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Jours tranquilles à Paris
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21 octobre 2017

Le mannequin Sara Sampaio accuse le magazine LUI de l'avoir forcée à poser nue

Le magazine français aurait utilisé une photo dénudée de l'ange Victoria's Secret pour sa une, et ce, sans son accord.

Alors que l'affaire Weinstein délie les langues des victimes de harcèlement et agression sexuels à Hollywood, le milieu de la mode sort lui aussi de son silence. Jeudi soir, le mannequin Sara Sampaio a parlé sur son compte Instagram d'une mauvaise expérience lors d'un shooting. La jeune femme de 26 ans accuse le magazine LUI, dont elle fait la couverture du dernier numéro, de l'avoir forcée à poser nue malgré un contrat l'interdisant, et à avoir exploité les photos sans son accord.

"Mon agence et moi avions insisté pour la mise en place d'un accord clair afin de me protéger et contrôler le choix que j'ai fait de ne plus poser nue", raconte-t-elle. "Mais malgré la clause de 'non nudité' de mon contrat avec LUI, j'ai été victime au studio d'une pression agressive pour poser nue, on m'a demandé pourquoi je ne voulais pas montrer mes tétons ou être complètement nue".

Des photos ensuite publiées sans son accord

Le top model Victoria's Secret explique avoir dû "constamment" se défendre et "rappeler les limites fixées" pendant toute la séance photo réalisée par le photographe David Bellemere, essayant de se couvrir comme elle le pouvait.

"Quand j'ai vu les images finales, j'ai remarqué qu'il y avait des parties de mon corps exposées de manière accidentelle, que je ne voulais pas montrer. Je l'ai signalé et on m'a assuré que ces photos ne seraient pas utilisées. Le magazine a menti et a publié une image de moi nue en couverture, ce qui était une violation claire de notre accord", ajoute Sara Sampaio.

Le numéro du magazine en question, actuellement en kiosques, montre effectivement le mannequin avec la poitrine découverte. Dans les pages intérieures, une autre photo où elle apparaît topless a été publiée.

"Je suis à l'aise avec mon corps et avec l'idée d'être nue lorsque je considère que c'est de l'art", poursuit le top model. "Ce n'est pas parce que j'ai posée nue par le passé que cela donne le droit à n'importe qui de penser que je le ferai n'importe quand. J'ai le droit de montrer mon corps comment, quand, où et dans quelles circonstances je le souhaite. C'est mon choix".

I was reluctant even scared about posting this but now more than ever is important to speak out! As models and as women, we need to stand together and demand the respect we deserve. Keep ➡️➡️ #MyJobShouldNotIncludeAbuse



10.2k Likes, 291 Comments - Sara Sampaio (@sarasampaio) on Instagram: "I was reluctant even scared about posting this but now more than ever is important to speak out!..."

 

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9 septembre 2015

Insolite. Le pont de Saint-Cado rénové grâce aux réseaux sociaux

Un petit clic, pour un peu de fric ! Ça pourrait être le message de la mairie de Belz qui compte sur les réseaux sociaux, pour rénover le pont de Saint-Cado. La mairie de Belz, la Fondation du patrimoine, la fondation Total viennent de mettre en place une initiative très originale. Ils invitent la population à poster un message sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Instagram, un message avec le hashtag #JaimeStCado.

1 € par message

Pour chaque message posté, la Fondation du patrimoine et la fondation Total reverseront 1 € à la mairie de Belz, pour aider à la rénovation du pont de Saint-Cado dans la ria d'Étel. Plus d'informations sur jaimestcado.org

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Le pont de Saint-Cado compte sur les réseaux

La mairie de Belz (Morbihan) a trouvé un moyen très original de collecter de l’argent pour la rénovation du pont de Saint-Cado. Les réseaux sociaux sont mobilisés.

Le maire de Belz n’a pas signé un pacte avec le diable pour la rénovation du pont de Saint-Cado. « Il n’assure pas le service après-vente », ironise Bruno Goasmat, le maire de la commune. Car la légende dit que ce pont qui relie la petite île de SaintCado, dans la ria d’Étel, au continent, est le résultat d’un pacte avec SaintCado justement et le diable. Trève de plaisanterie… Ce pont est mal en point et menace de s’effondrer. Les diverses études menées depuis 2007 ont estimé le montant des travaux à 700 000 €. 50 % de ce montant seront pris en charge par l’État, la Région ou le Département. La Fondation du patrimoine a déjà apporté 70 000 € grâce à du mécénat grâce aux contributions d’entreprises locales comme La Belle-Îloise ou la biscuiterie Kerjeanne. La fondation Total a aussi versé 98 000 €, toujours via la Fondation du patrimoine. Il reste plus de 50 000 € à trouver. Hier à Belz, les divers partenaires ont lancé l’opération #JaimeStCado . La population est invitée à poster des messages sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Instagram avec ce hashtag #JaimeStCado . Pour chaque publication, avec ou sans photo, les deux fondations s’engagent à reverser 1 € à la mairie de Belz pour financer les travaux de rénovation du pont. Ceux-ci sont déjà actés. Ils démarrent en principe à la mi-octobre pour une durée de six mois. D’importants travaux de maçonnerie sont prévus, la portance de la digue doit être rétablie et les arches solidifiées. Pour tout renseignement : jaimestcado.org. Article de Isabelle JÉGOUZO.

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16 octobre 2017

Paris: Le «Domestikator», l’œuvre évoquant une levrette, sera finalement exposé au Centre Pompidou

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ART Le Louvre avait refusé d’accueillir cette immense sculpture de 12 mètres de haut…

L’œuvre « Domestikator », qui devait initialement figurer dans le parcours « Hors les murs » de la Foire internationale d’art contemporain (Fiac) aux Tuileries, avant d’être refusée par le Louvre, sera finalement exposée sur le parvis du Centre Pompidou, ont indiqué samedi les exposants.

L’immense sculpture de 12 mètres de haut constituée de briquettes façon Lego évoque un couple en position de levrette.

« Une magnifique utopie en prise avec l’espace public »

La direction du Louvre avait motivé son refus d’accueillir l’œuvre dans un courrier adressé à la Fiac, où son président Jean-Luc Martinez estimait que « des légendes sur l’Internet circulent et attribuent à cette œuvre une vision trop brutale qui risque d’être mal perçue par notre public traditionnel du jardin des Tuileries ».

« L’œuvre de l’Atelier Van Lieshout est une magnifique utopie en prise avec l’espace public », a pour sa part estimé Bernard Blistène, directeur du Musée national d’art moderne du Centre Pompidou. « J’ai demandé au Président du Centre, Serge Lasvigne, et il a immédiatement dit oui ».

Joep Van Lieshout se dit « heureux que les visiteurs du Centre Pompidou puissent avoir l’opportunité de faire l’expérience de cette œuvre et espère que cela génère questions et dialogue autour de la complexité du problème que pose la domestication de notre monde ».

« Domestikator » sera exposée sur le parvis de Beaubourg à partir du mardi 17 octobre, dans le cadre de la 44e édition de la Fiac (19 au 22 octobre).

14 octobre 2017

Morbihan. Faudra-t-il décoiffer la statue du pape ?

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La statue de Jean-Paul II à Ploërmel. La statue de Jean-Paul II à Ploërmel.

Article de Frédérique JOURDAA

À la demande de la Fédération Morbihannaise de la Libre Pensée, le Conseil d'État pourrait demander à la ville de Ploërmel de modifier le monument consacré à Jean-Paul II.

Offerte à la ville par le sculpteur georgien, Zurab Tsereteli, cette statue de 9 mètres de haut a suscité une vague de protestations depuis son inauguration, le 10 décembre 2006, de la part de défenseurs de la loi de 1905, celle de la séparation de l'Église et de l'État.

Six ans de procédure

En 2010, le tribunal administratif de Vannes avait jugé illégale la subvention versée par le conseil général du Morbihan pour cette statue et ordonné son remboursement.

En 2015, le tribunal administratif de Rennes avait proposé la suppression de la croix qui surplombe la statue. Seulement, la cour administrative d'appel de Nantes, tout en reconnaissant le caractère illégal du monument, avait annulé ce jugement en raison d'un vice de procédure. Le Conseil d'État se prononce donc en dernier recours. La fédération morbihannaise de la Libre Pensée demande toujours que la statue ne reste pas sur un emplacement public.

Les symboles qui fâchent toujours

Romain Victor, rapporteur public de la juridiction administrative a, hier, en quelque sorte, repris cette longue histoire depuis le début. Selon lui, les précédents recours ne reposaient pas sur le bon motif. Ils auraient dû s'appuyer sur l'illégalité des signes religieux qui surmontent la statue plutôt que sur le refus du maire de la démonter.

En résumé, c'est l'acceptation de la donation faite par le sculpteur qui est litigieuse et la cour administrative d'appel avait raison de signaler qu'elle représentait une violation de la loi de 1905. Elle interdit notamment l'érection de nouveaux symboles religieux dans les lieux publics.

Il propose donc de casser la décision de la cour d'appel et de régler l'affaire au fond. Il suggère ainsi que la croix et l'arche qui surmontent le statue de Jean-Paul II soient enlevées. Il faut pour cela obtenir l'accord de l'artiste.

Au cas où Zurab Tsereteli ne donnerait pas son accord, l'ensemble du monument devrait être démonté et placé en un emplacement qui ne soit pas un lieu public.

Le Conseil d'État rendra sa décision dans les prochaines semaines.

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14 octobre 2017

Philippe Mayaux à la Galerie Hervé Loevenbruck - vu hier soir

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Philippe Mayaux (2)

