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Jours tranquilles à Paris

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16 juillet 2020

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16 juillet 2020

Le sulfureux Helmut Newton raconté par des femmes dans un nouveau documentaire

newton444

PHOTOGRAPHIE

Alors que l'on fête cette année le centenaire de sa naissance, le photographe germano-australien Helmut Newton est à l'honneur dans un premier documentaire posthume. Intitulé “The Bad and the Beautiful“, ce film déjà sorti en Allemagne délivre des témoignages inédits exclusivement féminins, mettant en lumière le travail du ce grand maître du nu et du voyeurisme sulfureux.

Par Amalie Hirou

“Tout photographe qui affirme ne pas être un voyeur est un idiot ou un menteur” : voilà un exemple des propos sans langue de bois de Helmut Newton. Décédé en 2004, il est et restera l’un des photographes de mode et de nu les plus influents au monde. Imité mais jamais égalé, ses photographies à la fois chocs, sensuelles et élégantes lui ont forgé une renommée internationale. Dès les années 70e photographe berlinois a commencé à réaliser des nus pour pour de grands magazines de mode tels que Vogue, Vanity Fair et Harper’s Bazaar. De la série “Naked and Dressed” où une armée de mannequins se dressent dans le plus simple appareil, à “Bergström Over Paris”, en passant par le célèbre portrait provocant de Catherine Deneuve en 1976, Helmut Newton signe des oeuvres photographiques en noir et blanc peuplées de femmes puissantes et triomphantes, dotées d'une sensualité affirmée et explicite. Tantôt affublé de compliments, tantôt traité de misogyne contribuant à objectiver le corps de la femme, le photographe a longtemps divisé la critique. Mais qui était réellement l'ambition de Helmut Newton, et quelle était son ambition ?

C'est à ces questions que cherche à répondre The Bad and the Beautiful, premier documentaire posthume dédié à Helmut Newton. Écrit et réalisé par Gero Von Boehm, un ami proche de l’artiste, le film retrace la vie d’un photographe rebelle et en avance sur son temps en montrant une facette jusqu’alors méconnue de sa personnalité ; on y découvre un homme rempli d'humour pendant ses photoshoots, tandis que ses proches partagent des moments d'intimité et de controverses méconnus. Déjà sorti dans les salles allemandes, le documentaire a pour particularité de rassembler uniquement des témoignages exclusifs de femmes marquantes dans sa vie et sa carrière à son égard – un choix affirmé de Gero Von Boehm qui vise justement à mettre leurs voix au centre du propos et de l’attention du téléspectateur. Ainsi, l'épouse du photographe June Newton, la mannequin Claudia Schiffer ou encore Anna Wintour, entre autres, confient leurs expériences vécues aux côté de ce grand artiste.

Le documentaire est déjà sorti en Allemagne, sortira le 24 juillet au Film Forum de New-York et est attendu très prochainement en France. Aucune date n’a pour le moment été dévoilée.

16 juillet 2020

L’Italie restitue à la France un Banksy volé au Bataclan

banksy volé

L’œuvre, peinte sur une porte du Bataclan, avant qu’elle ne soit dérobée. Archives Thomas Samson/AFP

Volée en 2019, une œuvre attribuée au mystérieux artiste Banksy, peinte sur une porte du Bataclan, en hommage aux victimes des attentats, a été retrouvée, récemment, en Italie. Elle a été officiellement restituée à la France, mardi.

L’Italie a restitué officiellement à la France, mardi, une œuvre attribuée à Banksy, hommage aux victimes des attentats de novembre 2015 à Paris, volée en 2019 et récemment retrouvée dans une ferme non loin de Rome.

