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Jours tranquilles à Paris
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9 juillet 2016

Campagne Publicitaire Calvin Klein

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Kate Moss, Margot Robbie, Bella Hadid... Le joli casting de la nouvelle campagne Calvin Klein

Par Maud Darbois

Pour sa dernière campagne, Calvin Klein a fait le choix de ne pas faire de choix : de Bella Hadid à Grace Coddington en passant par Margot Robbie et Zoe Kravitz, le casting est le paroxysme de la hype.

La nouvelle campagne Calvin Klein a été lancée hier par la marque, dans une opération marketing orchestrée de main de maître et réunissant les têtes d'affiche les plus tendance du moment. Un casting cinq étoiles Tout l'ADN Calvin Klein est infusé dans la campagne par les égéries éminemment iconiques qui posent sous l'objectif de..

Un casting cinq étoiles

Tout l’ADN Calvin Klein est infusé dans la campagne par les égéries éminemment iconiques qui posent sous l’objectif de Tyrone Lebon, déjà photographe pour la marque au printemps 2016 : Bella Hadid, Margot Robbie (déjà égérie de Deep Euphoria, dernier parfum de la maison américaine), Grace Coddington, Lola Kirke, Kate Moss, Antoine-Olivier Pilon (héros du film Mommy, de Xavier Dolan)… la liste est (très) longue et le potentiel underground hype des têtes d'affiche Calvin Klein est « paroxysmique ».

Une diffusion digitale innovante

En plus de son exceptionnel casting, la campagne - englobant à la fois les collection CK Collection, CK Jeans, CK, et CK underwear -, est une vraie leçon marketing : présente sur tous les réseaux sociaux, majoritairement digitale et vidéo, la collection d’automne est voulue par la marque comme davantage culturelle que commerciale, mettant en avant des personnalités connues pour leurs activités artistiques ou leur implication dans la pop culture actuelle. « Nous repoussons les frontières de la publicité traditionnelle avec nos contenus et notre casting », déclare Melisa Goldie, responsable marketing Calvin Klein.

En un mot, Calvin Klein frappe fort pour cet automne, et démarre sa saison en beauté.

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24 février 2019

Charles Jondot à la Concorde Art Gallery

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Photo prise avec ma Nikon KeyMission 170

Charles Jondot - Peintre

Depuis petit, aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours dessiné. J'ai commencé à peindre des filles qui me racontaient une histoire, celles qui avaient du vécu. Je ne choisi pas de peindre des mannequins; la beauté, selon moi, est représentative de leurs émotions.

Je me complais à souligner un mal-être, un environnement en appuyant sur le coté ambigu du décor en le traitant très distinctement du premier plan.

Le contraste fort de mes portraits démontre également des prises de positions différentes chez le modèle (indécise, envieuse ou soumise ? ). Cela laisse ainsi au spectateur le choix de son interprétation et le laisser aller à ses propres fantasmes. Le parti ainsi prit permet donc de s'approprier la toile mais aussi le personnage.

Le second plan, s'il y a, est majoritairement tracé au fil toujours dans ce but d'interprétation.

"Est-ce réel ?, Est-ce arrivé ?, Est-ce contemporain ?"

Les modèles choisies sont en contradiction totale avec le fond de façon à manifester, à traduire un malaise propre à la personne en elle même mais aussi selon l'idée que s'en fera le public. Mettre en valeur mon modèle, représentatif de la nouvelle génération et leur rapport avec le sexe, en opposition avec l'arrière plan, plus sujet à une autre époque ou environnement totalement désynchronisé et totalement intentionnel et intéressé.

La pudeur de mon modèle et la juxtaposition intemporelle présentent alors tout intérêt dans l'interrogation de l'observateur quand au vécu qu'il convient d'y voir.

http://www.concorde-art-gallery.com/galerie.html

21 février 2019

La leçon du Sénat à Macron

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Pour le président de la République, reparti comme en 40 à la faveur de ses prestations lors du grand débat et de sa remontada sondagière, le rapport au vitriol du Sénat sur l’affaire Benalla sonne comme un avertissement. « Irresponsabilité », « incompréhensible indulgence », « dysfonctionnements majeurs » dans le réacteur central du pouvoir, avec trois des principaux collaborateurs du président épinglés. A ce verdict implacable, il faudrait ajouter l’enfermement (l’Elysée n’est pas appelé « le château » pour rien) et l’arrogance. « Il n’y aurait pas eu d’affaire Benalla si une réponse appropriée avait été prise dès le 2 mai 2018 », a cinglé dans son préambule le président de la commission d’enquête, Philippe Bas. C’est toute la rhétorique élyséenne qui a été démontée par le minutieux travail des sénateurs, dans ce bel exercice démocratique de contrôle de l’action de l’exécutif. Contrairement à ce qu’a toujours affirmé la majorité, ce n’était pas qu’une affaire d’été, ou alors il n’y a vraiment plus de saisons. C’était surtout bien plus que la dérive d’un collaborateur : une forme de système dévoyé ou… amateur, comme on voudra. Le coup est rude pour Macron, mais depuis la crise des Gilets jaunes, on nous assure qu’il a changé, gagné en humilité. Peut-être… mais pour ses relais, on repassera. Benjamin Griveaux a préféré dénoncer des « contrevérités » et Gilles Le Gendre, le patron des députés LREM, rarement « subtil » quand il joue en défense, a fustigé un rapport rédigé pour « être accablant » avec un objectif à « l’évidence politique ». A poursuivre dans cette voie, ils se condamnent à boire le calice Benalla jusqu’à la lie. Au bureau du Sénat de décider des suites judiciaires à donner. Cette fois, ce n’est pas Jupiter mais Gérard Larcher, président de la Haute-Assemblée, qui tient la foudre. Le Parisien

3 juillet 2016

Gad Weil fait pousser un champ de blé place Vendôme - vu aujourd'hui

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Un million d'épis de blé "plantés" place Vendôme pendant une semaine : avec cette œuvre spectaculaire, le plasticien Gad Weil veut susciter une "interrogation collective sur le rapport de l'homme à la nature"

http://www.gadweil.com/

La campagne à Paris. Avec Gad Weil, tout devient possible. L'artiste vient d'installer place Vendôme un million d'épis de blés. Avec ce champ, qui restera en place jusqu'au 7 juillet, Gad Weil entend susciter une "interrogation collective sur le rapport de l'homme à la nature".

Baptisée "Blés Vendôme", cette œuvre spectaculaire et immersive de 2 800 m2 a nécessité 120 m3 de sable et a mobilisé 600 personnes pour sa mise en place. Les épis ont été "enluminés" avec une peinture spéciale afin d'assurer leur conservation.

Un clin d'œil à Coco Chanel

Financée par la maison Chanel, cette installation est également un clin d'œil à Coco Chanel qui collectionnait les représentations d'épis de blé. L'oeuvre sera ensuite installée au sein du château de Saumur, ville de naissance de Coco Chanel.

Ce n'est pas la première fois que Gad Weil envahit l'espace parisien. En 2015, dans le cadre de la Cop 21, il avait installé au Trocadéro une arche de Noé composée de 140 sculptures très colorées d'animaux en plexiglas. Il y a dix ans, le plasticien avait recouvert les pavés des Champs-Elysées avec 150 espèces d'arbres et de végétaux

19 février 2019

Karl Lagerfeld : qui était son unique amour, Jacques de Bascher ?

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Ce mardi 19 février à l'âge de 85 ans, Karl Lagerfeld a rejoint pour toujours Jacques de Bascher, son grand amour, décédé en 1989 des suites du sida à l'âge de 38 ans. Qui était ce dandy, qui avait fait des ravages dans le cœur de Karl Lagerfeld mais aussi d'Yves Saint Laurent  ?

Karl Lagerfeld est mort ce 19 février à l’âge de 85 ans. Très discret sur sa vie privée, le couturier, photographe et styliste allemand s'était récemment confié sur sa longue relation avec Jacques de Bascher, l'amour de sa vie, que personne n'avait jamais remplacé dans son cœur depuis son décès, en septembre 1989. Ce dandy des années 1970-1980, qui avait partagé sa vie pendant une petite vingtaine d’années, était "la personne qui (l'a)musait le plus, confessait le créateur à Paris Match en 2013. "Nous nous sommes rencontrés en 1971, par l’intermédiaire de la sœur d’un de mes amis. J’admirais sa désinvolture et son absence totale, presque cynique, de toute ambition carriériste", avait-il poursuivi. Mais depuis le décès de son amant, au sens noble du terme, ce boulimique de travail ne supportait plus que la compagnie de sa chatte Choupette : "J'ai une vie étrange avec des horaires inventés par moi. Choupette, ça va, mais un être humain, je ne peux pas m'en occuper…" Ce discours-là n'était sans doute qu'une façade pleine de pudeur, puisqu'il veilla sur Jacques de Bascher jusqu'à son dernier souffle lorsque le sida l'emporta alors qu'il avait tout juste 38 ans…

Invité en 2015 sur le Divan de Marc-Olivier Fogiel, Karl Lagerfeld avait consenti à mettre des mots sur la relation très particulière qui l'unissait à ce compagnon : "Dans Proust, il y a Swann qui vit avec Odette et lui tombe amoureux de quelqu'un qui n'est pas de son genre, voilà mon histoire. Cela n'empêchait pas une affection réelle, profonde et définitive avec Jacques." Tout est dit, ou presque…

Journaliste à Libération, Marie Ottavi a consacré un livre à ce "dandy de l'ombre" que Karl Lagerfeld avait dans la peau. Voici comment elle décrit son quotidien si particulier en quatrième de couverture de son ouvrage : "Chaque jour, Jacques de Bascher déjeune aux Deux Magots ou chez Lipp, toujours à la même table. Il retrouve dans ce minuscule triangle germanopratin l'ensemble de la faune qu'il recroisera le soir venu. Ses journées suivent un rituel immuable. Lorsqu'il rentre chez lui après le déjeuner, il fait une sieste puis se rend chez Carita, où Monsieur Guy, coiffeur de feu Gérard Philipe, se charge de sa nuque. Quand il ne prend pas soin de son apparence, il va au cinéma, fait du shopping, prend le thé chez une comtesse ou reçoit un amant. Vers dix-sept heures, il repart vers l'Odéon et s'installe au Dauphin, rue de Buci. Il y joue au flipper et y achète les substances nécessaires à la prochaine nuit. Puis il se rend chez Karl Lagerfeld avant de rentrer se préparer pour sa soirée et de filer vers le Flore, l'antichambre de la nuit, à quatre minutes de chez lui."

