOU

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Pour rendre hommage aux lanceurs d’alerte, et sur une proposition de Reporters sans frontières, le Centre Pompidou accueille sur son esplanade du 23 au 27 septembre le projet artistique de mobilisation citoyenne Anything to say?. Cette installation dans l’espace public, initiée par l’artiste Davide Dormino et le journaliste Charles Glass, circule dans plusieurs métropoles européennes en 2015.

Les exemples de lanceurs d’alerte poursuivis, condamnés ou victimes de harcèlement judiciaires se multiplient ces dernières années, tant aux Etats-Unis qu’en Europe. Pour faire connaître ces lanceurs d’alerte, leur rôle, leur combat, RSF installe, en partenariat avec le Centre Pompidou, une sculpture de l’artiste italien Davide Dormino sur l’esplanade du Centre Pompidou. Cette œuvre consiste en quatre chaises disposées sur une place publique. Sur trois d’entre elles, des figures en bronze représentent les trois célèbres lanceurs d’alerte Julian Assange, Edward Snowden et Bradley Chelsea Manning. Les passants sont ainsi invités à monter sur la quatrième chaise, geste qui symbolise l’acte de prendre la parole en public et la volonté de défendre les droits universels.

Cette sculpture de Davide Dormino rend hommage à celles et ceux qui, partout dans le monde, choisissent de se mettre en danger pour défendre les droits de tous à une information libre, en révélant des faits et des réalités que des institutions publiques ou privées s’emploient à cacher ou à minimiser.

L’œuvre Anything to say? a déjà été présentée à Berlin, Dresde, et Genève, avant d’arriver pour une semaine à Paris. Reporters sans frontières et les initiateurs du projet remercient le Centre Pompidou et la Mairie de Paris pour leur aide dans l’organisation de cette installation.

http://davidedormino.com/

https://www.facebook.com/davide.dormino

http://fr.euronews.com/2015/05/01/lanceurs-d-alerte-les-trois-icones-contemporaines-de-davide-dormino/

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19 septembre 2015

Les Galeries Lafayette et Laetitia Casta, c'est fini

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Laetitia Casta grimée en Fifi Brindacier vêtue de collants à rayures devant l'objectif de Jean-Paul Goude appartient au passé. Désormais, les affiches laisseront voir huit personnalités du monde artistique et créatif français: la danseuse étoile Marie-Agnès Gillot, les mannequins Camille Rowe-Pourcheresse et Anais Mali, le chef cuisinier Pierre Jancou, la chroniqueuse de mode Mademoiselle Agnès, le mannequin et musicien Gabriel-Kane Day-Lewis (fils de Daniel Day-Lewis et d'Isabelle Adjani) ainsi que les jumeaux danseurs Les Twins. La photographe de mode Paola Kudacki a réalisé les clichés.

Cette nouvelle campagne a pour slogan "Le nouveau chic", une manière pour la direction des Galeries Lafayette de se détacher d'une image trop "luxe".

En plus d'affiches gigantesques placardisées dans toute la France, la stratégie sera également étendue sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter grâce au hashtag #lenouveauchic.

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http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/2015/09/12/32615184.html#comments

30 octobre 2017

Après Polanski, la Cinémathèque honorera Jean-Claude Brisseau, condamné pour agression sexuelle

POLEMIQUE Jean-Claude Brisseau a été condamné en 2005 pour harcèlement sexuel sur deux actrices, et en 2006 pour agression sexuelle sur une troisième actrice…

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Un nouveau bad buzz à venir pour la Cinémathèque Française ? Alors que la rétrospective consacrée à Roman Polanski, accusé par cinq femmes de viols et d’agressions sexuelles, fait l’objet de nombreuses critiques en plein scandale Harvey Weinstein, et au milieu des hashtags #BalanceTonPorc et #MeToo, Laure Salmona, militante féministe à l’origine de la pétition pour l’annulation de la rétrospective Polanski, rappelle que la Cinémathèque entend aussi honorer Jean-Claude Brisseau en janvier 2018. Le réalisateur de Noce Blanche a été condamné en 2005 pour harcèlement sexuel sur deux actrices, et en 2006 pour agression sexuelle sur une troisième actrice. La cinémathèque a déjà programmé l’avant-première de son nouveau film, en sa présence, l’institution ne voulant « se substituer à aucune justice ».