La « porte de Banksy » a été exposée au palais Farnèse de Rome qui abrite l’ambassade de France en Italie, en présence de l’ambassadeur Christian Masset, du procureur en chef d’Aquila, chef-lieu de la région des Abruzzes (centre) où elle a été retrouvée, début juin, et du général des carabiniers chargé de la défense du patrimoine culturel. La date et les conditions de son retour en France n’ont pas été divulguées. Selon l’agence italienne Agi, elle pourrait trouver un écrin au siège de l’Unesco à Paris, une information qui n’a pas été confirmée par l’organisme onusien.

L’œuvre attribuée à l’artiste de rue britannique Banksy avait été peinte, courant 2018, sur l’une des sorties de secours, située derrière le Bataclan, dans le passage par lequel de nombreux spectateurs du concert des Eagles of Death Metal s’étaient échappés pendant l’attaque terroriste.

Réalisée au pochoir et à la peinture blanche, l’œuvre représente une jeune fille à l’air triste, comme un hommage sur le lieu même où 90 personnes ont été tuées, le 13 novembre 2015, au cours d’une série d’attaques jihadistes qui ont frappé la capitale française et sa banlieue.

Découpé à la meuleuse

Les malfaiteurs, encagoulés, s’en étaient emparés en découpant la porte à la meuleuse, dans la nuit du 25 au 26 janvier 2019. La scène avait été filmée par des caméras de vidéosurveillance.

Six personnes ont été arrêtées, fin juin, en France au cours d’une vaste opération dirigée par la police judiciaire de Paris, dans les Alpes et dans des régions du centre.

Deux d’entre elles ont été mises en examen et écrouées pour vol en bande organisée et les quatre autres pour recel de vol en bande organisée. D’après Agi, deux des suspects sont des Italiens nés en France et huit personnes au total ont été interpellées, tandis qu’un complice présumé est en fuite.

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16 juillet 2020

Sécurité nationale - Trump “punit” Pékin en mettant fin au statut préférentiel de Hong Kong

trump penit pekin

COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

Alors que Pékin vient d’imposer une nouvelle loi de sécurité nationale à Hong Kong, le président américain a mis un terme mardi 14 juillet au régime économique préférentiel accordé par les États-Unis au territoire chinois. Une décision qui risque d’impacter lourdement la péninsule.

C’est un pas de plus vers “la guerre froide”, estime le New York Times. Mardi, le président américain Donald Trump a encore accentué la pression sur la Chine, en annonçant la fin du régime économique préférentiel accordé par les États-Unis à Hong Kong et en signant une loi prévoyant des sanctions contre la répression dans le territoire chinois. Pékin a rapidement réagi mercredi matin en prévenant les États-Unis qu’il appliquerait, en représailles, des sanctions contre des entités et des individus américains.

Les mesures annoncées mardi par Donald Trump visent à “punir” l’imposition par la Chine d’une loi draconienne sur la sécurité nationale à Hong Kong, le mois dernier, rappelle le Washington Post.

Les annonces de Donald Trump risquent d’être lourdes de conséquences pour la péninsule. La suppression du régime préférentiel accordé par les États-Unis à Hong Kong pourrait notamment soumettre le territoire chinois aux mêmes tarifs douaniers que ceux imposés par l’administration américaine aux exportations chinoises, dans le cadre de la guerre commerciale qui fait rage entre Washington et Pékin, souligne le South China Morning Post. “Ce sont des dizaines de milliards de dollars d’échanges annuels entre les États-Unis et le territoire chinois” qui sont concernés, note la BBC.

Hong Kong pourrait voir “l’érosion de son statut de plaque tournante financière”

La loi sur l’Autonomie de Hong Kong, approuvée à l’unanimité par le Congrès américain et promulguée mardi par Donald Trump, vise quant à elle à pénaliser les banques traitant avec des responsables chinois impliqués dans la mise en œuvre de la nouvelle loi sécuritaire à Hong Kong. “Les analystes estiment que le statut de plaque tournante financière mondiale de Hong Kong et sa position de passerelle de la Chine vers les principaux marchés financiers internationaux pourraient s’éroder”, souligne la BBC.