PHILIPPE MAYAUX / PIERRE MOLINIER

22.09.2017 – 14.10.2017

Au premier abord, les affinités qui lieraient Pierre Molinier (Agen, 1900 – Bordeaux, 1976) et Philippe Mayaux (Roubaix, 1961) n’apparaissent pas comme une évidence mais plutôt comme un mariage arrangé. En effet, que ferait un photographe célèbre notamment pour ses œuvres érotiques en noir et blanc avec un peintre connu surtout pour ses tableautins pop hauts en couleur ? A priori pas grand-chose. Pourtant, dans une nouvelle phase de son travail, Philippe Mayaux a vraiment désiré cette union et la galerie Loevenbruck lui a donné l’occasion de fêter cette noce macabre à laquelle il nous convie. Macabre parce que nous serons alors les témoins d’un profond changement dans l’image que nous nous faisons de notre corps, de nos désirs et de la liberté de les vivre. Macabre car leurs affinités seront révélatrices d’un méchant divorce entre nous et notre nature. Les œuvres du photographe choisies par le peintre font toutes partie de la même série de photomontages, où le corps est disons refaçonné par l’artiste en recherche de sa forme idéalisée, fantasmée. La variabilité des proportions, la multiplication des membres (Curieuse, 1965 ; Curieuse [variante], vers 1968), l’inversion des faces et des profils (Hanel 2, 1967), la « symétrisation » du devant et du derrière (Je suis content, 1965) sont les manipulations, les collages chirurgicaux qu’opère Molinier dans sa quête d’incarnation de la beauté. Un « redécoupage » nécessaire, un artifice indispensable pour corriger le réel et rendre cette nouvelle nature des choses vraisemblable. Ainsi l’homme peut-il devenir la femme et cette femme peut-elle se métamorphoser en une déesse aux mille bras et aux mille jambes, la véracité de la photographie nous le prouvant, là face à nous (Les Jeux, 1966 ; Méditation vampirique, 1967). De même, l’incarnation de cet amour fou, à la fois destructeur et créatif, s’étale dans une dimension et un espace/temps étirés, c’est- à-dire que Molinier nous montre la même créature dans un laps de temps durant lequel plusieurs expressions et mouvements de son corps se sont superposés dans une image unique de réification (Le Triomphe des tribades ou Sur le pavois, 1969 ?). Ce choix de Mayaux n’est évidemment pas anodin au vu de sa série de nouvelles peintures « Les Nourrices ». Lui aussi veut modifier l’ordre naturel du vivant pour le remodeler à son image en se servant de la chair des corps comme d’une terre glaise génétique dans un laboratoire de l’impossible. Lui aussi multiplie les membres et les organes, les triture pour les bouleverser et les réadapter à de nouvelles fonctions, les réassembler en machines-outils, en nourrices donc. Lui aussi croit à une transsexualité des êtres en imaginant des hybrides contenant les deux organes de reproduction dans un corps unique (La Génitrice, 2017). Il utilise pareillement la technique du collage et du montage pour parvenir à transformer par le simple jeu de la symétrie la pose en double hélice d’une odalisque en un brin d’ADN, multipliable à l’infini (La Nourrice, 2017). Cependant, à travers les mêmes gestes, Philippe Mayaux décrit une autre époque, la nôtre, celle qui ne laisse plus aucune place à la singularité du désir et qui ne voit dans notre chair que de la marchandise et du temps disponible. Il dépeint le lieu fragile qu’est devenu le corps par lequel passent les forces destructrices de l’économie désireuse de nous posséder totalement et de nous changer en ventre ou en sexe ou en tournevis. Selon lui, ce corps est la dernière des conquêtes du système des objets, la dernière nature à envahir. Par conséquent, la sexualité libertaire exprimée par Molinier renforce son absence dans les corps exposés de Mayaux, réduits à présent à de simples fonctions premières et soumis à des canons de beauté exclusifs. Une forte affinité se dégage également de l’attirance qu’ils ont pour le clair-obscur : stratégie dont usent les deux artistes pour dévoiler l’intime. Cette lumière toute de contrastes diffuse dans leurs œuvres respectives une inquiétante étrangeté, un climat métaphysique qui mue les corps en figurines, en poupées ou en masques et fait que les êtres et les choses se confondent. Cette intimité se retrouve également dans l’importance qu’ils donnent au modèle, unique et presque toujours le même : celui du quotidien et de l’intérieur. Pour Molinier, possédant semble-t-il un fort don d’ubiquité, ce sera lui-même puisqu’il est déjà deux et pour Mayaux ce sera sa femme puisqu’il ne fait qu’un avec elle. Ce modèle ne fait pas partie du monde en général, des autres, qui ne serviraient que de prétexte ou de figurants à un projet, il est là, il est le projet et on le reconnaît. Et il ne peut y en avoir d’autre parce qu’il est idéal. De cette manière et dans cette intimité, ils s’autorisent l’impensable. Tel le cobaye, le modèle sert alors à des expériences dangereuses pour autrui. Molinier en fait un mannequin hybride qu’il habille selon ses fantasmes les plus personnels et les plus interdits tandis que Mayaux, au lieu d’idéaliser la beauté du corps de son modèle, le représente trituré et étalé sur une nappe immaculée à la manière d’une nature morte, prêt à être sacrifié dans un consentement forcé tel l’Agnus Dei de Francisco de Zurbarán, « … conduit à l’abattoir ; […] muet devant le tondeur, il n’ouvre pas sa bouche ». Il est désormais une abstraction, une monnaie d’échange. Enfin, une des affinités qui relient ces deux artistes est un jeu étrange du hasard et de la résonance. Un portrait réalisé par Molinier montre une succession de visages tournant de gauche à droite en se métamorphosant (Les Hanel 1, 1968). Philippe Mayaux, qui ne connaissait pas encore ce travail, était en train de peindre une série de portraits de sa femme (Le Carnaval des sentiments, 2017) où justement le regardeur assiste à un film au ralenti, à un mouvement de son visage de la gauche vers la droite qui se déforme à mesure de ses émotions les plus extrêmes. La beauté naturelle de la figure du modèle se mute soudain en masques de carnaval des sentiments. Paradoxalement, les multiples affinités qui existent dans leurs œuvres révèlent combien l’image de notre corps a évolué entre les deux générations. Celle de Molinier incarnait son émancipation et sa libération quant à sa sexualité et à son choix du « genre », et cet affranchissement du désir était révolutionnaire en soi, ce qui fait que cet œuvre si personnel est aujourd’hui iconique et emblématique, quand le corps de Mayaux devient un corps/fiction, un corps/science, froid, détruit, impersonnel, reproductible et déshumanisé, où les figures objectives de la sexualité se changent en pictogrammes quasi abstraits, en images explicites de la copulation et du fonctionnement mécanisé du désir et des sentiments. Marcel Toussaint Remerciements à la galerie Christophe Gaillard. Informations complémentaires : Alexandra Schillinger, alexandra@loevenbruck.com

Philippe Mayaux (3)Pour Pierre Molinier voir mon précédent billet

 

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31 août 2015

LUI est rentré ! - Publicité

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Pour ce n°20 de septembre 2015, Lui vous propose non pas une mais deux top-models en couverture : la Sud-Africaine Candice Swanepoel (que vous aviez déjà aperçue ici et dont on ne se lasse toujours pas) et la Porto-Ricaine Joan Smalls (qui a défilé pour les plus grands couturiers et posé dans le célèbre calendrier Pirelli 2015) se dévoilent sous les yeux de Luigi & Iango. Faites votre choix !

Mais vous y trouverez aussi :

– Notre entretien avec le grand Martin Amis : le romancier britannique dont on ne compte plus les best-sellers a rencontré Frédéric Beigbeder et Robert McLiam Wilson (auteur d’Eureka Street et contributeur à Charlie Hebdo) chez Allard. Martin Amis nous en dit plus sur son nouveau roman La Zone d’intérêt, les camps d’extermination, le terrorisme et l’écriture ;

– un retour émouvant en 1969, année de la première Golden Globe Race, course nautique autour du monde, à laquelle fit semblant de participer l’étonnant homme d’affaires Donald Crowhurst, raconté par Clovis Goux ;

– Valérie Pécresse, qui répond aux questions de Thomas Legrand : la candidate Les Républicains à la présidence de la région Île-de-France lui confie ses souvenirs de voyages de jeunesse en Union soviétique, ses ambitions et ses projets ;

– notre rubrique spéciale « Rentrée littéraire » : entre mauvaises langues et sélections de titres, préparez-vous à l’évènement culturel le plus attendu de l’automne ;

– Anastasia, la fille de la porte d’à côté, photographiée par Olivier Zahm ;

– le portrait de Massimo Carminati : ancien terroriste d’extrême droite, ce mafieux surnommé « Le dernier roi de Rome » a œuvré toute sa vie pour le crime organisé… En 2014, ce sera son business de camps de réfugiés qui lui vaudra son arrestation et entraînera la chute de toute la classe politique italienne corrompue ;

– « C’est qui le patron ? » : nos conseils en management pour prendre soin de vos employés et booster leur productivité ;

– Le bilan de santé de Tommy Hilfiger ;

– Un vestiaire Club très sensuel dans les coulisses du Montana…Ainsi que nos rubriques habituelles : La Défonce du consommateur, Le Saviez-tu ?, Toujours occupé, jamais débordé, Le Mondain anonyme…

Et bien d’autres surprises !

Bonne lecture !

Lui n°20, Candice Swanepoel et Joan Smalls, (Septembre 2015), 2,90€ en kiosque.

12 octobre 2017

Pourquoi les hommes aiment-ils tant les seins ?

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Aaah, les hommes et les seins, une très longue histoire, qui remonte à des milliers d'années. Déjà, homo sapiens, dans sa caverne, entre autres dessins, dessinait des seins sur les murs. Aujourd'hui, rien n'a vraiment changé. Que ce soit pour vendre un parfum, une voiture ou encore à l'approche des fêtes, les abribus sont régulièrement couverts d'affiches publicitaires mettant la poitrine féminine à l'honneur et en valeur.

Que vous soyez un lecteur ou une lectrice, une chose est d'abord incontestable : les seins font partie de ces attributs féminins les plus admirés et les plus glorifiés à travers les âges. De tous temps, on leur trouve des qualités, qu'lis soient petits ou gros, en forme de poires, de pommes, de citrons ou même de mangues. Et la liste des comparaisons est évidemment encore bien plus longue ! Sans doute parce que chez une femme, c'est le premier attribut féminin qui soit visible de prime abord, sans compter que pendant des siècles, c'était aussi le seul attribut typiquement féminin que les tenues vestimentaires rendaient visibles, dans toutes les couches de la société.

Les seins sont valorisés depuis des millénaires

Cela vient bien évidemment de leur fonction première, l'allaitement des enfants, indissociable de la maternité, d'où d'ailleurs l'expression "sein maternel", que l'on retrouve reprise plusieurs dizaines de fois dans l'Ancien Testament, puis plus tard, dans la littérature, non seulement en Occident mais aussi au Moyen-Orient et en Asie.

Dés lors, nul doute que l'attirance que ressentent les hommes pour les seins est aussi bien innée qu'acquise. Innée, car la recherche du sein pour pouvoir têter est un réflexe chez le bébé, quel que soit son sexe. Acquise, car l'attirance des hommes pour les seins, devenus mâtures sexuellement, les renverrait au souvenir inconscient et enfoui du sein maternel et de la libération d'ocytocine, l'hormone de l'amour et de l'attachement, libérée pendant la tétée. Et si bébé devenu homme n'a en fait jamais têté, c'est à nouveau du côté de l'inné qu'il faut chercher la raison qui l'attire vers les seins de sa partenaire.

Mais à tout cela vient s'ajouter bien évidemment le conditionnement culturel. Une culture, une religion, qui contraindrait les femmes à masquer leur poitrine, non seulement dans leur tenue vestimentaire, mais aussi dans l'alcôve, freinerait en quelques générations l'appétance masculine pour les seins.

Littérature, peinture, sculpture, cinéma : les seins sont partout

À l'inverse, et en particulier en Occident, peinture, sculpture, littérature, puis plus tard, la mode vestimentaire, et pas seulement la lingerie, mais aussi celle des vêtements de tous les jours, ont presque toujours mis en en valeur la poitrine féminine. Pour ceux qui en douteraient, il n'y a qu'à revoir quelques tableaux des grands maîtres de la Renaissance, puis les images des pin-ups apparues dans les années 40 et qui pendant plusieurs décennies ont symbolisé la femme idéale, tant aux États-Unis qu'en Europe. Au XVIIe comme au XXe, les seins ne sont jamais très couverts, ni non plus masqués par le décor, ou un quelconque objet ou accessoire.

L'apparition du bikini sur les plages après-guerre, rapidement adopté par les femmes, puis, à la fin des années 60, le passage au monokini et donc aux seins nus sur la plage, n'ont fait que renforcer les seins dans leur rôle premier de symbole de la féminité.

Ajoutez à cela la publicité, qui utilise le corps féminin, et bien souvent, la poitrine, pour vanter les mérites d'un produit ou simplement attirer l'attention du consommateur.

Saupoudrez le tout de milliers de scènes de cinéma qui, sans pour autant être interdites aux - de 12 ans, laissent apparaître des corsages entrouverts, quand les seins ne sont pas tout simplement montrés sans détour. On en trouve même dans des dessins animés pour enfants...

Terminez avec les publicités de lingerie qui apparaissent régulièrement sur les panneaux publicitaires 4x3, au dos des bus ("Regardez-moi dans les yeux, j'ai dit... les yeux" demandait Eva Herzigova en 1994), ou maintenant sur une page d'ordinateur ou de smartphone, en plein milieu de la lecture d'un article sur le budget 2018 ou sur la politique étrangère de Donald Trump. Et vous comprenez aisément pourquoi les hommes sont programmés génétiquement et conditionnés socialement pour aimer les seins...

Les seins, zone érogène à ne pas oublier

On en oublierait presque d'écrire ici que les hommes, du moins les plus attentionnés ou les plus habiles, ont aussi compris qu'il s'agit d'une zone érogène particulièrement sensible chez les femmes. Et que des préliminaires amoureux n'en sont que plus réussis si l'on prend le temps de s'attarder sur les seins en les caressant et les embrassant, et plus, si affinités.