Des « crimes sexistes » justifié par sa « position d'“artiste” »

Tandis que la cinémathèque salue l’un des cinéastes les « plus singuliers d’aujourd’hui » et une « œuvre mélodramatique et engagée, romantique et érotique, philosophique et sensuelle », le collectif Osez le féminisme dénonce la célébration d’« agresseurs impunis ».

« La programmation inclut Les Anges exterminateurs, film d’auto-absolution du cinéaste, justifiant ses crimes sexistes par sa position d’“artiste”, et renvoyant la responsabilité sur les actrices, “transgressives” et “perverses” », rappelle Osez le féminisme dans un communiqué.

La pétition réclamant l'annulation de la rétrospective Polanski, mise en ligne vendredi dernier et adressée à la Cinémathèque, a recueilli plus de 27.000 signatures. L'association Osez le féminisme organise un rassemblement à la Cinémathèque française à Paris, le 30 octobre à 20 heures, au moment où aura lieu la soirée d’inauguration de la rétrospective en présence de Roman Polanski. Nul doute que la rétrospective Jean-Claude Brisseau recevra le même accueil de la part des féministes en janvier.

29 octobre 2017

L'image vintage du week-end : Catherine Deneuve et Yves Saint Laurent en 1966

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Plus de 40 ans d'amitié unissait Catherine Deneuve et Yves Saint Laurent. Deux légendes françaises qui se sont rencontrées en 1965 pour ne plus se lâcher dès le tournage de "Belle de jour". La preuve en image.

1966, Catherine Deneuve a tout juste 23 ans et se révèle en jeune première du cinéma français. Face à elle, Yves Saint Laurent, créateur de génie à la timidité extrême. Ce qui les réunit ? Le film Belle de jour de Luis Buñuel dans lequel la jeune fille incarne une épouse en proie à une double vie. Le designer de 30 ans signe, quant à lui, tous les costumes du long-métrage, à la demande de l’actrice tombée sous le charme de ses créations l’année précédente. De là naît une véritable relation d’amitié. Tous deux pudiques à leur manière, Catherine Deneuve et Yves Saint Laurent deviennent alors un duo incontournable. Au premier rang des défilés, lors d’essayages en boutique, dans les soirées de la capitale… Chaque retrouvaille est unique comme le confiera encore l’actrice des décennies plus tard. Pour preuve de ce lien indéfectible, un shooting des deux oiseaux de nuit dans l’œil d’Helmut Newton en 1981 pour fêter les 20 ans de carrière d’Yves Saint Laurent. Une amitié que les deux ne cesseront de louer. "Ma plus belle histoire d’amour c’est vous", saluera Catherine Deneuve en janvier 2002 lors du défilé anniversaire des 40 ans de création d’Yves Saint Laurent.

Crédit image : Alain Nogues / Sygma / Getty images

16 septembre 2015

Photos : Terry Richardson - Kylie Jenner VS Blac Chyna : décolleté affriolant ou fessier XXL, laquelle est la plus sulfureuse ?

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 Kylie Jenner

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Blac Chyna

Bien décidée à descendre son ennemie coûte que coûte, Blac Chyna a une nouvelle fois lynché Kylie Jenner. Une guerre qui semble sans fin.

Le passe-temps de Blac Chyna n’a pas changé, s’en prendre à Kylie Jenner est bel et bien son activité favorite. Il faut dire qu’elle a encore du mal à accepter que le père de son fils sorte avec une jeunette de 18 ans. Alors forcément, tous les coups sont permis. Et c’est la poitrine de cette dernière qu’elle a récemment critiquée. En effet, Blac serait persuadée que Kylie a refait ses seins : "Blac pense que tout est faux chez Kylie; ses lèvres, ses cheveux et oui, ses seins (...) Blac pense effectivement que c'est triste et pathétique et que Kylie devrait arrêter alors qu'elle est en tête" a confié un proche à Hollywood Life. Suite à ça, la plus jeune du clan Kardashian-Jenner a riposté. Via son tout nouveau site, la it-girl a dévoilé à ses fans comment elle faisait pour obtenir une poitrine généreuse à l’aide de push-up.

L’hôpital qui se moque de la charité ?

