Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Jours tranquilles à Paris
Publicité
16 mars 2014

Un message des FEMEN à propos de l'Ukraine

Femen France

"Bientôt nous gagnerons", Inna Shevchenko dans le Huffpost http://www.huffingtonpost.fr/inna-schevchenko/referendum-crimee-poutine_b_4973147.html?utm_hp_ref=france

"(...) C'est aujourd'hui qu'a lieu le référendum illégitime en Crimée et l'armée russe continue de s'étendre au delà de la péninsule de la Crimée, en occupant d'autres territoires ukrainiens, comme la région de Kherson, l'endroit où je suis née et où j'ai grandi.
Poutine ne s'arrêtera pas mais il peut être stoppé. Les leaders Européens n'hésitent pas à condamner par les mots mais tremblent toujours à organiser des actions contre Poutine. Ils condamnent le référendum illégitime en Crimée qui n'est pas reconnu par la constitution Ukrainienne ou de la Crimée mais des experts Européens vont quand même assister au référendum pour s'assurer qu'il se déroule dans d'honnêtes conditions. Est-ce que ce n'est finalement pas accepter un référendum anticonstitutionnel en Ukraine ? Tous les jours nous entendons parler de "sanctions sérieuses contre la Russie", mais cela n'a toujours pas été appliqué, alors que chaque jour les Ukrainiens continuent de payer de leurs vies et de leurs libertés. (...)"

OIO

1959528_305318309619410_553249473_n

Full english translation:

"Soon we will stop to leave our houses running from danger of military interventions, we will not leave in exile anymore, we will be able to speak and to chose, we will stop being arrested. Soon we will not be beaten up anymore, we will not be killed. Soon we will win.

From young to old, Ukrainian people are joining voluntarily army to get ready for a war. It’s already clearly seen that the actual occupation of Crimea by Russian Army is just a first step of Putin's intervention. He doesn't need Crimea, he wants all Ukraine. He needs it’s economical, political and social destabilization to shut down the mood of freedom among Ukrainian protesters and to get control back.

Today is the day of illegitimate referendum in Crimea, while Russian army is moving further the island of Crimea and occupying other Ukrainian territory, like Kherson region, the place where I was born and was raised.

Putin doesn't stop himself but he can be stopped. Fortunately European leaders don't hesitate to take words but unfortunately they are still shivering to take actions against Putin. They condemn illegitimate referendum in Crimea that is not recognized neither by Ukrainian or Crimean constitution but at the same time European experts are going to attend the referendum to be sure it passes well and honest. Isn't it an acceptance of anti-constitutional referendum in Ukraine? Everyday we are hearing about “serious sanctions against Russia” but it was never applied, and today we still lose many lives and freedoms of Ukrainians.

The new government is formed from those who were leading the country since collapse of USSR, and brought Ukraine to this actual stage, and also by a few new hopeful politicians - but who couldn't get any experiences before because of mafia nature of Ukrainian politics or wild nationalists.

Ukrainian politicians were not ready enough to go from the stage of romantic revolution to a stage of a fearful war. With no support of E.U and U.S, weak Ukrainians politicians will be "eaten" by Putin soon.

The only power ready for such a fight is the power of people. Ukrainians proved it. It's because of riot of civilians that Putin is not able yet to occupy all Ukraine with his military troops.

But the real intervention can start any minute. And as usual in the name of games for power between a few political unions, people will lose their lives.
Freedom is not free, we know it, but Ukrainians already deserve it..."

Publicité
14 mars 2014

SAVE THE DATE : Luciano Castelli : Self-portraits - à la MEP. Du 26 mars au 25 mai 2014

Luciano Castelli (né en 1951, Lucerne) est un peintre suisse, graphiste, photographe et sculpteur. Il vit et travaille à Zurich, Paris et Séville.

LC10_large

Luciano Castelli s’exprime dans différents médias : la peinture, la photographie, la vidéo, la sculpture ainsi que la musique.

Dans les années 1970, il commence à poser devant l’objectif, révélant dans ses autoportraits un personnage aux multiples facettes, prenant les rôles de la mort ou d’un animal comme d’une créature androgyne ou mythique. Ces autoportraits, jusqu’à présent peu publiés, sont d’un dynamisme intact dans leur érotisme ludique et révèlent un aspect jusque là sous-estimé de l’œuvre de Castelli. Ce que le psychanalyste français et critique d’art Jean-Michel Ribettes avait déjà noté en 2001 est devenu encore plus pertinent aujourd’hui : « Les masques du transformateur sont contrés par les mille et un masques de la censure. Les convulsions, les tensions, les humiliations, les condamnations. Ces jours-ci, la puissance et l’arrogance du puritanisme n’ont jamais été si puissants et si fragiles. La théâtralité expressive de Castelli est là pour protester contre la confusion d’une prude période mercantile vilement grégaire. »

L’exposition présente une large sélection de ces autoportraits, réalisés entre 1971 et 1986, ainsi qu’une sculpture-vidéo monumentale. Elle dévoile également pour la première fois la correspondance échangée par Luciano Castelli et Pierre Molinier suite à leur rencontre en 1974, et montre une série inédite de portraits de l’artiste réalisés par Molinier.

A la MEP

8 mars 2014

Exposition : Kate Moss à la Galerie Art Cube (vu aujourd'hui)

Tandis que Kate Moss se dénude sous l’œil de Terry Richardson dans le magazine LUI, son âme hante une exposition organisée, littéralement, en son honneur : « Le top des tops s’affiche dans une série de clichés de la photographe Kate Garner », explique Jonathan Gervoson, de la galerie ArtCube à Paris. « Ce sont ses touts débuts. Perchée sur des talons, l’air encore enfantin mais provocateur, Katie a tout d’une grande. On prend plaisir à découvrir la genèse de ce qui deviendra la plus extraordinaire des carrières de mannequin à ce jour ».

Galerie Art Cube - 9 place Furstemberg, 75006 Paris. Du lundi au samedi de 10h30 à 19h30. Entrée libre. Plus d’infos sur artcube.fr.

- See more at: http://lifestyle.tinkerstyle.com/2014/02/22/kate-moss-sexpose-a-la-galerie-artcube-a-paris/#sthash.yNn3XE3s.dpuf

expo-kate-moss-ArtCube-à-Paris

exposition-kate-moss-artcube1

kate-moss-boyfriends-underpants-border

kate-moss-by-Kate-Garner-photographe

f12

Photo ci-dessus, l'entrée de la Galerie Art Cube

http://www.artcube.fr/

Galerie Art Cube

9 Place Furstemberg
75006 Paris France

Galerie Art Cube - 9 place Furstemberg, 75006 Paris. Du lundi au samedi de 10h30 à 19h30. Entrée libre. Plus d’infos sur artcube.fr.

- See more at: http://lifestyle.tinkerstyle.com/2014/02/22/kate-moss-sexpose-a-la-galerie-artcube-a-paris/#sthash.yNn3XE3s.dpuf

Galerie Art Cube - 9 place Furstemberg, 75006 Paris. Du lundi au samedi de 10h30 à 19h30. Entrée libre. Plus d’infos sur artcube.fr.

- See more at: http://lifestyle.tinkerstyle.com/2014/02/22/kate-moss-sexpose-a-la-galerie-artcube-a-paris/#sthash.yNn3XE3s.dpuf

Galerie Art Cube - 9 place Furstemberg, 75006 Paris. Du lundi au samedi de 10h30 à 19h30. Entrée libre. Plus d’infos sur artcube.fr.