En résumé, vous l'avez compris, les raisons pour lesquelles les hommes sont attirés par les seins sont nombreuses, aussi bien héritées de l'histoire de notre évolution, que déterminées par notre éducation et notre civilisation. Autant de bonnes raisons pour les mettre en valeur, Mesdames, soit raisonnablement, dans vos tenues vestimentaires au quotidien, soit audacieusement lors de vos dîners en amoureux, soit follement avant de passer dans l'alcôve...

10 octobre 2017

Exposition à Berlin : Jean Loup Sieff, Lignes ombrées

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Nature et paysage, mode et nu : le photographe français Jean Loup Sieff s’est essayé avec virtuosité à différents genres tout au long de sa carrière et s’est ainsi illustré comme l’un des grands photographes français de la 2e moitié du 20e siècle. La galerie berlinoise Galerie 36 lui consacre à depuis le 28 septembre 2017 une exposition personnelle intitulée Lignes ombrées. Avec un ensemble de 48 œuvres, celle-ci offre une vision intime du travail de l’artiste en exposant des photographies moins connues du public. Cette sélection met ainsi en valeur la singularité de ce photographe qui a poussé les limites de la photographie en noir et blanc, non seulement par son attrait pour les objectifs grands et très grands angles mais également par ses contrastes saisissants, ses noirs profonds avec un grain particulier et ses mises en scène subtiles et pleines d’humour.

L’exposition compile des images personnelles mêlant des tirages d’époque et des tirages modernes de la fin des années 1960 aux années 1990. Des paysages poétiques, souvenirs de voyage et des nus féminins où le photographe a célébré la jeunesse avec un regard pour des détails et des mises en scène intimistes. L'exposition est un appel au voyage où les étendues linéaires et contrastées qui parcourent les photographies guident le regard du spectateur. Que ce soit des dunes de sable ou des pans de falaises, une vue de dos ou une partie d’un nu féminin, Jean Loup Sieff a composé ses sujets au gré de lignes incurvées, de structures fluides ouvrant de nouvelles perspectives par des contrastes forts et de superbes jeux d’ombre et de lumière. « Certaines de ces images font parties du livre de Jean Loup Sieff sur la Vallée de la mort parut en 1978 », explique Jean-Jacques Naudet, directeur de L’Œil de la Photographie. « Une anecdote à ce propos : Jean Loup était venu au magazine Photo avec son éditeur nous présenter le livre. À un moment ce dernier se tourne vers nous et déclare : il n’y a pas assez de photos de nus, Jean Loup pourquoi n iriez-vous pas à la mer de sable d’Ermenonville en faire quelques-uns ? Blême, Jean Loup quitta la pièce. J’ai le sentiment que cet éditeur évita de très peu ce jour-là une rouste formidable ! »

Né de parents d'origine polonaise, Jean Loup Sieff a découvert sa passion pour la photographie à Paris dans les années 1940 lorsqu'il a reçu une caméra comme cadeau pour son 14ème anniversaire. Sa percée se produit quelques années plus tard lorsqu’il est engagé par le magazine Elle. Pendant de nombreuses années, il collabore avec les magazines les plus prestigieux (Vogue, Harper’s Bazaar, Esquire ou encore Paris Match). Il continue en parallèle ses travaux personnels. Il n’est donc pas surprenant que Sieff soit resté un photographe de mode dans nos mémoires, une catégorisation qu'il a combattue avec véhémence tout au long de sa vie. Outre les photographies de mode bien connues, Sieff a laissé une œuvre riche en portraits, reportages, paysages et nus féminins où son regard, à travers l´objectif, a constamment poursuivi les formes pures et l'agencement d´éléments organiques.

Jean Loup Sieff, Lignes ombrées

28 septembre – 16 décembre 2017

Galerie 36

Chausseestraße 36

10115 Berlin

Allemagne

http://galerie36berlin.com/

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9 octobre 2017

Emmanuel Macron, la solitude du pouvoir

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Par Solenn de Royer, Bastien Bonnefous - Le Monde

Surexposé, le chef de l’Etat se projette sur tous les fronts, sans boucliers ni paratonnerres. Cette ultraincarnation du pouvoir découle des institutions, mais aussi de la faiblesse du dispositif politique autour du pivot présidentiel.

C’est une vérité que tous les présidents de la Ve République ont intériorisée avant lui : le pouvoir isole. Déjà, durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était préparé à cette solitude suprême, « absolue ».

« Même si je m’efforce d’avoir une méthode collégiale, tu es la clé de voûte. Tu n’as plus de gens à qui tu peux dire les choses innocemment. Et tu ne peux pas avoir une minute de relâche. Il y a une part irréductible de mystère, la nécessité du secret. Tu retrouves une sorte d’épaisseur métaphysique. Ce n’est pas une fonction, c’est un être », expliquait le futur chef de l’Etat à l’écrivain Philippe Besson (Un personnage de roman, Julliard). Confidence prémonitoire.

Six mois plus tard, nous y sommes : Emmanuel Macron est un président seul aux commandes. Une solitude qu’il subit autant qu’il l’organise. Qui l’arrange et qui lui coûte. Et après des débuts où il a tenté de se mettre en surplomb, le voilà désormais sur tous les fronts. La semaine qui s’ouvre, comme les précédentes, en est une fois de plus l’illustration.

Mardi à Francfort, en Allemagne, pour inaugurer la Foire du livre et évoquer avec la chancelière Angela Merkel sa réforme de l’Europe, le chef de l’Etat sera mercredi à Rungis pour faire un point d’étape des Etats généraux de l’agriculture, avant de recevoir, jeudi et vendredi à l’Elysée, l’ensemble des partenaires sociaux pour lancer le deuxième volet de sa refondation sociale, avec la réforme de l’assurance-chômage et de la formation professionnelle.

Ultraincarnation du pouvoir

Emmanuel Macron est partout, il s’occupe de tout. Surexposé, le moindre de ses mots peut enflammer la lande politique, des « fainéants » au « bordel ».

Cette ultraincarnation du pouvoir découle des institutions, mais aussi de la faiblesse du dispositif politique autour du pivot présidentiel. Au gouvernement, les ministres expérimentés – Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères), Bruno Le Maire (économie) ou Gérard Collomb (intérieur) – se comptent sur les doigts d’une main et ils peinent à exister en leurs noms propres.

A Matignon, Edouard Philippe est un premier ministre loyal et actif, mais sans troupes et sans parti, qui ne fait pas d’ombre à l’Elysée. Le casting gouvernemental ne parvient pas, à quelques exceptions près, à occuper le devant de la scène dans l’esprit des Français.

« Les ministres ne font pas assez de terrain, il faut aller voir les gens pour expliquer ce qu’on fait pour eux », répète-t-on à Matignon. D’où le « séminaire gouvernemental » organisé dimanche 8 octobre rue de Varenne, pour détailler la « feuille de route » des ministres jusqu’à la fin de l’année. Et mettre en scène une équipe encore largement méconnue dans l’opinion.

Pas une tête qui dépasse

A l’Assemblée nationale, les députés de La République en marche (LRM) ont, certes, bouleversé le paysage parlementaire des dernières décennies, mais ils restent des apprentis. Le parti présidentiel n’a pas non plus trouvé de figures visibles, ni un discours audible. C’est un handicap pour le pouvoir qui manque ainsi de relais d’opinion parmi les élus comme chez les militants.

« Il y a urgence à retrouver une incarnation au parti. Cela manque, il faut relayer la parole du président », alerte la députée (LRM) des Yvelines, Aurore Bergé. « On a besoin de quelqu’un de capé, d’un émetteur, d’un chef de meute », reconnaît Arnaud Leroy, un des trois animateurs en poste du parti.

Mais même au sein de sa garde rapprochée, Emmanuel Macron ne veut pas une tête qui dépasse. Selon plusieurs sources, il aurait mal supporté de voir son affidé, le député de Paris Benjamin Griveaux, afficher ses ambitions pour la capitale en 2020, et il hésiterait de ce fait à lui confier les rênes du parti présidentiel.

« Plutôt que de le faire élire à la tête du groupe LRM à l’Assemblée, où l’on est un premier ministre bis, ou à la tête du parti, Macron l’a nommé secrétaire d’Etat sans attribution, dernier du gouvernement dans l’ordre protocolaire », note un proche d’Emmanuel Macron, pour qui le chef de l’Etat « ne veut pas laisser grandir quelqu’un de jeune et talentueux, qui a du métier politique et peut contrebalancer son avis. »

« Une garde de petits marquis »

Comme Machiavel qui conquit le pouvoir avec l’aide de sa brigata, « une brigade de jeunes gens affamés de pouvoir et d’amitié », selon les mots de l’historien Patrick Boucheron, Emmanuel Macron s’est entouré à l’Elysée d’une armée de jeunes conseillers dévoués, qui forment autour de lui comme un cordon sanitaire. Au grand dam de certains élus, qui regrettent de ne pas avoir plus d’accès au président. « Sa garde de petits marquis l’isole et verrouille tout », soupire un compagnon de route du chef de l’Etat.

Emmanuel Macron semble également se tenir éloigné d’instances dont il sait que la plupart sont décrédibilisées aux yeux des Français (partis, élus, médias, etc.). Et s’il multiplie les longs discours, dans des décors à la symbolique forte – au pied du Parthénon, ou à la Sorbonne –, il s’est encore peu expliqué devant les Français, notamment à la télévision, ce que certains de ses proches le pressent de faire.

Cette mise à distance, doublée d’une difficulté manifeste à accepter la contradiction, alimentent un procès en toute puissance, instruit par l’opposition.

« Il y a chez Macron une volonté de tout ramener à lui, comme s’il était à l’origine de tout. C’est dangereux et risqué pour lui », estime le député Nouvelle Gauche de Mayenne Guillaume Garot. « Macron paie le prix de la fragmentation politique. Il est fort, mais dans un champ de ruines, et il est tout seul », analyse à son tour l’ancien premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

« Beaucoup d’instruits, mais peu de rusés »

L’absence patente de voix fortes autour de la figure présidentielle inquiète de plus en plus au sein de l’exécutif. « Il faut se garder de vivre trop longtemps avec un gouvernement non politique », indique un proche du premier ministre Edouard Philippe qui plaide, en privé, pour le retour ou pour l’entrée au gouvernement « de figures que les Français identifient, comme François Bayrou ou Manuel Valls. »

« Autour du président, il faut toujours un mélange d’instruits et de rusés, estime un poids lourd de la majorité. D’un côté, des gens compétents pour ficeler les dossiers techniques. De l’autre, des gens plus madrés, à l’aise dans le combat politique. Pour l’instant, autour de Macron, il y a beaucoup d’instruits, mais peu de rusés. »

Ces inquiétudes font sourire à l’Elysée où l’on balaie à la fois l’omniprésidence et la faiblesse du pack gouvernemental. « Plusieurs ministres pèsent, comme Collomb, Le Drian, Hulot, Castaner, Blanquer, etc. », affirme un conseiller, qui compare même l’équipe Philippe à « la dream team » du premier gouvernement Jospin en 1997.

« Les ministres ont d’abord été choisis pour leurs compétences personnelles », souligne ce proche d’Emmanuel Macron, qui ajoute, ironique : « Les gouvernements sous Hollande étaient remplis de soi-disant poids lourds politiques. Est-ce que ça a été plus efficace au final ? Le président a-t-il été mieux protégé, plus populaire ? Je n’ai pas l’impression. »

8 octobre 2017

«Une seule» solution avec la Corée du Nord, dit Trump, sans préciser

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New York - Le président américain Donald Trump a affirmé dans un message énigmatique posté samedi sur Twitter qu’«une seule chose marchera» avec la Corée du Nord, sans dire laquelle, deux jours après une autre déclaration mystérieuse.

«Les présidents et leurs administrations parlent à la Corée du Nord depuis 25 ans», a tweeté M. Trump. «Les accords passés et les montants massifs d’argent versés n’ont pas eu d’effet».

«Les accords ont été violés avant même que l’encre ne soit sèche», a-t-il poursuivi. «Désolé, mais il n’y a qu’une seule chose qui marchera », a conclu le milliardaire, sans autre détail.