En effet, si Blac a raison de pointer le doigt sur les excès de l’adolescente, elle ferait mieux de se regarder avant. Une chose est sûre, elle est passée plusieurs fois sous le bistouri et en partie pour ses seins !

Et c’est d’ailleurs à l’aide d’un shooting très sexy qu’elle a mis en avant sa poitrine XXL. Afin d’immortaliser sa nouvelle chevelure bleu électrique, Blac a posé devant un photographe professionnel, habillée d’une veste en cuir sans rien en dessous. Une belle stratégie pour dévoiler ses courbes volumineuses et de faire languir quelques hommes au passage. Décidément, on ne la changera pas cette Blac Chyna.

29 octobre 2017

Ksenia Sobtchak - opposante à Vladimir Poutine

Moscou 24 octobre. Conférence de presse de Ksenia Sobtchak. Six jours plus tôt, cette célébrissime animatrice de télévision, ancienne icône de la jet-set, la moscovite des années 2000, a présenté sa candidature à la présidentielle russe de 2018 comme opposante à Vladimir Poutine. Fille de l'ancien maire de Saint-Pétersbourg, non affiliée à un parti, elle entend incarner le vote "contre tous". #KseniaSobtchak #vladimirpoutine #campagneelectorale #Russie

ksenia

Photo Maxim Shemetov @reuters #maximshemetov

Retrouvez notre #tourdumonde des photos marquantes de la semaine sur Courrierinternational.

14 septembre 2015

Morbihan : Sept radars à double sens mis en service ce lundi

Sept radars fixes flasheront désormais les voitures dans les deux sens de circulation, sur les routes du département. Des panneaux de signalisation ont déjà été installés.

Le doute est levé. Depuis quelques mois, certains radars, comme celui d’Elven, sur l’axe Vannes-Redon, sont signalés par des panneaux situés dans les deux sens de circulation. Des automobilistes ont même été flashés… Le radar, comme d’autres, était en phase de test. Mais dès aujourd’hui, ceux qui rouleront trop vite recevront des amendes. Sur les 29 radars du Morbihan, sept flasheront les automobilistes à double sens. Ce sont des radars fixes qui existaient déjà et qui ont subi des adaptations techniques.

A Elven (10)

Sur la D775, au niveau du lieu-dit Le Halinier, près de La Vraie-Croix. Vitesse autorisée : 90 km/h.

À Kervignac (11)

Sur la D781, entre Kervignac et Hennebont, à 200 m après l’arrêt de bus entre le Hingair et le Clouestro. Vitesse autorisée : 90 km/h.

À Marzan (12)

Sur la D139, entre Marzan et Questembert, environ 2 km après la sortie de la nationale 165. Vitesse autorisée : 90 km/h.

À Quéven (14)

Sur la D765, au niveau du lieudit Penquelen. Vitesse autorisée : 90 km/h.

À Plouhinec (17)

Sur la D9, vitesse autorisée : 90 km/h.

À Molac (18)

Sur la D5, non loin de la zone artisanale de la Brouée. Vitesse autorisée : 90 km/h.

À Moustoir-Ac (19)

Sur la D767, au niveau du lieu-dit Kervéhel. Vitesse autorisée : 90 km/h.

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21 septembre 2015

L’Élysée déroule le tapis vert pour le climat

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François Hollande a officiellement présenté dernièrement la Cop21, la conférence mondiale sur le climat. 40 000 personnes et 195 nations sont attendues en décembre sur le site du Bourget.

Repères Tapis vert

400 personnes – élus, membres d’ONG environnementales, chefs d’entreprises, scientifiques, artistes… – étaient invitées, hier matin, à l’Élysée pour la présentation officielle par le président de la République de la Cop21. Pour l’occasion, le tapis rouge habituellement déroulé au pied du perron s’était teinté de vert.

C’est quoi la Cop21 ?

Ce sigle signifie qu’à Paris, du 30 novembre au 11 décembre, va se dérouler la 21e conférence des parties. À l’invitation de la France, mais sous l’égide de l’Onu, les représentants de 195 pays vont tenter de se mettre d’accord sur les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter le réchauffement de la planète (lire aussi en une) .

Pourquoi la France ?