Fou amoureux, Karl Lagerfeld a un temps dû partager cet amant, avec qui il a avoué n'avoir jamais eu de relations sexuelles. En 1973, Jacques de Bascher a en effet une relation avec Yves Saint Laurent alors en couple avec Pierre Bergé. Alors que Karl Lagerfeld ferme les yeux, Pierre Bergé menace Bascher, qui met fin de lui-même à cette liaison. A la suite de cette rupture, Yves Saint Laurent entamera une descente aux enfers…

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11 octobre 2013

Exposition à la M.E.P.

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NOIRS ET BLANCS EXTRAORDINAIRES Sebastião Salgado fait des frissons dans le dos. On a souvent reproché à ce photographe de guerre d’esthétiser le réel grâce à des photos noir et blanc aux somptueux contrastes. Ici, à travers plus de 250 photographies exposées, l’humain s’estompe au bénéfice de la planète, végétale, animale et minérale, au plus près du monde des origines. Un simple pied d’iguane évoquant une fine main humaine, ou un iceberg taillé comme un château fort rendent comptent de la pure beauté du monde.

Jusqu’au 5 janvier 2014. Maison européenne de la photographie, 5/7 rue de Fourcy - 4e.

15 février 2019

IKKS veut marquer les esprits avec Laetitia Casta

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Par Anaïs Lerévérend    

Le nouveau visage d’IKKS est celui de Laetitia Casta. La marque française veut frapper fort et investit en conséquence sur une vaste campagne incarnée par la mannequin et comédienne, dont le premier volet démarre en cette mi-février, mais comprendra plusieurs temps forts pendant toute l’année 2019. Pour IKKS, qui a connu une année 2018 chahutée par une restructuration de sa dette qui a débouché sur un accord ces dernières semaines, c’est un signal fort et positif que cette prise de parole sur la femme qui connaît une bonne évolution ces dernières saisons.

Si IKKS investit également sur l’enfant en dévoilant à partir du 20 février les heureux élus de sa campagne « casting » et en lançant la deuxième saison du dispositif, c’est bien sur la femme que la marque qui s’adresse à toute la famille a choisi de miser cette année. Et de miser fort. « Sur un marché du prêt-à-porter féminin qui recule, nous arrivons à progresser avec nos collections féminine ; tout est aligné aujourd’hui, l’offre et le réseau, c’est donc le bon moment pour prendre la parole et faire résonner notre propos avec une personnalité forte », explique Valérie Dassier, directrice générale adjointe en charge du marketing.

Un vaste dispositif puisqu’il se déploie à 360 degrés et en plusieurs temps. Le premier démarre en cette mi-février avec le lancement d’une première campagne dévoilant Laetitia Casta et notamment un visuel inaugural autour du perfecto, pièce phare de la marque, toujours sous la nouvelle signature de marque lancée en 2018 « Les esprits libres ». Un parti pris illustré également en vidéo, avec un clip qui sera largement diffusé sur les réseaux sociaux, via des partenariats médias, mais aussi sur le site de la marque qui fera l’objet d’une refonte le 15 février pour l’occasion, pour présenter avec Laetitia Casta une nouvelle « IKKSpérience » concoctée avec l’agence Brand Station.

Affichage, presse, Web, la campagne publicitaire à échelle européenne aura également un déploiement fort en boutiques. « L’ensemble des points de vente, y compris multimarques, recevront les éléments pour amplifier ce message », précise Valérie Dassier. Dans les boutiques à l’enseigne IKKS, au nombre de 481 dont 276 exclusivement dédiées à la femme, la campagne avec Laetitia Casta aura un fort impact : vitrines, PLV mais aussi sacherie seront à l’effigie de l’égérie, mais pas seulement. Les silhouettes de la campagne seront également à l’honneur : au nombre de huit pour la saison, ce sont elles qui feront le rythme et la mise en place des thématiques de collection dans les mois qui viennent.

Une deuxième campagne publicitaire sera lancée ensuite en avril, avec l’un de ses looks, une robe jaune soleil qui lancera un temps fort plus estival. Et la marque de poursuivre avec Laetitia Casta la saison suivante, saison des 20 ans de l’existence de la ligne femme IKKS, ce qui lui vaudra d’être au cœur d’une soirée anniversaire. IKKS a également prévu une option pour une troisième saison supplémentaire avec son égérie.

Une prise de parole majeure donc, en attendant l’officialisation prochaine de son changement de propriétaires, le fonds LBO France (majoritaire depuis 2015) et Zannier (minoritaire après avoir vendu à LBO France) devant sortir du capital, tandis que le pool de trois fonds américains créanciers Avenue Capital, CarVal Investors et Marathon Asset Management deviendra majoritaire. Une transformation de la dette en capital qui permettrait de réduire celle-ci de 320 à 140 millions d’euros. Avec des objectifs d’amélioration de la rentabilité de l’entreprise passant notamment par quelques dizaines de fermetures de boutiques sur les plus de 800 dans le monde, mais aussi de progression, notamment en surfant sur la bonne dynamique d’IKKS Femme, la direction menée par Pierre-André Cauche, maintenu à son poste, souhaiterait atteindre un chiffre d’affaires de 394 millions d'euros (contre 348 millions en 2017) pour 57,8 millions d'euros d’Ebitda en 2021, selon des informations parues dans la presse financière. 

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8 octobre 2013

Théâtre du Rond Point - Une pièce de Patrice Chéreau...disparu hier

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"Les Visages et les Corps" à partir du 15 octobre au Théâtre du Rond Point

de Patrice Chéreau mise en scène et jeu Philippe Calvario

Je dis que l’avenir c’est du désir, pas de la peur.

Comédien et cinéaste, metteur en scène de théâtre et d’opéra, immense créateur, Patrice Chéreau a investi le Musée du Louvre en 2010. Grand invité des lieux, il a agencé les œuvres autour de ses thématiques essentielles, les corps, les visages, la lumière, les fantômes. Il a créé alors dans les salles du Musée puis au Théâtre de la Ville Rêve d’automne de Jon Fosse. Il a publié le beau livre de l’aventure au Louvre, Les Visages et les Corps, ensemble de documents, impressions, lettres, journal intime. Il livre là son intimité d’artiste, d’homme atteint, heurté par les doutes, les amours vacillantes, les désirs incandescents, la quête de la beauté ou le goût des ténèbres. Chemin de traverse, balisé par des spectres aimables ou redoutés, fait aussi de renoncements, d’amours décomposées, Les Visages et les Corps bâtit un labyrinthe de bribes intimes, de lettres aimantes, de fractures et de fractions de vie privée comme publique, où se reflètent à la fois le monde et les êtres aimés.

Patrice Chéreau rencontre Philippe Calvario au milieu des années quatre-vingt-dix. Un compagnonnage se dessine, comme entre le maître et l’élève. Le jeune homme a vingt ans, il est comédien, metteur en scène. Il jouera dans le film Intimité, il assistera Chéreau sur plusieurs projets, puis mettra en scène à son tour, au théâtre ou à l’opéra. Il créera L’Amour des trois oranges au Festival d’Aix-en-Provence, l’opéra Angels in America avec Julia Migénès et Barbara Hendricks au Châtelet, ou encore Médée-Kali de Laurent Gaudé avec Myriam Boyer au Rond-Point. Il dirigera les œuvres de Shakespeare, Sophocle, Marivaux, Fassbinder, Botho Strauss ou Copi. Seul en scène aujourd’hui, Philippe Calvario, quarante ans, choisit de lire des fragments du journal de Chéreau, pour raconter son maître et ami. Pierre Notte

Production Compagnie Saudade

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6 octobre 2013

Des chansons de Gainsbourg au théâtre Déjazet

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Quartet Gevrey Chambertin

Spectacle Musical par le Quartet Gevrey Chambertin. Plus qu'un hommage, nos quatre boxeurs de poésie se glissent avec amour et insolence dans les mots de Gainsbourg.

Nos quatre boxeurs de poésie ne flanchent pas devant le mythe, plus qu'un hommage, ils se glissent avec amour et insolence dans les mots de Gainsbourg et plus précisément sur sa période jazz. Humour, dérision et surtout émotion sont une fois de plus au rendez vous. C'est d'une classe et d'un talent fou.

Zoon Besse/chant

Pierre Marie Braye Weppe/violon et guitare

Dany Rizo/Contrebasse

Gaetan Pantanella/guitare

 

EXCELLENT ! J'ai vu ce concert le 6 juin 2013.