Les décisions annoncées par Donald Trump pourraient aussi devenir un “casse-tête majeur” pour les quelque 1 300 entreprises américaines qui opèrent à Hong Kong, ajoute le site de la radio britannique.

Mercredi, le New York Times a annoncé qu’une partie du personnel de son bureau de Hong Kong serait relocalisée à Séoul, rapporte le site d’information Hong Kong Free Press. Le quotidien a indiqué que ses employés avaient fait face à des obstacles pour obtenir des permis de travail. L’équipe de journalistes en charge de sa plateforme numérique – soit environ un tiers de ses employés à Hong Kong – s’installera donc dans la capitale sud-coréenne au cours de l’année à venir. Un revers pour le statut de Hong Kong comme carrefour de la presse en Asie.

Noémie Taylor-Rosner

16 juillet 2020

Iris Brosch

iris23

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16 juillet 2020

DÉCRYPTAGE - Télécoms : la 5G, à tort ou à réseau ?

Par Christophe Alix - LIBERATION

Empreinte environnementale, risques pour la santé, suspicion à l’égard du chinois Huawei, utilité qui reste à démontrer… Les polémiques redoublent depuis l’élection de maires écologistes à la tête de plusieurs grandes villes. De leur côté, les opérateurs pressent les autorités de rendre la nouvelle technologie disponible avant la fin de l’année.

Les mauvaises ondes s’accumulent autour de ce qui devait être le nouveau graal de l’Internet mobile. Au mieux, la «5G» n’arrivera pas en France avant la fin d’année mais la controverse fait rage, ravivée par les positions des maires écologistes nouvellement élus. Ni la 2G, ni la 3G, ni la 4G n’avaient déclenché pareil vent de fronde. En France, quelques antennes ont même été incendiées à Nice ou en Isère… Une levée de boucliers alimentée à l’occasion par des théories complotistes qui l’associent à la transmission du Covid-19. Résultat ? Alors que Bercy - qui organisera en septembre les enchères d’attribution des nouvelles fréquences - fait de la 5G un vecteur de compétitivité et d’attractivité, d’autres au gouvernement ne montrent pas le même empressement. Olivier Véran à la Santé et Elisabeth Borne lorsqu’elle officiait à l’Ecologie ont demandé d’appliquer le principe de précaution : en clair attendre le résultat d’évaluations sanitaires et environnementales en cours. Plus surprenant, alors que la 5G a déjà démarré dans une douzaine de pays, deux opérateurs tricolores sur quatre - Bouygues Télécom et SFR - ont remis en question le calendrier de la France, le trouvant, eux, trop tardif. Un attentisme qui traduit les interrogations des opérateurs sur la rentabilité à moyen terme de la 5G. Et qui s’explique aussi par la suspicion qui entoure l’utilisation des équipements du chinois Huawei, le numéro 1 mondial de la 5G déjà banni dans de nombreux pays.

A quoi va servir la 5G ?

Surnommée la «fibre sans fil», elle promet des débits de 10 à 100 fois supérieurs à la 4G avec en prime un temps de latence (vitesse de réponse du réseau) ultraréduit, de l’ordre du millième de seconde. Pour le grand public, la possibilité de télécharger un film en très haute résolution en une poignée de secondes en attendant les nouvelles «expériences» à inventer comme dans le jeu vidéo. «Un pas de géant en termes de confort d’usage mais qui reste tendanciel, sans rupture fondamentale», nuance Sylvain Chevallier du cabinet Bearing Point. Car l’apport le plus décisif de cette technologie devrait concerner l’Internet des objets avec sa nouvelle architecture «en tranches», capable d’en gérer des millions à la fois. De quoi donner naissance à une flopée de services autour de la voiture autonome, de la télémédecine chirurgicale ou de l’enseignement à distance, etc. Une promesse encore floue de numérisation intégrale d’une économie ultraconnectée, notamment dans l’industrie où les besoins sont sans limite pour robotiser les usines et développer la maintenance prédictive des machines.