Lors d’une réception jeudi à la Maison-Blanche, il avait déjà eu une phrase évasive, sans mentionner quoi que ce soit d’autre: « C’est peut-être bien le calme avant la tempête».

Il venait tout juste de participer à une réunion avec les principaux responsables militaires américains pour aborder les dossiers sensibles du moment, dont l’Iran et la Corée du Nord.

Interrogé vendredi sur cette déclaration, l’ancien promoteur immobilier a seulement répondu: «Vous verrez».

«Comme il l’a dit à de nombreuses occasions, le président n’annoncera jamais à l’avance» sa stratégie, a déclaré vendredi la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Huckabee Sanders en réponse à une question sur le sujet.

Il y a une semaine, le secrétaire d’État Rex Tillerson avait confirmé l’existence de contacts entre les États-Unis et la Corée du Nord.

«J’ai dit à Rex Tillerson, notre merveilleux secrétaire d’État, qu’il perd son temps à négocier», avait rapidement réagi Donald Trump par le biais de son compte Twitter.

«Conserve ton énergie, Rex, nous ferons ce que nous devons faire», avait-il alors expliqué.

Depuis plusieurs mois, Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un se livrent à une escalade verbale, chacun ayant déjà brandi contre l’autre la menace d’une frappe nucléaire.

Lors de son premier grand discours au siège des Nations unies, mi-septembre, le président américain avait menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord en cas d’attaque initiale de Pyongyang.

9 octobre 2017

Dans l’œil de Francis Giacobetti, mythique photographe de charme

Article de Chloé Thoreau           

Il a signé d’innombrables photos de charme pour les pages du magazine "Lui", des silhouettes aériennes pour Issey Miyake, ou encore des plages de sable blanc et corps dorés pour le calendrier Pirelli. Esthète invétéré, Francis Giacobetti est un monument de la photographie française. Rencontre.

Jane Birkin, Carla Bruni, Mireille Darc, Grace Jones, Brigitte Bardot… Les plus belles femmes du monde ont défilé devant son objectif dans leur plus simple appareil. Francis Giacobetti, photographe aussi renommé que discret, est l’une des figures emblématiques du magazine Lui. Dès 1963, aux côtés de Daniel Filipacchi et Frank Ténot, il porte le titre à bout de bras et réalise parfois la totalité des clichés du magazine. "Je signais avec 14 pseudos différents pour que ça fasse ‘grand magazine’, raconte-t-il. Playboy avait un staff de quarante photographes, Match aussi, et là ça faisait un peu minable. Donc je signais Giacobetti sur ce qui me plaisait, souvent c’était la mode, et le reste avec des noms ayant les mêmes initiales. Frank Gitty, c’était d’avantage un photographe de cul, et puis Faroum Gorgouloff je n’en parle même pas…"

Paire de fesses sur ciel d'orage

Inspiré de l’esthétique pin-up née aux Etats Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale, le style Giacobetti est aussi imprégné d’humour. Maillot de bain, couverture shootée pour Lui en 1974, représente un mannequin enfilant une culotte en lycra, bonnet de bain et lunettes sur le nez, des escarpins vertigineux aux pieds. Paire de fesses sur ciel d’orage, Chambre avec vue... Le photographe titre ses photos avec malice et esprit.

"Mais le nu, je le préfère graphique," déclare Giacobetti. Ce n’est donc pas un hasard si la couverture du livre rendant hommage à son travail (à paraître chez Assouline au mois d’octobre et assorti d’une vente aux enchères de ses plus belles photos chez Artcurial) représente une paire de fesses, assises, carrées. Courbes féminines et formes géométriques se mêlent également dans sa série Zebras. Ces célèbres clichés de corps féminins striés de lumières (maintes fois imités) avaient été commandés par le couturier Hervé Léger, inventeur de la robe bandage, au lancement de son premier parfum dans les années 80. "Les photos n’ont finalement pas été utilisées, on m’a dit que ça n’allait pas, que les femmes avaient l’air d’être attachées. Alors je les ai gardées pour moi et je les ai déclinées."

Humoristiques ou graphiques, les photos de charme de Francis Giacobetti sont truffées de références à ses icônes : Helmut Newton, Art Kane, ou Irving Penn. Aviateur, cliché réalisé à l’aérodrome de La Ferté Alais en 1969, est un clin d’œil audacieux à la Femme en bottes blanches poursuivie par un avion signée par Helmut Newton pour Vogue, deux ans auparavant.

Birkin en pleine dispute avec Gainsbourg lui agrippant les cheveux, Sylvia Kristel couverte de perles pour l’affiche d’Emmanuelle, Jane Fonda étendue de tout son long sur le sable, et autres nymphes nonchalamment emmaillotées dans leurs draps... Une oeuvre riche et éclectique, dont certains éléments peuvent être aujourd’hui perçus comme archaïques et anti-féministes, car proposant une vision de la femme à travers le prisme du désir masculin. "Je le comprends tout à fait. Tout ça s’est passé dans un contexte de révolution sexuelle, c’était très différent d’aujourd’hui. Je n’ai jamais eu de problème avec les actrices que j’ai photographiées, je faisais des photos qui leur plaisaient".

En effet, de certaines de ses séances photos pour Lui, Giacobetti garde un souvenir amusé. La série avec Mireille Darc, réalisée en 1968, a été shootée dans les décors de Frederico Fellini. "Je lui ai demandé des tuyaux pour faire poser Mireille, nue, dans les rues de Rome. Il m’a dit 'c’est impossible, entre les paparazzis et les carabinieri, tu vas te faire emmerder...’ Alors il m’a suggéré de me rendre à Cinecittà, demander ses décors pour Satyricon, dans lesquels il ne comptait pas tourner" raconte le photographe.

La liberté comme mot d’ordre

Début des années 70, séduit par les nus artistiques de Giacobetti, le groupe italien Pirelli lui propose de travailler sur son fameux calendrier. Il est le seul photographe français à en avoir réalisé les clichés deux années de suite. Non sans y mettre son grain de sel. "On est partis dans les Caraïbes pour faire les photos. J’avais inventé des filtres pour foncer le ciel. Je trouve très beau quand la terre est plus claire que les cieux. Ça donne de la densité". Les plages sublimes de la Jamaïque comme surplombées par un cumulonimbus menaçant. "Ils ont voulu que j’en fasse un troisième, mais cela aurait été en collaboration avec un dessinateur dont je n’aimais pas le travail. Alors j’ai dit non". Il sourit. C’est précisément pour cette raison que le père de Giacobetti lui a mis un Leica dans les mains, le jour de ses treize ans. "Il m’a dit : ‘Je t’offre cet appareil parce que ce métier-là, c’est la liberté'".

Les grands du XXème siècle dans un portfolio

Lorsqu’il nous reçoit, les rideaux de son grand appartement de Neuilly sont tirés. "On voit mieux la photo de Francis Bacon lorsqu’il y a moins de lumière", explique-t-il. Un immense portrait du peintre anglais, dont on devine simplement les contours du visage, trône dans le salon de Francis Giacobetti. Car ce voyageur avide a côtoyé les plus belles femmes du monde mais aussi ses plus grands politiciens, artistes, scientifiques, musiciens et penseurs. "Ma famille ne m’a pas beaucoup vu, j’avais toujours beaucoup de mal à rentrer à Paris une fois à l’autre bout de la planète" se rappelle-t-il. Le Dalaï Lama, Pierre Boulez, Louise Bourgeois, Jean-Yves Cousteau, Frederico Fellini, Ieoh Ming Pei, Luciano Pavarotti, Rigoberta Menchu… Des esprits lumineux dans lesquels il a voulu se plonger par le biais de ce qu’il existe de plus singulier chez eux : leur regard. Pour cela, il a réalisé une série où le portrait de chaque modèle et son iris multicolore, évoquant la surface d’une planète rocailleuse, se répondent. Baptisée Hymn, cette collection compte plus de 200 clichés. "Je mets cinq minutes à faire un portrait, avoue Giacobetti, je ne veux pas emmerder les gens. Et je suis incapable de travailler autrement qu’en petit comité". Humble timidité de celui qui a photographié les plus grands.

La magie de ses photographies réside aussi bien souvent dans leur histoire, car Giacobetti a pour habitude d’accompagner la réalisation de ses portraits de rocambolesques aventures humaines. Celui de Yehudi Menuhin, violoniste de génie et chef d’orchestre américain, a été réalisé dans les toilettes de la Maison de la Radio, faute de place. "Quand l’idée de Hymn m’est venue, c’est à Bacon et Garcia Marquez que j’ai pensé. Je voulais absolument les photographier, raconte-t-il. J’ai rencontré Garcia Marquez le premier". C’est l’auteur de Cent ans de solitude qui propose de lui présenter Fidel Castro, dont il immortalisera également le regard fier et la barbe immaculée. Giacobetti se prend d’affection pour l’île de Cuba où il séjourne régulièrement. Au programme : parties de pêche et mojitos avec le révolutionnaire cubain. "J’ai aussi photographié treize compagnons du Che. Ils étaient tous assis sur le lit de ma chambre d’hôtel, en train de fumer leurs cigares. Dans la suite où Sinatra a passé sa nuit de noces avec Ava Gardner, à l’Hotel Nacional..."

Giacobetti, textes de Jérome Neutres, aux Editions Assouline, 85€, sortie le 5 octobre 2017.

Exposition du 14 au 16 octobre 2017, chez Artcurial à Paris. Vente aux enchères le 17 octobre.

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8 octobre 2017

Nuit Blanche au Forum des Halles - hier soir

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Vidéo et photos : J. Snap

Sous la canopée du Forum des halles Tapis de paillettes et valse à mille gens

«Une fois que vous êtes tous en clubbing, partez en fontaine, surtout pas en masse» ; «et là, vous devez aller directement dans votre zone d’ADN et, ensuite, ne plus bouger de votre groupe»… Sorties de leur contexte, certaines phrases sont plus difficiles à comprendre que d’autres mais, pour la centaine d’anonymes rassemblés en ce samedi d’automne dans une salle de répétition de la Feeling Dance Factory à Pantin, les consignes paraissent claires.

Parmi les performances proposées cette année dans le cadre de la Nuit blanche, sous la canopée du Forum des Halles, le chorégraphe Olivier Dubois promet Mille et Une Danses. Mais, à l’évidence, il n’est pas tout seul. Epaulé par 150 jeunes instrumentistes des conservatoires de Paris, l’événement réunit ainsi quelque 250 interprètes amateurs. Un premier groupe, composé de 70 personnes, se réappropriera huit saynètes extraites de films choisies par le maître de cérémonie, parmi lesquels Talons aiguilles de Pedro Almodóvar, l’Homme orchestre de Serge Korber (avec Louis de Funès), Top Hat de Mark Sandrich (avec Fred Astaire et Ginger Rogers) ou Beau Travail de Claire Denis. Décliné de 19 heures à 3 heures, à raison d’une séance par heure, le show durera à chaque fois quarante-cinq minutes. Le quart d’heure restant réunira, lui, 180 autres bénévoles, pour un grand bal au milieu d’un tapis de paillettes jonchant le sol.

Or, dans le cadre autrement ingrat d’une salle de répétition vite transformée en étuve, c’est précisément une partie du second groupe (divisé en deux, compte tenu des dimensions du lieu) qui sue à grosses gouttes sur la bande originale d’Irréversible, de Gaspar Noé, signée Thomas Bangalter (moitié de Daft Punk), à raison de quatre sessions réparties sur les week-ends de septembre, afin d’être prêts le jour J. «Nous avons reçu 500 candidatures et il n’était pas question de faire passer la moindre audition. Nous demandions juste à chacun d’évaluer son niveau de 1 à 5. Ceux qui se situaient entre 1 et 3 étaient orientés vers le bal, et les 4-5, les plus aguerris, vers le cinéma», précise Cyril Accorsi, un des quatre danseurs de la compagnie coordonnant les répétitions.