Voir mon billet du 6 juin 2013.

25 juin 2016

"Le Corsaire" - Opéra Garnier hier soir

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Photos : Jacques Snap

https://www.operadeparis.fr/saison-15-16/ballet/english-national-ballet/galerie

http://www.ballet.org.uk/

 

Le Corsaire

Prestigieuse compagnie londonienne fondée en 1950, par d'anciens danseurs des Ballets Russes, l'English National Ballet est pour la première fois invité à danser à l'Opéra de Paris. Dirigée depuis deux ans par la talentueuse ballerine d'origine espagnole Tamara Rojo, la compagnie présente l'un des plus célèbres ballets de son répertoire : Le Corsaire, dans la version de Marius Petipa et Constantin Sergeyev remontée par Anna-Marie Holmes. Cette fantaisie créée en 1856 à Paris dans la chorégraphie de Joseph Mazilier fut introduite en Russie par Jules Perrot, avant d'être reprise en 1899 par Marius Petipa pour en faire un grand ballet spectaculaire et haut en couleur. L'argument, inspiré d'un poème de Lord Byron, situe l'action dans l'ancienne ville turque d'Andrinople.

Le fougueux corsaire Conrad y tombe amoureux de la belle Médora, pupille du marchand d'esclaves Lankedem et convoitée par le très puissant Pacha. Isaac, un compagnon de Conrad, et Gulnare, la belle esclave amoureuse du Pacha, s'invitent dans l'intrigue. Enlèvements, scènes de naufrage et de révolte, empoisonnements et réconciliations emportent les interprètes dans un récit épique et romanesque, relatant les amours contrariées des deux héros. La chorégraphie, d'une grande exigence technique, permet de mettre en valeur tous les artistes de la compagnie.

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Photos ci-dessus prises par Noémie à l'Opéra Garnier

5 octobre 2013

Irène Frain à Cléguerec hier soir

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Irène Frain

Bientôt à Vannes...

Le 24 octobre, retrouvez Irène Frain à Vannes pour une séance de dédicaces de 17h à 18h à la librairie Cheminant et un café littéraire à 19h à l'Hôtel de Ville.

Venez nombreux!

Librairie Cheminant

19, Rue Joseph le Brix 56000 Vannes

 

Sorti de rien

Un jour, un journaliste m’interpelle : « Vous qui êtes sortie de rien… »

Quel rien ? La misère qui fut celle de mon père ?

Je retourne en Bretagne. Le fil du passé n’est pas encore rompu, les gens se souviennent, un monde stupéfiant ressuscite, un lignage archaïque dont j’ignorais l’existence, rudesse et merveilles, austérité et truculence, cocasserie, poésie. L’esprit même de mon père, l’humilié qui ne plia jamais devant l’adversité.

Une colère ancestrale prend alors la parole et me dicte, sans me laisser d’issue : « Cherche donc ce qu’il fut, ce Rien dont tu es la fille. Et dis-le. »

Je m’incline, je croise ce passé avec ce qu’il me reste de mon père : la légende familiale, ses récits, ses carnets, toutes ces lettres qu’il écrivit lorsqu’il était prisonnier des nazis. Des énigmes s’expliquent, des secrets se dévoilent. Oui, mon histoire — jusqu’à mon prénom — est bien fille de la sienne : le combat d’un Breton « sorti de rien ». Combien sont-ils encore, sur la planète, à vouloir sauver comme lui le seul trésor qui vaille : la dignité ?

Irène Frain est écrivain. Parmi ses romans : Le Nabab (Lattès, 1982), Secret de famille (Fayard, 1989), Devi (Fayard, 1993), L’Homme fatal (Fayard, 1995), Les Naufragés de l’île Tromelin (Michel Lafon, 2009).

Visitez le site officiel de l'auteur avec des informations et des contenus exclusifs: http://www.irenefrain.com/

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Irèle Frain hier soir à Cléguerec

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Les nombreuses personnes venues assister

à la "Rencontre avec Irène Frain" hier soir

à la médiathèque de Cleguerec

4 octobre 2013

Beigbeder met à nu la fille de Mike Jagger dans Lui

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Lui, deuxième. Pour son  numéro daté novembre, le mensuel de Frédéric Beigbeder s’offre Georgia May Jagger : la fille du célèbre chanteur pose sous l’objectif de Terry Richardson. Le magazine a par ailleurs enquêté sur les réseaux de Cosa Nostra à Montréal. Pour l’entretien du mois, le producteur Thomas Langmann se plie aux questions du même Beigbeder,  où il  et aborde aussi bien le suicide de sa mère que sa solitude aux Oscars. À travers un portrait, le journaliste Olivier Joyard retrace le parcours d’Abdellatif Kechiche et enquête sur les zones d’ombres du réalisateur. Et parmi les séries photos, l’actrice Clémence Poésy se met également à nu sous l’objectif de Pierre Even.

15 juin 2016

Actuellement à la Concorde Art Gallery - Philippe Jacquot - Peintre

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Philippe Jacquot - Peintre

Né le 23 avril 1966 dans la Marne en France. Après un passage par la décoration, c’est en 1990 qu’il décide de se consacrer uniquement à la peinture. Son expérience passée lui permet de maîtriser la peinture sur verre, sur tôle, ainsi que sur matériaux collés, lui procurant ainsi la possibilité de sortir du support classique de la toile et du papier.

Parmi les différents thèmes qu’il a traités, les personnages et particulièrement les femmes demeurent son sujet de prédilection. Dans chaque toile, il recherche esthétisme, légèreté, douceur et subtilité par le biais de la courbe et du travail de la lumière. Sa maitrise technique de la peinture, lui permet de passer avec aisance d’un style réaliste composé de glacis successifs, à un autre plus abstrait créé par des coups de pinceau énergiques de couleurs vives. Ce mélange peut apparaitre sur la même toile.

Sa recherche permanente de nouveaux sujets, d’atmosphères et de techniques originales, l’entraîne à créer des séries de peintures qui peuvent n’avoir aucun lien entre elles. Il peint librement suivant son humeur et son inspiration en se moquant des conventions. Il ne veut pas s’enfermer dans un soit disant «style», l’ouverture amène à l’évolution. Certaines de ses toiles se trouvent dans des collections privées en France et à l’étranger. On peut les voir depuis une vingtaine d’années dans des expositions personnelles et collectives, dans des salons régionaux, nationaux et internationaux tels que le Salon des Indépendants et le Salon des Artistes Français à Paris,le salon d’Automne de Lunéville,le salon international du Puy en Velay,le salon Artoulouse à Toulouse, le Ve Salon privé de Dormans, le salon ADAC de Châtillon, le salon «Passerelle» maison des arts de Châtillon, le Grand Marché d'art Contemporain de la Bastille à Paris. Il expose à la galerie Cafmeyer à Knokke le Zoute en Belgique, à la galerie Ces- arts à Paris, à la galerie Mulot à St-Gilles Croix-De-Vie et à la finaosta galleria à Aoste (Italie). Différentes distinctions dont le prix du public et d’encouragement du jury au salon d’automne de Dormans 2005, premier prix au salon d’automne de Dormans 2006, grand prix du jury au salon international du Puy en Velay 2007 et invité d’honneur 2008,troisième prix à Artoulouse 2013 Cotation Artprice.

« Je peins pour vous montrer ce que j’ai vu de beau »

3 février 2019

Les « premiers de cordée » à l’heure des « gilets jaunes »

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Texte de Louise Couvelaire

« Le Monde » a rencontré une catégorie de la population discrète en temps de crise sociale : les très riches

TÉMOIGNAGES

Ils sont l’objet de toutes les colères, de toutes les indignations, de toutes les revendications. Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », sur les ronds-points, « les riches » sont au cœur du débat. « Macron, le président des riches », « les cadeaux fiscaux faits aux riches », « Rends l’ISF » (impôt de solidarité sur la fortune)… Si les entreprises et leurs dirigeants ne sont pas la cible première des manifestants – seules les banques se sont parfois retrouvées en ligne de mire –, les plus nantis, individuellement, incarnent les dysfonctionnements d’une politique jugée injuste et d’un système de plus en plus inégalitaire.

Entrepreneur, gestionnaire d’un fonds d’investissement, grand patron, chef d’entreprise, important propriétaire immobilier, rentier… Ils ont entre 45 ans et 80 ans, et se savent peu audibles en période de crise sociale. Ils ont cependant accepté de s’exprimer en requérant l’anonymat. Quel regard portent-ils sur les « gilets jaunes » ? Comment jugent-ils la politique fiscale d’Emmanuel Macron ? A-t-elle modifié leurs comportements financiers ?

« Les riches aussi “déconnent” »

Ce petit échantillon de « premiers de cordée » a en commun d’avoir une fortune conséquente (plusieurs dizaines de millions d’euros pour certains) et d’être de fervents partisans du chef de l’Etat, même s’il leur arrive d’être critiques. De ce président « à l’évidence inexpérimenté », ils disent qu’il « va dans le bon sens » et que « ce qu’il veut faire est exceptionnel », malgré les « faux pas ». « Il exerce mal le pouvoir, dit l’un, grand patron à la tête d’un groupe qui compte 100 000 salariés et réalise un chiffre d’affaires de plusieurs milliards d’euros. Quelle maladresse politique de parler de suppression de l’ISF ! Il fallait parler de réaménagement. »

« En s’attaquant aux automobilistes et donc aux moins favorisés, il a fait une sacrée connerie », lance un autre, important propriétaire immobilier dont le patrimoine s’élève à 20 millions d’euros. « Il manque cruellement de pédagogie », regrette un troisième, aux commandes d’un fonds d’investissement de « private equity » (développement et rachats de sociétés non cotées). Et d’ajouter : « Exil fiscal, optimisations fiscales… Les riches aussi “déconnent”, il aurait pu le dire ! » Tous jugent la politique fiscale du président « indiscutablement très favorable aux gens riches », mais pas forcément aussi efficace qu’elle pourrait l’être.