Alors que les anti-5G estiment que la priorité doit être la fin des zones blanches parfois distantes de quelques kilomètres des centres-villes, Bercy met en avant l’exemple allemand (équipement des usines Volkswagen et du port de Hambourg…) qui en a fait une priorité de son plan de relance en lui consacrant plus de sept milliards d’euros. «C’est surtout un problème d’image, tous les pays du monde feraient la 5G sauf la France, s’interrogeait récemment Xavier Niel, le patron de Free. Cela pose un problème d’attractivité, les investisseurs étrangers nous regardent et il y a un moment où il va falloir qu’on génère des emplois en France.» Pour le président de l’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms, Sébastien Soriano, ces interrogations ne sont qu’un éternel «remake» d’une pièce jouée à chaque arrivée d’une nouvelle technologie. «Quand le haut débit ou la 4G sont apparus, c’était pareil, a-t-il expliqué au Sénat, à l’occasion d’une table ronde sur les impacts sanitaires et environnementaux de la 5G. On ne savait pas bien au départ à quoi cela allait servir. La 5G apporte des opportunités, mais c’est la société qui décidera de son utilité.» A défaut d’en avoir une idée bien claire à ce stade, ses partisans mettent en avant le fait qu’en raison de hausse continue du trafic de données (au moins + 20 % par an), elle servira d’abord à éviter une saturation des réseaux 4G à l’horizon 2022. «Sinon, on aura des congestions, y compris dans les villes et c’est déjà un motif très suffisant» , plaide-t-on à la Fédération française des télécoms. Près de 80 % de la hausse du trafic provient du visionnage de vidéos en streaming et ce n’est pas fini.

Quels sont les risques de la 5G pour la santé ?

«On ne peut pas démontrer qu’il n’y a pas de risque pour la santé.» Cet aveu lâché mercredi 1er juillet au Sénat par Olivier Merckel, l’expert de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation et de l’environnement (Anses) dit tout de la confusion qui règne sur les effets de la 5G. Alors que ses détracteurs s’inquiètent des conséquences de la surexposition aux ondes électromagnétiques en évoquant des risques de baisse de la fertilité voire de cancers, il n’existe pas, à ce stade, de preuves de leur nocivité. Et ce, souligne l’Anses, en raison du manque de données à travers le monde. «C’est socratique, tout ce que l’on sait, c’est qu’on ne sait rien», réagit Stephen Kerckhove d’Agir pour l’environnement, qui accuse le gouvernement de vouloir lancer la 5G dans la plus grande précipitation, sans en mesurer les conséquences. Et de rappeler que l’Agence nationale des fréquences (ANFR) a chiffré à 30 % la hausse du niveau d’exposition moyen résultant du passage à la 5G.