Parce qu’elle était la seule à se porter candidate. Ce type de conférences est très lourd à organiser, coûte cher (170 millions d’euros pour celle de Paris) et, si elles sont marquées par un échec comme celle de Copenhague en 2009, peuvent nuire à l’image du pays. La France a fait le pari inverse. Elle entend démontrer sa capacité à organiser un grand événement mondial, au moment où Paris est candidat aux Jeux olympiques de 2024.

Des retombées économiques

51 000 nuitées d’hôtel ont déjà été réservées, notamment dans la zone de Roissy et du Bourget. Les emplois générés vont bénéficier de façon prioritaire aux habitants des environs : 1 500 pour l’aménagement, 900 pour le personnel d’accueil, 480 pour la restauration, 120 pour le traitement des déchets. Les entreprises présentes espèrent démontrer leur savoir-faire et décrocher des contrats.

Tous au Bourget

Installé sur le tarmac de l’aéroport, le site de la conférence sera divisé en trois zones : le centre de conférence, géré par l’Onu et accessible aux quelque 20 000 personnes accréditées, un espace baptisé Générations Climat pour les 2 000 ONG et le grand public et une galerie d’exposition pour les entreprises. Un centre de presse sera construit pour accueillir les 3 000 journalistes attendus. Au total, près de 40 000 personnes occuperont le site. Cent six gardes des Nations unies et 292 agents privés assureront la sécurité dans le centre de conférence onusien. 1 500 policiers, gendarmes et pompiers français seront mobilisés sur le site et ses abords.

Exemplarité

Malgré le feuilleton de l’écotaxe et les tergiversations sur la fermeture, pourtant promise, de la centrale nucléaire de Fessenheim, le gouvernement français veut jouer la carte de l’exemplarité. Hier, Ségolène Royal a rappelé l’importance de la loi sur la transition énergétique tout juste votée. Manuel Valls a confirmé« la suppression immédiate des crédits à l ’exportation pour les centrales à charbon dénuées de dispositifs de capture et de stockage du CO2 ». De son côté, François Hollande a promis de tout faire pour mettre en place une taxe européenne sur les transactions financières (TTF) qui serait en partie affectée à la lutte contre le réchauffement climatique.

Grandes phrases

Chacun des intervenants a souligné l’urgence de la situation. Pour Laurent Fabius, obtenir un accord« est vital, nous n’avons plus le choix » .Pour Nicolas Hulot :« Paris doit être un moment de vérité et de solidarité. » Ségolène Royal :« C’est notre avenir sur terre pour les générations futures que nous allons décider. » Manuel Valls :« Ne rien faire pour le climat serait un cataclysme écologique, économique, humanitaire et sécuritaire. » La navigatrice Catherine Chabaud a aussi rappelé :« Un océan en bonne santé, c’est un climat protégé. »

Grosses inquiétudes

Maintenir le réchauffement climatique sous la barre des deux degrés d’ici à la fin du siècle, mettre en place une économie qui se détourne des énergies fossiles, trouver 100 milliards de dollars par an pour aider les pays du Sud à se développer et à se protéger des phénomènes climatiques ne sera pas chose facile. François Hollande l’a reconnu :« Il y a un risque majeur que nous échouions. » « On a une chance, mais ce sera difficile », concède Laurent Fabius. Laurence Tubiana, diplomate chargée des négociations, a temporisé :« Cette conférence ne va pas ressembler aux autres, à cause de la perception accrue des risques et de la maturité des solutions que l’on peut proposer. » Rendez-vous le 11 décembre. Article de Philippe LEMOINE.

12 juin 2018

Donald Trump et Kim Jong-un écrivent l’Histoire au rendez-vous de Singapour

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Par Gilles Paris, Singapour, envoyé spécial - Le Monde

Après une longue poignée de mains, les deux dirigeants se sont entretenus pendant trente-huit minutes, mardi 12 juin, dans la cité-Etat. Cette rencontre inédite n’est que la première étape de négociations qui s’annoncent compliquées.

A l’heure dite, une page d’Histoire a été écrite à Singapour, mardi 12 juin. Kim Jong-un et Donald Trump se sont avancés l’un vers l’autre, longeant un mur de drapeaux de la Corée du Nord et des Etats-Unis, avant de se serrer longuement la main. Les deux hommes, qui échangeaient les insultes il y a encore moins d’un an – lorsque le président des Etats-Unis évoquait à la tribune de l’ONU l’hypothèse d’une « destruction totale » du régime nord-coréen en cas d’agression contre son pays ou l’un de ses alliés –, ont pu mesurer le chemin parcouru lors d’un premier tête-à-tête de trente-huit minutes, avec leurs interprètes, précédé par quelques mots livrés à la presse. « Beaucoup de gens vont considérer ça comme de la science-fiction », a assuré le dirigeant nord-coréen dans la matinée.

