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Jours tranquilles à Paris

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21 mai 2020

Szymon Brodziak

brodziak23

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21 mai 2020

A Hongkong, des tests qui restent en travers de la gorge de l’opposition

Par Anne-Sophie Labadie, correspondante à Hongkong — Libération

Dès l’aéroport, les autorités imposent un prélèvement salivaire systématique aux passagers. Une barrière contre le Covid-19 qui fournit aux autorités de précieux fragments d’identité.

«Voyager en avion n’aura jamais été aussi étrange», témoigne Laurel Chor à son arrivée à l’aéroport de Hongkong métamorphosé en première ligne de défense contre le Covid-19. La journaliste du Guardian raconte dans les colonnes du quotidien qu’elle a dû remplir divers formulaires, prendre sa température, installer un bracelet électronique et télécharger une application de traçage, puis écouter les règles à respecter en vue de sa quarantaine. Elle a ensuite réalisé un dépistage du Covid-19 et attendu sur place les résultats, sésame obligatoire depuis le 22 avril pour pouvoir sortir de la zone aéroportuaire. «Je savais que mon voyage de retour serait compliqué, mais je n’étais pas préparée à ce sentiment d’isolement, ni à devoir passer d’une scène dystopique à une autre.»

Une fois la douane passée, les passagers sont acheminés en bus jusqu’au Parc des expositions non loin de là, et des robots autonomes dotés de stérilisateurs à rayons ultraviolets désinfectent tout. Ensuite, «encore plus de paperasse, plus de questions, pas beaucoup d’explications, et l’heure du test arrive», résume une Américaine sur son blog. Dans des petits isoloirs, chacun crache dans un tube, puis attend huit heures en moyenne dans une salle gigantesque, installé à une petite table, à distance des autres passagers. Les plus chanceux sont envoyés dans un hôtel jusqu’à l’annonce des tests traités par le laboratoire de santé publique du département de la Santé. Si le test est positif, c’est l’hospitalisation. S’il est négatif, quatorze jours d’isolement strict chez soi, à l’hôtel ou dans un centre réquisitionné par le gouvernement.

Sur les forums, l’inquiétude concerne la longueur du processus, mais pas le devenir des données personnelles livrées involontairement. «Les données biologiques sont très sensibles et énormément d’informations peuvent en être extraites», souligne pourtant Maya Wang, analyste au sein de l’ONG Human Rights Watch (HRW).

Fichier

Les prélèvements salivaires fournissent des informations précieuses sur le patrimoine génétique dont peuvent être friands la police criminelle, les assureurs ou les gouvernements répressifs. HRW a par exemple alerté en 2017 sur un programme de santé gratuit proposé en Chine à la minorité ouïghoure et sous couvert duquel Pékin aurait collecté l’ADN de millions de membres de cette communauté musulmane et constitué un gigantesque fichier génétique à des fins de surveillance.

A Hongkong, la défiance est importante à l’égard de la reconnaissance faciale, installée dans l’aéroport et certaines rues. Les opposants craignent que les autorités n’utilisent la pandémie pour pérenniser des mesures de surveillance et interdire les rassemblements. «Le Covid-19 donne aux services de l’immigration, à travers le monde, l’autorité pour amasser énormément de données biologiques qui sont des informations particulièrement sensibles. Nous ne sommes pas opposés à la collecte de données par les gouvernements, mais elle doit être légale, proportionnée par rapport au but recherché», poursuit Maya Wang.

Dans le cas présent, les prélèvements salivaires servent spécifiquement à la lutte contre le Covid-19. Les formulaires à remplir par les passagers indiquent que «les données personnelles fournies seront utilisées par le département de la Santé afin d’empêcher l’apparition ou la propagation d’une maladie infectieuse ou d’une contamination». Dans ce but, les données peuvent être divulguées à d’autres services gouvernementaux. Ce transfert des données est un autre point noir soulevé par l’élu d’opposition Charles Mok : «Il devrait y avoir beaucoup plus de transparence.»

Flou

Hongkong possède une loi sur la protection des données depuis 1996, un texte à l’époque précurseur en Asie, adopté un an avant la rétrocession de la colonie britannique à la Chine. «En général, ce genre de données collectées pour un but précis est plutôt bien respecté à Hongkong, juge Maya Wang. Mais avec le principe "un pays, deux systèmes" de plus en plus sous pression, la collecte de données devient un sujet de controverse.»