Pour fonctionner, elle utilisera différentes bandes de fréquence : celles allant jusqu’à 2,4 GHz, déjà appliquée à la 4G et sur lesquelles seront déployées les premières offres en mode dégradé ; la bande dite «cœur» (3,4 - 3,8 GHz) qui servira à couvrir les zones géographiques étendues et proposer aux usagers de nouveaux services innovants ; et enfin la bande 26 GHz qui sera dédiée aux objets connectés. Des trois, seule la bande 3,5 GHz présenterait un risque en raison de «l’absence de données scientifiques sur ses effets biologiques et sanitaires potentiels», écrivait l’Anses dans son rapport préliminaire paru début 2020. Olivier Merckel a rappelé au Sénat que nos téléphones mobiles sont une source de propagation des ondes «bien plus préoccupante» que les antennes-relais - de l’ordre de «100 à 1 000 fois supérieure». Et qu’aucun risque avéré n’a jusqu’ici été mis en évidence… L’expertise complète de l’Anses, qui ne sera rendue publique qu’à la fin du premier trimestre 2021, soit après le lancement de la 5G, ne sera pas non plus capable «d’apporter de réponse tranchée». Seules des mesures sur un temps bien plus long pourront peut-être un jour confirmer l’absence de risque. Pour le président de la Fédération française des télécoms, Nicolas Guérin, «il n’y a rien de nouveau par rapport à la 4G et aucun risque à partir du moment où l’on respecte les seuils maximaux d’exposition, ce que nous ferons en toute transparence». Interrogé par Libération, le spécialiste Alain Sibille, secrétaire général de la branche française de l’Union radio scientifique internationale, estime que ce débat vieux de trente ans n’a guère avancé depuis l’arrivée du GSM et de la 2G. «Il est normal que l’Anses ne puisse pas aller plus loin, car il n’y a pas de réponse simple, dit-il. On a fixé des plafonds maximum d’exposition en dessous desquels les risques, même s’il devait y en avoir, resteraient extrêmement faibles… mais un peu au petit bonheur la chance. Certes, plus la fréquence d’utilisation augmente, plus la probabilité d’un risque croît, mais tant qu’on n’a pas d’effets avérés, on discute dans le vide.» Pour déminer le dossier, le gouvernement a demandé à l’Inspection des affaires sociales (Igas) et au Conseil général de l’environnement et du développement durable de lui remettre pour le 7 septembre un rapport sur les effets sanitaires de la 5G. Soit juste avant le démarrage des enchères. «On aimerait que ses conclusions ne soient pas écrites à l’avance», déplore déjà Stephen Kerckhove d’Agir pour l’environnement.

La 5G va-t-elle aggraver l’empreinte environnementale du numérique ?

Si les effets de la 5G pour la santé restent un gros point d’interrogation, son impact environnemental, lui, est avéré. Alors que le numérique dans son ensemble représente déjà entre 3,5 % et 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit plus que le secteur aérien, l’arrivée de la 5G, bien plus énergivore que la 4G, pourrait provoquer à terme jusqu’à un triplement de la consommation d’électricité des réseaux mobiles. «On est sur un facteur entre 2 et 3», confirme Hugues Ferreboeuf, responsable du projet «sobriété numérique» au Shift Project, un think tank sur la transition écologique. Non seulement la 5G vient s’ajouter aux réseaux 2G, 3G et 4G, sans les remplacer dans l’immédiat, mais en augmentant les débits, elle va nécessairement booster les usages. C’est «l’effet rebond», auquel il faut ajouter que des dizaines de millions de smartphones 4G vont progressivement être remplacés par de nouveaux modèles compatibles 5G. «Nous sommes à la veille d’une explosion de la consommation numérique», estime l’ONG Agir. S’ils ne nient pas que la 5G consommera bien plus d’électricité que la 4G, les opérateurs mettent en avant ses gains d’efficacité énergétique. «La consommation augmente parce que la part du mobile et de ses usages augmente , explique Nicolas Guérin de la Fédération française des télécoms. Mais si on ne fait pas la 5G, qui apportera des débits dix fois supérieurs, il faudra adapter le réseau 4G à cette montée en puissance et au final, cela sera encore plus énergivore.» Selon ses partisans, la 5G aura également des effets induits positifs pour l’environnement en favorisant le télétravail et les activités à distance. Reste qu’aucune étude sur son impact environnemental ne sera menée avant le démarrage des enchères.

La 5G peut-elle se faire sans le numéro 1 chinois Huawei ?