Les « gilets jaunes » ? Des « victimes de la mondialisation » avant d’être des « victimes » d’Emmanuel Macron, estime cette poignée de vainqueurs de l’économie mondiale. Un mouvement social « légitime » aussi, auquel ils apportent « tout leur soutien », répondent-ils comme un seul homme. Contrairement à ce que l’on pouvait imaginer, ils portent un regard plutôt bienveillant à leur égard. Du moins jusqu’à un certain point, précisent-ils. « Autant leurs revendications de départ étaient pleinement justifiées, autant la violence et le noyautage par les extrêmes ne sont pas acceptables », résume l’un d’eux.

S’ils partagent avec les manifestants la conviction que l’Etat doit réduire sensiblement son train de vie (à propos d’une meilleure maîtrise des dépenses budgétaires), la plupart tiennent à souligner les « solidarités françaises exceptionnelles ». Et de citer l’étude publiée par l’OCDE le 23 janvier qui place la France en tête des pays riches les plus généreux en matière de dépenses sociales (31,2 % du produit intérieur brut, PIB). Aucun, en revanche, ne mentionne les rapports faisant état des inégalités de richesse qui se creusent.

Emmanuel Macron n’a cessé de le marteler : l’ISF a été supprimé pour être transformé en « impôt sur la fortune immobilière » (IFI), un impôt axé sur les seuls patrimoines immobiliers nets taxables de plus de 1,3 million d’euros, afin de relancer l’investissement dans les entreprises françaises et de favoriser ainsi la création d’emplois. Même objectif avec l’instauration de la « flat tax » de 30 % sur les revenus du capital (dividendes, intérêts, plus-values mobilières).

« Dans les faits, ça n’est pas tout à fait comme ça que ça se passe… En tout cas, pas d’après ce que je peux voir », constate Edouard, 51 ans, à la tête du fonds d’investissement. Il ne s’en cache pas : il n’a « rien réinvesti ni embauché personne grâce à l’argent conservé ». « Macron nous a simplement rendu du pouvoir d’achat, dit-il. Cet argent, j’en profite, je le dépense. »« Grâce à la somme préservée – environ 50 000 euros –, je me suis offert plus de voyages en famille », abonde Grégoire, entrepreneur à succès de 45 ans.

Pour Patrick, aux manettes de la société transmise par son père, forte de 1 600 salariés et de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires, la suppression de l’ISF profite à son entreprise plutôt qu’à lui-même : « Auparavant, il nous arrivait de verser des dividendes aux actionnaires juste pour qu’ils puissent payer leur ISF, et ce, même lorsque l’entreprise allait mal. » Il se félicite désormais de réinvestir cet argent dans l’entreprise familiale au lieu de le distribuer. « Macron n’est pas pro-riches, il est pro-business, poursuit-il. Avec l’ISF, en pensant taper sur les riches, on tape en réalité sur les entreprises. » « Mieux vaut taxer davantage les hauts revenus ! », suggère-t-il.

Cette rétribution des fonds ne change cependant rien à l’équation finale, selon le grand patron aux 100 000 salariés. « Ce qui est laissé à la main des riches ne sera réinvesti qu’à la marge », assure-t-il. A ses yeux, l’essentiel de cette mesure est ailleurs, dans l’opinion des milieux économiques mondiaux. « Ce qui est en jeu, c’est l’attractivité de la France, assure-t-il. L’ISF est mondialement perçu comme une mesure hostile à l’idée même de la réussite. Il s’agit donc avant tout d’envoyer un signal fort aux investisseurs étrangers. »

« On est peut-être trop gâtés »

Avec l’IFI, l’exécutif a choisi de maintenir l’imposition sur le « capitalisme dormant ». Un parti pris que les premiers concernés semblent avoir accepté. Comme en témoigne la réaction de l’important propriétaire immobilier, qui n’a donc pas été exonéré : « Je suis fondamentalement opposé à l’ISF et ça ne me fait pas plaisir de le dire, mais je comprends pourquoi je reste soumis à cet impôt exceptionnel : je ne crée pas d’emplois. Le revers de la médaille de cette distinction entre un capital productif et un autre qui ne le serait pas est que cela profite aussi aux éléments les moins “vertueux” de l’économie. »

Cela fait sept ans que Christophe, 49 ans, habite à l’étranger, avec sa femme et ses trois enfants, dans un pays où l’impôt est quasi inexistant. De son propre aveu, il répond à la définition du rentier : il vit des revenus de son capital (en grande partie hérité de sa famille), sans travailler. La suppression de l’ISF et l’instauration de la « flat tax » ? « Des mesures bien trop timides pour me faire rentrer », assure-t-il.

C’était pourtant l’un des objectifs de cette politique : encourager le retour des exilés fiscaux. « Je ne suis pas parti pour des raisons fiscales mais pour monter un business, explique-t-il. En revanche, je ne reviens pas en grande partie à cause de la fiscalité française, beaucoup trop aléatoire. Le mouvement des “gilets jaunes” ne fait que renforcer le sentiment d’instabilité fiscale que les Français exilés autour de moi redoutent. » Un constat que partage le grand patron. Il affirme que « tous ceuxqui s’emmerdent sur leur tas d’or à Uccle [commune belge de la région de Bruxelles-Capitale connue pour accueillir de nombreux exilés fiscaux]» ont mis en attente leur projet de retour. En revanche, assurent les deux hommes, ces mesures ont empêché certains candidats au départ de passer à l’acte.

Avec six créations d’entreprises à son actif, Grégoire est l’image de la « start-up nation » que le chef de l’Etat appelle de ses vœux. Ce qui le préoccupe aujourd’hui, ce sont « les cadeaux accordés aux entreprises sans contrepartie ». « Là, on est peut-être un peu trop gâtés », concède-t-il. Il fait référence à l’une des mesures-phares du programme d’Emmanuel Macron : la baisse de l’impôt sur les sociétés (IS) de 33,3 % à 25 % en 2022.

« Les dés sont pipés »

« S’il compte sur la seule bonne volonté des dirigeants, il ne va pas aller loin, prédit-il. Rien ne garantit que je ne vais pas mettre cet argent dans ma poche. L’Etat aurait pu indexer ces baisses à l’utilisation que je fais de cet argent préservé. Si j’embauche, si j’augmente mes salariés, si je distribue des primes ou si je réinvestis dans ma société, alors mes impôts baissent. Sinon, ils ne baissent pas. » Une vision que partage cet autre homme d’affaires international, qui reste persuadé que la « sortie de crise » « ne pourra se faire sans l’entreprise » : «Seul, le gouvernement n’y arrivera pas. En France, il existe une solidarité d’Etat, mais pas assez de solidarité d’entreprise ».

Le jeune homme a par ailleurs décidé de donner « quasiment tout » de son vivant à des œuvres. S’il est le seul de l’échantillon à aller aussi loin, la plupart ont exprimé la volonté d’éviter de faire de leurs enfants des « branleurs », des « tocards », des « fainéants » ou des « débiles qui vont tout cramer sans jamais créer de valeur ». La façon d’y parvenir n’est pas toujours très aboutie, mais ils se montrent unanimement favorables à des « droits de succession forts passé certains montants ». « Qu’on vous pique plus quand vous êtes très riche, ça n’est pas choquant », dit le grand patron. « Avec leur éducation, leur statut social, leurs acquis… Mes enfants ont déjà des dizaines de longueurs d’avance sur les autres, dit Grégoire. Les dés sont pipés dès le départ, inutile de creuser encore davantage ces inégalités en leur laissant des fortunes. »

Cet impôt est pourtant le plus impopulaire de France, avec 82 % des Français qui le jugent illégitime, selon un sondage de l’Ifop paru en octobre 2018. « Quand on a trimé toute sa vie pour s’offrir un pavillon que l’on veut transmettre à ses enfants, c’est normal qu’on puisse le faire, estime le propriétaire immobilier. En revanche, pour les tranches très hautes, s’il faut vendre un bien parmi d’autres pour payer les droits de succession, ça me paraît justifié. »

22 novembre 2018

Cindy Sherman et la photographie

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Cindy Sherman est de manière convenue présentée comme une photographe conceptuelle traitant des genres et de l’identité dans une perspective féministe et selon une « facture » post-moderne.

Ce sont évidemment des raccourcis, qui, en outre, reposent sur des notions proches parfois du postulat, notamment lorsqu’il s’agit de définir ce qu’est le post-moderne.

Mais avant tout, s’agit-il bien de photographie ? C’est la première chose que l’on souhaite clarifier. Cindy Sherman n’a jamais montré de photographies, instantanées, photo de rue, ou autre, hors les clichés de ses mises en scène, à l’exception, tout de même, des publications sur son compte Instagram.

Théâtre photographique

Pour elle la photographie est en quelque sorte une méthode d’enregistrement dans un processus systématique et sériel. Elle travaille à l’image des artistes conceptuels qui utilisaient la photographie de manière neutre, comme fixation d’une démarche analytique et critique ou d’une performance. La photographie pour eux n’était que rarement un élément crucial du système.