La loi indique que les données ne peuvent être «conservées plus que nécessaire». Or une commission réunie en janvier au Parlement local en vue d’une révision de la loi relevait que «plus les données sont conservées longtemps, plus le risque de violation est élevé et plus l’impact est grave». Un certain flou semble encore régner, comme en témoigne Alice, filmée par la police sur WhatsApp pendant sa quarantaine. «Ils m’ont demandé de leur montrer mes enfants et mon appartement. Quand j’ai demandé combien de temps la vidéo serait conservée, on m’a répondu qu’ils la garderaient pour les besoins de la quarantaine et elle devrait supposément être détruite par la suite s’il n’y a pas d’irrégularités.» C’est pour mieux encadrer ces flous que certains poussent à moderniser la loi. Dans le contexte de pandémie et de troubles politiques, le sujet n’a pas encore été mis à l’ordre du jour.

20 mai 2020

Blackhard from Annas Workshops on Vimeo - Anna Johansson

20 mai 2020

COURRIER INTERNATIONAL (PARIS)

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À la une de l’hebdo - Coronavirus : la lutte des âges

Chaque semaine, Courrier international explique ses choix éditoriaux et les débats qu’ils suscitent dans la rédaction. La une de ce numéro est consacrée à la fracture générationnelle aggravée par la pandémie : d’un côté, les aînés, frappés de plein fouet par le Covid-19 et parfois sacrifiés au nom de la relance économique; et de l’autre, la jeunesse, coincée dans un monde “apocalyptique” où la précarité risque d’aller croissant.

C’est une question sensible que nous avons choisi de traiter cette semaine en une de Courrier international. Et au vu des débats qu’elle a provoqués dans la rédaction, nous nous sommes dit que nous touchions à un sujet controversé, un sujet qui nous concerne tous, nous, nos proches, nos familles, nos amis. Cette question, c’est celle de la fracture générationnelle. La pandémie de Covid-19 a-t-elle accru les différences entre la génération Z (née après 1996) – celle qui manifestait encore il y a quelques mois contre l’inaction des gouvernements face à l’urgence climatique – et les baby-boomers (nés après la guerre, entre 1944 et 1964), accusés d’avoir volé leur avenir aux jeunes d’aujourd’hui en leur léguant “un monde étranglé, un monde pollué, un monde assez dur en somme”, comme l’écrit dans La Libre Belgique le philosophe belge Pascal Chabot ?

Au départ, nous avions envisagé de consacrer un dossier à notre rapport (celui des sociétés occidentales) à la vieillesse. Les personnes âgées contraintes à l’isolement, séparées de leurs proches, les images des Ehpad en France et des maisons de retraite ailleurs (qui ont payé un lourd tribut, un temps occulté, à la pandémie), mais aussi la simple lecture des bilans (une grande majorité des personnes décédées des suites du Covid-19 dans le monde avaient plus de 65 ans) nous ont fait nous interroger sur la place que nous accordons à nos aînés. Ou plutôt celle que nous ne leur accordons plus. “La société a laissé de côté les personnes âgées. Pas juste depuis le virus. Depuis une éternité. Parce qu’on ne veut pas se voir en eux”, écrit l’auteur québécois Stéphane Laporte dans La Presse. Or, “ce que les vieux sont aujourd’hui, c’est ce que nous serons demain”, ajoute-t-il.

À cent lieues de ça, aux États-Unis, certains élus conservateurs ont suggéré de “sacrifier les faibles” (les vieux, donc) pour relancer l’économie. En France, Emmanuel Macron, qui avait laissé entendre que les plus de 65 ans seraient peut-être contraints de rester confinés après le 11 mai, a fait marche arrière après que de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer une discrimination contre les seniors. C’est ce qu’explique le journaliste britannique Paul Taylor, dont nous publions le témoignage énervé paru dans Politico. À 65 ans, ce passionné de voyages, qui se considérait comme un fringant retraité, s’est retrouvé “d’un jour à l’autre” classé “personne à risque”, avec le sentiment d’être exclu du monde.

Pour protéger les vieux, les plus menacés par le Covid-19, on a choisi de les isoler. Mais cet isolement a fait des dégâts. C’est cela que nous pensions d’abord vous raconter. Et puis, dans la rédaction, certains se sont émus des conséquences de la pandémie sur une autre catégorie de la population : les plus jeunes, la génération Z (pour Zoomers). À ceux-là, on a demandé de rester confinés pour protéger leurs aînés. Ce qu’ils ont fait. Et, partant, on a encore un peu plus hypothéqué leurs chances pour l’avenir.

Il ne s’agit pas d’opposer les générations. Mais il est vrai que les plus jeunes, moins touchés par la maladie, n’ont sans doute pas eu jusqu’ici toute l’attention qu’ils méritaient. C’est un fait qui est clairement apparu dans nos débats internes : parler des vieux, d’accord, mais n’oublions pas les moins de 30 ans ! Souvent dans la précarité avant la pandémie, ils ressortiront de cette crise encore plus fragilisés. En matière d’éducation, d’emploi, de logement… C’est comme ça que nous avons réorienté le dossier. Parce que la presse étrangère elle aussi a commencé à esquisser un parallèle entre ces “générations sacrifiées”. D’un côté les victimes du Covid-19, de l’autre les victimes du confinement.