«Entre l’inscription et la première répétition, ajoute ce danseur professionnel, environ un tiers des volontaires sélectionnés ont disparu, ce qui est un chiffre normal dans ce genre de contexte. Mais depuis, nous avons perdu très peu de monde. Et ce serait une hérésie d’avoir des exigences démesurées : ce sont tous des amateurs qui paient de leur personne et c’est bien à nous de faire le job.» Ce qui, synthétisé par Olivier Dubois, donne : «Nous sommes partis du principe que chacun venait sur la base du désir, accompagné de cette élégance qui préserve le plaisir.» De fait, bien qu’il faille tempérer un peu de dissipation dans les rangs, l’atmosphère de travail est à la fois studieuse et bon enfant, à l’instar de ces indications formulées dans une phraséologie volontiers vulgarisatrice : «Travaillez avec un peu plus d’attaque, essayez d’accentuer pour que ce soit plus lisible : les "ivrognes", par exemple, vous devez être vraiment ivres, trouvez-le dans votre corps et prenez bien tout l’espace, dès que vous voyez un trou, allez-y.»

Comme toujours chez Olivier Dubois, figure éminente de la danse contemporaine française (Tragédie, Auguri), l’énergie prévaut, comme cet esprit de groupe sur lequel insistent les animateurs : «En cas d’erreur ou de doute, ne vous arrêtez pas, il y a toujours quelqu’un à côté de vous qui sait. A l’inverse, pour ceux qui suivent, si vous en voyez un en galère, aidez-le !»

La plupart des participants sont des filles, relativement jeunes. Parmi les aînés, Odile, qui fait de la formation en entreprise et de la traduction, ne ménage pas sa peine, et elle le confirme, le temps d’une pause, entre deux fruits secs : «Comme beaucoup, j’ai rêvé gamine d’être danseuse et ça ne s’est pas fait. Là, je trouve l’occasion de vivre une expérience unique en adhérant pleinement à la philosophie d’Olivier Dubois. Je ne le connaissais pas quand je me suis inscrite, mais je me suis pas mal documentée depuis, et j’ai découvert un artiste au profil particulier, qui a réussi à force de s’entendre dire qu’il n’était pas fait pour ça.»

Sensible à la bienveillance des danseurs de la compagnie, la quinquagénaire, qui a arrêté la danse à 27 ans, ne manque pas d’ardeur pour relever le «défi», mue par le désir de «faire honneur au chorégraphe». En corollaire, elle se félicite du brassage générationnel et sociologique généré par un projet où, par exemple, on croise aussi Dieynaba, travailleuse sociale à la Croix-Rouge qui, de son côté, anime des ateliers danse avec des enfants, plutôt hip-hop et dancehall. «Les mouvements sont assez faciles à mémoriser et le temps de répétition [seize heures de transmission avant la générale, ndlr] me paraît suffisant pour combler mes lacunes, observe la jeune femme. Hormis le registre musical, auquel je ne suis pas du tout habituée, il n’y a rien qui me déstabilise vraiment.»

«J’apprends encore beaucoup au contact des amateurs, avec lesquels je recompose et réajuste sans cesse, note Olivier Dubois. Car ce type de projet reste pour moi du donnant-donnant, et je les traite comme des professionnels en ce sens qu’une fois qu’on leur a fourni des clés, le moment venu, ils ne pourront plus s’en remettre sur scène qu’à eux-mêmes.»

Extrait Libération daté du 6 octobre 2017

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Photo ci-dessus : Mairie de Paris - Joséphine Brueder

3 octobre 2017

Les dirigeants catalans se sont mis "en marge du droit et de la démocratie", estime le roi d'Espagne.

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Felipe VI ne joue pas la carte de l'apaisement. Dans une allocution diffusée mardi 3 octobre, le roi d'Espagne a dénoncé l'attitude des séparatistes catalans. Deux jours après l'organisation du référendum sur l'indépendance interdit par Madrid, il a accusé les dirigeants de la région autonome de se mettre "en marge du droit et de la démocratie".

Quelque 300 000 personnes ont participé à un rassemblement, à Barcelone, selon la police municipale pour "dénoncer" les violences policières en marge du référendum interdit. Lors du scrutin, la police et la garde civile sont intervenues dans une centaine de bureaux de vote pour saisir urnes et matériel électoral, et des heurts ont éclaté.

19 mars 2013

Résistance en région parisienne, l'exposition à l'Hôtel de Ville du 19 Mars au 25 Avril 2013,

L'Hôtel de Ville propose une exposition consacrée à la Résistance parisienne visible pendant l'Occupation nazie : à travers les témoignages de résistants, leurs parcours et leurs conditions de vie, nous sommes entrainés dans l'univers de la Résistance parisienne, ses spécificités tant dans son organisation que dans le nombre d'organisations impliquées dans son réseau.

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18 mars 2013

Kate Moss nue, et c'est l'accident !

La nouvelle campagne de Stuart Weitzman avec Kate Moss serait à l'origine d'un nombre croissant d'embouteillages et provoquerait plusieurs accidents.

Kate Moss provoque des accidents... malgré elle. Qui l'eut cru ? Selon le site TheSun.co.uk, la grande affiche placardée à l'angle de West Broadway et Prince Street causerait bien des dégâts. Pourquoi ? On y voit Kate Moss poser presque nue avec des escarpins Stuart Weitzman, dont elle est égérie. Visiblement, la gent masculine aurait du mal à gérer son attention au volent lorsque leurs yeux se poseraient sur cette affiche géante, ce qui provoquerait accidents et embouteillages. A bientôt 40 ans, le top est décidément toujours au top et son sex appeal fait plus que jamais de l'effet. Signée de son ami de toujours le photographe Mario Testino, l'affiche en noir et blanc est très esthétique. Il faut dire aussi que le mannequin a une silhouette à faire pâlir d'envie plus d'une. Récemment, c'est sur la couverture du magazine V complètement nue et avec Rihanna, qu'on avait pu découvrir Kate Moss.

L'histoire ne dit pas si la vente de chaussure Stuart Weitzman a depuis augmenté.

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Modèle : Kate Moss

Photo : Mario Testino

18 août 2015

Alice Springs, Madame Helmut Newton à la MEP

Plus que quelques jours pour découvrir l'exposition "Alice Springs" à la MEP !

Longtemps cachée dans l'ombre immense de son mari, l'Australienne a pourtant mené elle aussi une carrière de photographe. Retour en images sur un étrange parcours, à l'occasion de la rétrospective que lui consacre actuellement la MEP à Paris.

Helmut Newton a eu dernièrement les honneurs du Grand Palais. Sa veuve prend le relais à la MEP, tout comme elle avait pris celui de son célèbre époux en 1970, lorsqu'elle assura à sa place, au pied levé, une séance de photos publicitaires pour les cigarettes Gitanes. Ainsi June Newton, actrice de théâtre d'abord reconvertie dans la peinture, devint une artiste de l'objectif sous le pseudo d'Alice Springs, du nom d'une ville de son pays d'origine, l'Australie.

Travaux de mode et de publicité, nus provocateurs, portraits de personnalités en vue (dont son mari, au travail ou chez eux), ainsi qu'une série inédite réalisée en Californie sur les mouvements punk et hip hop américains dans les années 80 : une large palette artistique à découvrir dans cette petite rétrospective qui mérite bien un coup d'oeil.

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15 mars 2013

Vendredi 15 mars, Vague blanche pour la Syrie à Paris

Bertrand Delanoë va participer à la manifestation parisienne de la Vague Blanche annoncé ce vendredi 15 mars à 19h, Place du Panthéon (5e). Le Maire de Paris traversera la Place du Panthéon avec une soixantaine de personnes portant des panneaux blancs. Une fois la traversée achevée, les panneaux seront retournés, laissant apparaître les mots « Syrie », « Stop » et le chiffre de 70 000 morts. Le maire sera accompagné d’Anne Hidalgo, Première adjointe, et de Pierre Schapira, adjoint chargé des relations internationales, des affaires européennes et de la francophonie. Parmi les personnalités attendues Robert Badinter, François Cluzet, Sarah Moon, Monseigneur Gaillot, Père Paolo, Tony Gatlif, Daniel Cohn-Bendit, Noémie Kocher, ambassadeur de l’OMCT, Christiane Féral-Schuhl, bâtonnière de Paris, Eric Chevallier, ambassadeur de Syrie, Monzer Mahkous, ambassadeur de la coalition, et Dan Franck. Dans le même temps, la façade de l’Hôtel de Ville sera pavoisée en blanc en rappel de l'opération « Une Vague Blanche pour la Syrie ». Une banderole sera également déployé sur la façade de l’Hôtel de Ville, affichant que "Paris soutient le peuple syrien".

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Une vague blanche pour la Syrie

(AFP) - La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) appelle dans un communiqué à "manifester pour dire Stop aux massacres en Syrie et aux crimes contre les civils" vendredi, jour du deuxième anniversaire du déclenchement de la révolution syrienne.

"Selon les Nations Unies, plus de 70.000 personnes ont été tuées, des dizaines de milliers d’autres ont été blessées, sont disparues ou emprisonnées, des milliers ont été victimes d’actes de torture, de mauvais traitements, de violences sexuelles, des millions ont été déplacées à l'intérieur et des centaines de milliers sont réfugiées à l’extérieur du pays", rappelle la FIDH, dénonçant "deux ans de crimes contre les civils".

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La une de Libération, ce matin

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29 septembre 2017

FASHION WEEK : L'ORÉAL PARIS DÉFILERA SUR LES CHAMPS-ÉLYSÉES

Par Aurélia Lebailly

L'Oréal Paris créera l'événement le 1er octobre, en transformant l'avenue des Champs-Élysées en catwalk géant.

Partenaire officiel de la Fashion Week de Paris, le géant des cosmétiques L'Oréal Paris organisera, le 1er octobre à 15h30, son tout premier défilé mode et beauté sur la plus belle avenue du monde, en collaboration avec des maisons de couture, des hair stylists et des make-up artists. La marque de cosmétiques ne se contentera pas de faire défiler des silhouettes : elle proposera également pas moins de 70 looks hair et make-up pour présenter les nouvelles tendances beauté de la saison printemps-été 2018.

Les chiffres sont éloquents et pourraient rendre jalouse n'importe quelle marque inscrite au calendrier officiel de la fashion week de Paris : 30 make-up artists, 30 hair stylists, 50 porte-paroles L'Oréal Paris et mannequins (Doutzen Kroes, Jane Fonda, Maria Borges), 600 invités VIP en front row, 60 mètres de catwalk et pas moins de 300.000 Parisiens sont attendus pour faire de ce show un événement spectaculaire. Organisé en partenariat avec la Fédération de la haute couture et de la mode, avec le soutien de la mairie de Paris, le défilé permettra au public et aux invités de découvrir une collection réalisée autour du thème de Paris, et plus encore autour de la beauté parisienne.

«Il s'agit de célébrer Paris, l'essence même de notre marque, ainsi que l'alchimie qui existe ici entre la mode et la beauté, source de créativité inépuisable pour cette capitale qui rayonne. Organiser ce show sur la plus célèbre avenue du monde est une façon de démocratiser l'univers de la mode et de la beauté comme jamais auparavant», souligne Pierre-Emmanuel Angeloglou, directeur général international de L'Oréal Paris.

À la tête de l'équipe de make-up artists et de hair stylists, Val Garland et Stéphane Lancien, respectivement directrice make-up internationale de L'Oréal Paris et hair stylist de renommée internationale, définiront les nouvelles tendances en matière de beauté. Des master classes seront également organisées à l'issue du défilé pour permettre au public de profiter de leur expertise.

Partenaire officiel de la PFW

Outre ce défilé grandeur nature, L'Oréal Paris proposera cette saison encore les services de ses make-up artists et hair stylists lors d'une douzaine de shows organisés dans le cadre de cette semaine de la mode parisienne. Le géant des cosmétiques en profitera également pour célébrer sa collaboration avec Olivier Rousteing, directeur artistique de la maison Balmain, pour le lancement de leur première collection de make-up commune.

laparisienne.com

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29 septembre 2017

M Magazine

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Les adieux à la mode d’Yves Saint Laurent

Par Clément Ghys

7 janvier 2002. Journalistes, amis et personnalités se pressent au siège de la maison Saint Laurent. A 65 ans, le créateur annonce son retrait. Récit des derniers instants du couturier, à l’heure où deux musées ouvrent leurs portes à Paris et Marrakech.