Cindy Sherman procède à une sorte de performance théâtrale, une mise en scène à vocation critique, teintée d’ironie Pop Art, ou plus positivement d’un humour noir et grinçant. La photographie est comme l’archivage  d’un état de la représentation théâtrale que donne, seule dans son studio, Cindy Sherman. Toutefois, dans le travail de l’artiste new-yorkaise la photographie n’est ni neutre, ni accidentelle. Elle est une réplication d’une image existante ou supposée telle parce qu’elle est significative d’un certain type de représentation, notamment dans la série Untitled Film Stills : la représentation phallocratique de la femme dans le cinéma hollywoodien des années 1950. Que ses mises en scène photographiées soient des images doubles de l’image symbolique, médiatique et filmique entre autres, n’est évidement pas indifférent, c’est même l’axe conceptuel autour duquel toute sa démarche gravite, laquelle consiste à “répéter” pour créer l’écart.

« Rétro-ingénierie » et photographie

Cindy Sherman, dans la lignée de la critique Pop Art de la culture vernaculaire reproduit, à travers la mise en scène, des stéréotypes, elle les duplique en les isolant, en les décollant plus ou moins violemment du référent réel (un film) ou fantasmatique (les représentations collectives). Le théâtre d’images et de signes mis en œuvre physiquement dans le théâtre shermanien a intrinsèquement besoin de la photographie comme double sémiotique. C’est la planéité et l’isolement temporel de la photographie qui permet le retour critique de l’image décalée (le théâtre de signes joués ou symbolisés) sur elle-même (l’image collective de la Femme, du désir, du jeunisme, etc.). Une image pour une image.

Medium et matériau

D’autre part, Cindy Sherman a souvent affirmé qu’elle ne voulait pas d’un mode d’expression qui soit élitiste, précieux. La photographie par son approche directe sans intervention de la virtuosité de facture, correspondait mieux à son désir de rester proche de la culture populaire, et d’évacuer la notion d’artiste démiurge, position assez banale dans les années 1970 et 1980.

Le medium de Cindy Sherman n’est pas strictement la photographie, elle est plutôt une performeuse qui joue des rôles, le matériau de sa démarche n’est autre qu’elle-même. La photographie est pourtant bien le medium au sens où il est le milieu dans lequel les performances théâtrales de Sherman prennent tout leur sens. Un environnement aussi fin qu’un plan de projection, comme une feuille qui trancherait la trame temporelle pour donner une surface sur laquelle le réel se retourne comme un gant en se répliquant.

Les Masques révélateurs de Cindy Sherman

Les jeux d’apparences et la précarité de l’identité par identification aux modèles de représentation sont le sujet, le motif du travail de la photographe conceptuelle, le paysage sémiotique à partir duquel elle brode des jeux de rôles critiques, sarcastiques et propres à des glissements purement subjectifs et incontrôlés.

La démarche de Cindy Sherman est, malgré la qualification de conceptuelle, intuitive. Certes, elle travaille par séries : les stéréotypes machistes du cinéma hollywoodien, les pleines pages de magazines de charme, la peur de vieillir et le jeunisme, les clowns tragiques du quotidien, etc. Il y a bien une apparence de systématisme, le même modèle, souvent unique, des cadrages assez similaires et en pied, une distance de prise de vue constante, un niveau de détail élevé, etc. Mais les agencements auxquels elle procède ne sont pas préétablis, de son propre aveu, elle ne sait jamais ce à quoi va aboutir la représentation théâtrale en cours. Cette machine désirante spéculaire qui fonctionne comme une sorte de digestion conceptuelle en images fait penser au travail de David Altmejd qui tente de nous faire rentrer dans le « dividu » qu’est un artiste, où l’intime et les représentations collectives se mêlent inextricablement. Les petits théâtres de Cindy Sherman font penser à cela, un processus dérivatif en cours, guidé par un concept à digérer, que l’appareil photographique arrête à des moments spécifiques.

Masques, jeux de langage et jeux de rôle

Les jeux de masques de la plasticienne ne sont pas que des décollements analytiques des apparences (artifices) dont se parent l’Homme en société, ou plutôt, en ce qui concerne Cindy Sherman, dans la grande majorité des cas, les masques qui s’apposent aux femmes et qu’elles intériorisent. En effet, Cindy Sherman fait craquer le maquillage et le verni, elle excède le rôle en le surjouant basculant dans le grotesque, le pathétique.

Elle déconstruit selon un axe général, mais pas de manière méthodique et calculée. Au-delà de la critique des coercitions sociales les failles émotionnelles se multiplient : la peur, l’accablement, la mort et l’organique se déversent contaminant la démarche conceptuelle.

The Picture Generation

A peu près à la même époque que les débuts de Cindy Sherman, Duane Hansondans ses mises en scène hyperréalistes déracine des situations sociales où transparaît avec constance le même épuisement, le vide, l’abattement. En 1978, avec Destroyed Room, Jeff Wall, beaucoup plus distancié que Cindy Sherman, crée des tableaux photographiques dépeignant le désenchantement des « temps modernes ». Il le fait grâce à un procédé conceptuel exhibant l’écart entre la source d’inspiration (des tableaux classiques très populaires) et le « document » fictif, totalement reconstruit, d’une scène contemporaine. Il faut rappeler qu’en 2009 eut lieu une exposition retentissante au MET laquelle, sous le titre The Picture Generation 1974-1984 réunissait les artistes de l’appropriation et la déterritorialisation des images inspirées en partie par les structuralistes français, ainsi que Gilles Deleuze. On pouvait voir des artistes féministes déconstructivistes telle que Barbara Kruger, mais aussi Robert Longo, Richard Prince, Jack Goldstein, etc. Cindy Sherman n’est donc pas isolée dans sa démarche, elle se distingue néanmoins par la part subjective et par son implication personnelle en tant que modèle unique de ses clichés.

Le bris des icônes

Les masques que portent Sherman sont inefficaces et brisés, l’angoisse débonde. On a souvent refusé à l’artiste américaine la possibilité de l’empathie, de la subjectivité débordant le cadre de la critique. Pourtant le gout pour le grotesque carnavalesque, le morbide et la déréliction est patent. Ce qui est, bien entendu, dérangeant dans le cadre d’une lecture étroitement politique et sociologique de l’œuvre de Cindy Sherman. Il faut aussi rappeler que dans les années 1980 d’autres artistes tels que Andres Serrano avec Piss Christ (1987) ou Jeff Koons avec Made In Heaven (1989) montraient un profond intérêt pour la chair, l’organique et le morbide.

Il y a dans les jeux de poupées cruels de l’américaine une part d’incontrôlé qui excède le propos et fait preuve d’une récurrence têtue. Les failles qu’exhibent la photographe résident tout aussi bien dans la fracturation du modèle de représentation que dans la contamination gratuite et subjective.

Ce qu’il y a de fascinant dans l’usage des masques par l’acteur est que malgré l’écart on continue à identifier le réfèrent. Tout le monde sait que cet acteur n’est pas tel ou tel personnage réel ou fictif, pourtant on dira de lui qu’il est Hamlet ou Bonaparte. Cindy Sherman joue pleinement de cet écart, mais non pour nous convaincre de la justesse de l’interprétation. Tout au contraire, les masques (travestissements) dont elle s’affuble sont là pour trahir le jeu de rôle des icônes médiatiques et des individus qui se transforment en pitoyables épigones.

Le dévoilement des masques

Les masques de Cindy Sherman ne dissimulent pas, ils révèlent. Ce sont des masques vus depuis le revers, à travers les yeux de l’artiste. D’ailleurs le regard de Cindy Sherman souvent dénote par rapport à la farce ou la recopie d’une image cinématographique hypothétique, il examine, paraît ne pas être partie prenante du spectacle qui est donné. Le regard de la photographe est fréquemment rivé vers l’extérieur de la scène, là où la psyché, ( le miroir qu’elle pose en périphérie pour juger de ce qui est vu par l’autre Cindy Sherman, celle qui voit à travers l’objectif) , de contrôle lui sert de retour (spéculaire, une sorte de narcissisme fonctionnel et hédoniste, se voir, s’exhiber, se regarder, jouer une autre, etc.).

Les masques identitaires (d’appartenance, de reconnaissance) échouent chez la plasticienne new-yorkaise. Ils laissent jaillir le chaos pulsionnel, pluriel, indiscipliné et en conflit qui se dissimule à peine derrière les masques sociaux. Personne n’est dupe en réalité, mais tout un chacun obéit aux règles des apparences convenables pour éviter, croit-on, le chaos, le sien et celui du tout. Ce qui fait qu’à travers ces portraits de masques sociaux sous forme d’autoportraits apocryphes on aboutit à des séries qui sont comme autant de vanités suivies du cortège mortifère et méditatif qui accompagne ce genre de réflexions artistiques.

Ironie, humour et carnaval orgiaque, les séries deconstructivistes

Les images de l’artiste pourraient donc être considérées comme des vanités, mais Cindy Sherman y adjoint souvent une dimension carnavalesque. Les masques tombent, les limites s’effondrent, les pulsions se libèrent oscillant entre excès et morbidité. L’équarrissage analytique de l’artiste oscille constamment suivant les séries.

Dans les premiers travaux tel que Untitled Film Stills (1977-1890) Cindy Sherman pratique l’ironie Pop Art, c’est-à-dire la distance critique qui exhibe l’artifice et la viduité des grands mythes vernaculaires. Mais la distance n’est jamais totalement respectée, les images sont toujours empruntes d’un certain pathos qu’il serait bien difficile de réduire aux mimiques du masque de tel ou tel stéréotype.