Premier arrivé à l’hôtel de luxe sélectionné pour abriter ce sommet sans précédent et placé sous haute surveillance, Kim Jong-un a convenu que « le chemin pour en arriver là n’a pas été facile ». « Les vieux préjugés et les anciennes habitudes ont été autant d’obstacles, mais nous les avons tous surmontés pour nous retrouver ici aujourd’hui », a-t-il poursuivi. Ses premières paroles à l’endroit de celui qu’il qualifiait encore, il y a quelques semaines, de « vieux gâteux », ont été des plus amènes : « Ravi de vous rencontrer, Monsieur le président », a-t-il alors assuré.

Donald Trump, qui affiche son optimisme depuis qu’il a pris la décision de répondre favorablement à une offre de rencontre du dictateur nord-coréen en mars, n’a pas été non plus avare d’amabilités. « C’est un honneur, nous allons avoir une relation formidable », a-t-il estimé, d’ores et déjà convaincu que ce sommet sera « un immense succès ». Le président des Etats-Unis, qui n’avait pas exclu, par le passé, de quitter la rencontre en cas de désaccord, avait assuré samedi qu’il serait à même de jauger les chances de réussite dès « la première minute ».

Une seconde, puis une troisième poignée de main, lorsque les deux hommes se sont retrouvés en compagnie de leurs entourages respectifs pour une négociation plus approfondie, ont attesté que Kim Jong-un avait passé avec succès cette épreuve. Un déjeuner commun a également permis ensuite de mettre en scène cette relation naissante.

Longues négociations à venir

Les deux hommes, il est vrai, sont pour l’instant unis par un même souci : montrer que leur pari est payant. Pour le dirigeant nord-coréen, qui s’était autorisé une déambulation nocturne dans Singapour, la veille, en compagnie de ses hôtes singapouriens, le gain d’une rencontre avec le dirigeant de la première puissance mondiale, l’ennemi stigmatisé de longue date par la propagande de Pyongyang, est manifeste. Donald Trump, de son côté, peut se prévaloir d’une détente obtenue en prenant le contre-pied de ses prédécesseurs, qui ont toujours considéré, quelles que soient les administrations, qu’une rencontre au sommet ne pourrait que couronner de longues négociations. « Nous allons régler le problème », a-t-il commenté mardi matin.

Peu après l’entrevue, Donald Trump, qui a évoqué une « rencontre fantastique » avec Kim Jong-un, a annoncé qu’il allait signer un document avec le leader nord-coréen, dont il n’a pas précisé la teneur.

Le plus dur, si l’on se fie aux tentatives de négociations précédentes – toutes sanctionnées par des échecs –, reste pourtant à venir pour les deux hommes. Les Etats-Unis n’entendent pas atténuer le régime de sanctions imposé en 2017 avec le soutien de la communauté internationale, aux Nations unies, tant qu’une dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible » de la Corée du Nord n’aura pas été établie. Pyongyang, pour sa part, a écarté un processus dans lequel il n’obtiendrait rien de Washington en échange, sans pour autant avoir publiquement avancé une liste de demandes.

L’importance prise au cours des dernières semaines par le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, fort de la connaissance du dossier nord-coréen obtenue lors de son passage à la direction de la CIA, a donné des marges de manœuvres plus importantes à Donald Trump que celles qu’aurait sans doute autorisées le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, un ennemi de longue date de Pyongyang. Malgré le premier succès que constitue en elle-même la rencontre de Singapour, le « processus » américano-nord-coréen n’en est encore qu’à ses débuts.

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26 octobre 2017

PLOERMEL : Une croix au-dessus d'une statue de Jean-Paul II doit être retirée

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Le Conseil d'État a confirmé mercredi sa décision prononcée en première instance, de retirer une croix surplombant la statue de Jean-Paul II installée sur une place de Ploërmel (Morbihan), au nom du respect de la loi de séparation des Églises et de l'État.