Le matin du lundi 7 janvier 2002, Dominique Deroche arrive la première, à l’aube, au 5 avenue Marceau, siège de la maison de couture Yves Saint Laurent, dont elle dirige le service de presse depuis des années. D’abord toute seule, puis avec son équipe, elle finalise les préparatifs de la conférence de presse prévue à midi. Les invitations ont été envoyées quelques jours plus tôt, le 2 janvier, sans rien préciser de la teneur de l’événement. Les rumeurs ont vite gonflé dans les dîners parisiens. Le téléphone n’a pas cessé de sonner, mais Dominique Deroche n’a pas vendu la mèche. Même pendant le week-end, quand Le Monde et Le Journal du dimanche écrivaient au conditionnel qu’Yves Saint Laurent devrait annoncer son retrait de la haute couture, la maison s’est bien gardée de commenter.

En milieu de matinée, Dominique Deroche se poste en haut des marches de l’accès principal, rue Léonce-Reynaud. C’est l’escalier réservé aux clients, l’entrée officielle. Celle qu’emprunteront, quinze ans plus tard, les visiteurs du Musée Yves Saint Laurent, qui sera inauguré le 3 octobre. Un autre musée consacré au couturier ouvrira également le 19 octobre, à Marrakech. Deux inaugurations qui surviennent quelques semaines après la mort de Pierre Bergé, le 8 septembre. L’homme d’affaires n’aura pas vu l’aboutissement de ce qui fut la dernière œuvre de sa vie : célébrer celle de son ancien compagnon.

Un morceau du patrimoine

Ce 7 janvier 2002, midi approche et les marches se noircissent de monde. Les dizaines d’invités, journalistes français ou correspondants étrangers, chefs de rubrique mode des magazines, sont rejoints par des curieux. Dominique Deroche se souvient de sa surprise : « Je voyais arriver des équipes de télévision, des animateurs, des journalistes qu’on ne croisait jamais. » Quinze ans après, certains jurent qu’ils étaient « évidemment au courant » qu’Yves Saint Laurent allait annoncer son départ. D’autres confient qu’ils ne s’y attendaient pas. Mais tous se souviennent de leur arrivée rue Léonce-Reynaud, de l’émotion face aux adieux du couturier français le plus célèbre du monde. Celui qui a bouleversé la mode, réinventé la silhouette féminine, le premier à avoir été exposé de son vivant dans un musée (au Metropolitan Museum of Art en 1983), celui qui a fait défiler 300 mannequins sur la pelouse du Stade de France juste avant la finale France-Brésil du Mondial 1998.

En 2002, Yves Saint Laurent a 65 ans, à peine plus que l’âge légal de la retraite. Mais la mode parisienne a changé. Elle est à l’extravagance. John Galliano ose toutes les excentricités chez Dior, Alexander McQueen a dépoussiéré Givenchy. Et lui, chaque saison, défile, comme à son habitude, à l’Hôtel Intercontinental, avec en bande-son des actes entiers d’opéras. Il était révolutionnaire quand, avec Pierre Bergé, il ouvrait sa maison de couture en 1961, rue Spontini dans le 16e arrondissement, avant qu’elle ne déménage avenue Marceau en 1974. Il est toujours célébré, mais désormais comme un morceau du patrimoine.

YVES SAINT LAURENT EST À L’ÉTAGE, DANS SON BUREAU, AVEC PIERRE BERGÉ. IL CORRIGE LE DISCOURS SUR LEQUEL IL PLANCHE DEPUIS DEUX JOURS, ENLÈVE UN ADJECTIF, MODIFIE UNE TOURNURE DE PHRASE

Dans les années 1990, il a abandonné ce prêt-à-porter qu’il aimait tant, confié la ligne homme au jeune Hedi Slimane en 1996, et la femme à Alber Elbaz en 1998. La marque Saint Laurent est devenue une pièce de choix dans la guerre entre les groupes de luxe, LVMH et Pinault-Printemps-Redoute. C’est François Pinault, avec le Gucci Group qu’il vient d’acheter, qui rafle la mise. Début 2000, Tom Ford est nommé au prêt-à-porter, fait sensation avec le porno chic, et scandalise les tenants du vrai goût Saint Laurent – Yves Saint Laurent et Pierre Bergé en tête.

Grâce au sens de la négociation de ce dernier, Yves Saint Laurent parvient à conserver la haute couture, ce monde très codé où il a commencé auprès de Christian Dior, avec ses clientes, ses créations, sa hiérarchie et son cérémonial. Le secteur est déficitaire, ses silhouettes évoluent peu, mais Saint Laurent préserve son sanctuaire de l’avenue Marceau. Avec son bureau baroque, rempli d’aquarelles de Christian Bérard et d’objets fétiches (dont une photo de l’actrice Silvana Mangano, ou la badine de Dior), où l’on est pris à la gorge par l’odeur des bouquets de lys. Et son studio attenant, avec des tréteaux couverts de chutes de tissus, où l’équipe est concentrée.

Les 250 employés regardent « Monsieur Saint Laurent » comme un dieu vivant, osent à peine l’approcher. Personne, pas même Pierre Bergé, ne lui refuse quoi que ce soit, ni les brocarts hors de prix ni ses manies : il cajole Moujik, son bouledogue adoré, et interdit les bouteilles d’eau en plastique parce que le chien pourrait tomber malade en les mangeant. Cet univers, soudé, hors du temps et autarcique, va se dissoudre dans quelques instants.

Style androgyne et sombre

La conférence de presse a lieu dans la salle en haut à droite des escaliers, là où, la veille de chaque défilé, les équipes « accessoirisent » les mannequins habillés. Sur une estrade a été posée une table couverte d’un tissu vert, avec en fond un paravent noir où brillent les lettres dorées YSL. Au premier rang sont assis les plus proches : Betty Catroux, mondaine blonde à la silhouette longiligne avec qui il écumait les boîtes homosexuelles de la rue Sainte-Anne dans les années 1970, incarnation de son style androgyne et sombre ; Loulou de la Falaise, aristocrate créatrice de bijoux et d’accessoires pour la marque, l’ambassadrice même du bohème chic, qui représente l’autre facette de Saint Laurent, la fantaisie et la couleur ; Anne-Marie Muñoz, directrice du studio, rencontrée chez Christian Dior et qui, pendant des décennies, aura été son bras droit inébranlable. A leurs côtés, des journalistes. Et debout derrière eux, qui manquent de s’écraser les pieds, une foule de personnages emblématiques de l’époque, dont Alain Minc, Michel Denisot ou Emmanuel Chain. Il fait très chaud et, surtout, il ne se passe rien.

Yves Saint Laurent est à l’étage, dans son bureau, avec Pierre Bergé. Il corrige le discours sur lequel il planche depuis deux jours, enlève un adjectif, modifie une tournure de phrase. Bergé fait décaler d’un quart d’heure la conférence de presse. Le moment est trop grave. Ils le préparent depuis ce jour de début décembre où Yves Saint Laurent a dit à l’homme de sa vie qu’il voulait arrêter.

Peu de temps avant sa mort, l’homme d’affaires, rencontré en juillet, n’avait toujours pas digéré la rumeur, persistante depuis 2002, selon laquelle il aurait poussé Saint Laurent à se retirer : « S’il y a bien une chose que je me serais gardé de faire, cela aurait été de le lui suggérer. Mais quand il me l’a dit, je me suis engouffré dedans. » Sa voix se gonflait de larmes au souvenir de l’échange : « Un jour, il m’a dit : “Pierre, je ne pourrai pas faire cette collection. Cette fois, c’est sérieux.” » Le couturier, rongé par la dépression, avait menacé à plusieurs reprises d’arrêter, mais à chaque fois, il s’était relancé. Bergé a compris qu’il était trop fatigué, et ne se sentait plus à sa place. Il lui a répondu : « Eh bien, tu ne fais pas cette collection ! Voilà, on fait un dernier défilé et on arrête cette putain de maison. »

Les mains tremblantes

Les deux hommes descendent dans la salle de la conférence de presse. Il est midi et quart quand Yves Saint Laurent prend place sur l’estrade. Il est vêtu de noir, lui qui aimait les cravates à pois et les costumes à rayures. La seule lueur dans sa mise sombre est une chevelure plus blonde que d’habitude, réclamée à son coiffeur quelques jours plus tôt. « Mesdames et messieurs, je vous ai conviés pour vous annoncer une nouvelle importante », commence-t-il, la voix empâtée et les mains tremblantes. Dans l’assistance, Gérard Lefort, alors journaliste à Libération, ignorait les rumeurs et avait hésité à venir. Il comprend qu’il se passe quelque chose : « C’était “Pharaon vous parle”. La dramaturgie était très impressionnante. »

Yves Saint Laurent enchaîne en rendant hommage à ses maîtres disparus, Christian Dior, Cristobal Balenciaga, Gabrielle Chanel, son propre travail, ses silhouettes qui ont accompagné la libération des femmes. « On me pardonnera d’en tirer vanité, mais j’ai cru que la mode n’était pas seulement faite pour embellir les femmes, mais aussi pour leur donner confiance, leur permettre de s’assumer. » Il ne cite aucun des couturiers contemporains. Janie Samet, alors chargée de la mode au Figaro, a « l’impression d’être face à un joueur de tennis seul sur le court, sans compétiteur ».

« JE SUIS PASSÉ PAR BIEN DES ANGOISSES, BIEN DES ENFERS. J’AI CONNU LA PEUR ET LA TERRIBLE SOLITUDE. LES FAUX AMIS QUE SONT LES TRANQUILLISANTS ET LES STUPÉFIANTS. (…) DE TOUT CELA, UN JOUR, JE SUIS SORTI, ÉBLOUI MAIS DÉGRISÉ »

YVES SAINT LAURENT

Yves Saint Laurent continue : « Je veux remercier ceux qui m’ont fait confiance (…). Pierre Bergé, bien sûr. Mais est-ce la peine d’insister ? » Ce dernier est à ses côtés, debout, pas tout à fait sur l’estrade, mais pas non plus dans le public. Il scrute le couturier et la foule, et ses lèvres récitent, à voix basse et en simultané, le discours. L’effet stéréo scotche les invités. Leur histoire d’amour aura été tumultueuse, mais ils auront tout partagé, et ce discours, Pierre Bergé pourrait le faire sien. « Il m’est impossible de citer tous les premiers et premières d’atelier qui m’ont accompagné. Pourtant, qu’aurais-je fait sans eux ? Tous les ouvriers et ouvrières dont le dévouement admirable m’a tellement aidé. » A l’extérieur, serrés contre la porte pour entendre, les employés soupirent. Les larmes montent. Elie Top, assistant général du studio et aujourd’hui joaillier, alors âgé d’une vingtaine d’années, sent « le sol s’écrouler sous [ses] pieds » : « A ce moment, on comprend qu’un monde s’engloutit. »

Au fond de la pièce, face à Yves Saint Laurent, Jean-Pierre Derbord, directeur technique des ateliers de haute couture, voit lui aussi s’achever une époque, la sienne. Depuis 1965, il travaille au côté de « Monsieur ». C’est lui l’auteur des « épaules Saint Laurent », légèrement strictes, qui structurent toutes les silhouettes. L’âge de la retraite approche et, depuis l’année précédente, il veut arrêter. « Je sentais que la couture que je savais faire n’avait plus lieu d’être, se souvient-il. Mme Muñoz, directrice du studio, songeait aussi à lever le pied. M. Saint Laurent a vécu nos départs imminents comme un signe. Est-ce qu’il avait vraiment envie de continuer avec d’autres gens ? » Dans le carré des fidèles, Anne-Marie Muñoz a le visage sombre et Loulou de la Falaise est en larmes.