Dans A Sex Pictures (1992) le propos est très distancié puisqu’il n’y a plus de portraits en autoportrait de société mais d’improbables assemblages de poupées, prothèses et mannequins anatomiques. Ce travail fait penser à une hybridation délirante entre Hans Bellmer et les machines désirantes de Gilles Deleuze, voire les autoportraits érotiques de Pierre Molinier . Le carnavalesque, le grotesque, l’humour noir et sardonique domine, au même titre que dans la série Fairy Tales inspirée des films d’horreur populaires. Là encore la fascination pour la mort et ses atours conduit la critique vers des contrées qui lui sont assez étrangères et irréductibles.

Dans les séries Fashion (1983-1984 et 1993-1994), qui ont pour origine des commandes de Maisons de mode, le registre est satirique et sans nuance, on quitte l’ironie pour se livrer à un humour mordant. Cindy Sherman à travers la « grammaire » des photographies « people » (flash acerbe, sourires figés de prédateurs, tenues extravagantes et ostentatoires, etc.) souligne la vacuité de ce jeu sadomasochiste. Pourtant la plupart des femmes qu’elle joue, semble-t-il avec délectation, semblent hantées et menacées par l’angoisse de « ne plus en être », de disparaître du jeu.

La série Clowns  (2003-2004) est de l’aveu de la photographe une de celles qui lui donna beaucoup du fil à retordre, car un clown avance masqué, l’acteur est invisible.  Elle ne parvint à trouver le bon angle d’approche que le jour où elle vit le cliché d’un clown au grimage dégoulinant, dégradé par la transpiration. Dès lors que le masque s’était fissuré Cindy Sherman a pu se fixer une approche qui en l’occurrence ne pouvait pas être autre que celle de la tragi-comédie consistant en l’occurrence à affublé le quidam du sourire grimaçant des clowns. C’est probablement une de ses séries les moins aboutie, l’écart existant dès l’origine, et l’approche critique étant également moins prégnante, plus immédiate et évidente. Ce qui montre bien que la dimension satirique est essentielle dans son travail.

Dans les Society Portraits (2008) Cindy Sherman reprend son ton satirique et dépeint l’emprise du « jeunisme » sur les femmes. Dans ces portraits l’artiste apparaît vieillie, marquée de manière assez outrancière, ce qui introduit la tentation de voir dans ces portraits sociaux des autoportraits en creux. Comme si la continuité dans le temps du même modèle pouvait avoir valeur de portrait intime, psychologique, en somme biographique. Si cette approche semble artificielle, le vieillissement surjoué participe néanmoins de ce même penchant chez Cindy Sherman à aller au-delà de la critique politique et sociale, à laisser poindre une empathie avec des femmes victimes du système et d’elles-mêmes. C’est aussi pourquoi au cours du temps elle s’est progressivement éloignée de l’ironie qui pose et juge pour adopter un humour sarcastique quoique jamais dénué d’empathie.

Dans sa dernière série en date, elle reprend le décalage des Untitled Film Stills mais en grand format et en couleur pour mettre en scène des starlettes vieillissantes. Cette série est bien moins caustique que les précédentes, l’ironie Pop Art a fait place à un humour compatissant. Le pathos semble avoir pris le pas sur le concept.

Cette part du travail de Cindy Sherman est irréductible, constante et donne probablement à l’ensemble du corpus sa singularité.

Thierry Grizard

Thierry Grizard, diplômé en philosophie à l’Université de la Sorbonne, ancien Professeur, attiré par la création plastique, a embrassé ensuite différentes matières d’art en tant que designer, architecte et professionnel du cinéma. Avec une expérience remarquable de plus de vingt ans comme producteur de cinéma et spécialiste des effets spéciaux, il poursuit depuis très jeune sa passion pour les arts visuels non seulement comme photographe et créateur d’images, mais aussi comme rédacteur de textes portant tout particulièrement sur l’art contemporain, dont certains sont à découvrir sur le site web artefields.net, et que l’auteur enrichit successivement par d’autres problématiques relevant de sa collaboration avec des historiens de l’art.

Source : artefields.net

Paru la première fois sur artefields.net :  http://clicky.me/lk-odp-cindy-sherman

“I’m really just using the mirror to summon something I don’t even know until I see it.” – Cindy Sherman.

«J’utilise seulement le miroir pour invoquer quelque chose dont je ne sais rien jusqu’à ce que je le voie.» – Cindy Sherman.

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21 novembre 2018

Enquête : « No Bra », la révolution du sans soutien-gorge est en marche

Par Catherine Rollot

Exit le soutif ? Plébiscité par les stars américaines, le mouvement a gagné l’Hexagone. L’accessoire de lingerie est désormais considéré par de nombreuses femmes comme inutile, voire néfaste. Une libération qui ne va pas de soi.

Adieu baleines, bretelles, bonnets, balconnet ! Se délester de sa lingerie fine est devenu synonyme de liberté pour une communauté grandissante de femmes, adeptes du « No Bra » (« pas de soutien-gorge »). Fini les seins entravés et les poitrines obligatoirement hautes, fermes et rebondies. Place au naturel, à l’acceptation de son corps sans artifices.

Repéré sur les podiums, encouragé par des stars américaines comme Rihanna ou Jennifer Lawrence, le mouvement « No Bra » séduit aujourd’hui une frange d’anonymes. Sur les réseaux sociaux, posts de blog et vidéos vantent les avantages de la vie sans maintien. Et on se motive à grands coups de hashtags tel #NoBraChallenge. Comme on le ferait pour arrêter de fumer ou perdre du poids. Deux mois, un an, trois ans… le passage du push-up au rien du tout est célébré comme une révélation par les sevrées du soutif.

« LE LUNDI MATIN, J’AI REGARDÉ MON SOUTIEN-GORGE ET JE N’AI PAS PÛ ME RÉSOUDRE À LE PORTER. » CLÉMENTINE LAVOTE, CHARGÉE DE COMMUNICATION À NANTES

« J’ai toujours adoré la lingerie, mais porter un soutien-gorge n’a jamais été une partie de plaisir, raconte Clémentine Lavote, 26 ans, chargée de communication à Nantes. Les armatures me faisaient mal, les triangles en dentelle ne gardaient jamais mes seins à leur place. Finalement, je ne me sentais libre que le soir, lorsque ma poitrine n’était plus enfermée. » Avec son 90B, la jeune femme se considère pourtant dans « la norme », et n’a eu de cesse qu’elle ne trouve « le soutien-gorge idéal », depuis qu’elle a commencé à en mettre, « comme tout le monde, à l’adolescence, autour de 12 ans ».

La transition s’est faite lors d’un long week-end de mars 2017, après des lectures sur le sujet. « On portait encore des pulls, je me suis dit que c’était le bon moment d’essayer car ça ne se verrait pas trop. »

« Me réapproprier mon corps »

Pour Clémentine Lavote, aucun doute, « il s’agit d’une libération physique. Le lundi matin, j’ai regardé mon soutien-gorge et je n’ai pas pu me résoudre à le porter. Pour la première fois de ma vie, je suis allée travailler sans et depuis je ne l’ai plus jamais remis. »

Si le confort est l’une des principales raisons évoquées par les adeptes du « No Bra », il s’agit aussi de s’affranchir des normes esthétiques. « Aujourd’hui, j’accepte ma petite poitrine ; un 85B. Je ne cherche plus à la faire paraître plus sexy par des artifices, explique Gala Avanzi, 28 ans, autoentrepreneuse et blogueuse lifestyle (www.galasblog.com), longtemps adepte des push-up. Le “No Bra” m’a aidée à reprendre confiance en moi, à me défaire de mes complexes et à me réapproprier mon corps. »

Dans la veine du « body positive », un mouvement féministe américain en faveur de l’acceptation de toutes les beautés, le « No Bra » relève aussi d’un acte militant, contre l’hypersexualisation de la poitrine. « Les seins, il faut les montrer, il faut les voir, mais jusqu’à une certaine limite : la zone téton, s’insurge Gala Avanzi. Celle-là, elle est classée X : le téton féminin pose problème, contrairement à celui des hommes. » Les voir pointer sous un tee-shirt gêne encore. En juin, une serveuse canadienne de 25 ans a porté plainte contre son ancien employeur, qui exigeait qu’elle porte un soutien-gorge. Sur les réseaux sociaux, les images de tétons ont été longtemps bannies. Une censure dénoncée par le mouvement #FreeTheNipple (#LibérezLeTéton) né aux Etats-Unis en 2014, ou encore par Katie Vigos, une infirmière américaine qui s’est battue pour que les photos d’accouchement et d’allaitement soient autorisées (depuis mars 2018 seulement) sur Instagram et Facebook.