- See more at: http://lifestyle.tinkerstyle.com/2014/02/22/kate-moss-sexpose-a-la-galerie-artcube-a-paris/#sthash.yNn3XE3s.dpuf
2 mars 2014

Intempéries. Une randonneuse décède emportée par une vague à Erdeven

Des marcheurs qui effectuaient un circuit de marche aquatique ont été surpris par une vague ce dimanche vers 12 h 30. Une femme n'a pas survécu.

Chaque dimanche, cette association de marcheurs effectue en groupe des circuits de marche aquatique autrement appelée longe-côte. Ce dimanche, le groupe constitué de 21 marcheurs parti d’Erdeven vers 12 h, a été surpris par une vague, sans doute renforcée par le fort coefficient de marée, Une partie du groupe a été emporté par la vague.

L’une des marcheuses, une femme d’une cinquantaine d’années, victime d’un malaise cardiaque, est décédée. Elle n’a pu être ranimée.L'alerte a été donnée à 12 h 40.

48 pompiers mobilisés

D'importants moyens de secours ont été dépêchés sur place : au total 48 pompiers, de Belz, Carnac, Quiberon et Auray, en majorité des nageurs sauveteurs ainsi que le Dragon 56 ont porté secours au groupe de marcheurs.

errr

4 novembre 2016

Ils s’arrachent tous le Général !

colombey

L’ombre de la croix de Lorraine plane sur la campagne. A gauche et surtout à droite, les candidats multiplient les références à Charles de Gaulle.

Par   Olivier Beaumont  (avec P. Th.)

De Gaulle superstar ! A six mois de l’élection présidentielle, et alors que droite et gauche sont déjà embarquées dans le combat des primaires, il y a une figure tutélaire qui semble mettre tout le monde d’accord, c’est celle du général de Gaulle ! Jamais l’homme de Colombey n’a été autant cité que ces derniers jours, en meeting, à la télévision ou en interview. De François Fillon à Manuel Valls, en passant par Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, on se bouscule sous la croix de Lorraine.

Et chacun y va de son appel du pied. La semaine dernière dans les colonnes de notre journal, Bruno Le Maire a ainsi proposé — s’il était élu — un référendum sur le renouvellement de la classe politique qu’il organiserait symboliquement le 18 juin prochain. Même le « moderne » Emmanuel Macron n’est pas en reste question référence : alors qu’il présentait l’organigramme de son mouvement, En marche !, mercredi, l’ancien ministre de l’Economie a vanté le principe de l’appartenance à deux partis (par exemple, au PS et à En marche !) pour ceux qui souhaitent le rejoindre. « Le dernier à avoir fait ça, c’est de Gaulle avec le RPF », souligne non sans malice son entourage, citant ce parti — fondé en 1947 par le Général — dont l’ambition était de se situer au-delà du clivage droite-gauche.

Alors de Gaulle, une valeur sûre ? Il faut dire qu’en ces temps tourmentés, ce recours à la statue du Commandeur, c’est la martingale de politiques en mal de crédibilité. « La société est très malade. Un certain nombre de fondements et principes sont mis à terre, comme le rôle de l’Etat, le partage des valeurs, la place de la France dans la construction européenne, etc. Invoquer le Général, c’est se rappeler une certaine hauteur de la France », souligne François Baroin, soutien de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite. « Parler du général de Gaulle, c’est une façon de rehausser le débat et de sortir de l’habituelle politique politicienne dont les Français ne veulent plus », confie de son côté François Fillon.

Et il y en a un qui ne dira surtout pas le contraire, c’est Henri Guaino, candidat à l’élection présidentielle « pour représenter les valeurs du gaullisme », et agacé par les récupérations des uns et des autres sur le sujet. « Le gaullisme s’est épanoui dans un contexte où la situation du monde, de l’Europe et de la France était très agitée. Nous nous retrouvons aujourd’hui dans des circonstances très similaires, avec ce besoin urgent pour le peuple de reprendre son destin en main et de retrouver une figure qui incarne l’unité de la nation », explique le député des Yvelines. « Mais quand j’en vois citer de Gaulle et passer la nation par pertes et profits, il y a franchement de quoi s’étrangler », cingle-t-il, en se gardant toutefois de citer le moindre nom. @olivierbeaumont

Publicité
27 octobre 2016

Italie. La terre a de nouveau tremblé

italie-la-terre-a-de-nouveau-tremble_3147322_447x330p

Deux secousses de magnitude 5,5, à 19 h 10, puis 6,1, à 21 h 18, ont touché le centre de l'Italie, hier, faisant au moins deux blessés selon un premier bilan, deux mois après un tremblement de terre qui avait tué près de 300 personnes dans la même région. « Beaucoup de maisons sont écroulées, notre village est fini », a déclaré Marco Rinaldi, maire d'Ussita, une localité touchée, tout en précisant qu'il n'y avait probablement pas de victime. Une secousse de magnitude 5,5 a été enregistrée, à 9 km de profondeur, dans la zone de Macerata, dans les Marches (centre du pays), selon l'Institut national de géophysique et de volcanologie (INVG). L'Institut géologique américain a lui aussi annoncé, de son côté, un séisme de magnitude 5,5, détecté près de Visso, dans la province de Macerata Cette zone est très proche de la région d'Amatrice, qui avait été dévastée, le 24 août, par un violent séisme ayant fait près de 300 morts et de L'Aquila où, en 2009, un puissant tremblement de terre avait fait plus de 300 victimes. Il s'agit d'une zone de moyenne montagne, avec de nombreux hameaux isolés, parfois difficiles d'accès pour les vérifications. « Les localités les plus proches de l'épicentre sont Castel Sant'Angelo sul Nera, Visso, Ussita et Preci », a précisé la protection civile, dans un communiqué, ajoutant, en milieu de soirée, que « pour l'instant, il y a deux personnes blessées à Visso. Des écroulements et des dégâts ont aussi été signalés ». Réplique ? « Il n'y a plus d'électricité. Il y a sûrement des écroulements, c'est vraiment dur. En plus, c'est le déluge », a déclaré, à la chaîne Sky, Mauro Falcucci, maire de Castel Sant'Angelo sul Nera, commune de 300 habitants située à 17 km au nord-ouest d'Arquata del Tronto, l'une des localités les plus touchées lors du tremblement de terre du 24 août. Selon la presse, de nouveaux écroulements ont été enregistrés dans les « zones rouges » du séisme du 24 août, les zones interdites d'accès en raison de la fragilité des restes de bâtiments tenant encore debout. Selon l'INGV, le séisme d'hier était lié à celui du 24 août, qui a été suivi de milliers de répliques parfois fortes. « Ce n'est pas une forte secousse », a déclaré, à la télévision, le géologue Mario Tozzi. « Les répliques peuvent durer longtemps, parfois des mois », a-t-il ajouté en expliquant qu'il faudrait vérifier si une faille jumelle de celle d'Amatrice s'est créée. À Visso, le maire, Giuliano Pazzaglini, a déclaré à la télévision que les lignes téléphoniques avaient été rétablies dans sa commune. La télévision a cependant diffusé des images de gravats devant une église de la commune, ainsi que la photo d'une église écroulée à Norcia, à une vingtaine de kilomètres au sud. La secousse a été aussi ressentie dans les villes de Pescara, L'Aquila et Ancône, où de nombreuses personnes sont sorties de leurs maisons. Ressenti jusqu'à Rome À Rome, elle a été ressentie dans les bâtiments où les lustres, les fenêtres et les portes ont vibré. Des habitants sont sortis dans les rues et, selon la presse, l'imposant siège du ministère des Affaires étrangères a été temporairement évacué. Le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano, a diffusé sur Twitter une photo le montrant dans la salle de contrôle des pompiers pour coordonner les opérations de secours.