Un défilé-rétrospective

La main droite vissée sur la table, Yves Saint Laurent poursuit : « Je suis passé par bien des angoisses, bien des enfers. J’ai connu la peur et la terrible solitude. Les faux amis que sont les tranquillisants et les stupéfiants. La prison de la dépression et celle des maisons de santé. De tout cela, un jour, je suis sorti, ébloui mais dégrisé. » Il a l’air d’un fantôme mais il ne faiblit pas, aussi tremblant soit-il. Sabine Gorny, journaliste à France 3, est frappée « par le fait même qu’il aille au bout de son texte » : « Cet homme qui, après les défilés, n’arrivait pas à aligner deux phrases devant les journalistes, osait se dévoiler devant une assemblée. Dans le milieu de la mode, tout le monde savait qu’il s’était drogué, qu’il avait été hospitalisé. Mais là, il exposait son mal-être et ses addictions en public. Comme s’il avait besoin de le faire. »

Quand Saint Laurent cite les mots de Proust, « la magnifique et lamentable famille des nerveux qui est le sel de la terre », dont il dit avoir fait partie toute sa vie, Gérard Lefort sent un « frisson parcourir la salle, proches, journalistes ou mondains ». Et Saint Laurent conclut : « J’ai choisi aujourd’hui de dire adieu à ce métier que j’ai tant aimé (…). Je veux vous remercier, vous qui êtes ici et ceux qui n’y sont pas, d’avoir été fidèles aux rendez-vous que je vous ai donnés depuis tant d’années. De m’avoir soutenu, compris, aimé. Je ne vous oublierai pas. »

« LA SITUATION ÉTAIT ÉTRANGE. ON PENSAIT TOUS À NOS BOULOTS. MAIS IL FALLAIT CONTINUER ENCORE UN PEU. POUR LUI »

PAULE MONINOT-MONORY, SCRIPTE AU STUDIO

A peine a-t-il prononcé ces mots que Dominique Deroche, recroquevillée près de la table, l’exfiltre et le conduit dans son bureau. « Il ne fallait pas qu’il soit assailli de questions. Il n’aurait pas supporté. » Les rejoignent quelques très proches, dont Pierre Bergé qui, très vite, redescend pour parler à la presse. « Lui, il a toujours fait face à tout », dit Dominique Deroche. L’homme d’affaires doit expliquer la suite : un défilé-rétrospective organisé le 22 janvier au Centre Pompidou. Le deuxième acte des adieux.

Depuis un mois, ses équipes ont contacté Beaubourg et Jean-Jacques Aillagon, alors président du musée, a donné son accord pour qu’un défilé soit organisé dans l’atrium. Yves Saint Laurent s’en va, vive Saint Laurent ! Le 5 avenue Marceau se mobilise pour que les adieux soient majestueux. Epuisé, le couturier laisse Pierre Bergé s’occuper de tout, comme toujours. L’homme d’affaires invente alors une formule : « J’ai décidé de transformer les souvenirs en projets. »

Avenue Marceau, l’émotion est vive. Par affection pour « Monsieur » Saint Laurent, mais aussi par peur de l’avenir. Dans les conversations de couloir surgissent des mots inédits en ces lieux comme « mutation », « retraite anticipée », « communiqué de la CGT ». Pierre Bergé est furieux que certains syndicats viennent donner des conseils aux équipes, que des employés de longue date aillent aux assemblées générales. Il veut tout gérer jusqu’au bout, les détails du plan social, les indemnités de départ ou les reclassements dans d’autres maisons. « La situation était étrange. On pensait tous à nos boulots. Mais il fallait continuer encore un peu. Pour lui, Saint Laurent. On avait été si fiers de faire partie de son clan pendant tellement d’années », se souvient Paule Moninot-Monory, scripte au studio.

Casting taille « sixties »

Les ateliers fabriquent sa dernière collection, des robes en mousseline rose pâle et parme, parmi les plus épurées de sa carrière. Mais le défilé étant une rétrospective, on ressort des centaines de modèles issus des 5 000 entreposés aux archives. Ce sont des pièces de musée, impossibles à retoucher. Il faut trouver des filles adaptées. Le hic est que, au fil des années, la taille moyenne des mannequins a grandi. Des filles d’1,70 m sont embauchées. Ce casting taille « sixties » est complété par des vedettes du podium, comme Claudia Schiffer, Carla Bruni ou Naomi Campbell, qui appellent pour demander à être du défilé. Elie Top se souvient que les « filles voulaient porter l’habit précis dans lequel elles avaient marché des années auparavant ».

Katoucha, Mounia ou Amalia, ces mannequins noirs que le couturier aimait tant, sont évidemment de la partie. Saint Laurent est touché par leur présence, mais ne s’implique pas. Tout juste demande-t-il à ce que l’Américaine Jerry Hall soit là, en souvenir des scandaleuses campagnes pour le parfum Opium, en 1977.

Les top-modèles ne sont pas les seuls à téléphoner au 5 avenue Marceau. Dominique Deroche est harcelée. « Tout le monde appelait pour demander une place. Des amis de la maison, certains perdus de vue, des actrices, des personnalités… J’ai dû affecter une jeune femme au téléphone, rien que pour filtrer les appels. » Certains proposent même de payer leur place, et sont éconduits. La liste des 2 000 invités est complexe. Le « seating » (l’agencement d’un défilé de mode), où la place est liée à l’importance de la personne, est un casse-tête. Il ne faut pas froisser les clientes historiques, comme l’Américaine Nan Kempner, ni les journalistes fidèles, ni les femmes de présidents, ni les amis, ni les actrices, ni personne.

Dominique Deroche passe ses soirées dans la salle de conférence du 5 avenue Marceau, le plan des invités face à elle. Chaque soir, après son dîner, Pierre Bergé la rejoint. Ensemble, ils étudient la disposition, ajustent les changements. L’attachée de presse voit son patron « tout vérifier, se souvenir de chaque détail, brouille récente ou attachement passé, trouver des solutions pour éviter les impairs ». Pour la première fois dans l’histoire de la maison, sur les cartons d’invitation, ce n’est plus le seul nom d’Yves Saint Laurent qui est imprimé, celui de Pierre Bergé l’a rejoint.

Mannequins en larmes

Le 22 janvier à 19 heures, 2 000 personnes se pressent dans le hall de Beaubourg et les badauds regardent un écran géant installé à l’extérieur. Du jamais-vu. Les employés de la maison courent dans tous les sens, un collier « YSL » argenté au cou. C’est le sésame qui permet d’accéder aux coulisses. Le noir se fait et le premier mannequin arrive, la Française Audrey Marnay dans un caban de 1962. Et puis défilent 300 tenues – smokings, vestes Sahariennes, robes Mondrian, modèles des collections Opéra, Chagall et Matisse… Les robes africaines surgissent du sol par une plateforme. Des invités applaudissent en plein milieu, les sièges tremblent. C’est dans les coulisses que l’émotion est la plus forte. Des mannequins s’effondrent en larmes. Yves Saint Laurent est là. Les témoins se souviennent qu’il était « presque serein ».

« NOUS AVONS VÉCU ENSEMBLE – ET AVEC D’AUTRES QUI NE SONT PLUS LÀ – UNE MERVEILLEUSE AVENTURE FAITE DE CONFIANCE, DE COURAGE ET D’AMOUR. C’EST DE CELA QU’IL FAUT SE SOUVENIR »

YVES SAINT LAURENT

Tout le monde attend qu’il vienne saluer, pour le voir une dernière fois. Pierre Bergé voulait une simple apparition. Mais cela se passe autrement. Lors du final, tous les mannequins arrivent en smoking. Assises au premier rang, Catherine Deneuve et Laetitia Casta se lèvent, prennent un micro caché sous leur siège, et chantent Ma plus belle histoire d’amour de Barbara au créateur, hagard et ému. Peu de temps avant de mourir, Pierre Bergé pestait encore contre « ce foutoir, où Yves s’est retrouvé seul sur scène, comme allant à l’échafaud ».

Cette théâtrale conclusion est une idée de Dominique Deroche et d’Anne-Marie Muñoz. L’attachée de presse se souvient : « Nous voulions lui dire au revoir à notre façon. Avec Thierry Dreyfus, le metteur en scène du défilé, on a imaginé cette scène. Catherine Deneuve et Laetitia Casta ont tout de suite accepté, et ont répété dans les jours précédents. » Yves Saint Laurent embrasse les deux femmes, ose à peine regarder la salle, sourit aux mannequins, puis retourne en coulisses. Les portes se referment. Il ne répond à aucune interview, ne croise personne, si ce n’est les intimes avec qui il va dîner. Yves Saint Laurent a cessé d’être un personnage public.

Pour lui, tout s’arrête. Mais au 5 avenue Marceau, la fin n’est pas pour tout de suite. « On a rarement autant travaillé qu’après Beaubourg », rit Jean-Pierre Derbord. Pierre Bergé a eu l’idée, très maligne, que les clientes puissent commander des reproductions des modèles anciens. Le carnet de commandes explose. Jean-Pierre Derbord se souvient d’une « dame qui commandait deux tailleurs par saison et qui en a commandé huit d’un coup ». Dominique Deroche voit encore « cette cliente qui s’était fait faire une robe Mondrian, et a commandé la même pour sa fille de 2 ans ». D’autres, qui n’avaient jamais osé dépenser autant d’argent, sautent le pas.

JUSQU’AUX SEMAINES PRÉCÉDANT SA MORT, LE 1ER JUIN 2008, YVES SAINT LAURENT SE REND TOUS LES JOURS DANS L’ANCIENNE MAISON DE COUTURE

Tout le monde veut une dernière trace de Saint Laurent, qui reste confiné dans son bureau et ne voit personne. Le 31 juillet, le couturier, qui n’en finit plus de dire adieu, fait circuler en interne un mot : « Au moment où notre maison va fermer, mon cœur se serre et ce n’est pas sans une profonde tristesse que je pense à vous tous. Nous avons vécu ensemble – et avec d’autres qui ne sont plus là – une merveilleuse aventure faite de confiance, de courage et d’amour. C’est de cela qu’il faut se souvenir. Pour ma part, je ne l’oublierai jamais. Ces souvenirs ne me quitteront plus désormais. »

Le 5 avenue Marceau change. Son centre névralgique n’est plus le studio ou les ateliers, mais le bureau de Pierre Bergé, à l’autre bout du couloir que l’homme d’affaires qualifiait de « mur de Berlin » pour souligner l’étanchéité entre la création et le commerce. Longtemps, les employés ont craint de franchir le seuil de cette pièce, de peur de se prendre une de ses avoinées légendaires. Fin octobre 2002, l’hôtel particulier devient la Fondation Yves Saint Laurent - Pierre Bergé. Ce dernier s’occupe de tout, des expositions de robes et d’œuvres d’art, qui seront organisées dans les salles du bas, mais aussi de ses autres affaires : la maison de vente qu’il a ouverte en 2001, ou ses activités de mécénat. En 2005, les noms seront inversés. La Fondation est rebaptisée « Pierre Bergé - Yves Saint Laurent ».

Mutique

Jusqu’aux semaines précédant sa mort, le 1er juin 2008, Yves Saint Laurent se rend tous les jours dans l’ancienne maison de couture. Chaque matin, un chauffeur vient le chercher dans son appartement du 55 rue de Babylone. A l’heure du déjeuner, il rentre chez lui, et retourne ensuite avenue Marceau, jusqu’au soir. Seule une dizaine d’employés sont restés dans les murs. Une ancienne assistante, Catherine Gadala, a été reprise pour lui tenir compagnie. Ensemble, ils lisent les magazines préparés par Dominique Deroche, toujours présente. Ils commentent les tenues des célébrités dans Gala, se moquent des dernières collections. Parfois, des visiteurs lui racontent les potins des soirées.