Face à cette pression sociale, pour ne pas paraître trop « aguicheuses », beaucoup de femmes ayant renoncé au soutien-gorge avouent prendre quelques précautions. « J’évite les hauts blancs, les transparences. Même si c’est rare, j’en ai gardé deux que je remets dans certaines circonstances professionnelles, si je dois faire une intervention par exemple », reconnaît Virginie Oks, documentariste indépendante. Cette mère de famille de 42 ans a lâché le soutien-gorge à l’occasion d’un film réalisé sur le sujet, Ma vie sans soutif (2013). « Je suis sortie du geste réflexe par étapes. D’abord, je n’en ai plus porté chez moi, ensuite plus tous les jours à l’extérieur et quasiment jamais aujourd’hui. »

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Une certaine idée de la féminité

Pour toutes ces femmes, un jour la question s’est posée : pourquoi je porte un soutien-gorge ? « Par automatisme, parce que j’ai toujours vu ma mère en mettre », se risque Laurence (certaines femmes ont requis l’anonymat), 35 ans, commerciale chez un géant de l’agroalimentaire, qui alterne périodes avec et sans selon les saisons et les circonstances. « L’achat du premier soutien-gorge est souvent une étape symbolique, qui relève de la transmission mère-fille, d’un rituel de la féminité », confirme l’historienne de la mode Catherine Örmen. Il se fait aux premiers signes de la puberté, parfois dès l’âge de 10 ans, pour masquer l’apparition des bourgeons mammaires.

A 90 ans, Irène Montifroy, elle, n’en a jamais porté. « Maman ne m’en a jamais acheté – de fait avec mes deux œufs sur le plat, je n’en avais pas besoin », se rappelle la vieille dame, qui a travaillé jusqu’à sa retraite dans une exploitation maraîchère dans les Yvelines. Pour cette fille d’agriculteurs, toujours aux champs, le sujet n’était pas abordé en famille. « Seul le travail comptait, alors les seins, pensez… » Un schéma familial qu’Irène n’a pas reproduit avec sa fille unique, Claudine, 62 ans, avec qui elle a parlé « chiffons ».

Au-delà de leur utilité sur le soutien et la fermeté des seins, contestée par de rares études sur le sujet, dentelles et tulles participent à une certaine idée de la féminité, voire de la séduction. Un aspect qui ne semble pas être un problème pour l’entourage des « No Bra ».

« Mon mari n’a pas spécialement tiqué, et je n’ai pas l’impression d’être moins séduisante sans cet accessoire vestimentaire », témoigne Elodie, 39 ans, consultante en ressources humaines en région parisienne, qui laisse ses seins libres de toute entrave le week-end et de façon moins systématique en semaine. « En revanche, quelques réflexions sont venues d’amies qui m’ont dit : “Tiens, tu ne portes plus de soutien-gorge, moi je ne pourrais pas, j’ai une trop grosse poitrine”, ou alors la sempiternelle question : “Tu n’as pas peur que ça tombe ?”. »

Effet « Slow Bra »

Œillades un peu trop appuyées, petite gêne chez le médecin quand, à l’injonction « mettez-vous en culotte, soutien-gorge », on se sent obligée de préciser « ah désolée, je n’ai pas de haut »… De l’avis de toutes, l’inconvénient majeur de ce choix tient au regard des autres. Pour autant, rares sont celles qui, une fois franchi le pas, envisagent de revenir en arrière, même si elles sont nombreuses à garder une ou deux reliques à bretelles au fond de leur tiroir.

Les fabricants s’adaptent eux-mêmes à ce désir de décorsetage. Ils proposent de plus en plus de brassières et de dessous sans armatures. Dans un marché global de la lingerie en léger recul (– 1,9 % en valeur en 2017 par rapport à l’année précédente), baleines et push-up ont les ventes dans les chaussettes.

Chez Princesse tam-tam, qui cible les 30-40 ans, Marion Grandrie, responsable marketing de l’offre, scrute les envies de cette « nouvelle génération de clientes qui plébiscitent le confort et la légèreté, qui veulent être bien et belles dans leurs sous-vêtements. Pour elles, et non pour le plaisir des hommes. » Les chiffres du fabricant en disent long : en 2017, les soutiens-gorge avec armatures ne représentaient plus que 30 % des achats (contre 50 % en 2016), au profit des modèles souples comme les brassières ou les triangles, en augmentation de 105 %.

Même les marques plus traditionnelles, comme Lejaby, « corsetier créateur depuis 1930 », n’échappent pas à l’effet « Slow Bra », comme le qualifient blogueuses et instagrameuses. Le best-seller du moment est un modèle triangle tout en dentelle élastique, de la collection « l’air du temps ». La bien-nommée.

15 juin 2013

Un Jardin éphémère sur le Parvis de l'Hôtel de Ville de Paris

x274_07aa_jardin_ephemere_mairie_de_paris2013 franchit les frontières du jardin et élargit la vision du territoire de la ville à celui de la métropole. L'installation éphémère « Nouveaux paysages de la métropole », qui sera installé sur le parvis de l'Hôtel de Ville à partir du 15 juin, sera une parfaite illustration du thème de l'année.

Du 15 juin au 12 juillet, le parvis de l’Hôtel de Ville (4e) accueille un jardin éphémère. Herbes folles et gazon fleuri envahissent la dalle minérale du parvis pour une parenthèse de verdure dans le paysage urbain. C’est une promenade à travers les réalisations les plus récentes de parcs et jardins dans Paris intra muros et en Ile de France qui illustrent les transformations du paysage urbain et les rapports entre ville et nature.

Voir le site en cliquant ICI

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15 juin 2013

FEMEN France

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"Chers amis de FEMEN !

Comme vous le savez déjà, la répressive Cour tunisienne a jeté en prison nos activistes pacifiques Pauline, Marguerite et Josephine.
Les trois héroïnes, qui ont osé protester seins nus dans cette dictature islamiste, ont eu droit à une peine de prison de 4 mois et un jour.
Elles étaient venues en aide à leur camarade Amina, qui s'était faite arrêtée peu de temps avant, et maintenant elles ont besoin de notre protection et de notre soutien !
Nous recueillons des dons pour les actions immédiates et urgentes suivantes : procédures judiciaires pour l'appel et la libération de nos soeurs, visite de leurs parents pour soutenir leurs courageuses filles emprisonnées, présence permanente de l'observateur FEMEN officiel à Tunis ; apporter des vêtements et de la nourriture pour les quatre détenues.

Faites vos dons ici : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=J4CKEU2U9JN7N
La liberté pour nos soeurs et pour les femmes tunisiennes dépend de vous.
Liberté pour les femmes ! FREE FEMEN!"

 

13 juin 2013

Exposition : David Lachapelle à la Galerie Daniel Templon - jusqu'au 27 juillet

Le photographe américain David LaChapelle présente pour la première fois en France deux séries radicales, l’inédite Last Supper et Still Life. Mondialement connu pour ses photographies de mode hautes en couleur et mises en scène baroques peuplées de célébrités, David LaChapelle surprend avec une nouvelle orientation qui met en avant son double intérêt pour l’envers du rêve américain et l’histoire de l’art. Informé d’actes de vandalisme perpétrés au musée de cire de Dublin, David LaChapelle, chasseur d’icônes obsédé par la question de la notoriété, s’est rendu sur place pour documenter ces sosies brisés, et a poursuivi son enquête dans d’autres musées aux Etats-Unis, en Californie et dans le Nevada. Le point d’orgue de ces séries est une nouvelle fresque photographique réinterprétant la Cène de Leonard de Vinci. Mises en scènes dans des cartons, les têtes coupées, flottantes, de Jésus, Marie et des apôtres, accompagnées de mains sectionnées mais expressives, recomposent précisément le chef-d’œuvre dans sa version contemporaine. Les fragments de mannequins offrent une vision brute de la piété, en résonance étrange avec l’iconographie chrétienne du martyre. Le thème est récurrent dans le parcours du créateur, qui intègre souvent aux thèmes apparemment les plus profanes des traces du sacré. Un grand panoramique de près de quatre mètres tient autant de la tradition du polyptyque religieux que de celle du collage. Dix ans après l’iconique Homeboy Last Supper où il faisait se rencontrer culture de rue et religion, David LaChapelle ne cesse d’interroger les résurgences spirituelles de notre société de divertissement. Les mannequins de cire bibliques ont été épargnés par le vandalisme, contrairement à ceux de la série Still Life (présentée à l’Impasse Beaubourg). Les photographies y donnent à voir des célébrités de cire déformées, de Leonardo di Caprio à John Kennedy en passant par Madonna ou Lady Diana. Le rendu hyperréaliste des images donne à ces artefacts endommagés, poupées oubliées, un aspect authentique d’autant plus dérangeant que David LaChapelle a le plus souvent déjà photographié les modèles vivants en magnifiant leur plastique conquérante. Les Still Life basculent du côté obscur de la pop culture. Réflexion sur la fragilité de la célébrité et du pouvoir du système Hollywoodien, la série interroge notre attrait pour les répliques, les sosies. Ces ‘natures mortes’ humaines aux visages brisés, renvoient à notre fascination pour le spectacle de la déchéance des héros autrefois adulés. Avec ces portraits effrayants, David LaChapelle revisite avec humanité la figure de nos archétypes.

Un catalogue est édité pour l’occasion « David LaChapelle STILL LIFE », 67 pages – 47 illustrations

« Still Life » de David LaChapelle

Jusqu'au 27 juillet 2013

Galerie Daniel Templon

30 rue Beaubourg 75003 Paris

Entrée libre

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Voir mes précédents billets sur David Lachapelle

14 novembre 2018

L’usine JR à la MEP

L’artiste expose ses travaux à la Maison Européenne de la Photographie à Paris. Un catalogue qui met en avant le gigantisme de ses oeuvres.