16 octobre 2016

Manif pour Tous : environ 24 000 personnes ont défilé à Paris, selon la préfecture, 200 000 selon les organisateurs

La Manif pour Tous, née en 2012 de l'opposition au mariage entre personnes de même sexe, espèrait une large mobilisation, dimanche 16 octobre, à Paris. Ce premier défilé depuis deux ans, organisé pour défendre "la famille et l'éducation" et "peser sur les candidats" à six mois de la présidentielle, a rassemblé entre 23 000 et 24 000 personnes dans les rues de la capitale, selon la préfecture. Les organisateurs annoncent, de leur côté, 200 000 participants.

l13

l14

Captures d'écran Périscope

http://www.herve-mariton.fr/

15 octobre 2016

Exposition à la Galerie Perrotin (actuellement) - TAKASHI MURAKAMI

TAKASHI MURAKAMI

LEARNING THE MAGIC OF PAINTING

Jusqu’au 23 DÉCEMBRE 2016

PARIS

76 RUE DE TURENNE 

https://static.perrotin.com/presse_expo/CP_20132_2031_550.pdf

https://www.perrotin.com/fr/artists/Takashi_Murakami/12#news

Takashi Murakami est né à Tokyo dans l'arrondissement de Itabashi. Son père est chauffeur de taxi et Takashi Murakami grandit dans une certaine pauvreté. Après des études secondaires au lycée de Hongō, il rêve de devenir animateur de dessins animés. Ayant réussi l'examen d'entrée à l'Université des Arts de Tokyo, il s'inscrit dans le département Peinture, spécialité nihonga. Diplômé en 1986, il poursuit en Master, puis en doctorat. Il termine ses études en 1993 par la soutenance d'une thèse intitulée "Le sens du non-sens du sens". En 1995, il fonde le studio de production Hiropon Factory et commence à exposer en Europe et aux États-Unis. En 2001, Hiropon Factory devient Kaikai Kiki Corporation, structure qui lui permet de soutenir le travail de plusieurs jeunes artistes — Chiho Aoshima, artiste japonaise, est ainsi parrainée par Murakami —, mais aussi de produire et commercialiser des produits dérivés.

Dans une vente aux enchères en 2001 à New York, une sculpture en fibre de verre de Takashi Murakami atteint un prix dépassant les 420 000 euros.

Murakami collabore avec la marque de maroquinerie de luxe Louis Vuitton. Il conçoit pour la collection de l’année 2004, de nouveaux motifs alliant son univers à ceux de cette marque, en réinterprétant, tout en couleurs, les célèbres motifs de la marque de luxe et réalise deux courts-métrages animés.

En 2007, il réalise l'habillage graphique de la pochette et artworks de l'album Graduation du rappeur américain Kanye West6 et réalise le clip « Good Morning ».

Considéré comme l'un des chefs de file du néo-pop japonais dit Superflat, mouvement dont il est l'initiateur, il revendique l'héritage de Warhol et du pop art américain, tout en analysant la manière dont l'art japonais peut trouver une autonomie face au modèle occidental. En septembre 2010, son exposition dans les Grands appartements et la Galerie des glaces du château de Versailles suscite la polémique.

Le 21 juin 2011 Google utilisa un "doodle" créé par Takashi Murakami.

ff20130426r2b

imagining-takashi-murakami-x-vans-collaboration-0

TAKASHI-MURAKAMI-21

vuitton12

La galerie Perrotin offre à l'un de ses artistes les plus célèbres, Takashi Murakami, la totalité de ses espaces du 76, rue de Turenne jusqu'au 23 décembre 2016. Appelée "Learning the Magic of Painting", cette exposition présente des travaux inédits de l'artiste, certains monumentaux, d'autres sculptés, la plupart colorés jusqu'à l'écoeurement.

On connaît bien Takashi Murakami pour ses fleurs souriantes, ses couleurs acidulées et son univers pop mâtiné de manga. Cette fois-ci, pour sa douzième exposition entre les murs de la galerie Perrotin, l'artiste présente une face méconnue de sa personnalité dévorante.

Né en 1962 à Tokyo, Murakami est un très grand admirateur d'Andy Warhol et s'est passionné pour la peinture depuis ses 19 ans : il rend ici hommage aux grands maîtres qu'il a regardés, où son style habituel, très acidulé, se mêle à des formes trash, quasi-gothiques, qui affirme la fragilité de la vie par mille détails. Des vanités, des éclats de noir, des cris urbains...

De cet homme qui est le 6ème artiste le plus cher du monde (source : Christie's), on ne pouvait s'attendre qu'à du clinquant, du fluo, du pop, des influences mélangées (on reconnaît ici les triptyques de l'immense Francis Bacon grimés en personnages supersoniques). Et en effet... C'est presque bruyant, c'est excessif, migraineux.

Un Murakami inédit, moins accessible que d'habitude, mais sans doute plus sincère.

 

26 mai 2019

Cannes 2019 : “Parasite”, c'est vraiment la Palme d'or idéale

palme78

Festival de Cannes on Instagram: “Bong Joon-Ho, lauréat de la Palme d'or pour GISAENGCHUNG (PARASITE). — Bong Joon-Ho, winner of the Palme d'or for GISAENGCHUNG (PARASITE).…”

palme77

La compétition 2019 restera comme l’un des très grands crus du Festival de Cannes, et il faut saluer le choix du jury d’Alejandro Gonzalez Iñarritu qui a décidé de récompenser un film aussi audacieux que (potentiellement) populaire.

La rédaction de Télérama avait pronostiqué la victoire de Douleur et gloire, mais espérait celle de Parasite. Saluons donc le choix du jury présidé par Alejandro Gonzalez Iñarritu qui a décidé, à l’unanimité, d’attribuer la Palme d’or du 72e festival de Cannes au génial thriller social de Bong Joon-ho plutôt qu’à la déclaration d’amour au 7e art de Pedro Almodovar.

Parasite, qui sort en salles dès le 5 juin prochain, coche en effet toutes les cases de la Palme d’or idéale. C’est un grand film d’auteur audacieux, au propos politique virulent sur la lutte des classes en Corée du Sud et à la mise en scène virtuose, tant dans l’utilisation symbolique des décors que dans la direction d’acteurs. C’est aussi un grand film (potentiellement) populaire, qui fait passer le spectateur par toutes les émotions du cinéma, du rire aux larmes en passant par la peur. Comme les plus belles réussites de Henri-Georges Clouzot d’ailleurs, auquel Bong Joon-ho a rendu hommage (en même temps qu’à Claude Chabrol, dont il partage le regard acéré sur la bourgeoisie) en recevant sa Palme.

Pour Pedro Almodovar, en revanche, la malédiction cannoise continue. Le cinéaste espagnol magnifie tellement ses comédiens que ce sont eux qui décrochent les récompenses à sa place. Les actrices de Volver avaient eu cet honneur en 2006, ce fut, ce samedi 25 mai, le tour d’Antonio Banderas. Qui a eu l’élégance et la justesse de dédier à son « mentor » son prix d’interprétation totalement mérité pour son incarnation d’un réalisateur... qui ressemble beaucoup à Almodovar lui-même. Un prix d’autant plus important que la concurrence était rude cette année face à, entre autres, Roschdy Zem en commissaire compassionnel dans Roubaix, une lumière, d’Arnaud Desplechin ou Pierfrancisco Favino en mafieux repenti dans Le Traitre, de Marco Bellocchio.