La commune a six mois pour procéder à ce retrait, mais la statue en elle-même n'est pas remise en cause.

"Dès lors que la croix constitue un signe ou un emblème religieux au sens de l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905 et que son installation par la commune n'entre dans aucune des exceptions ménagées par cet article, sa présence dans un emplacement public est contraire à cette loi", a expliqué la plus haute juridiction administrative dans un communiqué.

La statue, don de l'artiste russe Zourab Tsereteli, avait été installée sur une place de Ploërmel sous une arche surmontée d'une croix, après une délibération de la commune du 28 octobre 2006.

La Fédération morbihannaise de la libre pensée et deux habitants de la commune avaient saisi le tribunal administratif de Rennes après le refus implicite du maire de retirer le monument, d'une hauteur de 7,5 mètres.

Le 30 avril 2015, le tribunal avait enjoint au maire de Ploërmel de faire procéder, dans un délai de six mois, au retrait du monument de son emplacement. Une décision annulée le 15 décembre 2015 par la cour administrative d'appel de Nantes qui invoquait une erreur de droit.

Le Conseil d'État a en partie donné raison au tribunal administratif en estimant que la croix était contraire à la loi de 1905, qui interdit "d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public".

Contrairement au tribunal, il estime en revanche "que l'arche ne saurait, par elle-même, être regardée comme un signe ou emblème religieux" au sens de la loi. Le Conseil d'État ne se prononce pas sur le retrait de la statue en elle-même, la délibération la concernant étant devenue définitive. La commune devra verser 3.000 euros aux requérants.

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26 octobre 2017

Erdeven. Physalies : la baignade interdite sur les plages

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Après l'échouage d'une cinquantaine de physalies sur une plage ce mercredi 25 octobre, la mairie d'Erdeven a décidé d'interdire la baignade sur le littoral de la commune. Saint-Pierre-Quiberon et Plouharnel doivent faire de même.

Après l'échouage de physalies sur la plage de Kerhillio ce mercredi 25 octobre, la mairie d'Erdeven a décidé d'interdire la baignade sur son littoral.

Les maires d’Erdeven, Plouharnel et Saint-Pierre-Quiberon avaient échangé entre eux un peu avant midi ce mercredi. Ils s'étaient posés la question d’arrêtés d’interdiction de baignade. A ce moment, il n’y avait « que pas ou peu de physalies », explique Dominique Riguidel, maire d’Erdeven. Ils avaient alors décidé « d’attendre quelques heures pour se prononcer ».

Or un « échouage important » a ensuite été constaté à Kerhillio, à Erdeven : « Une cinquantaine de physalies. » Erdeven a donc pris un arrêté. Saint-Pierre et Plouharnel devraient faire de même.

Pour l’instant, la commune de Quiberon n’est pas concernée par les physalies, indique Bernard Hilliet, le maire.

12 septembre 2015

Galerie Azzedine Alaïa - World Press Photo - vu hier soir

La Galerie Azzedine Alaïa présente les lauréats du World Press Photo 2015 du 4 au 27 septembre 2015. Une occasion unique de parcourir une année entière de photo-journalisme à travers les clichés les plus poignants de 2014...

Le World Press Photo Tour revient à Paris pour la présentation annuelle des lauréats du concours de photo-reportage : l'exposition prévue à la Galerie Azzedine Alaïa revient alors sur les plus beaux travaux de photo-journalistes pour l'année 2014.

En effet, le World Press Photo rend hommage aux plus grands photographes de presse dans dix catégories différentes : la vie quotidienne, les informations générales, les sujets contemporains, les spots d'information, les protagonistes de faits divers, la nature, les portraits posés, les sports et les sports feature.

Pour la 58ème édition -primant les photos de l'année 2014- près de soixante photos furent sélectionnées parmi plus de 100.000 photos soumises au jury : ainsi, l'exposition dévoile ces chefs d'oeuvre de réalisme, photos volées par ces journalistes toujours en quête d'inédit.

Aussi, un focus sera donné à Mads Nissen, auteur de la World Press Photo de l'année 2014 : ce photographe a immortalisé un couple gay dans un moment d'intimité, à Saint-Pétersbourg.

Au final, l'exposition rend hommage à ces photographes hors du commun sans qui l'information ne serait complète en présentant près de 60 clichés, dans une magnifique rétrospective des événements de l'année 2014.