L’Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques (Anssi) veut limiter de trois à huit ans maximum la durée les licences 5G accordées aux opérateurs qui ont choisi les équipements du numéro 1 mondial chinois Huawei. A savoir SFR et Bouygues Télécom. En cause, la suspicion qui entoure Huawei en raison de sa proximité avec le gouvernement chinois. Les Etats-Unis de Donald Trump ont interdit au chinois de déployer ses technologies suspectées de servir de cheval de Troie aux grandes oreilles de Pékin. En France, «il n’y aura pas de bannissement total», a expliqué le patron de l’Anssi, Guillaume Poupard, dans les colonnes des Echos début juillet. «Les opérateurs qui n’utilisent pas Huawei, nous les incitons à ne pas y aller, car c’est un peu le sens naturel des choses. Ceux qui l’utilisent déjà, nous délivrons des autorisations dont la durée varie entre trois et huit ans.»

Ce durcissement au nom de la «souveraineté» risque de compliquer la donne pour SFR et Bouygues dont la moitié des réseaux fonctionnent déjà avec du matériel du géant chinois. Les deux opérateurs verraient d’un bon œil un report du lancement de la 5G après 2021. Leurs concurrents Free et Orange, qui ont misé, eux, sur les équipementiers européens Nokia et Ericsson, sont au contraire dans les starting-blocks. En tout état de cause, «le fait de devoir à terme se passer de Huawei aura un coût technologique et financier», décrypte un observateur. «Le secteur était déjà sceptique sur l’impact commercial de la 5G, conclut-il, c’est une difficulté supplémentaire qui vient de se rajouter.»

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5G : quatre opérateurs pour onze blocs de fréquences

Par Jérôme Lefilliâtre — LIBERATION

Orange, SFR, Bouygues Telecom et Iliad vont batailler à la rentrée pour obtenir les 110 Mhz destinés à la 5G qu’il reste à pourvoir. L’Etat est assuré de récupérer au moins 2,17 milliards d’euros.

Regarder du porno UHD sur son portable, dans l’ascenseur et avec un temps de téléchargement très court, sera-t-il chose possible à Noël ? L’obligation d’ouverture commerciale de la 5G par l’Arcep, l’autorité chargée de superviser le secteur des télécommunications, a été allégée en raison de la crise sanitaire. Elle se fera désormais «à l’initiative des opérateurs», selon la formule officielle, alors qu’elle devait initialement être effective dans deux villes par entreprise avant la fin de l’année 2020. Le calendrier pourrait bien accuser quelques mois de retard, à cause du Covid-19. Même si certains opérateurs promettent d’aller vite.

Box

Les quatre principaux acteurs de l’industrie ont été présélectionnés par l’Arcep : Orange, SFR (qui appartient comme Libé au groupe Altice), Bouygues Telecom et Iliad (Free). Pour un engagement de 350 millions d’euros par tête, ils ont obtenu chacun un bloc de fréquences de 50 MHz, sur lequel passeront les communications en 5G. Ces fréquences sont situées sur une bande «haute», 3,4 - 3,8 GHz, dont la qualité première est de pouvoir transporter un nombre important de données. «La 5G va nous permettre de maintenir des débits élevés. On a besoin de spectre», expliquait le PDG d’Iliad, Xavier Niel, mardi dernier, en marge de la présentation de la nouvelle box de l’opérateur.

Tout l’enjeu de cette nouvelle technologie, à forte capacité, est là, pour ses promoteurs : absorber la hausse vertigineuse de la consommation mobile, de l’ordre de 30 % à 50 % par an. Même si, dans un premier temps, elle sera seulement une 4G améliorée. A défaut de 5G, «êtes-vous prêts à réduire votre consommation de données de 30 % à 50 %», a fait mine de s’interroger le patron de Free.

Il reste un solde de 110 MHz, répartis en onze blocs de 10 MHz, que les quatre concurrents se disputeront par le biais d’enchères. Elles seront lancées fin septembre, les autorisations délivrées en octobre ou en novembre. Le prix de base de chaque bloc supplémentaire est fixé à 70 millions d’euros. Sauf grosse surprise, l’Etat est donc assuré de récolter 2,17 milliards d’euros en tout grâce à cette procédure. Mais la somme pourrait s’envoler en fonction de la concurrence, comme cela a été le cas dans d’autres pays européens.