La  prime à la jeunesse

Pour la plupart des autres prix, Iñarritu et ses jurés ont manifestement voulu donner une prime à la jeunesse. La Franco-Sénégalaise Mati Diop obtient le prestigieux Grand prix pour son premier film de fiction, l’ambitieux (mais inégal) Atlantique, tourné dans les rues de Dakar. Et Ladj Ly, le « microbe » de Montfermeil, décroche le Prix du jury pour son évocation à la fois réaliste et spectaculaire d’une bavure policière dans Les Misérables. Le réalisateur autodidacte a rappelé dans un discours vibrant que si son film parle des rapports parfois violents entres les différentes communautés, « le seul ennemi commun entre les habitants et les policiers est la misère ». Avant de dédier son prix « à tous les misérables de France et d’ailleurs »… Ladj Ly partage sa récompense avec un autre film très politique, l’audacieux Bacurau, de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles. Les réalisateurs de cet étonnant western contemporain ont évoqué, à mots à peine couverts, l’offensive du président d’extrême-droite Jair Bolsonaro contre la culture au Brésil avant d’adresser un message d’alerte au public du Festival : « nous avons besoin de votre soutien ».

Hommage à la jeunesse toujours avec le prix attribué, de manière surprenante, à l’actrice anglaise Emily Beecham pour son interprétation un peu monocorde d’une généticienne créatrice de fleurs dans le sophistiqué (mais trop glacé) Little Joe, de Jessica Haussner. Et, surtout, avec le prix du scénario décerné à Céline Sciamma pour Portrait de la jeune fille en feu. Le récit et les dialogues de cette bouleversante histoire d’amour entre deux femmes au XVIIIe siècle sont, de fait, un modèle d’écriture. Mais le plus beau des cinq films français en compétition avait les qualités pour figurer plus haut au palmarès.

Un très grand cru

On peut aussi s’étonner du prix de la mise en scène décroché par Luc et Jean-Pierre Dardenne. Les « frères » complètent ainsi leur collection de breloques cannoises – il ne leur manque plus que le Prix du jury ! La réalisation du Jeune Ahmed est, comme pour tous les films des cinéastes belges, d’une rigueur implacable. Mais faisait pâle figure à côté des audaces stylistiques (une idée géniale par plan) du Chinois Diao Yinan dans son époustouflant polar Le lac aux oies sauvages, l’un des grands oubliés du palmarès.

A la décharge du jury, il faut préciser que la compétition 2019 fut un très grand cru – le meilleur depuis dix ans, quand Le Ruban Blanc de Michael Haneke avait triomphé au détriment de chefs d’œuvre tels que Bright Star de Jane Campion et Vincere de Marco Bellocchio. La difficulté à départager autant de grands films peut expliquer la création cette année d’un huitième prix, une « Mention spéciale » décernée à Elia Suleiman pour It Must Be Heaven, projeté le dernier jour du festival. On est ravi pour le cinéaste palestinien, absent des écrans depuis dix ans, mais là encore, cette magnifique comédie de l’exil méritait mieux. Télérama.

parasite44

Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s'intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit a? se faire recommander pour donner des cours particuliers d'anglais chez les Park. C'est le début d'un engrenage incontrôlable...
Date de sortie : 5 juin 2019 (France)
Réalisateur : Bong Joon-ho

3 février 2014

Ukraine

L'opposant Dmytro Boulatov qui affirme avoir été torturé, a quitté dimanche l'Ukraine après des pressions des Occidentaux choqués par les images du militant ensanglanté qui ont fait le tour du monde.

4358179_3_ae22_l-opposant-dmitro-boulatov-tres-actif-contre_cc7b48188538848ce99719c58b53dc2d

Pour les abonnés au MONDE :

http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2014/02/02/kiev-nie-les-tortures-de-l-opposant-dmytro-boulatov_4358481_3214.html

22 mars 2014

Ce soir à la Maison de la Culture du Japon

Le musée de l'Erotisme est évoqué avec le photographe japonais Atsushi TANI dans le dernier documentaire du réalisateur japonais Tanaka Yukio (voir photo ci-après). C'est un documentaire en rapport avec la polémique, en France, sur le mariage pour tous, ou comment est perçue la question des minorités sexuelles au Japon.

http://www.mcjp.fr/francais/cinema/paysages-du-cinema-japonais-885/paysages-du-cinema-japonais-1010

Petite salle(rez-de-chaussée)

Tarif 4 euros/ Réduit 3 euros

Samedi 22 mars 17h30

Documentaire / 2013 / Réalisation, scé­na­rio, mon­tage : Yukio Tanaka / Assistants : Masakazu Yabuta (caméra), Non Kitagawa (montage), Tetsuo Yamada (scénario) / Musique : Ichirô Yoshida / 80’ / DCP / Interdit aux moins de 16 ans.

Producteur et réalisateur pour la télévision, Yukio Tanaka est aussi un documentariste indépendant qui travaille sur la discrimination des groupes minoritaires sociaux : Coréens du Japon, burakmin, anciens yakuzas, travailleurs journaliers.

Son film Mapping the Future, Nishinari, classé 3e meilleur film de l’année en 2007 par la revue « Kinema Junpô » a connu une distribution internationale.

Dans Itechô, Yukio Tanaka visite la communauté LGBT d’Ôsaka et les associations de minorités sexuelles qui se revendiquent d’abord comme des entités culturelles : transgendérisme, fétichisme, sadomasochisme, body piercing, etc., interrogeant les uns et les autres sur l’évolution des mentalités à leur égard. Il présente aussi le point de vue d’artistes comme le mangaka homosexuel Miro Daikokudô et le photographe Atsushi Tani, influencé par Georges Bataille, qui a exposé cette année (2013) au Musée de l’érotisme à Paris.

j2

9 octobre 2016

Exposition COLUCHE à l'Hôtel de Ville

x1

x2

x3

L'Hôtel de Ville rend hommage à Coluche, avec une grande exposition gratuite, visible jusqu'au 7 janvier 2017. Ce parisien engagé, disparu depuis maintenant 30 ans, reste dans le coeur des français avec son engagement dans les Restaurants du Coeur, c'est l'occasion de découvrir son parcours !

A travers cette exposition intitulée Coluche, l'Hôtel de Ville rend hommage à l'un de ses habitants des plus engagés, Michel Colucci. Connu pour son franc-parler et engagement pour les plus démunis, Coluche fut salué par des milliers et des milliers de français à sa disparition, en 1986.

Dans les salons de l'Hôtel de Ville, objets de son univers personnel, photos, vidéos, témoignages illustrent la diversité de ses intérêts ; oui, le fils de Montrouge était un amoureux de la vie, menant de front une carrière d’humoriste, de comédien, d’homme de médias et de créateur des Restos du Cœur.

Des planches à la scène politique, Coluche utilise son franc-parler pour choquer ses compatriotes et veut mettre en vigueur une démocratie réelle. Derrière son apparence de clown, c’est le sort injuste de milliers de personnes démunies en France qu’il dénonce, notamment à travers Les Restaurants du Cœur.