Infos pratiques:

World Press Photo Tour à Paris

Du 4 au 27 Septembre 2015,

Lieu : Galerie Azzedine Alaïa

Horaires : 11h-18h tous les jours

Entrée libre

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Voir mes précédents billets sur le World Press Photo :

WORLD PRESS PHOTO à la Galerie Azzedine...  22/06/2014

WORLD PRESS PHOTO à la Galerie Azzedine...  13/06/2014

World Press Photo     16/02/2014

FEMEN : World Press Photo 2012 (rappel)  30/12/2012

Rappel - World Press Photo 2012 : FEMEN            27/12/2012

Javier Manzano (photoreporter)         29/10/2012

Pour y accéder (après avoir noté les différentes dates) voir l'historique en cliquant sur le lien suivant : http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/index.html 

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12 septembre 2015

Guy Gilbert « impressionné » par le pape François

Le « curé des loubards » était invité à célébrer la messe, hier, au Vatican, à la veille de ses 80 ans. Le père Guy Gilbert, connu pour son franc-parler et son éternel blouson de cuir couvert de pin’s, s’est dit « impressionné » par le pape François, et son « charisme déboulonnant ». Chaque matin à 7 h, le pontife argentin célèbre la messe en privé avec une poignée d’invités à la Maison Sainte Marthe, où il réside. Après la célébration, Guy Gilbert a pris son petit-déjeuner à la résidence. « Je ne m’attendais pas à le voir manger avec nous, et griller lui-même ses tartines ! Il est comme un curé de campagne, mais vêtu de blanc », a-t-il expliqué. « François est le pape qui humanise et transfigure l’Église. Finies les cérémonies fastueuses, l’Église a besoin maintenant de simplicité », a ajouté le prêtre.

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12 septembre 2015

Quels réfugiés sont les bienvenus en Europe ?

IMG_5138Angela Merkel ouvre les portes de l’Allemagne en grand aux Syriens, mais Paris et Berlin jugent que les migrants des Balkans ne sont pas en danger. Les critères de « tri » devraient être durcis.

Syrie et Irak

Pour les Syriens et les Irakiens, obtenir l’asile dans un pays de l’Union ne devrait pas poser de difficulté majeure. Les premiers sont, à l’évidence, exposés au danger, qu’il s’agisse de la répression orchestrée par le régime de Bachar al-Assad, ou des exactions systématiques perpétrées par le groupe État islamique (Daech) contre ceux qui n’appartiennent pas à l’islam sunnite. De même, les chrétiens et yézidis du nord de l’Irak occupé par Daech n’auront aucune difficulté à invoquer le danger.

Balkans

Inversement, les migrants du Kosovo, d’Albanie, de Serbie ou de Macédoine vont trouver porte close. Paris et Berlin ont adhéré au« mécanisme de répartition obligatoire » des réfugiés (160 000 dans un premier temps) voulu par Jean-Claude Juncker. Mais ils exigent de l’UE, en contrepartie, une liste des« pays sûrs » commune aux Vingt-Huit. Angela Merkel a fait savoir que les pays balkaniques étant candidats à l’UE, ils ne peuvent« par définition pas être des pays où il y a des poursuites politiques ou des guerres civiles en cours, donc des situations qui nécessiteraient une protection » . L’an dernier, seuls 1 % des demandeurs d’asile des Balkans ont obtenu satisfaction.

Érythrée

Les Érythréens bénéficient d’une relative bienveillance, même si le statut de réfugié défini par la Convention de Genève (1951) implique d’avoir été individuellement victime ou menacé de persécution. L’Érythrée a été transformée en un gigantesque camp d’internement par Isaias Afewerki, le père de l’indépendance (1993). Pour les hommes, le service militaire ne s’arrête… jamais. Les Érythréens qui traversent la Méditerranée devront toutefois se faire enregistrer dans les « hot spots » en Italie, destinés à distinguer les réfugiés des migrants économiques africains,« que l’on ne peut pas accueillir » et pour lesquels« des raccompagnements devront se faire » , insiste François Hollande.