Il faut lire le texte de cette Canadienne de 20 ans paru dans le Globe and Mail que nous avons traduit pour vous. Elle s’y étonne de la surprise de ses parents face à la pandémie.

J’ai grandi dans un monde où les catastrophes font partie du quotidien… Ce monde apocalyptique, effrayant, étrange, ressemble au monde auquel je me suis préparée à vivre toute ma vie.”

“Nous ne devrions pas demander aux seniors de mourir pour les jeunes, mais nous devrions reconnaître que les jeunes font aujourd’hui de plus lourds sacrifices et rembourser notre dette à leur égard”, écrit le Sydney Morning Herald. Comment payer cette dette ? Par des politiques de relance plus égalitaires qui tiennent enfin compte de l’environnement, plaide le quotidien australien. Pour redonner de l’espoir et un horizon à cette génération Z.

Claire Carrard

20 mai 2020

Ces merveilleuses charettes ne sont-elles pas la solution au déconfinement des plages ?

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20 mai 2020

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20 mai 2020

Etats Unis... coronavirus, présidentielle...

situ obama

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Trump contre Obama, l’hostilité qui pèse sur la présidentielle américaine

Par Gilles Paris, Washington, correspondant Le Monde

Lorsque Donald Trump a dénoncé publiquement un complot, qualifié d’« Obamagate », le démocrate a répliqué d’un mot sur son compte Twitter : « Votez ».

William Barr a douché les ardeurs de Donald Trump. L’attorney general (ministre de la justice) des Etats-Unis a en effet écarté, lundi 18 mai, la perspective d’une enquête criminelle dont le président menaçait depuis plusieurs jours son prédécesseur démocrate, Barack Obama, ainsi que son adversaire en novembre, Joe Biden, ancien vice-président du premier.

« Nous vivons dans un pays très divisé en ce moment, et je pense qu’il est essentiel que nous ayons une élection pour laquelle le peuple américain puisse prendre une décision, faire un choix entre le président Trump et le vice-président Biden sur la base d’un débat politique solide », a assuré William Barr, qui est pourtant intervenu à deux reprises depuis le début de l’année en faveur de proches du président.

Selon la thèse aux accents complotistes avancée par Donald Trump et une partie de la presse conservatrice, Barack Obama aurait mobilisé les moyens de l’Etat fédéral dans les derniers jours de sa présidence (200 pour provoquer la chute de son successeur à l’aide d’une « imposture » : les interférences prêtées à la Russie pendant la présidentielle de 2016. Le président n’a cessé de nier la réalité de ces manœuvres russes, même si elles ont été confirmées par l’enquête de la commission du renseignement du Sénat où les républicains sont majoritaires.

Le président des Etats-Unis, qui avait déjà accusé en 2017 sans preuves le démocrate de l’avoir placé sur écoutes en 2016, a dénoncé « un crime » passible de la prison. Lorsqu’un journaliste du Washington Post lui a demandé le 11 mai à quoi il faisait référence, Donald Trump s’est montré évasif. « Vous savez de quel crime il s’agit. C’est évident pour tout le monde. Vous n’avez qu’à lire les journaux, sauf le vôtre », a répliqué le président.

Duel

La campagne présidentielle à venir explique ce nouvel épisode du duel auquel les deux hommes se livrent depuis de longues années. Origines familiales, parcours, personnalités : tout les a toujours opposés. Il serait difficile en outre de nier l’importance du facteur racial pour Donald Trump. En 1989, l’homme d’affaires avait assuré contre toute évidence lors d’un entretien à la chaîne NBC qu’« un Noir bien éduqué [avait] un énorme avantage sur un Blanc bien éduqué, en termes de marché du travail ». Il a été porté au pouvoir par une base convaincue que les discriminations envers les Blancs constituent un problème plus important que celles envers les Afro-Américains et les autres minorités, ce que démentent formellement les statistiques socio-économiques.

Au début de la décennie, Donald Trump s’était fait le promoteur d’une théorie du complot qui affirmait que Barack Obama n’était pas né sur le sol américain comme l’impose la Constitution pour postuler à la présidence, et qu’il était donc illégitime. Le démocrate s’était vengé en le tournant publiquement en ridicule à l’occasion du dîner annuel de l’association des correspondants à la Maison Blanche auquel les deux hommes assistaient. Le milliardaire a pris sa revanche cinq ans plus tard en lui succédant dans le bureau Ovale.