Coluche, l'exposition à l'Hôtel de VilleColuche, l’artiste généreux, a marqué les générations par ses mots, son outrance nécessaire, son esprit critique, son humour en toutes circonstances. L’exposition présentée à l’Hôtel de Ville met à l’honneur la vie de cet homme unique, curieux et raffiné, disparu depuis 30 ans maintenant, alors que ZAG et SIA ont immortalisé Coluche sur une anamorphose dans le 13e arrondissement, place Coluche !

Infos pratiques :

Coluche, l'expo à l'Hôtel de Ville

Du 6 octobre 2016 au 7 janvier 2017

Lieu : Hôtel de Ville

Horaires : 10h-18h30 lundi-samedi

Entrée libre

21 mai 2019

Cannes 2019. "Une Fille Facile" de Rebecca Zlotowski

fille24

Cannes 2019. "Une Fille Facile" de Rebecca Zlotowski avec Zahia Dehar, un conte rohmérien moins futile qu'il y paraît

La Quinzaine des Réalisateurs projetait lundi 20 mai Une Fille Facile de la réalisatrice française Rebecca Zlotowski. On y suit une jeune fille de 16 ans fascinée par sa cousine, moderne courtisane pour hommes riches, interprétée par Zahia Dehar.

Il y a deux manières de regarder Une fille Facile, de Rebecca Zlotowski (Planétarium, 2016), film présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. La première consisterait à considérer ce film comme une plongée sordide dans les yachts qui bordent le port de Cannes et de toutes les riches stations balnéaires. Des filles gâtées par la nature côté physique s'offrent à des hommes bien pourvus par la société côté portefeuille. Dans cette configuration, l'héroïne est Sofia, interprétée par la plantureuse Zahïa Dehar. Aujourd'hui mannequin, comédienne et patronne d'une maison de lingerie. Autrefois escort-girl, elle s'était rendue célèbre en 2010 par les ennuis judiciaires de certains footballeurs célèbres avec qui s'était prostituée alors qu'elle était encore mineure.

L'autre regard

L'autre regard que l'on peut poser sur le film, et c'est sans doute celui qu'a voulu proposer la réalisatrice, est moins voyeur. Il aurait pu être conté par Eric Rohmer sous un titre du style Sofia sur les yachts. Cette fois, le rôle principal n'est plus celui tenu de Sofia par Zahia Dehar. L'héroïne s'appelle Naïma (Mina Farid), c'est la cousine de la précédente. Plus jeune qu'elle, elle vient de fêter ses 16 ans, Naïma va passer ses vacances d'été dans les pas de son aînée, découvrant la sexualité en même temps que ses aspects les moins séduisants. A peine sortie de l'enfance, Naïma est fascinée mais aussi dégoûtée par la vie de sa cousine. Elle est éblouie aussi par les cadeaux somptueux que font à Sofia ses amants richissimes et dont elle profite aussi. Pour elle, c'est l'été de tous les dangers : va-t-elle choisir de suivre l'exemple sulfureux de la cousine, ou continuera-t-il sa formation dans la cuisine d'un grand restaurant ?

Le rut des classes

Rebecca Zlotowsky pose la question : des riches possesseurs de yachts affichant sans vergogne leur mode de vie face à des passants hypnotisés par l'argent ou des filles bien balancées qui portent des strings ne cachant rien de leur intimité, qui fait le plus dans l'exhibition ? Bien sûr, les jeunes femmes, dans le cas de Sofia, ne sont pas payées en espèces. Ce qui reste d'honneur est donc sauf puisque leurs prestations "amoureuses" sont récompensées par des cadeaux somptueux à aller chercher dans les boutiques de mode. Un trompe l'oeil qui permet à tout le monde de s'en sortir la tête haute. Les plus idéologues estimeront que la lutte des classes s'illustre aussi dans ces relations basées sur l'argent entre des  jeunes femmes issues souvent de milieux populaires et des hommes immensément riches.

Film solaire

Le film est solaire, il peut évoquer, et la cinéaste le revendique, les films "riviéra" fançais ou italien. D'ailleurs, Zahia Dehar n'est pas sans rappeler Brigitte Bardot dans les années 60. Moins jolie que B.B., elle rayonne cependant comme elle à l'époque d'un charme presque enfantin. La ressemblance ne s'arrête pas là, Zahia joue comme la Brigitte Bardot des films de cette époque. A chacun d'y voir un compliment ou non.

Mina Farid

La présence de la jeune femme sulfureuse ne doit pas venir ternir la prestation de Mina Farid. Dans le rôle de Naïma, elle propose un jeu tout en nuances, d'un naturel désarmant et d'un réalisme qui jure parfois avec l'interprétation moins spontanée de Zahia Dehar.

fille22

Une fille Facile

Film français de Rebecca Szolowski

Avec Mina Farid, Zahia Dehar, Clotilde Courau, Benoît Magimel et Nuno Lopez

Durée : 1h30

Sortie Française le 28 août 2019

fille23

Les premiers pas timides de l'ex-call-girl Zahia sur le tapis rouge de Cannes

À l'affiche du film Une Fille facile, réalisé par Rebecca Zlotowski, Zahia Dehar a fait ses premiers pas sur le tapis rouge aux côtés de Benoît Magimel et Clotilde Courau. L'ancienne star de télé-réalité Nabilla, enceinte de son premier enfant, a également fait une brève apparition.

À l'affiche du film Une Fille facile, de Rebecca Zlotowski, l’ex-call girl est apparue aux côtés de Benoît Magimel et Clotilde Courau, ses partenaires à l'écran. La moue boudeuse et le décolleté vertigineux, l'actrice en herbe s'est prêtée au jeu du photocall en compagnie de l'équipe du film.

Un rôle sulfureux

En janvier dernier, la société de production Wild Bunch avait provoqué la surprise en dévoilant le casting du quatrième film de Rebecca Zlotowski, au titre aussi direct qu'ambigu : Une Fille facile.

En plus d'annoncer la présence de Zahia à l'écran, cette dernière en cosigne également le scénario - l'histoire d'une jeune fille de 16 ans fascinée par la vie sulfureuse de sa cousine (interprétée par Zahia, donc), et qui fait curieusement écho à son passé trouble.

zahia65

zahia64

 

26 janvier 2014

FEMEN - communiqué

La transhumance fasciste
Les bergères FEMEN se sont rendues aujourd’hui place de la Bastille pour escorter le troupeau des moutons de l’extrême droite, venu de différentes pâtures, du Printemps français à Civitas en passant par La Marche pour la vie et La Manif pour tous. FEMEN a guidé cette transhumance fasciste en esquivant les coups de tête de ces brebis égarées et enragées.
Derrière ce Jour de Colère prétendument apolitique se cache en réalité le noyau dur d’une mouvance xénophobe, homophobe, prônant le retour au modèle social patriarcal et militant pour la régression des droits des femmes. Après avoir macéré dans leur fumier depuis les campagnes nauséabondes anti-mariage pour tous, ils l’étalent aujourd’hui dans les rues de la République.
FEMEN appelle tous les fascistes venu bêler leur rage fanatique à se rassembler en troupeau afin de procéder à la grande transhumance qui mènera peut être à l’abattoir…
LES FACHOS EN TROUPEAU !

75048_287286078089300_36874344_n

1517658_287261401425101_1301905882_n

17 mai 2019

Critique « Douleur et gloire » : dans le labyrinthe d’Almodovar, la beauté à chaque détour

aldo22

Par Thomas Sotinel

Avec son dernier long-métrage, en compétition à Cannes, le cinéaste espagnol livre son film le plus achevé depuis « Volver », et le plus étourdissant depuis « Parle avec elle ».