D’emblée nous sommes conviés à un spectacle qu’on pourra trouver ludique ou bien navrant : la maquette d’un porte-conteneurs qui témoigne de l’oeuvre intitulée Women are Heroes où JR avait placé la photographie des yeux d’une femme kenyane sur les flancs des conteneurs d’un navire parti du Havre. Cette maquette n’est pas la seule. À l’étage, cette fois, ce sont des petits trains mécaniques qui montrent à leur tour les collages que JR avait réalisés sur des trains en Inde. On peut être fasciné par ces actions spectaculaires, mais ici, dans l’enceinte d’un musée, il y a comme une contradiction: nous sommes voués à les voir reproduites en miniature et il est difficile de ressentir le caractère grandiose de l’oeuvre.

Idem pour sa série Giants. Même si une installation tente de dire la monumentalité de ces photographies placées sur des échafaudages, elle ne donne qu’un vague aperçu de ce qu’elles devaient être effectivement au Brésil sur un immense immeuble de Rio de Janeiro. Condamné à ne voir qu’une photographie d’une photographie, le visiteur pourra être vite lassé et frustré.

Dialogue secret

D’autant que l’exposition promet de voir les dessous des choses, mais elle n’y parvient qu’à moitié et nous laisse dans un certain désarroi. En effet, elle prétend révéler les coulisses de ces installations grandioses. Mais elle ne donne aucun chiffre. Combien de personnes travaillent sur ces échafaudages gigantesques pour installer l’oeuvre? « Entre 40 et 60 personnes, je ne sais pas très bien » nous répond l’artiste alors que pour le vernissage presse de l’exposition il a choisi de ne pas se montrer et préfère dialoguer à travers un tuyau installé dans une petite salle conçue pour faire passer des trains miniatures. « Il préfère garder ce mystère, ne pas être confronté directement à quarante journalistes, mais plutôt à avoir un dialogue secret avec chacun » explique une attachée presse. Résultat : nous n’aurons qu’un bref entretien, certes amusant, mais aussi contraignant et vague. Nous ne saurons pas non plus combien coûtent ces installations tandis que des papiers administratifs témoignent de l’ampleur de l’entreprise et qu’ils sont, heureusement, mis à disposition des visiteurs.

JR partout

Globalement la scénographie déçoit et manque d’informations. La Maison Européenne de la Photographie va même jusqu’à renvoyer au film Visages Villages de JR et Agnès Varda au lieu d’expliquer une photographie. « Vous n’avez qu’à le regarder » dit implicitement la légende. Plus loin, c’est une installation montrée pour la première fois en Europe et pour la faire fonctionner il faut télécharger une application sur son téléphone portable. Certains diront qu’il s’agit d’une oeuvre du futur. D’autres y verront peut-être une façon supplémentaire de s’immiscer dans la vie des gens comme le font finalement ces installations gigantesques, en ce moment exposées aussi dans le métro parisien à l’occasion de cette exposition. JR partout. JR nulle part ? Car, à force de produire des installations semblables et qui jouent sur la même corde sensible des bons sentiments, l’artiste donne parfois l’impression de tourner en rond. Dommage, d’autant que l’exposition présente ses premiers clichés lorsqu’il suivait un groupe de graffeurs à Paris au début des années 2000 et cette série est très belle, elle laissait espérer un grand photographe en devenir. Où donc est passée cette verve, cette expression poignante ?

Jean-Baptiste Gauvin

JR – « Momentum, la mécanique de l’épreuve »

7 novembre 2018 – 10 fevrier 2019

La Maison Européenne de la Photographie

5/7 Rue de Fourcy – 75004 Paris

www.mep-fr.org

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9 juin 2013

Concorde Art Gallery - Actuellement : exposition Anne Camille Hubrecht

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Anne Camille Hubrecht

Peintre

Adepte du pinceau depuis sa petite enfance, Anne-Camille Hubrecht est aujourd'hui peintre à Paris. Elle signe ses tableaux "An'K", qui est en quelque sorte sa marque, sa griffe, déjà apposée sur ses plus jeunes dessins d'école.

Travaillant principalement sur le sujet féminin, An'K a proposé dernièrement une série sur le thème du regard et de l'expression (portraits et autoportraits / Galerie Matières d'Art - Paris 3e). A l'affût de toute interprétation émanant d'un regard, Anne-Camille accroche le spectateur parfois de manière inquisitrice dans le but de générer une émotion, une interrogation, un état, une humeur (chacun s'y retrouve) : l’amitié, l’amour, les blessures, les songes, mais aussi les colères, les rêves, les doutes, les joies...

Comme les erreurs, la peur, l'euphorie, le fantasme ou bien encore la passion... L'Humain en somme, doué de paradoxes à multiples visages.

Brosses, éponges, couteaux et pinceaux s'attèlent ensemble à livrer les exutoires de l'artiste. Le choix de l’acrylique vient aussi servir son impatience, qui, rapide dans l'exécution, symbolise un instant qui se fige, le rendant palpable et furtif à la fois. Un arrêt sur image, un instant attrapé au vol...

Aujourd'hui An'K présente une série plus sensuelle à l'occasion de cette exposition à la Galerie Concorde.

Les corps se mêlent mais la femme reste toujours le sujet central, intrinsèque. Son travail dégage force et mouvement, à travers les Etres à la fois bruts et sensibles émergeant du jeu des contrastes, des couleurs entremêlées, et de la matière abstraite qui les baigne par endroit. Ce sont ainsi des variations autour de l'instant où la femme s'abandonne au plaisir que nous révèle ici Anne-Camille.

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Concorde Art Gallery

9 juin 2013

Do you know Natacha Merritt ?

Délibérément provocante et désinhibée dans la lignée de Nan Goldin pour la photographie, Cosey Fanny Tutti pour la musique ou encore Annie Sprinkle dans le domaine de la performance, Natacha Merritt, sublime jeune femme brune qui exhibe son corps via Internet ou lors d’expositions à la fois collectives et privées. Sa vie sexuelle constitue le matériau principal de son travail, diffusé sur son site personnel : http://www.digitalgirly.com. Expérimentant sans tabous apparents, sans retenue aucune, une large gamme des déclinaisons envisageables de la sexualité contemporaine : ondinisme, bisexualité, bondage, sado-masochisme soft, triolisme, elle se met en scène, en action, avec ses partenaires occasionnels féminins et/ou masculins consentants : sous la douche, au lit, en train de se masturber avec ou sans sex toy, s’exposant pudeur évacuée. La limite entre vie privée et art s’en trouve ainsi ébranlée par ces retransmissions photographiques effectuées, appareil tenu à bout de bras. Elle mime jusqu’aux codes couleur les productions pornographiques vidéos amateurs déjà en pleine expansion, propagées largement par le biais du net. Cependant, ici, l’imagerie classique de la femme objet désormais révolue, donne naissance à une nouvelle femme emblématique, affirmée comme exploratrice de son propre plaisir. Elle devient l’instigatrice de jeux illimités, proposant d’elle une image de jouisseuse. S’inscrivant dans la lignée de Cindy Sherman ou Diane Arbus auto-portraiturant leur féminité face à l’objectif. Son intervention enclenche une entrée efficiente dans l’ère du numérique et de la multiplication des images domestiques.

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le fichier = Natacha_Merritt

Le site de Natacha Merritt

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10 novembre 2018

"Lin Zhipeng/N°223"

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© Lin Zhipeng

Rendez-vous à l'hôtel Grand Amour où est exposée une série de photographies de Lin Zhipeng/N°223, héritier de Ren Hang. Des nus entrelacés, le propos mélancolique et un peu de provocation composent l'oeuvre de cet artiste émergent de la scène chinoise. Une première exposition française curatée par Anna Mistral qui donne à voir 30 clichés d'une rare sensibilité, à l'érotisme assumé.

Lin Zhipeng/N°223, jusqu'au 22 novembre 2018, Hôtel Grand Amour, 18 rue de la Fidélité 75010 Paris

9 novembre 2018

Gainsbourg

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Du 9 novembre au 1er décembre

La Galerie de la Clé

23, rue Michel-le-Compte – 3e

La Galerie de la Clé exposera les moments de création et d'intimité du génie Gainsbarre, capturés par le photographe Pierre Terrasson. L'occasion de rencontrer l'artiste et de se faire dédicasser son nouvel ouvrage, Gainsbourg Gainsbarre, qui réunit l'ensemble de ses incroyables clichés.

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5 juin 2013

FEMEN Paris

Juste avant le procès des FEMEN en Tunisie, les sextrémistes françaises ont organisé une prière topless au nom d'Allah, demandant la libération anticipée de nos prisonnières en Tunisie. Les activistes FEMEN ont prié devant l'Ambassade tunisienne à Paris, bloquant la circulation de la rue Barbet de Jouy. La prière a été menée par la célèbre dissidente égyptienne, la blogueuse Aliaa Elmahdy, dont la photo nue, postée sur son blog en signe de protestation, est devenue l'une des images phare "du printemps arabe". En pleine extase religieuse, les activistes ont crié "Prions pour la justice", "Amina Akbar!", "Pauline Akbar! ',' Marguerite Akbar!", "Josephine Akbar!", "Libérez FEMEN", "Nous serons des millions" et "Le printemps des femmes arrive". FEMEN espère que les islamistes vont recevoir une bonne douche froide de la part d'Allah, et que ce dernier ne laissera pas la démocratie être massacrée en Tunisie. Si Dieu n'entend pas la prière des FEMEN, les sextrémistes s'en chargeront elles-mêmes, mais elles seront bien moins miséricordieuses que Lui. FEMEN appelle toutes les femmes tunisiennes à suivre l'exemple d'Amina et des activistes turques, à stopper la chariarisation et l'islamisation de la Tunisie. Liberté pour FEMEN! Liberté pour toutes les femmes !

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