Patrimoine

Certains opérateurs ne sont pas très chauds à l’idée de faire des folies dans cette période économique agitée. Fin mai, Martin Bouygues a demandé un report des enchères de quelques mois, proposant un renforcement des déploiements de la 4G dans les zones rurales. L’actionnaire de référence de Bouygues Telecom s’inquiète aussi des décisions du gouvernement sur les équipements du géant chinois Huawei, l’un de ses gros fournisseurs. L’attribution par l’Etat des fréquences, un patrimoine public, s’accompagne d’engagements pour les opérateurs. Ils devront avoir déployé 3 000 sites de transmission (les fameuses «antennes») d’ici à 2022, 8 000 d’ici à 2024, 10 500 d’ici à 2025…

L’Arcep espère que ces nouveaux réseaux permettront d’augmenter la qualité de la 4G pour laquelle les opérateurs sont soumis à des obligations dans le cadre d’un autre accord. Si tout le monde respecte sa parole en temps et en heure (ce qui n’arrive jamais), 75 % des sites donneront accès à des débits supérieurs à 240 mbits par seconde dès 2022. De quoi s’offrir une bonne qualité de vidéo. Mais pas forcément dans l’ascenseur : contrairement à ce que croit Eric Piolle, le maire EE-LV de Grenoble, la bande de fréquences utilisée par la 5G n’est pas la plus efficace pour faire entrer les données mobiles à l’intérieur de bâtiments.

16 juillet 2020

TOY

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16 juillet 2020

'IBIZA 2020' UNE NOUVELLE HISTOIRE VISUELLE PAR 'PAU KURAL' {NSFW / EDITORIAL EXCLUSIF}

Le photographe Pau Kural  et la mannequin Victoria Kroon se sont  associés pour l' éditorial exclusif NAKID intitulé `` Ibiza 2020 ''.

Si vous aimez cette histoire visuelle, montrez-leur un peu d'amour, ce n'est qu'un aperçu des choses incroyables qu'ils ont créées - rendez-vous sur leur Instagram ci-dessous pour en savoir plus sur cet artiste génial et soutenir leur créativité et votre inspiration quotidienne en les suivant !

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16 juillet 2020

Crazy Horse de Paris

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16 juillet 2020

Tintin: la nouvelle affaire du Lotus bleu

EXCLUSIF - Artcurial dévoile la première couverture signée par Hergé pour son album. Estimée entre 2 et 3 millions d’euros, elle sera en vente aux enchères le 21 novembre.

Par Olivier Delcroix

lotus bleu

Le projet initial de couverture du «Lotus bleu», dessiné par Hergé en 1936. Artcurial

C’est sans doute la plus belle et la plus énigmatique couverture jamais créée par Hergé. Tintin et Milou se sont cachés dans un grand vase Ming bleu azur, un gigantesque dragon sur une large tapisserie surmontée d’une lampe chinoise complète le tableau. L’image est belle, forte. Elle a fait le tour du monde. La cinquième aventure de Tintin, Le Lotus bleu, est entrée dans la légende, dès sa sortie en 1936.

Voilà pourquoi il convient de mesurer à sa juste valeur la découverte effectuée par la maison Artcurial, qui dévoile le 15 juillet dans sa succursale monégasque une pièce exceptionnelle d’Hergé. Il s’agit du projet initial de couverture du Lotus bleu, dessiné en 1936 par Georges Remi dit Hergé (1907-1983). Cette œuvre réalisée en couleur directe, fait rarissime chez l’auteur, va être présentée aux quatre coins de l’Europe, à Monaco, Bruxelles, et lors de la Fiac, avant sa mise en vente le 21 novembre à Paris, forte d’une estimation de 2 à 3 millions d’euros.

Cette gouache possède une profondeur de mystère asiatique qui est absente de la version classique.

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