SÉLECTION OFFICIELLE – EN COMPÉTITION

L’AVIS DU « MONDE » – CHEF-D’ŒUVRE

Les petits maux qui minent un homme vieillissant sont assez répandus pour n’intéresser que les intéressés et – dans le meilleur des cas – ceux qui l’entourent.

Pedro Almodovar, 70 ans le 25 septembre, les a placés au service de son cinéma. De cette mise au pas de contrariétés quotidiennes il a fait naître son film le plus achevé depuis Volver, le plus doux depuis La Fleur de mon secret, le plus étourdissant depuis Parle avec elle.

On trouvera au centre de Douleur et gloire un réalisateur vieillissant et fameux, Salvador Mallo. Pour l’incarner, Antonio Banderas s’est un peu vieilli (il a une bonne dizaine d’années de moins qu’Almodovar), beaucoup ébouriffé, affirmant, dès les premières séquences, la proximité entre auteur et personnage. On peut s’amuser à rechercher les détails empruntés à la vie quotidienne de Pedro Almodovar qui, depuis la sortie triomphale de son film en Espagne, le 22 mars, s’amuse à semer des petits cailloux dans tous les sens.

Mieux vaut faire connaissance avec Salvador Mallo, comme si on ne savait rien de lui. Ce qui lui arrive dans Douleur et gloire – la peur à l’approche d’une fin pourtant encore lointaine, le doute sur la distance déjà parcourue, les consolations fugaces et les douleurs nouvelles – est tout à fait commun. Mais parce que Pedro Almodovar lui a conféré le privilège de vivre dans la fiction, Salvador Mallo bénéficie de l’opération magique par laquelle la beauté s’impose au monde, si trivial et cruel soit-il.

Flash-back lumineux

Du Labyrinthe des passions (1982) à Douleur et gloire, Antonio Banderas n’a jamais été meilleur que chez Almodovar. C’est l’un des plus jolis traits d’esprit de ce film que de donner à cet acteur qui dépend tant du réalisateur qui le dirige, justement, le rôle d’un cinéaste, et de lui permettre d’atteindre une complexité et une profondeur inédites dans sa carrière.

On découvre Salvador vivant en reclus dans un bel appartement qui ressemble un peu à un musée, beaucoup à une chambre funéraire – c’est comme ça que l’éclaire le chef opérateur José Luis Alcaine. Salvador ne tourne plus, il passe du temps à flotter entre deux eaux à la piscine pour soulager son dos et avale des théories de petites pilules. Il est surveillé par une femme de ménage immigrée et une assistante dévouée, qui s’inquiètent de le voir se détacher peu à peu de la vie.

Il rêve au passé, et d’abord à son enfance, qui surgit en flash-back lumineux, au centre desquels brille la figure de sa mère, Jacinta (Penélope Cruz). On voit l’artiste se tordre de douleur sous les coups de l’âge et du manque d’inspiration sans que cette souffrance, somme toute ordinaire, envahisse le film.

La beauté est à portée de main, dans les objets qui entourent l’artiste stérile, dans les souvenirs par lesquels il se laisse envahir, pour se réfugier dans l’illusion que le cours du temps peut s’inverser.

Coïncidences magiques

C’est une femme aussi, une actrice, Zulema (Cecilia Roth, qui jouait déjà dans Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, il y a bientôt quarante ans), qui administre au reclus un premier électrochoc. Elle lui apprend qu’Alberto (Asier Etxeandia) est revenu à Madrid. Alberto, l’interprète d’élection avec qui Salvador s’est fâché, le mauvais garçon qui jouait dans un des plus grands succès du cinéaste, que l’on s’apprête justement à projeter dans une copie restaurée.

La réconciliation avec Alberto rapproche un peu Salvador de la société des vivants. Le calumet de la paix qu’ils se choisissent est un souvenir du garnement prodigieux que fut Almodovar en ses débuts.

Une fois franchi ce pas, les coïncidences magiques prennent les commandes du récit. Ces retrouvailles en amènent d’autres, avec un amant argentin (Leonardo Sbaraglia). Dans un mouvement parallèle, les retours en arrière atteignent de nouvelles régions de la vie du réalisateur de fiction, comme les derniers jours de sa mère ou ses premières émotions amoureuses, à l’orée de l’adolescence.

Pour interpréter la vieille femme, Almodovar a fait appel à l’extraordinaire Julieta Serrano, aujourd’hui octogénaire. On a vu Julieta Serrano plus jeune, dans Femmes au bord de la crise de nerfs, par exemple, elle n’a jamais ressemblé à Penélope Cruz. D’ailleurs, le personnage de la mère mourante, sèche, indifférente aux succès et aux tourments de son artiste de fils, n’a presque rien à avoir avec la déesse protectrice des souvenirs d’enfance : ici, la fiction engendre d’autres fictions, les souvenirs se cristallisent et deviennent des histoires, sans que jamais on ne se perde en chemin, jusqu’à entrevoir, tout au bout, l’apaisement.

« Douleur et gloire », film espagnol de Pedro Almodovar. Avec Antonio Banderas, Penélope Cruz, Asier Etxeandia, Leonardo Sbaraglia, Julieta Serrano (1 h 52). Sortie le 17 mai.

18 mai 2019

"Douleur et gloire" de Pedro Almodóvar - vu aujourd'hui

Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2019

Une série de retrouvailles après plusieurs décennies, certaines en chair et en os, d’autres par le souvenir, dans la vie d’un réalisateur en souffrance. Premières amours, les suivantes, la mère, la mort, des acteurs avec qui il a travaillé, les années 60, les années 80 et le présent. L’impossibilité de séparer création et vie privée. Et le vide, l’insondable vide face à l’incapacité de continuer à tourner.

douleur10

douleur11

douleur12

douleur13

douleur14

douleur15

douleur16

douleur17

douleur18

douleur19

douleur20

douleur21

douleur22

douleur23

27 septembre 2016

Exposition : Hergé au Grand Palais

IMG_7152

IMG_7031

IMG_7041

IMG_7048

IMG_7067

IMG_7088

IMG_7089

IMG_7131

IMG_7147

IMG_7157

Dans les petits secrets du héros à houppette

Tout commence par une surprise. Dans les premières salles de l’exposition « Hergé » au Grand Palais, vous ne croiserez ni Tintin, ni Milou. Pour surprendre ou, peut-être, justifier ce choix de faire l’événement avec un dessinateur de BD, les Galeries nationales présentent une série de toiles abstraites, sous l’influence évidente de Miró et Dubuffet.

Elles sont toutes signées Hergé qui, entre 1960 et 1964, s’essaya à la « grande » peinture, un peu pour fuir la gloire écrasante de Tintin. Aussi parce que l’homme est un passionné de peinture contemporaine, comme le prouve sa collection qui s’étale sur les murs, de Roy Lichtenstein à Poliakoff en passant par son portrait signé Andy Warhol.

Un hommage ludique

Passé cette introduction enrichissante, bienvenue dans le 9  e art. Au fil des salles, thématiques, on découvre tous les talents d’Hergé — excellent graphiste publicitaire, par exemple —, ainsi que ses héros, ses sources d’inspiration, à travers plus de 400 documents originaux, planches, maquettes, vidéos, photos et objets personnels.

Pour ceux qui connaissent le musée Hergé de Louvain-la-Neuve en Belgique, il n’y aura guère de découvertes. L’ensemble des œuvres en sont issues, ou des archives de la veuve d’Hergé, Fanny Rodwell. Les autres apprendront beaucoup sur le processus de création d’Hergé et sur ses nombreuses dimensions.