Ce lourd contentieux et la démolition systématique par le républicain du legs politique de Barack Obama, qu’il s’agisse d’immigration, d’environnement ou de politique étrangère, expliquent que ce dernier fasse de la victoire de Joe Biden sa priorité. L’ancien président est progressivement sorti de la réserve qu’il s’imposait depuis son départ du pouvoir. En apportant son soutien à son ancien vice-président, vainqueur en avril de la course à l’investiture démocrate, il a prononcé un réquisitoire implacable de la présidence Trump sans jamais mentionner son nom.

Au lendemain de l’annonce par le département de la justice de l’abandon des charges visant le premier conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Michael Flynn, le 8 mai, Barack Obama s’est ensuite inquiété de menaces contre « l’Etat de droit » dans une conversation privée qui a fuité dans la presse. Michael Flynn avait plaidé coupable d’avoir menti au FBI à propos de conversations avec l’ambassadeur russe à Washington pendant la transition, avant de se raviser. Lorsque Donald Trump a dénoncé publiquement un complot ourdi par l’ancien président, qualifié d’« Obamagate », ce dernier a répliqué le 14 mai d’un mot sur son compte Twitter qui a plus d’abonnés que celui de son successeur : « Votez ».

« Désastre chaotique absolu »

Deux jours plus tard, lors d’une cérémonie virtuelle de remise de diplômes, le démocrate est revenu sans le nommer sur sa gestion du Covid-19 déjà qualifiée de « désastre chaotique absolu ». « Cette pandémie a enfin enterré l’idée que tant de nos responsables savent ce qu’ils font », a-t-il assuré. « Nombre d’entre eux ne cherchent même pas à faire semblant d’être responsables », a-t-il ajouté dans une allusion au réflexe de Donald Trump de se défausser sur ses subalternes.

Ce dernier a répliqué en dénonçant « la grossière incompétence » de son prédécesseur. Il l’avait vivement attaqué sur sa gestion présentée comme « catastrophique » de la pandémie de grippe A (H1N1), dans les premiers mois de son premier mandat, en 2009, gonflant le chiffre des décès imputés à la maladie (17 000 au lieu de 12 500). Il a cessé de les mentionner lorsque le bilan du Covid-19 l’a dépassé au début du mois d’avril, mais il a alors accusé Barack Obama d’avoir laissé vides les stocks fédéraux de matériel médical.

Ces échanges virulents attestent que les deux hommes considèrent qu’ils sont de nature à mobiliser leurs camps respectifs. Ils ne sont pas non plus sans dangers. Barack Obama ne peut se permettre d’apparaître comme l’adversaire privilégié de Donald Trump sans risquer d’affaiblir Joe Biden. Ce dernier souffre déjà du confinement imposé par le coronavirus, alors que le président dispose du porte-voix de sa fonction.

Donald Trump comble sa base en s’en prenant à son prédécesseur, mais ses attaques, alors que la situation sanitaire reste incertaine tout comme la reprise de l’activité économique, peuvent troubler les centristes et les indépendants. Stigmatiser l’ancien président peut enfin aider à mobiliser un électorat crucial pour Joe Biden : celui composé par les Afro-Américains auprès duquel le premier président noir de l’histoire des Etats-Unis jouit d’une popularité inégalée.

20 mai 2020

Roy Kourtney

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20 mai 2020

Jan Fabre

Jan Fabre est né en 1958 à Anvers en Belgique où il vit et travaille. Homme de théâtre et chorégraphe internationalement reconnu, Jan Fabre développe depuis vingt ans une œuvre plastique autour de matériaux divers : sang, encre bic, élytres de scarabées, os, animaux empaillés, marbre. Grand dessinateur, Jan Fabre réalise des sculptures et des installations qui explorent la question de la métamorphose, le dialogue entre art et sciences, le rapport de l’homme à la nature ou encore la question de l’artiste comme guerrier de la beauté.

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C’est en automne 2008, pendant la réalisation d’Orgy of Tolerance, qu’est survenue la première crise financière : la surconsommation, la faillite de la sexualité et la vorace économie libérale occidentale autodestructrice ont constitué les principaux thèmes de cette production. L’analyse qu’a faite Herbert Marcuse du capitalisme dans les années soixante fait toujours sens plus de quarante ans plus tard, et elle devait nécessairement être portée à l’attention des générations actuelles.

Comme toujours, Fabre choisit son langage formel avec soin, et le relie au contenu de ses spectacles : pour Orgy of Tolerance, il a opté pour le coup de poing direct. Avec un humour absurde et ironique à la Monty Python, les neuf performeurs esquissent, dans le plus pur style fabrien, la mentalité en vigueur du tout-est-possible-tout-est-permis. Orgy of tolerance, mais aussi Sweet Temptations, Universal Copyrights et As long as the world needs a warrior’s soul constituent les spectacles de Fabre les plus résolument politiques et critiques de la société.

20 mai 2020

Mitsubishi L200

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