Autres pays

Le même critère de tri, assorti d’un examen individuel rigoureux, s’appliquera aux migrants d’Afghanistan, du Nigeria, du Pakistan, de Russie ou d’Ukraine, pays où l’ensemble de la population n’est pas menacé. Au Pakistan, par exemple, les chiites et les chrétiens sont régulièrement victimes d’attentats. Au Nigeria, État démocratique, les civils qui fuient le groupe djihadiste Boko Haram peuvent trouver refuge dans la moitié sud du pays, relativement prospère. Article de Bruno RIPOCHE.

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21 octobre 2017

Francis Giacobetti

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FRÉDÉRIC BEIGBEDER 

Francis Giacobetti est l’un des plus grands photographes français vivants. Il a photographié les plus belles femmes du monde, les plus grandes stars, et a été l’ami des plus grands artistes, dont César et Francis Bacon. Il est avant tout, pour beaucoup de français, l’homme derrière la photographie de l’affiche du film Emmanuelle. Le 17 octobre 2017, Artcurial, à Paris, propose ainsi à toute une génération qui a grandi avec son vocabulaire stylistique une vente événement et monographique de ses images. Pour la première fois, le photographe disperse aux enchères 33 clichés emblématiques, piochés dans plus de 55 ans de carrière.

« Giaco » pour les intimes... Ce nom évoque toute une légende... Déjà, il est à une consonne près celui d’Alberto Giacometti, grand amateur de silhouettes filiformes... Francis Giacobetti les aimait plus généreuses. Il est l’homme discret qui remplissait tout le magazine Lui de séries sublimes, sous différents pseudonymes... Toute une époque où la fête et l’art ne faisait qu’un... Un monde de légèreté, d’hédonisme : l’après-guerre, les sixties, la libération de la France puis de la femme et – simultanément – de la sexualité... Jane Birkin, Brigitte Bardot, Mireille Darc... Giaco eut un fils avec Carole Bouquet... Je n’ai jamais compris pourquoi les féministes militaient contre Lui.

Il est tellement clair aujourd’hui que, pendant les années soixante et soixante-dix, le féminisme et la libération sexuelle étaient un seul et même combat. Giaco faisait partie de la bande à « Daniel » Filipacchi (avec Demachy Dumoulin, Pagniez)... Tout leur réussissait... Comme je regrette de n’être pas né deux décennies plus tôt... Peut-être aurais-je eu la chance de les suivre sur des plages de bonheur. Mais nous nous sommes (un peu) rattrapés, sur le tard. C’est important, ces passages de témoin entre générations. Sans mémoire, l'art se meurt.

Actuellement, tous les jeunes photographes se réclament du travail de Francis Giacobetti. Quel photographe a été plus copié, plagié, détourné, imité ? Il est la référence en matière de beauté alanguie, d’érotisme balnéaire, de courbes moites, d’ombres qui révèlent. Il utilisait très peu de lumières artificielles, ou pas du tout. Il choisissait des îles exotiques (les Seychelles, Maurice, les Bahamas), avec quelques belles personnes cambrées. Dieu faisait l’essentiel du boulot : les corps et l’éclairage, et Francis appuyait sur le déclencheur au moment de jouir !

Giaco a imaginé des couvertures qui ont fait scandale. Il a fait deux calendriers Pirelli d’affilée (1970 et 1971, il est le seul avec Avedon et Lindbergh) et de nombreuses expositions primées autour du monde. Il nous a fait rêver durant trente ans, et puis il a exploré d’autres horizons. Il a photographié Fidel Castro, Francis Bacon, le dalaï-lama, Stephen Hawking. Il a aidé Issey Miyake à révolutionner l’image de mode. Il a collectionné les rétines de stars, ou plutôt : il a su voir des planètes inconnues dans les pupilles des étoiles.

Certaines de ces images ont fait le tour du monde mais elles étaient perdues dans des hangars, des archives fermées au public, en voie de saccage et d’oubli. Après des années de procédure, les voici enfin libérées, ces photos qui ont libéré tellement de gens.

Merci à Francis Giacobetti d’avoir rendu hommage au travail de Dieu. Telle est la mission des artistes les plus grands, c’est-à-dire les plus humbles. Mais assez bavardé. La meilleure chose à faire avec ces photographies, c’est de se taire.

Frédéric Beigbeder

Frédéric Beigbeder est un écrivain, critique littéraire et réalisateur français. Il est le créateur du prix de Flore, dont il préside le jury. Il est également l’actuel directeur de la rédaction du magazine Lui.

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