Le Grand Palais a tenu à rendre cet hommage ludique : immenses cases de «Tintin» sur les murs, escalier repeint aux couleurs des albums, maquettes, ambiances sonores et même une immense salle à selfies en fin de parcours. De quoi donner à tous l’envie de se replonger dans les 24 albums du reporteur à la houppette et — peut-être — de les regarder d’un autre œil…  C.L.

« Hergé » au Grand Palais (Paris VIII  e), jusqu’au 15 janvier 2017. Du lundi au dimanche de 10 heures à 20 heures (22 heures le mercredi et fermeture le mardi). Tarif : 13 € et 9 €. Gratuit pour les moins de 16 ans. www.grandpalais.fr.

23 septembre 2016

Hergé au Grand Palais très bientôt...

affichehergeok

Tintin et les 7 secrets de l’exposition Hergé

BD. C’est la première fois que le Grand Palais ouvre ses portes à un auteur du 9e art. L’occasion d’affiner ses connaissances sur Hergé et son héros fétiche.

Pionnier

« On a voulu traiter Hergé comme un grand artiste comme les autres » ,revendique Jérôme Neutres, commissaire de l’exposition Hergé au Grand palais, à Paris. Pour la première fois, la Réunion des musées nationaux, en étroite complicité avec le musée Hergé en Belgique, accueille un auteur de BD. Des centaines d’originaux, des peintures ou des agrandissements de cases investissent 2 000 m2 d’une scénographie ludique et pédagogique.

Houppette

Tintin au Pays des Soviets (1) , né en 1929, est la première des vingt-trois aventures du jeune reporter, traduites dans plus d’une centaine de langues à plusieurs centaines de millions d’exemplaires. Dans les premières pages, le reporter a la mèche rebelle penchée vers l’avant. Mais dès qu’il prend le volant, la houppette se rabat en arrière sous l’effet du vent. Elle restera telle quelle.

Cinéma

Le langage d’Hergé est très cinématographique, notamment en matière de découpage. Dans une vidéo de l’expo, le cinéaste Yves Robert décortique des cases de Tintin et les Picaros . Il repère un plan rapproché ici, une caméra subjective là, un gros plan plus loin.

Maquette

Dans son souci de réalisme, Renard curieux – son totem chez les scouts – faisait souvent construire des maquettes. La partie habitable de la fusée partie sur la lune et le château de Moulinsart, inspiré du château de Cheverny, sont ainsi exposés.

Couleur

Cécile Maisonneuve, conseillère scientifique de l’exposition, est formelle :« Ce n’est pas qu’Hergé n’aimait pas la couleur, mais l’impression de l’époque ne lui permettait pas d’atteindre son niveau d’exigence. » L’exposition fait découvrir« les vraies couleurs d’Hergé, puissantes, profondes, lumineuses. On parle toujours de sa ligne claire. Mais il a aussi inventé un style en couleurs. »

Paradoxe

La salle « Le succès et la tourmente » aborde la période de la guerre, pendant laquelle Hergé a collaboré avec le journal belge Le Soir , contrôlé par l’occupant.« Ce moment est sombre dans la vie de l’individu, mais très fort dans la carrière du créateur, qui arrive à maturité » ,estime Jérôme Neutres. À la Libération, aucune charge ne sera retenue contre l’auteur.

Peinture

« La peinture ? Il faudrait y consacrer sa vie » , confiait Hergé au spécialiste du 9e art Numa Sadoul.« Hergé est plus un graphiste qu’un peintre ,rebondit Jérôme Neutres.Mais un graphiste de génie ! » Le père de Tintin avait pourtant plus d’un point commun avec les peintres : il dialoguait avec Roy Lichtenstein, collectionnait des Warhol…« Il a remanié certaines séquences d’albums, comme un peintre sur son chevalet. » Pour le plus grand bonheur des collectionneurs ! Article de Laurent BEAUVALLET.

Du 28 septembre au 15 janvier , au Grand Palais, à Paris. Fermé le mardi. 13 €/9 €. (1) Tintin au pays des Soviets sera édité pour la première fois en couleurs le 11 janvier.

23 septembre 2016

Saint-Philibert. Le Chat Noir : légendes, histoires et réalité

chat noir

Après en avoir vu de toutes les couleurs pendant trois ans, le Chat Noir a trouvé refuge dans la salle du conseil.

Sur le cadastre napoléonien, le Chat Noir est un lieu-dit situé sur la route de Locmariaquer. Ce n'est que bien plus tard que le carrefour, alors appelé Fourchêne, a pris le nom de Chat Noir. Mais pourquoi ? En l'absence de réponse, les hypothèses vont bon train. Au départ, il y avait un carrefour. Et un café. Certains racontent qu'il y avait un chat noir devant. Les copains se disaient « On se retrouve au Chat Noir pour boire un coup ». De là le nom... « Mais non ! », lance un riverain « Quand M. Demay a acheté le café il a eu l'idée de mettre un chat noir sur la maison ». Les histoires commencent. Au début des années 60, les Américains sont en garnison à Kernevest. Un soir de bordée, ils montent sur le toit pour décrocher le chat. Le propriétaire remet un autre chat, volé à son tour. Il parait qu'il serait parti Outre-Atlantique. Après une première transformation du carrefour, le rond-point est créé en 1995. Au centre, une stèle sur laquelle trône un chat noir en granit, sculpté par Emile Germain. C'est le début d'une longue série de déguisements, travestissements, changements de couleurs et vols. Car le chat attire les convoitises. Entre voyages et déguisements Il disparaîtra plusieurs fois avant d'être retrouvé sur un stade d'Auray, à la station du Poulben. Il paraît même qu'on l'aurait vu en Belgique ! L'emblème de la commune est régulièrement tagué et transformé au gré de l'imagination des artistes de tout poil. Vert à pois noirs, rose fluo, blanche avec des hermines noires, rayures multicolores, dorée, tricolore... le chat va en voir de toutes les couleurs. Et se parer des déguisements les plus hétéroclites. Un jour marié, un autre gendarme, ou encore pompier, les bandes de joyeux drilles rivalisent d'imagination. Les curieux suivent les changements de couleurs du félin. Des riverains dénoncent des nuisances. Le bruit perturbe leur sommeil et celui de leurs enfants. Ils retrouvent des pots de peinture sous les voitures et au fond des jardins. Côté déco, après des choses magnifiques, ça devient du grand n'importe quoi. Le chat quitte le rond-point en 1998. Il trouve refuge à la mairie où il coule des jours heureux. Le rond-point est arboré. Aujourd'hui il ne reste du chat noir que le nom. Source : Le Télégramme

20 septembre 2016

Calendrier 2017 - Clara Morgane

Clara Morgane fait une fois de plus le buzz avec son calendrier très sexy pour 2017 ! Mais cette année, une invitée de marque a fait son apparition dans la vidéo promotionnelle... Alexandra, sa petite sœur ! En effet, la jolie jeune femme accompagne sa grande soeur dans ce moment (très) hot. Clara Morgane est revenue sur le choix de la faire participer à cette (drôle) d'expérience dans la Nouvelle Edition le 19 septembre dernier : "Chaque année j'aime raconter des histoires autour de mon calendrier, et spécialement celui-ci puisque c'est le quinzième. J'ai d'ailleurs écrit une nouvelle érotique sur mon blog, et comme il fallait intégrer des personnages, j'ai pensé à ma sœur, pour laquelle c'est un défi, car elle est assez timide. Et je suis très heureuse de la voir aussi belle à cause de moi."