Lui ne sort plus, sauf quelques soirs, pour faire plaisir à Betty Catroux, qui l’emmène au Mathis, un bar de nuit de la rue de Ponthieu. Il passe ses journées dans ce studio dont il aimait tant la lumière, et reste à sa table de travail. Face à lui, une feuille et un crayon, mais ce n’est qu’un décor. Il ne dessinera plus. Si ce n’est pour quelques cours de perspective qu’il avait réclamés et dont il se lassera après trois séances. Dans ce studio, reconstitué pour devenir une pièce du musée, Yves Saint Laurent n’a plus jamais rien fait. Il était mutique et fixait le vide. Quand il était trop malade pour se déplacer, il demandait à son chauffeur d’emmener son chien Moujik passer la journée à sa place au 5 avenue Marceau.

28 septembre 2017

Christian Dior

Fondée en 1946, la Maison Dior a été financée pendant ses dix premières années par son fondateur et directeur de la création, Christian Dior. Dès la présentation de sa première collection en 1947, les dessins de Dior ont été acclamés dans le monde entier. L'ampleur, l’ambition et l’influence de la maison se sont très vite accrues au cours des années qui ont suivi. Après la mort soudaine de Christian Dior en 1957, la maison a poursuivi son évolution, consolidant sa place dans le monde de la mode sous la gestion de six autres directeurs (dont la première femme, Maria Grazia Chiuri, nommée en juillet 2016).

Pour célébrer le soixante-dixième anniversaire de la Maison Dior, la National Gallery of Victoria, à Melbourne, présente une exposition fascinante intitulée Maison Dior : Soixante dix ans de haute couture. Présentée exclusivement à Melbourne, elle est le fruit d’une collaboration entre la NGV et la Maison Dior, qui offre une présentation somptueuse de plus de cent quarante vêtements dessinés par Christian Dior Couture entre 1947 et 2017.

Maison Dior explore aussi l’histoire de cette maison à travers une série de thèmes, exposant les créations de sept modélistes qui ont joué un rôle clé dans l’élaboration de la célèbre silhouette : Christian Dior, Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chiuri. Maison Dior : Soixante dix ans de haute couture s’accompagne d’une publication érudite contenant de nombreuses photographies présentées dans ce portfolio.

Maison Dior : Soixante dix ans de haute couture

Du 27 août au 7 novembre 2017

NGV International

180 St Kilda Rd

Melbourne VIC 3006

Australie

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https://www.ngv.vic.gov.au/

13 mars 2013

"Habemus Papam"

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Une fumée blanche s'échappe de la chapelle Sixtine, le nom du pape va être annoncé

Au lendemain du début du conclave, les cardinaux ont trouvé le successeur de Benoît XVI. Mercredi 13 mars, à 19h06, une fumée blanche s'est échappée de la chapelle Sixtine, signifiant qu'au moins deux tiers des 115 cardinaux se sont accordés sur le nom du prochain pape. La nouvelle a aussitôt été accueillie par des manifestations de joie sur la place Saint-Pierre, au Vatican, où les fidèles se rassemblent. L'identité de leur 266e souverain pontife doit être dévoilée dans les prochaines minutes.

13 mars 2013

Save the date : Festival Européen de la Photo de Nu

63940_443084482427626_463224585_n13ème Festival Européen de la photo de nu "Regards sur le corps" du mer 8 au lun 20 mai 2013

Le Festival Européen de la Photo de Nu est devenu, au fil de ses éditions, un des rendez-vous incontournables de la région. Le Festival, initié en Arles par Bruno Rédarès, s’est étendu et développé depuis cinq ans aux Baux-de-Provence. Le français, Hans Sylvester est l’invité d’honneur de cette 13ème édition. Ses photos sur la tribu des Surma en Ethipie seront accrochées aux cimaises de l’Hôtel de Manville, au cœur de la Cité baussenque.

21 juin 2018

Séparation des familles de migrants : Trump contraint de reculer

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Par Gilles Paris, Washington, correspondant - Le Monde

Devant le tollé provoqué par la mise en œuvre de la « tolérance zéro », le président américain a signé un décret disposant que parents et enfants seront détenus ensemble.

Depuis son entrée en politique, il y a trois ans, Donald Trump s’était toujours montré capable de défier les lois de la politique. Jusqu’au mercredi 20 juin. En milieu de matinée, le président des Etats-Unis a pris acte d’une ligne rouge : l’instrumentalisation d’enfants à des fins électorales. Face au tollé croissant suscité par le choix de séparer les familles de sans-papiers arrêtées après le franchissement illégal de la frontière avec le Mexique, Donald Trump a battu en retraite en signant dans la précipitation un décret présidentiel disposant que les enfants et les parents seront désormais détenus ensemble pendant la durée des poursuites judiciaires.

Les jours précédents, la Maison Blanche, à commencer par le président lui-même, avait pourtant défendu sans ciller la politique de « tolérance zéro » instaurée par le ministère de la justice avec sa bénédiction qui obligeait depuis le mois de mai la police des frontières à séparer les enfants de leurs parents incarcérés avant d’être jugés, faute de pouvoir légalement emprisonner les premiers. Au moins 2 342 enfants et jeunes migrants auraient ainsi été séparés de leurs familles.

Contre toute évidence, la secrétaire à la sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, avait nié l’existence d’une telle politique, alors que Donald Trump prétendait dans le même temps qu’il ne faisait qu’appliquer une disposition législative héritée d’administrations démocrates, ce qui est faux.

Elections de mi-mandat

Les défenseurs de cette mesure lui trouvaient deux avantages : un effet dissuasif sur les candidats au départ des pays d’Amérique centrale qui alimentent désormais majoritairement l’immigration illégale et un moyen de pression sur le Congrès pour le forcer à adopter des mesures restrictives, y compris concernant l’immigration légale. S’ajoutant aux témoignages d’élus démocrates scandalisés après la visite de centres de rétentions, les images pourtant contrôlées par le département de la sécurité intérieure montrant des mineurs placés à l’intérieur d’espaces grillagés, ainsi qu’un enregistrement de pleurs d’enfants en très bas âge réclamant leurs parents, ont rendu progressivement cette position intenable.

Les premiers sondages montraient qu’une majorité d’électeurs républicains soutenait cette politique, alors que les deux tiers de l’ensemble des Américains interrogés s’y opposaient. Mais de nombreux membres du Congrès ont redouté que la polémique ne finisse par peser sur les prochaines élections de mi-mandat. Le sénateur du Texas Ted Cruz, qui se représente en novembre, a illustré cette crainte grandissante. Après avoir initialement soutenu la politique de « tolérance zéro », il a fait spectaculairement machine arrière en s’exprimant avec force mardi contre les séparations des familles.

Le même jour, rencontrant au Congrès des élus républicains, Donald Trump avait sans doute pris conscience de ce malaise, qui s’ajoutait aux critiques grandissantes de responsables religieux et de figures de son propre camp. Son épouse, manifestement choquée par ces mêmes images, n’était pas restée inerte, comme il l’a avoué lui-même. L’avocat qui avait suivi la procédure de naturalisation de Melania Trump a ainsi haussé la voix, manifestement avec l’assentiment de sa cliente.

Découverte des contraintes du pouvoir

Le lendemain matin, recevant à la Maison Blanche une délégation de sénateurs et de représentants, Donald Trump a semblé découvrir avec candeur les contraintes du pouvoir. « Le dilemme est que si vous êtes faible, ce que les gens aimeraient que vous soyez (…), le pays va être envahi par des millions de personnes. Et si vous êtes dur, vous semblez n’avoir aucun cœur. C’est un dilemme difficile. Peut-être que je préférerais être dur, mais c’est un dilemme difficile », a philosophé le président.

Quelques heures plus tard, il a signé un décret présidentiel interdisant les séparations de familles, dans une telle précipitation que le mot incriminé a été tout d’abord mal orthographié. « Je n’aimais pas voir des familles être séparées », a affirmé celui qui l’avait décidé. Cette signature lui a permis de se poser une nouvelle fois en homme d’action, y compris en se démentant lui-même : il avait assuré à la presse, cinq jours plus tôt, que le problème ne pouvait être réglé que par le Congrès et non de cette manière.

Ce moyen de parer au plus pressé est loin cependant de régler tous les problèmes posés par les séparations de familles. Le décret ne tourne pas le dos, en effet, à la politique de « tolérance zéro ». il implique seulement que les incarcérations toucheront désormais les familles tout entières, ce qui va poser rapidement des problèmes logistiques tout autant que juridiques.

Prélude à une bataille juridique

Le plus évident concerne la période de détention maximum qui peut s’appliquer aux enfants de sans-papiers emprisonnés. Selon une règle découlant d’un très long contentieux juridique, ces enfants ne peuvent en effet être incarcérés plus de vingt jours. Compte tenu de l’engorgement des tribunaux qu’a provoqué la politique de « tolérance zéro », la perspective de nouvelles séparations imposées n’est qu’une affaire de semaines. Sans compter qu’il faudra obtenir parallèlement la réunification des familles déjà séparées, que le décret de mercredi ne mentionne pas.

La responsable de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a immédiatement vu le danger. « Au lieu de protéger les enfants traumatisés, le président a ordonné à son procureur général d’ouvrir la voie à l’emprisonnement à long terme de familles dans des conditions carcérales », a-t-elle déploré. Autant dire que le décret présidentiel, qui a fait l’objet d’intenses discussions internes mercredi matin, selon le Washington Post, est sans doute le prélude à une vigoureuse bataille juridique, comparable à celle qui s’était ouverte au lendemain de l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, en janvier, avec la publication précipitée d’un décret anti-immigration immédiatement bloqué par des juges fédéraux.

Le salut, pour la Maison Blanche, ne peut venir aujourd’hui que du Congrès. Ce dernier, compte tenu notamment des divisions internes entre républicains, s’est montré cependant incapable jusqu’à présent de parvenir au moindre compromis sur l’immigration.

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11 mars 2013

Save the date = au MAM : Keith Haring - du 19 avril au 18 août 2013

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Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, avec le CENTQUATRE, consacre une rétrospective de grande envergure à l’artiste américain Keith Haring (1958 – 1990). Cette exposition permettra d’appréhender l’importance de son œuvre et plus particulièrement la nature profondément « politique » de sa démarche, tout au long de sa carrière.

Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, - dont une quinzaine de grands formats seront exposés au CENTQUATRE, cette exposition est l’une des plus importantes jamais réalisées sur cet artiste.

Keith Haring fut l’un des artistes les plus célébrés de son époque, et aujourd’hui encore tout le monde connaît son style incomparable et son répertoire de signes emblématiques. Il a été exposé avec Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, Jenny Holzer et Daniel Buren, dès la Documenta 7 en 1982 et dans des musées et biennales du monde entier.

Keith Haring / The Political Line
Le CENTQUATRE prolonge la rétrospective en présentant les œuvres grand format de l'artiste, notamment l'une de ses plus importantes, Les Dix Commandements, créée en 1985. Cette pièce monumentale composée de dix panneaux de sept mètres de haut, inspirée de la Bible et réinterprétée par le créateur : dix commandements revisités à coup d'aplats rouges, de signes du diable et de l'enfer, de dollars et de têtes de serpent…
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5 mars 2013

Charlie Hebdo ouvre ses pages aux Femen

549401_536976816325461_1000102162_n"Après le Vatican, après Notre-Dame de Paris, après le bureau de vote de Berlusconi, les Femen squattent Charlie Hebdo!" annonce l'hebodmadaire satirique qui consacre son numéro à paraître mercredi au mouvement de néo-féministes né en Ukraine, connues pour leurs spectaculaires manifestations seins nus.

"Mêmes bagarres, mêmes ennemis, tout était réuni pour que la bande des Femen et celle de Charlie Hebdo se réunissent! Si leurs seins sont leurs armes, nos crayons sont les nôtres", explique le magazine, qui publie "en exclusivité en France" le Manifeste Femen, ainsi qu'une interview d’Inna Shevchenko, cofondatrice en 2008 du mouvement Femen en Ukraine et exilée en France.

Ce numéro de Charlie Hebdo coïncide avec la sortie ce mardi d'un livre aux éditions Calmann-Lévy dans lequel les quatre fondatrices de Femen ("cuisse" en latin) racontent l'épopée de leur mouvement radical et de leur combat pour les femmes. Source Europe 1 avec AFP

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