Sur son site, la starlette explique son rôle de tutrice : "Il fallait que je fasse mon devoir d'initiatrice. Comme chargée d'une mission, portée par la musique et enivrée par le trop bon champagne, j'entrepris alors de lui montrer ce à quoi elle renonçait par trop de retenue et me lançais dans un long déshabillage". Découvrez ce moment de sororité assez étrange... 

79c3a01ae97c31af88f2dad2e7811704

21 septembre 2016

HERB RITTS en pleine lumière à la MEP

ritts

Chouchou des célébrités, figure incontournable de la mode, l’Américain Herb Ritts a su faire sienne la photo de commande pour la transformer en œuvre d’art. La MEP rend hommage au photographe star des années 90.

Pénétrer dans une exposition d'Herb Ritts, c'est reconnaître instantanément des clichés entrés dans l'histoire de la pop. Madonna de profil sur la pochette de l'album True Blue, les tops Stephanie, Cindy, Christy, Tatjana et Naomi nues et enlacées les unes aux autres, Michael Jackson en marcel blanc, les cheveux tirés, un jeune éphèbe en caleçon pour une publicité Calvin Klein... Nous sommes dans les années 80 et 90 et Herb Ritts est le photographe incontournable du moment. Grâce à sa maestria du noir et blanc et de la lumière ou sa mise en avant de la plasticité des modèles, il a su capter quelque chose de l'époque avec une esthétique des plus classiques. Mélange de spontanéité et de composition, de glamour et d’immédiateté, de poses sophistiquées et d’amusement pur, les clichés de Ritts sont si puissants qu'ils vont replacer Los Angeles, sa ville natale, sur la carte de la photographie de mode. Tout se passe alors côte Est, à New York, ville de Richard Avedon et d'Irving Penn. Mais c'est la cité des Anges qui donne à Herb Ritts les éléments de sa réussite. D'abord une proximité avec les stars : voisin de Steve McQueen dans sa prime jeunesse, ami de Richard Gere (c'est d'ailleurs une photo prise à 25 ans lors d'une virée entre copains qui les rendra tous deux célèbres), Ritts n'est jamais intimidé par le statut des stars et réussit à créer avec elles une complicité rare. Ensuite, la ville lui offre un décor parfait qu'il a su magnifier. On retrouve dans toutes ses photographies les éléments naturels dont se nourrissait son regard, le vent, la lumière et la terre de Californie, l’horizon à perte de vue, les espaces immenses. Il shootait exclusivement entre 15 h et 18 h, à ces heures magiques où la lumière de L.A. remplit de chaleur et irradie chacune des images.

herb

Stephanie with Flower, Los Angeles 1989 © Herb Ritts Foundation

Son intérêt pour la nudité a pu également se déployer librement dans une ville, berceau de la body culture. La nudité, le corps, vrai sujet de ce photographe de mode, dont Anna Wintour aurait dit qu'il était « moins intéressé par les vêtements que par la texture de la peau ». C'est lui qui changea d'ailleurs la façon dont on a représenté le corps masculin dans les publications de l'époque. Il a développé une capacité à analyser le nu masculin à partir d'une variété d'angles et à créer des compositions s'inspirant des magazines de culture physique masculins des années 50 et des images classiques du nu de la mythologie grecque et de l'Antiquité. À la fin des années 80, il passe à la réalisation de clips vidéo à la grande époque de MTV pour Madonna, avec notamment « Cherish », mais aussi Chris Isaak ou Janet Jackson. Il passe aussi derrière la caméra pour des publicités pour Guess, Calvin Klein ou Levi’s : on y retrouve sa patte, avec les mêmes environnements naturels, des corps aux muscles saillants et ce sens du mouvement propre à sa photographie. Décédé en 2002, Herb Ritts laisse une œuvre qui dépasse la commande où on peut voir une sensibilité tangible et une conscience profonde de la complexité du geste photographique, de sa valeur, de son sens et de son histoire.

herb_0

Stephanie, Cindy, Christy, Tatjana, Naomi, Hollywood 1989 © Herb Ritts Foundation

www.mep-fr.org

20 avril 2019

Alain Delon, Palme d’or d’Honneur du 72e Festival de Cannes

delon

Il appartient tout entier au cinéma, à ses plus belles œuvres et à ses mythes : en 2019, le Festival de Cannes a décidé de décerner une Palme d’or d’Honneur à Alain Delon, afin d’honorer sa magnifique présence dans l’histoire du septième art.

Après Jeanne Moreau, Woody Allen, Bernardo Bertolucci, Jane Fonda, Clint Eastwood, Jean-Paul Belmondo, Manoel de Oliveira, Agnès Varda et Jean-Pierre Léaud, le Festival de Cannes est heureux et fier que le légendaire comédien du Guépard de Luchino Visconti (Palme d’or 1963) ait accepté de recevoir les honneurs de la communauté mondiale.

« Avec Pierre Lescure, nous sommes heureux qu’Alain Delon ait accepté d’être honoré par le Festival, déclare Thierry Frémaux, Délégué général. Il a pourtant longuement hésité, lui qui nous a longtemps refusé cette Palme d’or car il estimait ne devoir venir à Cannes que pour célébrer les metteurs en scène avec lesquels il a travaillé. »

On parle de monstre sacré, de légende vivante et d’icône planétaire. Au Japon, où il est vénéré, on le surnomme même le Samouraï du Printemps. Plus de 80 films, d’innombrables chefs-d’œuvre et des superlatifs qui soulignent l’envergure artistique et l’aura internationale d’un homme qui explosa dans Plein Soleil (1960), un polar qui est aussi une ode à son insolente beauté : c’est avec ce film que René Clément invente Delon. Diamant brut, il n’a alors que 25 ans.

10 septembre 2016

Facebook. Polémique après la censure d'une photo iconique

Facebook a censuré un post de la Première ministre norvégienne contenant la célèbre photo d'une jeune Vietnamienne, nue, brûlée au napalm. « Ce que Facebook fait en supprimant des photos de ce type, aussi bonnes soient leurs intentions, c'est éditer notre histoire commune », a dit l'intéressée. Le réseau social est finalement revenu sur sa décision, indiquant avoir tenu compte des vives réactions de sa communauté. La polémique était partie de la suppression d'une publication sur le thème des photos de guerre, illustrée notamment par ce fameux cliché.

3737476800

30 décembre 2013

Miley Cyrus : Complètement déchaînée lors du concert de Britney Spears

ileyyy

ileyyyy01

ileyyyy03

Miley Cyrus a apparemment beaucoup apprécié le show de la star puisqu’elle s’est levée au beau milieu d’une chanson pour aller se trémousser avec l’une des danseuses de Britney Spears. Non contente de danser, Miley Cyrus a carrément embrassé la jeune femme sous les regards médusés des spectateurs proches des deux jeunes femmes, avant d'aller se rasseoir comme si de rien n'était.

12 avril 2019

Lewis Furey - Haunted by Brahms - Théâtre du Rond Point

lewis furey

Lewis Furey - Haunted by Brahms - « Dans un véritable choc des cultures, Lewis Furey chante seize lieder de Brahms, les rapproche des chansons populaires, accessibles, et les aborde comme des tubes pop ou folk. Distribution : Textes, piano et voix Lewis Furey Genre : Spectacle musical Lieu : Théâtre du Rond-Point Sous-Rubrique : Spectacles musicaux Réserver Date de début : 9 avril 2019 Date de fin : 20 avril 2019

Publicité